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CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

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00:00100% politique week-end, bonsoir, merci d'être avec nous.
00:04Évidemment, on va revenir sur les images les plus fortes de ces dernières heures.
00:08Il y a eu des dégâts, beaucoup, beaucoup, beaucoup de dégâts.
00:11Il y a eu des chasses à l'homme qui ont été aussi organisées.
00:14On parlait de ces policiers.
00:15On sera aussi avec Rudimana depuis Marseille, parce que ce qui s'est passé à Marseille,
00:20vous avez tous en tête ce voyou avec un spray qui a mis le feu au spray,
00:26qui a fait brûler le visage d'une jeune femme.
00:28C'est une histoire atroce.
00:29Il a 15 ans.
00:31Il a 15 ans et on reverra les images.
00:33Il est reparti avec une telle décontraction, comme si tout ça était normal, cette violence était normale.
00:38On va parler de cette violence.
00:39On va parler évidemment de qui va payer, qui doit payer, qui peut encore payer, qui a envie de payer.
00:44Je ne peux vous dire personne, mais on parlera aussi du consentement à l'impôt peut-être.
00:48Avec Jérôme Dubus ce soir.
00:49Bonsoir.
00:51Consultant politique.
00:52François Coq, analyste politique.
00:54Bonsoir à tous.
00:55Raphaël Asnaville.
00:56Bonsoir Olivier.
00:57Vous êtes spécialiste de la politique.
00:59Vous êtes tous de grands analystes politiques.
01:01Il faudra expliquer ce que fait le gouvernement, la position du gouvernement, ce que fait l'État,
01:08ou ce que ne veut pas faire l'État, ou ce qu'il a peur.
01:11De quoi a peur l'État ?
01:13Parce qu'il y a aussi des questions qui se posent là-dessus.
01:15Mais je voulais qu'on commence par une image, une séquence.
01:18Vous allez voir, on est à Saint-Quentin.
01:20Ce que vous allez voir, normalement c'est censé être un blocus, mais ce n'est pas du tout un
01:26blocus.
01:26C'est la terreur.
01:27Des jeunes encagoulés.
01:29L'un d'entre eux a une lame longue de 10 cm.
01:32On est à l'intérieur de l'établissement.
01:36Il va la jeter.
01:37Ils font régner la terreur.
01:39Il va la jeter contre une élève.
02:04Vous voyez la jeune fille qui est à terre.
02:06Elle a reçu, elle a été touchée.
02:09Elle a eu un bleu.
02:10En réalité, elle n'a pas été blessée grièvement.
02:12Mais vous avez tous vu cette lame qu'a ce garçon-là, qui est très très long.
02:19Je dis 10 cm, c'est peut-être plus long que ça.
02:23On n'est plus du tout là.
02:26Moi, quand on parle des revendications, des lycéens, etc., je veux bien.
02:29Mais là, on est passé dans autre chose.
02:34Vous l'appelez comme vous voulez, mais pour moi, c'est vraiment la France orange mécanique.
02:37Vous avez raison d'être à la fois inquiet et choqué.
02:42J'espère que vous l'êtes.
02:42Parce que ces images, malheureusement, elles ne sont pas isolées.
02:48On a vu dans d'autres émeutes des gamins avec des flingues.
02:54Alors, étaient-ils factifs ou non ?
02:56On n'en sait rien.
02:57Mais le fait est que non seulement nous avons des manifestants,
03:00mais certains sont armés.
03:02Donc, le risque que cela dérape est immense.
03:06Non, mais ce ne sont plus des manifestations.
03:08Ce sont des émeutes urbaines.
03:09Voilà, on est revenu à fin juin, début juillet 2023.
03:14Pour des raisons un peu différentes, mais ce sont les mêmes.
03:17Des émeutes, elles étaient...
03:20Les émeutiers s'en prenaient à des symboles de la République.
03:24À l'époque, c'était des commissariats, c'était des bibliothèques.
03:30C'était déjà des écoles.
03:31Là, regardez ce qui se passe.
03:32C'est de la terreur.
03:33Ce n'est pas des émeutes, ça.
03:35Ça, c'est de la terreur.
03:36Lorsqu'on s'en prend à des lycéens qui sont en face de vous,
03:40qui disent, non, mais calme-toi, ce n'est pas ça que je veux
03:43dans mon blocus de lycée.
03:44C'est de la terreur.
03:45Quand on lui balance une lame, c'est de la terreur.
03:47Ce ne sont même pas des émeutes.
03:49Comment on peut le qualifier, François ?
03:51Il y a toute une petite frange qui est là pour essayer de faire régner le chaos,
03:55de créer le chaos, d'organiser le chaos et de maintenir ensuite le chaos.
04:00Ils sont là pour ça.
04:01Ils ont l'impression d'être mandatés par on ne sait qui.
04:04Et ils se sentent cette responsabilité-là, cette mission de mettre en place le chaos.
04:09Et je dis une petite frange, une petite frange,
04:11parce que c'est un vrai problème qu'on passe à côté quand même
04:15de choses qui sont dites à côté.
04:16Voyez ces images.
04:17On le voit, ce voyou-là, avec sa lame et qui la balance sur tout un groupe de jeunes
04:24qui, eux, sont sans doute là pour autre chose,
04:27avec peut-être des revendications dont on pourrait discuter,
04:30parce que certains ont sans doute une légitimité.
04:32Et finalement, tout ça est obligé de passer à la trappe derrière cette violence organisée.
04:37Alors, Raphaël le disait, il y a peut-être un pistolet qui a été bandit.
04:43Il y a eu plein d'autres armes.
04:44Des haches, etc. Je voulais que vous regardiez ce sujet qui était fait par Viviane Hervier,
04:49parce que c'est un catalogue du petit terroriste, en réalité.
04:53Regardez.
04:55Des établissements incendiés, des dégradations, des affrontements avec les forces de l'ordre.
05:00Le mouvement des lycéens a basculé cette semaine vers plus de violence,
05:04frôlant parfois la guérilla urbaine, avec l'usage d'armes de toutes sortes.
05:08Des barrières, des barres de fer, des poteaux, et puis, de façon plus organisée,
05:14les mortiers qui circulent en libre service sur, généralement, ce genre de conflits.
05:20Des cocktails Molotov, et puis on retrouve également des armes qui circulent, on le voit.
05:26On peut retrouver, oui, des couteaux, des armes blanches, enfin, tout un tas d'armes.
05:29On le voit ici à Paris.
05:30Ce vendredi, non loin de la place de la République,
05:32un jeune cagoulé sort ce qui ressemble à une arme à feu.
05:35Ici, à Alençon, c'est une hache que ce jeune tient dans la main.
05:39Mais pour les autorités, le mouvement lycéen a été récupéré par des groupuscules d'ultra-gauche,
05:43très organisés, dont le but unique est de créer le chaos.
05:47On a cet ultra-gauche, ces groupuscules qui se greffent,
05:50qui viennent, eux, de manière très organisée, avec des armes.
05:53Et là, pour le coup, eux, ne cherchent pas.
05:55Ils viennent, c'est parce qu'il faut qu'ils fassent mal,
05:57il faut éventuellement qu'ils tuent, parce qu'il y a aussi ce genre de propos qui est tenu sur
06:01les manifestations.
06:02Et donc, ils peuvent utiliser tout un tas de types d'armes.
06:06Les organisations et syndicats lycéens se sont officiellement désolidarisés de toutes les exactions commises.
06:12Ils maintiennent cependant leur appel à une grande manifestation nationale pacifique, mardi prochain.
06:18Moi, je serais parent d'un lycéen, je dirais, tu ne vas nulle part, tu ne vas plus nulle part,
06:23tu attends.
06:24Et puis qu'on fasse le tri entre les vrais lycéens et ceux qui ont des revendications.
06:29Et puis les voyous, les black blocs, les anarchistes, les nihilistes.
06:33Attendez, comment voulez-vous faire le tri ?
06:35Personne ne fait le tri.
06:36On a fait voter une loi, vous vous souvenez très bien, après les Gilets jaunes.
06:40On a fait voter une loi par les gouvernements précédents qui interdisait des gens cagoulés dans les manifestations.
06:50Qu'est-ce que vous voyez aujourd'hui ?
06:51Qu'est-ce que vous voyez aujourd'hui ?
06:52Il n'y a que des gens cagoulés.
06:55Que ça.
06:56Et on a même des élus LFI qui leur disent, soyez cagoulés si vous ne voulez pas vous faire prendre.
07:01Donc la loi qui a été votée à ce moment-là n'est pas appliquée.
07:04On va défiler en même temps les photos des objets qui ont été collectés par la police.
07:09François disait que ces jeunes agissaient comme s'ils avaient un mandat.
07:20Sans que le commanditaire soit absolument connu.
07:24Aujourd'hui, il semble de plus en plus évident que certains ingénieurs du chaos ont un nom.
07:31C'est la France insoumise, c'est Jean-Luc Mélenchon qui, tout en faisant mine parfois de vouloir calmer le
07:37jeu,
07:38sont à la manœuvre pour récupérer ce mouvement et organiser toujours davantage le chaos.
07:44On les a vus dès le début de ce mouvement lorsque finalement la focale n'était pas sur les lycées
07:50mais sur l'accueil du pape qui arrivait en France.
07:53Mais dès le 17, ça a commencé à Créteil.
07:56Le 21, on avait Louis Boyard qui était à la manœuvre pour électriser ses foules.
08:00Et jour après jour, quasiment l'ensemble des députés de la France insoumise sont allés de lycée en lycée pour
08:08apporter la haine.
08:09Mais on est au-delà.
08:10On est au-delà, pardon, mais ce n'est pas simplement LFI, l'ultra-gauche, des gens qui sont politisés.
08:16Les gens que vous voyez, celui qui a lancé le couteau, ceux qui ont des haches, ceux qui ont des
08:21pistolets,
08:22ce n'est pas des gens qui sont politisés.
08:24La mèche a été allumée peut-être par LFI si vous voulez, où l'huile a été mise sur le
08:29feu.
08:29Mais là, c'est autre chose.
08:31Là, on a basculé dans quelque chose de tout à fait différent.
08:35On est proche du grand banditisme.
08:36On est carrément dans les émeutiers.
08:39C'est un autre profil, me semble-t-il.
08:41LFI était peut-être à la manœuvre au début dans une stratégie de mobilisation de la jeunesse.
08:45Mais très vite, ils ont vu que ce qu'ils étaient en train de soulever était déjà en train de
08:49leur échapper.
08:49Très vite, Jean-Luc Mélenchon a senti qu'il avait plus à y perdre qu'à y gagner et il
08:53a appelé au calme.
08:54Parce qu'il sait que tout ça va nourrir un mouvement, permettez-moi le terme, un peu contre-révolutionnaire,
08:59qui va le desservir électoralement dans les semaines à venir, très clairement.
09:02Donc, il l'a bien compris.
09:04Là, il est dépassé par ce qui se passe là, qui est d'une autre nature.
09:07Et là, on a affaire effectivement à des voyous, mais des voyous qui sont organisés.
09:12Vous voyez, quand je vous disais que l'immense majorité des lycéens ou des étudiants qui se mobilisent aujourd'hui,
09:18ils le font comme le font les jeunes aujourd'hui quand ils se mobilisent.
09:21C'est un petit peu bordélique, si vous permettez le terme, sur leur boucle, sur la manière dont ils appellent
09:25au blocus, etc.
09:26Avec des vraies revendications derrière, que ce soit sur Parcoursup ou que ce soit sur la réforme Blanquer
09:30qui déstructure totalement le lycée.
09:33Et ce n'est pas de ça dont on parle.
09:35Là, ce qu'on voit là, c'est des gens qui sont extrêmement organisés dans les appels à se rassembler,
09:40dans les manières d'agir de manière coordonnée.
09:43La plupart d'entre eux ne sont pas des lycéens.
09:45Enfin, on le sait très bien.
09:46Ce sont des émeutiers professionnels.
09:48Alors moi, j'appelle ça des émeutiers.
09:49Vous les appelez comme vous voulez, des voyous, des délinquants, des décasseurs, ce que vous voulez.
09:54Mais ce sont des gens professionnels.
09:56Et ce sont des gens qui étaient déjà à l'origine des émeutes de juin-juillet 2023,
10:02avec les mêmes armes, les mêmes armes.
10:05Chaque fois que vous faites une descente de police dans une des banlieues,
10:08qui est visée pour des trafics de stupéfiants, qu'est-ce que vous attrapez ?
10:13Pas de stupéfiants, vous attrapez des armes.
10:15Mais il y a bien un point commun entre ces voyous, ceux qui se sont attrapés aujourd'hui,
10:23et les dealers, les casseurs habituels, etc.
10:26On va écouter Jean-Luc Mélenchon, parce que vous avez tout à fait raison.
10:28Il a essayé de calmer le jeu.
10:30Je ne sais pas s'il est écouté aujourd'hui.
10:31Et puis ensuite, on sera avec Rudy Mana également, pour parler de ces armes,
10:34qui est policier et qui est à Marseille.
10:37Moi, j'invite les adultes, les parents, à se mettre un casque blanc ou un brassard blanc,
10:43et à entourer les manifestations, pour que...
10:46On l'avait déjà fait dans les années après la mort de Malik Ousekine,
10:49ou dans les années 90, pour protéger.
10:52On a un devoir d'abord de protection, à leur égard.
10:57Et je pense que si on le fait, le nombre de ceux qui le feront, ça aidera à ce que
11:03ça se passe bien.
11:04Il y a déjà des gens comme ça qui se sont interposés, et à chaque fois, ça se passe bien.
11:10Parce que ce n'est pas admissible d'avoir pour seule réponse un déchaînement de violences policières pareilles.
11:16Oui, mais M. Mélenchon, dans votre groupe, il y a des gens qui disent
11:21« Mais la violence, parfois, c'est compréhensible, on peut le faire ».
11:25Ce n'est pas possible comme discours, ce n'est pas possible.
11:27C'est pour ça que je ne suis pas du tout d'accord avec la manière d'analyser
11:32l'espèce de temporisation de Jean-Luc Mélenchon sur ce mouvement.
11:36Je suis désolé, lorsqu'il appelle...
11:37Mais c'est parce que François a raison, c'est-à-dire que ça lui échappe.
11:39Non, pas seulement, pas seulement, je ne suis pas d'accord.
11:42Je ne suis pas sûr.
11:42Quand il invite les parents à descendre dans la rue avec leur casque blanc,
11:47ce n'est pas pour limiter la violence,
11:49c'est pour empêcher, selon Jean-Luc Mélenchon, la violence policière.
11:52Quand il invoque le cas de Malik Osekin, pourquoi il le fait ?
11:56Il le fait à dessein.
11:57Il y a quelques jours, il nous expliquait que la répression policière
12:01avait des relents racistes.
12:03S'il agite le spectre de Malik Osekin,
12:06c'est bien précisément pour racialiser cette lutte qui se dessine.
12:12On est passé, ou de manière simultanée, de la lutte des classes à la lutte des races.
12:17C'est ça qui est en train de se jouer.
12:18Je suis désolé.
12:19Mais ce n'est pas certain.
12:20Ce n'est pas certain.
12:21Et on va poser la question, on peut la poser à Rudy Mana,
12:24qui est avec nous, délégué national communication UNESA police,
12:26parce que le spectre de Malik Osekin, c'est la bavure.
12:30Mais vous croyez que Jean-Luc Mélenchon en a à faire quelque chose ?
12:33Il n'attend que ça.
12:34Oui, je ne sais pas s'il n'attend que le martyr.
12:39Jean-Luc Mélenchon, c'est que s'il y a un gamin qui meurt
12:43dans l'un des rassemblements devant un lycée dans les jours qui viennent,
12:46sa candidature à l'élection présidentielle est terminée.
12:49Non, non, non, au contraire, c'est l'inverse.
12:51Ça va lui redonner du carburant.
12:53Non, non, c'est intéressant ce que dit François.
12:54Je ne suis pas du tout d'accord.
12:56La responsabilité lui sera totalement impugnée.
12:58Écoutez, regardez ce qui s'est passé avec Malik Osekin précisément.
13:01Ça a tué le gouvernement Chirac.
13:03Ça a tué le gouvernement Chirac.
13:05Et Mitterrand a tiré les marrons du feu, si je puis dire.
13:08Donc, il a été réélu triomphalement en 88.
13:12Ça a été exactement l'inverse.
13:13Je rappelle les chiffres des interpellations.
13:165 000 interpellations depuis le début.
13:1885 % de mineurs.
13:2085 % de mineurs, précise le gouvernement.
13:23C'est important de le dire.
13:24C'est très important de dire que ce sont des mineurs.
13:26Et pour l'Île-de-France, la préfecture communique sur environ 800 interpellations.
13:3077 membres des forces de l'ordre blessés.
13:33C'est énorme.
13:34On est donc avec Rudy Manin.
13:36D'abord, cette question très, très générale sur le spectre Malik Osekin.
13:41C'est vrai qu'il est possible que les policiers soient poussés à la bavure.
13:46Et qu'on est sur une ligne vraiment très, très rouge sur laquelle il ne faut pas tomber pour vos
13:56collègues.
13:57C'est-à-dire ne pas forcer.
14:00Parce qu'entre les voyous, les encagoulés, les black blocs, vous les appelez comme vous voulez.
14:05En tout cas, c'est ces types, ces voyous qui sont armés qu'on a vus.
14:09Et les policiers, il peut y avoir des lycéens.
14:11Et dans un mouvement de panique, ça peut tomber, ça peut glisser.
14:14Et il peut y avoir un drame.
14:16Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
14:18Oui, vous avez tout à fait raison de parler de ce syndrome-là.
14:21Effectivement, aujourd'hui, je vous le dis de manière très claire,
14:24tous les policiers qui interviennent sur ces blocus de lycée,
14:27sur ces lycéens ou pseudo-lycéens qui commettent des dégradations, des violences,
14:34qui font des tirs de mortier d'artifice en visant la tête des policiers.
14:38Évidemment que dans chacune des têtes des flics de France, il y a ce syndrome-là.
14:43Parce qu'on a l'impression aujourd'hui qu'on est de la chair à canon.
14:46Et on a l'impression que si on va trop loin dans notre défense ou dans la protection,
14:51s'il arrive un drame, comme vous en avez parlé,
14:55ça va être absolument dramatique et gigantesque.
14:59C'est-à-dire que les policiers vont être pris aux pylories,
15:01comme on a l'habitude de l'être souvent sur certaines affaires.
15:04Et ensuite, il y a des partis politiques, contrairement à ce que dit Mélenchon,
15:08parce que je lui rappelle quand même que quand il parle de parents
15:11qui mettent les gilets blancs ou je ne sais quoi, les brassards blancs pour protéger,
15:16on va parler sûrement de l'affaire de Marseille tout à l'heure,
15:19c'était une jeune femme qui voulait s'interposer contre un blocus de l'ICM
15:22et elle a failli avoir le visage complètement cramé par un jeune de 15 ans.
15:26Alors on va revoir la séquence, ce que dit précisément,
15:30parce que ça, ça a été aussi une image hyper, hyper choquante.
15:33J'imagine que vous l'avez tous vu, celle de ce voyou encagoulé
15:36qui tranquillement allume un spray, allume son briquet, ça fait une flamme
15:41et ce n'est pas dirigé n'importe où, c'est dirigé directement vers une dame
15:45qui essaye de s'interposer, qui essaye d'empêcher qu'on casse un abribus.
15:48C'est juste la séquence.
16:01Je ne sais pas si on se rend compte de la violence,
16:04de la violence de ce geste.
16:06Et donc vous nous dites, Rudy, que l'auteur a 15 ans.
16:12Oui, tout à fait, l'auteur a été interpellé hier soir à 18h30
16:21par les collègues du SISTC, le service interdépartemental
16:25de sécurisation des transports en commun.
16:27Il y a eu un travail absolument exceptionnel des enquêteurs de la division Sartre
16:31avec une cellule d'analyse des vidéos qui est aussi dans le même service interpellateur des collègues.
16:37Ils ont analysé toutes les vidéos, ils ont réussi à identifier l'individu,
16:40ils ont réussi à le loger et un groupe de voix publique du service interdépartemental
16:46des transports en commun a créé un dispositif près du lieu d'habitation,
16:51a réussi à interpeller ce jeune de 15 ans qui était un primo délinquant, il faut le dire.
16:55Il n'était pas connu des services de police.
16:58Et lorsqu'ils l'ont interpellé dans la cité, au début, ça a été un petit peu compliqué.
17:01Puis après, en expliquant les raisons pour lesquelles ils venaient l'interpeller,
17:06ils ont pu procéder à cette interpellation.
17:08Donc ce mineur, il a été entendu aujourd'hui, il va être très certainement déféré demain au parquet.
17:13On verra la sanction, mais il faut quand même souligner vos images, je le montre Olivier,
17:18que l'acte est extrêmement grave, extrêmement grave.
17:21Alors là, on a affaire à un primo délinquant,
17:23ce qui veut dire que l'effet de meute dans ce genre de rassemblement est terrible.
17:27et des gamins qui n'ont pas l'habitude peut-être de faire des bêtises
17:31peuvent faire absolument n'importe quoi.
17:34Je vais poser la question également au plateau.
17:36Quand on est capable de faire ça, on a 15 ans,
17:39soi-disant on n'est pas connu des services de police,
17:41il faut quand même être sacrément, sacrément dérangé pour en arriver là.
17:46Il faut être sacrément dérangé, mais il faut être aussi sacrément organisé
17:49parce que sur les photos que l'on voit, sur le reportage que l'on voit,
17:53il est lui aussi cagoulé.
17:54Enfin, il sait parfaitement ce qu'il va faire dans ses manifestations.
17:59Il est cagoulé, ça veut dire qu'il ne veut pas qu'on le voit.
18:02Donc si vous voulez, moi je veux bien qu'on lui dise...
18:04Non mais moi, je ne vais pas dans la rue avec un spray dans une...
18:07Évidemment, et avec une cagoule.
18:09Et donc je sais...
18:10Et donc il a prémédité son acte, ça c'est évident.
18:13C'est pour ça que même la manière dont aujourd'hui il est visé pour une plainte
18:18pour violences volontaires ayant entraîné une ITT de je ne sais pas combien de jours.
18:25Très honnêtement, je trouve ça extrêmement léger
18:28parce qu'on aurait pu s'attendre à ce que ce soit beaucoup plus sévère
18:33et que ce soit presque une tentative d'homicide.
18:36Cette femme, c'est une miraculée aujourd'hui.
18:37Alors Rudy, vous avez des nouvelles de cette femme ?
18:41Je ne sais pas quel est son âge.
18:42Je pensais qu'elle était lycéenne, moi.
18:44Alors, je n'ai pas de nouvelles précisément de cette victime.
18:47Il semblerait que ça ne soit pas extrêmement grave en tout cas.
18:52Donc tant mieux pour elle.
18:54Et franchement, c'est la seule chose que l'on souhaite.
18:56Mais vous savez, vous parliez des cagoules tout à l'heure.
18:58Mais tous les jeunes qui commettent des délits et des dégradations,
19:01ils ont tous des cagoules.
19:02Ils viennent tous vêtus de noir.
19:04Ils ont tous des cagoules sur la tête.
19:05Je l'ai dit tout à l'heure, il y a une loi qui interdit de venir dans une manifestation.
19:09Il est cagoule.
19:10Enfin, c'est la négation de l'autorité de l'État.
19:14Non, mais ça, c'est...
19:14Alors, la cagoule, oui.
19:16Mais enfin, même ça, il aurait dû être immédiatement interpellé.
19:19Et de toute façon, c'est des choses qui ne devraient pas arriver.
19:22On a toutes les lois qui interdisent ce genre de choses.
19:24Les manifestations, les armes, etc.
19:26Tout ce qu'on voit, en fait.
19:28Tout ce qu'on voit ne devrait pas exister.
19:30À quel moment, tout est tombé par terre ?
19:34Quels sont les ordres, par ailleurs, qui sont donnés aux policiers ?
19:36Il faut demander à Rudy.
19:38Non, mais je vous dis ça, parce qu'Amaury Brelet, que vous connaissez bien,
19:42a eu, d'une source policière, la retranscription de l'ambiance générale de la police.
19:48Je ne sais pas si ça sera confirmé par Rudy.
19:51Mais il dit, le constat est préoccupant.
19:54Les collègues ont quasiment interdiction de se défendre.
19:56Les moyens de défense, comme les gaz lacrymogènes,
19:58BTD, doivent être utilisés avec parcimonie.
20:00On a l'impression qu'on a désarmé la police
20:02et qu'ils ont consigne finalement d'en faire le moins possible.
20:05On voit sur les images.
20:06Rudy, vous confirmez.
20:08Ces dispositifs très light, il faut éviter absolument la bavure.
20:13Alors, les dispositifs ne sont pas très light.
20:15Je vais à l'inverse de ce que vous dites.
20:16Ce sont des gros dispositifs, mais vous avez raison de dire qu'aujourd'hui...
20:19Les équipements, pardon.
20:20Les équipements, les équipements.
20:22Complètement.
20:23Il faut à tout prix, à tout prix, éviter une bavure.
20:25Ça, c'est une réalité.
20:26Il y a même des endroits où les préfets demandent aux collègues
20:29de ne pas prendre les lanceurs de balles de défense.
20:31Vous savez, ces fameux LBD qui peuvent parfois nous permettre d'identifier
20:37et de tirer sur un individu qui a commis des dégradations extrêmement graves
20:42ou des violences extrêmement graves.
20:44Donc, effectivement, on est un petit peu, je vous le dis de manière très claire,
20:47un petit peu de la chair à canon.
20:49Et vous savez, le dispositif va être de plus en plus gros
20:52parce qu'il y a beaucoup de compagnies républicaines de sécurité
20:54qui étaient en repos.
20:56Vous savez, après des longs déplacements,
20:57ils ont une semaine ou 15 jours de repos.
20:59Ils ont tous été rappelés pour revenir sur le terrain.
21:01Donc, le dispositif va être de plus en plus important.
21:05Mais si on ne peut pas se défendre et qu'à un moment donné,
21:07on devient de la chair à canon,
21:08vous comprenez que ça va être un petit peu compliqué
21:10pour tous les policiers de France de vivre ça.
21:12Je rappelle ce qu'a dit Amnesty International à propos de la police.
21:15Dénonce un usage disproportionné de la force contre les manifestations.
21:19policéennes raclament la suspension de l'usage des LBD.
21:22Mais les chiffres parlent d'eux-mêmes.
21:26Vous avez une centaine de policiers qui sont blessés.
21:29Bon, à peu près une centaine.
21:31Vous avez 5 000 interpellations.
21:32C'est plus que ça, mais plus que ça.
21:33Un peu plus que ça.
21:34En Ile-de-France, c'est 77.
21:37Vous avez 5 000 interpellations sur 10 jours,
21:39ce qui fait quand même 500 interpellations par jour,
21:42avec une montée crescendo sur les derniers jours,
21:44puisque c'est 1 000 interpellations par jour.
21:46Et combien de garde à vue ?
21:48Et combien de gens déférés au parquet ?
21:50Moi, j'aimerais commettre les chiffres.
21:51Mais on va tout connaître.
21:52Je vous assure qu'on fera ce travail.
21:54Ce travail, on va le faire tout connaître.
21:56En même temps qu'on revoit les images qui sont,
21:58les objets qui ont été saisis, quelques-uns des objets.
22:01Je ne sais même pas à quoi ça sert, ça.
22:02Je crois que c'est un truc explosif télécommandé.
22:05Voilà.
22:06C'est un mortier.
22:07Dans la tâche des forces de sécurité et d'une immense complexité,
22:10parce qu'on voit bien que les émeutiers, comme ce gamin-là,
22:14viennent se mêler au plus près de ceux qui sont en train de manifester.
22:17Donc, il est extrêmement difficile d'intervenir sur eux,
22:21parce que, bien évidemment, et ça, c'est l'honneur de la police républicaine,
22:25de faire tout pour éviter les bavures.
22:28Après, on a affaire à des individus comme celui-là.
22:31C'est des gens qui sont totalement déstructurés.
22:33C'est-à-dire qu'il ne faut plus avoir de repères sociaux
22:35pour pouvoir s'en prendre à quelqu'un, comme il l'a fait,
22:37de la sorte, de manière extrêmement gratuite.
22:39Mais s'il le fait, c'est aussi parce qu'il a vu des gens organisés
22:42passer à l'acte.
22:43Et tous ces gens qui sont malléables,
22:45finalement, ils en profitent pour venir faire rédier le chaos.
22:49Merci beaucoup, Rudi Mana, d'avoir été en direct avec nous ce soir.
22:52On va marquer une pause.
22:53J'ai d'autres images à vous montrer qui sont absolument effrayantes.
22:56On reparlera aussi, sans doute, de ce policier Belfort,
23:00qui a été massacré, il faut bien le dire, qui est miraculé.
23:04En fait, du côté des policiers, il n'y a que des miraculés.
23:06On revient tout de suite.
23:10Jérôme Dubus, François Coq, Raphaël Staville sont avec moi
23:13pour commenter l'actualité et les images de ces dernières heures.
23:17Celle de cette nuit, sans doute l'une des plus terribles.
23:21Lycée brûlée à Metz.
23:23Il y a eu beaucoup de lycées brûlées.
23:24Mais en fait, Metz était d'un tel calme et d'une telle unité.
23:28On peut voir peut-être l'image pendant la visite du pape.
23:32Et de voir ces images ce matin au réveil.
23:35Moi, j'étais à Metz il y a quelque chose.
23:37Mais ce n'est pas possible.
23:38Alors, ces deux voitures qui ont été brûlées,
23:41qui appartenaient aux gardiens, qui se trouvaient sous le préau.
23:44Donc, c'est le préau et les sanitaires de ce lycée qui ont brûlé.
23:48Mais enfin, voilà, c'est encore une fois, c'est complètement dingue.
23:51Donc, le maire de Metz disait qu'il y avait seulement 200 manifestants
23:54sur 7000 élèves à Metz.
23:56Mais ultra-violents, ultra-mobiles, ultra-organisés.
24:00Ultra-organisés, c'est le mot qu'il a dit.
24:02Et la chef de file de LFI sur place avait manifesté devant l'hôtel de police
24:07pour demander la fin de la garde à vue des gens qui avaient été arrêtés.
24:10Et puis, je vais vous montrer les images qui viennent de Roussillon, dans l'Isère,
24:15où là, c'est un bus scolaire qui a été incendié.
24:51Vas-y, vas-y, vas-y, vas-y.
25:00Voilà, ce bus scolaire qui appartient sans doute à la ville, à la région, etc.
25:05Enfin, je veux dire, ils sont complètement cinglés.
25:07Ils sont desserrés.
25:08Vous voyez bien, je ne vois pas, je n'ai pas d'autres mots.
25:10Ce sont des gamins qui sont...
25:13Tous les jours, ce bus, ils connaissent peut-être même le chauffeur, personnellement.
25:16Et alors, personne ne dit, actuellement, on va baisser la majorité pénale à 15 ans.
25:21Non, personne.
25:22Ça n'effleure pas nos gouvernants.
25:25Non.
25:25Je pense que si.
25:26Je n'ai pas l'impression.
25:27Je pense que si.
25:28Moi, ça fait des années que je réclame la baisse de la majorité pénale à 15 ans ou 16 ans.
25:32Je rappelle que le type qui a le spray tout à l'heure, qui a brûlé la jeune femme à
25:37Marseille, 15 ans.
25:3885% des gens qui ont été interpellés, ce sont des mineurs.
25:43Eh bien, ça n'effleure pas nos gouvernants.
25:45Oui, mais vous faites plaisir en disant ça, parce que qu'est-ce que ça changerait fondamentalement ?
25:49On a des prisons pleines.
25:50On a, enfin, honnêtement, si seulement...
25:53Oui, mais si on dit ça...
25:55Non, mais je sais bien, mais on se fait plaisir.
25:57Aujourd'hui, ça n'arrivera pas.
25:58On ne se fait pas plaisir, on les enferme.
26:00Quelles sont les mesures d'urgence qui permettent aujourd'hui de régler cette situation ?
26:04Il y a quand même une exemplarité de la plaine qui est plus respectée.
26:06Je suis bien d'accord avec ça, mais...
26:08Les gens qui ont mis le feu au bus, là, ou le type qui a utilisé le spray...
26:12Les camions de pompiers des écoles, mais bien évidemment, tout le monde est révolté.
26:16Parce que là, ils n'iront pas en prison, on est d'accord.
26:18Mais si la majorité était abaissée, on pourrait les mettre en prison.
26:21Au moins, les mettre un mois, deux mois, trois mois.
26:23Je n'en sais rien, combien ça vaut de deux mois de prison à un bus ?
26:28En tout cas, le juge aurait la possibilité d'appliquer les mêmes peines qu'à des adultes,
26:33qu'à des gens qui ont plus de 18 ans.
26:35Là, ça n'est pas possible.
26:36C'est quand même stupéfiant, non ?
26:38En différent, de toute façon, le prononcé de la peine de son exécution en privilégiant les mesures éducatives,
26:47ça rend de toute façon impossible tout ce que vous racontez.
26:49Il faut supprimer ça aussi.
26:50Raphaël a raison de ramener quand même au concret.
26:53On a appris, il n'y a pas plus de 48 heures, qu'il y avait 90 000 détenus dans
26:57les prisons françaises.
26:58C'est un nouveau record.
26:59Voilà, ça déborde de partout.
27:01Et on nous promet des grands plans prison et on ne les voit pas arriver.
27:04Et tant qu'on ne sera pas capable de mettre en...
27:06Non, mais d'accord, mais de créer des prisons...
27:08Mais ce n'est pas grave pour que ça déborde.
27:10Mais non, mais sinon, ce pique de monde...
27:12Mais la difficulté, c'est aussi que quand on enferme les gens,
27:15quand on enferme certaines personnes dans certaines conditions à certains moments,
27:18on les rend pires que ce qu'ils sont déjà.
27:20Donc, il faut qu'on crée les conditions pour pouvoir faire le nécessaire.
27:24Mais là, c'est pas de demander 10 ans.
27:26Pendant 10 ans, il n'y a plus de peine.
27:28En attendant, ça fait 10 ans qu'on le dit et il ne se passe rien.
27:30C'est quand même drôle.
27:31On ne peut pas tenir ce genre de langage.
27:32C'est une capitulation générale.
27:33Mais la capitulation, elle a commencé il y a 10 ans.
27:36D'accord, mais il faut l'arrêter.
27:37Oui, bien sûr, mais...
27:38Pas 10 ans, il y a 20 ans.
27:39Il y a l'exaspération aussi.
27:41Chez les lycées, même ceux du lycée Nelson Mandela,
27:44parce que c'est un super lycée, classe de musique, etc., à Nantes.
27:48Effectivement, ils étaient dégoûtés.
27:49On les a entendus aujourd'hui sur CNews.
27:51Les commerçants, je n'en parle pas, qui se trouvent sur les trajets.
27:54Je voulais vous montrer une image de mots.
27:57Alors, c'est près de chez vous, ça, je crois.
27:59Maud, là aussi, lycée brûlé.
28:03J'y suis né.
28:04Je connais bien ce lycée.
28:06C'était violent.
28:07Ça, c'est la porte du lycée.
28:09Et tout le monde passe devant.
28:12Et vous allez entendre des lycéens.
28:14On a tendu le micro à des lycéens.
28:16Alors, vous voulez des revendications de lycéens ?
28:18Vous allez entendre.
28:20Moi, je trouve ça proprement hallucinant, mais on va les écouter.
28:23Ils sont deux mots.
28:25Le problème, aujourd'hui, dans le système de l'éducation nationale, c'est que les cours, on est surchargés.
28:30Moi, par exemple, je fais de l'attitude de ma côté.
28:31J'ai des journées de 8h à 17h.
28:33Je rentre chez moi, il est 21h.
28:34Après, j'ai des devoirs à faire.
28:36Je dois prendre ma douche, je dois manger, tout ça.
28:38De toute façon, je me réveille à 6h.
28:39Parce que moi, j'habite assez loin, quand même.
28:41J'ai environ une heure de transport.
28:43Enfin, c'est invivable.
28:45En fait, ce n'est pas bien, mais entre guillemets, c'est pour se faire entendre.
28:50Donc, si ça ne change pas d'ici la semaine prochaine, alors qu'on a fait brûler une entrée, genre,
28:56franchement, oui, ça va continuer.
28:57La mobilisation, c'est qu'on ira lundi, mardi, etc.
29:00Je sais qu'il y a aussi une grosse manifestation le 17 ou le 18.
29:03C'est une manifestation générale.
29:06Il y a des chances que j'y aille pour revendiquer nos droits, etc.
29:10Que ce soit aux travailleurs, aux lycéens, en général.
29:14C'est dommage de péter une porte.
29:15Après, ça ne reste que la conséquence de violences qui sont faites par l'État.
29:19Et comme d'habitude, on va toujours regarder les violences.
29:21Il y a quelques individus qui vont un peu s'amuser dans la foule à tout casser.
29:24Mais on ne prend jamais en compte la répression policière.
29:26On ne prend jamais en compte la violence institutionnelle.
29:31Et il y a un moment quand on pousse les gens à bout,
29:33quand on leur retire les services publics,
29:35quand on leur dit débrouillez-vous chacun tout seul.
29:37À un moment donné, ils sont juste poussés à agir d'eux-mêmes.
29:40Mais donc, à faire ça, quoi.
29:41Oui, bien sûr.
29:43Évidemment.
29:44Tout peut être justifié partout.
29:46Moi, je suis quand même en rage devant les images que j'ai vues
29:49de ces établissements scolaires qui flambent.
29:52Vous savez, on disait encore...
29:54Et le problème, c'est que c'est devenu des mots creux.
29:56On disait que l'école, ça devait rester un sanctuaire.
29:58Voilà.
29:58Le sanctuaire où on crée du savoir commun.
30:01Et où on sait que c'est par le savoir qu'on est capable de s'élever et de s
30:04'émanciper.
30:05Et finalement, la place de l'école dans notre société
30:07et dans la bouche de nos gouvernants a été tellement galvaudée
30:11que finalement, le symbole est en train d'être détruit
30:16jusqu'à la matérialisation physique de ce qu'est l'école,
30:19c'est-à-dire jusqu'au bâtiment.
30:20Et c'est en ça que ce gamin-là est capable de venir nous expliquer
30:23que finalement, foutre le feu à une école
30:26ou détruire la porte d'une école, ça ne pose plus de problème.
30:28Hier, on a vu un professeur, je crois que c'était à La Ciotat,
30:32visé par un jet d'essence,
30:33donc qui a évité également des blessures graves.
30:37On a vu un autre improviseur ou un professeur
30:40qui a pris une droite par un élève,
30:43filmé avec des gamins qui ricanaient.
30:46Bon, le respect du prof, il n'existait déjà plus.
30:50Il n'existe plus.
30:51Ils vous le disent tous, c'est très compliqué.
30:53Oui, mais s'il est tombé si bas dans la bouche de ces gosses-là,
30:56c'est qu'il y a peut-être aussi un discours ambiant
30:58qui a été tenu ces dernières années ou ces dernières décennies
31:00sur l'école et sur la place qui devait être accordée à l'école
31:04et qu'on a une responsabilité vis-à-vis de ça.
31:05Moi, je pense que ces jeunes n'ont qu'ils aient raison
31:08dans leur revendication ou dans leur mode d'action.
31:10Mais sur quoi ?
31:12Olivier, si je peux aller au bout.
31:14Ils ont compris que face à un gouvernement qui était faible,
31:18la violence payée, c'est d'une certaine manière
31:22l'exemple de Notre-Dame-des-Landes.
31:25Pardon, ça n'a presque rien à voir.
31:27Et pourtant, c'est cette même violence qui a fait plier un gouvernement,
31:31Édouard Philippe en l'occurrence,
31:32alors même qu'un vote avait consacré la possibilité de cet aéroport.
31:37La violence face à un gouvernement qui est faible,
31:39qui finalement manie le verbe sans que jamais
31:44on voit les effets d'une volonté politique,
31:48ça se traduit par la possibilité de cette violence.
31:50Et ils l'ont compris, ces gamins.
31:51– Oui, moi je connais bien cet établissement,
31:54c'est l'un des meilleurs de Maud, c'est le meilleur lycée de Maud.
31:56Il a toujours eu une très bonne réputation,
31:58il a été entièrement rénové, on a fait des travaux considérables,
32:01la région a fait des travaux considérables dans ce lycée.
32:04Et vous avez un jeune qui dit,
32:06on a mis le feu à la porte,
32:08on a mis le feu à la porte.
32:09– C'est-à-dire qu'il reconnaît qu'il a mis le feu à la porte.
32:11– C'est qu'une porte, c'est qu'une porte.
32:12– Alors il est coupé…
32:13– C'est un bon collectif.
32:13– D'accord, mais non, mais c'est on a mis le feu à la porte.
32:16Donc il est caution de ce qui s'est passé.
32:18Ce n'est pas un émeutier, il a l'air d'être un lycéen normal,
32:22il dit on a mis le feu à la porte.
32:24Alors est-ce que c'est la société qui est responsable ?
32:25Moi je ne partage pas du tout ce constat.
32:28– Voilà.
32:28– Il y a la responsabilité de l'individu,
32:31qu'on a complètement oublié.
32:33Moi je veux bien qu'il y ait des mauvaises réformes,
32:35que Parcoursup ça ne marche pas, etc.
32:37Mais il y a quand même une responsabilité dans cette société
32:40de l'individu avant qu'il y ait une responsabilité de la société.
32:44Et c'est là où on n'est pas d'accord.
32:45– Il y a une autre question quand même,
32:46puisqu'on va tous devoir payer collectivement.
32:49Je peux vous dire que les gens ils en ont marre.
32:51Ils sont exaspérés, ils n'ont pas envie de payer pour ça.
32:53Il y a un truc sur le consentement à l'impôt là,
32:55il y en a assez.
32:57Les gens ne veulent pas payer pour ça.
32:59Donc il faut qu'on trouve un moyen pour faire payer
33:00ceux qui sont les auteurs.
33:02Ça sera un débat qui va, à mon avis, se poursuivre.
33:04On verra comment…
33:05– Le gouvernement s'en est emparé,
33:06puisque au Sénat devrait être voté,
33:09enfin en tout cas proposé…
33:10– Oui, la loi Casseur-Payeur.
33:11– La loi Casseur-Payeur.
33:12Donc ça répond aussi à cette problématique,
33:15parce que le problème, c'est que ces gamins,
33:17la plupart du temps, ils ne sont pas identifiés ou identifiables.
33:20Et donc vous retrouvez…
33:21– Il y a eu quand même beaucoup d'interpellations.
33:22– Oui, il y a eu.
33:22– On l'a tous remarqué, il y a eu énormément d'interpellations.
33:24– Sauf qu'après, pour pouvoir prouver que c'est eux
33:26qui ont mis le feu, c'est encore une autre…
33:28– Moi, je ne pensais pas que celui qui avait le spray à Marseille,
33:30on arriverait à le trouver de cette manière, aussi facilement.
33:32Il y a des caméras partout.
33:33A priori, ça peut servir quand même.
33:35Et vous voyez, faut-il faire payer aux parents les dégâts causés ?
33:39Vous avez une majorité de gens qui sont d'accord, à gauche comme à droite.
33:42Je voulais juste terminer, parce qu'il ne nous reste même pas 5 minutes,
33:44sur Belfort, sur ce capitaine des renseignements territoriaux
33:47qui a été frappé, lynché.
33:50On va sans doute revoir les images.
33:53Il va beaucoup mieux, évidemment.
33:56Mais vous avez vu ça, c'est une meute.
33:58C'est une meute qui l'a suivie.
34:00Et alors ce qui est intéressant,
34:02encore une fois, il va mieux.
34:04Mais ce qui est intéressant, c'est qu'avant le lynchage,
34:06il s'était passé quelque chose.
34:07Il avait interpellé un jeune homme.
34:10On va là aussi voir les images.
34:11Il avait menotté à moitié.
34:13Il avait essayé de faire une interpellation.
34:15Ça ne s'est pas bien passé.
34:16C'était près d'un cours d'eau.
34:17Et ces images ont été relayées par un site d'actualité d'ultra-gauche.
34:21Elles ont été immédiatement reprises et repostées
34:24par des députés LFI, notamment Antoine Léomand,
34:27qui a dit qu'il a essayé de le noyer.
34:30Donc il y a eu un contre-récit qui s'est fait immédiatement,
34:33au point que le procureur a dû corriger les faits aujourd'hui
34:36sur la antenne de CNews.
34:38Toute personne qui exerce des responsabilités publiques
34:40devrait d'une part appeler au calme et à la responsabilité
34:43et surtout respecter l'indépendance de l'autorité judiciaire,
34:47l'indépendance des enquêteurs qui travaillent sous notre autorité
34:50et nous laisser faire notre travail.
34:51Je me suis, moi, aux côtés de mes enquêteurs depuis hier.
34:54Chaque instant, je prends quelques minutes de mon temps
34:56pour échanger avec vous.
34:58Mais je suis aux côtés de nos enquêteurs
35:00pour mener des investigations de la manière la plus précise,
35:03la plus rigoureuse et la plus objective possible.
35:06C'est évidemment toujours difficile lorsqu'il y a cette pression médiatique importante
35:11et ces commentaires incessants de personnes qui n'étaient pas présentes,
35:14qui n'ont pas accès au plan de l'enquête et donc c'est assez effectivement désagréable.
35:18Voilà, récit contre récit.
35:20De toute façon, les policiers tuent et les policiers ont toujours tort chez LFI.
35:24Oui, il faut vraiment, là qu'on arrive à garder notre sang-froid collectivement,
35:29ce n'est pas possible qu'on ait des responsables qui fassent un récit
35:33qui va à l'encontre de ce qui s'est peut-être passé.
35:35Mais de toute façon, peu importe, au final, on le saura.
35:38Mais ça ne sert à rien de se précipiter pour raconter des choses
35:40et essayer de jeter un petit peu plus d'huile sur le feu.
35:42Quand vous dites qu'un policier essaie de noyer un lycéen, qu'est-ce qui se passe ?
35:46Moi, j'ai suivi cette affaire sur les réseaux sociaux.
35:48J'ai vu comment les choses se sont embrasées sur la base d'images
35:50sur lesquelles, pour être honnête, on ne voit rien sur les réseaux sociaux,
35:53ce qui a été relayé.
35:54Et donc, à un moment donné, on essaie de faire monter la sauce sur quelque chose.
35:58Sauf qu'au final, tout ça desserre le mouvement.
36:01Enfin, on a l'impression que même ceux qui se revendiquent de ce mouvement-là,
36:05finalement, n'en ont rien à faire des revendications.
36:07Parce que finalement, vous les avez évoquées un petit peu par la bande,
36:10mais Parcoursup, la réforme blanquaire qui déstructure les classes.
36:13Et on a l'impression que même, finalement, les députés LFI
36:15qui sont là en train de relayer ces vidéos,
36:19comme certains ont pu le faire, comme M. Leaumont l'a fait apparemment là-dessus,
36:23ceux-là, finalement, ils sont loin des revendications
36:24et ils ne servent pas à la cause qu'ils prétendent défendre.
36:26Il y a quand même des chiffres qui parlent.
36:28Il y a d'un côté plus de 100 policiers qui ont été blessés.
36:31Personne n'a rien dit.
36:32Et il y a trois enquêtes de l'IGPN pour trois lycéens ou émeutiers.
36:37Je ne sais pas très exactement quelle est la nature
36:39de ces jeunes.
36:41Trois enquêtes parce qu'il y a trois lycéens ou émeutiers
36:44qui ont été blessés.
36:45Donc, d'un côté, il y a plus de 100 blessés.
36:48Et là, il y a trois enquêtes IGPN.
36:50Mais ce n'est pas fini.
36:50Donc, si vous voulez, il y a un moment où il faut quand même
36:54avoir la vérité des chiffres.
36:54Il ne faut pas faire une bataille de chiffres comme ça sur les uns ou les autres.
36:57Il y a la vérité des chiffres qui parlent.
36:58Mais plus ça va durer, plus ça va être rendu.
37:01Mardi, rendez-vous très important.
37:03Mardi, ce n'est pas un match, mais c'est quand même la suite.
37:06C'est quand même la suite et ça s'annonce vraiment très, très, très tendu.
37:10Moi, j'ai peur qu'on revoie à nouveau ce genre d'image.
37:12Je voulais qu'on termine, 30 secondes, sur la une du JDD.
37:15Raphaël Staville, les émeutes.
37:17Oui, les émeutes à travers le regard de Philippe de Villiers
37:20qui publie un livre qui s'appelle Résurrection.
37:24Nous vivons le choc des deux.
37:26Il nous parle de ce choc des deux Frances.
37:28Alors, à l'antenne, les choses ne sont pas très visibles, visiblement.
37:32Mais c'est étonnant.
37:34Il y a une semaine, effectivement, on s'enthousiasmait devant cette jeunesse
37:37qui, autour du pape, 80 000 jeunes au stade de France.
37:42Et Philippe de Villiers fait l'analyse de cette France
37:45qui, d'un côté, brûle des cierges et l'autre,
37:47cette jeunesse qui brûle des lycées.
37:50Bref, c'est un entretien passionnant.
37:52Merci beaucoup à tous les trois d'avoir participé à cette émission
37:54dans un instant l'hebdo de l'écho.
37:56Éric de l'éctin, et puis ensuite, Thierry Cabane
37:59prend les rênes à partir de 23h.
38:01Bonne soirée.

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