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  • il y a 8 heures
Air&Défense, c’est l’émission qui décrypte les grands enjeux industriels de L'aéronautique, du spatial et de la défense...trois secteurs au coeur des stratégies économiques mondiales. Réarmement, souveraineté, innovation… comment conserver une supériorité technologique et garantir la sécurité de tous dans un monde de plus en plus complexe ?

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Transcription
00:02BFM Business avec la tribune et R&Cosmos présente
00:09R&Défense, Jean-Baptiste Huette
00:14Bienvenue dans R&Défense. Si je vous parle de tube intensificateur de lumière, alors peut-être que sur le papier
00:20ça ne vous dira pas grand chose,
00:21et bien pourtant si, c'est une entreprise française qui est au cœur de ce business, Exocense,
00:25ce qui équipe une grande partie des lunettes de vision nocturne qu'utilisent les militaires du monde entier,
00:30on va en parler avec Jérôme Cerisier, le directeur général d'Exocense, qui est notre invité aujourd'hui dans R
00:35&Défense.
00:36Est-ce que vous avez prévu de prendre l'avion dans les jours, dans les semaines qui viennent ?
00:39Attention, ça risque peut-être de piquer un peu quand le pétrole flambe à cause de la guerre en Iran,
00:44et bien le kérosène lui explose et ça se répercute directement sur le coût et le prix des billets d
00:50'avion,
00:50on va en parler avec Olivier Jamme de La Tribune.
00:52Enfin, on va parler du reboot de Bulle, Atos vient de finaliser la vente à l'État français
00:58de ce fleuron du calcul haute performance, et bientôt du quantique, notamment au cœur de la Défense,
01:04on en parlera avec Frédéric Simotel.
01:12Bonjour Jérôme Cerisier, bonjour, vous êtes le directeur général d'Exocense,
01:16merci beaucoup d'être avec nous, on va parler notamment beaucoup de vision nocturne dans un instant,
01:21avec nous comme chaque semaine, Michel Cabirol, rédacteur en chef du pôle aérospatial Défense-Transport à La Tribune,
01:27je reprends mon souffle, bonjour Michel.
01:29Bonjour Jean-Baptiste.
01:30Jérôme Cerisier, merci beaucoup d'être avec nous, on va donc parler d'Exocense,
01:34vous êtes à la fois dans la vision nocturne pour les forces spéciales,
01:38on vous retrouve aussi pour la visée à bord des véhicules blindés,
01:42on vous retrouve également avec des systèmes de détection, de départ des missiles,
01:46vous êtes aussi dans les drones, on en reparlera tout à l'heure,
01:48dans le contrôle industriel, vous êtes partout, je voulais juste une fois n'est pas coutume
01:52qu'on commence par un petit mot de technologie, parce que votre cœur de métier à l'origine,
01:57et ça l'est encore, c'est le tube intensificateur de lumière, clairement on parle de quoi ?
02:03Alors, un tube intensificateur de lumière qui est une des technologies,
02:07et effectivement la plus ancienne des technologies que nous ayons,
02:10c'est un tube dans lequel, qui vient utiliser les quelques photons,
02:13donc quelques grains de lumière qui restent, et qui vient les amplifier pour en faire une image,
02:18et donc dans une nuit extrêmement noire, les quelques photons résiduels,
02:22par une fine couche, sont transformés en électrons,
02:25ces électrons sont amplifiés des dizaines de milliers de fois,
02:29et sont projetés sur un écran, qui lui-même vient reconstituer une image,
02:34c'est comme ça, donc on ne sait pas amplifier la lumière,
02:36mais on sait amplifier les électrons, et donc on est obligé de transformer de la lumière en électrons,
02:41avant de revenir sur une image, et ça, ça permet de voir dans des nuits extrêmement noires,
02:46tellement noires que typiquement, lorsque vous étendez votre bras,
02:50vous ne savez pas combien de doigts vous avez, ou en tout cas pas visuellement.
02:53On a une activité qui est particulièrement technologique,
02:56il y a une dimension évidemment souveraine là-dedans justement,
03:03vous équipez de très nombreuses armées à travers le monde,
03:06quels sont les marchés que vous avez conquéris, conquis ces dernières années ?
03:11Alors, dans le marché de l'amplification, nous avons une position extrêmement forte,
03:16puisque nous avons aujourd'hui à peu près 80% de parts de marché en dehors des Etats-Unis,
03:20donc c'est extrêmement fort, donc nous travaillons avec toutes les forces de l'OTAN,
03:23beaucoup de pays, voilà, et en revanche nous avons décidé d'aller aux Etats-Unis,
03:30de manière à pénétrer ce marché-là progressivement,
03:33puisque c'est un relais de croissance important.
03:35historiquement, dans nos autres métiers, nous travaillons également avec beaucoup de forces armées
03:41pour ce qui est de la défense, mais également beaucoup d'industriels,
03:43où qu'ils soient, la géographie est moins importante que l'application,
03:47et donc nos applications aujourd'hui dans le contrôle industriel,
03:50que ce soit le contrôle de plastique, dans les semi-conducteurs,
03:53se font là où c'est fait, ou dans le nucléaire par exemple,
03:56là où il y a des constructeurs et des gens qui ont besoin de nos produits.
04:00– On va parler marché également.
04:05Vous, je voulais vous demander, la réactualisation de la loi de programmation militaire
04:11va arriver au Conseil des ministres mercredi prochain, en principe.
04:15Qu'est-ce que vous attendez, vous, Exocence, de votre client français,
04:19qui n'est pas forcément un client très, je dirais, très dispendieux par rapport à la vision nocturne ?
04:26Qu'est-ce que vous attendez de cette réactualisation de la loi de programmation ?
04:30– Écoutez, de manière générale, Exocence, c'est une société extrêmement internationale.
04:35On a 2000 salariés, on est présent dans 10 pays avec des industries,
04:42on réalise 96% de notre chiffre d'affaires en dehors de France.
04:47Alors on a une base industrielle en France extrêmement solide, grande,
04:50c'est plus de 40% de nos effectifs,
04:52mais seulement 4% de notre chiffre d'affaires est fait au service directement de la France,
04:59des équipementiers français ou des forces françaises.
05:01Donc qu'est-ce qu'on attendrait ?
05:02Ça ne nous déplairait pas que la France représente une part plus importante,
05:06en tout cas, de notre chiffre d'affaires,
05:10au sens où il y a beaucoup probablement des équipements
05:14que nous serions en mesure de fournir,
05:16qui ont tout leur sens aujourd'hui dans le combat terrestre,
05:20dans l'infanterie, mais aussi dans tout ce qui va être drone,
05:24dans tout ce qui va être lutte anti-drone,
05:26ou dans d'autres industries également.
05:29On va revenir sur les drones et la lutte anti-drone,
05:33mais finalement, quels sont les pays qui vous achètent le plus
05:38de vos produits dans votre portefeuille, dans votre gamme ?
05:41Alors comme je l'ai dit, on travaille avec un très grand nombre de pays,
05:44mais le pays le plus important aujourd'hui pour nous,
05:46c'est l'Allemagne, on fait entre 20 et 25% de notre chiffre d'affaires,
05:51en Allemagne, que ce soit aux services des forces armées,
05:53pour un peu moins de 20%,
05:55ou dans d'autres métiers plus industriels, pour le reste.
05:59Mais le pays le plus important pour nous aujourd'hui, c'est l'Allemagne.
06:02Comment vous expliquez, pour rebondir ce que vous disiez Michel,
06:04que la France soit aussi timide ?
06:07Écoutez, je pense que chaque pays a sa doctrine,
06:10sa doctrine d'emploi, ses priorités.
06:13J'imagine que les choses viennent en leur temps.
06:17Vous avez une technologie de qualité qui est avancée,
06:19qui se vend partout dans le monde, ça devrait les convaincre.
06:23De toute façon, nous équipons déjà la totalité des forces armées en France.
06:29On peut parler de doctrine d'emploi,
06:31de quantité, on va dire, de taux d'équipement par soldat.
06:36Mais en tout cas, en termes de contenu technologique,
06:39c'est ExoSense qui fournit le cœur de la technologie.
06:42Si on regarde la trajectoire d'ExoSense,
06:47je dirais que la trajectoire est vraiment sur une pente très positive.
06:53A mon avis, vous êtes quand même un patron heureux aujourd'hui,
06:56puisque la croissance de votre chiffre d'affaires,
07:00c'était plus 35% en 2024, plus 22% en 2025.
07:04Pour vous, vous faites un chiffre d'affaires à peu près de 470 millions d'euros,
07:08si je me rappelle bien,
07:10vous allez tutoyer bientôt le milliard d'euros de chiffre d'affaires ou pas ?
07:14Alors, pour 2026, nous prévoyons un chiffre d'affaires
07:17entre 520 et 540 millions d'euros.
07:20Nous continuons d'ailleurs une politique d'acquisition,
07:23parce que nous avons eu une politique d'acquisition par le passé
07:25qui doit nous permettre, avec le temps d'accélérer,
07:27et notre ambition est de nous rapprocher,
07:32d'atteindre le milliard d'euros à moyen terme,
07:34le milliard d'euros de chiffre d'affaires.
07:36C'est un peu un phare qui peut mener notre direction,
07:42ou en tout cas nous aider à nous diriger,
07:44même si l'horizon de temps n'est pas forcément fixé.
07:472030, par exemple ?
07:51Cela dépendra aussi des acquisitions que nous ferons,
07:53que nous serons en mesure de faire,
07:55et qui ne sont pas encore aujourd'hui connues.
07:57Des acquisitions, justement, vous en faites beaucoup.
07:59Vous en avez fait beaucoup ces dernières années.
08:01Vous en avez fait au Canada, vous en avez fait au Royaume-Uni,
08:04avec Synthronik, vous en avez fait en Espagne,
08:06vous en avez fait un petit peu partout.
08:08Beaucoup de croissances externes.
08:09Qu'est-ce que vous allez chercher dans ces différentes acquisitions ?
08:13Alors, Exocense, c'est une plateforme de technologie dans la photonique.
08:16Donc, ce qu'on va chercher en tout premier lieu,
08:18c'est de la technologie.
08:19Des technologies qui sont complémentaires, qui sont adjacentes,
08:22qui permettent de renforcer notre portefeuille,
08:25de proposer à nos clients plusieurs types de technologies
08:28pour l'ensemble de leurs besoins.
08:30Et donc, c'est en premier lieu la technologie
08:32d'en appliquer à nos quatre verticales,
08:36que sont la défense,
08:37qui représente aujourd'hui 75% de notre chiffre d'affaires,
08:41le contrôle industriel,
08:43les sciences de la vie et le nucléaire.
08:45Donc, c'est vraiment une histoire de technologie.
08:47Exocense est une société, une deep tech,
08:49une société de technologie.
08:50Je me demandais, justement,
08:53en point de vue de criticité, d'éléments critiques,
08:55vous utilisez des terres rares,
08:57vous utilisez de l'électronique.
09:00Comment ça se passe pour vous en termes d'approvisionnement ?
09:04Alors, à chaque longueur d'onde,
09:06et nous couvrons tout le spectre de la lumière,
09:08on est à peu près, quasiment les seuls à le faire,
09:10en tout cas les seuls en Europe,
09:12il va correspondre des familles de matériaux
09:15qui permettent de détecter ou d'imager
09:17dans ces longueurs d'onde.
09:20Ça demande, effectivement,
09:22un certain nombre de produits particuliers.
09:23On utilise des quantités extrêmement faibles,
09:27et globalement, il y a deux terres rares
09:29sur lesquelles que nous utilisons
09:30dans des quantités un petit peu plus importantes,
09:32qui vont être essentiellement le germanium,
09:34parce que c'est ce qui sert à faire
09:35des lentilles dans l'infrarouge,
09:38et le gallium,
09:39mais plutôt sous forme de déjà processés,
09:42et on les approvisionne essentiellement en Europe.
09:44Et pour l'électronique,
09:45il n'y a pas de tension particulière ?
09:46Pour l'électronique,
09:47non, il n'y a pas de caractéristiques particulières.
09:51Alors, vous voulez vous développer
09:52et vous renforcer, d'ailleurs,
09:54dans le domaine des drones.
09:56C'est quoi la logique pour vous
09:57d'équiper des drones ?
10:00J'imagine que c'est, évidemment,
10:01pour de la vision nocturne,
10:02pour les drones.
10:04Qu'est-ce que vous voulez faire
10:05sur ce marché-là ?
10:07Alors, ce n'est pas seulement
10:08pour de la vision nocturne,
10:09c'est simplement pour de la vision.
10:11Ce que nous proposons à nos clients,
10:13et à tous nos clients,
10:15c'est de transformer des phénomènes physiques,
10:18des choses qui ne sont pas visibles
10:20à l'œil humain,
10:21en informations, en données,
10:23soit pour un soldat,
10:24soit pour des plateformes.
10:26Donc, dans les drones,
10:26nous proposons des caméras thermiques,
10:28nous proposons des caméras infrarouges,
10:30refroidies,
10:31qui permettent de voir
10:31à très longue distance,
10:33ou à distance plus courte,
10:35tout le périmètre,
10:36qui permettent également,
10:39une fois montés,
10:40sur d'autres drones,
10:43d'aller intercepter des drones,
10:44de faire de la défense aérienne,
10:47de la défense anti-drone.
10:48Et donc, ce que nous proposons,
10:49c'est de transformer
10:51ce qui est présent
10:52sur le champ de bataille
10:53en informations qui est utiles
10:54et qui est utilisable
10:56par les opérateurs,
10:57par l'intelligence artificielle,
11:00par nos clients
11:01dans des systèmes complets.
11:02Mais nous créons de la donnée,
11:04et donc, c'est vraiment
11:05le cœur de métier,
11:06c'est nous transformons
11:07ce qui n'est pas visible
11:08en une chose visible.
11:10Et vos produits de haute technologie
11:12sont compatibles
11:13avec, en général,
11:14des produits très low-cost,
11:15comme les drones,
11:16en ce moment ?
11:17Alors, vous avez
11:18plusieurs catégories de drones.
11:22Vous avez des drones
11:23qui sont extrêmement sophistiqués
11:25avec énormément de technologies
11:26en nombre très limité.
11:27Vous avez aussi des drones
11:28très bas de gamme
11:29qui n'ont pas de technologies.
11:31Et nous,
11:32on est particulièrement,
11:35on va dire,
11:36adaptés à la gamme intermédiaire
11:38où vous avez des drones
11:40qui ont déjà les moyens
11:42d'avoir de la technologie,
11:43parce que notre technologie
11:44est quand même
11:44une technologie de pointe.
11:46Et donc, c'est un marché
11:47qui est en extrêmement
11:48forte croissance.
11:49On a récemment remporté
11:52le plus grand contrat de drones
11:54avec un grand fabricant
11:56de l'Europe de l'Ouest.
11:57Et au total,
11:58sur les deux derniers trimestres,
12:01nous avons engrangé
12:02plus de 10 000 commandes
12:03d'unités de caméras
12:04pour le marché des drones
12:05et de l'antidrone
12:07que nous mettons ensemble.
12:09Vous multipliez les contrats
12:11comme des petits pains.
12:12Comment ça se passe
12:13au cœur des usines
12:14en termes de cadence de production ?
12:16Alors, on a une capacité
12:18à augmenter notre production
12:19qui a été prouvée
12:21et qu'on continue
12:22à mettre en œuvre.
12:23On a une approche
12:24très pratique.
12:26C'est-à-dire que,
12:27au fur et à mesure
12:28que nous voyons
12:29le marché croître
12:31et la demande croître,
12:32nous continuons à investir
12:33et nous le faisons
12:34bien volontiers
12:35mais de manière
12:36complètement maîtrisée
12:38sur le plan industriel.
12:39Donc, nous continuons
12:39à investir dans notre capacité.
12:41On a,
12:42alors dans le domaine
12:43de l'amplification,
12:44on a décidé
12:45d'augmenter notre capacité
12:46de 40% d'ici 2027.
12:49C'est pas rien, oui.
12:49On a fait une nouvelle usine
12:50aux États-Unis.
12:51Dans le domaine des drones,
12:52dans le domaine
12:55des caméras,
12:57nous transformons
12:58notre outil industriel
12:59qui a largement
13:00les capacités pour faire
13:01pour être adaptés
13:02et s'adapter
13:04encore plus vite,
13:05on va dire,
13:06à des productions
13:07de volumes plus importants.
13:09Et vous êtes soutenu
13:10par vos actionnaires,
13:11je pense notamment,
13:12bien sûr,
13:12à HLD,
13:13mais aussi à Théon,
13:14le groupe grec.
13:16Comment ça se passe ?
13:17Alors,
13:18nous sommes parfaitement soutenus
13:20par tous nos actionnaires
13:21qui sont très contents
13:22de voir aussi
13:23la croissance
13:24que nous pouvons avoir
13:25sur nos marchés.
13:27Mais Exosens
13:28a des moyens
13:29d'ailleurs encore amplifiés
13:31depuis son introduction
13:32en bourse,
13:32les moyens
13:33de son développement.
13:34Et donc,
13:34en premier lieu,
13:36nous investissons
13:37dans de la technologie,
13:38dans de la R&D,
13:39dans des investissements
13:40capacitaires
13:40pour soutenir
13:41notre croissance organique.
13:43Nous utilisons également
13:46la trésorerie générée
13:47par notre activité
13:48pour accélérer
13:49notre croissance
13:50dans de la technologie
13:51avec des acquisitions,
13:52on en a parlé tout à l'heure.
13:53Et enfin,
13:55eh bien,
13:55on est quand même
13:56capable de livrer
13:58un dividende
13:59aux actionnaires
14:00à hauteur
14:01de 20 ou 25%
14:02de notre résultat net.
14:03Mais nous avons
14:04les moyens
14:04de faire tout cela
14:05et c'est une stratégie
14:08que nous entendons
14:09continuer.
14:10Vous êtes aussi
14:11dans le domaine
14:12du nucléaire.
14:14On parle beaucoup
14:15de la relance
14:16du nucléaire,
14:16mais est-ce que vous,
14:17au-delà des paroles
14:18et des discours
14:20des politiques,
14:21est-ce que vous,
14:21vous avez vu
14:22des commandes ?
14:23Est-ce que vous avez
14:23eu des commandes,
14:24finalement ?
14:26Alors,
14:26dans le domaine
14:27du nucléaire,
14:28il y a plusieurs,
14:30on va dire,
14:31éléments qui entrent
14:32en ligne de compte.
14:33Notamment,
14:34il y a un marché
14:35qui est émergent,
14:35qu'on peut appeler
14:37quelque part
14:37le nouveau nucléaire,
14:39le new nuclear,
14:40qui est le marché
14:41des SMR,
14:41des small,
14:42modular,
14:42reactors.
14:43Ils ont des technologies
14:44parfois différentes,
14:45mais surtout,
14:46ils sont plus petits,
14:47ils sont développés
14:47de manière plus agile
14:48par des sociétés
14:49qui sont autonomes.
14:51Et c'est un marché
14:52qui est extrêmement
14:53dynamique.
14:53Donc,
14:54on a à côté
14:55des programmes
14:56de long terme,
14:57des grosses unités
14:58qui sont en cours
14:58de développement,
14:59en cours de validation
15:01avec les EPR,
15:01par exemple,
15:02un marché des SMR
15:06qui est extrêmement dynamique
15:07et sur lequel
15:07nous avons une activité
15:10très soutenue
15:11de phase amont,
15:13d'études,
15:13mais aussi de prototypage,
15:15de démonstrateurs
15:16et de premières unités
15:17en présérie,
15:19à la fois aux Etats-Unis
15:20et en Europe.
15:22les deux avancent
15:23parfois à des vitesses
15:25un peu différentes.
15:25Aujourd'hui,
15:26ça avance un petit peu
15:27plus vite aux Etats-Unis.
15:28Il y a deux ans,
15:29c'était un peu plus vite
15:29en Europe.
15:31En revanche,
15:32avec l'augmentation
15:33des besoins en énergie,
15:34notamment liés
15:35au grand data center,
15:37à l'intelligence artificielle
15:39qui demande finalement
15:40des niveaux d'énergie
15:42extrêmement élevés
15:42rapidement,
15:43eh bien,
15:44ces marchés
15:44sont appelés
15:45à se développer
15:45beaucoup plus vite
15:47que ce que l'on pensait
15:49encore il y a quelques années,
15:50simplement parce qu'il faut
15:51faire face.
15:52Voilà.
15:53Il faut faire face.
15:54Je me posais la question
15:55du recrutement.
15:56Le cabinet de Jean-Pierre Farandou
15:57nous expliquait
15:58ces derniers jours
15:58que d'ici 2030,
16:00le monde de la défense
16:01a causé départ en retraite,
16:03ça allait devoir faire face
16:04à un peu plus de 100 000 emplois
16:06qu'il fallait trouver.
16:07Est-ce qu'il y a une thématique,
16:08est-ce qu'il y a un sujet
16:09pour vous de recrutement
16:10chez Exocence
16:11dans les années qui viennent,
16:12vu les profils
16:14KP high-tech
16:14dont vous avez besoin quand même ?
16:16Alors, il y a toujours
16:17une problématique de recrutement,
16:19mais elle ne génère pas
16:21de difficultés particulières
16:22chez Exocence.
16:23On est une société
16:24de très haute technologie
16:26avec une diversité
16:27de technologies
16:29énormes,
16:30beaucoup de métiers différents,
16:31une approche industrielle,
16:33une approche également commerciale,
16:35et donc c'est une diversité
16:36de métiers,
16:37d'environnement
16:38qui est extrêmement attractive
16:39pour les jeunes ingénieurs.
16:40Ils ont la possibilité
16:41de se développer,
16:42de faire des choses
16:43extrêmement différentes.
16:44Donc, on n'a pas
16:46de difficultés particulières
16:47à trouver des ingénieurs
16:49qui sont ravis
16:50de nous rejoindre,
16:51surtout dans des zones
16:52dans lesquelles,
16:53finalement,
16:53on est de très loin
16:55la société la plus deep tech
16:56que nous puissions avoir.
16:58Et au niveau des opérateurs,
17:00on a un flux très régulier
17:02également d'opérateurs qualifiés,
17:03hautement qualifiés,
17:04qu'on forme nous-mêmes
17:06et qui,
17:06avec la montée en cadence,
17:08aujourd'hui,
17:08a rejoint en très grand nombre
17:10notre société.
17:12Donc, parfois,
17:14on a un petit peu de délai
17:16plutôt côté ingénieur,
17:17mais globalement,
17:18nous n'avons pas
17:18de difficultés de recrutement
17:19et nous ne voulons pas
17:20le remplacement des générations
17:22comme un enjeu critique
17:24à un horizon déterminé.
17:26C'est une question
17:26qui va faire plaisir
17:27à Jean-Baptiste.
17:28Est-ce que vous arrivez
17:30à recruter à Brive ?
17:32Mais nous arrivons
17:33très bien à recruter à Brive.
17:35Brive est aujourd'hui
17:36notre plus grand site.
17:38On y emploie
17:39un peu plus de 700 personnes.
17:41Et c'est un site
17:42qui a une dynamique
17:44extrêmement forte
17:45de croissance,
17:47des nouveaux projets,
17:48des nouveaux métiers,
17:49l'émergence
17:49des nouveaux produits
17:50qui arrivent aussi.
17:51Et donc, oui,
17:52nous arrivons
17:52à recruter à Brive
17:54exactement de la manière
17:55dont je l'indique,
17:56à la fois pour des ingénieurs
17:58qui voient un parcours
17:59de diversité
17:59très intéressant à terme
18:02et puis pour des opérateurs
18:04qui voient aussi
18:06la possibilité
18:07de contribuer
18:07à une industrie
18:08de défense souveraine
18:09et en croissance.
18:11Eh bien, on salue
18:12Brive la Gaillarde
18:13qui nous regarde.
18:14Un grand merci
18:14Jérôme Surisier
18:15d'avoir été avec nous
18:16dans R&DF.
18:17Merci beaucoup
18:17d'être avec nous.
18:18Merci beaucoup.
18:19Et Michel, bien écoutez,
18:20on se retrouve
18:20la semaine prochaine.
18:21C'est l'heure du décryptage
18:22maintenant dans R&DF.
18:25R&DF, le décryptage.
18:29C'est l'heure du décryptage
18:30sur BFM Business
18:31dans R&DF
18:32avec Olivier Jamm.
18:33Bonjour Olivier.
18:34Bonjour.
18:34Bonjour, grand reporter
18:35à la tribune.
18:36Merci beaucoup
18:36d'être avec nous.
18:37On va parler d'aviation civile,
18:38on va parler de guerre en Iran
18:40et de l'impact direct
18:41que le blocage
18:42du détroit d'Hormuz
18:43a sur les prix du carburant.
18:45J'allais dire,
18:46et du jet fuel en particulier,
18:48j'allais dire,
18:48quand le pétrole flambe,
18:50le kérosène explose.
18:51Si vous avez prévu
18:53de prendre l'avion,
18:54si vous l'avez déjà pris
18:55ou si vous avez prévu
18:56de le prendre
18:56dans les mois qui viennent,
18:57ça risque de piquer
18:58un peu niveau
18:59coût des billets.
19:01Ça va taper
19:01dans le porte-monnaie.
19:02La hausse des billets,
19:03du prix des billets d'avion,
19:04elle est inévitable.
19:06C'est le mot
19:07utilisé par Willi Walsh,
19:09directeur général
19:11de l'Association internationale
19:13du transport aérien.
19:14Et d'ailleurs,
19:15on peut déjà regarder,
19:16c'est facile à voir
19:16sur Internet,
19:17un certain nombre
19:17de compagnies aériennes
19:18ont déjà annoncé
19:19des hausses de prix
19:20des billets d'avion.
19:21C'est le cas d'Air France.
19:23Prenez Air France,
19:24vol long courrier,
19:25classe éco,
19:26plus 100 euros.
19:27rien que pour le prix
19:28du kérosène.
19:29Alors,
19:30elles ne peuvent pas faire
19:31beaucoup autrement
19:32les compagnies européennes.
19:33Quelques chiffres,
19:34très simplement,
19:35le prix du kérosène,
19:36il a doublé en un mois.
19:37C'est fois deux.
19:38Et le prix du carburant,
19:39le coût du carburant
19:40pour une compagnie aérienne,
19:41c'est entre 20 et 40 %
19:43du coût d'exploitation
19:44d'une compagnie aérienne
19:45suivant les modèles économiques.
19:47On comprend très vite
19:48qu'elles ne peuvent pas
19:49absorber à elles seules
19:50le choc.
19:51On parle de hausse
19:51de prix des billets d'avion,
19:52mais ce qui commence
19:53également à se voir,
19:54c'est une annulation
19:55de purée simple
19:56de certains vols.
19:57Les compagnies asiatiques
19:58en ont parlé.
19:59On m'assure à la FNAM,
20:01la Fédération française
20:03des acteurs de l'aérien,
20:04que déjà en France,
20:06des compagnies aériennes
20:08qui opèrent dans l'Hexagone
20:10réduisent aussi leurs capacités.
20:12Comment, Olivier,
20:13on explique
20:13qu'il y a une telle décorrélation
20:14entre le prix du pétrole,
20:16le brut,
20:16qui a certes monté,
20:18mais qui n'a pas doublé,
20:19et qu'on a du jet fuel,
20:20qui lui, pour le coup,
20:21a quasiment doublé ?
20:22Comment on a
20:22une telle décorrélation ?
20:23C'est une bonne question.
20:24Pour avoir les idées au clair,
20:27sans vous assommer de chiffres,
20:28la hausse du prix du kérosène,
20:30là, sur un mois,
20:31selon IATA,
20:33environ 104%,
20:34le Brent, 60%.
20:36la différence,
20:37c'est ce qu'on appelle
20:37le crack spread
20:38dans le transport aérien,
20:40c'est la différence du prix
20:41entre ces deux indices.
20:43Jamais,
20:43cette différence
20:44n'a été aussi importante
20:45ces dix dernières années.
20:46Je ne suis pas remonté voir
20:47dans les années 70-80.
20:49C'est déjà significatif.
20:50C'est significatif
20:51au vu des multiples crises
20:52qu'on a connues
20:53ces dernières années.
20:54Donc là,
20:54en disant,
20:54ça n'a jamais été aussi important.
20:56Alors, pourquoi ?
20:57Pourquoi ?
20:57Alors, il y a tout un tas
20:57de facteurs.
20:58Il y a le coût du raffinage,
21:00le coût du transport logistique,
21:03la rareté du kérosène.
21:04On produit environ
21:0683 millions de barils par jour
21:08dans le monde.
21:09Sur ces 83 millions,
21:11huit seulement
21:11sont destinés au kérosène.
21:14C'est donc une niche,
21:15un petit marché.
21:16Donc,
21:16quand ça commence à coincer,
21:18on se jette dessus
21:18les prix flambres.
21:20Autre hypothèse,
21:21de la spéculation.
21:22Les petits malins
21:23qui se servent
21:24de la situation actuelle
21:26pour faire la spéculation.
21:28La FNAM, d'ailleurs,
21:29ne met pas de côté
21:30cette hypothèse
21:31et a demandé au gouvernement
21:32de faire la transparence
21:33sur le sujet.
21:34Et puis, enfin,
21:35en France et en Europe,
21:37on souffre
21:38plus qu'ailleurs
21:40dans le monde,
21:40peut-être aussi avec l'Asie,
21:42de cette hausse
21:43du prix du pétrole.
21:44Pourquoi ?
21:44Parce qu'en France
21:46et en Europe,
21:47la moitié,
21:48la moitié
21:48des importations
21:49du kérosène
21:50proviennent de qui ?
21:51Les pays du Golfe.
21:52Si jamais, Olivier,
21:53ce conflit
21:54devait perdurer
21:55dans les mois qui viennent,
21:58est-ce qu'on pourrait
21:59commencer à envisager
21:59à parler de pénurie
22:01de carburant ?
22:01Oui, c'est une petite musique
22:02qu'on commence à entendre.
22:03On ne l'avait pas
22:04dans les premiers jours.
22:05Là, ces derniers jours,
22:06le mot de pénurie
22:08est lâché
22:08suivant les différents acteurs
22:10qu'on parle d'acteurs
22:11de l'aérien
22:12ou des acteurs
22:13de la production d'énergie.
22:14Alors, pas de panique.
22:15Pour l'heure,
22:16pour le moment,
22:17au niveau des aéroports
22:18en France,
22:19il n'y a pas de pénurie,
22:20pas de pénurie constatée.
22:22Mais dans un mois,
22:24deux mois,
22:24trois mois,
22:25là, ce sera une autre histoire
22:27si ça s'installe.
22:28Il y a clairement un risque
22:29si le conflit perdure.
22:31Alors, ce qui va se finir
22:31dans deux, trois semaines,
22:32comme l'affirme Donald Trump,
22:34bon, je ne sais pas,
22:35il peut durer,
22:36en tout cas,
22:37plusieurs mois.
22:37Il y a des stocks stratégiques.
22:39Après vérification,
22:40il y a autant de stocks stratégiques
22:42pour le kérosène
22:43qu'il y en a pour l'automobile.
22:44C'est-à-dire trois mois
22:45de consommation en France.
22:47Mais dans,
22:48si on fait le petit calcul
22:49de ce que je viens de vous dire,
22:50quatre mois,
22:50cinq mois, six mois,
22:53si le détroit d'Hormuz
22:55est toujours bloqué,
22:56aucun doute sur le fait
22:57que les compagnies aériennes
22:59vont devoir drastiquement
23:00faire des choix
23:00dans leur programmation.
23:01Alors, le scénario,
23:02il n'est pas écrit.
23:04Ce scénario noir,
23:05il n'est pas encore joué.
23:07Et puis, moi,
23:07j'ai envie d'espérer quelque chose
23:09parce que c'est quand même
23:10très morose.
23:11Ce qu'on raconte là,
23:12c'est quand même
23:12une très mauvaise nouvelle
23:14pour le transport aérien.
23:15J'ai juste envie de croire
23:16que cette crise
23:17va faire prendre conscience
23:18aux acteurs de l'aérien,
23:20faire prendre conscience
23:20aux acteurs de l'énergie
23:22que les carburants
23:23d'aviation durable,
23:25les fameux SAF,
23:26ce n'est pas qu'une histoire
23:27de décarbonation,
23:28mais également de souveraineté.
23:30Alors, est-ce que ça va
23:30créer un sursaut
23:31pour en produire
23:32sur le sol français et européen ?
23:33Je ne sais pas.
23:34C'est tout ce que j'espère.
23:36Serait-ce un vœu pieux ?
23:37On verra.
23:38Merci beaucoup,
23:39Olivier Jamme,
23:39grand reporter à la tribune.
23:40Merci d'avoir été avec nous.
23:41On retrouve la semaine prochaine
23:42Léo Barnier d'Air et Cosmos,
23:44rédacteur en chef
23:45chez Air et Cosmos.
23:49cette semaine,
23:49les aéroports,
23:50la France décroche
23:51et l'Europe de Sud décolle.
23:53Donc, c'est à suivre
23:53et à regarder
23:54cette semaine
23:55dans Air et Cosmos.
23:56C'est l'heure maintenant
23:57de signaux faibles
23:58dans Air et Défense.
24:00Air et Défense,
24:02les signaux faibles.
24:04Les signaux faibles.
24:06Frédéric Simotel,
24:07bonjour.
24:07Bonjour Jean-Baptiste.
24:08Rédacteur en chef
24:09ABFM Business,
24:10éditorialiste tech
24:11ABFM Business.
24:12Merci Fred
24:13d'être avec nous.
24:14Vous êtes un peu, Fred,
24:16l'encyclopédie universaliste
24:17du numérique.
24:19On va dire ça comme ça.
24:20Surtout quand on parle de Bulle,
24:21hop, je ressors.
24:22Et bien voilà.
24:23Et justement,
24:24on va parler de Bulle,
24:25cette société informatique
24:26qui a quitté
24:28officiellement
24:28cette semaine
24:29le giron d'Atos
24:30pour devenir
24:32une entité indépendante
24:33rachetée par l'Agence
24:34des participations de l'État
24:35pour un peu plus
24:35de 400 millions d'euros.
24:38Bulle,
24:38pour ceux qui aiment
24:39l'informatique,
24:39c'est une marque
24:40qui parle à tout le monde.
24:42Plus que centenaire.
24:43Enfin, presque centenaire.
24:44Non, un peu moins.
24:44Presque centenaire, oui.
24:46Et qui est très présente
24:47dans le cœur de la Défense,
24:48notamment.
24:48Exactement.
24:49On ne va pas refaire
24:50toute l'histoire de Bulle
24:51parce que là,
24:51on prendrait toute l'émission.
24:52Qu'est-ce qui s'est passé ?
24:53Pourquoi ?
24:53Mais voilà,
24:54il faut se rappeler
24:55dans les années 30,
24:56c'était le principal concurrent
25:02calcul qui est arrivé
25:02dans les années 70
25:03où Bulle a été concerné
25:05parce que...
25:05Alors, pour les plus anciens,
25:06peut-être que vous vous souvenez,
25:07on regardait les résultats
25:08des élections présidentielles
25:09sur un ordinateur
25:10C2I Honeywell Bulle.
25:12Voilà,
25:12c'est justement
25:13l'américain Honeywell,
25:14la compagnie internationale
25:16pour l'informatique
25:17dans laquelle il y avait
25:18Unidata, Siemens
25:19et la CGE et Philips.
25:21Donc voilà,
25:22c'était un peu tout ça
25:23sur lequel on se battait
25:24parce que la France
25:25était persuadée
25:25qu'il fallait avoir
25:26un concurrent par rapport
25:27à un IBM.
25:28Et donc Bulle,
25:28voilà, a grimpé.
25:30Après, voilà,
25:30il y a eu des choix stratégiques.
25:33Ils ont acheté des ordinateurs
25:34qui s'appelaient
25:35Zenith Data System.
25:36Ça, c'est pas...
25:37Hasardeux, quoi.
25:38Ça n'a pas été un bon choix,
25:39surtout qu'au même moment,
25:40aux États-Unis,
25:41c'était en train d'exploser.
25:43Dell n'était pas encore là,
25:44mais on voyait arriver
25:44les compacts et tout ça.
25:45Et donc, un jour,
25:46voilà, 1982,
25:48il était temps de remettre
25:48un peu de l'ordre
25:49dans tout ça
25:50et Bulle a été nationalisé.
25:53Donc là,
25:53il est renationné.
25:54Une première fois
25:54et maintenant une deuxième fois.
25:55Nationalisé une première fois.
25:57Ils ont commencé
25:57à se mettre
25:58sur les super calculataires
26:00dans les années 2000
26:01et puis ils se sont retrouvés.
26:03Donc, ils ont sorti
26:04le Bulle X en 2009.
26:05En 2010,
26:06le Terra 100
26:07qui est le premier
26:08supercalculateur
26:08pour le CEA
26:09parce qu'ils étaient vraiment
26:10sur ce côté
26:10dissuasion nucléaire,
26:11simulation nucléaire.
26:132014,
26:14leur achat par Atos.
26:15Donc, voilà,
26:16on pensait
26:16que ce serait la dernière étape
26:17puisqu'Atos, comme ça,
26:18avait plusieurs divisions
26:19et notamment
26:20cette division supercalculateur.
26:21Et puis là,
26:22donc on l'a...
26:23Enfin, c'était prévu
26:24depuis un moment
26:24depuis qu'Atos
26:24allait mal.
26:25donc l'État
26:26qui reprend
26:26pour 400 millions d'euros
26:28la partie supercalculateur
26:30et qui du coup...
26:31Alors, la marque Bulle
26:32n'avait pas vraiment disparu
26:33mais elle était...
26:34C'était sous le chapeau
26:35l'ombre à Atos.
26:36Mais là, voilà,
26:37la marque Bulle
26:38redevient une entreprise
26:39à part entière
26:40donc avec
26:42toute cette partie
26:44supercalculateur
26:45évidemment derrière
26:46Célia...
26:46Je vais vous demander
26:47où se situe Bulle
26:48aujourd'hui ?
26:48On a effectivement
26:49du calculo de performance
26:51mais...
26:51Aujourd'hui, voilà,
26:52Bulle, c'est du supercalculateur,
26:54du calculo de performance
26:55c'est plutôt bien classé
26:57parmi les géants mondiaux
26:59Alors, quand on vous parle
27:00supercalculateur
27:01c'est pour travailler sur quoi ?
27:02Sur la dissuasion nucléaire
27:03c'est faire des simulations
27:03d'explosions nucléaires
27:06puisqu'on ne fait plus
27:06des vrais tests
27:07depuis pas mal d'années
27:08C'est aussi...
27:09Alors, il travaille un peu
27:10pour la météo
27:10il travaille aussi
27:11pour la recherche
27:12dans la recherche de médicaments
27:13de nouveaux matériaux
27:14mais voilà, il ne faut pas l'associer
27:15et donc du coup
27:16évidemment, ils intègrent
27:18tout ce qui est
27:18intelligence artificielle
27:19et le futur du quantique
27:20par contre, il ne faut vraiment
27:21pas l'associer
27:21à tout ce qu'on entend
27:22aujourd'hui dans l'IA
27:23c'est-à-dire
27:24parce qu'on se dit
27:24mais est-ce qu'ils peuvent
27:26concurrencer des NVIDIA
27:28non, on n'est pas du tout
27:29dans ce domaine-là
27:30l'État a vraiment cherché
27:32à sanctuariser
27:33ce savoir-faire
27:34à se dire
27:34il nous faut un supercalculateur
27:36pour notre dissuasion nucléaire
27:37pour notre défense
27:39pour notre recherche
27:40et donc là
27:41c'est 3000 personnes
27:43c'est 1500 brevets
27:44c'est quand même des experts
27:45dans tous ces domaines
27:45ben voilà
27:46on va pousser un peu tout ça
27:47mais vraiment
27:48on sanctuarise ça
27:49et on...
27:50par ailleurs
27:51voilà on continuera
27:52à avoir de l'IA
27:53mais ce qui nous a un peu surpris au début
27:54c'est qu'il n'y ait pas d'acteurs privés
27:55qui viennent justement
27:56alors ça viendra peut-être
27:57dans un deuxième temps
27:58c'est pas prévu pour l'instant
27:59c'est ce qu'ils disent
27:59mais voilà
28:00aujourd'hui
28:01on a un vrai supercalculateur
28:02pour l'État
28:05avec Atos
28:05on ne sait pas trop
28:06quel serait son avenir
28:07là on sait que voilà
28:08il va y avoir
28:09un peu d'investissement
28:10mais pas autant
28:11que dans les milliards
28:11dont on parle aujourd'hui
28:12dans l'IA
28:13mais voilà
28:14notre défense
28:14notre dissuasion nucléaire
28:15un peu notre médecine
28:16notre recherche surtout
28:17il y a un supercalculateur
28:19qui s'appelle Alice Recoque
28:20qui va être
28:21le prochain
28:22du nom d'une informaticienne
28:23des années 70
28:24qui va arriver
28:25exasquel
28:26c'est un milliard
28:27deux milliards
28:27d'opérations
28:28par seconde
28:29donc voilà
28:30c'est plutôt une bonne nouvelle
28:32pour la recherche française
28:33pour la dissuasion nucléaire française
28:35pour tous ceux
28:35qui vont travailler
28:36parce que 30%
28:37des microprocesseurs
28:39seront faits aussi
28:39seront européens
28:41c'était très clair
28:43merci beaucoup
28:44Frédéric Simotel
28:45merci beaucoup
28:45rédacteur en chef
28:46à BFM Business
28:47et éditorialiste tech
28:48sur BFM Business
28:48on vous retrouve régulièrement
28:50notamment dans Tech & Co
28:51merci beaucoup
28:52c'est la fin de R&D
28:53pour cette semaine
28:54on se retrouve
28:55et à la semaine prochaine
28:56même lieu
28:56même heure
28:59Air et Défense
29:00sur BFM Business
29:02c'est la fin de R&D
29:02c'est la fin de R&D
29:04pour cette semaine
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