Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Air&Défense, c’est l’émission qui décrypte les grands enjeux industriels de L'aéronautique, du spatial et de la défense...trois secteurs au coeur des stratégies économiques mondiales. Réarmement, souveraineté, innovation… comment conserver une supériorité technologique et garantir la sécurité de tous dans un monde de plus en plus complexe ?

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Business avec la tribune et Air et Cosmos présente
00:06Air et Défense, Jean-Baptiste Huet.
00:11Bienvenue dans Air et Défense, vous le savez on décrypte sur BFM Business chaque semaine l'actualité aéronautique dans la
00:16défense et dans le spatial.
00:18Et depuis quelques jours en France, c'est branle-bas de combat.
00:2112 000 militaires mobilisés, 140 avions hélicoptères engagés, des débarquements sur les plages, 24 pays participants.
00:28C'est l'exercice Orion 2026, le plus grand entraînement militaire mené en France depuis la fin de la guerre
00:34froide.
00:35Un exercice clé aussi pour tester directement sur le terrain des briques d'intelligence artificielle.
00:39On va en parler avec notre invité qui est le contre-amiral Vincent Sébastien,
00:42qui est le directeur adjoint de l'agence ministérielle pour l'IA de défense.
00:46Décryptage ensuite avec Léo Barnier d'Air et Cosmos, on va faire un point sur les ambitions de Volotea,
00:51la compagnie aérienne qui va là où plus personne ne veut aller.
00:54Et puis enfin, dans Signaux faibles avec Antoine Arrigodry, focus sur Skyranger,
00:59l'arme anti-drone du géant allemand Rennes Métal.
01:08Amiral Vincent Sébastien, bonjour.
01:10Bonjour.
01:11Merci beaucoup d'être avec nous.
01:12Vous êtes le directeur adjoint de l'agence ministérielle pour l'IA de défense,
01:16qu'on appelle communément, entre nous, l'IA de défense.
01:18À mes côtés, pour vous interroger comme chaque semaine, Michel Cabirol,
01:22qui est rédacteur en chef du pôle aéronautique, défense, transport, à la tribune.
01:26Bonjour Michel.
01:26Bonjour Jean-Baptiste.
01:28Bonjour Monsieur Amiral.
01:29Amiral Vincent Sébastien, depuis quelques jours,
01:32la France vit sans doute l'un des plus grands entraînements militaires
01:36qu'elle a connus depuis l'après-guerre froide,
01:40Exercice Orion, qui est organisé tous les trois ans
01:42et qui doit confronter nos armées au terrain,
01:45qui nous permettent de valider des stratégies, mais aussi des nouvelles technologies.
01:48Est-ce que pour vous, à la MIAD, c'est un exercice clé
01:52qui va vous permettre d'expérimenter sur le terrain
01:55des briques d'intelligence artificielle ?
01:57Je pense à de l'analyse de terrain, du pilotage de drones,
02:02de la maintenance prédictive.
02:04Est-ce que c'est un...
02:05Alors vous avez raison, l'exercice Orion 26,
02:07c'est un exercice majeur à la fois pour rassembler tous les échelons
02:13pour une opération et les mettre en œuvre ensemble.
02:17Et donc c'est aussi l'occasion de tester,
02:20d'évaluer et d'apprendre de nouvelles technologies.
02:23Et donc l'AMIAD contribue, participe, vient tester.
02:27On est surtout aujourd'hui dans une phase plutôt de...
02:31de tests et pour éprouver certaines infrastructures,
02:37c'est-à-dire certaines capacités à déployer de l'IA,
02:39donc des algorithmes au profit des opérationnels et du commandement.
02:44à la fois des algorithmes qui sont du haut,
02:46c'est-à-dire qu'on utilise dans l'entreprise et à tous les jours,
02:50qu'on met au service du commandement,
02:51mais aussi des algorithmes plus particuliers,
02:54propres aux opérations militaires.
02:57Vous avez cité l'analyse terrain, par exemple.
02:59Et donc nous sommes présents dans cet exercice
03:03pour tester et recueillir l'avis des utilisateurs.
03:07En fait, c'est l'intérêt aussi de l'exercice,
03:09c'est de pouvoir évaluer comment c'est perçu.
03:12Et là, on est plutôt, en tout cas l'AMIAD,
03:14on se positionne sur cet exercice en venant mettre un socle
03:17qui permet de poser ensuite des algorithmes IA.
03:20Et certains viennent, alors indépendamment de ce socle,
03:23parce que là, on l'évalue et on l'éprouve, d'industriel.
03:26Donc en fait, il y a de l'IA sur Orion 26
03:30et qui va nous permettre d'avancer et d'accélérer dans la production
03:33et la mise à disposition par la suite aux opérationnels.
03:36Je pose juste une toute petite question,
03:37alors qu'il est presque, pour vous qui va être surréaliste,
03:41on a l'impression, parfois, on a des retours de terrain,
03:44de militaires qui, parfois, sur le terrain, peuvent dire
03:47mais l'IA, pour nous, c'est encore quelque chose
03:51de pas très palpable, un peu gadget.
03:54Est-ce que vous avez le sentiment qu'au sein de l'armée,
03:57il commence à y avoir un changement de mentalité
03:59sur ces questions-là, précisément, spécifiquement sur le terrain ?
04:03Alors, je pense que c'est assez naturel de se dire encore un effet de mode
04:09tant qu'on n'a pas tiré profit ou bénéficié de l'apport de l'IA.
04:15Et on est dans une phase où, en effet, il faut venir,
04:18en tout cas, apporter un mieux aux opérateurs,
04:23que ce soit dans un engin blindé,
04:25que ce soit un officier d'état-major dans un poste de commandement.
04:32Et donc, la première étape, c'est d'apporter un mieux
04:34par de l'assistance, par du déchargement cognitif
04:38pour qu'il puisse penser plus loin, plus large
04:41et être peut-être plus dans la prospective.
04:46Et donc ça, on l'apporte,
04:49mais ça doit venir,
04:51et ça va progressivement aller sur le terrain.
04:54Et ça, c'est un peu plus long
04:56parce que c'est adhérent au système existant.
04:58Donc, ce n'est pas juste poser de l'IA
05:00sur un serveur
05:02qui va aider à faire des fiches d'état-major,
05:04à penser
05:07l'opération
05:07ou transcrire.
05:10On a, par exemple, des outils de transcription.
05:11Donc ça, ça permet d'aller plus vite
05:13et de mieux capitaliser une réunion décisionnelle
05:16et puis ensuite de transmettre les conclusions.
05:19Mais dans les engins, ça prend un peu plus de temps.
05:21Il faut rentrer dans le système.
05:23Il faut que le système reste qualifié.
05:24Et donc ça, c'est des choses
05:26qui vont prendre un peu plus de temps.
05:27Mais lorsque l'opérateur,
05:29plutôt que de s'écarquiller les yeux
05:31pour observer 24 heures sur 24,
05:34ses écrans pour repérer un engin militaire,
05:36et il aura demain et assez vite
05:39une IA qui fera popper un petit carré rose
05:41en disant
05:42« Là, il y a un engin militaire caché derrière l'orée du bois. »
05:45En fait, ça va le soulager.
05:46Il va continuer ensuite à apporter
05:49la valeur ajoutée en disant
05:51« En effet, c'est ça,
05:51et je le reconnais, c'est bien ça. »
05:53Mais il n'aura pas cette concentration
05:55sur une tâche
05:56et il pourra faire autre chose.
05:58Il aura cette alerte qui arrivera.
06:00Dès lors que ça arrivera,
06:01en fait, ça ne sera plus gadget
06:02parce que ça va le soulager.
06:05Alors, tout le monde aujourd'hui
06:07pense que demain,
06:08la guerre sera une guerre robotisée, numérique.
06:12Est-ce qu'aujourd'hui,
06:14la France est bien armée
06:16pour faire face à une telle guerre ?
06:18Et est-ce que finalement,
06:19l'exercice Orion va rassurer
06:22l'armée française
06:23par rapport à ses capacités
06:26d'implémenter de l'IA
06:28sur les systèmes d'armes,
06:29dans les centres de commandement ?
06:30Est-ce que c'est une sorte
06:32d'assurance pour l'avenir ?
06:35Alors, tout ne se fait pas en une nuit.
06:38Donc, ça serait présomptueux
06:41de dire « ça y est,
06:42nous sommes prêts pour la guerre robotisée,
06:44loin de là ».
06:45En revanche, Orion pose les fondations
06:50pour accélérer et aller vite
06:52sur ce déploiement de nouveaux modes
06:57de mener la guerre,
07:00notamment avec l'autonomie des plateformes
07:01et donc la robotisation.
07:02La robotisation va arriver massivement
07:05chez nos adversaires
07:06et donc chez nous également,
07:09parce que l'objectif,
07:10c'est bien de pouvoir répondre
07:12à des robots adverses aussi
07:13par de la robotique
07:14et protéger nos personnels,
07:15mais aussi de pouvoir se démultiplier
07:19et dans différentes fonctions tactiques
07:21ou opératives.
07:23Donc, pour moi, Orion 26,
07:26on pose des fondations
07:27pour aller plus loin
07:28et on travaille en dehors d'Orion,
07:30puisque l'AMIAD est un centre de production
07:32et travaille avec les industriels,
07:34donc ce n'est pas seulement du faire nous-mêmes,
07:36mais c'est aussi du faire avec,
07:37donc à mobiliser tout l'écosystème industriel
07:40pour accélérer sur la robotique
07:42et son autonomie grâce à l'IA.
07:44On est d'accord que,
07:45et juste pour rassurer évidemment
07:47le grand public,
07:48l'homme évidemment reste dans la boucle
07:51de l'IA,
07:52ce qui n'est pas tout à fait le cas
07:53pour certaines nations encore.
07:56Alors, en fait,
07:57l'homme reste fondamentalement,
07:59on va dire, aux commandes.
08:00Et je pense que ça,
08:01c'est l'éthique du militaire français
08:02et qu'on partage avec de nombreux autres pays,
08:04c'est que le chef militaire
08:06et l'opérateur restent responsables,
08:08quel que soit,
08:10véritablement responsables,
08:11quel que soit le mode d'action envisagé.
08:14Donc, c'est à lui de définir le mode d'action.
08:15Et s'il donne de l'autonomie
08:16à ses outils,
08:18à ses plateformes,
08:19il doit définir le cadre
08:20pour que ce cadre-là
08:21soit tout à fait conforme
08:22aux engagements internationaux
08:24et français.
08:26Et donc,
08:27dès lors qu'on décline
08:28cette responsabilité du chef militaire,
08:30le chef militaire,
08:31il adoptera
08:32les engins autonomes
08:34par l'IA
08:35dès lors qu'ils lui permettent
08:36d'exercer cette responsabilité.
08:38Et donc, ça veut dire
08:39qu'on va mettre en place
08:40une IA de confiance
08:41et que l'usage des robots
08:43ou des plateformes
08:43devra respecter
08:44un cadre d'engagement
08:47défini
08:49par le chef militaire.
08:51Et alors,
08:52on parle d'hommes dans la boucle,
08:54aujourd'hui,
08:54on parle aussi d'hommes
08:55au-dessus de la boucle.
08:57Et en fait,
08:57c'est ce qu'on appelle
08:58le contrôle approprié.
08:59Comment on ajuste
09:00ce contrôle à la situation
09:02avec la capacité
09:03à reprendre la main
09:04quand il le faut
09:05ou sur des tâches
09:06plus sensibles
09:07à justement valider,
09:09voire décider
09:11de l'action à mener ?
09:12Je rebondis
09:13sur la question de Michel
09:13sur la place de l'homme.
09:15On voit dans le civil,
09:16on commence à voir
09:17des métiers qui vont disparaître
09:19à cause de l'intelligence artificielle.
09:21Est-ce que dans le monde militaire,
09:23la question se pose,
09:24je pense tout spécifiquement
09:25notamment aux oreilles d'or,
09:26par exemple,
09:27qui sont de plus en plus assistées
09:28aux oreilles d'or
09:28et qui écoutent
09:29dans les sous-marins,
09:30qui sont de plus en plus assistées
09:31aujourd'hui
09:31par l'intelligence artificielle,
09:33qui le seront encore plus demain.
09:34Est-ce qu'il y a un risque
09:35de perte de compétence ?
09:36Alors,
09:38c'est un sujet,
09:39c'est-à-dire que
09:39si on assiste trop
09:40l'opérateur,
09:42dans n'importe quel secteur
09:43d'activité,
09:43mais dans nos...
09:45on va dire que pour le combattant,
09:47on peut arriver à la même chose.
09:48Et donc,
09:49il faut trouver
09:50le juste positionnement
09:51pour que,
09:53d'une part,
09:53le combattant
09:54sache opérer sans l'IA,
09:55parce qu'en fait,
09:57on a cette exigence
09:57de robustesse,
09:58il n'y aura pas forcément
09:59l'électricité,
09:59pas forcément les communications,
10:01et donc le combattant
10:02devra toujours être autonome
10:03et maîtriser
10:04ses savoir-faire fondamentaux.
10:06Ensuite,
10:06l'IA va véritablement apporter
10:08en fait,
10:09une décharge cognitive
10:10ou une assistance
10:11qui va lui permettre
10:13d'être beaucoup plus efficace.
10:15Par exemple,
10:16l'aide à la visée,
10:18c'était un des slogans
10:19d'un opérateur industriel,
10:21c'était,
10:21on fait de chaque soldat
10:22un tireur d'élite.
10:24Pourquoi se priver de cela ?
10:25Ensuite,
10:25il faut que le combattant,
10:28quand même,
10:28apprenne à tirer,
10:29parce que son système,
10:30il va tomber en panne
10:31ou il n'aura pas assez
10:32de batterie,
10:32etc.
10:33Mais on peut véritablement
10:34augmenter certaines fonctions.
10:36Mais être toujours capable
10:37de rester dans le monde
10:38analogique,
10:38si j'ose dire.
10:40Oui,
10:40ou physique.
10:42Et vous citiez
10:42les oreilles d'or.
10:43En fait,
10:43l'IA,
10:43qu'est-ce que va apporter
10:44aux oreilles d'or ?
10:45Les oreilles d'or vont pouvoir
10:46se concentrer sur les signaux
10:47d'intérêt.
10:48C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
10:48on a multiplié par 10
10:49ou par 100
10:50les données qu'on accumule
10:52parce qu'on a mis des capteurs,
10:53on a beaucoup plus de capteurs
10:55que ce soit sur les sous-marins,
10:56mais que ce soit aussi
10:57des capteurs isolés.
10:58Ces données,
10:59elles sont gigantesques
11:01et donc,
11:01il faut qu'on puisse les trier
11:03et faire ressortir
11:04seulement les données d'intérêt
11:06où là,
11:06l'oreille d'or va apporter
11:08son expérience,
11:09son intuition
11:10qui va permettre
11:11d'aller,
11:12d'être beaucoup plus précis
11:13et de garantir
11:14au commandant
11:15de son sous-marin
11:18l'identification
11:19telle qu'on l'amène aujourd'hui.
11:21Alors,
11:22dans l'IA de défense,
11:24il y a beaucoup d'annonces,
11:26ça bouge beaucoup
11:27dans l'industrie.
11:28On a vu l'alliance
11:29entre Armatan
11:31et Dassault Aviation.
11:32On a vu dernièrement
11:33une alliance capitalistique
11:35entre Naval Group
11:36et Thalès
11:37au sein de l'agence
11:39d'incubation
11:41de Thalès Cortex.
11:43Quelle est la logique
11:44d'ensemble ?
11:45Quelle est la cohérence ?
11:46Est-ce que vous avez
11:47votre mot à dire
11:48dans ce maestrom
11:51industriel
11:51dans l'IA de défense ?
11:53Alors,
11:54je ne suis pas sûr
11:54qu'on ait notre mot à dire
11:56par rapport aux industriels.
11:58En revanche,
11:59nous,
11:59ce qu'on préconise,
12:00c'est quand même
12:00plus d'ouverture
12:02et de collaboration
12:02entre les industriels français
12:04pour qu'on soit
12:06collectivement
12:07plus performants.
12:08Et en fait,
12:09cette performance opérationnelle,
12:10mais aussi,
12:11en tout cas,
12:11on en a la conviction,
12:12industrielle France,
12:14passe par,
12:15justement,
12:18le partage
12:19de données,
12:21le partage
12:21de savoir-faire
12:22et surtout
12:24que chacun
12:24puisse apporter
12:26sa valeur ajoutée
12:27aux autres,
12:28ce qui nous rendra
12:30plus forts collectivement
12:32du côté industriel
12:33et opérationnel.
12:33Donc,
12:33on est très content
12:34de voir ces rapprochements.
12:35On pense que c'est
12:36une bonne dynamique.
12:39Derrière,
12:40enfin,
12:40il me semble
12:41que ça montre quand même
12:42que l'intelligence artificielle
12:43vient bouleverser
12:45des modèles,
12:46que ce soit des modèles
12:47industriels
12:47ou des modèles économiques.
12:49Et donc,
12:50ces rapprochements
12:51témoignent,
12:51en fait,
12:52de cette nécessité
12:53de s'adapter,
12:54de se transformer
12:55pour répondre
12:56aux enjeux.
12:57Parce qu'en fait,
12:57on n'est pas attendu
12:58et il faut aller très vite.
13:00donc,
13:01la transformation
13:02passe par ces rapprochements
13:04probablement.
13:05Et l'AMIAD garde
13:05vraiment de bonnes relations
13:06avec le tissu industriel
13:08de défense en France ?
13:09En tout cas,
13:10on essaye.
13:11Alors,
13:11l'AMIAD est chargée
13:12de la politique industrielle
13:13de l'IA de défense.
13:14Donc,
13:15on est prescripteur,
13:16on va dire,
13:17sur la manière
13:18dont la défense
13:19veut consommer,
13:21concevoir des IA,
13:22notamment sur l'évaluation
13:23parce que derrière,
13:25à la fin,
13:25on a quand même
13:25cette IA de confiance
13:26dont on veut disposer.
13:30Et puis,
13:31pour la politique industrielle,
13:33c'est bien,
13:33en fait,
13:34quel cadre ?
13:34Comment est-ce qu'ils vont
13:36nous soumettre
13:37leurs produits IA
13:38et comment est-ce qu'on peut
13:39les évaluer
13:40pour les intégrer
13:41dans nos systèmes ?
13:42Il nous reste une minute trente.
13:43Ça va être compliqué
13:43pour aborder un sujet
13:45fondamental.
13:45Vous avez noué,
13:47il y a quelque temps,
13:48un accord avec Mistral AI
13:50pour infuser l'intégralité
13:53de l'architecture informatique
13:54du ministère des Armées.
13:56À quoi il faut s'attendre
13:57concrètement ?
13:58À quoi va servir
13:59ce partenariat
14:00avec Mistral AI ?
14:01Alors,
14:02ce partenariat
14:02va nous permettre
14:03d'intégrer
14:04tous leurs produits
14:06d'une manière générale,
14:08va nous permettre
14:10véritablement aussi
14:11de monter en compétence.
14:12Dans ce partenariat,
14:14il y a cette notion
14:14de faire monter en compétence
14:16le ministère des Armées.
14:18Il faut bien voir
14:19que la brique de base,
14:21en tout cas,
14:21telle que je la conçois
14:22de Mistral,
14:23qui est ce LLM,
14:25cet agent conversationnel,
14:26en fait,
14:27ça transforme complètement
14:28le rapport à la machine.
14:29En fait,
14:30comment est-ce qu'on interagit
14:31avec une machine,
14:32avec un ordinateur ?
14:33Et en fait,
14:33aujourd'hui,
14:33comme tout est numérisé,
14:34tout est à base d'ordinateur,
14:35on a besoin
14:36et on le verra partout
14:38éclore cette nouvelle
14:39interface de machine
14:40à base d'IA
14:41et de modèles de langage,
14:43donc les LLM.
14:45Juste une dernière,
14:46peut-être une dernière question,
14:47Jean-Baptiste.
14:48Bien sûr, Michel.
14:49Est-ce que l'AMIAD
14:51a réussi à bousculer
14:53les méthodes
14:55et la routine
14:57du ministère des Armées
14:59avec votre arrivée
15:00il y a à peu près
15:01deux ans ?
15:02Pas tout à fait,
15:02puisque l'AMIAD
15:03a été créée en mai 2024,
15:05si je me souviens bien.
15:06Est-ce que vous avez réussi
15:07cet objectif
15:08à bousculer
15:10la routine
15:11du ministère des Armées
15:12dans le domaine de l'IA ?
15:13Alors,
15:13dans le domaine de l'IA,
15:15je pense qu'on s'est bien
15:16implanté au sein du ministère.
15:18La difficulté
15:19pour le ministère,
15:19c'est qu'en fait,
15:20on a des systèmes
15:21qui ont 30 ou 40 ans
15:22et on a des organisations
15:23qui travaillent
15:24sur l'avenir
15:25le temps long.
15:26Et nous,
15:26on vient
15:27sur du temps très court
15:28parce qu'en fait,
15:29il faut s'adapter
15:30à la technologie
15:30qui évolue
15:31tous les six mois.
15:33Et donc,
15:34on vient
15:35en effet
15:37perturber
15:38en tout cas
15:38le fonctionnement
15:39du temps long
15:39qui est indispensable
15:40pour avoir
15:40tous les objets stratégiques
15:42que nous avons,
15:43porte-avions
15:43ou avions de chasse
15:45notamment.
15:46Mais donc,
15:47on est utilisé
15:48et on a un peu
15:51cette mission
15:51de venir
15:51faire l'aiguillon
15:53pour transformer
15:54les pratiques
15:55et pour répondre
15:56aux exigences du temps court,
15:57en tout cas
15:57à certaines d'entre elles.
15:58Et aujourd'hui,
15:59il y a des choses
16:00qui avancent
16:00notamment sur la robotique
16:02ou sur les manières
16:03de faire
16:04avec des accords
16:05cadres contractuels
16:06qui vont nous permettre
16:07d'apporter
16:10en tout cas
16:10plus de réactivité
16:11dans l'acquisition
16:12de services IA.
16:13Mais c'est dire
16:14qu'on a réussi,
16:15il est encore trop tôt.
16:17Amiral Vincent Sébastien,
16:18merci beaucoup
16:18d'avoir été avec nous.
16:20Vous êtes contre-amiral,
16:21un directeur adjoint
16:22de l'agence ministérielle
16:23pour l'IA de défense
16:24de l'AMIAD.
16:24Un grand merci.
16:25Michel, merci.
16:26Michel, on sera
16:27avec un peu de chance
16:27au soleil la semaine prochaine
16:28puisqu'on sera à Toulouse.
16:29On verra.
16:32Avec Guy Auffory,
16:33le patron d'Airbus
16:34qui sera avec nous
16:35dans l'émission.
16:36Et donc, tout de suite,
16:38c'est l'heure du décryptage.
16:44Léo Barnier, bonjour.
16:46Bonjour.
16:46Rédacteur en chef
16:47chez Air & Cosmos.
16:48À la une d'Air & Cosmos
16:49cette semaine,
16:50bien sûr,
16:51Sophie Adnaud,
16:51l'astronaute Sophie Adnaud
16:53qui est en route
16:53pour les étoiles.
16:55Mais aussi,
16:55ça c'est quand même
16:56très intéressant,
16:56une interview du patron
16:57de Volotea,
16:58du fondateur de Volotea,
16:59Carlos Munoz,
17:01une compagnie aérienne
17:02espagnole
17:03qui enchaîne des records,
17:04mais surtout,
17:04et ça c'est ça quand même
17:06qui est très intéressant,
17:07qui va là
17:08où plus personne
17:09ne veut aller.
17:11Effectivement,
17:11Jean-Baptiste.
17:12On le voit par exemple
17:13sur le domestique français,
17:14il y a un désamour
17:15de la part des compagnies aériennes
17:17pour ce domestique français.
17:18Le trafic se réduit,
17:19Air France se désengage,
17:21Ryanair,
17:21Easyjet,
17:22mais il y a cette compagnie
17:23Volotea
17:24qui, elle,
17:25continue à vouloir se développer.
17:27Donc, clairement,
17:28Volotea,
17:29son marché principal
17:29c'est la France,
17:3060% de sa capacité
17:32en France
17:33et elle veut être
17:35demain
17:35un acteur incontournable
17:37de la mobilité régionale
17:38en France.
17:38C'est Carlos Munoz
17:39qui l'a déclaré
17:40dans Air & Cosmos
17:41cette semaine
17:42et voilà,
17:43ils veulent continuer
17:44à investir,
17:45ils veulent continuer
17:45à se développer
17:46sur le territoire français.
17:47Ils ont pris un créneau
17:48qui est quand même
17:49incroyable effectivement
17:50parce qu'on a vu
17:50ces dernières années
17:52des lignes désertées,
17:53notamment ce qu'on appelle
17:54les transversales
17:55et eux finalement disent
17:56non,
17:57les transversales
17:58ça peut marcher,
17:59enfin ils sont la preuve
18:00pour l'instant
18:01effectivement que ça peut marcher,
18:02on verra dans les comptes
18:03dans les années qui viennent
18:03si c'est le cas.
18:05Effectivement,
18:05je crois qu'ils sont
18:06autour de 74 lignes domestiques
18:08en France,
18:0944 en exclusivité
18:10et ça fait vraiment partie
18:11de leur modèle.
18:12Aujourd'hui,
18:13c'est Carlos Munoz
18:14qui le dit,
18:15je le cite,
18:15mais voilà,
18:16il y a des petites,
18:17eux ils se positionnent
18:18sur des petites lignes
18:19où il y a à peu près
18:2028 000 sièges en moyenne,
18:22là où EasyJet et Ryanair
18:24visent plutôt des liaisons
18:25à 90 000 ou 100 000 sièges.
18:28C'est pas la même chose,
18:28effectivement.
18:29Ça leur permet
18:30de s'ouvrir tout un créneau,
18:32c'est aussi des routes
18:32en exclusivité
18:33comme on l'a dit,
18:34notamment sur les lignes transversales
18:35que vous avez mentionnées.
18:37Donc par exemple,
18:38ces lignes transversales
18:39ce sont celles
18:40qui ne passent pas par Paris,
18:41mais voilà,
18:42donc qui se sont positionnées
18:43sur le Nantes-Montpellier,
18:44le Brest-Strasbourg,
18:45le Poitiers-Lyon,
18:46l'île-Toudon
18:47et c'est aussi des lignes
18:49où aujourd'hui,
18:50le train n'est pas compétitif
18:51en termes de temps de trajet.
18:52Voilà,
18:53quand il faut faire 4, 5, 6 heures,
18:55ça laisse une place
18:55à l'avion aujourd'hui.
18:56Après,
18:57ce positionnement aussi
18:58sur ces lignes,
18:59ces petites lignes,
19:00ces petits aéroports régionaux,
19:01ça leur permet aussi
19:02de se positionner
19:03sur des lignes
19:03d'obligation de services publics.
19:05Là,
19:06plutôt avec Paris,
19:07on le voit entre la Corse et Paris,
19:08entre Tarbes et Paris,
19:09par exemple.
19:09Rive aussi,
19:10je crois,
19:10Rive,
19:11Rive,
19:11semble-t-il.
19:12Limoges,
19:13il me semble que là,
19:13ils vont ouvrir
19:14le Limoges-Paris,
19:15donc voilà,
19:16Limoges-Paris,
19:17c'est une ligne
19:17qui est arrêtée
19:18depuis deux ans.
19:18Ils y viennent,
19:19ils profitent de ces subventions
19:21pour redémarrer un trafic.
19:23Et puis,
19:23il y a aussi
19:24toutes les aides au marketing
19:25pour le lancement
19:26de ces lignes exclusives,
19:29voilà,
19:29de ces nouvelles lignes,
19:30ce qui leur permet aussi
19:31d'avoir des tarifs incitatifs
19:32de la part des petits aéroports régionaux
19:34qui sont prêts
19:35à faire beaucoup d'efforts
19:35pour développer leur trafic.
19:37Un dernier mot,
19:37Léo,
19:38est-ce que,
19:39alors c'est compliqué
19:40de le dire aujourd'hui,
19:40mais est-ce qu'il y a des limites
19:41à ce modèle Volotea,
19:43d'après vous,
19:44ou d'après ce qu'a pu vous dire,
19:45ce que vous avez pu sentir
19:46de l'interview de Carlos Munoz ?
19:48– Forcément,
19:49quand on ramène aux chiffres,
19:51en fait,
19:51Volotea,
19:52on a l'impression
19:52de les entendre parler,
19:53très pressé en France,
19:54beaucoup de communication,
19:56mais au final,
19:56on parle de 7 millions de passagers
19:59en France,
20:0011 millions en tout,
20:01il y aura peut-être
20:018 millions de passagers
20:04en 2026,
20:05et voilà,
20:06même s'ils veulent quasiment
20:07doubler leur offre,
20:09on ne va pas aller non plus,
20:10on va aller vers
20:10les 10 millions de passagers,
20:11et on est très très loin
20:12d'un Ryanair
20:13qui dépasse les 200 millions
20:14de passagers,
20:15même d'un Transavia,
20:18et en termes de rentabilité,
20:20ça se sent aussi,
20:20on parle de 70 à 80 millions
20:23de profits opérationnels
20:24pour l'année qui vient,
20:26il faudra voir
20:27si les chiffres définitifs
20:28le confirment,
20:29mais c'est ça,
20:29on est très très loin
20:30des centaines de millions
20:32de bénéfices opérationnels
20:34que peut remporter
20:35un Ryanair
20:35ou un EasyJet,
20:37mais c'est plus rentable
20:38que Transavia aujourd'hui.
20:39– Merci beaucoup
20:40Léo Barnier,
20:41rédacteur en chef
20:41d'Air et Cosmos,
20:42et on retrouve tout de suite
20:43Signeaux faibles
20:44avec Antoine Larigauderie.
20:51Avec nous,
20:51Antoine Larigauderie,
20:52bonjour.
20:53– Bonjour Jean-Baptiste.
20:53– Antoine,
20:53vous êtes le chef d'orchestre
20:55de Tout pour investir,
20:56ah si si,
20:56le chef d'orchestre
20:57de Tout pour investir
20:58sur BFM Business,
20:59et en même temps,
20:59vous êtes un passionné,
21:01on l'avait dit
21:01la semaine dernière,
21:02d'aéronautique,
21:03mais en même temps,
21:04de défense.
21:04Et cette semaine,
21:05on a parlé notamment
21:05beaucoup de drones,
21:06puisque la Commission européenne
21:07a présenté un plan
21:08de lutte contre les drones,
21:09comment mieux les repérer notamment.
21:11Et à cette occasion,
21:12on a vu ressurgir
21:14des entrailles d'Internet,
21:16notamment,
21:16et dans les milieux spécialisés
21:17de défense,
21:18Sky Ranger,
21:19l'arme anti-drone
21:21de Rennes Métal,
21:22et c'est très impressionnant.
21:23Qu'est-ce que c'est que ça ?
21:23– C'est extrêmement impressionnant
21:25pour ceux qui ne font que nous écouter.
21:27La scène est simple,
21:29on a un essai de 8 drones,
21:31donc de taille relativement réduite,
21:32ils sont tout petits.
21:33– Mais le problème des drones,
21:35c'est que c'est vraiment très petit,
21:36donc les missiles,
21:37souvent, sont inefficients,
21:38ils n'arrivent pas à les repérer.
21:39Alors, on peut essayer
21:40de les dégommer
21:41avec des filets à papillons,
21:42mais enfin,
21:43c'est un petit peu compliqué.
21:44Donc, Rennes Métal
21:45a un système
21:46qui est inspiré
21:48de la technique
21:50des canonnières phalanx
21:51qu'il y a sur certains navires
21:53américains et européens aussi.
21:55Le phalanx,
21:55c'est très simple,
21:57on doit lutter
21:57contre des missiles
21:58qui arrivent très très vite
22:00et qui souvent sont très petits.
22:01Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
22:02On va mettre
22:03une énorme mitrailleuse
22:04qui va organiser
22:05un déluge de feu
22:06et de métal
22:07et créer un rideau
22:08qui va empêcher
22:09le missile de passer,
22:10qui va le faire exploser.
22:11Et bien là,
22:11on adapte ce système
22:12pour lutter contre les drones.
22:14Alors, c'est sur un châssis mobile.
22:16C'est important,
22:17c'est mobile.
22:17On peut en mettre
22:17un, deux, trois
22:19pour croiser
22:19l'efficacité des engins.
22:21Et puis,
22:22c'est des mitrailleuses
22:23très très lourdes,
22:24enfin,
22:24des formes de canon
22:26qui tirent
22:27du 35 millimètres.
22:29Bon,
22:30ce n'est pas forcément
22:30tout le monde
22:31qui est spécialiste,
22:31c'est très très gros.
22:32Et quand on voit les images,
22:34elles sont impressionnantes
22:34parce qu'il y a
22:35plusieurs dizaines
22:36de munitions
22:36qui sont éjectées
22:37par seconde.
22:38Donc,
22:39c'est une cadence
22:39de tir très très forte
22:40et qui permet de,
22:42et on le voit sur les images,
22:42de faire complètement tomber
22:44les drones en question
22:45parce que,
22:46non seulement,
22:47certains sont atteints
22:47par les projectiles,
22:48mais également
22:49par les ondes de choc
22:50très violentes
22:51de ces dispositifs.
22:53Donc,
22:54est-ce qu'on tient là
22:54une arme quand même
22:56conséquente,
22:58pas pour dire
22:59une arme absolue,
22:59mais au moins
23:00une solution très fiable
23:01pour lutter contre
23:02les drones de petite taille
23:03et c'est ceux
23:03qui mettent le bazar
23:04dans les circuits aériens,
23:06ces espèces de drones
23:07un peu non identifiés
23:08qu'on a pu voir
23:08dans le ciel
23:10perturber un petit peu
23:10le trafic aérien
23:11ces derniers mois.
23:12En tout cas,
23:13Rheinmetall a la solution
23:14donc effectivement
23:15du 35 millimètres.
23:17Ça reste encore une fois
23:18très très impressionnant
23:19et pas un hasard
23:20que ça arrive cette semaine
23:21au milieu de tout
23:23le tumulte
23:24des réseaux sociaux
23:25et de ces nécessités
23:26d'investissement
23:26en matière de défense
23:28du côté de l'Europe.
23:29Un petit mot sur Rheinmetall
23:30évidemment,
23:31vous suivez attentivement
23:32ce qui se passe
23:33sur les marchés,
23:33bien sûr,
23:33Rheinmetall est coté.
23:35Rheinmetall,
23:35géant allemand de la défense
23:36qui est présent
23:36dans les munitions,
23:37dans le terrestre,
23:38dans le naval
23:39depuis pas très longtemps.
23:40Évidemment qu'il y a
23:40des ambitions spatiales
23:41très très fortes aussi également.
23:43Comment vous observez
23:43le cours,
23:44le titre,
23:45l'entreprise
23:45depuis quelques années ?
23:46Disons que ça fait
23:48singulièrement
23:48depuis cette initiative
23:50de défense européenne
23:51qui traîne depuis
23:52un petit peu plus
23:53d'un an,
23:53un an et demi.
23:54On a l'impression
23:55que ce sont des sociétés
23:56qui étaient naguères,
23:58un petit peu austères,
24:00qui attiraient difficilement
24:01les investissements,
24:02surtout qu'il y a eu
24:03toutes les considérations
24:04ESG,
24:05ISR,
24:05etc.,
24:06qui interdisaient autrefois
24:07l'investissement
24:08dans le secteur
24:09de la défense.
24:10Alors,
24:10premièrement,
24:10ça n'est plus le cas,
24:11mais deuxièmement,
24:12ça a fait que Rheinmetall
24:14a changé totalement
24:15de dimension,
24:17de la même manière
24:18qu'Excel Technologies,
24:19un peu chez nous,
24:19qui était un petit expérimentateur
24:20de drones sous-marins
24:21qui est devenu
24:22non seulement un acteur réputé,
24:23mais qui bénéficie
24:24de commandes de très long terme.
24:25Et ça se lit sur les cours
24:26de bourse,
24:27Rheinmetall,
24:27ça gagne 1744%
24:30sur 5 ans.
24:311744% sur 5 ans,
24:32c'est fou.
24:33Sur un an,
24:33le cours a plus que doublé.
24:36Même chose pour
24:36Excel Technologies,
24:37dont on parlait,
24:38qui gagne un petit peu
24:39plus de 600%
24:39sur 5 ans.
24:40Donc, vous voyez,
24:41ça fait partie
24:41de ce tissu industriel
24:43de défense
24:43qui est en train
24:44de changer complètement
24:45de dimension
24:45et la bourse
24:46est en train
24:46de vraiment
24:48les adouber
24:49comme des acteurs
24:50vraiment majeurs.
24:51Antoine Arrigaudry,
24:52merci beaucoup.
24:53Avec plaisir.
24:54Chef d'orchestre
24:55de Tout pour investir
24:55sur BFM Business.
24:56C'est la fin de ce numéro
24:57d'Air et Défense.
24:58Rendez-vous la semaine prochaine
25:00à la même heure,
25:01mais pas au même endroit.
25:02On sera à Toulouse
25:02avec Michel Cabirol
25:03pour rencontrer Guillaume Faury
25:05à l'occasion
25:05des résultats annuels.
25:07Bonne semaine.
25:08Air et Défense
25:10sur BFM Business.
Commentaires

Recommandations