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Air&Défense, c’est l’émission qui décrypte les grands enjeux industriels de L'aéronautique, du spatial et de la défense...trois secteurs au coeur des stratégies économiques mondiales. Réarmement, souveraineté, innovation… comment conserver une supériorité technologique et garantir la sécurité de tous dans un monde de plus en plus complexe ?
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00:01BFM Business avec la Tribune et R&Cosmos présente
00:08R&Défense, Jean-Baptiste Huet.
00:12Bienvenue dans R&Défense.
00:13Rarement, on a vu sur la table autant de sujets, dossiers simultanés.
00:18Le conflit au Moyen-Orient, l'Ukraine, la loi de programmation militaire,
00:20le financement de la base industrielle de défense, la consolidation en Europe, le SCAF, le MGCS.
00:25Et j'en passe, on va parler de tout ça avec notre invitée cette semaine,
00:29la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, Alice Ruffeau.
00:32Bonjour.
00:32Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous.
00:34À mes côtés, comme chaque semaine, Michel Cabirol, le rédacteur en chef du pôle aérospatial, défense, transport, à la Tribune.
00:40Bonjour.
00:40Bonjour Michel.
00:41Bonjour Madame la Ministre.
00:42Vous savez, Alice Ruffeau, parmi nos péchés mignons avec Michel, il y a la LPM, la loi de programmation militaire.
00:48On partage.
00:49On partage, on a conçu avec beaucoup d'attention.
00:51Vous étiez auditionné en début de semaine devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale avec la ministre Catherine
00:57Vautrin
00:57pour présenter cette loi d'accélération, parce qu'il s'agit vraiment d'une accélération de la loi de programmation
01:02militaire.
01:0336 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2030.
01:06La question est simple sur le papier, mais comment on va financer ça ?
01:10Où est-ce qu'on va aller chercher l'argent pour financer cette accélération, cette augmentation de 36 milliards ?
01:16Même le Conseil des Hauts-de-Finances, enfin le Conseil des Hauts-de-Finances, des Finances Publiques, s'interroge ?
01:22Alors, je ne partage pas complètement la lecture de cet avis où le Haut Conseil, en fait, dit que c
01:28'est effectivement exigeant,
01:29mais que c'est compatible avec notre trajectoire des finances publiques.
01:33Une loi de programmation militaire, juste pour revenir qu'elle soit de fond, c'est-à-dire, parce qu'on
01:39ne la touche pas,
01:39la loi de programmation militaire de 23, juste on accélère, on l'ajuste.
01:44Effectivement, ça implique des dépenses supplémentaires pour, au fond, ramener un peu ce qui était prévu dans plus longtemps, plus
01:52tôt.
01:52Et, au fond, arriver à ce doublement du budget de la défense en 27, entre 17 et 27.
01:59Après, une loi de programmation militaire, et son ajustement, c'est quels sont les besoins d'accélération ?
02:04Comment on répond aux besoins de nos armées ? Comment on répond au contexte international ?
02:08Et ensuite, elles se déclinent dans les lois de finances. Et donc, c'est là, c'est bien au moment
02:13de la loi de finances qu'il y a les arbitrages budgétaires qui doivent être faits.
02:17Et donc, le bouclage qui doit être fait.
02:18Mais, en tout cas, je crois que c'est un instrument très précieux d'avoir une loi de programmation militaire,
02:23parce que ça donne de la visibilité aux industriels, aux armées, sur le long terme, à nos partenaires.
02:27Et ça permet de dire, de débattre au Parlement la réalité du contexte international et stratégique,
02:34qui, je crois, il faut être très lucide, exige cette accélération.
02:37On va revenir dans le détail. Vous parlez d'arbitrage.
02:39Est-ce que ça veut dire aussi, dans les années qui viennent, que les industriels de la défense vont devoir
02:44faire des efforts aussi ?
02:46Oui, bien sûr. L'effort consenti par la Nation pour les dépenses de défense exige que l'accélération soit au
02:54rendez-vous au niveau industriel.
02:56Après, il y a des mesures qui sont prises. Par exemple, le fait de donner de la visibilité sur les
03:02commandes.
03:03Je sais que c'est un sujet qu'ont parfois relayé les industriels.
03:06Eh bien, c'est le cas, puisqu'on accélère et qu'on sait quelles commandes vont être passées et qu
03:11'on a ce cadencement.
03:13Il y a un accompagnement qui est fait.
03:14Vous savez que le Premier ministre a fait des annonces sur des dispositifs tels que France Munition pour massifier la
03:20commande
03:20et donc permettre d'accompagner l'accélération industrielle.
03:24Il y a des instruments qui sont mis en place d'accompagnement des outils de production, y compris en matière
03:28de financement, de relocalisation.
03:30Donc, on a tout cet accompagnement.
03:31Mais oui, il y a une nécessité pour les industriels et la base industrielle et technologique de défense
03:36d'anticiper, de voir que les commandes s'accélèrent en France et à l'étranger
03:40et que donc, il y a des investissements à faire et des commandes à anticiper.
03:44– Alors, 36 milliards, c'est effectivement beaucoup.
03:4736 milliards de plus, évidemment, c'est beaucoup.
03:49Mais à la fois et en même temps, pour paraphraser quelqu'un de très connu,
03:54ce n'est pas assez parce qu'on part de très loin.
03:56Malheureusement, la France part de très loin.
03:57Il y a eu beaucoup de désinvestissements dans l'outil de défense dans les années 90,
04:02à partir des années 2000-2010.
04:05En fait, aujourd'hui, on est dans un format qui a été défini en 2013 par le livre blanc de
04:112013.
04:13Donc, on reste à 15 frégates de premier rang.
04:16On reste à 225 rafales, en tout cas à l'horizon de 2035.
04:20Est-ce qu'aujourd'hui, ce n'est pas frustrant pour vous,
04:27qui êtes aux commandes, en tout cas en participation au ministère des Armées,
04:32et pour les armées de ne pas voir le format augmenter,
04:35alors que les missions se multiplient ?
04:37Je crois que vous avez absolument raison de rappeler qu'il y a eu une baisse très importante
04:44qui m'avait conduit en 2017 à ce qu'au fond, la première loi de programmation militaire
04:50sous la présidence d'Emmanuel Macron soit un peu, on l'a qualifiée comme ça,
04:53une loi de réparation, c'est-à-dire de remonter en puissance.
04:56Il y avait effectivement eu un désinvestissement important.
05:00À l'issue de cette première phase, en fait, la loi de programmation militaire de 2023
05:06a engagé une transformation et une accélération, déjà dans un certain nombre de domaines,
05:11et au fond, un durcissement de notre modèle dont on bénéficie aujourd'hui.
05:16J'entends qu'on a beaucoup d'attention sur cette accélération,
05:19mais je pense que comme moi, vous vous déplacez dans les forces,
05:22vous voyez que les investissements qui ont été faits au cours des dernières années
05:26commencent vraiment à porter leurs fruits en matière de cohérence de notre modèle.
05:31C'est quoi la cohérence d'un modèle durci ?
05:32C'est qu'en fait, si on n'avait pas fait les investissements qu'on a faits par le passé,
05:36si on n'avait pas eu cette cohérence dans l'approche,
05:38en fait, on aurait du mal aujourd'hui à répondre comme on le fait en termes de déploiement naval.
05:43C'est quand même une démonstration navale qu'on est en train de faire en ce moment.
05:46D'ailleurs, le chef état-major de la Marine l'a dit récemment,
05:48et je trouve qu'il a absolument raison.
05:49Le taux de disponibilité de la Marine est très élevé.
05:52Les rafales, quand même, permettent la défense de nos partenaires,
05:56et notre armée de l'air est au rendez-vous.
05:58L'armée de terre fait beaucoup aussi de réassurance.
06:00On a quand même une armée qui est efficace et qui a un modèle très cohérent.
06:05Après, cette accélération, ce n'est pas une remise en cause du format.
06:09Parce qu'au fond, vous avez raison, il faut un livre blanc pour préparer une évolution du format.
06:14Et donc, ça, ça peut être fait.
06:16Ça peut être fait après, en 2028, par exemple.
06:20Mais là, le contexte international justifiait, sans remise en cause de la cohérence du format décidé,
06:27une accélération sur certains segments.
06:30J'imagine qu'on va y revenir singulièrement sur les munitions, les drones et tous les moyens de souveraineté.
06:34Donc, la défense aérienne et antimissiles, les frappes dans la profondeur,
06:37l'espace, un certain nombre de domaines de souveraineté,
06:40où c'était prévu, mais il fallait accélérer.
06:43Alors, justement, les munitions qui ont été longtemps une variable d'ajustement
06:46dans les budgets de défense avant 2017, évidemment.
06:50Aujourd'hui, vous faites un effort supplémentaire de 8,5 milliards.
06:54Ça veut dire quoi, exactement ?
06:56Ça veut dire, là, je pense qu'il faut être très direct.
06:59D'abord, quand on parle de munitions, on parle de plein de choses différentes.
07:02Il y a des munitions simples, les munitions téléopérées, les munitions complexes.
07:05Il est clair que c'est un peu plus long de produire des munitions complexes
07:08avec un degré de sophistication technique très important
07:11par rapport à des munitions qui vont être plus rustiques, pardon de le dire comme ça,
07:15mais plus bas coût et plus faciles à produire en masse.
07:18Ce qui est apparu, au fond, dans les leçons qu'on tire des conflits récents
07:22en Ukraine et au Proche-Orient, c'est qu'à la cohérence de notre modèle
07:26et à la grande capacité technologique dont nous bénéficions,
07:29notamment sur les munitions complexes, il faut adjoindre de la masse.
07:34Parfois, de la masse qui coûte moins cher que les munitions très complexes.
07:39Mais un, il faut accélérer sur les munitions complexes,
07:42parce qu'on voit bien qu'elles sont très sollicitées dans les conflits contemporains
07:46et puis, bien sûr, par nos partenaires à l'export aussi, tout simplement.
07:50Et puis, il faut massifier, au fond, notre modèle,
07:55c'est-à-dire avoir à la fois de la cohérence et de la masse.
07:58D'où le fait qu'il y ait un investissement très important, effectivement,
08:01qui s'ajoute à celui qui avait été fait précédemment.
08:03C'est un peu plus de 26 milliards, si mes chiffres sont exacts, en tout,
08:08qui est une accélération sensible pour permettre, justement, de massifier cette commande.
08:13Et donc, on revient à votre premier point tout à l'heure, d'accélérer la production.
08:17Parce qu'il y a des phénomènes d'attrition, on le voit très bien.
08:20Ça ne résume pas tout, mais ça compte dans les conflits contemporains.
08:24Et donc, il y a une accélération à avoir sur la masse.
08:26Ça sert à ça.
08:26– Convaincu que les industriels auront cette faculté à livrer le plus vite et plus dans les années qui arrivent
08:35?
08:35– C'est une exigence.
08:36Et c'est une attention très importante, mais qui est due à nos armées
08:41et qui est due au pays qui fait un effort très important.
08:44Il y a eu, je ne vais pas, encore une fois, on ne vient pas de tout découvrir.
08:49Le Premier ministre avait lancé, en parallèle, en fait, de la loi de programmation militaire,
08:53le chantier de l'économie de guerre qu'on accélère aujourd'hui.
08:55C'est quoi l'économie de guerre ?
08:57C'est justement de permettre l'accélération des cadences.
09:00Honnêtement, sur un certain nombre de secteurs, un certain nombre de segments,
09:04il y a eu une accélération.
09:05Regardez, pour donner un exemple concret, le canon César qui a été si sollicité en Europe et en Ukraine,
09:12il y a eu une accélération des cadences parce qu'il y a eu une demande très forte
09:15et parce qu'il y a eu un besoin très fort.
09:17Voilà, donc il y a eu, les industriels ont fait des efforts très importants pour augmenter les cadences.
09:21Il faut encore accélérer, premièrement.
09:23Et deuxièmement, il faut sans doute, et même c'est sûr, avoir recours parfois à l'industrie civile
09:28pour produire en masse.
09:30C'est le cas dans le projet Corus, par exemple, sur les drones avec l'industrie automobile.
09:34Et puis, il faut peut-être accélérer très fort sur la dualité
09:37parce qu'on voit bien qu'on est face à une hybridité dans la conflictualité
09:42qui justifie d'avoir recours au dual.
09:44Justement, dans les munitions, et vous parlez de munitions un peu plus rustiques,
09:47on a un dossier quand même assez intéressant, on va dire, qui est Europlasma.
09:51Le groupe Europlasma qui a repris successivement les forges de Tarbes,
09:54les fonderies de Bretagne, Val-d'une,
09:56dont la solidité financière a été mois après mois mise en cause.
09:59Il se trouve aujourd'hui que le groupe souhaite céder les forges de Tarbes,
10:03les fonderies de Bretagne, qui fabriquent des corps creux d'obus.
10:05Alors la DGA surveille évidemment le dossier comme le lait sur le feu.
10:09Mais est-ce que ce n'est pas la preuve que finalement,
10:11produire de la munition à grande échelle, ça demande du capital
10:13et c'est quand même particulièrement complexe et il y a encore beaucoup de travail.
10:16Comment vous regardez ce dossier ?
10:17Alors effectivement, il y a eu vendredi de la semaine dernière une annonce qui a été faite.
10:23Il y a des éléments qui sont rassurants, au sens où c'est bien un investisseur français
10:27parce qu'il y a un sujet de souveraineté sur un sujet aussi important
10:30que la production de munitions et donc les stocks de munitions
10:33qui justifient, d'où merci d'avoir rappelé l'attention de la DGA.
10:37Ils nous lourdis eux-mêmes.
10:38Voilà, à ce sujet parce que là, on est quand même sur quelque chose de très souverain
10:42et puis typiquement sur ce qu'on veut accélérer.
10:45Donc oui, je vous confirme qu'on veillera à ce que les besoins des armées
10:50soient complètement pris en compte dans cette situation.
10:53Donc on surveille de très près ce dossier.
10:55Après, vous avez raison, si on décentre un peu et qu'on dézoome un peu,
10:58il y a un besoin de financement.
11:00Le besoin de financement, je crois qu'au niveau des finances publiques
11:02et des instruments qui sont mis en place, ils sont au rendez-vous.
11:05Maintenant, je pense qu'il faut faire appel,
11:07y compris sur toute la chaîne de sous-traitance et dans toute la chaîne industrielle,
11:10en fait, à de plus en plus de financements privés, de capitaux privés,
11:14de fonds d'investissement et qui nous permettent d'aller plus loin
11:18sur le financement privé de la BITD.
11:20Il a accéléré depuis le lancement du dialogue de place
11:23qui avait été lancé par Éric Lombard et Sébastien Lecornu en mars 2025.
11:27Il y en a eu un autre fait par Roland Lescure et Catherine Vautrin la semaine dernière.
11:32C'est très important parce que le financement privé de la BITD
11:35permet justement de trouver des solutions concrètes à ce type de problématiques.
11:40Mais en tout cas, pour ce sujet-là qui est effectivement plus que symbolique
11:44parce que ça correspond à des besoins très souverains,
11:46de relance aussi de la production de capacités critiques sur notre sol,
11:50on sera très vigilants.
11:51Le rôle des banques, justement, pendant des décennies,
11:54pardon, mais elles se sont pincées le nez lorsqu'il s'agissait
11:57d'aller financer les questions de défense.
11:58Aujourd'hui, elles communiquent largement en disant
12:00« Ben voilà, on a augmenté de 25% nos financements en 2025,
12:04on dépasse 46 milliards d'euros »,
12:05donc il y a eu un changement de paradigme absolument évident.
12:08Ça va dans le bon sens ? On y est cette fois-ci ?
12:10Ça avance beaucoup.
12:12D'abord parce qu'il y a aussi des acteurs qui sont mobilisés.
12:14Je veux saluer l'action de la Banque publique d'investissement
12:16qui a quand même beaucoup avancé sur ce sujet,
12:18qui permet aussi d'associer largement le pays à cet effort de réarmement
12:24parce que c'est quand même assez sûr comme investissement.
12:27Et puis aussi, je crois vraiment qu'effectivement,
12:31les banques, le secteur financier, c'est bien davantage mobilisé.
12:34Vous savez, on vient quand même d'une époque où on se battait,
12:37ce n'était pas si loin, à l'échelle européenne aussi,
12:40contre des phénomènes de taxonomie qui disaient,
12:42en gros, la défense, non.
12:44On revient de là.
12:45Donc effectivement, il y a eu un changement de perception complet
12:50et fort heureusement, les choses ont évolué en fait assez vite.
12:53La BEI, aussi la Banque européenne d'investissement,
12:56aujourd'hui travaille sur les secteurs...
12:57Il a fallu leur tordre un peu le bras quand même.
12:59Oui, ça a toujours été la position de la France.
13:01On est très satisfaits que ça bouge.
13:03Et il y a encore du travail.
13:05Il y a encore du travail.
13:05Avec la BEI.
13:06Pour ça, je vais complètement dans mon sens.
13:09On revient un peu de loin sur ces sujets-là.
13:10Pour ça, je rappelle l'époque de la taxonomie
13:12où on nous disait, oh là là, les investissements de défense, non.
13:15Bon, on voit bien qu'aujourd'hui, ce n'est plus possible.
13:17Donc on revient de loin, on avance très vite,
13:20mais il faut aller encore plus loin.
13:21Est-ce qu'il faut flécher l'épargne français
13:22vers les acteurs de la défense ?
13:25Oui, je pense que c'est intéressant.
13:26C'est une piste qui avait été déjà explorée par le passé.
13:29Je pense que c'est intéressant de travailler ce genre de sujet
13:32parce qu'au fond, l'effort de réarmement,
13:35on le voit, on le lit sous l'angle budgétaire.
13:38Et c'est bien normal.
13:39C'est un effort considérable qui est demandé à la nation.
13:41Mais en même temps, c'est un investissement
13:44qui doit embarquer le pays
13:47parce qu'à la fin, c'est de la production,
13:48des investissements qui ont des retombées,
13:50c'est de l'emploi.
13:50Et c'est effectivement la possibilité
13:53d'associer au partage de la valeur ajoutée
13:56dans les entreprises de la BITD,
13:57les salariés qui travaillent et qui accélèrent.
13:59Et c'est aussi associer l'ensemble des Français
14:02à un effort qui est un effort fondamentalement de souveraineté.
14:05Justement, sur la souveraineté,
14:07on a l'impression que dans les outils,
14:09il manque un grand fonds souverain
14:11pour financer, évidemment, pas que la défense,
14:14mais toutes les industries critiques en France.
14:17Est-ce qu'il y a des réflexions dans le gouvernement
14:19pour lancer ce grand fonds ?
14:21Il y a un grand fonds en Norvège,
14:23il y a des grands fonds un peu partout dans le monde.
14:25Est-ce que ce n'est pas utile
14:26de lancer un tel fonds souverain ?
14:29Pour le moment, on est quand même sur le fait
14:33d'avoir une action justement très souveraine
14:36qui implique de consentir un effort important
14:40en matière de budget, la défense.
14:42Donc ça, c'est le premier point.
14:44Il y a une ouverture accélérée
14:46à d'autres véhicules financiers,
14:48par exemple sur la création de France Munition
14:51que j'évoquais,
14:53qui permet justement d'avoir recours à un instrument
14:56qui, en fait, je suis désolée de l'expression,
15:00grossiste, en fait, en achat de munitions
15:02pour bien expliquer les choses.
15:04C'est-à-dire, en gros, on massifie la commande,
15:07ce qui permet de donner de la visibilité aux industriels
15:09et ce qui permet évidemment de répondre
15:11aux exigences à l'export.
15:12Donc on travaille sur des véhicules
15:15qui sont un peu nouveaux.
15:16La question des fonds, de manière générale,
15:19privés, publics, etc.,
15:20moi je pense qu'on va y venir,
15:21mais mon intuition,
15:23le président a commencé aussi à en parler,
15:25c'est qu'en matière d'innovation en particulier,
15:27c'est-à-dire sur les grands segments critiques
15:29souvent du haut,
15:31qui, donc je pense à l'espace,
15:32à l'intelligence artificielle,
15:34au quantique,
15:35à ces sujets sur lesquels on sait,
15:37d'ailleurs on le fait dans la loi de programmation militaire,
15:38qu'il va y avoir des investissements
15:39très importants à faire et à accélérer.
15:41Honnêtement, je pense qu'il faut travailler
15:42à l'échelle européenne.
15:44Comment s'articule l'Europe dans le financement ?
15:46Parce qu'effectivement, on a le plan Réarmes
15:47dans lequel on a Edip, on a Safe,
15:50on touche quoi ?
15:51Comment ça fonctionne ?
15:52Est-ce que, par exemple,
15:52dans l'augmentation de 36 milliards,
15:54il y a des fonds européens
15:55qui vont contribuer à cette augmentation ?
15:57Ou c'est que du fonds français ?
15:58Comment ça s'articule ?
16:00Alors, c'est un peu technique,
16:01mais Safe fait partie de l'effort.
16:04Mais si vous voulez,
16:05c'est un emprunt Safe
16:07à des conditions effectivement avantageuses,
16:10mais qui permettent, au fond,
16:11de faire de la coopération européenne.
16:13C'est une incitation à la coopération européenne
16:16qui est importante.
16:16Et d'ailleurs, la France a décidé
16:18d'y avoir recours
16:19avec plusieurs segments,
16:21je pense par exemple
16:21à la défense aérienne et antimissiles,
16:23qui offrent des perspectives
16:25souveraines européennes.
16:25Donc ça, je pense que c'est très important.
16:27Je pense évidemment
16:28aux santé de nouvelle génération,
16:29qui sera très important,
16:30mais aussi aux drones.
16:31Enfin, c'est dans plusieurs segments
16:32qu'on aura recours à Safe.
16:33Premier élément.
16:34Deuxième élément,
16:35Oedip,
16:36c'est un instrument
16:36plus d'investissement,
16:38là pour le coup,
16:38qui préfigure un peu
16:40ce qui va être travaillé
16:42dans le cadre financier pluriannuel,
16:43où là,
16:44il y aura beaucoup plus
16:45de moyens alloués,
16:47et qui permettra justement
16:49d'aller chercher
16:49sur les segments critiques
16:51où on a besoin
16:51d'aller plus fort,
16:53plus vite ensemble en Europe.
16:54Et donc là,
16:55il y a une stratégie française
16:56à déployer,
16:57qui s'est déjà déployée
16:58dans Oedip,
16:59en matière de préférence européenne.
17:00On s'est beaucoup battus
17:01dans le débat sur Oedip,
17:04cet instrument important,
17:06pour que les financements
17:07européens additionnels
17:08permettent de consolider
17:09la base industrielle
17:10et technologique
17:10de défense européenne.
17:11Ensuite,
17:12il y a le prêt
17:14qui a été consenti
17:16pour l'Ukraine,
17:17qui comporte quand même
17:17un important volet
17:18de financement
17:19pour la BITDE européenne
17:21et pour la BITDE française,
17:23et bien sûr,
17:23qui permet d'accompagner
17:24la montée en puissance
17:25de l'armée ukrainienne.
17:26Bon,
17:27les perspectives
17:27qui sont venues de Hongrie
17:28nous permettent
17:29d'envisager,
17:30sous toute réserve,
17:32une amélioration,
17:33en tout cas,
17:33du débat sur ce sujet-là,
17:35qui serait très important,
17:36parce que ça nous permettrait
17:37aussi d'accélérer
17:39et notre soutien à l'Ukraine
17:40et notre propre effort
17:41de réarmement.
17:43En 2025,
17:44les exportations ont été,
17:46en tout cas,
17:46le montant des exportations
17:48ont été très positifs
17:50pour les industriels
17:51de l'armement.
17:532026,
17:54ça se présente comment ?
17:55Je n'ai pas encore les chiffres,
17:56mais ça se présente bien.
17:58On est le deuxième exportateur
18:00d'armement.
18:01Alors parfois,
18:01dans les débats,
18:03vous voyez,
18:03on discutait tout à l'heure
18:04de l'évolution des perceptions
18:05et des mentalités.
18:07Une industrie forte,
18:08elle exporte.
18:09Et quand on a une industrie forte,
18:11on a des moyens de défense forts.
18:13Donc l'export,
18:14c'est évidemment clé.
18:15Moi, je note quand même
18:16que la capacité d'exportation
18:19de la France qui est forte,
18:20la sollicitation de ses moyens
18:22et de ses industries
18:23est quand même plutôt
18:24une bonne nouvelle
18:25sur le fait que l'investissement
18:27sur le long terme
18:28que consent la nation
18:29sur la défense,
18:30parce que c'est un investissement
18:31de long terme,
18:32est quand même un gage
18:34de force économique aussi
18:36qui est démontré
18:37par les capacités
18:38à l'export de notre industrie.
18:40Et j'ajoute,
18:41puisqu'on parlait d'Europe,
18:42que là-dessus,
18:44vous savez qu'on n'est pas favorable
18:45à ce qu'il y ait
18:46trop de contrôles européens
18:47sur ces sujets-là.
18:48Pourquoi ?
18:48Parce qu'en fait,
18:49il faut avoir d'abord
18:51ses souverains
18:51comme segment
18:53et puis comme secteur,
18:54la défense.
18:55Et ensuite,
18:56ça fait partie
18:57de la stratégie
18:58de défense,
18:59l'export, en fait.
19:00Ça fait partie
19:01de ce contrôle, évidemment,
19:02puisqu'il y a la CIEM,
19:03et puis il y a ce contrôle.
19:04Mais sans export fort,
19:07il n'y a pas d'industrie forte.
19:08Sans industrie forte,
19:09il n'y a pas
19:09de défense solide.
19:11Dans les industries fortes,
19:12on pense à l'Allemagne.
19:14Ce dossier,
19:15il nous reste...
19:16Allez, 7 minutes,
19:16on a encore pas mal de questions.
19:17Je voulais qu'on se dise
19:18un mot justement
19:18sur le SCAF.
19:21Il reste une quinzaine de jours,
19:22a priori,
19:22pour que l'Allemagne
19:23et la France
19:23puissent se mettre d'accord.
19:24Chacun de son côté
19:26a nommé un négociateur.
19:27Je crois que c'est
19:27l'ancien délégué général
19:28de l'armement,
19:29Laurent Collé-Billon,
19:29qui s'en occupe
19:30pour la France notamment.
19:31Est-ce qu'il faut encore
19:32attendre quelque chose
19:33de ce dossier ?
19:34Ah bah oui,
19:35la médiation est en cours.
19:36Moi, je ne peux pas préjuger
19:37d'une médiation en cours.
19:39Ce qui a été clarifié,
19:41je crois,
19:42c'est justement
19:42cette volonté.
19:43À un moment donné,
19:44il y a quelques semaines,
19:44on se demandait
19:45mais est-ce qu'on a bien
19:46encore envie de le faire ?
19:47Là, il y a quand même
19:48un travail de convergence
19:49qui est fait.
19:49On verra quel est le résultat.
19:51Honnêtement,
19:52je ne peux pas en préjuger.
19:53Mais je trouve ça important
19:54que la France et l'Allemagne
19:55se soient mises
19:55autour de la table
19:57pour travailler
19:58à des solutions
20:00qu'en matière d'aviation,
20:02de combat du futur,
20:04il y a évidemment
20:04une nécessité
20:05de travailler ensemble
20:06en franco-allemand
20:07et en européen.
20:08Vous y croyez vraiment ?
20:09Parce que quand on regarde
20:10les déclarations
20:12de Mike Cholorm,
20:13en tout cas le courrier
20:14qu'il a envoyé
20:14à l'Élysée récemment,
20:17les mots sont durs
20:18vis-à-vis de Dassault
20:19et les déclarations
20:21d'Éric Trappier,
20:22le PDG de Dassault Aviation,
20:23elles sont claires aussi.
20:25Donc on a l'impression
20:26qu'il y a une incompatibilité
20:27pour travailler ensemble.
20:29En tout cas,
20:30entre Airbus
20:31et Dassault Aviation
20:32ou alors on fait
20:33deux avions différents.
20:34Oui, on parle
20:35d'un des piliers
20:36du SCAF
20:37qui fait l'objet,
20:38du NGF
20:40qui fait l'objet,
20:41ce n'est pas en secret,
20:42vous avez vous-même
20:43relayé ce courrier.
20:45Voilà,
20:46on sait que les industriels
20:47c'est l'objet
20:48des problématiques.
20:51Les discussions
20:51en cours,
20:52elles portent
20:53sur les questions
20:53de propriété intellectuelle,
20:54de partage industriel.
20:55C'est des discussions
20:56importantes,
20:57encore une fois.
20:58il y a les déclarations publiques
20:59et puis il y a la réalité
21:00du travail qui est fait.
21:01Il est en cours,
21:02je ne peux pas
21:03préjuger du résultat,
21:04sinon ça veut dire
21:05qu'on n'y croit pas.
21:06Vous êtes optimiste ?
21:06C'est un peu ce qu'il y a
21:07dans votre question
21:09quand le président de la République
21:10et le chancelier
21:11se mettent d'accord
21:12pour lancer une médiation,
21:13c'est qu'on essaie vraiment.
21:15Il n'y a pas à avoir
21:16de l'optimisme
21:17ou du pessimisme,
21:17il y a à travailler,
21:18à tirer les conclusions,
21:19à rentrer dans les dossiers
21:20et c'est ce qui est en train
21:21d'être fait.
21:22Au moment où on se parle.
21:23Le MGCS ?
21:25Écoutez,
21:26il y a eu en 2017
21:29plusieurs projets franco-allemands
21:30qui ont été lancés.
21:31C'est clair que le contexte
21:33a beaucoup changé,
21:34a beaucoup évolué.
21:35Donc, si vous voulez,
21:36ça ne me surprend pas
21:37qu'on ne peut pas regarder
21:38exactement les dossiers,
21:39les chantiers
21:40qui ont été lancés en 2017
21:41de la même manière aujourd'hui.
21:43Il y a des éléments
21:44où il faut accélérer.
21:45Nous, par exemple,
21:46sur la succession du nucléaire,
21:48on a un timing,
21:50des contraintes de temps
21:51qui sont importantes.
21:53Voilà,
21:53ce n'est pas,
21:54encore une fois,
21:55on est quand même
21:56dans une phase en Europe
21:58qui est une phase
21:59où tout le monde accélère
22:00sur le réarmement.
22:01L'Allemagne,
22:01qui n'avait pas beaucoup investi
22:02auparavant,
22:03rattrape énormément,
22:04va très vite.
22:05Et effectivement,
22:05on a des moyens budgétaires
22:06qui ne sont pas les mêmes
22:07que ceux de la France.
22:08Mais je crois qu'il faut
22:09quand même rappeler
22:09que quand on réarme un continent,
22:13il faut le faire
22:13de manière cohérente,
22:14il faut le faire
22:15de manière coordonnée.
22:16Et ça,
22:16c'est quand même
22:17un vrai débat stratégique.
22:18Ce n'est pas qu'un débat industriel,
22:20c'est un vrai sujet stratégique.
22:22Justement,
22:22on a un partenaire
22:23au Moyen-Orient
22:24qui est les Émirats Arabes Unis.
22:26Aujourd'hui,
22:27la France a fait le job,
22:28si on peut dire,
22:29d'aider son partenaire,
22:30son allié stratégique
22:31dans la région.
22:33Il n'y a pas que les Émirats,
22:34effectivement.
22:35Mais aujourd'hui,
22:37est-ce que vous allez faire plus
22:38pour justement défendre
22:40les Émirats Arabes Unis
22:42face à l'agression iranienne ?
22:45Effectivement,
22:46on a été au rendez-vous
22:47de nos partenariats
22:49avec en particulier
22:50les Émirats,
22:51aussi le Qatar,
22:52le Koweït,
22:53l'Arabie Saoudite.
22:53On a été au rendez-vous
22:54de manière défensive
22:56pour les soutenir.
22:57On fera ce qu'il faut
22:59dans le cadre
23:00de nos accords de défense
23:01et de coopération
23:02pour soutenir nos partenaires
23:04de manière défensive.
23:05Voilà,
23:06c'est vrai avec tous les pays.
23:07On a été au rendez-vous.
23:08On a aussi
23:10travaillé à des solutions
23:12un peu,
23:13pas nouvelles,
23:14mais par exemple,
23:15l'usage des tigres
23:16est un élément important
23:18qui permet aussi
23:18de faire un retour d'expérience
23:20un peu en temps réel.
23:21On a ce travail
23:22qui est en cours
23:23et qui est important
23:24avec l'Ukraine
23:24sur les drones
23:25parce qu'on a bien vu
23:27comment ça pouvait venir
23:28saturer les défenses aériennes
23:30et antimissiles,
23:30comment on avait
23:31un rapport
23:32cost-to-kill,
23:34c'est-à-dire
23:35coût-efficacité
23:36dans l'emploi
23:36des munitions.
23:37Tout ça,
23:38on en tire les leçons
23:39en temps réel
23:40et oui,
23:41la réponse est oui,
23:42on sera aux côtés.
23:43On a cette marque de fabrique
23:45qui est très importante
23:46pour notre diplomatie
23:47aussi,
23:48qui est la fiabilité.
23:50Quand la France
23:51prend un engagement
23:52à l'égard d'un partenaire,
23:53elle le tient.
23:54Et ça,
23:55ça change un peu tout
23:56dans la période actuelle.
23:57Donc la France
23:58ne laissera jamais
23:59tomber un partenaire ?
24:00La France,
24:01quand elle prend des engagements,
24:02les honore.
24:04Le chef de l'État
24:04expliquait l'autre jour
24:05qu'on devait avoir
24:06affaire aujourd'hui
24:07à des alliés
24:08qui étaient parfois
24:08de plus en plus incertains,
24:09imprévisibles,
24:10c'était son mot.
24:11Vous parlez de diplomatie,
24:12justement,
24:13on a militairement,
24:15matériellement,
24:15fait des gros efforts.
24:16Est-ce qu'il n'y a pas
24:17un upgrade de logiciel
24:18à faire aussi
24:18du côté de la diplomatie française
24:21avec les attachés de défense
24:22peut-être qui soient
24:23un petit peu plus
24:24sur le terrain,
24:25un peu plus efficaces,
24:26un peu plus agressifs ?
24:27On a une diplomatie
24:28qui est devenue agressive
24:29de plus en plus.
24:31Ah non,
24:31vous ne pouvez pas me dire ça.
24:32Les attachés de défense,
24:33j'ai eu l'honneur
24:35comme des GRIS
24:36de m'occuper de ce réseau
24:38qui a beaucoup évolué
24:38dans les dernières années.
24:39C'est quand même
24:39une modification à faire,
24:40quand même.
24:42Ça a été le cas.
24:43Vous avez raison
24:44de citer le sujet
24:45des attachés de défense
24:46et des attachés d'armement
24:47parce qu'évidemment,
24:47quand on a un prospect,
24:48on renforce.
24:50Voilà.
24:50Le réseau a beaucoup évolué.
24:52Par exemple,
24:53le réseau des attachés d'armement
24:54a beaucoup évolué
24:55en Europe de l'Est
24:57où il n'était pas forcément
24:59assez solide.
25:00Donc,
25:00on a ouvert
25:01des missions de défense.
25:02C'est ça qui s'est passé.
25:03On a consolidé
25:04certaines missions de défense
25:05et on a ouvert.
25:06Les attachés de défense
25:07sur le terrain,
25:08ils jouent aussi
25:08un rôle de capteur
25:10de ressenti
25:10de ce qui se passe
25:11et puis ils jouent
25:12un rôle de vecteur.
25:13C'est-à-dire,
25:13ils participent
25:14sous l'autorité
25:15de l'ambassadeur
25:16à la politique,
25:17à la stratégie
25:17d'influence française.
25:18Je ne sais pas si on peut
25:19appeler ça agressif.
25:20Honnêtement,
25:21on n'a pas une diplomatie
25:22agressive.
25:22On a une diplomatie robuste
25:24et une politique de défense.
25:25Est-ce qu'il ne faudrait pas
25:25qu'elle le soit plus,
25:26justement ?
25:27Je ne crois pas
25:28qu'il faille forcément
25:29prendre exemple
25:30sur des excès.
25:31Je pense que ce qu'il faut,
25:33c'est de la lucidité
25:35et de la capacité
25:37à agir de manière robuste.
25:39Moi, j'ai confiance complète
25:40en notre appareil diplomatique
25:42et de toute évidence,
25:44la politique de défense
25:46est au service
25:46de la politique étrangère.
25:48La France veut jouer
25:49collectif avec l'Ukraine
25:50dans le domaine des drones.
25:51Qu'est-ce qu'on peut
25:52leur amener aux Ukrainiens
25:54dans le domaine des drones
25:54parce qu'ils sont
25:55hyper performants ?
25:56Vous avez complètement raison.
25:58Ils ont un temps d'avance.
26:00On a d'ailleurs...
26:01Moi, je suis allée en Ukraine.
26:02Puis la ministre
26:03y est allée également
26:05pour travailler
26:06à un accord de coproduction
26:07qui porte sur beaucoup de domaines
26:09mais qui porte évidemment
26:10beaucoup sur le sujet des drones
26:12parce qu'on a d'abord
26:13déjà pas mal
26:14d'entreprises françaises
26:15qui ont des partenariats
26:16avec les entreprises ukrainiennes.
26:18Il y a plusieurs choses.
26:19D'abord, ils ont une agilité
26:22qui est intéressante
26:23parce qu'on sait
26:24que c'est très incrémental,
26:25qu'il y a une observation
26:26très rapide
26:26sur ces technologies
26:27et donc comment
26:27la base industrielle
26:28et technologique de défense
26:29s'adapte en permanence.
26:30C'est très intéressant
26:31de regarder
26:32et d'avoir leur retour d'expérience.
26:33Ce qu'on peut leur apporter,
26:34nous,
26:35c'est nos éléments technologiques,
26:38nos briques technologiques
26:38qui sont très performantes.
26:40On a tendance
26:41à parfois se déprécier
26:43nous-mêmes
26:43mais on a des capacités
26:45très importantes
26:46y compris dans le domaine
26:47des drones
26:47et on a notamment
26:49cette capacité
26:50à massifier
26:51aussi avec des industries
26:52civiles
26:53comme c'est le cas
26:54dans le secteur automobile
26:55qui peut intéresser l'Ukraine.
26:56Alice Ruffo,
26:57merci beaucoup
26:58d'avoir été avec nous.
26:59Vous êtes la ministre déléguée
27:00auprès de la ministre des Armées.
27:01Merci d'avoir répondu
27:02à notre invitation.
27:03Michel, merci.
27:04On se retrouve la semaine prochaine
27:06et on va planer d'ailleurs
27:07ensemble la semaine prochaine
27:08puisqu'on recevra
27:09le général de brigade
27:10Alexis Rougier
27:12qui est l'officier général
27:13qui est en charge
27:14de la THA
27:15la très haute altitude
27:17à la semaine prochaine.
27:18Très importante.
27:18Fondamentale.
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