- il y a 13 heures
Lundi 18 mai, Hedwige Chevrillon a reçu François Hommeril, président de la CFE-CGC, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business et la Tribune présentent le 18-19 d'Edwis Chevrillon.
00:10Ça fait 10 ans qu'il dirige la CPECGC, la Confédération Française de l'encadrement et des cadres.
00:16Il tire sa reverence, ça sera le 10 juin. Bonsoir François Moury, vous êtes habitué au 10-10.
00:23C'est un moment, j'imagine. Vous allez prendre votre retraite en tous les cas du syndicat.
00:28Beaucoup de sujets d'actualité, c'est l'occasion aussi de faire peut-être le bilan, les succès, les échecs
00:34en tous les cas.
00:35Qu'est-ce qu'il faut réformer ? C'est un moment... Est-ce que vous vous sentez fatigué ?
00:40Non, moi je ne suis pas fatigué. D'abord, je vous remercie de votre invitation.
00:45J'ai toujours beaucoup de plaisir à être avec vous, à discuter avec vous, avec d'autres personnes sur le
00:49plateau.
00:50Personnellement, je ne me sens pas fatigué, mais je pense que c'est le moment pour moi de passer la
00:53main.
00:53en disant que c'est long quand même. Beaucoup de choses, beaucoup d'actualité, d'actualité politique, sociale et économique.
01:00Je crois que c'est le moment que nouvelles personnes et nouvelles équipes arrivent.
01:04Je me sens tout autant motivé, tout autant intéressé par les débats, les enjeux du moment.
01:09Je vais continuer à suivre ça. Je pense peut-être à essayer d'être un peu acteur dans mon environnement,
01:14qui de fait va changer. Mais je suis très content pour mon organisation.
01:19C'est le bon moment pour moi.
01:20Donc ça veut dire qu'on peut être très en forme et prendre sa retraite qu'à 65 ans ou
01:25à 67 ans.
01:26On n'est pas forcément épuisé, pour tout le monde j'entends, à 65 ans ou 67 ans, François Omrile.
01:33Mais je suis 100% d'accord avec ça et je ne crois pas avoir jamais dit le contraire.
01:37Moi, mon slogan est le suivant sur la question de la retraite, puisque vous taquinez un peu.
01:40Je pense qu'il n'y a pas de bénéfice économique à forcer à travailler des gens qui n'en
01:47ont plus ni la force, ni le désir.
01:49C'est ça que je dis. Moi, je me présente devant vous, dans un mois et demi, j'aurai 65
01:54ans.
01:55Je me sens encore la force de pouvoir participer à des débats, construire des points de vue, les argumenter.
02:02Pourquoi pas faire ailler ?
02:03Mais c'est possible.
02:04À condition que des carrières longues, des métiers pénibles puissent prendre la retraite plus tôt.
02:09Tout à fait.
02:10Donc, on peut avoir une retraite à 67 ans.
02:12Mais pourquoi pas ? Mais quand on n'en a plus ni la force, ni le désir, c'est pour
02:16ça que j'étais contre, avec mon organisation, ce passage à 64 ans.
02:20Parce que ça forçait à travailler des gens, pas forcément un nombre immense, mais des gens qui, normalement, auraient dû
02:28partir à 62 et qui n'étaient pas prêts à travailler deux ans de plus.
02:31Mais vous vous rendez compte quand même qu'il fallait trouver une solution.
02:36Mais vous voyez bien qu'aujourd'hui, on est dans une impasse totale, parce qu'il faut trouver une solution.
02:41On va y revenir là-dessus.
02:43On va y revenir.
02:43On va y revenir, parce que la finance et la retraite, ça va être un des sujets principaux de l
02:47'élection présidentielle.
02:49Parce qu'on est complètement paralysé.
02:51On a des milliards de dettes, on a des milliards d'intérêts.
02:54On voit bien qu'il faut trouver une solution, parce que là, on est complètement dans un corner, alors que
02:57le monde avance à une vitesse quatre fois plus rapide qu'avant.
03:01Justement, et de l'actualité, on est un peu rattrapé par ça.
03:04Il y a d'abord le patronat.
03:05Le patronat, il se mobilise à l'étroit, parce qu'il y a une décision qui doit être prise par
03:10Sébastien Lecornu.
03:10Il faut faire des économies, notamment un milliard et demi, notamment sur la question de diminuer les allégements de cotisations
03:19sociales pour les entreprises.
03:22Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que Sébastien Lecornu, il a raison ?
03:25Est-ce qu'il faut, justement, qu'il y ait un certain, ils n'ont pas besoin d'allégements de
03:28cotisations, parce qu'ils peuvent trouver un job facilement ?
03:32Là encore, je suis constant.
03:34Tout le monde a tort, tout le monde a raison.
03:36Ah bah oui, c'est à côté de Tébac, oui, de Tébac, non.
03:38J'ai évidemment lu avec attention le communiqué du patronat, y compris jusqu'à la FNSEA, qui est du voyage.
03:47J'avoue que j'ai du mal à comprendre pourquoi.
03:49C'est les entreprises aussi.
03:50Mais en Lecornu, qu'est-ce qu'ils disent ? Ne changez rien.
03:52Moi, je dis qu'il faut tout changer.
03:53Pas forcément le montant.
03:55211 suivant le rapport sénatorial, 250 suivant comment on évalue les choses, c'est le nombre de milliards qui sont
04:00transférés.
04:01Ah mais ça, c'est l'ensemble.
04:03Ok, c'est l'ensemble.
04:04Moi, je ne remets pas en cause le montant global.
04:07Je dis pourquoi pas.
04:08Tous les pays aident les entreprises, aident les différents secteurs économiques.
04:12Pour moi, ce n'est pas un problème.
04:13Et je suis, au nom de la CFE-CGC, favorable à ce que l'État s'engage et aide les
04:18différents secteurs économiques.
04:19C'est une précision importante.
04:21Pardonnez-moi de vous interrompre.
04:22Les allégements de cotisations seuls, c'est plutôt entre 60 et 80.
04:26Ce n'est pas 220 milliards d'euros.
04:28Parce que 220, c'est l'ensemble.
04:30Après, il faut regarder l'ensemble.
04:31Il faut traîner une confusion.
04:32Moi, je raisonne en personne qui a fait toute sa carrière.
04:36Vous avez gentiment relevé mon âge tout à l'heure, qui a fait toute sa carrière dans un secteur industriel
04:40qui est très exigeant en matière d'investissement.
04:43Quand on transfère de l'argent public à ce niveau-là dans les secteurs économiques, il faut avoir quand même
04:48un investissement entre guillemets rentable.
04:50Il faut que ça produise de la valeur économique et du développement économique.
04:54Ce que moi, je dis, c'est que la politique de l'offre qui a été mise en place et
04:58qui a été augmentée et multipliée par 3 en 10 ans ne produit pas l'effet économique qu'il devrait
05:03produire.
05:04Donc, je ne remets pas en question le montant.
05:06Ce que je remets en question, c'est la méthode.
05:08Et par ailleurs, je ne suis pas le seul à le dire.
05:10Nous avons un problème de ciblage des aides et nous avons un problème de conditionnalité au sens de la nécessité
05:16de la mesure d'un résultat.
05:16Répondez-moi sur les allégements de cotisations sociales.
05:21Est-ce qu'il faut les alléger comme souhaite le faire le Premier ministre ?
05:25Moi, je pense que le problème, c'est leur caractère universel.
05:29Ça n'est pas efficace.
05:30Ça crée des trappes à bas salaire.
05:32D'ailleurs, la personne qui me précédait, vous, Marguerite, que je connais bien, c'est très exactement la formule qu
05:38'il a employée.
05:39Aujourd'hui, cette formule la connaît.
05:40Je vais vous dire quelque chose.
05:41Je l'ai déjà dit plusieurs fois ici.
05:42Si la question du coût du salaire était déterminante sur la position économique d'un pays, le Bangladesh serait la
05:49première économie du monde.
05:50Il faut arrêter avec ça.
05:52Certes, le salaire et le niveau du salaire, c'est important.
05:55Ça dépend des entreprises.
05:56Moi, je vais vous faire remarquer une chose.
05:58C'est que, par exemple, les chercheurs français qui passaient leur diplôme, leur doctorat, ne trouvent pas de poste en
06:04France.
06:05Parfois, souvent, ils en trouvent dans des pays entrangers où on leur propose une rémunération deux à trois fois supérieure
06:10à celle qu'on leur propose en France.
06:12Ça veut donc dire que pour les emplois dits de qualité, ça ne veut pas dire que les autres sont
06:15de qualité inférieure, mais au sens de la productivité qu'ils procurent, le niveau salarial n'est pas le déterminant.
06:21Donc, c'est ça.
06:22Moi, c'est à ça que je voudrais que le gouvernement prête une attention redoublée.
06:26C'est-à-dire que la question des systèmes systématiques qui sont mis en place pour répondre, en fait, au
06:31couinement du patronat, le patronat ne sait faire que ça.
06:34Donnez-moi de l'argent, donnez-moi de l'argent, je saurais quoi en faire.
06:36Mais attendez, excusez-moi quand même, je ne vais pas prendre leur défense, mais c'est quand même eux qui
06:40produisent de la richesse.
06:41C'est comme les entreprises qui produisent de la richesse.
06:43Mais négatif, c'est les entreprises qui produisent de la richesse.
06:46Et alors, c'est quoi les entreprises ? C'est des salariés dedans, c'est des salariés qui s'engagent.
06:50C'est quand même aussi les chefs d'entreprise.
06:52Je vais vous donner un exemple. Le groupe Casino, qui a pratiquement fait faillite il y a deux ans.
06:57Qui a fait la richesse du groupe Casino ? C'est qui ?
07:00Je vais vous dire, moi, ce sont ces personnes qui sont rentrées à 16 ans, aux chariots élévateurs,
07:06qui se sont engagées dans leur carrière et qui ont fini directeurs de magasins.
07:09C'est ces gens-là qui ont fait la richesse de l'entreprise.
07:11Et à 50 ans, on les a laissés au chômage, sans aucune autre considération que l'attestation employeur qui puisse
07:19s'inscrire à votre travail.
07:20Il faut toujours quelqu'un pour diriger.
07:22Alors ça, je suis d'accord.
07:23Mais je le respecte énormément.
07:24Vous, vous êtes le patron de la CFE-CGC.
07:26Mais tout à fait.
07:27Donc, il faut quelqu'un pour diriger.
07:29Mais je le respecte énormément.
07:31Ils se rendent compte qu'il y a un problème du coût du travail en France.
07:35Pourquoi ?
07:35Parce qu'on l'a dit tout de suite d'emblée.
07:36Moi, je vous dis que non, il n'y a pas de problème du coût du travail en France.
07:39Ça n'est pas vrai.
07:40Mais pourquoi par rapport aux Allemands, par rapport à nos concurrents directs ?
07:43Vous voyez bien qu'il y a une différence.
07:44Mais pourquoi on se compare toujours dans ces conditions-là ?
07:45On n'est pas seul en France.
07:47Mais ce n'est pas le seul déterminant.
07:49Vous savez, pendant longtemps, puisqu'on parlait avec Choose France des investissements
07:52à l'étranger, dans les critères qui déterminaient le critère de choix des investissements
07:57à l'étranger en France, la question du coût salarial était le cinquième.
08:00Ce qu'on regardait en France, c'est le niveau des infrastructures, le niveau des études,
08:05la capacité de l'administration à accueillir les gens.
08:08Ça, ça, c'était...
08:09Mais il y a une fiscalité qui a explosé aussi, vous le savez bien.
08:12Mais ce n'est pas vrai, au contraire, elle a été plutôt réunie.
08:14Non, non, non, ce n'est pas exact.
08:15Je pense que sur tous les sujets...
08:17Non, non, non, vous ne pouvez pas dire ça.
08:18Mais il y a des points sur lesquels je vais être d'accord avec vous.
08:20Mais pas là-dessus, parce que les chiffres le montrent.
08:21Emmenez-moi sur les points sur lesquels je serai d'accord.
08:22Mais la question du coût salarial comme étant le seul déterminant de la compétitivité,
08:26c'est faux.
08:27Ce qui fait la compétitivité, c'est la stratégie.
08:29Personne ne bixait le seul.
08:31Mais c'est un point important.
08:32Allez, on passe au sujet suivant, on ne se mettra pas d'accord.
08:35Mais ce n'est pas grave.
08:36Rupture conventionnelle.
08:37Vous avez vu, là, le Sénat, il vient de valider le texte,
08:40enfin, la transposition de loi de l'accord qui avait été signé par des partenaires sociaux.
08:46Il l'a validé une deuxième fois, parce qu'en fait,
08:48le texte n'a pas été validé par l'Assemblée nationale,
08:50qui l'avait validé une première fois, c'est un peu compliqué.
08:53Puis qui finalement, comme il n'y a pas assez de députés de la majorité,
08:56le texte n'a pas été validé.
08:57Vous, vous n'avez pas signé le texte, les ruptures conventionnelles.
09:00Est-ce que là, c'est quoi votre position ?
09:03Non, c'est un accord qu'on n'a pas signé.
09:05Moi, je ne prétends pas que ce soit un mauvais ou un bon accord.
09:07On ne l'a pas signé.
09:08Et pourquoi vous ne l'avez pas signé ?
09:09C'est une question de contexte.
09:10C'est une négociation qui est dépendante de la négociation assurance chômage.
09:14C'est un texte sur lequel, de notre point de vue,
09:16on n'a pas trouvé un accord satisfaisant,
09:18parce qu'il n'examine pas le problème au fond.
09:20Pourquoi est-ce qu'il y a aujourd'hui une explosion des ruptures conventionnelles ?
09:23Le patronat, aujourd'hui, s'en plaint.
09:25Mais c'est lui qui l'a voulu, le dispositif, il y a 20 ans.
09:27Alors, tout le temps qu'il était maîtrisé,
09:29qu'il permettait, pour le coup, aux employeurs,
09:35mais dès l'instant qu'il a passé la moyenne,
09:37et qu'on a aujourd'hui, il est vrai,
09:39moi, je suis prêt à le reconnaître,
09:41une forte demande de la part des salariés de ruptures conventionnelles,
09:44et y compris de salariés qui occupent plutôt des emplois de haut niveau dans les entreprises.
09:48Des cas, notamment, que vous le représentez.
09:50Et moi, ce que je dis au patronat,
09:52ce que j'ai dit quand on a fait la réunion sur le sujet
09:55entre les organisations patronales et les syndicats,
09:58j'ai dit, écoutez, on ne trouvera pas de solution
09:59si on n'examine pas, au fond,
10:01la raison qui fait exploser les demandes de ruptures conventionnelles
10:05du côté des salariés.
10:06Ayons en tête que c'est un dispositif, aujourd'hui,
10:08dans l'écriture du CERFA,
10:09qui fait qu'il n'est pas nécessaire que la demande soit motivée,
10:13et on n'a pas la trace dans le CERFA
10:15de qui en a été à l'initiative.
10:17Je trouve fort de café, aujourd'hui,
10:19que le patronat vienne nous dire,
10:20finalement, la rupture conventionnelle,
10:22ça ne vaut que si c'est moi qui en suis à l'initiative.
10:24Non, ce n'est pas vrai.
10:25Ça peut être un problème
10:27quand le nombre de personnes qui le demandent
10:29et qui sont des salariés ne fait qu'augmenter.
10:31Mais en examinant la raison pour laquelle,
10:33aujourd'hui, des salariés se trouvent suffisamment mal dans l'entreprise
10:36pour en permanence demander des ruptures conventionnelles.
10:39Peut-être que ça, c'est un sujet de société.
10:40Peut-être que ça, c'est un sujet important.
10:42Non, mais ça, c'est un sujet de société,
10:43comme vous dites,
10:45et la remise en cause du rapport au travail, etc.
10:47Mais là, il y a un sujet assez rapide
10:49parce que les ruptures conventionnelles, ça coûte cher.
10:51Ça coûte cher à l'assurance chômage, bien sûr.
10:53Donc, il faut diminuer.
10:53Au passage, ce n'est pas le premier poste.
10:55Le premier poste, c'est les contrats courts.
10:57C'est les contrats courts.
10:58C'est les contrats de un jour à quatre jours.
10:59Vous le savez très bien.
11:00Or, moi, j'ai la solution pour les contrats courts.
11:02Et je fais économiser entre 3 et 4 milliards à l'assurance chômage.
11:05Tout de suite, il suffit d'augmenter la cotisation d'assurance chômage
11:08à due proportion inverse de la durée du contrat.
11:10Ce n'est pas compliqué.
11:11Un contrat d'ajour, vous mettez 20% de cotisation à l'assurance chômage,
11:14ça va réguler le système automatiquement.
11:16Et on va économiser 3 milliards.
11:17Ce n'est pas compliqué.
11:18Ça tient en une ligne, ce que je viens de vous dire.
11:20Mais par les entreprises, ça fait 20% de cotisation chômage.
11:23Mais c'est qui les contrats courts d'un jour ?
11:25Qui peut avoir un intérêt à embaucher des gens comme ça,
11:28alors sachant très bien que, par ailleurs,
11:30il y a la substitution de l'intérim
11:31et que l'intérim, c'est entre 30 et 65% plus cher qu'un CDD.
11:35Il faut arrêter avec ça.
11:36On n'est pas des lapins de six semaines quand même.
11:38On voit bien qu'il y a une impossibilité pour le patronat
11:41de réfléchir même à une solution possible.
11:44Au passage, une solution qui permettrait de réduire la cotisation employeur sur les CDI.
11:49Mais vous savez pourquoi les employeurs,
11:51et on reboucle sur votre premier sujet,
11:52pourquoi ils ne veulent pas avancer sur ce sujet-là ?
11:54Parce que la cotisation,
11:55les fameux 4% qui payent l'assurance chômage,
11:58elle est totalement exonérée.
11:59C'est l'État qui paye à sa place.
12:01Donc en fait, ils ne payent pas.
12:02Ils ne payent pas l'assurance chômage.
12:03Donc ils n'ont pas intérêt à ce que ça change.
12:05Vous comprenez ?
12:05C'est ça le problème.
12:06Et c'est pour ça que la question des allégements de cotisation,
12:09elle est centrale dans notre affaire.
12:10Parce que rien ne bouge à cause de ça.
12:13Et c'est pour ça que le patronat ne veut pas que ça bouge.
12:15Parce que justement,
12:16ils ont tout intérêt à ce système-là.
12:18Et nous, on veut que ça bouge au contraire.
12:19On veut rendre dynamique le sujet.
12:21Moi, je suis prêt à négocier la baisse de la cotisation chômage.
12:24Y compris pour toutes les catégories professionnelles.
12:27Mais à condition qu'on ait sur le système une vision globale,
12:30une vision positive,
12:31une vision qui fait avancer les choses.
12:33Est-ce que,
12:34puisque c'est un peu l'heure du bilan,
12:36vous avez en plus maintenant,
12:37vous pouvez dire ce que vous voulez,
12:38presque.
12:39Enfin, attendre encore le dis-jeu.
12:41Mais enfin, d'abord,
12:42vous avez toujours une langue bien...
12:45Pendue.
12:46Pendue.
12:46Vous le dites, alors je vais l'utiliser.
12:49François Ombril,
12:51le barétarisme social,
12:53le dialogue social,
12:54en France,
12:55il n'est pas bon.
12:57Il n'y en a pas.
12:59Comment faire évoluer ça ?
13:00Qu'est-ce qu'il faudrait ?
13:02Alors moi, là encore,
13:03j'ai la solution.
13:04Ou les intérêts sont trop divergents ?
13:06Aujourd'hui, la situation n'est pas bonne.
13:07Non.
13:08Moi, je m'en plains.
13:09Franchement.
13:10La mare,
13:11elle est presque vide aujourd'hui.
13:13Et c'est...
13:15Honnêtement,
13:15c'est l'État qui est responsable
13:16en quasi-totalité.
13:18C'est quoi le dialogue social ?
13:19Le dialogue social,
13:20c'est deux équipes
13:21qui se rencontrent sur un terrain
13:22et qui vont jouer ensemble
13:23le même jeu,
13:24sur le même terrain
13:25et avec les mêmes règles.
13:27Aujourd'hui, l'État,
13:28mais notamment depuis 10 ans,
13:30mais ça fait quand même
13:31un petit peu plus longtemps,
13:32en fait, il biaise les règles.
13:33Imaginez,
13:34je vous donne la scène,
13:35on est deux équipes,
13:36on est censé jouer au football
13:37et l'État arrive,
13:38c'est l'arbitre.
13:39L'État, c'est l'arbitre.
13:40Il dit, vous allez jouer entre vous.
13:41Simplement, vous,
13:42l'équipe des salariés,
13:43je vous mets dans le point de corner
13:44et je vous mets le ballon
13:47peut-être que deux joueurs.
13:48Ça ne va pas fonctionner comme ça.
13:50Moi, je pense qu'une négociation équilibrée,
13:52c'est une négociation
13:52dans laquelle chacun des deux parties
13:55a autant de risques à prendre
13:57à ce qu'il n'est pas d'accord à la fin.
13:59C'est un principe universel
14:00de la négociation.
14:01Or, en fait,
14:02ce principe,
14:02c'est complètement décalé
14:03et l'État est très responsable de ça.
14:06Il a trop l'oreille attentive
14:07à la partie patronale
14:09qui prétend représenter
14:10la totalité de l'entreprise.
14:11Mais ce n'est pas vrai.
14:12Je représente autant l'entreprise
14:14que le patronat.
14:15Oui, parce que vous,
14:15c'est les cadres et l'encadrement.
14:17Mais même,
14:18c'est l'ensemble des salariés,
14:19effectivement.
14:19Nous, c'est l'encadrement,
14:20les cadres,
14:21les techniciens,
14:21les agents de maîtrise.
14:22Mais d'une certaine manière,
14:23peu importe.
14:24On y est dans l'entreprise.
14:25On a cause commune,
14:26en fait, dans l'entreprise.
14:27Les entreprises,
14:28elles avancent
14:28parce qu'il y a des salariés
14:30qui s'y investissent.
14:31Les transglorieuses,
14:32c'est quoi ?
14:33Tout le monde en a plein la bouche,
14:34les transglorieuses.
14:34Mais c'est quoi ?
14:35Mais c'est des gens
14:36qui rentrent ouvriers
14:36dans des entreprises,
14:37qui, dans la métallurgie,
14:38la chimie, le commerce, etc.,
14:40et parce qu'ils ont la volonté
14:41de progresser pour eux-mêmes,
14:43ils font progresser l'entreprise.
14:45Alors, là-dessus,
14:47est-ce que...
14:48Donc, justement,
14:49un petit point très rapide,
14:50mais dans le cadre
14:51de la réforme des retraites,
14:53si un jour on y arrive,
14:54il y a certains syndicats
14:57qui demandent
14:57que, en fait,
14:59ça soit géré
15:00justement par les partenaires sociaux,
15:03comme la GERCARCO.
15:04Est-ce que, pour vous,
15:05vous êtes favorable ?
15:06Est-ce qu'effectivement,
15:06ça serait la solution ?
15:07Moi, je suis favorable
15:08à ce que les partenaires sociaux
15:12gèrent tout ce que l'État
15:15est en capacité
15:15de leur laisser à gérer.
15:17Ce sera un sacré retournement.
15:19Parce que les partenaires sociaux,
15:20ils géraient quand même
15:21pas mal de choses.
15:22Pas si mal, bien sûr.
15:23Des critiques, tout le monde en a.
15:24C'est normal.
15:24Et les instances de contrôle,
15:26elles sont nécessaires.
15:27Mais à chaque fois que l'État
15:28s'est ingéré dans nos affaires,
15:29il a créé des machines
15:30à fabriquer du déficit.
15:32Regardez France Compétences,
15:34regardez France Travail, etc.
15:35Rien ne va.
15:36Je ne vais pas ici rentrer dans le détail,
15:37mais je pense qu'on a matière
15:39humblement, à dire à l'État,
15:41nous, on a fait nos preuves.
15:42Nous, on a fait nos preuves.
15:43OK, on veut bien reprendre la main
15:45sur telle ou telle partie du système.
15:47On fait un audit.
15:49Et puis après,
15:49on reprend nos responsabilités.
15:51Moi, je pense qu'on a,
15:52de notre côté,
15:53nous, partenaires sociaux,
15:54un bilan à faire valoir
15:55et surtout une capacité.
15:56Oui, mais est-ce qu'on ne pourrait pas
15:57imaginer, pardon,
15:58est-ce qu'on ne pourrait pas imaginer,
15:59je ne sais pas,
16:00une congestion un peu allemande ?
16:01Alors, historiquement,
16:02c'est sûr,
16:02ce n'est pas dans notre culture.
16:04Mais vous voyez qu'il y a
16:04un rapprochement au lieu
16:05que ce soit toujours
16:06des oppositions extrêmement,
16:09enfin, plus ou moins violentes.
16:11Ce qui est très clair,
16:11c'est qu'en France,
16:12le tripartisme,
16:13ça ne marche pas.
16:13Oui.
16:14Ça ne marche pas.
16:14C'est un échec total.
16:16Je ne sais pas pourquoi.
16:16Je ne sais pas vous dire pourquoi,
16:18mais aujourd'hui,
16:19si on fait le bilan,
16:19franchement,
16:20ça ne marche pas,
16:20c'est un échec.
16:21Moi, je pense qu'on peut penser,
16:24on peut se donner
16:26un petit peu de temps
16:27et un petit peu de peine
16:28pour essayer de repenser
16:30un petit peu le modèle.
16:31Je crois que dans la loi,
16:32on a quand même
16:32un certain nombre de choses.
16:33Il suffit simplement
16:34de respecter l'esprit
16:35et la lettre de la loi.
16:36En matière sociale,
16:37quand il s'agit de légiférer,
16:39il est écrit dans la loi L1
16:40que le gouvernement
16:41laisse les partenaires sociaux
16:43un espace suffisamment important
16:45pour qu'ils puissent
16:45négocier au préalable.
16:47En fait, ça,
16:47ça ne fonctionne pas.
16:48Pourquoi ?
16:49Parce que l'État
16:49met des lettres de cadrage
16:51qui font cinq pages
16:52qui sont en fait
16:52l'écriture de la loi.
16:53Il dit, voilà,
16:54vous devez arriver
16:55à ce résultat-là.
16:56Et finalement,
16:56il n'y a pas d'espace
16:57pour la négociation.
16:58Il faut que l'État
16:59se remette en compte.
17:00Et ça, c'est un peu récent
17:01quand même.
17:02Il faut qu'il ouvre des espaces.
17:03J'ai une question.
17:05J'imagine que vous avez lu
17:06une interview
17:06de la secrétaire générale
17:07de la CFDT,
17:08Marie-Élise Léon,
17:09qui dit ce week-end,
17:11elle parlait
17:12des négociations salariales
17:13qui viennent de se terminer,
17:14les fameuses NAO,
17:15enfin,
17:20qui est d'autant plus accentuée
17:24qu'il y a ce contexte
17:26géopolitique difficile.
17:27Est-ce que vous êtes d'accord
17:27avec elle ?
17:28Maintenant,
17:29pratiquement en permanence,
17:31on devrait négocier
17:34sur les salaires.
17:34Bien sûr,
17:35il y a des séquences
17:35dans les entreprises.
17:36La séquence,
17:37elle est terminée
17:37normalement sur les négo.
17:38D'autres vont se rouvrir
17:39à la rentrée.
17:40Ça dépend des entreprises,
17:41de leurs habitudes.
17:42Mais la négociation salariale
17:44en entreprise,
17:45évidemment,
17:45elle est clé.
17:46Moi, je vais vous dire
17:46un truc qui a changé.
17:47Moi, je suis un militant.
17:48Pour ouvrir les négociations
17:49salariales.
17:49Mais peu importe
17:50qu'on les rouvre
17:50ou qu'on les ferme.
17:51C'est ma question, pardon.
17:52Mais attendez,
17:52c'est ma question.
17:53Laissez-moi répondre.
17:54Oui, oui.
17:55Je vais vous donner ma réponse.
17:56Moi, qui suis un vieux militant,
17:58j'ai connu les négociations
18:00salariales en entreprise
18:01il y a 35 ans.
18:02C'était le DRH
18:03qui décidait
18:04de ses objectifs
18:05et qui l'imposait
18:06à la direction générale
18:07et y compris
18:07la direction financière.
18:09Aujourd'hui,
18:09ça ne se passe plus comme ça.
18:10C'est la direction financière
18:12qui dit à la direction générale
18:13que ce sera temps
18:14et tout ça,
18:14ça redescend en plus fine.
18:15Et en fait,
18:16on a en face de nous
18:17des gens pour négocier
18:18qui n'ont aucune marge de manœuvre.
18:20Donc, je réponds
18:21à votre question.
18:21Le problème n'est pas
18:22de les réouvrir.
18:23Le problème est de savoir
18:24dans quel cadre
18:25et dans quel contexte
18:26on ouvre des négociations
18:27dans lesquelles
18:28on a vraiment matière
18:29à négocier
18:30autrement que par mobiliser
18:32des rapports de force
18:33qui peuvent être
18:34des appels à la grève,
18:35des appels au blocage,
18:35etc.
18:36Ce qui n'est pas forcément
18:37le genre de beauté
18:38de la CFE-CGC.
18:39Mais il y a un moment
18:40où quand même,
18:41devant l'aberration
18:42du dispositif,
18:43tiens, je vous prends un exemple.
18:44Le Crédit Agricole,
18:46une entreprise
18:46quand même plutôt bien vue
18:47dans laquelle
18:48la CFE-CGC
18:49c'est notre grande fierté
18:50avec le STECA,
18:51la première organisation syndicale.
18:53Eh bien,
18:54ils ont fait
18:54deux jours de grève.
18:56Ils ont fait
18:56deux jours de grève
18:58parce qu'on leur proposait
18:58je ne sais,
18:590,0 je ne sais quoi.
19:01Alors même que l'entreprise
19:02fait des bénéfices,
19:03etc.
19:04Je ne dis pas
19:04qu'elle est mal gérée.
19:05Mais il y a un moment
19:06où il faut se retourner
19:07vers les salariés
19:08et avoir quand même
19:08un petit peu d'humilité
19:10en leur redonnant
19:11ce qui leur revient
19:12de mérite.
19:14Encore quelques questions
19:15à vous poser.
19:16Tiens,
19:17juste pour faire
19:18un petit pas de côté,
19:19est-ce qu'il faut rencontrer
19:20le Rassemblement National ?
19:21Est-ce que vous l'avez rencontré ?
19:23J'imagine que vous avez
19:23beaucoup d'adhérents
19:24qui votent
19:25le Rassemblement National.
19:26Bon, écoutez,
19:26de toute façon,
19:27c'est les statistiques,
19:28sortie des urnes,
19:29etc.
19:30Chacun est concerné par ça.
19:31Il y en a combien
19:31à priori à la CFE-CGC ?
19:33J'en ai peut-être
19:33tout autant
19:34qui votent pour LFIS,
19:35je s'ai dit.
19:36Moi, je ne m'intéresse pas de ça.
19:37Mais il y en a combien
19:38au sein de votre syndicat ?
19:39Vous avez une idée ?
19:40Écoutez,
19:40les dernières enquêtes
19:41que j'ai en tête,
19:41on était plutôt un peu
19:42en dessous de la moyenne
19:43des syndicats.
19:44C'est-à-dire ?
19:45C'était de l'ordre
19:46de 18 à 20 %,
19:48je crois,
19:49ou même peut-être
19:49entre 15 et 18.
19:51Je raisonne de mémoire.
19:52Si je suis contredit,
19:53ce sera parfait.
19:54Le chiffre sera plus précis.
19:55Puis ça change
19:55au cours du temps.
19:56Mais je vais répondre
19:57très précisément
19:57à votre question.
19:58Moi, personnellement,
19:59je ne sollicite jamais
20:00les partis politiques.
20:02Quand ils me demandent
20:03de me rencontrer,
20:04je les rencontre.
20:05En l'occurrence,
20:06le Rassemblement National
20:07ne m'a jamais demandé
20:08à me rencontrer.
20:09Donc, je n'ai jamais eu
20:10l'occasion de le faire.
20:11Mais je vais plus loin
20:12dans la question.
20:12S'il n'arrivait que
20:15dans un temps
20:17proche
20:17et dans l'ordre
20:18du calendrier,
20:19il y ait la nécessité
20:21institutionnelle
20:21pour la CFE-CGC
20:22de rencontrer
20:23des personnes
20:24qui seraient aux responsabilités
20:25au niveau du Rassemblement National,
20:27eh bien,
20:27on le ferait forcément.
20:28Mais dans des conditions
20:29qui sont à déterminer
20:30par d'autres.
20:31Puisque moi,
20:31dans trois semaines,
20:32je ne serai plus au mandat.
20:33Bien sûr,
20:33mais c'est pour ça
20:34que je vous prie l'attention.
20:34Mais je rappelle,
20:34la CFE-CGC,
20:37organisation syndicale
20:38libre et indépendante,
20:39indépendante
20:39de tout parti politique.
20:40Alors, en même temps,
20:41puisque vous parlez
20:42de votre succession,
20:43votre successeur,
20:44ça sera Christelle Théphine.
20:47On en parle.
20:48On en parle.
20:49En tous les cas,
20:49elle est seule candidate.
20:52C'est ça la démocratie ?
20:53Non, mais ce qui est drôle.
20:54Clôture des candidatures
20:55demain soir.
20:55Demain soir.
20:5616h.
20:56Voilà, 16h.
20:57Donc, il reste peu de temps.
20:58Vous pouvez encore être candidate ?
20:59Oui.
20:59Ah non, vous ne pouvez pas.
21:00Je ne sais pas.
21:01Pourquoi je ne pourrais pas ?
21:02Il faut cinq ans
21:03d'ancienneté dans le syndicat.
21:04On ne va révéler aucun secret ici.
21:07Plus sérieusement,
21:09c'est ça la démocratie ?
21:10C'est d'avoir un seul candidat ?
21:12Non, moi-même, vous savez,
21:13j'ai été à plusieurs reprises,
21:15et notamment au Congrès de Saint-Malo,
21:17en 2013,
21:17candidat contre une autre personne.
21:19Donc, moi,
21:19je n'ai pas de problème
21:20par rapport à ça.
21:23C'était le cas,
21:24il faut,
21:24France Ouvrière.
21:25J'ai reçu Frédéric...
21:29J'ai un trou tout d'un coup, là.
21:31Frédéric Souillot.
21:32Frédéric Souillot.
21:32Frédéric Souillot.
21:34Il était seul candidat
21:37à sa réélection.
21:39Vous n'aimez pas trop la démocratie
21:41chez les syndicats ?
21:42Non, alors,
21:43les syndicats,
21:44pour moi,
21:45c'est un exemple
21:46quasi parfait
21:47d'une vraie démocratie.
21:48Dans une organisation syndicale,
21:50il y a un exécutif
21:51qui est élu par le Congrès,
21:52et cet exécutif,
21:53en permanence,
21:54interagit avec des assemblées
21:55qui sont là,
21:56comme le propose Montesquieu,
21:58qui sont là
21:58pour le réguler.
22:00Après,
22:00il y aurait pu y avoir
22:01plusieurs candidatures.
22:02Ça aurait été mieux ?
22:04Je n'ai rien à dire là-dessus.
22:05Parfois,
22:06c'est mieux
22:07parce que
22:08ça sollicite
22:09à un moment précis
22:10un débat interne
22:11qui est nécessaire.
22:12Moi-même,
22:13j'en ai été l'exemple.
22:14Ça permet de purger
22:14un certain nombre de choses.
22:15C'était votre candidate ?
22:17Christelle ?
22:18Oui.
22:18Alors moi,
22:18je ne désigne personne,
22:20mais je suis très satisfait
22:20qu'elle soit candidate.
22:22D'accord.
22:22Est-ce que j'ai bien répondu ?
22:23Plus ou moins.
22:24Voilà.
22:25Il ne faut pas désigner les gens,
22:26ce n'est pas bon pour eux.
22:27Christelle Théphine
22:28qui vient de chez Thalès,
22:30qui est de la métallurgie,
22:30qui est une militante
22:33depuis 25 ans,
22:35aguerrie,
22:36qui s'est occupée
22:37du dossier social,
22:37du dossier des retraites
22:38à la Confédération.
22:39Elle est une parfaite cliente
22:41pour reprendre les rênes
22:42de la CFE-CGC
22:43et pour pouvoir
22:44la mener encore plus loin
22:45que ce que j'ai moi-même
22:46un peu contribué à faire.
22:48Justement,
22:48vous diriez aussi
22:49un truc dont vous êtes fiers
22:50à la conclusion.
22:51C'est quoi,
22:51François Omrile ?
22:53Un truc dont je suis fier ?
22:54Oui, je ne sais pas.
22:55Quelque chose d'un succès,
22:56peut-être un échec,
22:57on n'a pas remarqué
22:57un petit peu l'échec
22:58du paritarisme,
22:59etc.,
22:59mais un succès.
23:01Moi, il y a un truc
23:01dont je suis assez fier
23:03et je suis content
23:04de le faire ici
23:05sur votre plateau
23:06puisque mon premier plateau
23:08de président,
23:08je l'ai fait chez vous.
23:09Je voulais d'ailleurs,
23:10au passage,
23:10vous en remercier
23:11et quelque part,
23:13un peu pour moi,
23:13la symbolique est forte
23:14de faire peut-être
23:15mon dernier plateau
23:16chez vous
23:17parce que vous m'avez
23:17toujours bien traité,
23:18vous m'avez invité
23:19mais je pense que
23:20c'est le pluralisme
23:20de la chaîne aussi
23:22qui veut ça
23:22et je me tiens aussi
23:23à le...
23:24ça me fait plaisir
23:24de le remarquer
23:25et vous m'aviez invité
23:27la semaine qui a suivi
23:27mon élection
23:29en 2016,
23:30au mois de juin 2016
23:31et vous m'aviez
23:32un peu taquiné
23:33sur mes déclarations
23:34à l'époque
23:34qui était de dire
23:35que moi,
23:37je n'aimais pas,
23:38j'ai souhaité
23:39faire sortir
23:39mon organisation
23:40de la case réformiste,
23:42ce fameux terme
23:43que, personnellement,
23:44je n'aime pas du tout
23:45qui est une assignation
23:46à résidence.
23:47Voilà,
23:47vous êtes un syndicat réformiste
23:48donc de fait,
23:49vous devez accepter
23:50toutes les réformes
23:51quelles qu'elles soient
23:52parce que c'est le sens
23:53de l'histoire.
23:54Parce que c'est un syndicat
23:55réformiste la CFDT ?
23:56Écoutez,
23:57je vais vous dire un truc.
23:57Je suis pas sûre
23:57que Marie-Élise Léon
23:58soit d'accord avec vous
23:59sur ce point.
24:00C'est la définition
24:00que j'en donne,
24:01je n'ai aucun problème
24:02avec Marie-Élise Léon
24:03et avec la CFDT
24:03qui est un syndicat
24:04que je respecte
24:05et que j'ai d'autant
24:06plus respecté
24:07dès l'instant
24:07qu'ils sont le numéro 1
24:08que je considère
24:09que nous devons tous
24:11quelque chose
24:11à l'organisation
24:12qui nous précède
24:13et qui quelque part
24:14tire un peu le groupe.
24:15Je n'ai pas de problème
24:16par rapport à ça.
24:17Je ne crois pas
24:17que ces derniers temps
24:18à la CFDT
24:19au passage
24:19je sois beaucoup revendiqué
24:20comme étant un syndicat réformiste.
24:21Je pense que j'ai beaucoup contribué
24:23à démonétiser
24:24le terme de réformiste
24:25et j'en suis très fier
24:27parce que ça sera
24:28si je dois retenir
24:29parmi toutes les contributions
24:30que peut-être
24:31on peut m'attribuer
24:32celle-ci au moins
24:33c'est la première
24:33et si elle a été
24:34un peu décisive
24:35et bien j'en suis très heureux.
24:37Bon, là vous allez faire quoi ?
24:39Ah, qu'est-ce que je vais faire ?
24:41Oui.
24:41Parce qu'en plus
24:41vous êtes chômeur
24:42vous avez été viré aussi
24:43donc vous avez tout ?
24:44Oui, c'est vrai.
24:45Là je suis chômeur
24:46donc je vais retourner
24:47à France Travail
24:48je vais leur demander
24:49si ils ont un travail
24:50à proposer
24:51pour un chômeur de 65 ans
24:52qui a quand même
24:53un bon CV
24:54mais je ne suis pas sûr
24:54qu'ils en trouvent.
24:55Est-ce qu'ils vous en ont proposé
24:56un au moins ?
24:57Non, pour le moment non
24:58mais il faut bien dire
24:59que je n'étais pas forcément
25:00très disponible
25:01puisque désormais
25:02depuis que je suis chômeur
25:02j'ai une activité bénévole
25:04qui m'occupe à temps plein
25:05ce qui n'est pas
25:05sans poser de problème
25:07par rapport au cadre
25:08dans lequel on est intégré
25:09dans les fichiers
25:10de France Travail
25:10et ça c'est un cas personnel
25:12j'allais dire presque anecdotique.
25:14Vous allez découvert
25:16les méandres
25:17de la bureaucratie sociale.
25:20Je les connais déjà un peu
25:21mais pour finir
25:22de répondre à votre question
25:23moi je n'ai pas du tout
25:24l'intention de sortir du débat
25:25je trouverai
25:26croyez-le
25:27d'autres moyens
25:28pour être un intervenant
25:29Et vous serez toujours
25:30la bienvenue sur ce plateau
25:31sur ce sujet-là.
25:31Merci beaucoup
25:32d'avoir été avec nous.
25:33François Ombril
25:34donc le président
25:35vous l'avez compris
25:35la CFE-CGC
25:36jusqu'au 10 juin
25:37et puis on attend
25:38votre nouvelle
25:39celle qui va vous succéder
25:40avec intérêt.
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