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  • il y a 9 heures
Ce mercredi 20 mai, Antoine Larigaudrie a reçu Géraldine Métifeux, associée-gérante chez Alter Egale, et Jérôme Vialla, cofondateur de Patrimovie, dans l'émission Tout pour investir sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Tout pour investir, le déchiffrage.
00:04Nos deux déchiffreurs du jour, Géraldine Métifeux, Alter Egal.
00:08Bonjour Géraldine, oui, d'habitude c'est là.
00:10On m'a fait changer de place, oui.
00:11Non, non, mais très bien, parfait.
00:12J'ai l'impression que vous soyez là, c'est très important.
00:14Passez à droite, je me comprends.
00:16Et Jérôme Vialla, Patrimovie, bonjour.
00:18Bonjour Antoine, enchanté.
00:19Bonjour, enchanté également, c'est vrai que c'est la première.
00:22On va beaucoup parler puces, comme je le disais dans le sommaire.
00:25On attend évidemment les résultats d'NVIDIA.
00:28Et puis, c'est bon, on va peut-être tisser un peu le drapeau européen avec fierté.
00:33On a quand même des Soitech, des STMicro, des ASML, n'en parlons pas,
00:38mais qui sont vraiment en train de changer de dimension.
00:42Il y avait un discours eurosceptique sur la tech en disant « la tech européenne ».
00:48Ben non, non, non, ça marche bien.
00:50C'est des entreprises qui sont, encore une fois, en train de changer de dimension,
00:54de s'intégrer parfaitement dans la course à la puissance en termes d'IA.
00:57Il faut peut-être un peu sortir de ce discours de manière définitive, Géraldine.
01:02Mais oui, mais vous prichez une convaincue, Antoine.
01:04Je ne fais que ça.
01:05Tant mieux, tant mieux.
01:05Mais voilà.
01:06Est-ce que MicroElectronics, en dehors d'un parcours, comment dirais-je,
01:09boursier exceptionnel depuis quelques mois, et même depuis octobre,
01:14ça a doublé quasiment sa valeur.
01:16Bon, j'exagère, mais c'est 50%, un truc comme ça.
01:17Non, non, même pas, non.
01:18Ça doit être 100% quasiment depuis six mois.
01:21C'est une entreprise qui, pendant très longtemps, a été collée avec l'image de Stellantis,
01:24de travailler essentiellement dans l'électronique pour le régime automobile.
01:30Et donc, forcément, pas très reluisant, pas très sexy, pas très bankable.
01:33Et puis, on s'est rappelé sur les derniers mois,
01:36qu'en réalité, ça bossait quand même un tout petit peu depuis dix ans avec Starlings,
01:39que, globalement, ça travaille pas mal sur tout ce qui est, on va dire, New Space,
01:44c'est-à-dire les petits satellites basse-orbite, etc.
01:49Et qu'ils ont aujourd'hui des contrats avec les plus grands, je le disais.
01:55On a, bien sûr, Elon Musk, mais ils ont aussi des développements avec Amazon, avec AST, etc.
02:02Bref, ils bossent avec les plus grands.
02:04Et donc, c'est que faire justice d'avoir enfin une capitalisation boursière,
02:07elle n'est pas encore énorme, mais en tout cas, au moins, elle augmente,
02:10et d'avoir au moins un parcours boursier digne des techs US,
02:13parce qu'en plus, eux, ils sont sur quelque chose de relativement concret,
02:17de relativement rentable, enfin, relativement assez rentable.
02:21Maintenant, voilà, il va falloir qu'ils puissent se développer un petit peu plus
02:25pour 2028 et 2030, parce que là, justement, pour ce problème de chiffre d'affaires satellite,
02:31ils comptent sur 2 milliards de dollars de chiffre d'affaires dès 2028,
02:343 milliards dès 2030.
02:36et ils espèrent, sur l'IA et les data centers,
02:39avoir des revenus, cette fois-ci, de 500 millions et voire 1 milliard en 27.
02:44Il va juste falloir trouver les clients, quoi.
02:47Petit détail, mais si on ne leur fait pas la pub,
02:49on n'a pas l'impression qu'ils existent.
02:50Mais oui, mais c'est en ça que je dis que ça s'inscrit aussi parfaitement
02:54dans les dynamiques de développement de l'IA,
02:56c'est que parallèlement, on a des Jensen Wang,
02:59le patron d'Nvidia, on a également des Microsoft,
03:03on a des Google, des Anthropics,
03:05qui, au-delà de perspectives de développement faramineux,
03:08nous disent, oui, tout ça, c'est valable que si on adopte en masse notre technologie.
03:13Si on ne l'adopte pas, s'il y a un problème d'adoption,
03:17donc on est exactement dans le même discours,
03:20à la différence que, et je regarde pour Soitec autant que ST Microelectronique,
03:24c'est des groupes qui n'ont pas oublié de se diversifier,
03:27d'être à la fois sur l'IA, mais aussi sur les télécoms.
03:30Bon, sur l'automobile, ça leur est souvent reproché,
03:32parce que voilà, c'est un secteur qui ne va pas bien.
03:33Oui, mais le process industriel leur permet d'être assez agiles aussi.
03:35Ils savent faire en masse, ils savent faire vite,
03:38ils savent faire avec des coûts réduits.
03:41Ils savent faire, et notamment dans une période où,
03:44avec l'inflation, le coût de l'énergie que Cera va porter,
03:47je pense qu'un groupe comme ST Microelectronique
03:48a quand même toutes ses chances d'être un peu mieux valorisé à l'avenir.
03:52Et donc voilà, je suis ravie qu'on puisse mettre un petit coup de projecteur
03:55sur cette société, alors qui n'est pas que française,
03:58le Cocorico est quand même franco-italien.
04:00Mais franco-italien, ça marche aussi.
04:02Et c'est un Airbus de...
04:04C'est l'impression de franco-italien, là.
04:05Ils sont un petit peu américains, Stellantis, c'est peut-être ça le problème aussi.
04:08Plus, ça va d'ailleurs porter un nom ou un autre.
04:10Voilà, c'est vrai qu'on parle beaucoup des champions européens,
04:13les Airbus et tout de suite.
04:14On a quand même d'autres champions européens, ST Micro.
04:17On parlait d'Euronext aussi, si ce n'est pas un champion européen.
04:20Mais voilà, on a un écosystème qui est en train de se former,
04:23de changer de dimension.
04:24Et ça, c'est le secteur des semi-conducteurs.
04:27Jérôme Vialla, on ne peut pas en être absent.
04:29D'une manière ou d'une autre, il faut y être.
04:31Non, effectivement.
04:32D'ailleurs, ce soir, justement, on en parlait tout à l'heure,
04:35il y aura les annonces de Nvidia.
04:36Bien sûr.
04:37Pour rappel, Nvidia, c'est le centre vraiment de l'infrastructure de l'IA.
04:41Parce qu'aujourd'hui, la majorité des gros data centers,
04:44des GAFAM, tournent sur des GPU Nvidia.
04:47D'ailleurs, c'est pour ça que lorsque Nvidia publie ses résultats,
04:50en réalité, c'est le thermomètre de l'IA mondial qu'on va regarder.
04:54Donc, en termes de chiffres, en février dernier,
04:57les chiffres, c'était aux alentours de 68 milliards de chiffres d'affaires,
05:01soit plus de 73% en un an.
05:02En termes de marge, c'était aux alentours de 75%.
05:06Là, ce soir, pour les attentes, en termes de consensus,
05:10on attend à ce que ça soit 79 milliards de chiffres d'affaires,
05:14soit plus 79% en un an,
05:17et un BPA attendu à plus de 120%.
05:19Donc ça, petite pause, je m'arrête, c'est hyper important.
05:22Ce BPA à plus de 120%, en fait,
05:24ça veut dire qu'il y a un taux de croissance
05:25qui est quand même très conséquent,
05:27et ce qui va justifier justement la valorisation de Nvidia,
05:29qui aujourd'hui est assez ailée.
05:31J'ai même vu une attente à 137% pour le BPA,
05:34mais je ne souhaite pas mes sources.
05:36Oui, le truc, on va le voir d'un point de vue technique
05:39dans quelques minutes avec Antoine Fraisse-Soulier,
05:41le piège, c'est que c'est un petit peu comme les résultats d'Amazon,
05:44je ne sais pas si vous vous souvenez,
05:45techniquement, on avait un problème,
05:46c'est qu'il n'y avait aucune position vendeuse
05:49en attendant la publication des résultats.
05:51Donc, s'il y a la moindre déception,
05:53ça risque d'être assez violent,
05:54vu le côté structurel d'Nvidia.
05:55Enfin bon, on va voir, ça après, c'est de la technique.
05:58Ce qu'on attend surtout, c'est la confirmation
06:00de ce que disent tous les observateurs,
06:02c'est que tant que les investissements sont rentables
06:04et rapportent des sous,
06:06c'est ça qui est important,
06:07c'est ça qui tient le marché.
06:09Oui, exactement, ça, plus la croissance.
06:11On va dire qu'il y a trois points qu'on va regarder là ce soir sur Nvidia.
06:14De un, les marges.
06:15De deux, la guidance Q2.
06:17Et de trois, la Chine.
06:19Donc, pour les marges, on était à 75% en février.
06:22Là, le sujet, c'est qu'il y a une nouvelle puce
06:23qui va être développée d'ici fin 2026,
06:27qui s'appelle Vera Rubin,
06:29donc VS Blackwell aujourd'hui.
06:31Étant donné qu'on va investir dedans,
06:32a priori, ça va peut-être un peu peser sur les marges.
06:34Le problème, c'est que moins 1 ou 2%,
06:35ça va peser en termes de plusieurs milliards d'euros
06:38sur les marges.
06:40Deuxième point,
06:40et à ce moment-là, du coup,
06:41les marchés vont être sévères.
06:43Deuxième point, c'est la guidance Q2.
06:45Donc, le CEO, Jensen Yang,
06:48s'ils projettent toujours des guidance,
06:51donc en fait des projections qui sont aux attentes
06:53par rapport à ce qu'on s'attendait,
06:54ça va être bon.
06:54Par contre, si c'est légèrement inférieur,
06:56justement, le marché va déviser.
06:59En gros, Nvidia pourrait être impacté.
07:01Et troisième point, justement, c'est la Chine.
07:04Là où avant, le chiffre d'affaires côté Chine,
07:07c'était aux alentours de 20,
07:08un peu plus de 20% pour Nvidia.
07:10Il y a eu un embargo de Trump.
07:12Si jamais le CEO annonce que, justement,
07:14cet embargo vient à être soulevé,
07:17là, il pourrait avoir un impact positif pour Nvidia.
07:19Oui, d'autant qu'on l'a vu,
07:21il était dans l'avion de Donald Trump,
07:23dans la délégation américaine
07:24qui a rendu visite à Xi Jinping
07:27en début de semaine.
07:28Alors, c'était assez marrant
07:30parce que Jensen Wang,
07:30on a l'habitude de le voir
07:32avec son blouson en cuir
07:33qui devient un objet un peu iconique.
07:35Là, il avait mis le costard-cravate,
07:37quand même, pour rencontrer Xi Jinping.
07:38Enfin, après, il n'a pas manqué
07:40d'aller goûter toute la street food de Pékin
07:43en blouson en cuir
07:44qu'il avait ramené.
07:45Et en fait, il est là, le truc.
07:48C'est qu'il était question aussi
07:50de tranquilliser les rapports avec la Chine.
07:53Et ça, ça pourrait être
07:54un booster supplémentaire
07:56pour la croissance d'Nvidia.
07:57Parce que là où on attend
07:59l'IA et les futures dynamiques
08:01de développement de l'IA
08:01du côté des États-Unis,
08:02elles sont quand même bien ébauchées.
08:04C'est du côté de la Chine
08:05qui est assez silencieuse à ce niveau-là.
08:08– Les silencieuses,
08:09je pense qu'elle a aussi fait...
08:10Alors là, si on regarde un peu plus loin,
08:12je pense que si on regarde
08:13les rapports avec Taïwan, par exemple,
08:14ce qui me semble être un bon indicateur
08:16de savoir ce qu'elle veut faire,
08:17parce que Taïwan,
08:18c'est principalement
08:19le semi-conducteur, quand même, globalement.
08:21– Oui, le TSMC, voilà.
08:23– C'est une vraie richesse
08:24sur laquelle la Chine
08:24n'aime vraiment mettre la main.
08:25– Ainsi que tous les sous-traitants d'Nvidia,
08:27ils sont là-bas,
08:27les MSI, etc.
08:29Enfin, tout l'écosystème
08:31de sous-traitance d'Nvidia est là-bas.
08:33– Donc, je pense qu'ils sont silencieux.
08:35Je pense qu'en fait,
08:35ils essayent d'avancer leur pion
08:37vers Taïwan.
08:38Et je pense que, globalement,
08:40Donald Trump,
08:40il n'en a d'ailleurs pas tellement parlé,
08:42il a dit que c'était affaire des Chinois,
08:43je crois.
08:43– Il a évacué le sujet en disant…
08:45– Mais je pense qu'ils ont quand même conscience.
08:47L'apaisement avec la Chine,
08:48de toute façon,
08:49le problème de grandes puissances
08:50qui se font face
08:51comme elles le font,
08:52et brutalement depuis un an et demi,
08:55c'est que c'est généralement bon pour personne.
08:56Moi, ce qui m'inquiète beaucoup,
08:58mais qu'on ne voit jamais nulle part,
08:59donc je dois être la seule à être inquiète,
09:00et c'est donc que j'ai tort, forcément,
09:02mais pourquoi à aucun moment
09:03tous ces data centers,
09:04on ne me parle pas du prix de l'énergie ?
09:06Parce qu'au-delà de ça,
09:08si demain l'énergie,
09:10et ce n'est pas demain,
09:10hier, aujourd'hui,
09:11elle est 40% plus chère
09:13pour les data centers
09:13que déjà des pays comme le Danemark
09:16qui ne souhaitent plus forcément recevoir
09:18les data centers des GAFAM,
09:19et ainsi de suite,
09:20qu'est-ce qu'on fait ?
09:21C'est-à-dire que comment on va faire
09:22pour ce que vous me parlez
09:23de rentabilité et de marge ?
09:24Moi, je suis entièrement d'accord avec vous.
09:25Pour moi, c'est le point de faiblesse
09:27de Nvidia ou d'autres.
09:29La réalité, c'est que si demain,
09:30l'énergie coûte plus cher
09:31dans la production
09:32et que ça bouffe la rentabilité,
09:35est-ce qu'on va pouvoir tenir les guidelines ?
09:36Parce que là,
09:37on nous parle de 86 milliards
09:38comme de chiffre d'affaires, etc.
09:40Fantastique !
09:40Pour un 97 milliards
09:41des deux,
09:42c'est trois.
09:43Fantastique !
09:43Ça fait encore des croissances de dingue.
09:44Je vous rappelle quand même
09:44que Nvidia, c'est une boîte
09:45qui a fait x20 en capitalisation,
09:48en performance,
09:49par exemple,
09:49sur 5 ans.
09:50C'est-à-dire x20 sur 5 ans,
09:51c'est-à-dire que je ne sais pas
09:52pourquoi les mecs font du private-écoute,
09:53il fallait faire du Nvidia, du coup.
09:55C'est ça.
09:55Mais est-ce que ce n'est pas
09:57juste stratosphérique ?
09:59Et après, moi,
10:00je regarde aussi d'autres boîtes
10:01qui existent,
10:02qui essayent de concurrencer du Nvidia
10:04à leur niveau,
10:05type des ARM, etc.,
10:06qui lancent leur puce.
10:08Mais c'est Rebrass, le...
10:09C'est Rebrass,
10:10qui a été introduit en bourse
10:12au début de semaine
10:12ou la semaine dernière,
10:13je ne sais plus.
10:13Plus 70% la première séance.
10:15Oui, mais c'est...
10:17Vous vous rendez compte ?
10:18Est-ce qu'il n'y a pas
10:19un truc un peu déconnant là-dessus ?
10:20Je ne voudrais pas être celle
10:21qui soit toujours de mauvaise humeur,
10:22etc.,
10:22mais est-ce qu'on ne peut pas
10:24revenir à des fondamentaux ?
10:24Je trouve que c'est microélectronique,
10:26par exemple,
10:26n'est pas assez valorisé
10:27dans ces cas-là.
10:27Oui.
10:28Non, mais s'il doit faire un parallèle,
10:29je sais que les flux font la perf,
10:31globalement,
10:31et vous le disiez,
10:32il n'y a pas de position vendeuse
10:33sur Nvidia,
10:34mais je pense qu'il faut
10:36un rééquilibrage dans les valeurs
10:38et un peu raison gardée.
10:39Alors, il y a un aspect
10:41dont vous avez parlé
10:42et qui m'offre
10:44une transition au rêvé
10:46pour le dernier sujet
10:46dont on va parler,
10:47c'est l'inflation.
10:49Parce que là,
10:50vraiment,
10:51le grain de sable
10:52dans le rouage,
10:53en ce moment,
10:53c'est très clairement
10:54la très forte hausse
10:55des taux obligataires.
10:56Pourquoi ?
10:57Parce que pression
10:57sur les banques centrales
10:59et puis surtout
11:00des prix qui continuent
11:02de grimper.
11:03Alors, c'est vrai
11:03que ça devient presque
11:04la patate chaude
11:05ou la tarte à la crème,
11:06mais l'inflation,
11:07elle est là
11:07et les prix,
11:08ce sera higher for longer.
11:10De la même manière,
11:11et ça va ensemble
11:13avec le pétrole,
11:14il faut s'y faire.
11:16Alors, OK,
11:17pour la high-tech,
11:18on peut priser ça
11:19de manière tout à fait différente
11:20parce que là,
11:21on est sur un investissement
11:22pour le futur
11:23et sur plusieurs décennies,
11:24mais pour tout le reste
11:26de l'économie,
11:27on n'a peut-être pas encore
11:28pris l'impact
11:29de tout ça,
11:29Jérôme Bial.
11:30Effectivement,
11:31la semaine dernière,
11:32les chiffres de l'inflation
11:33sont tombés.
11:34CPI US,
11:35aux alentours de 3,8%,
11:36donc un petit peu
11:37au-dessus des attentes.
11:38Le PPI US,
11:39c'est le coût de production
11:41pour les entreprises,
11:42on était à 6%.
11:43Et en fait,
11:44le plus important,
11:45si on zoome,
11:46c'est l'accélération
11:46entre le mois dernier
11:47et aujourd'hui,
11:47on a fait plus 1,4%
11:49alors qu'on s'attendait
11:50aux alentours de 0,5%.
11:51Et en réalité,
11:52tout ça,
11:52ça a été boosté
11:53par le coût de l'énergie.
11:55Maintenant,
11:55si on creuse encore un peu ça,
11:56si on regarde
11:57l'inflation-corps,
11:59donc en fait,
11:59ça veut dire
11:59l'inflation retraitée
12:00de tout ce qui est énergie
12:02et alimentation,
12:02pour éviter
12:03que ce soit volatile,
12:04on va être,
12:05pour les US,
12:06aux alentours de 2,8%,
12:08pour la France,
12:08aux alentours de 1,3%.
12:10Donc ça veut dire
12:10qu'en fait,
12:11l'augmentation
12:12de l'énergie,
12:14du coût de l'énergie,
12:14n'a pas encore impacté
12:15l'économie réelle.
12:16Mais je ne pense pas
12:18qu'on pourra se le permettre
12:19parce que
12:20si vous impactez,
12:21ça veut dire monter les...
12:22Globalement,
12:23c'est-à-dire pour une boîte,
12:23monter ses prix.
12:24D'accord ?
12:25Donc en imaginant
12:26qu'on ait un commerce
12:27transatlantique,
12:28qui a déjà un tout petit peu
12:29été mis à mal l'an passé,
12:31je ne vois pas
12:32comment on peut
12:33sur un pays,
12:34sur des pays européens
12:35qui sont exempts
12:35en termes de croissance,
12:37parce qu'on n'a pas
12:37beaucoup d'inflation,
12:38mais enfin, les gars,
12:39on n'a surtout pas
12:39beaucoup de croissance
12:40et c'est valable
12:40pour les trois plus grosses
12:41économies européennes.
12:42Et le tout avec...
12:43Je tiens juste à mentionner
12:44que nos amis...
12:44Pardon ?
12:45Le tout avec une situation
12:46budgétaire qui,
12:47en plus,
12:47c'est très très compliqué.
12:48Au-delà du budget,
12:49c'est le niveau de la dette.
12:50Parce qu'en fait,
12:51budgétaire,
12:51c'est toujours la France
12:51qu'on bâche.
12:52Mais en réalité,
12:53si on regarde le problème...
12:54Parce que là,
12:54Mélonie,
12:55Jean-Dia Mélonie,
12:55pardon,
12:56très récemment,
12:57elle nous a fait quoi ?
12:58Elle nous a dit
12:58« Ah bah tiens,
12:59si on faisait péter
13:00la règle des 3 %,
13:01évidemment,
13:01nous, en France,
13:02on a dit
13:02« Bah non,
13:02on ne va pas la faire péter.
13:03De toute façon,
13:03on ne s'en fiche.
13:04Nous,
13:04on ne la respecte jamais.
13:04Donc, effectivement,
13:05on n'a pas tellement besoin
13:05de ne pas s'en fiche.
13:06C'est pas de problème.
13:07Ça m'a fait quand même
13:08beaucoup marrer.
13:09Et son dernier sorti,
13:10c'est de dire
13:10« Il faudrait sortir de la dette
13:12le coût de la dette énergique. »
13:13Non, mais...
13:14Mais voyons.
13:14En fait,
13:15vous voyez le...
13:15Voilà.
13:16Ce qu'il faudrait,
13:17c'est que l'Europe,
13:18mais je ne cesse de le dire,
13:18se saisissent du problème actuel
13:20pour avoir une vraie électrification,
13:22une vraie souveraineté européenne.
13:23Est-ce que les Chinois,
13:23qui ne sont pas hyper écolos
13:24dans l'esprit,
13:25sont extrêmement écolos
13:26dans leur énergie
13:27parce que c'est une partie
13:28de leur souveraineté.
13:29Et je pense que ce qu'on n'a pas compris
13:30en 20,
13:30ce qu'on n'a pas compris en 22,
13:31il va peut-être falloir
13:31qu'on comprenne en 26.
13:33Mais sur l'inflation,
13:34on verra,
13:35on a les banques centrales
13:36qui nous concernent le plus.
13:37Parce que là,
13:38on a parlé de la Nouvelle-Zélande
13:39parce que franchement,
13:39ça n'intéresse personne.
13:41Mais ça ne concerne pas grand monde.
13:42Mais si on regarde
13:43la BCE et la Fed,
13:45c'est 11 juin et 17 juin.
13:47Là, on verra
13:47quelle est l'église
13:48qu'il va donner.
13:49Moi, je suis plus...
13:51Enfin, moi, j'attends
13:52globalement qu'il n'y ait pas de hausse
13:54parce qu'on n'aura pas
13:54de spirale hausse salaire.
13:56Il n'y aura pas de spirale...
13:57Oui, la fameuse spirale...
14:00Inflationniste.
14:01Inflationniste, oui.
14:02On n'en est pas là.
14:04Malgré tout,
14:05pression maximale
14:06sur les banques centrales
14:07et ça va être l'enjeu
14:07de cette fin d'année, j'ai envie de dire.
14:09Oui, exactement.
14:10En fait, a priori, justement,
14:11Christine Lagarde
14:12essaie de maintenir
14:12pour ne pas augmenter les taux.
14:14Le problème, c'est que
14:14les États-Unis sont,
14:16on va dire, coincés
14:17parce que s'ils augmentent les taux,
14:19il n'y aura pas trop...
14:19C'est un peu mettre un couteau dans l'eau
14:21parce qu'en fait,
14:22il n'y aura pas trop d'impact
14:22par rapport à l'énergie.
14:23Et en Europe, le problème,
14:24comme tu le disais,
14:25c'est qu'au niveau croissance,
14:27on est vraiment au plus bas.
14:28Ça ressemblait à l'OPED de 73.
14:30Si tu enlèves 20 centimes
14:31sur les taux,
14:31tu fais quoi de ta croissance ?
14:33On est déjà à 0,5 en prévision.
14:34C'est ingérable.
14:36Moi, je pense qu'il faut
14:36que Trump arrête sa bêtise en Iran,
14:39règle ce problème rapidement
14:40et après, j'aimerais comprendre
14:41comment 20% du pétrole
14:43qui circule
14:43emmène à une inflation
14:44à ce point-là.
14:46Mais ça, c'est la question
14:47que je me pose.
14:47Moi, c'est la question à 1 000 euros.
14:49Je le disais souvent
14:49au début de la crise en Iran.
14:51Vous aviez raison, Antoine, de le dire.
14:5220% du pétrole mondial,
14:54bon, il y a 80% du pétrole mondial
14:57qui passe par ailleurs.
14:59Donc, il y a un truc
15:00qui m'épate un peu après,
15:01après le prix de l'électricité mondial,
15:02après, les pressions sont mondiales,
15:03après, il y a les contrats futurs.
15:05On sait, par exemple,
15:06que le pétrole physique
15:07vend parfois moins cher
15:08que le contrat.
15:09Donc, en réalité,
15:10il faut pour raison garder,
15:11laisser les gens retomber,
15:12écouter cette tension obligataire,
15:14parce que ça nous donne
15:14des vrais avertissements,
15:15je pense,
15:15sur ce qui va se passer demain
15:16que n'écoutent pas
15:17les marchés actions
15:18pour une raison que je ne comprends pas.
15:20Et l'inflation,
15:21pour moi, elle passera.
15:22Je pense qu'on fait une croix
15:23sur 2026, ok,
15:24mais en 2027,
15:25ce sera plus clair.
15:26Géraldine Métis,
15:26Feu Alter Egal,
15:27merci infiniment
15:28d'avoir été avec nous,
15:29Jérôme Vialla,
15:29Patrimovie,
15:30c'était la première,
15:31c'était très bien.
15:32Revenez vite,
15:33pas de soucis.
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