Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 minutes
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Président Trump en conférence de presse en ce moment du côté de la Maison Blanche, Jérémy Normand,
00:05dans tous les cas on entend une chose, c'est-à-dire qu'il revendique la victoire en Iran
00:10et il se rend bien compte qu'il a un moment critique en ce qui concerne le cessez-le-feu,
00:14qu'il va peut-être falloir repasser à l'action.
00:15Avec une phrase qu'on retient, le cessez-le-feu est sous respiration artificielle,
00:21façon pour lui de faire monter la température, de faire monter la pression face aux Iraniens
00:26à maintenant quelques jours de sa visite en Chine, ce cessez-le-feu qui a été violé par l'Iran,
00:32qui a frappé les Émirats arabes unis, les Émirats arabes unis qui ont appelé à une réponse américaine
00:35qui n'est pas intervenue.
00:37On le voit bien, Trump retient ses coups et ses coups il les assène par le langage
00:42avec ces expressions qui sont très parlantes, qui nous font presque penser à l'antavirus
00:47sur un tout autre sujet, mais il y a aujourd'hui cette volonté de Donald Trump
00:50de faire monter la pression alors même qu'il est, j'allais dire, pieds et mains liés,
00:54il ne peut pas s'engager dans de nouvelles frappes militaires et aller à Pékin
01:00pour discuter de quoi avec Xi Jinping ?
01:02A l'ordre du jour, normalement, il y a les barrières douanières
01:05et c'est de cela dont il doit être question.
01:08Comment le président américain peut s'entretenir avec son homologue chinois
01:12s'il est au même moment en train de frapper à nouveau l'Iran,
01:17en train d'essayer par exemple de récupérer l'uranium enrichi
01:19dont il est encore question dans son intervention ?
01:21Ce qu'il dit en fait c'est que moi je suis raisonnable, c'est-à-dire j'ai gagné
01:24la guerre,
01:24maintenant ils devraient signer la paix, ce qui va se passer c'est de leur faute quoi,
01:28il est en train d'inverser la charte.
01:29En expliquant qu'il y a un débat entre modéré et dur du régime au sein de l'Iran,
01:35ce qui expliquerait le fait que la réponse pour l'instant n'est pas satisfaisante.
01:39Et que c'est les intégristes qui sont en train de pousser David Rigoleroz.
01:41– On y croit à cette explication ?
01:45– Ce qui est manifeste, il l'a dit à plusieurs reprises,
01:48c'est qu'il y a une confusion au niveau du régime iranien, le Netzam,
01:51il y a des factions qui sont, et on le voit d'ailleurs avec le problème posé par la non
01:56-apparition,
01:57si j'ose dire, la non-manifestation du guide suprême,
02:00qui est supposé avoir été blessé, voire davantage, il y a beaucoup de doutes,
02:05mais ce qui est certain, c'est qu'il y a une emprise de plus en plus forte des gardiens
02:08de la Révolution,
02:09et notamment d'un groupe de durs, qui a appris l'ascendant,
02:15c'est autour de Vaidi, Ahmed Vaidi, de Zal Godard,
02:21qui est le chef du Conseil suprême justement de la Sécurité nationale,
02:25et d'un certain nombre de politiques de ce genre.
02:28Et puis en arrière-plan, il y a aussi encore ceux qu'on appelle les extrémistes,
02:32qui sont encore plus radicaux, qui ne sont pas des gardiens de la Révolution proprement dit,
02:36mais parmi la délégation, la première session qui avait eu lieu justement à Islamabad,
02:43il y avait un certain Mohamed Nabavian, qui était un religieux pour le coup,
02:46mais dans une perspective eschatologique.
02:50Et en 2014, il avait fait un discours où il revendiquait ouvertement
02:54la nécessité que la nation iranienne ait la bombe,
02:58pour potentiellement l'utiliser contre ses ennemis.
03:00Donc on voit qu'entre ceux qui essaient de négocier,
03:03qui veulent sauver, non pas le régime, mais l'Iran,
03:05et ceux qui veulent sauver l'Iran,
03:07il y a encore une frange qui est dans une logique eschatologique,
03:11et c'est probablement à ça qu'il fait référence.
03:14– Alors on parle aussi, enfin c'est on, c'est Donald Trump,
03:17de l'éventualité de remettre en place son projet de liberté,
03:21c'est-à-dire libérer le détroit d'Ormuz,
03:23escorter les navires américains,
03:24escorter les tankers qui veulent passer,
03:27parce que la réponse iranienne n'est pas suffisante,
03:31est-ce que ça serait effectivement un levier pour pousser enfin
03:33les Iraniens à répondre d'une manière positive ?
03:37– Ça veut dire une nouvelle opération militaire de haute intensité.
03:42La problématique, elle est là,
03:43c'est que compte tenu de la configuration géographique du détroit,
03:48on l'a vu lorsqu'il y a eu cette espèce de fenêtre de 48 heures,
03:52– Avec deux bateaux qui sont passés, deux navires américains.
03:56– Et deux autres qui se sont fait tirer dessus,
03:59voilà la problématique, elle est là,
04:00c'est-à-dire que c'est engagé, s'il veut renouveler son opération,
04:05c'est engager un bras de fer avec autre chose que les escarmouches
04:09que nous avons connues depuis plusieurs jours.
04:14– Oui mais il ne peut pas reprendre les frappes ou quoi que ce soit de la même manière.
04:19– Non mais dans ce cas-là, les frappes se font tout le long du littoral du détroit.
04:26– Parce qu'on a bien compris, c'est l'arme ultime des Iraniens,
04:29ce blocus du détroit d'Hormuz, c'est ce qu'il en reste.
04:31– C'est la nouvelle arme qu'ils ont découverte à l'aune de ce conflit,
04:36c'est une arme qu'ils n'avaient pas dans leur manche avant le conflit,
04:39ils pensaient que leur atout maître c'était ces 441 kg d'uranium enrichi
04:43qui étaient ensevelis quelque part sur leur territoire,
04:47et puis ils ont découvert à la faveur de cette guerre,
04:48et bien que le blocage de ce détroit d'Hormuz mettait le monde entier sur pause,
04:53mettait tous les pays du Golfe Persique sous cloche,
04:55incapables d'exporter leurs hydrocarbures,
04:57mettait en grande difficulté la Chine, les pays asiatiques, l'Europe aussi.
05:01– Et déstabiliser le marché du pétrole.
05:02– Et donc aujourd'hui, c'est pour ça que l'Iran maintient la pression
05:06en essayant de dissocier le nucléaire et le détroit d'Hormuz,
05:10d'accord pour discuter de la rouverture du détroit d'Hormuz,
05:12si les Américains acceptent de lever leur contre-blocus,
05:15et on reporte, s'inédier, la discussion sur le nucléaire.
05:19Ce qui permettra aux Iraniens, si jamais ça se passait de cette façon-là,
05:22mais de sortir, j'allais dire, grand gagnant,
05:24si on met de côté les destructions sur le pays,
05:27si on met de côté évidemment ce qu'endure au quotidien la population.
05:29– Le régime est toujours là.
05:30– Et le régime est toujours là.
05:31– Pour le régime, ça serait une victoire.
05:33– Avec, selon les mots de Trump, l'équipe A qui a été remplacée par l'équipe B,
05:36qui a été remplacée par l'équipe C.
05:37– D'accord, mais pour le moment, excusez-moi,
05:38mais chaque intervention de Donald Trump, il radote.
05:40C'est-à-dire à chaque fois, il répète, nous avons la meilleure armée du monde,
05:44nous avons gagné la guerre, il radote.
05:46– Il est piégé par la situation, effectivement.
05:50D'abord, il n'avait pas anticipé le blocage du blocus,
05:53du détroit d'Hormuz.
05:55Donc ça, c'est quand même une faille dont il paye aujourd'hui le prix.
06:00Parce qu'il a permis aux Iraniens de découvrir que c'était un joker extraordinaire,
06:06sans même avoir la bombe.
06:09D'ailleurs, en raisonnant par l'absurde,
06:11on peut se dire quel est le problème que ça poserait
06:13si d'aventure les Iraniens avaient la bombe
06:15et qu'ils décidaient de maintenir un blocus ad vitam éternal.
06:21Ça permet de mettre en perspective…
06:23– Ils n'ont pas encore la bombe,
06:24mais ils ont déjà une arme nucléaire avec ce détroit d'Hormuz.
06:26– Économique, donc incontestablement,
06:29il est un peu piégé parce qu'il va faire difficilement l'économie
06:32d'une autre séquence militaire.
06:34– Ah bon ? Pour vous ?
06:35Alors, quelle séquence militaire ?
06:37Je reviens par la question.
06:38Est-ce que c'est dans le détroit d'Hormuz
06:39ou est-ce que c'est de nouveau sur l'Iran ?
06:41– Il a dit qu'il y avait un certain nombre de cibles
06:43qui n'avaient pas été traitées, entre guillemets, en Iran.
06:46Mais le focus central, c'est quand même le détroit.
06:51– C'est très intéressant quand on voit l'image qui est derrière Jérémy,
06:55si on pouvait la voir…
06:57– On voit les bateaux qui font des ronds dans l'eau dans le détroit,
06:59ils sont bloqués.
07:00– Ces bateaux-là, c'est l'espèce de poussière navale
07:05qui irrigue tout le golfe arabo-persique.
07:08Donc ça, c'est des équipages locaux, c'est du cabotage.
07:12Bon, ça, c'est impossible à protéger.
07:17Personne, entre guillemets…
07:18– Pourquoi c'est impossible à protéger ?
07:19– Parce que, regardez, tous ces petits bateaux,
07:21vous n'allez pas mettre à chaque fois un destroyer
07:23ou des hélicoptères là-dessus.
07:25Mais le problème, ce n'est pas ces bateaux-là.
07:27Eux, ils peuvent toujours naviguer le long des…
07:29– Quelques bateaux sont passés ?
07:30– Oui, ça, ça peut passer.
07:32Le problème, c'est les pétroliers.
07:35– Et qui sont obligés de passer du côté iranien
07:36– Les pétroliers, c'est 300 000 tonnes, c'est les bateaux transportant le GNL.
07:41Ça, ça n'a aucune valeur.
07:42– C'est le gaz, le gaz.
07:43– Le gaz, c'est ça.
07:45Et les portes-containers qui sont de gros bateaux.
07:50Et ça, ce sont des cibles à très forte valeur ajoutée.
07:53– Ce sont des cibles à très forte valeur ajoutée pour qui ?
07:56Pour la marine, les bateaux rapides iraniens, pour les terroristes ?
07:59– En fait, ce sont des bateaux qui transportent des marchandises
08:02à forte valeur ajoutée, que ce soit d'un côté, par exemple,
08:04les hydrocarbures, bien sûr, que ce soit le gaz,
08:06que ce soit des portes-containers,
08:08donc pour l'armateur, pour le pays exportateur ou importateur.
08:14Et c'est ça, la problématique.
08:16C'est qu'il y a 150 bateaux par jour.
08:18Alors, sur les 150 bateaux, vous ne pouvez pas protéger
08:20150 bateaux en permanence.
08:22– Quand on écoute bien Donald Trump, qu'est-ce qu'il nous dit ?
08:24Il dit, la trêve ne tient qu'à un fil.
08:27Donc, elle tient.
08:28Donc, le cessez-le-feu tient.
08:29Il dit ça, on est lundi.
08:31Il est 17h56, heure française.
08:33La bourse américaine vient d'ouvrir.
08:35À chaque fois, en début de semaine, il y a,
08:37et vous parliez de répétition de Donald Trump,
08:40il y a à chaque fois, en début de semaine,
08:41des déclarations où Donald Trump se montre
08:44en garant de la raison, de la modération,
08:47parce qu'on est à l'heure d'ouverture des bourses américaines aussi.
08:49Donc, le cessez-le-feu ne tient qu'à un fil,
08:51mais il tient.
08:51Et il dit ça, c'est une réponse indirecte
08:53à, par exemple, son allié israélien,
08:55Benyamin Netanyahou,
08:55qui l'appelle principalement
08:58à reprendre la guerre,
08:59à poursuivre ses objectifs.
09:00Il y a aussi le sénateur américain
09:01très influent, l'Instagram,
09:02qui, sur X, un peu plus tôt,
09:05appelait également les États-Unis
09:07à reprendre les frères.
09:07– On va réécouter le président américain
09:09qui évoque l'Iran.
09:11– Vous savez ce qui s'est passé
09:16quand ils ont commencé
09:17à tirer des missiles ?
09:19Personne ne pensait que
09:21le Koweït, l'Arabie saoudite,
09:22pareil, les Amiens arabes-Unis
09:24allaient s'impliquer.
09:26Cela a été une erreur stratégique terrible.
09:28Et ils ont gaspillé toutes ces munitions
09:30puisque nous avons battu
09:31tout ce qu'ils ont tiré.
09:35On nous a tirés dessus.
09:37On a tirés sur nos bâtiments.
09:39– Imaginez, 111 munitions
09:44sophistiquées tirées
09:45dans la direction de nos porte-avions.
09:48Et c'est ce qu'ils ont fait.
09:49Nous avons tout abattu.
09:50Mais qui tire ?
09:51Qui tire comme ça
09:53des milliers de missiles
09:54si on ne cherche pas de problème ?
09:56Donc je vous le disais,
09:57111 missiles tirés
10:00sur un porte-avions américain,
10:03plusieurs milliers de kilomètres à l'heure,
10:06et les 111 menaces
10:08ont été abattus
10:10bien avant d'être en vue du bâtiment.
10:15Vous savez,
10:15les types les plus détendus du monde,
10:18c'est ceux qui sont
10:19aux commandes de la défense antiaérienne.
10:22Il faudrait les voir comme ça
10:23parler dans la détente la plus totale.
10:28missiles en approche
10:30et ils tirent le plus calmement possible.
10:32Une erreur de leur part
10:32et le bateau est touché.
10:34Des hommes, des femmes très courageux
10:38qui protègent des bâtiments
10:40à plusieurs milliards de dollars.
10:42Une grande détente,
10:43un grand professionnalisme,
10:46quelques pieds notement sur un clavier
10:48et la menace a disparu.
10:51Un azimut,
10:53une description de la menace,
10:56tout ça est renseigné.
10:59On a ça en vue.
11:00Feu.
11:02Et dix secondes plus tard,
11:03boum.
11:05Je vais vous dire quelque chose.
11:07Ils sont intelligents.
11:10Ils sont non seulement intelligents,
11:11mais en plus,
11:11ils sont calmes.
11:16C'est des calculs compliqués,
11:20mais pour les gens
11:21qui commandent tout ça,
11:22c'est simple.
11:26Moi, ça m'arrive
11:27de leur passer un coup de téléphone
11:28à ces tireurs.
11:29Je leur demande
11:29où est-ce que vous êtes allés à l'école ?
11:31Au MIT,
11:32à Harvard,
11:33les meilleures universités.
11:35Il faut être intelligent
11:36pour faire ce métier.
11:36Nous avons la meilleure armée du monde.
11:41Non, j'aime ça.
11:43J'aime la fête des mères.
11:48Voilà, enfin,
11:49une question sur la fête des mères,
11:50sur la maternité,
11:51pas sur l'Iran.
11:55Donald Trump
11:56qui fait son show
11:58comme on le connaît
11:59et qui continue
12:00de se féliciter
12:02de la meilleure aptitude
12:04et du professionnalisme
12:05de l'armée américaine,
12:06bien sûr.
12:07Mais dans tous les cas,
12:08ce que l'on retient aujourd'hui,
12:09c'est qu'il est sur une crête,
12:11une ligne de crête,
12:11là, Donald Trump,
12:12qui l'on la gagne,
12:13savoir est-ce qu'il doit repartir
12:15au combat contre l'Iran
12:16ou pas, quoi, en fait.
12:18Oui, c'est la question
12:19qui se pose pour les Américains.
12:21Alors, ce n'est pas seulement
12:22pour les Américains.
12:23Après l'interview qu'a donnée hier
12:25M. Netanyahou
12:26à la chaîne américaine NBC,
12:28il a lui aussi expliqué
12:30que, bien sûr,
12:31il préférerait une solution diplomatique
12:33pour retrouver
12:35les kilos d'uranium enrichis
12:37que l'Iran doit rendre,
12:38dit-il, aux États-Unis.
12:40Mais il n'écarte pas
12:41l'option militaire,
12:42simplement, il n'entre pas
12:43dans le détail
12:43de ce qu'elle pourrait être.
12:45Lorsqu'on lui pose la question,
12:46par exemple,
12:46faut-il utiliser les forces spéciales ?
12:48Il dit, non,
12:48ce sont des détails opérationnels
12:49que je ne veux pas donner.
12:51M. Trump est un peu
12:52dans la même position.
12:54Alors, je pense qu'il y a
12:55deux questions
12:56qui se posent à cet égard.
12:57La première, c'est
12:58est-ce qu'il y a encore
12:59vraiment une voie diplomatique ?
13:01Parce que lorsqu'on...
13:01Là, on est dans une impasse diplomatique.
13:02Lorsqu'on voit
13:04ce que l'Iran nous dit
13:05sur ses intentions,
13:06apparemment,
13:07le pouvoir iranien aujourd'hui
13:08est plutôt sur une ligne dure.
13:09Alors, pas incassable,
13:12parce qu'il y a peut-être
13:12cette mention, vous savez,
13:14la possible remise
13:17à un pays tiers
13:18de cet uranium enrichi
13:20qui pourrait être
13:21une voie de compromis,
13:21mais sur tous les autres sujets,
13:22les Iraniens sont plutôt
13:24dans l'idée
13:24qu'ils sont en position de force
13:25et ils ne répondent
13:26d'aucune manière
13:27aux exigences américaines.
13:29Maintenant, il y a
13:29un deuxième aspect
13:30qui est est-ce que l'Iran
13:31elle-même est dans une situation
13:33où elle peut durer ?
13:35Moi, je m'interroge aussi
13:36parce qu'on l'a souvent dit ici,
13:38l'Iran, elle a une carte maîtresse
13:39qui est le détroit d'Hormuz.
13:41Le blocage que le détroit d'Hormuz
13:43elle opère ce blocage
13:47et ça a une répercussion
13:48sur l'économie mondiale.
13:49Donc ça frappe effectivement
13:50le monde entier.
13:51Maintenant, l'Iran elle-même...
13:52Ça frappe aussi l'Iran.
13:53Alors, ça c'est...
13:54Je suis un peu plus dubitatif.
13:56Pourquoi ?
13:56Parce que l'Iran elle-même,
13:57elle l'a dit d'ailleurs
13:58dans ses propositions aux Américains,
13:59elle veut tirer profit
14:00du détroit d'Hormuz.
14:01Elle a dit que ça serait
14:02une condition de la paix
14:05ou en tout cas du cessez-le-feu
14:06que de pouvoir exploiter
14:07à travers des péages
14:08ces trois d'Hormuz.
14:09Or là, il me semble
14:10qu'il y a une difficulté
14:11qui va se poser pour l'Iran.
14:12C'est que c'est un État
14:14qui est multisanctionné.
14:15Donc aujourd'hui,
14:16pour les centaines de navires
14:17et de compagnies
14:18qui sont dans le golfe Persique,
14:20remettre de l'argent à l'Iran,
14:21c'est objectivement compliqué.
14:23Pourquoi ?
14:23Parce que vous allez tomber
14:25immédiatement
14:25sous le coup des sanctions américaines.
14:27Et par ailleurs,
14:28il y a un problème un peu technique,
14:29c'est à qui remettre
14:30cet argent en Iran ?
14:31Je rappelle qu'aujourd'hui,
14:33les corps qui contrôlent
14:35apparemment le détroit d'Hormuz,
14:36ce n'est pas très clair.
14:37Vous avez le corps
14:38des gardiens de la Révolution,
14:39vous avez les gardes frontières iraniens,
14:41vous avez la marine iranienne,
14:42même si elle a été en partie
14:45reconvertie en support
14:47pour récifs coralliens,
14:49mais globalement,
14:50elle est quand même,
14:51en tant qu'institution,
14:52elle existe encore aujourd'hui.
14:53Donc il y a une difficulté,
14:54je dirais, technique politique
14:55pour l'Iran
14:56à tirer profit
14:57de ce contrôle du détroit d'Hormuz.
14:58On va retrouver Axel Meunier
14:59en direct de Washington
15:00pour BFM TV
15:01parce qu'on a suivi
15:02l'intervention de Donald Trump.
15:03Donald Trump,
15:04qu'il faut le rappeler,
15:05fait un état des lieux
15:07avant de partir en Chine.
15:12Oui, et d'ailleurs,
15:14on sait que le président
15:14aurait beaucoup aimé
15:15avoir un accord conclu
15:18avant le voyage en Chine
15:20parce que ça lui aurait permis
15:21d'abord de clamer victoire,
15:23ensuite de ne pas dépendre
15:25géopolitiquement,
15:26notamment de la Chine
15:27qui a beaucoup d'influence
15:28et beaucoup de liens
15:29avec l'Iran
15:30qui dépend aussi beaucoup
15:31du pétrole du Moyen-Orient.
15:33Mais sauf miracle,
15:34ce ne sera pas le cas.
15:35La question est désormais
15:36pour le président
15:37de savoir ce qu'il veut faire.
15:38Donc il a parlé
15:39de relancer le projet Liberté
15:41dans une version plus musclée,
15:43sans donner plus de détails.
15:45Il a dit qu'il ne s'agirait pas
15:46seulement de guider les navires
15:47à travers le détroit d'Hormuz,
15:48mais peut-il aller plus loin
15:50avec de nouvelles frappes ?
15:51Parce que c'est vrai
15:52qu'aujourd'hui,
15:52les discussions sont dans l'impasse
15:54et ce ne sont pas les mots
15:55de Donald Trump à l'instant
15:56sur la contre-proposition iranienne
15:59qu'il a qualifiée de torchon,
16:00qu'il dit ne même pas avoir lu
16:02en entier parce qu'elle était
16:03la proposition la plus faible
16:05qu'il ait jamais vue.
16:07Bref, aujourd'hui,
16:08il faut savoir
16:08quelles sont les cartes
16:10que Donald Trump veut abattre.
16:11Lui qui, depuis le début
16:12de ce conflit,
16:13dit qu'il a toutes les cartes en main.
16:15Voilà, Axel Monnier
16:16en direct de Washington
16:17pour BFM TV.
16:18David Rigoulet-Rose,
16:19on démarre la semaine
16:20avec une impasse diplomatique,
16:22on vient d'en parler,
16:23avec un des droits d'Ormuz
16:24toujours bloqué.
16:25Et je reprends l'expression
16:26du président américain
16:28qu'il a utilisé
16:29il y a quelques minutes.
16:30Le cessez-le-feu
16:31entre les Etats-Unis et l'Iran
16:33est sous assistance respiratoire.
16:35Est-ce qu'on peut réanimer
16:36ce cessez-le-feu
16:37qui est en train
16:38finalement peut-être
16:39de mourir là en ce moment ?
16:40C'est lui le médecin.
16:41C'est lui le médecin.
16:42Il se statue dessus.
16:44C'est lui qui doit faire
16:45du bouche à bouche.
16:46En l'occurrence,
16:47il est quand même un peu...
16:49Il y a une grande déconvenue
16:50par rapport à la réponse iranienne.
16:53Il attendait sans doute
16:54plus de souplesse.
16:54Un torchon que je n'ai pas lu
16:55jusqu'au bout.
16:56On va réécouter Donald Trump.
16:58Enfin, on continue de l'écouter.
17:04Le premier niveau est parti.
17:06Ils ont été raisonnables.
17:08Le deuxième niveau
17:09était plus raisonnable.
17:11Et le troisième niveau...
17:14Eh bien, quand on demande
17:15qui est président,
17:16personne ne lève jamais la main.
17:19ils ont juste changé d'avis.
17:21Ça s'est déjà produit.
17:23Il y a des personnes
17:24qui changent d'avis.
17:26Il y a des personnes
17:27qui sont d'accord
17:27pour passer un accord
17:28et qui disent que non,
17:29finalement.
17:31Il faut cinq jours
17:33pour une tâche
17:34qui aurait dû être accomplie
17:35en 20 minutes.
17:37Et ils n'auront jamais
17:38d'armes nucléaires maintenant.
17:43Monsieur le Président,
17:45une question.
17:50Vous parlez de la fille
17:51de Jimmy Lann.
17:54C'est un ministre,
17:57un pasteur.
17:57J'en ai parlé.
17:59J'ai lu à ce sujet
18:01sur Jimmy Lann,
18:03dont j'ai entendu parler
18:04ce matin.
18:06Et ce n'est pas un sujet
18:07que j'aborde.
18:08Je ne sais pas
18:09si vous avez lu
18:11les propos de John Collins,
18:12un grand avocat.
18:14Comme Donald Trump
18:15est en train de tenir
18:16une conférence de presse
18:17à bâton rompu,
18:18vous pouvez imaginer
18:19qu'en fonction des questions,
18:20ça va nécessiter
18:20qu'on aille
18:21et qu'on revienne
18:22dans le bureau
18:22de la Maison-Blanche
18:23en ce qui concerne
18:24le dossier iranien.
18:25Donc on parlait
18:26de cette assistance respiratoire,
18:28c'est-à-dire le cessez-le-feu
18:29qui peut à tout moment
18:30être brisé
18:32par rapport à la déception
18:33concernant la réponse iranienne
18:35et par les provocations
18:38iraniennes également.
18:39Oui, il faut dire
18:39que ce qui l'a irrité
18:41particulièrement,
18:41c'est les demandes
18:42de réparation des Iraniens.
18:43Ça, ça a été vraiment
18:45pour lui la goutte d'eau
18:47parce qu'il attendait
18:49un peu plus de souplesse.
18:50Il n'y en a aucune.
18:51Et en plus,
18:52il y a effectivement
18:53dans la proposition iranienne
18:57une forme de provocation.
18:58Et donc ça interroge
18:59beaucoup sur effectivement
19:01la stratégie iranienne
19:02de négociation
19:03qui décide
19:04et c'est ce qui vient
19:04d'être évoqué là.
19:05Il dit que ce sont
19:06les durs finalement.
19:07Alors normalement,
19:08il comptait beaucoup
19:08sur Khalibaf.
19:10Pézeskhan est hors jeu
19:11parce que de toute façon,
19:12paradoxalement,
19:13il est pourtant élu.
19:15Oui, mais il n'a jamais eu
19:15de pouvoir en Iran.
19:16Mais ce n'est pas comme ici.
19:18Rien à voir.
19:18Donc il n'a pas de pouvoir.
19:19En revanche,
19:20le président du Parlement,
19:21oui, Khalibaf,
19:23il a un pouvoir.
19:23Il est un ancien gardien
19:25mais il fait partie
19:26de ceux qui étaient
19:27pour lui
19:28un interlocuteur potentiel
19:29mais il s'aperçoit
19:30visionnaire.
19:31Que derrière,
19:32il y a des cercles
19:34concentriques
19:35qui parfois se superposent,
19:36etc.
19:37Très très difficile.
19:38Ce qui est certain,
19:39en revanche,
19:39c'est qu'il y a une ligne dure
19:40qui s'est imposée
19:41qui est celle des gardiens
19:42voire d'acteurs
19:44qu'on ne voit pas en fait
19:45qui sont derrière le rideau
19:47qui sont parfois
19:48plus extrémistes encore.
19:50C'est un truc.
19:51Il dit qu'il n'a même pas lu
19:52ce que lui a proposé l'Iran.
19:54C'est un torchon
19:54qui n'est même pas allé au bout.
19:56Mais qu'est-ce que lui propose l'Iran ?
19:59Pourquoi est-ce que ça achoppe
20:00depuis tant et tant
20:02de jours ?
20:03De manière générale,
20:04je crois que c'est pas...
20:04C'est le nucléaire,
20:05j'imagine, mais...
20:06Non, mais sur mon soutien,
20:07c'est un plan en 14 points.
20:08Donc, on sait que le président Trump
20:10n'est pas...
20:10Ce n'est pas un homme de l'écrit.
20:12Ce n'est pas quelqu'un
20:12qui s'apprend dans ses dossiers.
20:13c'est un protocole
20:14qui tienne sur une feuille.
20:15Il l'a demandé.
20:15Tous les plans tient en 14 points
20:16depuis plusieurs semaines.
20:17À chaque fois,
20:18il y a 14 points.
20:19Non, mais ce qu'on peut dire,
20:20c'est que de ce que l'on sait
20:22de la proposition iranienne,
20:23c'est une proposition
20:24qui propose de remettre
20:25à plus tard
20:25la question qui préoccupe
20:26fondamentalement les Américains,
20:27c'est-à-dire le nucléaire.
20:29Et en attendant,
20:30il y a effectivement
20:31un certain nombre
20:31de concessions
20:32qui sont demandées
20:33de la part des Iraniens
20:34aux États-Unis.
20:35La levée du blocus
20:37qui pénalise beaucoup
20:38l'économie iranienne.
20:39La libération des avoirs.
20:45Et de fait,
20:46ça gêne beaucoup l'Iran
20:47dans ses transactions internationales.
20:49Et d'ailleurs,
20:50entre parenthèses,
20:51ça revient à la question
20:51que je posais tout à l'heure,
20:52c'est-à-dire comment on fait
20:53pour payer l'Iran
20:54sur les Trois-Dormuz
20:55si les transactions iraniennes
20:57sont sanctionnées et gelées.
20:58Et puis, le dernier aspect,
21:00c'est cet aspect
21:01d'indemnisation.
21:03Je rappelle que les frappes
21:04américaines en Iran
21:05auraient causé,
21:06de l'estimation générale,
21:07autour de 300 milliards
21:09de dollars de destruction.
21:10C'est pratiquement
21:12le PIB de l'Iran.
21:13Donc, effectivement,
21:14les Iraniens
21:14se trouvent aujourd'hui
21:15face à des fins de mois difficiles.
21:17On commence d'ailleurs
21:17à voir remonter
21:18de l'économie iranienne,
21:20des difficultés
21:21d'approvisionnement
21:21pour les pharmacies,
21:23des problèmes
21:23de paiement de salaire.
21:24Donc, je pense que fondamentalement,
21:26ça pose un problème à l'Iran.
21:27Seulement, tout cela,
21:28du point de vue des Américains
21:29et du point de vue
21:30de Donald Trump,
21:31ce n'est pas acceptable
21:31parce que le sujet fondamental,
21:33c'est le nucléaire.
21:35Et d'ailleurs,
21:35il l'a dit à plusieurs reprises,
21:36ce que fait l'Iran
21:37depuis plusieurs années,
21:38depuis plusieurs décennies,
21:39c'est constamment
21:41gagner du temps,
21:42repousser les échéances.
21:43Avec moi,
21:44ça ne passera pas.
21:45Avec moi,
21:45ça ne passera pas,
21:46sauf que les options
21:47qu'il a devant lui
21:47ne sont pas non plus légion.
21:49Reprise des frappes,
21:50sans que pour l'instant,
21:51on ait vu qu'elles aient changé
21:52l'état d'esprit iranien,
21:54ou bien peut-être,
21:55et ça,
21:55c'est important à noter,
21:56le maintien de ce blocus économique
21:58est quand même,
21:58il faut reconnaître,
21:59une carte maîtresse
22:00que les Américains
22:01n'avaient jusqu'ici pas sortie.
22:02Et je rappelle
22:03que historiquement,
22:04la seule fois
22:04que les Iraniens
22:05ont accepté un accord,
22:07c'est-à-dire
22:07ce fameux accord de Vienne,
22:08vous savez,
22:08en 2015,
22:09c'est parce que
22:10l'administration Obama,
22:11dans un de ses rares moments
22:12de fermeté,
22:14avait frappé
22:15deux sanctions,
22:16le pétrole iranien,
22:17et ça,
22:18ça avait fait aller
22:19les Iraniens
22:19à la table des négociations.
22:21On va aller à Doha,
22:22au Qatar,
22:22retrouver Marie Roux
22:23en direct pour BFMTV,
22:25parce qu'elle est notre
22:26observatrice
22:27de ce qui se passe
22:27dans le Golfe
22:28et dans le détroit d'Ormou,
22:29justement,
22:29avec des bateaux quand même
22:30qui arrivent à passer,
22:32Marie.
22:34Oui, exactement,
22:35Alain,
22:36trois pétroliers ont réussi
22:37à passer ces derniers jours
22:38selon l'agence de presse Reuters,
22:40des navires qui avaient coupé
22:41leurs transpondeurs,
22:42leur système de géolocalisation
22:43pour éviter d'être ciblés,
22:45d'être repérés par Téhéran.
22:47Deux navires ont réussi
22:48à passer ce dimanche.
22:49Il s'agit de navires
22:51qui transportaient à eux deux
22:524 millions de barils irakiens.
22:55Et puis,
22:55il y a eu ce troisième navire
22:56qui a réussi à passer
22:58le 6 mai dernier,
22:58le détroit d'Ormou,
22:59et qui transportait
23:002 millions de barils émiratis.
23:02En tout,
23:02c'est donc 6 millions de barils
23:03de pétrole
23:04qui ont réussi à passer
23:05par le détroit d'Ormouz.
23:06Mais ce qui a retenu
23:07notre attention
23:08tout au long de la journée
23:09dans le détroit,
23:10c'est ce métanier
23:11qui partait du Qatar
23:12pour rejoindre le Pakistan
23:13et donc traverser
23:14le détroit d'Ormouz
23:15et qui a fait demi-tour.
23:16On ignore encore pourquoi,
23:17mais cela nous interroge
23:19car ce week-end,
23:20un métanier
23:21qui faisait exactement
23:22le même trajet
23:22et qui donc transportait
23:24du gaz naturel
23:24les keffis
23:25a été autorisé
23:26à passer par le détroit d'Ormouz.
23:28autorisation accordée
23:29par l'Iran,
23:30un geste de confiance,
23:32une marque d'apaisement
23:33envers 2 pays,
23:34le Pakistan
23:35et le Qatar,
23:362 pays qui jouent
23:37des rôles clés
23:37dans les négociations.
23:39Alors pourquoi
23:39ce métanier
23:40n'a-t-il pas pu passer
23:41aujourd'hui ?
23:42Peut-être parce qu'il n'a pas eu
23:43l'autorisation
23:44de Téhéran
23:45pour traverser
23:46le détroit d'Ormouz
23:47alors que l'Iran
23:47tente d'affirmer,
23:49de renforcer son contrôle
23:50sur le détroit d'Ormouz.
23:52Et puis,
23:52dans le même temps,
23:53il y a le SENCOM,
23:54le commandement militaire américain
23:55du Moyen-Orient
23:56qui a annoncé
23:57avoir mis hors service
24:004 navires
24:01et redirigé
24:0262 navires
24:03depuis le début
24:04du blocus américain.
24:05Voilà,
24:05Marie Roua Doha
24:06au Qatar
24:06avec Thomas Bouta
24:07pour BFM TV.
24:08Et puis,
24:08il y a quelqu'un
24:08qui joue une carte importante,
24:10carte maîtresse bien sûr
24:11parce que cette guerre
24:12elle est à 2.
24:13C'est Benjamin Netanyahou.
24:14Lui,
24:15il aimerait bien quand même
24:15si...
24:16Là,
24:16en ce moment,
24:16au Sud-Liban,
24:17il continue de bombarder
24:18au Sud-Liban.
24:19Toutes les positions
24:20du Hezbollah
24:20est quasiment en train
24:21de raser le Sud-Liban.
24:23Mais lui,
24:23il veut que Donald Trump
24:25reprenne les frappes.
24:27Oui,
24:28il en a besoin.
24:29Pourquoi ?
24:29Ne serait-ce que parce que
24:30dans le projet d'accord,
24:32à aucun moment,
24:33par exemple,
24:33il n'est fait mention
24:34que l'Iran reconnaît
24:37le droit d'exister
24:38à Israël.
24:39Il n'y aurait déjà rien que ça,
24:41ça changerait la donne.
24:43Et lui,
24:43il veut impérativement
24:44éliminer
24:45ce qui reste du Hezbollah
24:47dont il faut bien comprendre
24:48que le Hezbollah
24:49est sous les ordres
24:50de Téhéran.
24:51Donc,
24:51tout ce qui peut affaiblir
24:55le Hezbollah.
24:56Exactement.
24:57Ou inversement.
24:57Voilà.
24:58Et donc,
24:58c'est une poursuite
25:00systématique
25:00de la destruction,
25:01on va dire,
25:02systématique
25:03de tout ce qui peut avoir
25:04un lien
25:05plus ou moins direct
25:06avec le Hezbollah
25:07dans cette zone
25:09au nord d'Israël,
25:10mais qui impacte,
25:11bien entendu.
25:11Il va plus loin,
25:12Benjamin Netanyahou,
25:13parce qu'il a l'air de dire
25:14qu'ils ont des renseignements
25:15supplémentaires,
25:15qu'ils sont prêts.
25:16Ils sont prêts éventuellement
25:18à enclencher une opération
25:20plus importante.
25:20physique,
25:21c'est-à-dire avec
25:22peut-être des hommes
25:23sur le terrain.
25:23alors,
25:24aller chercher
25:25l'uranium,
25:26bon,
25:26là,
25:27je pense qu'on est plus
25:27vraiment dans la rhétorique.
25:30Si le régime iranien
25:31est affaibli,
25:32c'est le moment.
25:32Oui,
25:33non,
25:33mais c'est quand même
25:33très compliqué,
25:34c'est-à-dire que
25:35c'est une opération
25:36à haut risque.
25:37à haut risque.
25:38C'est pas,
25:39et c'est important
25:41quand on connaît
25:42l'histoire personnelle
25:42de Benjamin Netanyahou
25:44avec son frère
25:45à NTB,
25:46vous savez,
25:46la libération
25:46des otages
25:47en 74,
25:5074.
25:50C'est le raid
25:51sur NTB.
25:52et c'était un raid
25:53rapide
25:54pour aller chercher
25:54des otages.
25:55Là,
25:55le problème,
25:56c'est que
25:56les 440 kilos
25:57d'uranium,
25:58ils sont peut-être
25:58à 60,
25:59100 mètres sous terre
26:00et donc ça ne se fait
26:01pas en 24 heures.
26:02On n'en a même
26:03pas la certitude,
26:04général.
26:04Bien entendu.
26:05Mais voilà,
26:06il y a cette pression
26:08parce qu'il faudrait
26:08au minimum
26:10pour une telle opération
26:11que les Iraniens
26:13entre guillemets
26:14soient bénévolents.
26:15C'est-à-dire
26:15qu'ils laissent faire
26:16mais ça,
26:16c'est pas de mal à veille.
26:18Non,
26:18c'est sûr que
26:19pour une opération
26:19de ce type,
26:20c'est quasiment
26:21pas envisageable.
26:22C'est pour ça
26:22que la seule solution,
26:23ça passerait par un accord.
26:24Et on retrouve
26:25la quadrature du cercle
26:26avec effectivement
26:27l'impasse des négociations
26:28parce que ce serait
26:29un trop gorille.
26:31L'Iran,
26:31c'est un pays de...
26:32Oui,
26:32à condition que
26:33Benjamin Netanyahou
26:33veuille aussi
26:35Il peut très bien
26:37dire à Trump
26:37non,
26:38il ne faut pas d'accord
26:38sinon vous allez perdre
26:39la face,
26:40etc.
26:40Surtout sur les missiles.
26:41Ça l'a contrarié
26:42parce que la mention
26:43des missiles
26:43n'était pas précisée
26:45dans les paramètres généraux.
26:48Mais en revanche,
26:49les 440 kilos,
26:50oui,
26:50c'est le sujet central.
26:52Mais aller les chercher,
26:53c'est impossible.
26:54Pourquoi ?
26:54Parce qu'ils ont été dispersés
26:55vraisemblablement,
26:56de toute façon,
26:57à minima.
26:58Et il faudrait
26:59une certitude
26:59de renseignement
27:00pour envisager
27:01même le principe
27:02d'une opération
27:03qui ne serait pas du tout
27:04une garantie de succès.
27:07Alors moi,
27:07je me ferais l'avocat du diable
27:08parce que je considère
27:10qu'il y a trois éléments
27:11qui peuvent quand même
27:11nous faire douter.
27:12Le premier,
27:13c'est que là,
27:13on sort d'une période
27:15de plusieurs semaines
27:15de trêve
27:16pendant laquelle
27:17les services secrets
27:18israéliens et américains
27:19ont probablement...
27:20Ils en ont tiré bénéfice,
27:21si vous voulez,
27:21pour observer le pouvoir iranien.
27:23Ils ont laissé un peu
27:24la poussière retomber
27:25pour savoir
27:25qui était où
27:26et peut-être ont-ils
27:27des informations
27:28que nous n'avons pas
27:28sur ce sujet.
27:30Deuxième élément,
27:31je rappelle que
27:31M. Netanyahou
27:33n'hésitera probablement pas
27:34à lancer une opération
27:35très risquée.
27:35Vous citiez le cas
27:37de son frère
27:37dans les années 70.
27:39Mais lui-même,
27:40rappelons-nous
27:40que c'est un Premier ministre
27:42aujourd'hui,
27:42un homme politique professionnel.
27:43Mais avant ça,
27:44ça a été un combattant
27:45qui a été sur l'aéroport
27:46de Beyrouth
27:47à faire le coup de poing
27:48contre les combattants
27:49palestiniens.
27:50Donc lui-même,
27:50si vous voulez,
27:50n'a pas hésité
27:51à payer de sa personne.
27:52Et puis dernier élément,
27:54quand même,
27:55ces derniers mois,
27:56on a quand même été
27:57chaque fois devant
27:59des surprises stratégiques.
28:00C'est-à-dire des choses
28:00qu'on n'imaginait pas possibles
28:02l'ont été.
28:03Cette semaine,
28:04moi je relève que
28:04je crois que c'est
28:05le Wall Street Journal
28:05qui révèle,
28:06alors encore une fois,
28:08attendons de voir
28:08si c'est vrai,
28:09mais apparemment,
28:10les Israéliens auraient
28:11installé sans l'accord
28:12de l'État irakien
28:13une base secrète
28:15dans le désert
28:15au nord du pays.
28:17Et cette base secrète,
28:18si vous voulez,
28:18montre qu'ils ont
28:19des capacités exceptionnelles
28:21en termes de force spéciale.
28:23Et dernier élément,
28:23j'avais dit trois,
28:24mais quatre éléments,
28:25la libération du...
28:26Rappelez-vous du...
28:27On était ici
28:29pour la commentée
28:30du pilote américain
28:31a quand même révélé
28:32une forme de maestria
28:34des Israélo-américains.
28:35Là aussi,
28:36il y avait tous les éléments
28:37en termes de géographie,
28:39de densité de population,
28:40de surveillance du territoire
28:41pour que ça échoue.
28:42Finalement,
28:43ça a marché.
28:44Donc, voilà,
28:44n'écartons peut-être pas
28:45cette hypothèse,
28:46même si je suis d'accord
28:46avec vous
28:47qu'elle est très dangereuse.
28:48Un dernier mot,
28:49parce qu'on n'a pas encore évoqué
28:51le voyage en Chine.
28:53Qu'est-ce que ça pourrait changer ?
28:55Puisque là,
28:55on voit bien
28:56un pass diplomatique ce soir,
28:58ça n'avance pas.
28:58Le Moyen-Orient
28:59reste toujours bloqué.
29:01Enfin,
29:02le Détroit d'Ormose
29:02est toujours bloqué.
29:03Est-ce que ce voyage en Chine
29:05pourrait débloquer la situation ?
29:06Est-ce que le régime chinois
29:07pourrait pousser quand même
29:09son partenaire
29:10et ami iranien
29:11à bouger ?
29:12J'ai une question
29:13qui se pose.
29:13C'est Xi Jinping,
29:15quand il va recevoir
29:16Donald Trump,
29:17qui est-ce qu'il aura
29:18en face de lui ?
29:18Est-ce qu'il aura
29:19un président serein,
29:21prêt à aborder
29:22tous les sujets,
29:23je vais dire qu'il fâche,
29:24mais les sujets
29:25de grande importance
29:26qui sont les sujets
29:27des barrières douanières ?
29:28Ou est-ce qu'il aura
29:29un commander-in-chief
29:31préoccupé par la reprise
29:32de la guerre
29:32qu'il aura entamée ?
29:34Et donc,
29:34là,
29:35on aura un Xi Jinping
29:35qui aura l'avantage.
29:37Parce que dans ce bras de fer,
29:39entre les deux grandes puissances,
29:41bien sûr,
29:42si Donald Trump,
29:43il est préoccupé,
29:44il est empêtré dans cette guerre,
29:45s'il a repris les frappes,
29:46que ça ne se passe pas
29:47comme prévu,
29:48évidemment qu'on peut se dire
29:50qu'il aura beaucoup plus de mal
29:51à tordre le bras
29:52de son homologue chinois
29:54dans le cadre de discussions,
29:55par exemple,
29:56sur les barrières douanières.
29:57Si tant est,
29:57qu'on puisse tordre un peu le bras
29:58du président chinois aussi,
30:00oui.
30:02Ce qui peut être plus compliqué
30:04en ce moment.
30:05Merci, messieurs,
30:06de nous avoir aidés
30:06à comprendre la situation
30:08avec Donald Trump
30:09qui a pris la parole
30:10de la manière
30:11dont on lui connaît
30:12de manière un peu erratique
30:14concernant ce conflit
30:14au Moyen-Orient.
30:15au Moyen-Orient.
30:16– Sous-titrage FR 2021
Commentaires

Recommandations