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  • il y a 3 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00– Bonsoir à tous, bonsoir Olivier, bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:0880e jour de guerre au Moyen-Orient, l'impatience de Donald Trump agrandissante.
00:13On dit qu'en coulisses, il se passe encore des choses.
00:15Bref, on va résumer ce conflit au Moyen-Orient,
00:18en commençant par tout de suite aller à Washington,
00:21retrouver Antoine Allard pour BFM TV.
00:23Le président Trump continue de menacer d'annéantir l'Iran
00:26si aucun accord n'est signé.
00:28Mais en fait, on a l'impression qu'on est un peu comme dans un jour sans fin, Antoine,
00:32entre le président des États-Unis et l'Iran.
00:38Oui, exactement.
00:39On a déjà l'impression d'avoir vu cette séquence à de nombreuses reprises,
00:42ici à la Maison-Blanche, avec d'abord les menaces de Donald Trump,
00:46qui sont de plus en plus fortes.
00:47Ce week-end, il a posté toute une série de photomontages d'images
00:52générées par intelligence artificielle, postées sur son réseau social.
00:55On y voit un Donald Trump en chef de guerre, dans une posture extrêmement martiale.
01:00Sur l'une de ces images, Trump appuie sur un gros bouton rouge
01:03pour déclencher depuis l'espace une attaque nucléaire.
01:06Il y a les mots également de Donald Trump, toujours sur son réseau social.
01:09Le temps presse pour l'Iran, dit Donald Trump.
01:12Il ferait mieux de se bouger, sinon il ne restera plus rien d'eux.
01:15Donc il y a toujours cette menace d'anéantir le pays
01:17si les négociations n'avancent pas.
01:20À la Maison-Blanche, en tout cas, on nous dit que pour le moment,
01:23Donald Trump continue de privilégier l'option diplomatique,
01:27mais que l'option militaire est de plus en plus sérieusement envisagée.
01:30Et justement, demain, Donald Trump, qui semble perdre patience,
01:33va réunir ses équipes de sécurité nationale,
01:36ici même, à la Maison-Blanche,
01:38pour étudier la dernière proposition de l'Iran
01:40et étudier les plans d'attaque, les options militaires
01:44à la disposition de Donald Trump.
01:46Alors, au-delà de tout ça, il y a quand même en coulisses
01:49des négociations qui continuent, avec la navette diplomatique
01:52entre l'Iran et les États-Unis, des propositions, des contre-propositions.
01:56Ce n'est pas la première fois qu'on est dans ce schéma.
01:58Donald Trump qui menace, qui s'impatiente,
02:00qui réunit son équipe de sécurité nationale,
02:02qui étudie des plans d'attaque,
02:03et puis qui, finalement, ne passe pas à l'action.
02:06Est-ce que demain, ce sera à nouveau le cas ?
02:08Ou au contraire, est-ce que Donald Trump, cette fois,
02:10va appuyer sur le bouton, va mettre fin au cessez-le-feu
02:12et va reprendre les frappes contre l'Iran ?
02:14On aura probablement la réponse demain,
02:17après cette réunion, donc cette énième réunion
02:19qui s'annonce cruciale.
02:20Merci Antoine Delar, Washington, pour BFM TV.
02:23Didier François, on est donc plutôt toujours sur la diplomatie,
02:27plutôt que la reprise des combats, si je comprends bien,
02:30avec une contre-proposition donnée par Téhéran,
02:35qui répond à la dernière proposition américaine.
02:36Que sait-on de cette contre-proposition ?
02:38Est-ce que ça va dans le bon sens ?
02:39Alors, en fait, ce qui est intéressant,
02:40c'est qu'il parle des mêmes choses.
02:41Voilà, donc ils parlent d'un côté du nucléaire,
02:44de l'autre côté de la levée des sanctions.
02:45Ce qu'il y a d'embêtant, c'est qu'ils ne sont pas du tout d'accord
02:48sur dans quel sens on le fait et à quel moment on le fait.
02:51Voilà, donc grosso modo, ils ont assez bien cerné
02:54ce sur quoi il fallait discuter,
02:57mais ça bloque pour l'instant encore très fort.
03:00Les Iraniens voulant un arrêt complet des combats
03:02et une levée des sanctions avant qu'on discute du nucléaire,
03:06les Américains disant qu'on n'est pas totalement donneux,
03:09si on arrête de vous mettre la pression, notre nucléaire,
03:11on sait qu'on pourra toujours rêver de l'avoir,
03:14voilà, pour parler poliment.
03:16Et donc, c'est là-dessus que ça bloque pour l'instant.
03:18C'est sur le tempo et comment on fait.
03:21Le tempo et la séquence.
03:22Et la séquence.
03:23Non, mais il y a aussi, les Américains apparemment
03:24ne veulent qu'un seul site, leur laisser qu'un seul site d'enrichissement
03:27et récupérer l'Orient.
03:28Mais tout ça, ça sera dans les négociations après.
03:30D'accord, enfin, c'est pas rien quand même.
03:31Non, c'est pas rien, mais les Américains,
03:32tout d'ailleurs, au départ, avaient dit clairement
03:34qu'ils ne voulaient pas l'enrichissement.
03:35Bon, un site, c'est déjà le fait qu'ils aient évolué.
03:39Donc attention, en fait, c'est toujours...
03:42Au début, c'était pas d'enrichissement du tout.
03:44Vous remenez tout à l'extérieur.
03:46Et nous, on vous donnera du matériel enrichi
03:49pour des nouvelles centrales qu'on vous vendra et qu'on gérera.
03:52Vous voyez qu'on a quand même déjà bougé.
03:54Donc, en fait, sur le pourquoi, encore une fois,
03:56maintenant, le problème, c'est la séquence.
03:57La seule difficulté...
03:58Et ça discute où ?
03:59Entre le Pakistan, les Omanais...
04:02Enfin, il y a beaucoup d'intermédiaires aujourd'hui.
04:04Et la dernière chose, et après, je laisse la parole,
04:06mais ce qui rend les choses difficiles,
04:09c'est qu'on voit mal comment faire évoluer cette difficulté.
04:12Et c'est pour ça qu'on voit revenir la menace de frappe.
04:17Le problème, c'est que les frappes ne risquent
04:18de ne pas résoudre grand-chose non plus.
04:20Donc, on fait des ronds dans l'eau
04:22comme les navires dans le détroit d'Harmouza.
04:24Sinon, qu'on peut décoder quelques petits trucs.
04:27Par exemple, aujourd'hui, les Iraniens
04:29qui laissent entendre que les Américains
04:30auraient accepté le principe
04:32de mettre la pédale douce sur les sanctions.
04:34Il ne faut pas confondre les sanctions
04:35sur le pétrole iranien
04:36et le contre-blocus
04:37qui ferme, à toutes fins utiles,
04:40la navigation au pétrolier iranien.
04:42Alors, peut-être que dans un esprit de négociation,
04:45on cherche des séquences
04:46où un premier geste pourrait être fait
04:48qui permettrait d'en provoquer un autre
04:50chez les Iraniens
04:51et graduellement de bâtir cette confiance
04:55qui permet d'avancer.
04:57Avec, cependant, au cœur de tout ça,
04:59un enjeu, c'est combien de temps
05:01avant qu'on ne parle de l'essentiel,
05:02c'est-à-dire le nucléaire.
05:03Parce que tout ce qui va se faire
05:05en début de séquence,
05:07ça sera sur Hormuz.
05:08Et on est très, très loin
05:09de ce qu'étaient les objectifs de guerre
05:11du président et d'Israël.
05:12D'autant plus que sur Hormuz.
05:13Olivier Lasmolle, bonsoir.
05:15L'Iran continue de maintenir la pression
05:17puisque le régime a annoncé
05:19la création d'un organisme
05:20chargé de gérer le détroit d'Hormuz.
05:22De percevoir le péage, en toute sorte.
05:25Oui, oui.
05:25En totale contradiction,
05:26je le redis encore
05:27et on va me dire,
05:28peu importe,
05:29avec le droit international de la mer
05:30qu'on va se monter gober.
05:33Et l'Iran veut privatiser le détroit d'Hormuz.
05:34Oui.
05:35Je rappelle simplement,
05:36il y a un terme qu'on utilise souvent
05:37et c'est vrai,
05:38c'est qu'on a deux mères territoriales,
05:40Oman et Iran.
05:41Et au centre,
05:42vous avez un chenal
05:43montant, descendant,
05:44comme au large de la Bretagne.
05:45et ce chenal est international,
05:48même si c'est sur la mer territoriale.
05:50Et aucun navire ne peut peut-être
05:52empêcher de naviguer.
05:53Voilà, point.
05:53Donc il y a une souveraineté,
05:55mais il n'y a pas de propriété.
05:56Souveraineté, ça veut dire propriété.
05:56Et le passage est gratuit ?
05:58Oui, mais bien sûr.
05:59C'est la liberté de circulation.
06:00C'est une liberté de circulation totale.
06:01Et contrairement à une mer territoriale classique
06:03où là,
06:04il y a ce qu'on appelle,
06:05vous avez entendu,
06:05le droit de passage inoffensif.
06:07C'est-à-dire que c'est un État dit,
06:08moi je ne veux plus que tel navire
06:10vienne chez moi,
06:10il peut tout arrêter.
06:11Là, ce n'est pas possible.
06:13Ça servirait à quoi cet organisme iranien ?
06:16Simplement à toucher,
06:17comme on a dans le canal de Suez,
06:19comme on a dans les différents canaux,
06:21canal de Suez, canal de Panama,
06:23toucher des royalties
06:24sur les marchandises qui passent.
06:26Et marchandises qui passent...
06:2710 milliards par an ?
06:28C'est ce qu'ils visent.
06:28Oui, c'est en termes de pétrole
06:30et en termes de porte-contonneurs.
06:31Donc c'est quelque chose d'assez monstrueux.
06:33Et il faut savoir que les transporteurs
06:36seraient prêts à accepter cette sortie
06:39parce que ça serait toujours mieux
06:40que de ne pas avoir aucun flux.
06:41Ce qui est incroyable,
06:42c'est qu'avant la guerre,
06:43c'était gratuit de passer
06:44et la conséquence de cette guerre
06:46rendrait payant ce détroit.
06:49Et on doit ça aux Américains
06:51qui pensaient pouvoir
06:53faire tomber le régime
06:54et au final se retrouvent
06:56avec un canal qui est...
06:57En voulant débloquer,
06:59ils ont fait un blocus
07:00qui est encore plus bloqué.
07:02Oui, c'est ça.
07:04Et c'est pour ça qu'on dit,
07:05je ne suis pas le seul,
07:06que l'Iran a gagné sur ce détroit.
07:09Mais ça ne sera pas dans les négociations
07:10quand même ?
07:11Oui, il y a trop de choses.
07:12De créer le fait accompli
07:13fait justement en sorte
07:15que la table de négociation,
07:16les Iraniens pourront dire
07:16« Ben oui, on a cette structure maintenant,
07:18s'il fallait qu'on l'abandonne,
07:19ça serait un très gros compromis ».
07:20Or, ça n'existait pas avant.
07:22Et dans le monde de la réelle politique,
07:23je rappelle quand même
07:24que le patron de Total avait dit
07:25qu'entre deux mots,
07:26payer un dollar le baril,
07:27c'est beaucoup moins problématique
07:29que de tout fermer.
07:31Oui, mais le monde ne va pas l'accepter
07:32parce que là,
07:32tout le monde est concerné.
07:34C'est aussi bien la Chine
07:35que les Européens.
07:39Ce qu'il faut faire quand même,
07:40c'est que le fait n'est pas
07:41complètement accompli.
07:42On est d'accord.
07:43Voilà, il vient de l'annoncer,
07:44il faut faire attention,
07:44il faut être prudent,
07:45ce n'est pas encore accepté.
07:46Comme vous l'avez dit,
07:47c'est contraire aux droits maritimes.
07:48Donc, il y a quand même encore
07:50quelques obstacles
07:51avant qu'ils le fassent.
07:52Cela dit,
07:52ça peut leur donner des lumières
07:54puisque le canal de Panama,
07:55ça rapporte beaucoup,
07:56beaucoup d'argent
07:57et c'est pour ça justement
07:58que Donald Trump,
07:59souvenez-vous,
08:00a essayé de remettre un peu la main
08:01sur le canal de Panama.
08:03Pour revenir à la discussion
08:05sur l'Iran,
08:06je crois qu'il y a deux niveaux,
08:07il y a le niveau pétrolier
08:08et puis avec la toile de fond,
08:10le nucléaire,
08:11on n'est pas encore rentré du tout
08:12dans le vif du sujet nucléaire,
08:14il n'y a pas encore
08:15l'ombre d'un accord
08:16sur le nucléaire, non ?
08:18Il n'y a pas d'accord
08:18mais il y a des horizontaux
08:19qui se discutent,
08:20on commence à en discuter.
08:21On commence à discuter
08:22le fait qu'il n'y a plus
08:23qu'un issue nucléaire,
08:25effectivement,
08:25c'est assez nouveau,
08:26on n'en est pas encore là.
08:27Les conséquences économiques,
08:28elles sont très fortes.
08:29Voilà, c'est ça,
08:30parce que là,
08:30on commence à discuter
08:32du nucléaire.
08:33On sait que ça va prendre
08:34beaucoup de temps
08:35mais en même temps,
08:36il y a une urgence
08:37à débloquer ce détroit
08:38pour faire baisser
08:39la tension
08:40sur les marchés pétroliers
08:41et pas seulement pétroliers.
08:42elle n'est pas maximale
08:44mais la tension,
08:44elle devient vraiment
08:45très très très très forte.
08:47Il faut vraiment
08:48trouver un accord
08:48avant la fin juin,
08:49tout le monde le dit
08:50parce que là,
08:51déjà, maintenant,
08:52on est à plus de 2 euros,
08:53enfin, si on reste sur la France,
08:54on est à plus de 2 euros
08:56le litre.
08:57Donc, ça commence
08:57à baisser la pompe,
08:58ça va même remonter un peu.
08:59Le salariat,
09:00les négociations
09:02dans l'industrie,
09:03un peu partout,
09:04dans l'agriculture,
09:05on voit bien que là,
09:06on arrive,
09:07la tension,
09:07elle est vraiment extrême.
09:09Après fin juin,
09:10ça deviendra catastrophique ?
09:12Ah oui,
09:12parce qu'on peut avoir
09:13à Brent à 150 dollars,
09:15là, on sera vraiment
09:16dans un niveau
09:16d'appréciation très fort.
09:17On ne partera que du pétrole
09:18parce que dans le détroit d'Hormuz,
09:19il y a une quantité
09:20d'autres marchandises
09:20qui sont là.
09:21Les portes-conteneurs,
09:22les engrais,
09:23et les portes-conteneurs,
09:23l'avantage du portes-conteneurs,
09:25c'est que ça peut transporter tout,
09:27vous avez des portes-conteneurs
09:28citernes,
09:28vous avez ce qu'on appelle
09:29des portes-conteneurs
09:30réfrigérés,
09:31donc vous pouvez avoir
09:31de la viande,
09:32vous pouvez avoir des...
09:33Elle a plein de choses
09:34la viande, là.
09:35Oui, mais non,
09:36c'est en gros un frigo.
09:39Oui, je sais bien.
09:39Et donc, c'est ça
09:40le gros avantage
09:40et vous pouvez transporter...
09:41Une date de péremption.
09:42Ah, ben quand vous êtes
09:43à zéro degré,
09:44la date de péremption,
09:46vous la repoussez.
09:46Mais encore,
09:47c'est pas faux.
09:47Sur les énergies
09:48dans les containers,
09:49ce n'est pas réellement sûr
09:49parce que sur place,
09:51je pense que les situations
09:52deviennent vraiment...
09:53Non, mais il y a
09:54les marchandises
09:54et il y a les marins.
09:55Il y a les équipages.
09:5720 000 marins
09:57qui sont bloqués.
09:58On commence à avoir
09:59des pénuries d'eau,
10:00on commence à avoir
10:00des pénuries de vivres.
10:04Donc, ça devient compliqué.
10:05Certains ont été relayés.
10:06Oui, certains,
10:06mais il en reste quand même
10:0720 000,
10:08ce qui est quelque chose
10:08de colossal.
10:10Et plus, sans compter,
10:12le fait qu'ils ont...
10:12On va dire qu'on s'en fiche un peu,
10:14ils n'ont pas été payés
10:14pour certains
10:15depuis 8 à 10 mois.
10:16Et ajouter l'arme
10:16de destruction massive
10:17qui est,
10:18on le voit sur les marchés,
10:19les taux sur les obligations.
10:2130 ans.
10:21Alors, vous me direz
10:22que c'est un peu ésotérique.
10:23Pas du tout.
10:23C'est le financement de la dette.
10:24Les Américains sont à 5,13.
10:26C'est un sommet
10:27depuis la grande crise
10:28de 2008-2009.
10:29Les obligations anglaises,
10:31c'est un sommet historique.
10:33C'est-à-dire que...
10:34Oui, mais en France,
10:34on est en solide.
10:34Financer la dette coûte très, très cher.
10:35Pardon, mais Benjamin,
10:36tout ça plaide
10:37pour une nouvelle intervention
10:38américaine
10:39pour débloquer la situation
10:40plus rapidement.
10:41Tout ça dit quoi ?
10:42C'est que tout le monde
10:42en a marre
10:43des alternements
10:44de Donald Trump
10:45qui un jour dit
10:46« Attention, demain,
10:47je vais attaquer.
10:47Vous avez intérêt à négocier. »
10:49Hier soir,
10:50il a encore tweeté
10:50« L'horloge tourne. »
10:52Sous-entendu,
10:52dans 24 heures,
10:53dans 48 heures,
10:54« Attention, je vais attaquer. »
10:55Le problème,
10:56c'est que plus il menace,
10:57moins il attaque.
10:59Ça provoque la pratique générale.
11:00C'est pensé à ses parents
11:00qui menacent leurs enfants
11:01de les cunir
11:02et qui ne le font jamais.
11:02C'est pas ce qu'on dit rien.
11:03En général,
11:04c'est le résultat.
11:05Donc déjà,
11:06il y a un immense problème
11:07de crédibilité.
11:07On parle quand même
11:08de la première puissance mondiale.
11:09Problème de crédibilité
11:10pour Donald Trump.
11:11Problème de crédibilité aussi
11:12vis-à-vis des pays arabes
11:14de la région
11:14qui prenaient Donald Trump
11:15pour un protecteur
11:16vis-à-vis du régime iranien.
11:17Est-ce qu'ils se font quand même
11:18cogner de temps en temps aussi ?
11:19Absolument.
11:20Et notamment les Émirats Arabes Unis.
11:21Il y a quelques heures,
11:22on a vu ces images publiées
11:23à la télévision iranienne.
11:26Les Iraniens qui montrent
11:27comment en fait
11:28ils sont en train
11:29de tirer à la Kalashnikov
11:30sur le drapeau des Émirats.
11:32Il faut comprendre pourquoi.
11:33Les Émirats Arabes Unis
11:34sont l'un des principaux signataires
11:36des accords d'Abraham
11:36avec Israël
11:37et surtout,
11:38voilà on voit sur ces images,
11:40et possèdent sur leur seul quoi ?
11:41Le système d'aume de fer.
11:43C'est quelque chose unique.
11:44Le système de protection israélienne.
11:45Exactement.
11:46C'est le système
11:46qu'on voit derrière Didier François
11:48d'ailleurs sur le grand placement
11:49à l'écran.
11:50C'est le système
11:51qui permet d'être protégé
11:52contre les missiles
11:52à courte portée,
11:53les roquettes.
11:54C'est un système
11:55qui existe uniquement en Israël
11:57et que les Israéliens
11:58ont prêté,
11:59ils n'ont pas donné,
11:59ils ont prêté aux Émiratis
12:00dans le cadre des accords d'Abraham
12:02parce que lors du premier round
12:03de la guerre,
12:04les Émirats ont été l'un des pays
12:05les plus visés
12:06par les missiles venus de Téhéran.
12:08Donc tout ça dit quoi ?
12:09C'est qu'il y a un ras-le-bol général
12:10vis-à-vis des choix de Donald Trump.
12:11Oui d'accord.
12:12De deux choses d'une.
12:12Ou ils privilégient la négoce
12:13et on y va à fond.
12:15Ou alors,
12:15il faut passer au combat.
12:17Oui enfin la négociation
12:17c'est un temps long.
12:19Oui c'est un temps long.
12:20Mais la guerre aussi.
12:20Surtout avec les Iraniens.
12:22Justement,
12:22la guerre aussi c'est un temps long.
12:23Le problème c'est que
12:25beaucoup d'analyses considèrent
12:26que c'est un enlisement
12:27parce qu'au bout de 80 jours de guerre
12:29ça y est,
12:30il ne se passe rien.
12:31Mais 80 jours de guerre
12:32c'est rien dans l'histoire de l'humanité.
12:34Je veux dire,
12:34pour éliminer la vie de l'humanité,
12:36les combats se sont arrêtés quand ?
12:39Il y a toujours.
12:39Les combats se sont arrêtés il y a 40 jours.
12:41Il y a 40 jours.
12:41Donc en fait il y a 40 jours de guerre
12:42et 40 jours de cessez de feu.
12:44Il y a eu un cessez de feu.
12:45C'est-à-dire que les combats
12:45sont arrêtés.
12:46Il y a eu un cessez de feu officiel.
12:47Non mais c'est-à-dire
12:48qu'il y a eu 40 jours
12:49vraiment de combat
12:49et 40 jours de cessez de feu.
12:57C'est bien tout le problème.
13:00En fait,
13:00il y a bien eu deux lignes dans l'affaire.
13:03Il y avait les Israéliens
13:04qui voulaient y aller à fond
13:05et détruire
13:06ce que les Américains
13:08leur ont interdit de faire,
13:09les structures civiles,
13:12particulièrement
13:14les centrales électriques
13:15et les raffineries.
13:16Pourquoi ?
13:17Parce que sans électricité
13:20et sans essence
13:22pour faire tourner le générateur,
13:24on aurait eu un effondrement
13:25de la capacité du régime
13:26à tenir sa population
13:27et surtout à produire
13:29des missiles et des drones.
13:30Et donc là,
13:31il y avait un levier très très fort.
13:33Et en revanche,
13:34ça aurait fait poser
13:35très lourd sur la population
13:36ce que n'a pas voulu faire Trump.
13:39Donc il a arrêté
13:39au bout de 40 jours.
13:41Effectivement,
13:41aujourd'hui,
13:41la question de reprendre,
13:43elle est reprendre pour quoi faire ?
13:45Soit on envoie des hommes au sol
13:46pour essayer de couper
13:48le détroit d'Hormuz.
13:50Ils ne veulent pas le faire.
13:51Soit la seule solution,
13:52c'est de reprendre
13:53les bombardements
13:54en attaquant
13:55les objectifs civils
13:58et on n'est pas certain
14:00que les Iraniens
14:02céderont.
14:03En tout cas,
14:03pas rapidement.
14:04Donc aujourd'hui,
14:05le problème qu'il a,
14:06c'est qu'il n'est pas certain
14:08d'obtenir par la force
14:09ce plus ou mieux
14:11que ce qu'il pense,
14:12en tout cas plus rapidement,
14:14que ce qu'il pense obtenir
14:14peut-être par la négociation.
14:16Le problème,
14:17c'est qu'aujourd'hui,
14:18tout le monde en a marre d'attendre,
14:19sauf les Américains.
14:20Ce qu'on n'arrive pas à mesurer,
14:22c'est les conséquences
14:23pour l'Iran,
14:25en fait.
14:26Mais à l'intérieur de l'Iran,
14:27les conséquences économiques,
14:30sociales, politiques.
14:31Quel est l'état psychologique
14:33de la population iranienne ?
14:34Comment vit-elle cette période ?
14:36Quelles sont les conséquences économiques ?
14:38Parce qu'on n'a que la propagande iranienne,
14:40mais on n'a rien d'autre.
14:41Sinon qu'aujourd'hui,
14:42on entend le président pésachien
14:43qui disait
14:44qu'il faut admettre
14:45que ce n'est pas tout bon pour nous
14:47et nos adversaires qui sont au sol.
14:50Il faut prendre la mesure
14:51de ce que ça va être difficile.
14:52Il y aura des compromis.
14:53Il annonçait à sa population
14:55si ça devait continuer de cette manière,
14:57ça sera douloureux
14:58et encore plus douloureux,
14:59reconnaissant qu'ils avaient subi
15:01les contre-coups de cette guerre.
15:02Le blocus du blocus.
15:03Ça fait mal.
15:04On nous a expliqué
15:05que c'était terrible pour l'Iran
15:07puisque l'Iran dépend avant tout
15:09de son pétrole,
15:10il n'a pas grand-chose d'autre.
15:11D'accord,
15:12mais est-ce que les fonctionnaires iraniens
15:14sont toujours payés ?
15:15Est-ce que la population mange à sa faim ?
15:16Ce n'est pas évident.
15:18Là, ce n'est pas du tout évident.
15:20On n'a pas beaucoup d'informations
15:21qui sortent, c'est sûr,
15:22mais on dit que la vie
15:24est devenue extrêmement chère,
15:25il y a des pénuries de vies
15:27très importantes.
15:27Peut-être qu'Internet
15:27est toujours coupé en Iran.
15:29Donc, c'est difficile
15:30d'avoir des faits réels.
15:32Ce qu'on peut dire,
15:33c'est que sur le plan économique,
15:34quand même,
15:34ça ne va pas très bien
15:36parce que l'inflation est galopante.
15:38Il y a plus d'argent
15:39et en plus,
15:40il n'y a plus de quoi
15:42nourrir la population.
15:43On va retrouver
15:43nos envoyés spéciaux.
15:45Là, on va aller au Qatar,
15:46à Doha pour BFM TV
15:47avec Célia Vallée
15:48parce qu'il y a ce qu'on évoquait
15:50rapidement,
15:51c'est-à-dire la perspective
15:52d'un péage éventuellement
15:54dans le détroit d'Hormuz
15:55et ça,
15:56c'est un enchant de guerre
15:56les pays de la région.
16:00Oui, absolument.
16:01Ça fait plusieurs semaines
16:02que les gardiens de la Révolution
16:04travaillent sur des règles
16:05à imposer dans le détroit d'Hormuz
16:07pour le passage des navires.
16:08Eh bien, c'est officiel
16:09à partir d'aujourd'hui
16:10et c'est cette nouvelle information
16:11qu'on peut vous communiquer.
16:12Un compte Twitter
16:13a été créé
16:14par les gardiens de la Révolution
16:16pour officialiser l'existence
16:18de cet organisme.
16:19Ce compte Twitter,
16:20il va servir aux gardiens
16:21de la Révolution
16:21d'informer en temps réel
16:23de ce qui se passe
16:23dans le détroit d'Hormuz.
16:25Cet organisme,
16:25il s'appelle l'Autorité du détroit
16:27du golfe Persique.
16:29Il impose des conditions
16:30aux navires qui veulent traverser
16:32le détroit d'Hormuz,
16:33notamment l'interdiction
16:35de passer pour les navires
16:36des pays ennemis
16:37et l'autorisation
16:38pour les navires commerciaux
16:40et les navires des pays alliés
16:42qui devront s'acquitter
16:43d'un droit de passage.
16:44Mais il n'y a pas que le trafic
16:45qui est taxé
16:47dans le détroit d'Hormuz.
16:48Selon CNN,
16:49on apprend qu'ils vont taxer
16:52les droits de passage
16:53des câbles Internet
16:55souterrains.
16:56C'est des câbles
16:56qui assurent la connexion Internet
16:58entre les pays du golfe Persique
17:00mais également entre l'Asie
17:01et l'Europe.
17:02Ce qu'il faut comprendre,
17:03c'est que l'errant
17:03prépare déjà l'après.
17:05Mais ce qu'il faut rappeler surtout,
17:07c'est que monétiser le passage
17:08dans le détroit d'Hormuz,
17:10c'est totalement contraire
17:11au droit international de la mer
17:13et à la libre circulation
17:15des navires.
17:16C'est intéressant ce que nous dit
17:17Célia Vallée.
17:17Il y a la création
17:18d'un compte Twitter
17:19par les gardiens de la Révolution
17:20dans lequel il faut mettre
17:21quasiment le cahier des charges.
17:24En plus,
17:26ils l'ont appelé
17:26Hormuz Safe.
17:27C'est-à-dire qu'ils se font payer
17:29en bitcoin,
17:31pour faire simple,
17:32en crypto.
17:35Ils menacent
17:36que si on ne paye pas
17:37sur ce compte
17:38sur Internet,
17:39en crypto,
17:39il y aura contrôle
17:42à raisonnement,
17:43voire saisie
17:44des marchandises.
17:45Ce qui est intéressant,
17:46c'est que dans cette bataille-là,
17:48les Américains
17:49se sont réveillés
17:50et là,
17:51c'est le département
17:51du Trésor
17:52qui s'est mis à la tâche
17:53et je peux vous dire
17:54que ce n'est pas des rigolos
17:55et ils ont fait,
17:56c'était le 29 avril,
17:58ils ont refait ça
17:59le 23 avril,
18:00ils ont chopé
18:01500 millions
18:03en bitcoin
18:04sur des comptes,
18:05deux comptes
18:05qui avaient été créés
18:06par les gardiens
18:07de la Révolution
18:08pour financer ce truc-là
18:09et c'est quasiment plus gros
18:11ce qu'ils ont saisi
18:12en bitcoin
18:12que ce qui a été gelé
18:13en termes de...
18:15Donc c'est très important,
18:16ils sont en train
18:17d'y aller dessus,
18:17c'est une agence
18:18qui est très peu connue,
18:19il y a 200 agents fédéraux
18:20qui ne servent qu'à ça,
18:22c'est des juristes
18:23et des économistes
18:23qui servent à traquer
18:24et à lutter
18:26contre les trafics financiers
18:29et ils ont commencé
18:30à s'attaquer
18:30à ce Hormuz-Sef.
18:32Là aussi,
18:33il y a une nouvelle guerre
18:33dans la guerre.
18:34Olivier ?
18:36Alors ce qui est intéressant,
18:37c'est de voir
18:37le principe de pied
18:39dans la porte des Iraniens,
18:40c'est-à-dire qu'ils demandent
18:41quelque chose
18:41qui va être monstrueux
18:43puisqu'on se dit
18:43mais ça va être des sommes
18:44qui vont être complètement folles
18:46pour, pourquoi pas,
18:47lors de la négociation,
18:49proposer un régime
18:50spécifique pour Hormuz
18:52comme on a eu en 1936
18:53pour les Dardanelles
18:55et pour le Bosphore
18:56où on a décidé
18:57qu'il y a un régime particulier
18:58pour ces détroits
19:00sachant qu'en bons géopoliticiens,
19:02ils ont bien compris
19:02que quand on veut tenir
19:04la géopolitique maritime,
19:05on tient les détroits
19:06et comme on les tient,
19:08je vous fiche
19:09mon billet
19:09qu'on verra par la suite
19:11Taïwan,
19:12le détroit de Taïwan,
19:13détroit de Malacca,
19:14vous allez voir
19:14qu'il va y avoir des choses
19:15et ça commence déjà
19:16à se faire.
19:17Il faut rappeler,
19:18Edwige,
19:18que ce qui se passe
19:19à Hormuz
19:20a bien sûr
19:20des conséquences
19:21pour nous directement,
19:22on le voit
19:22lorsqu'on va faire le plein
19:24ici en France,
19:25mais les pays
19:26les plus touchés
19:26sont les pays asiatiques.
19:28C'est ça qui est intéressant,
19:29alors on n'était pas
19:32derrière Donald Trump
19:33et le président Xi
19:34parce que ce serait intéressant
19:36de savoir exactement
19:37qu'est-ce qui s'est dit
19:38entre les deux présidents
19:39chinois,
19:39parce qu'ils ont parlé
19:40de l'Iran,
19:41on ne voit pas tellement
19:41de conséquences
19:43encore aujourd'hui,
19:44enfin je ne sais pas,
19:44tu parles de contrôle
19:45évidemment de Dié,
19:46mais pour eux
19:48ça devient problématique,
19:50surtout il faut savoir
19:50qu'il y avait à peu près
19:5110% du pétrole chinois
19:52qui venait du Venezuela,
19:54maintenant qui va
19:56aux Etats-Unis,
19:57et il y a à peu près
19:5717 ou 15,
19:5817% du pétrole chinois
20:00qui venait du pétrole
20:02iranien.
20:03Donc la Chine
20:04est dans une situation
20:04quand même qui devient
20:05très difficile,
20:06les stocks stratégiques
20:07sont en train de plonger
20:08comme un peu partout
20:09mais surtout en Asie,
20:11il y a d'autres pays aussi
20:12qui sont très touchés.
20:13Donc tout le monde
20:14a intérêt à que ça se débloque
20:15et ça se débloque.
20:15Oui mais surtout en Asie,
20:16il y a vraiment urgence
20:17à trouver une solution.
20:19On va aller en Iran
20:20retrouver Siavosh Ghazi
20:22parce qu'on a évoqué
20:23ce plan,
20:24ce dialogue qui continue
20:26et il faut le résumer
20:27avec vous Siavosh,
20:28un plan en 14 points
20:30qui est envoyé aux Américains.
20:33L'Iran a envoyé
20:35une nouvelle proposition
20:36en 14 points
20:37à la partie pakistanaise
20:38qui doit la remettre
20:39aux Américains.
20:40On ne connaît pas
20:41exactement le contenu
20:42mais ce qu'on sait
20:43c'est que l'Iran
20:43veut garder le contrôle
20:45du détroit d'Hormuz
20:46en compagnie d'Omane
20:49et il y a des discussions
20:50qui sont en cours
20:51entre l'Iran et Omane
20:52pour partager ces taxes
20:54qui seront perçues
20:55par l'Iran.
20:56Ensuite,
20:57en ce qui concerne
20:57le dossier nucléaire,
20:58pas question de
20:59d'arrêter le programme
21:00d'enregistrement d'uranium
21:01ou envoyer à l'étranger
21:04les stocks d'uranium
21:05enrichis.
21:06En revanche,
21:06l'Iran est prêt,
21:07on le sait depuis maintenant
21:08le début de la guerre,
21:10est prêt à diluer
21:11les stocks d'uranium
21:12enrichis à 60%
21:14mais dans le même temps,
21:15l'Iran se dit prêt
21:16à affronter
21:17les États-Unis
21:18si jamais
21:18il y a de nouvelles trappes
21:20de la part des Américains
21:21contre l'Iran.
21:2314 points,
21:23ça laisse de la...
21:24C'est toujours 14 points.
21:25Du grain à moudre
21:26comme on dit
21:26en option syndicale.
21:28C'est 14 points
21:28des deux côtés
21:29à chaque fois,
21:29États-Unis et les Iraniens.
21:30Non,
21:31mais il y a un plan
21:32en 5 points aussi,
21:335 états faciles
21:33et puis il y avait
21:34le Memorandum
21:35of Understanding,
21:36c'est-à-dire
21:36ce que les Américains
21:37ont envoyé aux Iraniens,
21:38cette espèce
21:38de petite page
21:39où on résume
21:40les essentiels
21:40de la négociation
21:41pour en fait
21:42cadrer la négociation.
21:44Les Américains
21:44sont à dire
21:45déjà si on se retrouvait
21:46autour de la table
21:47avec des objectifs communs,
21:48ça sera un progrès
21:49par rapport à s'entendre
21:51sur le détail
21:52de chaque...
21:53Et quand on négocie,
21:55il ne faut pas de perdant
21:56en fait,
21:56il faut que chacun
21:57puisse rentrer à la maison
21:59en disant
22:00écoutez,
22:00regardez,
22:01c'est formidable,
22:01on a gagné.
22:02Et Donald Trump
22:03devra se faire à l'idée
22:04que la capitulation
22:06de l'Iran,
22:06il ne l'aura pas.
22:07Alors s'il est sérieux
22:08sur la négociation,
22:09il faudra se rendre
22:10à l'évidence
22:11qu'une négociation
22:12fera deux gagnants.
22:14Et c'est un peu
22:15d'ailleurs à ce jour
22:16dans l'histoire
22:16des 50 dernières années,
22:18les conflits
22:18se sont rarement
22:20conclus avec
22:20un vainqueur absolu.
22:23Alors tout ça
22:23est tout à fait vrai
22:24et Trump a du mal
22:25à l'accepter,
22:26mais il a du mal
22:27à l'accepter
22:27pour une raison simple aussi.
22:28C'est que c'est
22:29une grande puissance
22:30internationale
22:30et qui est une puissance
22:31déclinante.
22:32Or si,
22:34lui à la limite,
22:35il pourrait,
22:35je pense qu'il,
22:36je ne le connais pas,
22:38mais on l'a déjà vu
22:39abandonner des positions
22:40fortes
22:41et s'en sortir
22:42assez bien
22:42par quelques pirouettes
22:44et beaucoup d'aplomb.
22:45Le seul problème,
22:46c'est que les pays
22:47de la région,
22:48comme tu le rappelais
22:49tout à l'heure,
22:50qui eux,
22:51depuis 1945,
22:52pensent que leur sécurité
22:53dépend de la fermeté
22:55des États-Unis,
22:56eux pour le coup,
22:57ils ne se feront pas
22:57enrouler par les fariboles.
22:59Et donc stratégiquement,
23:01ça va lui poser
23:02un problème.
23:02Parce qu'il ne le paierait
23:03pas très cher
23:04auprès de l'opinion publique,
23:05mais il le paierait
23:06très cher
23:07dans les équilibres mondiaux
23:08et ça serait une carte
23:09terrible pour la Chine.
23:10Mais c'est pas conditionnel,
23:11il le paie déjà
23:12très cher je pense.
23:13– Oui mais la Chine
23:14pourrait à ce moment-là
23:16remplacer le protecteur
23:17américain
23:18auprès de ces pays-là.
23:18– Donc c'est pour ça
23:18qu'il a cette difficulté,
23:20indépendamment peut-être
23:21de son caractère,
23:22qui n'a pas l'air
23:23très enclin
23:25au compromis,
23:26mais c'est une véritable
23:27difficulté
23:27de sortir
23:28d'une négociation
23:29dans l'impression
23:29qu'il y a deux vainqueurs.
23:30Parce que deux vainqueurs
23:31pour les pays de la région,
23:33ça veut dire
23:33un Iran dominant
23:34qui leur pose
23:35un gros problème,
23:36que ce soit Israël
23:36ou les Amiens.
23:36– Alors justement Israël,
23:37comment pourrait réagir Israël
23:39si on va vers un accord
23:41à minima en fait
23:42en quelque sorte ?
23:43– L'accord même à minima
23:44est tout ce que souhaitent
23:45les Israéliens
23:46puisque pour eux
23:47la mission première
23:48de cette guerre
23:48c'était d'éliminer
23:49la menace balistique,
23:51la menace nucléaire
23:51et un régime
23:52qui depuis plus de 40 ans
23:54prône la destruction
23:55de l'État d'Israël.
23:56D'ailleurs vous aurez remarqué
23:57que sur les différentes
23:58versions de l'accord,
23:59nulle part il y a
23:59une petite ligne disant
24:01nous renonçons
24:02à la destruction
24:02de l'État d'Israël.
24:03Ça n'est même pas discuté
24:04avec les Américains
24:05donc il est très possible
24:06que si jamais
24:07je vous dis ça
24:07c'est une possibilité
24:08si Trump vraiment
24:09se dirige vers la voie
24:10de la négociation
24:11que les Israéliens
24:12de leur côté
24:13poursuivent des campagnes militaires
24:15parce qu'après tout
24:15ce qu'on appelle une guerre
24:16est en fait une succession
24:18de petites campagnes
24:18qui ont eu lieu.
24:19La campagne
24:20il y a 12 jours
24:20de l'an dernier
24:20celle qui a eu lieu
24:21il y a un mois
24:21et peut-être que les Israéliens
24:23tout seuls vont repartir
24:24comme à l'époque
24:24ils étaient partis en Irak
24:25à Osirak
24:26et ils l'ont fait tout seul.
24:27– Ça frappe quotidiennement
24:28du côté du Sud Liban
24:29ça ne s'est jamais arrêté.
24:31– Alors là encore
24:31c'est parce qu'il y a eu
24:32un cessez-le-feu
24:33avec le Liban
24:34mais tout de suite
24:35les Israéliens avaient dit
24:36et c'était très clair
24:37nous nous réservons le droit
24:39de passer à l'attaque
24:40si nous nous sentons menacés
24:41et aujourd'hui encore
24:42il y a eu des attaques
24:43de drones
24:43contre le nord d'Israël
24:44il y a eu des sérénements
24:45plus de 200 dans le week-end
24:46paraît-il
24:47selon des cons israéliens
24:48qui mènent des combats intensifs
24:50mais là il y a une autre raison
24:50c'est parce que
24:52le gouvernement
24:53et l'armée libanaise
24:54n'ont pas la capacité
24:55visiblement technique
24:57et militaire
24:57de venir à bout du Hezbollah
24:59aujourd'hui
25:00le président Haoud
25:01est très clair
25:01lui
25:02il veut faire un accord
25:03avec Israël
25:04c'est peut-être une première
25:05dans l'histoire du Liban
25:06que deux pays négocient
25:07vraiment directement
25:08on peut lui d'ailleurs
25:09on peut lui concéder
25:10à l'un second courage
25:11parce qu'il faut savoir
25:13qu'il joue aujourd'hui sa vie
25:14le Hezbollah
25:15menace la vie
25:15du président libanais
25:16et on se souvient
25:18que le premier pays
25:19qui a fait la guerre
25:19qui a fait la paix
25:20avec Israël
25:21à savoir l'Egypte
25:23le président Sadat
25:24en a payé de sa vie
25:25donc c'est vrai
25:27qu'il y a une vraie question
25:27là-dessus
25:28maintenant juste pour finir
25:29sur la question
25:29de l'ambition israélienne
25:31par rapport à l'Iran
25:32on a vu aujourd'hui
25:33beaucoup de matériel
25:34arriver
25:35sur les aéroports israéliens
25:37on parle de plusieurs
25:38milliers de tonnes
25:39c'est déjà arrivé
25:40une première fois
25:41c'est à la fois
25:41pour réalimenter
25:42d'hommes de fer
25:43réalimenter Haro
25:44parce qu'ils ont été
25:45beaucoup utilisés
25:46lors du premier round
25:47de la guerre
25:48donc il faut réarmer
25:49ces systèmes
25:50de missiles antimissiles
25:51et sans doute également
25:52on imagine
25:53pour équiper
25:53l'aviation israélienne
25:55si elle repart au combat
25:55on va regarder
25:56puisqu'on est toujours
25:57sur les conséquences
25:58de cette guerre
25:58de ce blocus
26:00les conséquences
26:01sur le marché pétrolier
26:01on va quand même
26:02regarder un peu
26:03l'état des prix à la pompe
26:04parce que ça continue
26:06c'est toujours très haut
26:07alors
26:07on s'est même reparti
26:08à la hausse
26:09chez Total
26:09on a décidé
26:11de maintenir
26:12la fameuse ristourne
26:13on va aller justement
26:14dans une station Total
26:15retrouver l'olabail
26:16pour BFM TV
26:17c'est l'endroit
26:18le plus fréquenté
26:19pour les automobilistes
26:20maintenant
26:20les stations Total
26:23Ah tout à fait
26:24d'ailleurs
26:25ici dans cette station
26:26à Issy-les-Boulinot
26:27l'essence a été victime
26:28de son succès
26:29il n'y a que du diesel
26:30et je suis avec Compec
26:31Compec il fait 40 km par jour
26:33si je vous dis
26:34référence
26:35à l'air un petit peu
26:35de fantaisie
26:36dans les années 90
26:37le seul corps de Total
26:38c'était
26:38vous ne viendrez pas
26:39chez nous par hasard
26:40ça vous parle
26:40là en ce moment ?
26:41Là ça me parle
26:42effectivement
26:43parce que les champs
26:44c'est un peu
26:44enfin le carburant
26:45est un peu moins cher
26:45chez eux
26:47et oui
26:47c'est un slogan
26:48qui est vieux
26:49et donc ça me parle
26:50de très très loin
26:51Tout à l'heure
26:52vous me disiez
26:53vous faites 40 km
26:54et que vous venez
26:55ici dans cette station
26:56mais finalement
26:57vous ne faites pas
26:57le plein sur cette voiture
26:58parce que c'est du diesel
26:59Oui
27:00effectivement
27:00c'est un peu plus cher
27:01que l'essence
27:01et en général
27:03quand je peux
27:03je prends mon deux roues
27:04je prends la moto
27:04et c'est plus facile
27:05pour circuler
27:06et c'est moins cher
27:06aussi que le diesel
27:07Vous en aviez pour combien
27:09à peu près
27:10de prix de plein par mois ?
27:13à peu près
27:13200 euros au moins
27:15Cette situation
27:17finalement
27:17même si là
27:18cette station totale
27:19elle permet un peu
27:20de compenser
27:21et amortir
27:22qu'est-ce que vous en pensez ?
27:24J'ai l'impression
27:25qu'il parle beaucoup
27:26de baisse de carburant
27:27mais ça ne se retrouve pas forcément
27:29après heureusement
27:30Total
27:30plafonne entre guillemets
27:31les prix
27:32alors que tous les autres
27:33ne le font pas
27:33enfin je ne vois pas
27:34la différence sur les autres
27:35je ne vois que
27:36de l'augmentation
27:36mais pas de diminution
27:38Finalement
27:39qu'est-ce que vous ressentez
27:40avec cette situation
27:41avec les conséquences
27:42indirectes
27:43de la guerre en Iran
27:44sur l'essence
27:45On doit se restreindre
27:46pour beaucoup plus de choses
27:47les sorties
27:48entre autres
27:49pour les enfants
27:50mais
27:52même sur le quotidien
27:53on fait plus attention
27:54à ce qu'on fait
27:55Merci beaucoup
27:56Merci
27:56Donc vous l'entendez
27:58il y a un certain
27:59ras-le-bol
27:59une certaine lassitude
28:00des automobilistes ici
28:01même s'ils viennent encore
28:03dans les stations
28:04de dénicher
28:05la bonne affaire
28:06en tout cas
28:06les stations
28:07Total
28:08c'est vrai
28:08pratique des prix attractifs
28:09ici par exemple
28:10le diesel est à 2,15 euros
28:12alors Corboya
28:13dans les autres stations
28:13c'est plutôt
28:14autour de 2,50 euros
28:17Voilà
28:18Lola Bayle
28:19avec Adrien Fache
28:20en direct d'ici
28:20Il faut quand même
28:21s'imaginer
28:22que 2,15 euros
28:23de diesel
28:23on dit que c'est bon marché
28:24maintenant
28:24on a quand même
28:25changé de monde
28:26en quelques semaines
28:28c'est incroyable
28:30et on pense bien sûr
28:31aux conséquences
28:32pour les français
28:33notamment pour les professionnels
28:34de la route
28:34avec des aides
28:36de nouvelles aides
28:37ciblées
28:37qui sont annoncées
28:38pour jeudi
28:39on a l'impression
28:40quand même
28:41que le gouvernement
28:41joue chaque semaine
28:42un peu la montre
28:43puisque ces aides
28:44ça fait un petit moment
28:44qu'on les attend
28:46qu'est-ce qu'on pourrait
28:47imaginer comme aide
28:49pour les taxis
28:51c'est soit d'avoir
28:52une aide
28:52qui soit plus importante
28:53pour les grands rouleurs
28:55pour les taxis
28:56c'est très attendu
28:57donc à priori
28:58il devrait y avoir
28:58quelque chose
28:59ce qui est intéressant
29:00parce que le problème
29:01c'est qu'on a déjà cramé
29:02le surplus fiscal
29:04largement
29:05la cagnotte fiscale
29:06a été dépensée
29:07il n'y a plus de cagnotte
29:08il n'y a plus de cagnotte
29:08pour une raison simple
29:09c'est quand même
29:10c'est entre moins 15
29:11moins 20%
29:12de consommation
29:12de bétrole
29:13les français font attention
29:14parce que
29:14ils sont pouvoir d'achat
29:16quand vous avez
29:16tous les prix à la pompe
29:18qui sont au-delà
29:19de 2 euros
29:20ça fait quand même
29:21très très mal
29:22et on voit bien même
29:23sur la circulation
29:24ce week-end
29:25c'était zone rouge
29:27partout
29:27mais en fait
29:27c'était pas du tout
29:28zone rouge
29:29et les gares étaient pleines
29:30juste intéressant
29:31de voir que Total
29:32lance
29:32Total Energy
29:34il lance une opération
29:35qui s'appelle
29:36Total Access
29:36pour l'électricité
29:38moins chère
29:39pour les français
29:39si vous abonnez
29:41c'est moins 10%
29:43pendant 3 ans
29:43mais surtout
29:45vous avez le droit
29:46à le plafonnement
29:48sur les prix du carburant
29:49sur toute l'année 2026
29:50il faut dire merci
29:51monsieur Pouyanné
29:52je ne sais pas
29:53mais en tout cas
29:53il sait y faire
29:54au niveau du commerce
29:56et des restaurants
29:57il sait y faire
29:57c'est plus
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