Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 27 minutes
Après avoir été reportée à cause de la guerre au Moyen-Orient, la 20e édition de la foire Art Dubaï s'est finalement tenue à la mi-mai dans une version plus resserrée et flexible. Quel bilan peut-on en retirer ? Elena Andreoni, conseillère en art, nous raconte son expérience sur place dans
ART & MARCHÉ.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:03La 20e édition de la foire Art Dubai a annoncé proposer une version plus resserrée, plus curéité, plus flexible
00:11avec cette édition reportée qui s'est finalement tenue la mi-mai à cause de la guerre dans la région.
00:18Elena Andreoni, vous êtes conseillère en art, vous êtes sur place et je suis ravie de vous recevoir en visio
00:22pour en parler.
00:24Est-ce que tout d'abord vous pouvez nous dire quel était votre sentiment, comment s'est passée cette édition
00:30pour vous ?
00:32Bonjour Sybille, bonjour tout le monde, merci d'ailleurs de m'avoir parmi vous.
00:38Alors, cette 20e édition d'Art Dubai a été véritablement unique, tout en commençant du titre, special edition, édition spéciale.
00:48Il faut d'abord souligner le travail exceptionnel des trois femmes à la tête de la foire.
00:52Benedetta Guiglione, Dunia Gottweis et Alexis Glass-Kanter, respectivement Executive Director, Art Dubai Director et Art Dubai Creative Director.
01:04Cette édition a vu la participation de 50 exposants, dont 12 dans le secteur du digital.
01:14Il faut se souvenir que Art Dubai était pionnière en lançant ces secteurs en 2022.
01:21En termes de visiteurs, on a eu plus de 25 000 visiteurs.
01:28C'est beaucoup ça par rapport aux autres années ?
01:31C'est beaucoup et c'était un record pour la foire.
01:34D'accord.
01:35Et la stratégie, en fait, de cette édition, c'était de mettre davantage en avant les artistes de la région.
01:42Et cela a vraiment clairement fonctionné.
01:45Quelle était la, on va dire, la tendance générale esthétique ?
01:50Est-ce que vous avez vu qu'il y avait une tendance esthétique particulière pour cette année ?
01:56Oui, absolument.
01:57Il y avait une forte présence d'artistes venant de la région.
02:02Pas seulement des artistes établis, mais aussi des artistes au milieu de carrière.
02:10En tendance générale, je vais vous dire que, surtout en termes de vente,
02:15il y a eu des achats à tout niveau de la pyramide artistique présentée.
02:21Notamment, je vous amène un exemple, la UA Gallery, qui a vendu plusieurs œuvres de Nabil Anani,
02:30à environ 360 000 dollars chacune.
02:34Tamar Grain Projects, qui a affiché plusieurs fois sold out.
02:39The Third Line Gallery, qui est une des galeries pionnières ici à Dubaï,
02:45qui a vendu plusieurs œuvres, dont celle de Faral Qasimi,
02:48qui est l'une des trois artistes qui représente les Émirats arabes unis maintenant à la Biennale de Vénise.
02:56Puis, en termes de galeries internationales, on a eu Pedro Serra,
02:59qui a vendu des œuvres d'Antonio Moreno et de Nico Munuera.
03:04Et, par exemple, aussi Arthur Gallery, qui est une galerie de la Saudi Arabia,
03:11qui a affiché sold out avec Rami Farouk.
03:14Donc, est-ce que toutes ces ventes dont vous nous parlez,
03:18vous n'avez pas trop ressenti, en fait, économiquement parlant,
03:22sur le marché de l'art, les conséquences des guerres et conflits vécues avant et pendant la foire ?
03:32Honnêtement, la qualité des collectionneurs, elle était très qualitative et ils étaient très engagés.
03:37Les acheteurs sont venus clairement ici avec une réelle intention d'acquisition.
03:43Et, du coup, les galeries du Golfe, comme les galeries internationales qui ont participé,
03:48ils ont bénéficié de cette dynamique.
03:51Vous trouviez que les collectionneurs étaient vraiment des collectionneurs de la région ?
03:57Ou quand même international ?
03:59Ou alors, est-ce que justement tous ces conflits, etc., ça a limité quand même la présence internationale ?
04:05Alors, il y avait sûrement des acheteurs venant de la région,
04:10mais pas seulement, parce que j'ai rencontré des acheteurs qui venaient d'Europe, de France, de Suisse,
04:16et il y a eu aussi des acheteurs depuis les États-Unis.
04:19Donc, en fait, c'était vraiment un public très varié.
04:24Au-delà de la foire Art Dubaï, comment est-ce que vous ressentez le marché de l'art en ce
04:29moment ?
04:30Quelles conséquences de ces guerres ?
04:36Justement, il faut dire que cette édition de Art Dubaï a vraiment donné un nouveau élan,
04:45qui s'était un petit peu étend, bien évidemment.
04:49Et pas seulement.
04:51La force de cette région, c'est sa expertise dans 20 ans de foire,
04:58pas seulement ici, mais à Abu Dhabi aussi,
05:00qui est à la fois et très dirigée vers l'international et très ancrée localement.
05:08En plus, il faut dire que son Altesse,
05:13Sheikha Latifa bin Mohamed bin Arashid al-Maktoum,
05:17en mars, elle a annoncé un investissement d'un milliard de dirhams,
05:23ça équivaut à environ 272 millions de dollars,
05:29destinés à soutenir et renforcer les secteurs culturels et créatifs de Dubaï
05:36pour les années à venir.
05:38D'accord, donc on suivra toujours ça avec attention.
05:42Merci beaucoup Elena Andreoni, je rappelle que vous êtes conseillère en art.
05:45Merci de nous avoir présenté cette 20e édition d'Art Dubaï,
05:48qui donc a été pas mal chamboulée,
05:50mais finalement, on voit que les acheteurs étaient au rendez-vous.
05:53Merci beaucoup Elena.
05:55Merci à vous.
05:56Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations