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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Au 45e jour de guerre, le détroit d'Ormuz focalise donc toute l'attention avec le blocus décrété par les
00:06Américains.
00:07Blocus, il faut être précis, des navires partants ou arrivant depuis ou vers les ports iraniens.
00:13Une entrave à la circulation qui est dénoncée par bon nombre de pays et Donald Trump qui menace tout navire
00:20rapide iranien
00:21qui essaiera de forcer le blocus sera abattu, il sera envoyé par le fond.
00:25C'est Axel Meunier qui est en direct des Etats-Unis pour BFM TV.
00:30Donc une fois de plus, après les paroles, Donald Trump passe aux actes.
00:38Oui, effectivement, sauf que c'est difficile d'y voir clair dans la stratégie du président américain comme souvent d
00:43'ailleurs.
00:44Alors il y a certains qui soutiennent ce blocus naval mais depuis hier, beaucoup de critiques émanent des observateurs, d
00:52'experts et même d'élus.
00:53En gros, l'idée c'est de dire que la stratégie qui consiste à bloquer encore un peu plus le
00:58Détroit pour essayer de le débloquer
01:01semble un peu absurde à tout le moins.
01:03Absurde et surtout risquée puisqu'on a vu que le prix du Brent, dès l'annonce de Donald Trump hier,
01:08avait repassé la barre des 100 dollars.
01:10Et puis Donald Trump, lui, on comprend ce qu'il cherche.
01:13L'idée c'est évidemment d'étouffer économiquement un peu plus l'Iran mais aussi de faire pression sur les
01:20alliés de Téhéran,
01:21ceux qui bénéficient encore du pétrole iranien.
01:24Et puis il y a aussi cette idée toujours chez Donald Trump de montrer les muscles, de se montrer en
01:29position de force,
01:29notamment avant de possibles reprises de négociations qui, d'après de nombreux médias américains, seraient possibles dans les tout prochains
01:39jours.
01:40Sauf qu'il y a un risque, évidemment, celui de l'escalade, celui de l'emballement, celui d'une bataille
01:45navale,
01:46d'autant plus que Donald Trump, vous l'avez dit, s'est montré encore une fois menaçant envers l'Iran.
01:52Tout bateau iranien qui s'approcherait du blocus américain serait immédiatement détruit.
01:58Alors après Axel Monnier à Washington, on va retrouver le général Pellistrandi devant cette carte du Détroit d'Ormus et
02:05de la péninsule arabique
02:06pour comprendre comment ce blocus peut se mettre en place, général Pellistrandi.
02:10Oui, exactement. Il faut comprendre qu'en fait, la problématique pour Donald Trump, c'est d'étouffer les entrées et
02:18les sorties venant d'Iran.
02:19C'est-à-dire qu'en particulier, les pétroliers, par exemple, qui ont chargé des hydrocarbures iraniens
02:25et qui vont passer vers le Détroit pour aller, par exemple, vers l'Inde ou la Chine.
02:33Et donc la problématique, c'est qu'il faut en quelque sorte intercepter ces bateaux dans cette partie-là.
02:39Pas là, c'est trop dangereux. Pourquoi ? Parce que là, on a l'écote iranienne
02:43et donc le risque, c'est qu'il y ait des tirs de drones ou de tirs de missiles.
02:48Par contre, une fois que les bateaux sont là, on peut éventuellement les intercepter.
02:54Alors ce qu'il faut comprendre, c'est que la marine américaine, elle est déployée quelque part par là,
02:59le porte-avions Lincoln, un porte-hélicoptère, des destroyers, des corvettes.
03:06Donc il y a tout ce qu'il faut. Et donc ils peuvent, en quelque sorte, envoyer, par exemple,
03:10si on a identifié un pétrolier venant d'un des ports iraniens chargés d'hydrocarbures,
03:16on peut l'intercepter assez facilement. Il suffit d'envoyer une équipe, en fait, de commandos sur le bateau
03:22par un hélicoptère et prendre, en fait, se saisir du bateau.
03:26La problématique, elle n'est pas tellement d'ordre militaire. Ça, c'est assez facile à faire.
03:31La problématique, c'est bien sûr la justification, en fait, juridique et donc politique
03:39sur la saisie de bâtiments qui seraient, en quelque sorte, qui traverseraient donc ce blocus.
03:45– Merci, Général Pellistrandi.
03:47– Alors, on a bien compris, la plupart des bateaux concernés sont des bateaux qui sont chinois
03:52ou qui commercent avec la Chine. Et je voudrais me tourner vers vous, Alice Ekman.
03:56Comment la Chine va pouvoir accepter si ce blocus perdure ?
04:01Alors, il se met vraiment en place à partir d'aujourd'hui.
04:03Il va prendre plusieurs jours pour être efficace.
04:05Mais comment la Chine va pouvoir accepter tout ça ?
04:07– Alors, il faut déjà comprendre que la Chine condamne fortement la position américaine
04:11et que la Chine a pris partie. Et ça, c'est important de le rappeler.
04:14Il n'y a pas d'ambiguïté stratégique aujourd'hui dans la position de la Chine.
04:17La Chine soutient l'Iran dans sa position, dans ses déclarations diplomatiques,
04:22dans le transit de composants électroniques.
04:25– Et dans ses achats, parce qu'elle achète.
04:27– Dans ses achats, dans ses votes aux Nations Unies,
04:29qui sont aussi coordonnés avec la Russie.
04:30C'est un préambule, je pense, important.
04:33Et jusqu'à présent, il semblerait que la Chine a bénéficié
04:35d'une approche différenciée favorable par rapport à ses bateaux.
04:39Est-ce que vous pourriez encore le maintenir actuellement ?
04:41Je ne sais pas, mais pour la Chine, bien sûr, c'est important.
04:44Et il faut toujours savoir que la Chine a un parti pris,
04:48mais aussi a des éléments, des leviers de pression sur les États-Unis.
04:51Moi, ça ne m'étonnerait pas que la Chine fasse pression sur les États-Unis.
04:55– Sur quoi, par exemple ?
04:56– On se rappelle de la rencontre à Busan, en Corée, le 31 octobre,
05:00où la Chine, en amont des négociations qui ont mené à une trêve commerciale,
05:04avait fait miroiter des contrôles aux exportations de terres rares
05:11et dominerait critiques.
05:12Bien sûr, on ne change pas de monde de sujet,
05:14mais ce que je veux dire, c'est que pour la Chine,
05:16ce qui est important, c'est de faire pression sur les États-Unis
05:18et de toujours soutenir l'Iran.
05:20Alors pas aussi directement et explicitement que le fait la Russie,
05:24et encore on pourrait discuter sur la façon à laquelle la Russie soutient l'Iran,
05:30mais je voudrais vraiment rappeler ce positionnement chinois,
05:32parce que la Chine, bien sûr, veut la liberté de navigation
05:36et est dépendante en termes, en tant que puissance importatrice,
05:39alors qu'elle importe 90% des exportations mondiales de pétrole iranien
05:43et que l'Iran…
05:44– 90% du pétrole iranien, part en Chine ?
05:47– Exporté en monde, part en Chine,
05:48et pour la Chine, quand on regarde du point de vue chinois,
05:50cela représente, l'Iran représente à peu près 13 à 15%
05:54de ses importations de pétrole mondial.
05:56Donc bien sûr que les chiffres comptent,
05:57mais il n'y a pas que les chiffres, il y a des rapports de force géopolitiques,
06:00il y a une formation de coalition qui s'établit,
06:02il y a des coordinations actuellement à tout vin,
06:04puisque demain, Sergei Lavrov se rendra en Chine.
06:07– Et Donald Trump s'est prévu le chef de la diplomatie.
06:10– Il y a trois jours, Wang Yi, le chef de la diplomatie chinoise,
06:12s'est rendu où ? En Corée du Nord.
06:16– Donc les coalitions se renforcent.
06:18– Les États-Unis, la Chine s'apprête à recevoir le numéro 1 vietnamien.
06:22Ce que je veux dire, c'est que la Chine a un parti pris,
06:25malgré un semblant de neutralité qui nous est destiné à nous.
06:28Mais en fait, quand on regarde les faits, les positions sont assez claires.
06:31La Chine voit le soutien à l'Iran important sur le long terme.
06:35– Pourquoi la Chine soutient comme ça l'Iran ?
06:37– Alors, avant tout, c'est des raisons…
06:39Déjà, bon, bien sûr, la relation politique est importante,
06:42la relation énergétique, on en a parlé,
06:44la relation économique, puisque la Chine est le premier partenaire commercial de l'Iran,
06:47ça c'est d'un point de vue iranien.
06:48Mais surtout, la raison principale, et ça c'est très important de dire,
06:51c'est une raison politique.
06:52La Chine s'oppose à ce qu'elle appelle les révolutions de couleurs.
06:55D'ailleurs, le 8 avril, lors d'un communiqué,
06:58Wang Yil, chef de diplomatie chinoise, a dit
06:59« toutes les révolutions de couleurs… »
07:01– C'est quoi les révolutions de couleurs ?
07:02– En gros, c'est le langage qui est utilisé par la Chine,
07:05mais aussi la Russie, pour parler de changement de régime.
07:07Et la Chine considère que les manifestations de janvier,
07:10par exemple, étaient illégitimes et fomentées exclusivement par l'Occident.
07:14Elle a aidé d'ailleurs l'Iran à contrôler
07:17la gestion de ces manifestations et les recadrer, si je puis dire.
07:21Après, on peut rentrer dans les détails techniques.
07:22– Vous pouvez comprendre pourquoi un régime autoritaire,
07:24voire d'un mauvais œil, ce qui se passe dans un autre régime autoritaire.
07:26– Oui, c'est-à-dire que, bien sûr que la Chine a des intérêts énergétiques
07:29et économiques à soutenir l'Iran.
07:30Mais c'est bien au-delà de ça.
07:33Il faut analyser les événements aussi,
07:36parce que la Chine a très fortement condamné
07:38l'enlèvement de Maduro au Venezuela.
07:42Elle a très fortement condamné les positions et les actions américaines
07:46et israéliennes depuis ces derniers mois.
07:48Et surtout, elle considère que c'est une question, finalement,
07:52de presque de solidarité politique.
07:55Alors, il n'y a pas d'alliance, parce qu'on disait l'Iran avec ses alliés,
07:57il n'y a pas d'alliance technique militaire entre eux.
08:00C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'obligation pour la Chine
08:02de défendre son partenaire, qui n'est pas un allié, l'Iran,
08:06en cas d'attaque.
08:07Par contre, elle, elle considère qu'elle a intérêt à le soutenir,
08:10pas uniquement pour des raisons énergétiques et économiques,
08:12mais pour des raisons politiques, conjointement avec la Russie.
08:15Mais pour revenir sur ce blocus,
08:17comment concrètement les Américains vont faire en sorte de le faire respecter ?
08:21Ils vont bloquer, donc on a bien compris, les ports iraniens.
08:24Comment ça se fait concrètement, militairement ?
08:25Ce qu'a annoncé Donald Trump, c'est réutiliser les moyens
08:28qu'il avait utilisés sur le Venezuela,
08:31vis-à-vis des trafiquants de drogue,
08:34pour justement essayer de faire ce blocus
08:37au niveau des différents navires et bateaux.
08:40Mais au Venezuela, les Américains ont abattu des navires ?
08:43Oui, dans le sens où c'était, vous voyez,
08:45une opération effectivement de police maritime.
08:48A raisonner plutôt qu'à battre.
08:50Voilà, c'était une opération finalement de police maritime
08:53avec des moyens militaires, avec une surveillance accrue,
08:55mais aussi avec une logique différente,
08:58non pas en fait de réaction, mais prédictive,
09:00c'est-à-dire aller au-devant des circuits de trafics en drogue
09:06et les analyser et les couler.
09:08Là, l'idée, effectivement, vous faites une large surveillance
09:11de la navigation sur la zone,
09:14vous identifiez les bateaux qui vous semblent suspects
09:16et vous les arraisonnez avec des moyens plus ou moins importants
09:21en fonction de la taille.
09:21On monte à bord et on prend le commandement.
09:23Absolument.
09:23Il y a des bateaux fantômes, ces fleurs de fantômes,
09:26pour contourner justement les sanctions.
09:28Tout comme la France le fait large de nos côtes
09:31quand vous avez la flotte fantôme russe.
09:32Donc il s'agit en fait de petites unités qui embarquent,
09:36qui débarquent, je veux dire, à bord des bateaux,
09:39en prennent le contrôle pour faire des vérifications.
09:40Par hélicoptère ?
09:41Ça peut être par hélicoptère ou par petite vedette.
09:43Non, mais ça, les Américains ont dit
09:45les navires rapides iraniens,
09:47ceux qui tenteront de forcer le blocus,
09:49on les enverra par le fond.
09:50Mais on voit mal les Américains
09:52à raisonner un navire chinois.
09:54Ah non, et c'est là que c'est un vrai casse-tête diplomatique
09:59justement de mettre en place notamment ce blocus
10:02déjà dans des zones internationales,
10:03avec justement le risque, par répercussion,
10:06de se mettre à d'autres ou de les chancelleries du monde.
10:08Oui, mais une chose quand même,
10:10Ulysse Gosset, par rapport à ce qu'on disait sur la Chine,
10:12est-ce que la Chine n'est pas en train d'essayer
10:14de regarder Donald Trump se planter dans la région,
10:18en fait ?
10:18Pardon pour l'expression un peu triviale,
10:20mais c'est ça, en laissant s'enfoncer tout doucement, quoi, en fait.
10:24Je dirais qu'elle observe attentivement
10:25ce qui se passe en Iran en pensant à Taïwan
10:29et en regardant comment se positionne
10:32toute la flotte américaine ou les flottes américaines,
10:35puisqu'on a au moins trois porte-avions
10:37qui sont impliqués dans cette opération.
10:39Il y en a deux qui sont en train d'arriver,
10:40d'ailleurs, dans le golfe Persique
10:43et dans le golfe d'Arabie.
10:44Donc, ils observent tout cela parce qu'au fond,
10:46l'enjeu pour la Chine, c'est évidemment
10:48la question énergétique, mais c'est l'enjeu politique
10:50et l'enjeu de Taïwan, premièrement.
10:53Deuxièmement, il y a déjà un bras de fer Chine-États-Unis
10:57puisque Trump a menacé Pékin de sanctions supplémentaires,
11:0150% de droits de douane,
11:02si la Chine livrait des armes à l'Iran.
11:04Or, ce que nous a dit Alice Eclan tout à l'heure,
11:06c'est que la Chine livrait des composants électroniques
11:11à l'Iran qui lui permettent de fabriquer des drones,
11:14des armes, etc.
11:14Donc, on est déjà dans une forme
11:17de rivalité, je dirais,
11:19géopolitique au niveau mondial
11:21et évidemment, dans ce contexte-là,
11:24la Chine, elle veut
11:25par tous les moyens montrer qu'elle s'oppose
11:28à cette opération
11:29de blocus.
11:31Et j'ajoute que, quand vous parliez des révolutions
11:35de couleurs,
11:36ça fait référence à l'Ukraine,
11:38ça fait référence à Tiananmen
11:39en Chine, ça fait référence à tous ces mouvements
11:42d'oppositions qui ont marqué
11:45l'histoire de l'Europe,
11:47de la Russie et de la Chine.
11:49Et ça, effectivement,
11:50l'Iran n'en veut pas.
11:50Alors, ce que je dois demander à Alice Eclan,
11:52qui connaît parfaitement le dossier,
11:53c'est, vous dites,
11:55la Chine a livré, avant la guerre,
11:57des composants électroniques,
11:58des moyens d'assurer sa défense.
12:01Est-ce qu'elle continue à le faire
12:02depuis le début de la guerre ?
12:03Bon, alors, on a...
12:05Il y a des rumeurs
12:06que la Chine livrerait des missiles,
12:08mais ce n'est pas du tout confirmé,
12:09donc il faut faire très attention.
12:10C'est des rumeurs,
12:12la sécurité américaine,
12:14il faut vraiment faire attention
12:15à prendre ça avec des pincettes.
12:18Les informations sur les composants
12:19à usage dual,
12:20bon, ça, ce n'est pas uniquement
12:21des composants chinois.
12:22En fait, elles laissent passer,
12:24transiter des composants occidentaux
12:25qui sont sous sanction.
12:26Donc, c'est finalement un peu
12:27ce qui se passe pour l'Ukraine aussi.
12:29C'est-à-dire qu'elle fournit
12:30à la Russie indirectement,
12:33c'est-à-dire que c'est un point de passage
12:34pour des composants sous sanction
12:36et qui servent à l'effort de guerre.
12:37Donc, ça, c'est quand même un effort,
12:38une contribution à l'effort de guerre indirecte.
12:40Il y a aussi de l'exportation
12:42de produits chimiques
12:43qui servent aussi l'effort de guerre iranien.
12:46Il y aurait aussi un partage
12:49d'informations en source ouverte
12:51avec des positionnements,
12:53des navires américains,
12:54ce qu'on faisait déjà à l'inverse
12:57des sociétés occidentales.
12:59Maintenant, il y a des sociétés chinoises
13:00qui le font
13:01et qui, ça embête bien sûr
13:03les Américains et les Israéliens.
13:06Et puis encore, il y a ce positionnement
13:07aux Nations Unies, etc.
13:08Alors, à voir...
13:09Mais moi, j'ai vraiment l'impression
13:10qu'on s'engage finalement
13:11dans une amie qui est un peu comparable
13:12à la situation en Ukraine.
13:15Bien sûr, toute proportion gardée,
13:17c'est des terrains différents.
13:18Mais au début, on a l'impression
13:19qu'on est dans une ambiguïté stratégique,
13:20que la Chine se positionne comme médiateur
13:23à ce qu'elle n'est pas en réalité
13:24parce qu'elle a un positionnement clair
13:26de soutien.
13:26Mais surtout que progressivement,
13:27au fur et à mesure que les tensions
13:30et la guerre,
13:31c'est le feu, on verra,
13:32mais en tout cas que les tensions
13:33duront dans la région,
13:34la Chine continuera à soutenir
13:36indirectement l'Iran
13:38et cela en coordination avec la Russie.
13:41Et c'est important, je pense,
13:41de prendre en compte
13:42cette dimension de coalition.
13:43Ce n'est pas des coalitions entre alliés,
13:44c'est des coalitions entre partenaires.
13:46Mais réellement, on a quand même
13:50l'Iran qui a soutenu
13:51l'effort de guerre russe directement,
13:54la Corée du Nord qui a soutenu
13:55l'effort de guerre russe
13:56par l'envoi de soldats
13:57et de munitions.
13:59On a la Chine qui soutient
14:00indirectement l'effort de guerre russe.
14:02On a la Russie qui soutient
14:03aujourd'hui l'Iran.
14:04La Chine qui soutient
14:05directement l'Iran.
14:06Des coordinations aussi,
14:07des échanges avec la Corée du Nord
14:08et la Russie.
14:09Donc tout ça a un sens
14:10au moment où, bien sûr,
14:11il y a encore des tensions
14:12de transatlantie.
14:13Et le test ultime,
14:13ce serait le jour
14:14où un bateau chinois
14:18serait éventuellement
14:18arraisonné
14:19ou en tout cas arriverait
14:20dans la ligne de guerre
14:21des Américains
14:22en sortant d'un port iranien.
14:24Alors, soit bateau chinois,
14:26soit bateau pavillon chinois.
14:27Si on veut que le blocus fonctionne,
14:30si les Américains veulent
14:31que ça fonctionne
14:31comme menace,
14:32le blocus,
14:32c'est forcément des bateaux chinois
14:34qu'il faut arrêter.
14:34Oui, mais alors là,
14:34c'est presque un casu de Béli
14:36du bateau de la Chine.
14:36Autant que Donald Trump
14:37est attendu en Chine
14:38et le voyage se sont prévu.
14:39En question,
14:40la visite de Trump à Pékin
14:41qui a déjà été repoussée.
14:42Oui, elle a déjà été repoussée.
14:45Elle pourrait l'être...
14:45C'est fin mai ?
14:46Elle pousse 13, 15 mai.
14:4814, 15 mai.
14:49Alors, puisqu'on regarde
14:51l'Iran et les Etats-Unis,
14:53mais il y a l'autre partie
14:55belligérante,
14:55c'est-à-dire Israël
14:56et le Liban.
14:58C'est l'autre conflit
14:59qui est lié, bien évidemment,
15:01qui doivent entamer aussi
15:02des négociations.
15:03Et on va retrouver
15:04Naouf El-Kawafi,
15:05justement, à Beyrouth
15:06pour BFM TV.
15:08Est-ce que les Libanais
15:10attendent quelque chose
15:11de ces négociations ?
15:12Déjà, est-ce qu'ils y sont favorables ?
15:15Pour tout vous dire,
15:16c'est une société libanaise
15:17qui est divisée
15:18avec des points de vue
15:19radicalement opposés.
15:21D'un côté,
15:21vous avez une partie
15:22de la population libanaise
15:24qui est farouchement opposée
15:25à ces négociations directes
15:26avec Israël.
15:28Pour tout vous dire,
15:29tout à l'heure,
15:30avec Philippine David
15:31qui m'accompagne à la caméra,
15:32on était conviés
15:32dans un quartier,
15:33le fief du Hezbollah,
15:35la banlieue sud de Beyrouth.
15:36On était conviés
15:36pour un presse-tour
15:38organisé par le Hezbollah.
15:39On a pu discuter
15:40avec plusieurs responsables
15:41de la milicite,
15:42mais également des habitants
15:43qui habitent dans les environs
15:44et tous nous expliquaient
15:45qu'ils étaient contre
15:46ces négociations
15:47avec Israël
15:48qu'ils considèrent
15:48comme étant un état ennemi.
15:50Et pour eux,
15:50ça ne servait absolument à rien,
15:52ces différents pourparlers,
15:53parce qu'Israël
15:54va continuer à poursuivre
15:56ces frappes dans le pays.
15:58Et puis,
15:58vous avez une autre partie
15:59de la société
15:59qui, elle,
16:00est pour
16:01ces différentes négociations,
16:04pour qui c'est essentiel.
16:05On discutait hier
16:06avec une habitante
16:07qui nous disait
16:07à quel point
16:08elle était fatiguée
16:09par ses plus de 5 semaines
16:10maintenant de conflit,
16:11à quel point
16:12elle en avait marre.
16:12Et pour elle,
16:13la seule solution
16:13pour faire taire les armes,
16:15c'était de s'asseoir
16:15autour d'une table
16:16avec Israël
16:17et négocier.
16:18Des négociations,
16:18justement,
16:19qui vont débuter demain
16:20du côté de Washington.
16:21Pourquoi ?
16:22Elles sont inédites
16:23et elles sont très importantes
16:24parce qu'il faut savoir
16:24que le Liban
16:25et Israël
16:26sont en état de guerre
16:27depuis 1948.
16:28Donc,
16:28depuis la création
16:29de l'État hébreu
16:30et ce sera l'une
16:31des premières fois
16:32que les deux pays
16:32vont se parler directement.
16:34Et tout cela
16:35va intervenir
16:35dans un contexte
16:36où les frappes
16:37se poursuivent,
16:38notamment dans le sud du pays.
16:39Ça a été le cas
16:40tout au long de la journée
16:41faisant plusieurs blessés
16:42et plusieurs morts.
16:44avec Philippine David
16:45en direct
16:45de la capitale libanaise.
16:47Maïa Kadra,
16:48on parle de blocus,
16:50blocus qui démarre aujourd'hui,
16:51blocus américain
16:52dans le détroit d'Hormuz
16:53et en même temps
16:54le cessez-le-feu
16:55entre l'Iran
16:56et les Etats-Unis.
16:57C'est ce que d'ailleurs
16:58a rappelé
16:58le premier ministre pakistanais.
17:00Donc,
17:00ça veut dire
17:01que l'idée
17:02d'une reprise
17:03des négociations
17:04n'est pas complètement farfelue.
17:06Elle n'est pas farfelue,
17:07elle n'est pas exclue
17:08mais il n'en demeure pas moins
17:09que ce cessez-le-feu
17:10est extrêmement fragile.
17:11D'ailleurs,
17:12on parlait de la Chine,
17:13ce sont les mots
17:13du président chinois
17:15quand il s'est entretenu
17:17avec le premier ministre pakistanais.
17:20Il a dénoncé
17:20la fragilité
17:21de ce cessez-le-feu
17:23et même il y a des craintes
17:24que ce cessez-le-feu
17:25soit rompu
17:25parce qu'en effet,
17:27si Donald Trump
17:27utilise ce dernier levier
17:28de pression économique
17:29qui est le blocus
17:30autour du golfe Persil
17:32donc au sud
17:33du détroit d'Hormuz,
17:35il va dépouiller l'Iran
17:36vraiment de sa dernière
17:38carte de négociation
17:39et donc les négociations
17:40en soi,
17:41elles ne sont plus
17:42intéressantes
17:43pour les Américains.
17:44D'ailleurs,
17:44c'est ce qui a été exprimé
17:45par J.D. Vance
17:46quand il a quitté
17:47Islamabad,
17:48il a dit
17:48je ne suis pas intéressé
17:50par des négociations
17:51qui arrivent à un mur.
17:53Voilà,
17:54donc là,
17:54on voit vraiment
17:55les limites
17:55de cette diplomatie
17:57qui a été,
17:58je ne dirais pas ambitieuse
17:59mais qui a voulu
18:00donner une chance
18:02à un cessez-le-feu.
18:03Aujourd'hui,
18:04il n'y a plus
18:05aucun pilier solide
18:06pour que ce cessez-le-feu
18:08puisse perdurer.
18:09aujourd'hui,
18:09Donald Trump
18:10dégaine une arme,
18:12certes,
18:12qui n'a pas encore
18:13été utilisée,
18:14mais c'est celle du blocus
18:15et elle est encore plus redoutable
18:16que toutes les autres
18:17qui ont été utilisées.
18:18Combien de temps en fait ?
18:19À quel moment
18:20les Iraniens
18:21seront obligés de plier
18:22parce qu'ils ne pourront plus
18:24vendre leur pétrole
18:25et c'est quand même
18:26la seule chose
18:27qui leur reste ?
18:27Je vais vous rappeler
18:29les fuites
18:30qui ont été relayées
18:32en premier lieu
18:33il y a deux semaines
18:33par Iran International
18:34ensuite par
18:36la Wall Street Journal
18:38c'était le président
18:40iranien
18:41Pézek Chian
18:42qui a dit
18:42que l'Iran
18:43ne peut pas tenir
18:44au-delà de trois semaines
18:45économiquement.
18:46On a dépassé
18:47les deux semaines
18:47et il reste une semaine.
18:49Alors je dis ça
18:50et je l'avance
18:50avec beaucoup de précautions
18:52en me basant
18:53sur les fuites
18:53émanant du président
18:55iranien
18:56Donc l'Iran a quand même
18:56été acculé ?
18:57Oui, ils sont acculés
18:59il faut rappeler aussi
19:00on a parlé
19:01des flottes fantômes
19:02iraniennes
19:02on a parlé
19:03du pétrole iranien
19:04de ce pays
19:05qui est exempt
19:06aussi d'un point de vue
19:08économique
19:08il faut rappeler
19:09que les sanctions
19:10toutes les sanctions
19:11qui existaient
19:12à l'encontre de l'Iran
19:13avant 2015
19:14avant le JCPOA
19:15ont été automatiquement
19:16et intégralement
19:19rétabli
19:19il n'y a pas très longtemps
19:20et c'était la France
19:21l'Allemagne
19:22et la Grande-Bretagne
19:23qui étaient à la manœuvre
19:24et qui étaient à l'initiative
19:25de ce grand pas
19:27politique
19:27symbolique
19:28donc l'Iran
19:29elle s'est effritée
19:30économiquement
19:31donc là
19:32c'est vraiment
19:32le coup de grâce
19:33cet embargo
19:34que le président américain
19:35est en train
19:36d'organiser
19:37alors Olivier
19:38vous posez
19:39la bonne question
19:39combien de temps
19:41l'Iran peut-il tenir
19:42mais je pose également
19:43la question
19:43combien l'Occident
19:44et le monde entier
19:45peut-il tenir
19:46peut accepter
19:47de payer son carburant
19:48aujourd'hui
19:49non mais
19:50vous dites
19:52citant des sources iraniennes
19:53que l'Iran a trois semaines
19:54de capacité à tenir
19:56trois semaines
19:56c'est très long
19:57à l'échelle de la planète
19:59à l'échelle de Wall Street
20:00à l'échelle du prix du baril
20:01qui est déjà repassé
20:03au-dessus des 100 dollars
20:04il était redescendu
20:05à 90, 98
20:06là hier il était à 104
20:08maintenant à 100
20:09donc ça va faire du yo-yo
20:11comme ça
20:11et plus le blocus dure
20:12plus le pari du pétrole
20:15risque d'augmenter
20:16je rappelle aussi
20:16que les alliés de l'OTAN
20:18des Etats-Unis
20:19ont tous quasiment
20:20refusé de participer
20:21au blocus
20:22ils sont d'accord
20:23pour éventuellement
20:24mettre en place
20:25une coalition internationale
20:26après la fin de la guerre
20:28pour sécuriser
20:29le passage des bateaux
20:30mais pas tout de suite
20:31donc on est
20:32dans un nouveau bras de fer
20:33extrêmement
20:35important et délicat
20:36je ne suis pas convaincu
20:38que ça soit
20:39le coup de grâce
20:39de la part de Trump
20:40je pense que c'est plutôt
20:41un coup supplémentaire
20:42un coup de pression
20:43très fort
20:44pour dire aux Iraniens
20:45je suis prêt
20:46à aller jusqu'au bout
20:46et comme vous
20:48vous dites
20:48nous sommes prêts
20:49à tenir jusqu'au bout
20:50mais là
20:51quand même
20:51l'Amérique
20:52a des moyens
20:52très importants
20:54effectivement
20:54de menacer
20:55l'Iran
20:57à quel moment
20:58les Iraniens
20:58vont peut-être dire
20:59écoutez finalement
21:00on peut revenir
21:01à la table de négociation
21:02ou bien à quel moment
21:03les Américains
21:04vont faire une nouvelle offre
21:05c'est possible
21:06on a une période là
21:08qui est très sensible
21:09qui va durer jusqu'au 21
21:10c'est-à-dire
21:11la semaine prochaine
21:12où il y a toujours
21:13un cessez-le-feu
21:14et pendant cette période
21:15les Américains
21:15peuvent prendre leur temps
21:17laisser passer
21:18avec un délai de grâce
21:19quelques bateaux
21:20comme ça
21:20pour montrer que ça
21:21commence à fonctionner
21:22quels bateaux ?
21:24des bateaux
21:25avec différents pavillons
21:27des pavillons européens
21:28des pavillons pakistanais
21:30des pavillons indiens
21:30et peut-être chinois
21:31en geste de bonne volonté
21:33on verra
21:34mais il y a une période
21:36où les choses vont se mettre en place
21:37on n'est pas dans l'affrontement direct
21:38sauf que l'Iran peut très bien
21:39jouer la provocation
21:41on verra
21:41effectivement à ce moment-là
21:42avec ces fameux navires rapides
21:44et aller provoquer les Américains
21:46et provoquer le conflit du coup
21:47oui même aussi avec des drones
21:48ce qu'ils avaient fait
21:49au tout début du conflit
21:50en attaquant et en verrouillant
21:51le détroit d'Hormuz
21:53il faut savoir
21:54selon certaines études
21:55que si les Américains
21:56arrivent à bloquer
21:57efficacement le détroit
21:58ça coûterait 435 millions de dollars
22:00par jour à l'Iran
22:01donc vous prenez ça
22:02sur un mois
22:02ça fait des milliards
22:04et des milliards
22:04et donc voilà
22:05l'idée c'est effectivement
22:07cet asphyxie économique
22:08mais c'est une guerre longue
22:10la guerre économique
22:10est beaucoup plus longue
22:11que la guerre
22:12on va dire courte
22:13au niveau des moyens militaires
22:14et les bombardements
22:15on va aller retrouver
22:17Boris Karlamov
22:18il est aux Émirats Arabes Unis
22:19il est à Abu Dhabi
22:21parce que ce blocus
22:22du détroit d'Hormuz
22:24avec bien évidemment
22:25aussi les risques
22:27de représailles
22:27ça inquiète
22:28tous les pays du Golfe
22:33absolument
22:33puisque c'est l'une des conséquences
22:35de ce blocus
22:35l'Iran maintient
22:37la pression
22:37sur les pays du Golfe
22:39et avertit
22:40qu'aucun port du Golfe
22:41ne sera en sécurité
22:43si les siens
22:44sont menacés
22:45c'est Téhéran
22:45qui menace donc
22:46les infrastructures portuaires
22:48ici dans les pays du Golfe
22:50avec un point d'inquiétude
22:51en particulier
22:52ici aux Émirats Arabes Unis
22:54qui concerne
22:55les infrastructures pétrolières
22:57du port de Fujira
22:58qui se situe
22:59à l'est du pays
23:00un port ultra stratégique
23:02qui a déjà été
23:03la cible d'attaques iraniennes
23:04il y avait cette
23:05notamment double attaque
23:06de drones
23:07c'était le mois dernier
23:08qui avait provoqué
23:10de gigantesques incendies
23:12ce port il est le seul
23:13terminal pétrolier
23:14émirati
23:15donnant de l'autre côté
23:16du détroit d'Hormuz
23:18les prochaines heures
23:19ça danse donc crucial
23:20ici aux Émirats Arabes Unis
23:21puisque cela fait
23:22concrètement 5 jours
23:235 jours qu'il n'y a eu
23:24aucun missile
23:25aucun drone iranien
23:26qui a été lancé
23:27vers ce pays du Golfe
23:29et que les habitants
23:30d'Abu Dhabi
23:30ont repris
23:31un semblant de vie
23:32il y a de plus en plus
23:33de monde
23:33notamment dans les rues
23:35bref
23:36tous espèrent
23:36que cette période
23:37d'accalmie
23:37va perdurer dans le temps
23:39malgré les menaces
23:40de l'Iran
23:41oui mais voilà
23:41il n'y a pas que
23:42les Émirats Arabes Unis
23:42qui sont sous la
23:44pression de l'Iran
23:45ce soir
23:45il y a par exemple
23:46le Qatar
23:46justement le Qatar
23:47qui appelle à ne pas
23:48utiliser les voies
23:50maritimes
23:50comme des moyens
23:51de pression
23:52ou encore
23:53de marchandage
23:55Boris Karlamov
23:56à Abu Dhabi
23:56avec Marc Gossef
23:57pour BFM TV
23:58on a ce détroit d'Hormuz
23:59général Pélistrandi
24:00je voudrais que l'on revoie
24:01parce qu'on a dit
24:01beaucoup de choses
24:02sur ce détroit d'Hormuz
24:02en particulier
24:03qu'il était partiellement
24:05miné
24:06alors là d'un coup
24:07on se met à dire
24:07on va faire un blocus
24:08on va bloquer les ports etc
24:10mais miné ou pas miné
24:11le détroit d'Hormuz
24:12en fait on n'en sait rien
24:13ah bon c'est pratique
24:14voilà
24:14c'est une vraie question
24:16personne n'a envie de tester
24:18alors
24:19on voit des parcours sécurisés
24:21donc qui sont les voies
24:22maritimes traditionnelles
24:23les Iraniens
24:24ont donné une carte maritime
24:27avec un grand carré
24:28au milieu
24:29en disant
24:29attention
24:30il y a peut-être des mines
24:31bon
24:33voilà
24:33mais on a
24:34on a des doutes là-dessus
24:35il est
24:36alors
24:36il y a deux destroyers américains
24:38qui ont franchi
24:39donc ce week-end
24:42le détroit
24:44bon a priori
24:45il ne devait pas y avoir
24:45de mines particulières
24:47sur leur route
24:49ou alors ils ont eu de la chance
24:50mais c'est vrai que c'est une question
24:52qui demeure
24:53donc
24:54on ne sait pas
24:56on n'a pas d'informations
24:57en fait la menace suffit
24:58et oui la menace suffit
24:59parce qu'on sait qu'ils ont en stock
25:01entre 5 et 6 000 mines
25:02et c'est très simple
25:03à mettre en oeuvre
25:04certes leur marine a été détruite
25:05mais il suffit de
25:062 ou 3 vedettes
25:08pour mettre 2 ou 3 mines
25:09ce sont ces mines comme ça
25:09les mines à marée
25:10les mines de fond
25:11les mines ventouse
25:11et les mines flottantes
25:12mais les mines ventouse
25:14elles sont déposées par
25:15dans ces cas-là
25:16par moyens humains
25:17les mines ventouse
25:18elles sont mises
25:19elles sont
25:19oui
25:19ventouse
25:20sur une coque
25:20donc les plus dangereuses
25:21sont les mines flottantes
25:22ou les mines à marée
25:23voilà les 3 premières
25:25et ça ne coûte pas cher
25:26c'est une technologie
25:27qui est très facile
25:28à mettre en oeuvre
25:28donc la question
25:29c'est de savoir
25:31le simple fait
25:32d'évoquer cette possibilité
25:33fait qu'aucun armateur
25:35ne peut prendre le risque
25:36d'envoyer
25:38de faire transiter
25:39un bateau
25:40sur cette zone-là
25:40donc ça veut dire
25:41qu'il faudrait
25:42à terme
25:43pouvoir en quelque sorte
25:44déminer
25:45et là il faut des moyens
25:46qui pour déminer ?
25:48c'est ça
25:48en fait c'est ça
25:50britannique et français
25:50c'est ça ?
25:51ou deux coalitions
25:53en fait différentes
25:54comme celle qui existe déjà
25:55en mer rouge
25:55en fait
25:56il y a la coalition américaine
25:58prosperity guardians
25:59et il y a
26:00ASPIDES
26:00qui est française
26:02européenne
26:02et donc
26:03ce sont deux missions différentes
26:04mais dans un même objectif
26:06mais qui gardent
26:07une certaine forme de distance
26:08voilà
26:08chaque coalition
26:09elle veut avoir
26:10sa propre souveraineté
26:11et ce même scénario
26:12peut se reproduire
26:14dans le golfe persique
26:15mais cette fois-ci
26:16avec l'apport
26:17et le soutien
26:17des pays du golfe aussi
26:18qui sont directement
26:19concernés par ce conflit
26:22bien
26:22le blocus se met en place
26:24on verra de quelle manière
26:25si c'est un blocus perlé
26:27ça peut prendre plusieurs jours
26:28pour que ce blocus fasse
26:29il y a quand même
26:31une incertitude
26:32qui est liée au fait
26:33que les américains
26:34ont dit
26:34ok on va bloquer
26:35les ports
26:36mais ils n'ont pas dit
26:37comment
26:37et ils n'ont pas dit
26:38non plus
26:38comment seraient assurés
26:40les ports iraniens
26:40bien sûr
26:41et comment seraient assurés
26:42la sécurité
26:43des navires
26:44qui pourraient
26:46prendre le risque
26:46de passer
26:47qu'est-ce qui leur garantit
26:48qu'il ne va pas y avoir
26:49un drone iranien
26:51ou autre
26:51est-ce que les américains
26:52sont en capacité
26:53de dire
26:53vous pouvez y aller
26:55votre sécurité est assurée
26:56d'où la question
26:57des compagnies d'assurance
26:58et des primes
26:59qui ne vont pas baisser
27:00même s'il y a
27:01un contrôle militaire
27:03du détroit
27:03et des ports iraniens
27:04par les américains
27:05il y a juste
27:06le secrétaire général
27:07de l'organisation
27:08maritime internationale
27:09qui aujourd'hui
27:09lors d'une conférence
27:10de presse
27:11a dit qu'il travaillait
27:13sur la mise en place
27:13d'un couloir
27:14d'évacuation
27:15des navires
27:15qui sont bloqués
27:16au niveau du détroit
27:17d'Hormuz
27:18donc il n'y a pas
27:18de blocage total
27:19c'est comme
27:19les évacuations humanitaires
27:21il y a des évacuations
27:22de certains navires
27:23et les pays du Golfe
27:24vont également
27:25contribuer à apporter
27:26de la nourriture
27:27pour les membres
27:27de l'équipage
27:28merci de ces mises au point
27:29de ces précisions
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