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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:01Bonsoir à tous, Célia Barotte, Jules Laurence, notre confrère de Frontières,
00:06Gilles-William-Golnadel, Louis Dragnel, Amine El-Katmi et Johan Ozaï.
00:10Vous êtes présents avec nous parce qu'on parlera de cette vidéo que vous avez mise tout à l'heure
00:14sur les réseaux,
00:16ce qui s'est passé à Narbonne et c'est une affaire gravissime et c'est pourquoi je vous ai
00:20demandé d'être avec nous ce soir.
00:22Mais avant cela, de nombreux magistrats se sont rassemblés un peu partout en France devant les tribunaux
00:26pour protester contre les propos tenus par Gérald Darmanin.
00:28Ça va être très intéressant parce que c'est les magistrats contre Gérald Darmanin qui n'acceptent aucune sanction.
00:35C'est ça la réalité. Alors ils vont habiller ça différemment.
00:38La vérité c'est que vous avez un ministre, garde des Sceaux, qui veut sanctionner
00:41et vous avez toute une corporation ou une partie de la corporation qui dit non.
00:46Le ministre de la Justice a annoncé une enquête administrative visant un substitut du parquet d'Auches dans le cadre
00:51de l'affaire Liana.
00:54Manifestement, c'est un drapeau rouge pour eux. On ne sanctionne jamais ces gens-là.
00:57Alors selon différentes sources judiciaires concordantes, plusieurs centaines de magistrats répartis dans toute la France ont rejoint une boucle WhatsApp
01:05créée pour organiser la riposte après la procédure disciplinaire engagée contre un substitut du parquet d'Auches dans l'affaire
01:12Liana.
01:13J'espère que tout le monde sait ce qu'est une boucle WhatsApp, mais il y a peut-être des
01:17gens qui ne sont pas familiarisés à cela.
01:19C'est sur les smartphones. Vous êtes une quinzaine, une vingtaine, une trentaine.
01:23Vous pouvez être pourquoi pas cinquante d'ailleurs ou cent et puis vous échangez des informations sur, au fond, tout
01:29le monde est précisément en boucle.
01:31Bon. Selon plusieurs participants à ces échanges, les propositions d'action se multiplient pour dénoncer les conclusions du rapport administratif.
01:38Et vous avez, par exemple, hier, alors on ne va pas tout vous montrer ce qu'on a repéré, notre
01:45ministre est actuellement sur CNews, est-il dit,
01:49ce groupe est infiltré et relayé par CNews, ne mettez surtout pas d'informations, ce sont des magistrats qui parlent
01:54quand même,
01:55ne mettez surtout pas d'informations permettant de lier votre numéro de téléphone à votre identité.
01:59Et parmi eux, il y a un magistrat, détaché à la direction générale de la Gendarmerie nationale, en qualité de
02:05chef de la division investigation à l'Office central de lutte contre le travail illégal,
02:10qui a ouvertement parlé de CNews et notamment de la venue du ministre de la Justice d'hier soir.
02:14Bon. Ça en dit quand même beaucoup sur le rapport de force qui peut exister entre Gérald Darmanin et ses
02:22magistrats.
02:22Vous voyez peut-être le sujet d'Augustin Donadieu, les magistrats refusent la sanction et on en parle ensemble.
02:28Deux jours après la publication du pré-rapport d'inspection de la justice et de la gendarmerie,
02:33plusieurs centaines de magistrats ont rejoint une boucle WhatsApp pour organiser la riposte.
02:38Ils contestent dans une tribune publiée dans Le Monde la décision de suspendre l'une de leurs collègues de Hoche,
02:43une sanction prise par le garde des Sceaux Gérald Darmanin après les défaillances identifiées par l'inspection générale
02:50dans le traitement de la plainte pour viol de la petite Rosa en août 2025.
02:54Lorsque tous les professionnels reconnaissent leur quotidien dans les failles révélées par cette affaire,
02:59peut-on encore parler uniquement d'erreurs individuelles ?
03:02Nous ne demandons ni indulgence ni immunité.
03:04Toutefois, une justice protectrice ne se décrète pas par circulaire.
03:08Les mutations d'office, les retraits d'habilitation ou autres sanctions n'empêcheront pas un nouveau drame.
03:13Pour le moment, deux gendarmes ont été mutés d'office.
03:17Une magistrate est visée par une enquête administrative.
03:20La porte-parole du gouvernement assume la fermeté des ministres.
03:23Pour les magistrats, comme pour l'ensemble des chaînes institutionnelles impliquées dans ce drame,
03:31personne ne pourra mettre la poussière sous le tapis.
03:34Le travail doit évidemment continuer, mais je crois qu'encore une fois, chacun doit faire face,
03:39et c'est aussi le cas des magistrats, à sa propre responsabilité lorsqu'elle existe.
03:44Hier, plusieurs dizaines de magistrats manifestaient devant les tribunaux de Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg ou encore Limoges.
03:51Le bras de fer entre la magistrature et le ministère de la Justice ne fait que commencer.
03:58Parole à un avocat qui connaît bien le système et qui connaît bien les magistrats, dit William Golnadel.
04:04Alors d'abord, ce n'est pas les magistrats, c'est des magistrats.
04:07Vous avez raison.
04:08Vous remarquerez aussi que le camp qui défend le plus ces magistrats, c'est la gauche.
04:14De là à penser effectivement que la gauche a intérêt à défendre cela, il n'y a qu'un pas
04:20que j'ose de franchir assez allègrement.
04:22Ensuite, dans la boucle en question, il y a des magistrats qui sont en principe épris de droit,
04:27qui proposent de faire des choses qui ne sont pas extrêmement légales.
04:31Ça n'est pas non plus pour m'étonner.
04:33Mais si j'ose dire, je plaiderais à des charges.
04:36Ces gens sont tellement habitués à jouir de ce privilège particulier,
04:42de cette impunité particulière, que c'est difficile de renoncer à un privilège.
04:46Je vous le dis franchement, c'est difficile.
04:49C'est difficile, mais ça me paraît nécessaire parce que le peuple français l'exige.
04:54Je vais ressortir la petite comparaison que j'avais faite avec les colonels
04:57lorsqu'il y avait des commissions d'enquête et des jeunes gens qui n'étaient pas habitués à ce qu
05:02'on leur pose des questions
05:03puisque d'habitude, c'est eux qui les posaient.
05:05C'était Jean-Louis Trintignant, vous savez, dans le film Z de Costa Gavras,
05:07qui interrogeait les colonels.
05:09Il y avait Pierre-Duc, etc.
05:11Il disait, comment ? Est-ce possible ? Pas moi ?
05:13Et là, c'est pareil.
05:15D'habitude, c'est les magistrats qui posent des questions.
05:17C'est les magistrats qui interrogent les journalistes.
05:19C'est les magistrats qui interrogent les chaînes d'entreprise.
05:21C'est les magistrats qui interrogent Nicolas Sarkozy et les hommes politiques.
05:24Là, c'est le contraire.
05:26Donc, on leur demande des comptes.
05:28Moi, ce que j'ai trouvé très frappant dans les échanges qu'on a pu consulter,
05:32la première chose, c'est l'absence de remise en question.
05:34Vous voyez, par exemple, qu'il y a un message qui est envoyé d'ailleurs par la procureure d'Auch
05:39à une de ses amies qui a la maladresse de publier le message dans la boucle WhatsApp.
05:44Et elle dit, mais moi, je ne suis responsable de rien.
05:46Je ne vois pas ce que j'aurais pu faire autrement.
05:48Et donc, il y a à la fois un réflexe corporatiste et absence de remise en question.
05:52Et moi, je trouve que c'est ça qui est de plus frappant.
05:54Et ensuite, effectivement, il y a la contestation de l'autorité du ministre.
05:58Et je trouve que ce qui est assez impressionnant, c'est de voir à quel point, moi, je trouve,
06:02premièrement, le ministre de la Justice n'a aucune autorité sur les gens qui travaillent dans son ministère.
06:07Et c'est Gérald Darman, ce n'est pas lui, en fait.
06:09C'est d'un point de vue de la fonction.
06:11C'est-à-dire qu'on demande au garde des Sceaux des choses qu'il ne peut pas faire.
06:14Et deuxièmement, on voit bien que la magistrature, à la fin, se dit, c'est nous qui gagnerons.
06:20C'est nous qui allons avoir le dernier mot sur le politique.
06:23Et pour terminer, moi, ce que je trouve très illustrant aussi,
06:27c'est de voir à quel point la justice, aujourd'hui, n'est pas comprise par les Français.
06:31Et souvent, quand vous n'êtes pas compris, c'est à vous de faire l'effort de vous faire comprendre.
06:35Mais ils ne veulent pas être compris.
06:36Il y a une opposition avec le politique que Gérald Darmanin a fait le choix de l'opinion publique contre
06:40son administration.
06:42Mais moi, je trouve, en fait, la justice va crever de ça.
06:45Indépendamment de la question de politique, est-ce qu'ils sont à gauche ou à droite ?
06:48Le sujet, c'est de rendre compréhensible l'action de la justice en France.
06:52Mais ils s'en fichent en France.
06:52Pas tous, pas tous.
06:53Mais ceux-là, ceux-là, ceux-là, ceux-là, ceux-là, ils s'en fichent.
06:58Après, heureusement, il y en a beaucoup d'autres qui ne sont pas compris.
07:00C'est pas leur sujet, une forme d'arrogance.
07:02Vous avez vu, d'ailleurs, j'ai vu, c'est intéressant, d'ailleurs,
07:04c'était des femmes qui ont brandi, vous avez sans doute vu ça sur les réseaux,
07:08d'ailleurs, c'était que des femmes, manifestement, qui ont...
07:11Parler de la manifestation ?
07:12Oui.
07:12Ah oui, c'était assez amusant parce que j'avais un collaborateur.
07:15Alors là, la parité, je ne sais pas où elle est.
07:16J'avais un collaborateur qui plaidait dans un dossier, je ne dirais pas où.
07:19Et ensuite, il s'est perçu, en regardant les choses,
07:23que l'une des juges qui l'avait écoutée,
07:27elle tenait le drapeau du syndicat de la magistrature.
07:32Je vous mentirais en disant que ça m'a mis en confiance.
07:34Bon, écoutons, Béatrice Brugère, écoutons pas mal de réactions.
07:38Béatrice Brugère, qui est magistrate et que vous connaissez,
07:41qui intervient régulièrement sur les antennes.
07:44Moi, je ne me reconnais pas dans cette démarche,
07:47puisque je n'y participe pas.
07:49Et cette démarche me surprend un peu.
07:53En tout cas, elle n'est pas dans ma façon de voir les choses,
07:57dans la mesure où je pense qu'elle n'est pas totalement adaptée
08:01à la situation aujourd'hui.
08:03Qu'on puisse réagir, c'est tout à fait normal.
08:06Ça fait partie d'ailleurs du débat public.
08:09Après, c'est la manière dont on le fait qui peut interroger.
08:13Moi, ce qui est sûr, ce que je peux dire,
08:14c'est qu'aujourd'hui, vous avez des milliers de magistrats
08:17qui sont à pied d'œuvre pour travailler,
08:20notamment pour rendre justice,
08:22et que ça ne représente pas nécessairement
08:26l'état d'esprit de tous les magistrats.
08:27Il y a une forme d'immunité sur le juridictionnel.
08:30C'est d'ailleurs toute la difficulté aujourd'hui du débat.
08:33C'est-à-dire qu'on dit toujours,
08:35non, on ne peut pas aller sur le juridictionnel,
08:37on ne peut pas aller sur le fond, si vous voulez, des décisions.
08:41Et là, il y a un vrai décalage,
08:43parce qu'en fait, ce que moi, j'entends dans la colère,
08:46et il faut l'écouter,
08:47c'est qu'en fait, on nous demande des comptes sur ça, justement.
08:51C'est là-dessus qu'on nous demande plus de comptes.
08:53Amine Elketny.
08:55Elle a tout dit, Béatrice Brugère,
08:58et notamment quand elle parle de décalage,
09:00il y a une émotion immense dans le pays.
09:03Parce qu'une enfant est morte,
09:05qu'elle n'aurait pas dû mourir,
09:07que des dysfonctionnements ont conduit à ça.
09:10Mais si, pardon, c'est le cœur du sujet.
09:12Et que la justice, ou en tout cas les magistrats,
09:15auraient pu profiter de cette occasion et de ce drame
09:17pour précisément rendre des comptes,
09:19pour se remettre en question.
09:20Et que font-ils ?
09:21C'est les deux choses qu'on leur reproche,
09:24c'est-à-dire la déconnexion
09:25et le refus de rendre des comptes.
09:27On va écouter Gérald Darmanin, qui était sur RTL.
09:32Je pense que vous ne vous rendez pas compte
09:33à quel point, quand Emmanuel Macron est arrivé,
09:35la justice...
09:36C'était le mot de M. Urvois,
09:37qui était ministre de la Justice
09:38et qui a constaté sous M. Hollande
09:39que la justice était clochardisée.
09:41Parce qu'on a doublé les effectifs
09:43et les budgets du ministère de la Justice
09:46en huit ans.
09:47Après, vous mettez cinq ans
09:47pour recruter un magistrat.
09:50Oui, je pense que les gouvernements précédents,
09:52et voilà, c'est un constat,
09:54ont totalement paupérisé la justice.
09:55En plusieurs années,
09:56il y a eu beaucoup de choses
09:57qui ont malgré tout changé.
09:58Ce n'est pas assez vite
09:59et l'affaire Liana démontre,
10:00comme d'autres affaires,
10:01qu'évidemment,
10:02on a encore beaucoup de choses à faire.
10:03Mais il y a eu beaucoup de choses
10:04qui ont été faites.
10:06Et malheureusement, oui,
10:07dans les mois qui viennent,
10:07en tout cas, je vais me consacrer.
10:09Moi, je suis à fond,
10:10totalement, sur mon ministère
10:11pendant les dix mois qui me restent.
10:12Je n'ai pas d'autre ambition politique
10:13que d'être un bon ministre de la Justice.
10:15J'ai fait des prisons d'hôte sécurité,
10:16j'ai changé le monde pénitentiaire.
10:18Ça, c'était la première partie de mon mandat.
10:20Et je vais m'occuper,
10:21je m'occupe de mettre
10:22de l'intelligence artificielle
10:23et de l'humérisation
10:24au ministère de la Justice.
10:25Il était avec nous hier soir,
10:26Gérald Darmanin.
10:27Il fait le job, comme on dit.
10:28Il fait le job.
10:29Je ne suis pas sûr
10:30qu'il soit soutenu par toute la presse,
10:32parce qu'il penche plutôt à droite
10:35et que la sociologie des magistrats,
10:38elle ressemble souvent
10:39à la sociologie des journalistes.
10:40Je ne suis pas sûr que la presse l'aide.
10:42L'aide beaucoup dans ce dossier.
10:45Les parents de l'IANA
10:48ont pris connaissance aujourd'hui
10:51du rapport d'autopsie.
10:52Les parents ont pris connaissance
10:54ce jour du rapport d'autopsie
10:55de leur enfant rendu hier.
10:56Ils ont par ailleurs été entendus ce jour
10:58par des magistrats instructeurs
11:00en leur qualité de partie civile.
11:01Beaucoup reste à faire
11:02et les investigations doivent continuer
11:04dans de bonnes conditions.
11:05Ils demandent que toute récupération politique cesse.
11:07Ils ne répondront plus à aucune sollicitation,
11:09quelle qu'en soit la nature ou la personnalité.
11:11Ils appellent au respect de l'image de l'IANA
11:13et que celle-ci ne soit pas plus utilisée
11:15surtout par l'intelligence artificielle.
11:17Je ne sais pas ce que ça veut dire.
11:18D'ailleurs, elle a été utilisée
11:19par l'intelligence artificielle.
11:20Célia Barone.
11:21Des tournements de vidéos faites avec elle.
11:24Bon, voilà ce qu'on pouvait dire ce soir
11:26sur cette bataille.
11:27Je ne sais pas si vous avez des éléments
11:29ou des informations à nous apporter
11:31sur cette bataille qui se met en place
11:32entre un ministre qui est décidé,
11:34il nous l'a dit hier,
11:35à prendre des décisions.
11:37À prendre des décisions.
11:38À prendre des sanctions, plus exactement.
11:39Ce qui est la moindre des choses.
11:40S'il y a une sanction,
11:42s'il y a une faute,
11:42il faut qu'il y ait une sanction.
11:43Oui, dès le début,
11:44Gérald Darmanin a assumé.
11:45Il a pris ses responsabilités.
11:48C'est sa qualité d'habilitation
11:51concernant les enquêtes,
11:53les dossiers concernant les mineurs
11:54qui a été retiré à cette substitute
11:56du procureur de Doche.
11:58Et donc, c'est pour cela
11:59qu'il y a eu de ses contestations.
12:00Et on peut relever le niveau très bas
12:01des échanges dans cette boucle WhatsApp
12:03puisqu'on parle par exemple
12:05de saturer la messagerie de Gérald Darmanin
12:07ou encore de saturer la messagerie
12:08du Conseil supérieur de la magistrature.
12:11Bon, et vous avez un mot peut-être
12:12à nous apporter sur le rapport d'autopsie du jour ?
12:15Oui, oui.
12:15Alors, l'autopsie qui a été conduite
12:17par trois médecins légistes
12:18nous parle par exemple
12:19d'absence de lésions
12:20traumatiques cervicales visibles.
12:23Ils nous parlent de lésions
12:24échimotiques observées
12:25au niveau des membres supérieurs
12:27et inférieurs de l'IANA.
12:29C'est-à-dire qu'on parle de liens
12:30qui ont été attachés
12:32au niveau de ses bras,
12:33ses avant-bras, ses poignets
12:35et ses chevilles
12:35mais avant qu'elle ne décède
12:37puisque lorsqu'elle a été retrouvée,
12:38elle n'était pas attachée.
12:40Il y a un rapport d'autopsie
12:41qui confirme le viol aussi
12:42de cette fillette.
12:43On nous parle également
12:44de contusions au niveau de la bouche,
12:46c'est-à-dire qu'elle a été
12:48baïonnée avant sa mort
12:50et donc le parquet d'Agin
12:51a pris un réquisitoire supplétif
12:53contre Jérôme Barrella
12:54sur les qualifications
12:56criminelles suivantes.
12:57Meurtre sur mineur de 15 ans
12:59précédé ou accompagné
13:00d'un viol.
13:01Viol sur mineur de 15 ans
13:02par violence,
13:03contrainte, menace ou surprise.
13:04Et donc en l'état
13:05de cette qualification criminelle,
13:07c'est la réclusion criminelle
13:08à perpétuité
13:08qui est encourue
13:09si ces réquisitions sont suivies.
13:11On va marquer une pause
13:12mais il y a deux rapports
13:15Il y a eu des analyses biologiques
13:16qui en sont complétées
13:18avec ces autopsies.
13:19C'est dans le cadre du même...
13:21Oui, oui.
13:22C'est important de le dire.
13:23Jusque-là, c'est très long.
13:24Il y a beaucoup d'examens
13:24sur cette fillette.
13:25Bon, on va marquer une pause.
13:26Je disais tout à l'heure
13:28que Jules Laurence est avec nous.
13:29Peut-être le connaissez-vous.
13:31Il intervient le matin
13:32dans 100% Frontières
13:33avec Gauthier Lebrecht.
13:35Louis, 17 ans,
13:36a été tabassé à mort
13:36sur un chantier de Narbonne.
13:38Vous avez une vidéo.
13:40Je ne sais pas si on va la passer,
13:41la vidéo.
13:41Je vous le dis clairement
13:43parce qu'elle est d'une violence inouïe.
13:45Donc, je ne suis pas sûr
13:46qu'on la passe
13:47parce qu'effectivement,
13:51elle est dérangeante.
13:53Je ne sais pas si c'est le bon mot d'ailleurs
13:54mais elle est d'une très grande violence
13:56et elle peut choquer.
13:57En revanche,
13:58il faut parler de cette affaire.
13:59Plusieurs individus sont impliqués
14:01dans ce lynchage à mort.
14:03Cinq ont été interpellés,
14:04mis en examen pour assassinat.
14:06Louis, 17 ans,
14:08c'est un jeune garçon.
14:09On va en parler après la pause.
14:11Merci en tout cas d'être avec nous.
14:12C'est la première fois
14:13que vous venez dans notre émission le soir.
14:15Il est 20h23.
14:16Nous marquons une pause.
14:17A tout de suite.
14:20Louis, Laurence, c'est avec nous.
14:21Vous appartenez à la rédaction de Frontières.
14:24Je pense qu'il y a beaucoup de gens
14:25qui apprennent cette information
14:26qui est sur les réseaux sociaux
14:27et cette vidéo qui est sur les réseaux sociaux
14:29puisque votre site Frontières
14:31a mis cette vidéo
14:32d'un garçon, Louis, 17 ans,
14:34qui a été tabassé à mort
14:36sur un chantier à Narbonne.
14:37Plusieurs individus sont impliqués
14:38dans ce lynchage à mort.
14:40Cinq ont été interpellés
14:41et mis en examen pour assassinat.
14:43Assassinat.
14:43A priori, on ne va pas la passer.
14:46Bon, moi, j'ai vu la vidéo.
14:47Elle est d'une violence inouïe.
14:50Je ne dirais pas qu'elle est impassable.
14:53D'autant que la mère de Louis
14:55souhaite qu'on la passe.
14:57La mère de Louis souhaite
14:58qu'elle soit diffusée.
15:01pour le moment, nous ne la passons pas.
15:04Pourquoi ?
15:05Parce que visuellement,
15:07elle est abominable
15:08et on entend également
15:10quasiment le dernier souffle,
15:13le dernier râle de Louis.
15:1517 ans.
15:16Alors, dites-nous les circonstances
15:18dans lesquelles cette vidéo,
15:20vous avez pu la voir,
15:22vous la procurer,
15:23et comment s'est passé l'échange
15:24puisque je crois que vous avez
15:25été avec les parents de Louis.
15:27J'ai été au contact
15:29toute l'après-midi
15:30avec la famille de Louis
15:31qui m'a raconté
15:33effectivement cette dernière semaine
15:34glaçante et tragique
15:36pour cette famille.
15:36Il faut reprendre les faits.
15:37On est dans la nuit
15:38de vendredi 19 juin au 20 juin.
15:41Louis va être victime
15:42d'un guet-apens.
15:43Un guet-apens,
15:44il va être tabassé à mort
15:46par cinq individus.
15:47Donc, dans une vidéo terrible
15:49dont on voit certaines...
15:50Voilà.
15:51On a choisi de ne passer
15:52que cette image,
15:53qui est une image arrêtée.
15:55Donc, est-ce que vous pouvez
15:56nous décrire, Jules,
15:58ce que nous voyons ?
15:58C'est un lynchage à mort
16:00dans lequel on voit
16:01cinq individus
16:02qui vont finalement
16:03dans une avalanche
16:04de coups,
16:05de coups de pieds
16:06placés dans la tête,
16:07une volonté de tuer.
16:09Pendant plusieurs secondes,
16:10ils vont se livrer
16:11à cette violence
16:12sur ce jeune Louis
16:12qui, il faut dire,
16:13est une personne
16:14en état de vulnérabilité.
16:16C'est quelqu'un
16:16qui a un certain handicap
16:18et il a été victime
16:20de cette violence
16:21vers 23h30
16:22dans la nuit
16:23du 19 juin
16:24au 20 juin.
16:26Il se trouve
16:27que ces individus,
16:28ils ont eux-mêmes
16:28filmé cette vidéo.
16:30Cette vidéo,
16:30finalement,
16:31les parents de la famille,
16:32ils l'ont reçue
16:33parce qu'elle s'est diffusée
16:34à travers certains amis,
16:35ils l'ont envoyée
16:36à leurs amis
16:36et eux-mêmes,
16:37finalement,
16:37ont revendiqué
16:38cette violence
16:39le soir même.
16:40À la fin de la vidéo,
16:41ce qui est peut-être
16:41le plus tragique
16:44et difficile à comprendre
16:45pour nous
16:46autour d'un plateau,
16:46c'est que
16:47les individus,
16:48finalement,
16:48narguent
16:49le corps inerte
16:50de Louis
16:51qui ne bougent plus,
16:52c'est-à-dire
16:52qu'ils se placent devant
16:53et ils revendiquent
16:54presque cet acte
16:55dans une pulsion
16:56de puissance
16:57vis-à-vis du corps.
16:58Et quelles motivations ?
16:58Pourquoi s'en sont-ils pris
16:59à ce jeune homme ?
17:01Alors,
17:01les motivations...
17:02Puisque c'est assassinat.
17:04Exactement.
17:04Donc, il y a une pré-méditation
17:06manifestement
17:06qui est imaginée.
17:08Il y a peut-être
17:09une...
17:09C'est une première piste
17:10qui est envisagée
17:11aujourd'hui par le parquet.
17:12Il pense que c'est
17:13une vengeance.
17:14Une vengeance
17:14parce que Louis
17:15a déjà été tabassé
17:17autour du 12 juin
17:19et par la suite,
17:20il a porté plainte.
17:21On ne sait pas
17:21si ce sont les mêmes individus
17:22qui ont tabassé Louis
17:23le 12 juin
17:24et aujourd'hui.
17:25Simplement,
17:25dans cette vidéo,
17:26on les entend dire
17:27« Tu ne parleras plus
17:28à la police.
17:29C'est pour la police. »
17:30C'est-à-dire qu'on sent
17:31qu'il y a une logique
17:31de vengeance
17:32et finalement,
17:32c'est parce que Louis
17:33aurait dénoncé
17:34son premier tabassage
17:35du 12 juin
17:35qu'ils auraient organisé
17:37ce tabassage
17:38entre la nuit
17:39du 19 au 20.
17:40Ça, c'est la première piste.
17:41Les éléments,
17:42il reste encore
17:42à être éclaircis.
17:43Mais il faut aussi rappeler
17:44que dans ces cinq individus,
17:46on a trois mineurs.
17:47On a trois personnes mineures
17:48qui se sont livrées
17:49à ce tabassage
17:50qui est vraiment glaçant
17:52sur plusieurs secondes,
17:54presque une minute
17:55et que Louis,
17:56finalement,
17:57il les connaissait
17:57depuis quelque temps,
17:58il les fréquentait
17:59et que c'était peut-être
18:00devenu la bête noire
18:01de ces personnes
18:01et le moment
18:02où il s'est rebellé,
18:03il a décidé d'appeler
18:04la police,
18:04ils ont décidé
18:05d'organiser ce guet-apens
18:06et provoquer
18:07cet abassage mortel.
18:08Louis est blanc,
18:09est-ce que c'est
18:09un crime raciste ?
18:10On ne peut pas
18:11le savoir aujourd'hui,
18:12on ne peut pas encore
18:12le savoir puisque
18:13dans la vidéo,
18:14ce n'est pas revendiqué.
18:16C'est une hypothèse,
18:17c'est une hypothèse
18:17qu'il y ait un crime
18:18raciste derrière
18:19parce que Louis,
18:20c'était la victime idéale,
18:21quelqu'un qui a été
18:22placé à la ZEU,
18:23qui est en état
18:24de vulnérabilité,
18:25qui fréquentait effectivement
18:27beaucoup de personnes
18:27issues de l'immigration
18:29qui ont pendant
18:30plusieurs mois
18:31finalement exercé
18:32des violences,
18:33des pressions,
18:33des tabassages,
18:34des diffamations
18:35à son égard.
18:37Sur l'un des Instagram
18:38d'une personne
18:39qui a déjà tabassé Louis,
18:40il revendiquait
18:41la violence vis-à-vis
18:42de ce jeune Louis.
18:43Il y a une vidéo
18:43qu'on peut voir
18:44dans laquelle il tabassait
18:45déjà ce jeune Louis.
18:47Je ne sais pas
18:47si c'est la même personne
18:48qui était présente
18:48le soir du 19.
18:49Cette vidéo,
18:50vous l'avez mise
18:50également en ligne
18:51sur le site de Frontières ?
18:53Pas encore celle-ci.
18:54Pas encore parce que
18:55je ne sais pas
18:55si la personne
18:56qui a pris la vidéo
18:56est mineure ou pas.
18:57On prend le temps
18:58parce que c'est un dossier
18:59dans lequel on prend
19:00le temps avec la famille,
19:02on est au contact permanent,
19:03on les écoute
19:04et cette famille,
19:05il faut le dire,
19:05elle a envie
19:06que cette vidéo
19:07soit médiatisée,
19:07elle a envie
19:08qu'on parle de cette affaire,
19:09elle n'a pas envie
19:09qu'on dise
19:10qu'on est en train
19:10de récupérer
19:11quand on en parle,
19:12elle a envie
19:13que la parole soit écoutée
19:14et surtout,
19:14elle ne veut pas
19:15qu'aujourd'hui
19:16la parole de Louis
19:17et ce qu'il a vécu
19:17soient oubliées.
19:18Vous avez dit
19:19que Louis était à l'ASE,
19:21c'est bien ça ?
19:22Il est passé par l'aide sociale
19:26parce qu'il avait...
19:27Et donc ses parents,
19:28à ce moment-là,
19:29n'avaient pas la garde
19:30de leur fils ?
19:32Non, parce qu'il avait
19:33quelques difficultés,
19:34il a été déscolarisé,
19:35il était en train
19:36de chercher du travail,
19:37il devait retrouver
19:38d'ailleurs du travail
19:39début juillet,
19:40début juillet,
19:41il devait retrouver
19:41un travail
19:42et finalement,
19:43les parents étaient
19:43très heureux
19:44de cette situation
19:45parce que finalement,
19:46le retour à la famille
19:47était conditionné
19:48au fait qu'il retrouve
19:48du travail
19:49et qu'il ait stabilisé
19:50sa situation
19:50et dès lors qu'en fait,
19:52cette situation
19:53serait stabilisée,
19:53il serait revenu
19:54dans la famille.
19:55Donc, c'est cinq personnes
19:56qui sont mises en examen
19:57pour assassinat,
19:57vous avez dit trois mineurs
19:58tout à l'heure,
19:59est-ce qu'on connaît
19:59le profil de ces jeunes gens ?
20:01Pas encore.
20:02Est-ce qu'ils ont
20:03un casier judiciaire ?
20:05Il faut être tout à fait
20:06transparent,
20:07on a questionné le parquet
20:08aujourd'hui dans l'Aude
20:09mais il se trouve
20:10qu'à partir de 16h30,
20:11ils ne répondent plus
20:12et ils nous ont envoyé
20:13un mail en disant
20:14qu'ils sont en vacances.
20:15Ça s'est passé,
20:16dites-vous,
20:16entre le 19 et le 20 juin ?
20:18Exactement.
20:18On est aujourd'hui
20:19le 23 juin ?
20:20Je n'ai pas entendu
20:24une conférence d'un pro...
20:26de la République,
20:26ça me paraît quand même
20:27une affaire extrêmement grave,
20:28un jeune homme tabassé
20:30est tué,
20:31assassiné
20:31par cinq personnes,
20:33personne n'en parle.
20:34Les premiers à en avoir parlé,
20:35finalement,
20:35c'est la presse quotidienne régionale
20:37mais d'une manière
20:37complètement détournée
20:38parce qu'ils sont partis
20:40sur la thèse d'une rixe,
20:41ce qui n'est absolument pas
20:42ce qui s'est passé
20:43selon les premiers éléments
20:44du parquet,
20:45ce que nous a raconté la famille,
20:46ce qu'ont raconté
20:47les amis également de la famille
20:49qui expliquent
20:50que Louis est vraiment
20:50tombé dans un guet-tapant
20:51suite à une vengeance
20:52de ce groupe vis-à-vis de lui.
20:53Est-ce qu'il y a eu volonté
20:54de masquer cette affaire tragique ?
20:57Je pense qu'au niveau
20:58de la presse quotidienne régionale,
20:59certainement,
21:00puisqu'ils sont là,
21:01finalement,
21:01à faire des euphémismes,
21:03à atténuer la réalité,
21:04à vouloir partager
21:05la responsabilité.
21:06Du côté des procurats,
21:07des magistrats,
21:08il faut quand même dire
21:09que les gardes à vue
21:09ont été faites tout de suite,
21:11les cinq individus
21:11ont été interpellés,
21:12mis en garde à vue,
21:13déférés directement
21:14en comparaison immédiate
21:15et qu'ils sont aujourd'hui
21:18en détention provisoire.
21:20Ce qui est la moindre des choses.
21:21Ce qui est la moindre des choses.
21:22Même les mineurs.
21:22Ce qui est la moindre des choses.
21:23Et peut-être que la faliana
21:24était un accélérateur
21:24dans la prise de décision.
21:25Ce qui est la moindre des choses.
21:27Parce que moi,
21:27j'ai vu les images.
21:29Après, les uns et les autres
21:29peuvent aller,
21:30s'ils le souhaitent,
21:31sur les réseaux sociaux,
21:32s'ils le veulent ou pas.
21:33C'est des images insoutenables.
21:35Mais on parle
21:37d'ensauvagement de la société.
21:38Moi, je préfère parler
21:39de racaïsation de la société.
21:41Ceux qui ont l'un chez Louis,
21:43ce sont des racailles.
21:44J'invite tout le monde
21:44à aller regarder la vidéo.
21:45La racaïsation de la société,
21:47c'est quoi ?
21:48C'est la domination
21:49de plus en plus importante
21:50des racailles sur la société.
21:52Alors, ça conduit
21:53à des meurtres.
21:54Crépole.
21:54Ça conduit
21:55à ce que nous voyons là.
21:56Nous verrons bien
21:56si c'est de la même mature.
21:57Mais en tout cas,
21:58ces cinq racailles
21:59ont tué une personne
22:00et un Français,
22:00en l'occurrence.
22:01La racaïsation de la société,
22:03c'est la finale
22:03de la Ligue des champions
22:05où les racailles
22:06investissent les centres-villes,
22:08empêchent les personnes
22:09qui, elles,
22:10respectent toutes les règles
22:11de sortir.
22:12On est enfermé chez nous.
22:13On n'ose plus sortir.
22:14On n'ose plus prendre de risques.
22:16Et face à cela,
22:16on a un pouvoir politique
22:19qui regarde ailleurs.
22:20Qui regarde ailleurs.
22:21Alors, sur le climat,
22:22Jacques Chirac disait en 2002
22:23« Notre maison brûle,
22:24nous regardons ailleurs. »
22:25Là, c'est la France qui brûle.
22:26Là, c'est la France qui brûle
22:28et le pouvoir « Regarde ailleurs »
22:29ne fait rien
22:30pour lutter contre cela.
22:31Donc, la situation
22:32est bien pire aujourd'hui,
22:33évidemment,
22:34qu'elle ne l'était en 2017.
22:35Et je vais vous dire quelque chose.
22:37Réjouissons-nous
22:38de ce que nous connaissons aujourd'hui
22:39parce que si les choses
22:40ne changent pas en 2027,
22:42ce sera pire demain.
22:43Il y a beaucoup de gens
22:44qui nous disent
22:46« Passer la vidéo. »
22:47L'image,
22:48on peut la revoir.
22:49D'ailleurs,
22:49elle est illisible.
22:50On ne peut pas la décoder.
22:53On va peut-être,
22:54ces prochaines heures,
22:55il est possible
22:55qu'on ait une position différente.
22:57Pour le moment,
22:58pour le moment,
23:00face à la violence
23:01de cette image,
23:04nous choisissons
23:05de ne pas la montrer.
23:06Je ne vous dis pas que
23:07peut-être que demain,
23:08nous verrons les choses différemment,
23:10mais pour le moment,
23:10c'est comme ça.
23:11Au plan psychologique,
23:13dans le livre
23:14du racisme anti-blanc
23:16de Bousquet,
23:17il y a un peu de ça.
23:17C'est la loi du nombre.
23:20C'est aussi la loi
23:21du plus fort.
23:22Et j'ai l'impression,
23:24quand tu nous racontes tout ça,
23:25c'est un pauvre môme,
23:26un pauvre gamin
23:27qui essayait quand même
23:28d'être accepté
23:29des autres.
23:31Et les autres
23:32l'acceptaient
23:32à condition
23:33qu'il soit soumis.
23:34ça ressemble
23:35à un scénario
23:36qu'on voit souvent.
23:38Aminé Alicadmi.
23:41Le prénom de Louis
23:43s'ajoute
23:43à une longue liste
23:44de prénoms
23:45d'enfants
23:45de France
23:46dont la vie
23:50a été emportée
23:51par l'ensauvagement.
23:52Et les Français
23:53se souviennent
23:53de ces prénoms.
23:54J'ai été alerté
23:55ce matin,
23:56très tôt,
23:56c'est moi
23:56qui ai mis
23:57la famille
23:58en relation
23:58avec l'équipe
23:59de frontières.
24:00Et tout de suite,
24:00dès les premiers messages,
24:01j'ai compris
24:02qu'il y avait
24:03quelque chose
24:03de grave
24:04et qu'il fallait
24:04qu'on en parle.
24:08Évidemment.
24:10Évidemment.
24:11On aura peut-être
24:12ces prochaines heures.
24:13Vous aurez peut-être
24:14des prochaines heures.
24:15Vous nous avez parlé
24:15de nouvelles vidéos
24:16qui seraient susceptibles
24:18d'être mises en ligne.
24:19Et on ne peut avoir
24:20qu'une pensée,
24:21là encore,
24:21pour la famille
24:23de Louis.
24:24Voilà ce qu'on pouvait dire
24:24ce soir
24:25sur ce sujet.
24:27On a parlé
24:28de Marc Bloch
24:29hier
24:30avec
24:30le président
24:31de la République
24:32et la panthéonisation
24:33de Marc Bloch.
24:34Vous avez peut-être vu,
24:36on disait ce matin
24:37qu'Emmanuel Macron
24:38a fait une passe décisive
24:39à Jean-Luc Mélenchon.
24:41C'est-à-dire que
24:42Jean-Luc Mélenchon
24:44était au Panthéon
24:45pour saluer
24:46Marc Bloch.
24:48Je ne suis pas sûr
24:49que Marc Bloch
24:50aurait été satisfait
24:51de sa présence.
24:53Manuel Bompard
24:54a écrit
24:54« Ce soir,
24:54nous avons pu vivre
24:55l'entrée au Panthéon
24:56de Marc et de Simone Bloch
24:58avec leur petite fille
24:59Suzette Bloch
25:00et une partie
25:00de sa famille.
25:01Un magnifique hommage
25:02pour une vie d'engagement
25:04qui ne cesse
25:04de nous inspirer. »
25:06J'ai vu que notre ami
25:07Alain Jakubowicz
25:08a eu ce matin
25:10un tweet
25:10assez intéressant
25:12et assez courageux,
25:14disons-le,
25:15parce qu'on sait
25:16qu'Alain Jakubowicz
25:18a dirigé d'abord
25:19la LICRA
25:20pendant de nombreuses années.
25:22C'est un homme
25:23plutôt de gauche
25:24qui était engagé
25:25dans le procès Barbie.
25:25et qu'a-t-il dit
25:27ce matin
25:28précisément
25:29« Il est manifestement
25:30plus facile
25:31de dénoncer
25:32l'antisémitisme
25:33d'hier
25:34que de lutter
25:35contre celui
25:35d'aujourd'hui. »
25:37Parce qu'il est honnête
25:38Alain Jakubowicz.
25:40Il est honnête
25:41et parfois
25:42comment dire
25:43en colère
25:44bien sûr
25:45mais une colère saine.
25:46Enfin,
25:46s'il faut dire les choses
25:47comme elles sont
25:48le rôle
25:49de la petite fille
25:50de Marc Bloch
25:51et je le considère
25:53Lisette,
25:53Luzette,
25:54Suzette.
25:55Et tout simplement
25:57scandaleux.
25:58En vérité,
25:59elle est fille
26:00elle-même
26:01quand on regarde.
26:02J'ai regardé
26:03ce qu'elle tweetait.
26:05C'est elle et fille
26:05y compris
26:06sur les questions
26:09identitaires
26:10ou touchant
26:11à Israël.
26:11Je pense que
26:12c'est le contraire
26:13de son grand-père.
26:14Elle n'a pas hérité
26:15je ne l'ai dit hier
26:16ni de l'intelligence
26:17ni de la finesse
26:17de son grand-père.
26:18Non mais attendez
26:19elle n'est pas en sucre
26:21au nom de quoi
26:25je retiendrai
26:26ma colère
26:26quand on veut
26:28rendre
26:29honneur
26:30à son grand-père
26:31elle pose
26:32complaisamment
26:33avec le parti
26:34antisémite.
26:35Il ne manquerait plus
26:36que je me taise.
26:37On peut dire
26:37en tout cas
26:38qu'elle a bien pensé
26:39la stratégie
26:40de communication
26:41pour favoriser
26:42la France insoumise
26:42parce que
26:43de l'interview
26:43de France Inter
26:44le matin
26:44jusqu'à cette photo
26:46au cœur du Panthéon
26:47elle a évidemment
26:48pensé une stratégie
26:49de communication
26:50pour favoriser
26:51Jean-Luc Mélenchon.
26:51Tout a été très très bien
26:53orchestré
26:54sous la houlette
26:55j'imagine
26:55du service communication
26:56d'Alefi.
26:57Et de France Inter
26:58aussi.
26:58Et de l'Élysée.
26:59Mais naturellement.
27:00Et de l'Élysée.
27:01Bien sûr.
27:01Naturellement.
27:02C'est vrai.
27:02L'Élysée est dans la boucle.
27:04C'est fou.
27:04Bien sûr.
27:05L'Élysée est dans la boucle.
27:07Ben oui.
27:08L'Élysée
27:08c'est une passe décisive
27:09à Jean-Luc Mélenchon.
27:10Vous avez raison absolument.
27:11Et d'ailleurs
27:12vous allez écouter
27:12le président Macron
27:14hier
27:14qui parlait plus
27:16de ce qu'il avait envie
27:17de parler
27:17que de Marc Bloch
27:18manifestement
27:18avec quand même
27:19des approximations
27:20historiques
27:21qui me paraissent
27:22très très contestables
27:24mais une manière
27:25de tordre l'histoire
27:27et de la ramener
27:27là où il veut
27:29qu'il la ramener.
27:30Donc écoutez
27:31ce passage
27:32hier
27:32où manifestement
27:34le président Macron
27:35parle de la situation
27:36d'aujourd'hui
27:36telle qu'il l'aperçoit.
27:38Marc Bloch est sévère
27:39avec les dirigeants
27:40des gouvernements Blum
27:41qui n'ont pas vu
27:42le pire à devenir
27:43mais il l'est encore plus
27:44et surtout
27:45avec ces Français
27:46d'influence
27:47et de pouvoir
27:48qui de fait
27:50préféraient admirer
27:51Hitler
27:51plutôt que le Front Populaire
27:53qui doutaient
27:54de la France
27:55la voyaient déjà
27:56décadente
27:57au fond
27:58n'y croyaient plus
28:01l'esprit de défaite.
28:03Sans cesse
28:04entretenus
28:05par ceux
28:05qui se proclament
28:06plus français que vous
28:07ce sont toujours
28:08les premiers
28:09à sacrifier la France
28:10aux intérêts
28:11de puissances hostiles.
28:13Les premiers
28:14à la renier
28:14les premiers
28:15à la trahir
28:16premiers à sacrifier
28:17à leurs intérêts
28:18un peuple libre
28:19peuple qu'au plus profond
28:21d'eux-mêmes
28:21ils n'aiment pas.
28:24Ainsi persiste
28:25encore et toujours
28:26cet esprit
28:28de défaite
28:28indissociable
28:30de l'esprit
28:30de Vichy
28:31poison lent
28:32de notre vie publique
28:33et qu'il faut combattre
28:34inlassablement.
28:36Esprit
28:37qui prétend
28:38sauver la France
28:39en l'écartant
28:40de nos principes
28:41de liberté
28:41d'égalité
28:42de fraternité
28:43fascination
28:44pour la force brute
28:46d'esprits faibles
28:47qui s'étaient fatigués
28:48de la complexité
28:49du monde
28:50manquaient de caractère
28:52et ne croyaient plus
28:53dans le peuple français.
28:55Louis de Raguenay
28:57l'analyse
28:58Écoutez Emmanuel Macron
29:00ça aurait pu être
29:00un discours
29:02vous pouvez
29:02y'a aucun problème
29:03sur la forme
29:05c'est un grand discours
29:06sur le fond
29:07c'est un discours
29:07politique
29:08et très clairement
29:09Emmanuel Macron
29:10utilise
29:11cette panthéonisation
29:12pour régler
29:14ses comptes
29:14avec
29:16évidemment
29:16on comprend
29:17en sous-texte
29:17avec la droite
29:18avec la droite
29:19qui se revendique
29:20patriote
29:20et qui conteste
29:22sa politique étrangère
29:23alors moi ce que je trouve
29:24très étonnant
29:25qui fait presque sourire
29:26c'est qu'Emmanuel Macron
29:27c'est quand même
29:28le théoricien
29:28de la souveraineté européenne
29:30et il donne des leçons
29:31de patriotisme
29:31de leçons de patriotisme français
29:33on voit bien
29:34que c'est la fin
29:34de son quinquennat
29:35après moi
29:36si on prend un tout petit peu
29:37de recul
29:37moi j'ai beaucoup de mal
29:38avec les panthéonisations
29:39d'Emmanuel Macron
29:41on voit bien
29:42qu'à chaque fois
29:42il s'en sert politiquement
29:43pour essayer de régler
29:44des comptes
29:45et comme c'est le panthéon
29:46il se dit
29:46personne ne va pouvoir attaquer
29:47bah là
29:49comme Emmanuel Macron
29:49prononce un discours
29:50extrêmement politique
29:51je pense qu'on est en mesure
29:52de pouvoir le contester
29:55grand discours
29:56non mais je dis sur la forme
29:58c'est à l'apparence
29:59il y a le ton
30:00la voix
30:01le ton posé
30:03écoutez moi
30:03j'arriverai jamais
30:05à prendre
30:05monsieur Macron
30:06pour Jean Moulin
30:07quelqu'un qui n'ose pas
30:08marcher contre l'antisémitisme
30:09ça peut pas m'impressionner
30:11le jour où on pantenise
30:12Marc Bloch
30:13et puis sur le plan historique
30:15ne pas noter
30:16par exemple
30:17le pacte germano-soviétique
30:18qui justement
30:19a donné une balle de match
30:21à Hitler
30:22j'ai du mal quand même
30:23aussi sur le plan historique
30:24c'est pour moi
30:25pardon
30:25c'est pas un grand discours
30:26c'est un petit discours
30:26il y a beaucoup
30:28d'erreurs historiques
30:28pardon
30:29je vous assure
30:30on parlait ce matin
30:31je suis d'accord avec vous
30:32mais vous n'y appelez pas
30:32alors
30:33je
30:33bon
30:34et puis c'est vrai
30:35vous faignez la contradiction
30:36pour
30:37bon
30:38et c'est intéressant
30:39parce que
30:40le président de la république
30:41n'admet pas la contradiction
30:42on le sait
30:43d'ailleurs
30:45Maxime Salada
30:46publie aujourd'hui
30:47une tribune
30:48après ces 8
30:50bientôt CNews
30:50la France
30:51ce pays qui ferme les chaînes
30:52et j'invite vraiment
30:53tout le monde
30:54à lire
30:54cette tribune
30:55qui est tout à fait remarquable
30:56qui est écrite
30:57par le président
30:58du directoire
30:58de Canal Plus
31:01vous savez que l'ARCOM
31:02a attaqué sévèrement
31:04CNews
31:05et reproche
31:06non pas le temps de parole
31:06maintenant
31:07mais reproche
31:08l'éditorialisation
31:09reproche les avis
31:11reproche
31:12ce que nous pouvons mettre
31:14en avant
31:14dans certains sujets
31:15par exemple
31:15le sujet qu'on traite
31:16à l'instant
31:17on est le seul
31:18je n'y peux rien
31:19si on est le seul
31:20à traiter le sujet
31:21de Narbonne
31:22je n'y peux rien
31:23c'est que les autres
31:24ne font pas leur job
31:25bon
31:26et je ne vais pas vous lire
31:27entièrement la tribune
31:28de Maxime Salada
31:29mais je vais vous lire
31:30quelques passages
31:31l'ARCOM
31:32y inscrit
31:34parmi les torts de la chaîne
31:35la mise en cause
31:36de répéter de l'action
31:37de l'exécutif
31:38c'est-à-dire qu'on critique
31:39trop l'exécutif
31:40c'est ça
31:41qu'on relise le grief
31:43la répétition marquée
31:45d'une séquence à l'autre
31:46des mêmes commentaires
31:47et opinions
31:48s'observe principalement
31:49s'agissant de l'action
31:51de l'exécutif
31:51en raison de positions
31:53perçues comme insuffisamment
31:54fermes ou cohérentes
31:55c'est vrai qu'il y a de quoi
31:58le bilan d'Emmanuel Macron
32:00il est catastrophique
32:01donc il faut que me dise
32:02il faut que l'ARCOM me dise
32:04ce que je dois écrire
32:05mais
32:06monsieur Macron
32:07il peut venir
32:07défendre son bilan
32:08il n'est jamais venu
32:10il n'est jamais venu
32:10sur l'antenne de CNews
32:11alors qu'on ne vienne pas
32:12nous faire le reproche
32:14de ne pas lui donner
32:15la parole
32:16ou de ne pas donner
32:18parole à la défense
32:19il n'est jamais venu
32:20il va partout
32:22il est allé
32:24à l'Elysée
32:24avec Max Fly
32:26et Carf Lito
32:27qui faisaient du roulet boulet
32:29comment ça s'appelle
32:30Max Fly
32:30Max Fly
32:31bon
32:31il n'est pas venu sur CNews
32:32parce qu'il ne peut rien
32:33nous n'y pouvons rien
32:34bon
32:36ainsi une autorité
32:37dite indépendante
32:38écrit Maxime
32:39Saada
32:40range la critique du pouvoir
32:42au rang des manquements
32:43c'est quand même extraordinaire
32:45bon
32:45une autorité
32:46qui se fait juge
32:47de l'équilibre de la critique
32:48ne protège pas
32:49le pluralisme
32:50elle l'appauvrit
32:51continue Maxime Saada
32:53au décompte des temps de parole
32:54claires
32:55mesurables
32:55et que CNews respecte
32:57comme expressément reconnue
32:59dans la décision
32:59elle ajoute désormais
33:00le déséquilibre
33:01manifeste et durable
33:03je voudrais qu'on fasse la même chose
33:04qu'on regarde l'antenne
33:06de France Inter
33:06vous me l'enlevez de la bouche
33:07c'est la thématique
33:09bon
33:10notion sans seuil
33:12ni référentiel
33:13dont seul l'Arcom
33:14tient la balance
33:15ce n'est plus une mesure
33:16c'est un verdict
33:17quand l'Arcom
33:18sanctionne la prédominance
33:19d'un même cadre
33:20d'interprétation
33:21de l'actualité
33:22ce qui est évidemment faux
33:24ce qui se traduit
33:25sur la période concernée
33:26par la surreprésentation
33:27d'un même courant
33:27de pensée et d'opinion
33:28par rapport à d'autres perspectives
33:29et opinions
33:31également présentées
33:32dans le débat public
33:34il faut bien
33:34que la surreprésentation
33:35d'un même courant
33:36s'appuie sur une juste part
33:37un seuil
33:38qu'il aurait fallu
33:39de ne pas franchir
33:39mais qui fixe cette part ?
33:42l'Arcom sanctionne
33:42un trop-plein
33:43dont personne ne connaît
33:45la jauge
33:45qui peut varier au gré
33:47du niveau qu'elle fixe
33:49alors
33:49ce qui est quand même
33:51très intéressant
33:52c'est
33:54ce qui nous est reproché
33:56mais l'Arcom
33:57ne s'arrête pas là
33:58elle reproche aussi
33:59à la chaîne
34:00le séquençage même
34:01de ses émissions
34:02écoutez bien
34:02je vous assure
34:03c'est fascinant
34:04de nombreuses émissions
34:06notamment celles
34:07bénéficiant des audiences
34:08les plus significatives
34:09en semaine
34:10s'ouvrent par un éditorial
34:12de l'animateur
34:14or les visionnages
34:16ont révélé
34:16que dans de nombreux cas
34:17l'opinion exprimée
34:19au cours de ce propos liminaire
34:20définissait l'orientation
34:22et la tonalité générale
34:23du débat ultérieur
34:26maintenant que vous me le dites
34:27vous m'influencez
34:28quand vous avez voté
34:29l'article
34:30je vous assure
34:30mais c'est si
34:31le régulateur
34:32s'invite désormais
34:33dans la grille
34:34dans le déroulé
34:34de l'émission
34:35écrit Maxime Saada
34:37dans la fabrique intime
34:38d'une rédaction
34:39il ne contrôle plus
34:40le respect de règles objectives
34:42il juge un contenu éditorial
34:44ses choix rédictionnels
34:45et finit par dicter
34:46ce qu'une rédaction
34:47doit penser
34:48dire et montrer
34:49soyons lucides
34:51et c'est Maxime Saada
34:53qui parle
34:54soyons lucides
34:55sur la suite
34:56après la mise en demeure
34:57viendront les sanctions financières
34:58puis la menace
34:59de la fermeture
35:00de la chaîne
35:01puisque la chaîne
35:01ne saura se conformer
35:02à une exigence
35:03impressionniste
35:04imprévisible
35:04ils veulent nous fermer
35:06c'est clair
35:08ils veulent fermer
35:09ces news
35:10Emmanuel Macron
35:11veut fermer ces news
35:12voilà
35:12on va le dire comme ça
35:14Emmanuel Macron
35:15veut fermer ces news
35:17mais excusez-moi
35:18sur une grande antenne
35:20c'est ainsi
35:21sur une grande antenne
35:22du service public
35:24tous les matins
35:25devant 2 millions
35:26d'auditeurs
35:26il y a monsieur Cohen
35:28qui est seul
35:29seul
35:30à faire un éditorial
35:31tous les matins
35:32sans aucune contradiction
35:34sans que des avis
35:35autres que le sien
35:36ne puissent être représentés
35:37pourquoi sur une antenne
35:38du service public
35:39financés par le service public
35:41il y a une hégémonie
35:42intellectuelle
35:43d'un seul camp
35:44et on vient donner
35:45des leçons
35:45à une chaîne privée
35:46il y a 5 éditoriaux
35:47qui se suivent
35:48parce que tu crois
35:49que les éditoriaux
35:49de Pierre Aski
35:50en matière de politique
35:51étrangère
35:52ils sont différents
35:53tous
35:53ces news
35:54a mis tout le système
35:55médiatique par terre
35:57une seule chaîne
35:59qui a une couleur
36:01différente sur l'info
36:02mais qui témoigne
36:03simplement de la réalité
36:04je ne suis pas un homme politique
36:05je ne suis pas un militant
36:06on témoigne de la réalité
36:08on témoigne de la réalité
36:10ce que ne font pas
36:10les autres
36:12souvent
36:12c'est-à-dire que
36:13ce qui s'est passé
36:14par exemple
36:15ces dernières heures
36:16sur la fête de la musique
36:17nous l'avons dit
36:18nous témoignons
36:20de la réalité
36:20nous ne l'inventons pas
36:21nous rapportons
36:23les violences
36:23qui existent
36:23sur le terrain
36:25ce n'est pas moi
36:26qui l'invente
36:26les autres ne le font pas
36:28donc ça rend
36:29quand vous avez
36:30Sébastien Lecornu
36:31hier qui arrive
36:32à la télévision
36:33et qui dit
36:33ça s'est relativement
36:36bien passé
36:37et que vous avez
36:38une chaîne
36:39la nôtre
36:40qui explique
36:40que ça ne s'est pas
36:41relativement bien passé
36:43ils sont en colère
36:45comme les autres
36:45sont au pas
36:47parce que c'est ça
36:48la réalité
36:48les autres manifestement
36:50ils sont au pas
36:50ça s'est relativement
36:52bien passé pour les autres
36:53enfin c'est un régime
36:54quasi dit
36:55l'autarial
36:55pardon de vous le dire
36:56non
36:57on ne va pas être en prison
36:59ils ne vont pas nous mettre
37:00en prison
37:00il ne faut pas exagérer
37:01quand on ambitionne
37:03de fermer la bouche
37:04d'une chaîne
37:05parce qu'elle déplait
37:07au pouvoir
37:08c'est un régime
37:09quasi dictatorial
37:10c'est ce qu'a écrit
37:11au départ
37:13Maxime Saada
37:14je n'ai pas connu le temps
37:14où depuis un bureau
37:15l'état décidait
37:16ce que les Français
37:17avaient le droit
37:18de regarder et d'entendre
37:18je croyais ce temps
37:19derrière nous
37:20je me trompais
37:20la dernière mise en demeure
37:22de CNews
37:22rendue il y a quelques jours
37:23par l'ARCOM
37:24par l'ARCOM
37:25vient d'ouvrir une brèche
37:26dans laquelle
37:26tout le paysage audiovisuel
37:27risque de s'engouffrer
37:28et je pèse chaque mot
37:30il est vrai
37:31il y a encore quelques jours
37:32ce à quoi nous assistons
37:33aujourd'hui
37:34me pensait
37:34mais impossible
37:36dans une grande démocratie
37:37comme la France
37:38moi je dois vous dire
37:39que je suis très inquiet
37:40parce que dans la volonté
37:42de contrôle de l'information
37:43du pouvoir en place
37:44je les pense effectivement
37:45capable
37:46de fermer CNews
37:47non mais rendez-vous compte
37:48on nous reproche
37:49de trop critiquer
37:50Emmanuel Macron
37:51mais j'aimerais beaucoup dire
37:52du bien du président
37:53de la République
37:53s'il avait un bon bilan
37:55mais le critiquer
37:56relève de mon analyse politique
37:57ai-je encore le droit
37:58de faire mon métier
37:59d'avoir mon analyse politique
38:01et de la délivrer aux Français
38:03ou devrais-je bientôt
38:04ou devrais-je bientôt
38:05me conformer
38:06à l'analyse
38:06du futur ministre
38:07de l'information
38:08ou de la censure
38:10allons-nous en arriver là
38:11mais je le crains
38:12je le crains
38:12vous n'avez pas le droit
38:14manifestement pas
38:15c'est bien le problème
38:15et je répète
38:16Emmanuel Macron
38:17n'est pas venu une fois
38:18depuis le 2017
38:20donc c'est quand même
38:21extraordinaire
38:22que le président
38:23de la République
38:23je veux bien
38:23il a sûrement ses raisons
38:24il est allé sur BFM
38:25que je sache
38:26il est allé sur LCI
38:27il est allé dans le groupe TF1
38:28il est allé faire tout
38:30pourquoi ?
38:31interrogez-vous
38:32pourquoi ?
38:34depuis 2017
38:35il a décès
38:35c'était la première conférence
38:36de presse qu'il a faite
38:37qu'il a choisi
38:38et de vie pleinelle
38:39ça monte quand même
38:40certaines tendances
38:42pour rien moi
38:43c'est-à-dire que nous
38:44nous n'allons pas lui cirer les pompes
38:45voilà
38:46enfin j'imagine
38:47qu'il n'a pas peur de nous
38:49j'espère que c'est pas ça
38:50je ne sais pas
38:50qu'il n'a pas peur
38:51dû à nous être des questions
38:52dû à nous haïs
38:54méfiez-vous
38:55méfiez-vous
38:57méfiez-vous
38:57attention
38:58non mais c'est insupportable
39:00c'est vraiment
39:01c'est insupportable
39:02vraiment
39:04c'est insupportable
39:05en tout cas
39:05c'est ce que je traduis
39:07dans
39:07j'espère me tromper
39:08j'espère qu'il n'a pas envie
39:09de fermer ses news
39:10j'espère me tromper
39:11mais c'est ce qu'on lit
39:12à travers les lignes
39:13c'est ce qu'on devine
39:14bon
39:14et puis paraît-il
39:16c'est ce qu'il
39:16je ne sais pas s'il le dit
39:17ou pas de temps en temps
39:20il nous reste quoi ?
39:207 minutes
39:21on va sourire tiens
39:22pour terminer
39:23on a été tout à l'heure
39:24d'ailleurs je salue
39:25Gauthier Levrette
39:26qui est avec nous
39:26on a reçu
39:27Emmanuel Seignier
39:28sur l'antenne d'Europe 1
39:30merci beaucoup
39:31Célia
39:31merci Pascal
39:32vous étiez parfaite
39:33comme d'habitude
39:33je n'ai pas entendu
39:34qui m'avait reçu
39:35on a reçu
39:35Emmanuel
39:36pas Emmanuel
39:37voilà
39:37j'ai entendu Emmanuel
39:39on a reçu
39:40Mathilde Seignier
39:42ah oui
39:42on est resté
39:43une heure avec elle
39:44pourquoi on a reçu
39:45Mathilde Seignier
39:46sur Europe 1
39:47parce que c'était
39:48l'anniversaire
39:48de la mort de Claude Barzotti
39:49et elle adore Claude Barzotti
39:51donc on a rendu hommage
39:52et puis on a parlé
39:53de ce qu'elle fait
39:54en train de tourner
39:55pour TF1
39:55d'ailleurs une fiction
39:57le réseau Corneille
39:58qui est l'adaptation
39:59du livre de Ken Follett
40:00où elle est formidable
40:01c'est une adaptation
40:02qui passera je ne sais quand
40:03et puis
40:04elle prépare un one man show
40:06un seul en scène
40:06pour la première fois
40:08qu'elle a écrit
40:10avec Fabien Otoniente
40:12qui était avec nous
40:12sur le plateau
40:12et il y aura des imitations
40:15et on lui a demandé
40:16ce qu'elle imite
40:16c'est incroyable
40:17ce qu'elle imitera
40:17je vous jure
40:18vous étiez à côté
40:19vous étiez mort de l'heure
40:20écoutez Mathilde Seignier
40:22imitation notamment
40:23de Sophie Marceau
40:26on attend que vous imitiez
40:28oui
40:28je vais faire Sylvie Vartan
40:32peut-être en faisant
40:34le ménage
40:37le vinaigre ménage
40:41je vais peut-être chanter
40:42c'est laquelle est mon père
40:44c'est mon ami et mon père
40:45et tous mes souvenirs d'enfant
40:47et on va
40:48je vais peut-être
40:48je ne sais pas
40:49je n'ai plus ce qu'on a écrit
40:51parce que c'est Fabien
40:51c'est Fabien qui est aux commandes
40:53de ça
40:53de l'écrit
40:53c'est Fabien qui chapitre
40:55là maintenant
40:56je vais me dire
40:56c'est à ce qu'on vous fait
40:57Sylvie Vartan
40:58je ferai Sophie Marceau
41:00ah j'adore
41:01quand vous faites Sophie Marceau
41:02alors je ne veux pas
41:02me moquer des actrices
41:03parce que j'adore Marceau
41:04je suis fan de Sophie Marceau
41:06je la trouve belle
41:07elle a bercé ma jeunesse
41:09mais je l'imite bien
41:11mais je ne veux pas
41:11m'en moquer
41:12alors c'est compliqué
41:13alors peut-être
41:14qu'on a imaginé
41:15de la faire venir
41:18au salon de l'agriculture
41:19parce que ce n'est pas du tout
41:20un endroit
41:20où elle irait
41:21ça donne quoi ?
41:22je ne sais pas
41:23c'est bonsoir
41:24bonsoir
41:25c'est exactement ça
41:27et donc
41:28elle gouttrait
41:29des terrines
41:30des pâtés
41:31du reblochon
41:32j'étais triste cette année
41:33du reblochon
41:33mais cette année
41:34j'étais triste
41:34il n'y avait pas de bovins
41:37je la décalerais peut-être
41:38au salon de l'agriculture
41:40exactement ça
41:43il y aura peut-être
41:44Isabelle Adjani
41:44aussi
41:47mais Isabelle Adjani
41:48je ne sais pas
41:50j'en ai eu
41:51beaucoup
41:51des imitations
41:52je ne les travaille pas
41:54Marceau
41:54j'ai toujours fait Marceau
41:55j'ai toujours fait Adjani
41:57et Vartan
41:58j'en ai d'autres
41:59d'ailleurs
41:59Johnny
42:00oui mais Johnny
42:01c'est une femme
42:02qui fait Johnny
42:02oui mais c'est ça
42:03qui est intéressant
42:03c'est un peu comme ça
42:06tu vois
42:07parce qu'il fait très chaud
42:09c'est la cadicule
42:10c'est une idée
42:12d'être Johnny
42:12c'est marrant
42:14hallucinant
42:17il est plus là
42:19mais là-haut
42:20c'est la cadicule
42:20là-haut aussi
42:22il fait une chaleur
42:23je suis avec mon ami
42:24Ivrénier
42:25je suis avec mon ami
42:26Ivrénier
42:26elle a un talent fou
42:29superbe
42:29elle a une spontanéité
42:31une authenticité
42:34une émotion
42:36elle fait vivre
42:37une émotion
42:37c'est vrai
42:38on a passé un moment
42:39et elle est
42:40c'est assez agréable
42:41de l'interroger
42:41d'ailleurs
42:42parce qu'elle est généreuse
42:43dans l'interview
42:44tous les sujets tabous
42:44oui
42:45ah oui parce qu'elle est
42:46tous les sujets tabous
42:47elle n'a aucun problème
42:48à les aborder
42:48sur la cadicule
42:50et puis même
42:51sur ce que c'est
42:52qu'une actrice
42:53passée à un certain âge
42:53etc
42:54très très très drôle
42:56et puis il y a
42:57un autre passage
42:57elle a parlé
42:59c'est vrai qu'un enterrement
43:01à Paris
43:03un enterrement
43:04d'une célébrité
43:06c'est une mise en scène
43:07c'est un théâtre
43:09évidemment
43:09et elle en a parlé
43:12il y a une chose
43:13qui me fait rire
43:14qui n'est pas drôle
43:15mais c'est
43:15c'est les enterrements
43:16des gens connus
43:18c'est les gens
43:19qui viennent aux enterrements
43:20des gens connus
43:20c'est amusant
43:21les enterrements
43:22des gens connus
43:22parce que quand on observe
43:25ben voilà
43:25c'est comme une avant-première
43:27c'est assez marrant
43:29ben ils viennent vendre
43:30leurs trucs
43:30c'est assez rigolo
43:32et ben oui
43:33et donc j'imaginerais
43:34peut-être mon propre
43:35enfin peut-être
43:35j'en sais rien
43:36mais mon propre enterrement
43:37ça me fait marrer
43:38j'allais lui proposer
43:40ce rôle
43:42c'est dommage
43:43t'aurais dû le faire avant
43:43là où elle est
43:45des trucs
43:46ce que j'ai entendu
43:48je dirais pas qui
43:49mais au moment de la mort
43:50de Nadia Fares
43:52des gens qui disaient
43:53j'allais la faire tourner
43:54c'est con quoi
43:56parce que
43:57c'est des trucs comme ça
43:58que je trouve aberrants
43:59quoi voilà
43:59bon
44:03on a hâte de la voir sur scène
44:04bon
44:04ça nous fait plaisir
44:05parce que
44:06alors elle est cash
44:07sans franc parler
44:08génial
44:08ben évidemment
44:09et puis
44:10vraiment
44:11c'est une formidable actrice
44:12bon vous avez vu
44:13qu'on vient de faire
44:14quasiment 50 minutes
44:15ou quasiment une heure
44:16on n'a pas parlé de
44:18on n'a pas parlé de
44:19de la canicule
44:21alors que madame Barbu
44:22vous connaissiez madame Barbu
44:24oui
44:24elle est ministre
44:25de la transition écologique
44:26ancienne présidente
44:26de WWF
44:27voilà
44:28pourquoi vous souriez
44:29madame Barbu
44:30alors elle a annoncé
44:31elle a annoncé
44:32madame Barbu
44:35des canicules à venir
44:36entre le 6 et le 14 juillet
44:38bon elle s'est fait
44:39un peu recadrer
44:39et par
44:41comment on peut savoir
44:42bah oui parce que
44:42c'est longtemps à l'avance
44:43bah oui mais madame Barbu
44:44elle sait
44:44vous avez vu que ça
44:45se termine pas ce week-end
44:47vous avez vu que
44:48les météorologues
44:48là tout à l'heure
44:49on en passait un
44:49j'ai dans ce Ferrari
44:50ils disent que ça continue
44:51ce week-end
44:51c'est que c'est décalé
44:53à la fin de la canicule
44:55vous le dites comme ça
44:56oui
44:58sans revenir
44:58c'est comme le Covid
44:59c'est un cynisme
45:03je suis désolé
45:03vous allez devoir encore
45:05boire beaucoup d'eau
45:06non non non
45:06mais madame Barbu
45:08qu'est-ce qu'elle a dit
45:09ah bon on va se taper
45:09le week-end
45:10voilà
45:11Météo Express
45:11a dit
45:12un météorologue honnête
45:13vous dira qu'une canicule
45:14ne s'annonce pas
45:15deux semaines avant
45:16écoutez
45:16on a encore le temps
45:17un petit peu
45:18il nous reste une minute trente
45:19vous voulez qu'on l'écoute
45:21madame Barbu
45:21ça dure combien de temps
45:22madame Barbu
45:24si c'est pour madame Barbu
45:25ça dure combien de temps
45:2819 secondes
45:2919 secondes
45:30on a le temps
45:3019 secondes
45:32de madame Barbu
45:33on sait que la semaine prochaine
45:35normalement
45:35on devrait connaître
45:36une pause relative
45:38mais
45:39effectivement
45:40Météo France
45:41nous indique
45:42qu'il y a de fortes
45:43probabilités
45:44pour que
45:45à partir de la semaine d'après
45:47nous revenions
45:48à des chaleurs extrêmes
45:49qui pourraient
45:50effectivement
45:51nous amener
45:51jusqu'au 14 juillet
45:53ça a été démenti
45:54l'après-midi même
45:55une météorologue honnête
45:57un météorologue honnête
45:58vous dira
45:58qu'une canicule
45:59ne s'annonce pas
46:00deux semaines avant
46:00la fiabilité des températures
46:01à 15 jours
46:02est médiocre
46:02de plus
46:02la baisse des températures
46:03est confirmée
46:04dès dimanche
46:04et les tendances
46:05ne vont pas
46:06dans ce sens
46:07vers une chaleur
46:08classique
46:09alors qu'une grande partie
46:10de la population
46:10souffre actuellement
46:11des chaleurs records
46:12annoncent une nouvelle canicule
46:13dans 15 jours
46:13alors même que ce scénario
46:14n'est pas majoritaire
46:18qui est repris de volée
46:19également par Maud Bréjon
46:20un recadrage
46:21Maud Bréjon
46:22c'est la première fois
46:24qu'elle parlait
46:24madame Barbu
46:25elle a déjà parlé
46:28madame Barbu
46:28dans son existence
46:29mais même ministère
46:31vers l'existence
46:32de madame Barbu
46:33oui mais
46:34écoutez madame
46:35ça vous fait sourire
46:36et moi ça ne me fait pas
46:37sourire du tout
46:38je vous trouve un peu cruel
46:40honnêtement
46:40je vous trouve un peu cruel
46:41ça arrive d'annoncer
46:42elle a pris des précautions
46:44oratoires
46:45quand on est réunis
46:46ce qui passe
46:46mais elle a été recadrée
46:48par Maud Bréjon
46:49il y avait conseil des ministres
46:50aujourd'hui
46:50porte-parole
46:51Maud Bréjon
46:51a dit bon voilà
46:53c'est pas
46:53mais après si madame Barbu
46:55n'avait rien dit
46:55et qu'il y a une canicule
46:56vers le 14 juillet
46:57on dirait
46:57elle n'a pas prévenu
46:58madame Barbu
46:58mais madame Barbu
46:59madame Barbu
47:00prévoit
47:04chez WWF
47:05absolument
47:05comme vous l'avez dit
47:05tout à l'heure
47:06et WWF
47:07très anti-nucléaire
47:08madame Barbu
47:10elle est connue pour ça
47:12bon
47:12il est 21h
47:13oui
47:14jeune homme
47:15pardon
47:16leur interne
47:17de 100% politique
47:18tout de suite
47:18on va revenir sur
47:19toute l'actualité internationale
47:20une semaine après
47:21ce traité signé à Versailles
47:23par Donald Trump
47:24où est-ce qu'on en est
47:25de cet accord
47:26entre l'Iran
47:26et les Etats-Unis
47:27donc on va parler de ça
47:28on va parler aussi
47:29des déclarations
47:29de l'OTAN
47:30et de Vladimir Poutine
47:31qui se répondent
47:31et qui s'accusent mutuellement
47:32de vouloir la guerre
47:33bon
47:34et bien
47:35je vais vous remercier
47:36d'abord remercier
47:37Jules Laurence
47:38excellent Jules Laurence
47:40non mais ça
47:40il avait goût le matin
47:42mais c'est la première fois
47:42qu'il est dans notre émission
47:45malheureusement
47:45j'aurais préféré
47:46que vous ne donniez jamais
47:47pour l'information
47:48que vous nous avez donnée
47:49tellement elle est horrible
47:50et dramatique
47:52pour le moment
47:53nous ne diffusons pas
47:54cette vidéo
47:55c'est le choix
47:55que nous avons fait
47:56pour le moment
47:57parce qu'elle est
47:58comme je vous l'ai dit
47:59épouvantable
48:00et puis on
48:00nous sommes allés sur place
48:01et vous verrez les reportages
48:02demain dans 100% Frontières
48:04Jérémy Guillot
48:05était à la réalisation
48:06Nicolas Laporte
48:06était à la vision
48:07merci à Raphaël Lissac
48:09Benjamin Nau
48:09était là
48:10André Malet
48:11Tesla Fetter
48:12passez une bonne soirée
48:13Laure Inter
48:13tout de suite
48:14à demain matin
48:14Merci à vous
48:17Merci à vous
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