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- #120minutesinfo
Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00120 minutes info, bonjour à tous, très heureux de vous retrouver sur l'antenne de CNew, vous accompagne avec plaisir
00:00:06jusqu'à 17h pour décrypter toute l'actualité.
00:00:08Il y a beaucoup à dire, vous le verrez, je vous présente les invités bien sûr comme d'habitude dans
00:00:11une poignée de secondes, le temps de saluer Audrey Berthaud pour l'essentiel de l'actualité.
00:00:16Bonjour.
00:00:16Le JT Audrey, bonjour à vous et à la une, on va en parler dans un instant, on ira à
00:00:20Bordeaux où plus de 1700 personnes sont actuellement confinées à bord d'un paquebot de croisière.
00:00:24En cause, le décès d'un passager et une suspicion d'infection digestive aiguë. Parmi les passagers, en majorité des
00:00:31Britanniques et des Irlandais, une cinquantaine ont manifesté des troubles gastro-intestinaux.
00:00:37Des analyses sont en cours pour détecter la présence éventuelle de neurovirus.
00:00:42Et on ira plus loin, on ira sur place également dans quelques instants. L'inquiétude bien sûr aussi toujours autour
00:00:47de l'antavirus. Les 22 Français identifiés comme cas contacts sont actuellement hospitalisés.
00:00:528 sont hospitalisés dans des hôpitaux parisiens, 14 se trouvent dans d'autres villes françaises.
00:00:58Hier, la ministre de la Santé a affirmé qu'il n'y avait pas d'éléments en faveur d'une
00:01:03circulation du virus sur le territoire national et que les cas contacts devraient rester hospitalisés au moins 14 jours.
00:01:08Et là encore, on en parlera longuement au cours de ces deux heures d'information. Selon l'Organisation mondiale de
00:01:13la Santé, l'antavirus n'est pas un nouveau Covid.
00:01:16Mais certains secteurs comme celui de la restauration s'inquiètent des possibles conséquences de ce virus comme la mise en
00:01:23place des gestes barrières ou encore la possibilité d'un confinement.
00:01:28Reportage de Laure Parra, Olivier Madinier et Mathilde Couvillier-Fleurna.
00:01:33Dans ce restaurant marseillais, le service bat son plein. Mais depuis quelques jours, un mot fait trembler les restaurateurs. L
00:01:41'antavirus.
00:01:42Rien que le mot me fait peur et m'inquiète et inquiète la profession entière. Pas que la profession d
00:01:46'ailleurs, inquiète les entreprises dans leur totalité.
00:01:49Comme la pandémie du coronavirus en 2020, l'antavirus rappelle de mauvais souvenirs aux professionnels du secteur.
00:01:55Il y a six ans en arrière, on a l'impression d'avoir oublié cette période, mais c'était une
00:01:58période qui était très pesante pour nous.
00:02:02Et aujourd'hui, franchement, nous, dans notre métier, dans notre profession, on n'a pas envie de revivre tout ça.
00:02:07Un mauvais souvenir aussi pour les clients.
00:02:09On espère qu'effectivement, ce nouveau virus va bien être bien géré.
00:02:14Parce que justement, ces moments de convivialité, d'échange, de partage, nous ont énormément manqué pendant le Covid.
00:02:20Une des conséquences de l'arrivée d'un virus serait le confinement comme en 2020.
00:02:25S'il est redouté, il ne fait pas pour autant peur aux restaurateurs qui restent confiants.
00:02:29Maintenant, on a suffisamment de recul pour peut-être trouver des solutions et vite à une crise qui peut nous
00:02:37plonger du jour au lendemain dans cette période-là.
00:02:41Mais pour l'heure, la profession n'a pas de quoi s'inquiéter.
00:02:44Emmanuel Macron a assuré que la situation était sous contrôle.
00:02:49Dans l'actualité, également, pour la première fois en cinq ans, le taux de chômage repasse au-dessus de la
00:02:54barre des 8%.
00:02:55Oui, l'INSEA a publié les chiffres du taux de chômage en France au premier trimestre 2026.
00:03:01Le taux franchit en effet la barre symbolique des 8%.
00:03:04Il retrouve son plus haut niveau depuis 2021.
00:03:07L'objectif d'Emmanuel Macron de ramener le taux de chômage à 5% à la fin de son second
00:03:12mandat paraît plus que jamais inatteignable.
00:03:14Actualité internationale, Donald Trump vient d'arriver en Chine.
00:03:18Le président américain est accompagné d'Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX,
00:03:21mais également de Tim Cook, le patron d'Apple et de Kelly Ortberg, le patron de Boeing.
00:03:27Donald Trump a l'intention de demander à son homologue Xi Jinping d'ouvrir la Chine au business américain.
00:03:33Volodymyr Zelensky a aussi appelé son homologue américain,
00:03:36à évoquer la fin de l'invasion russe de l'Ukraine lors de sa rencontre.
00:03:40Une image de sport pour refermer ce journal. A tout de suite.
00:03:48Retrouvez votre programme avec Lacoste, L12-12 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:03:54Regardez paisiblement votre programme avec Repare Store.
00:03:58Les experts qui offrent une seconde vie à vos stores.
00:04:00Je répare, je répare store.
00:04:03Exclus lors du match précédent pour un coup de coude,
00:04:05le joueur français Victor Yembanyama a parfaitement réagi en inscrivant 27 points face au Timberwolves.
00:04:14Saint-Antonio reprend l'avantage 3-2 dans la série.
00:04:16Il tentera de décrocher sa qualification vendredi dans le Minnesota.
00:04:19Un sujet de Rabin-Fuel.
00:04:22Victor Yembanyama a su garder son sang-froid.
00:04:25Deux jours après l'exclusion du français pour un coup de coude,
00:04:29Minnesota a une nouvelle fois tenté de le déstabiliser.
00:04:32Mais avec 27 points, 17 rebonds et 5 passes décisives,
00:04:36Wemby a été déterminant pour permettre à Saint-Antonio de s'imposer 126-97.
00:04:41Les Spurs ne sont plus qu'à une victoire de retrouver le champion en titre Oklahoma City en finale de
00:04:46conférence.
00:04:52C'était votre programme avec Lacoste, L1212 bleu, le nouveau parfum pour hommes.
00:04:58Vous avez paisiblement regardé votre programme avec Repare Store.
00:05:02Les experts qui offrent une seconde vie à vos stores.
00:05:05Je répare, je répare store.
00:05:07Yohann Uzaï est bien à sa place, je vous rassure.
00:05:10Merci Yohann d'être avec nous pour ces deux heures comme chaque jour du service politique de CNews.
00:05:14Judith Veintrault, plaisir de vous retrouver.
00:05:16Grand reporter Raphaël Steinville, journaliste de JDD.
00:05:18Bonjour cher Raphaël et bonjour à docteur Roger Rua.
00:05:22Ça faisait un moment et ça nous fait plaisir.
00:05:24Enfin ça nous fait plaisir.
00:05:25L'actualité ne nous fait pas plaisir mais vous revoir nous fait plaisir Roger Rua.
00:05:30Médecin généraliste, un passager.
00:05:32Alors ça c'est l'actualité du jour et des dernières heures.
00:05:35Vous avez certainement vu passer sur les réseaux,
00:05:38notamment ce bateau de croisière qui est arrivé aujourd'hui à Bordeaux.
00:05:41Un passager est décédé à bord des suites d'une infection de type gastro-entérite.
00:05:46Toutes les personnes à bord sont confinées.
00:05:47Le bateau de croisière qui s'appelle L'Ambition est arrivé des îles Shetland.
00:05:51Il est passé par Belfast, Liverpool, Brest.
00:05:54Et bien la capitainerie du port de Bordeaux a signalé le décès d'un homme
00:05:57suite à une infection de gastro-entérite.
00:05:59Il s'agit d'un Anglais de plus de 90 ans.
00:06:01Sachant que 50 autres passagers et membres d'équipage sont malades.
00:06:05Le bateau compte 1233 passagers et 514 membres d'équipage.
00:06:09Il y a plus de 1700 personnes qui sont à bord et qui sont désormais confinées
00:06:13sous le regard surpris certainement des Bordelais.
00:06:17Bonjour Léonard, merci d'être avec nous.
00:06:18Vous êtes serveur au restaurant La Belle Époque à Bordeaux.
00:06:21On voulait vous avoir parce que votre restaurant,
00:06:24il est sur les quais de Bordeaux et juste devant ce bateau.
00:06:29Alors il y a un bus qui passe, on n'a pas de chance,
00:06:30mais le voici ce bateau.
00:06:32Il est juste derrière vous.
00:06:34Merci de prendre le temps de nous répondre.
00:06:37Question très simple, quelle a été la réaction des Bordelais ces dernières heures
00:06:41en comprenant qu'une petite ville qui est flottante
00:06:45est à l'arrêt à Bordeaux avec potentiellement 1700 personnes
00:06:49soumises à une gastro-entérite.
00:06:51En tout cas pour le moment, c'est ce qu'on nous dit.
00:06:54Alors je pense que sincèrement, on va dire que les gens ne sont pas forcément du moins inquiets
00:06:59étant donné qu'il y a toujours souvent des bateaux qui sont bien évidemment devant
00:07:04posés dans ce secteur-là.
00:07:09Et non, je pense que pour l'instant, on va dire qu'il n'y a pas d'inquiétude.
00:07:14Le service suit son cours, le bon passe, les gens sont contents.
00:07:19Et voilà, donc pas d'inquiétude pour le moment sur la ville de Bordeaux.
00:07:23Est-ce que je peux vous demander, Léonard, si vous le voulez bien,
00:07:27d'essayer peut-être de lever un tout petit peu votre téléphone, de nous proposer ?
00:07:30Et merci beaucoup à vous.
00:07:33Cette image et ce bateau qui est gigantesque.
00:07:36Alors il y a une chose qu'il faut dire, c'est que vous avez l'habitude
00:07:39de voir des bateaux de croisière qui viennent, qui marquent un temps d'arrêt ici.
00:07:44Ce qui est plus surprenant, c'est qu'on a 1700 personnes qui sont confinées
00:07:47et qu'une personne vient de décéder.
00:07:48Qu'il y a bien sûr également ce contexte un petit peu anxiogène,
00:07:52pour le moins en tout cas, des derniers jours de l'antavirus.
00:07:55Est-ce que, même si vous me dites que vous êtes plutôt rassurés pour le moment
00:07:58et qu'il n'y a pas d'angoisse particulière,
00:08:01il y a peut-être cette idée d'une société qui est soumise de nouveau
00:08:07à une suspicion d'épidémie.
00:08:09Et la concomitance entre cette épidémie d'antavirus
00:08:13et ce bateau qui est taqué à Bordeaux peut poser aussi peut-être des questions.
00:08:19Je pense que oui, effectivement, les gens peuvent se poser des questions.
00:08:24Mais encore une fois, c'est vrai que, du moins en tout cas,
00:08:27pour aujourd'hui et pour les semaines,
00:08:30les gens sont quand même assez libres.
00:08:32Les gens sortent.
00:08:34Et je pense que pour l'instant, du moins, il n'y a pas forcément du coup de...
00:08:38Je vous interromps, Léonard. Merci beaucoup.
00:08:40Et on garde cette image et on vous remercie d'être intervenus
00:08:43parce qu'on va du côté du Sénat, désormais,
00:08:45où le gouvernement est interpellé sur la question de l'antavirus.
00:08:48J'ai une question sur le virus, donc j'aurai le temps d'y revenir tout au long de la
00:08:53séance.
00:08:54Concernant votre question qui est plus sur la coordination internationale
00:08:58pour permettre que la stratégie que nous avons voulue avec le Premier ministre,
00:09:02très protectrice, parce qu'on est au début de virus présent
00:09:06et donc il faut briser la chaîne de transmission.
00:09:08Maintenant, nous avons pris des mesures protectrices
00:09:13puisque toutes les personnes qui auraient été en contact
00:09:15sont actuellement hospitalisées, prises en charge avec des tests de batterie,
00:09:21qu'ils soient cliniques ou biologiques.
00:09:23Concernant votre question, on a avancé par rapport avec le Covid
00:09:26puisque l'alerte de l'Organisation mondiale de la santé,
00:09:30elle a été plus précoce, évidemment, avec des échanges d'informations
00:09:34qui se sont faits très rapidement,
00:09:36ce qui a permis au ministère, au ministère de la santé,
00:09:40au gouvernement de se mettre en ordre de marche
00:09:42pour pouvoir protéger nos concitoyens.
00:09:45Cette Organisation mondiale de la santé fait des points réguliers quotidiens
00:09:50avec des focus nationaux qui permettent déjà un échange d'informations
00:09:55et il y a aussi une coordination européenne
00:09:58entre le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies.
00:10:03Mais au-delà de ça, nous voulons que la France apporte
00:10:07ces mesures très protectrices
00:10:09et arrivent à convaincre l'ensemble des pays
00:10:12et notamment les plus près de nos frontières
00:10:15à adopter des mesures
00:10:17qu'on pourrait appeler de précautions
00:10:21mais qui permettent, je le crois,
00:10:23qui permettront de briser cette chaîne de transmission.
00:10:26Pour cette raison, j'ai organisé une réunion avec l'ensemble des ministres,
00:10:31avec de nombreux pays qui ont des nationalités qui étaient sur le bateau
00:10:35mais d'autres aussi pour pouvoir échanger sur les pratiques de chacun
00:10:39et pour pouvoir porter de la voix de la France
00:10:41que je poursuivrai dimanche à l'Assemblée générale de l'Organisation mondiale de la santé.
00:10:47Merci Madame la Ministre.
00:10:49Monsieur Pelva, pour quelques secondes, si vous le souhaitez.
00:10:51Merci Madame la Ministre.
00:10:52Vous l'avez rappelé, c'est vrai que la France a été plutôt en avant.
00:10:55Vous avez rappelé la coordination européenne
00:10:56mais c'est clair qu'aujourd'hui, il faut une coopération
00:10:58et vous le rappelez au niveau des autres pays
00:11:00et ça, c'est important.
00:11:01Donc on sera à vos côtés si vous avez besoin de quelque chose.
00:11:03Et en tout cas, je vous remercie encore une fois pour les éléments apportés.
00:11:07Merci. La parole est à Monsieur Henri Cabanel pour le groupe du Rassemblement démocratique.
00:11:11Voilà, pour le gouvernement et la ministre de la Santé précisément
00:11:14qui continuent de répondre aux interrogations de la représentation nationale.
00:11:18C'est vrai que tout n'a pas été dit, tout n'est pas su encore autour de cet antivirus
00:11:21et on continuera d'en parler dans quelques instants,
00:11:24notamment avec le docteur Rua et d'autres intervenants.
00:11:26Je voudrais juste qu'on finisse sur ce bateau
00:11:28parce que c'est quand même l'image forte de cette journée.
00:11:30On a une petite ville flottante qui est taquée, confinée,
00:11:331700 personnes dans un bateau sur le port de Bordeaux en plein centre-ville
00:11:38avec une suspicion d'un cas sévère de gastro-entérite
00:11:41puisque très malheureusement, un homme âgé de plus de 90 ans, nous dit-on, est décédé.
00:11:47Je voudrais proposer à Didier Harinaud, pourquoi pas,
00:11:50d'intervenir un instant avec nous, directeur général de Pro Tourisme.
00:11:55Bonjour Monsieur, merci d'être avec nous.
00:11:57Vous connaissez parfaitement le protocole des différents croisilleries.
00:12:01D'ailleurs, je rappelle que sur un bateau de croisière,
00:12:03il y a constamment un médecin et vous allez me le confirmer.
00:12:06Moi, la question que je me pose, Monsieur, c'est
00:12:09si on n'était pas actuellement dans cette crise autour de l'antivirus,
00:12:14est-ce qu'on aurait mis en place un tel protocole
00:12:16pour une suspicion donc de gastro-entérite pour le moment ?
00:12:19Nous en sommes là.
00:12:21Vous avez raison de vous poser la question.
00:12:24Et certainement que le principe de précaution a été mis en œuvre.
00:12:29un homme de 90 ans qui décède d'une gastro-entérite,
00:12:34c'est bien évidemment extrêmement triste,
00:12:36mais ça se produit partout et pas que sur les bateaux de croisière.
00:12:41A priori, il y a une cinquantaine de cas.
00:12:43Il est très fréquent, comme dans tous les univers confinés.
00:12:47Sur un bateau, les gens mangent, circulent, s'amusent,
00:12:53font des activités.
00:12:54Donc, il y a des interactions qui sont tout à fait considérables.
00:12:57Et on retrouve ça dans d'autres lieux où il y a une très grande promiscuité
00:13:02avec des épidémies de gastro-entérite.
00:13:05Mais effectivement, aller confiner la totalité des passagers,
00:13:10bloquer un bateau, faire monter des médecins à bord,
00:13:14faire des prélèvements pour un cas,
00:13:16on peut se poser la question de l'utilité et de la nécessité
00:13:22de mettre en place une telle procédure.
00:13:25Et effectivement, il n'y aurait pas eu le problème de l'antavirus.
00:13:31Je ne suis pas certain que la procédure aurait été la même,
00:13:35puisqu'en règle générale, il y a bien évidemment des prélèvements
00:13:39qui sont faits.
00:13:40Et ensuite, le bateau reprend le cours de son voyage.
00:13:45Donc, on voit bien qu'il y a une forme de paranoïa autour de la croisière.
00:13:51Et on mélange un petit peu tout d'ailleurs entre un virus qui peut être contagieux
00:13:56et une simple gastro-entérique.
00:13:58Alors, j'ai un médecin sur le plateau et je vous confirme que la gastro-entérite,
00:14:03c'est quand même extrêmement contagieux.
00:14:05Et la propagation est extrêmement rapide pour la gastro-entérite.
00:14:09Et en effet, sur un espace confiné, ça peut arriver, on l'a compris.
00:14:15Il n'est plus avec nous, le monsieur.
00:14:16Il n'est plus avec nous.
00:14:17Bon, c'est assez fréquent ce genre d'incident sur les bateaux.
00:14:21C'est vrai qu'on partage une multitude d'équipements.
00:14:24Plusieurs paquebots par an sont confinés.
00:14:27Et maintenant, il faut pour l'instant rester très très calme
00:14:31parce qu'on part d'une épidémie de gastro-entérite.
00:14:34Sauf qu'on attend des résultats d'analyse.
00:14:36Donc, il n'y a aucun rapport pour le moment entre l'antavirus et la gastro-entérite
00:14:40à moins que les analyses qui nous parviendront dans l'après-midi disent au contraire.
00:14:44A priori, l'antavirus ne donne pas de gastro-entérite.
00:14:47Donc déjà, ça peut éliminer.
00:14:49Ce n'est pas les mêmes symptômes.
00:14:50Ce n'est pas les mêmes symptômes.
00:14:51Il y a des problèmes d'insuffisance rénale, d'hémorragie,
00:14:53mais pas de gastro-entérite a priori.
00:14:55Après, il faut penser aussi à d'autres causes éventuelles,
00:14:58c'est-à-dire à une intoxication alimentaire,
00:14:59il y a la nourriture, un milieu clos,
00:15:02parce que le trajet du bateau n'est pas forcément évocateur d'un problème viral.
00:15:07Et les plaisanciers qu'on a vus sur ces images,
00:15:09qui pour l'instant prennent cela avec le sourire,
00:15:11ils peuvent accéder au pont, faire des petits coucous au bordelais.
00:15:14Donc pour l'instant, tout cela se passe de la meilleure façon possible.
00:15:18On attendra d'éventuelles analyses qui nous diront autre chose.
00:15:21Mais aucun rapport à ce stade avec l'antavirus,
00:15:24dont on va parler juste après la publicité.
00:15:27A tout de suite.
00:15:3215h21, la suite, 220 minutes infos.
00:15:34Judith Vintraud, Raphaël Stainville, Johan Usa et le docteur Roger Rua.
00:15:38La crise de l'antavirus.
00:15:39Emmanuel Macron qui a affirmé hier que la situation est sous contrôle,
00:15:43assurant que les meilleurs experts ont été consultés,
00:15:45que la France a pris un protocole très rigoureux,
00:15:49en prenant en compte de tous les éléments connus des scientifiques.
00:15:53Au total, 22 cas ont été identifiés en France.
00:15:55Ils ont tous été contactés, testés, hospitalisés ou en cours d'hospitalisation
00:15:59et font l'objet d'un suivi sanitaire rigoureux,
00:16:02indique de son côté la ministre de la Santé,
00:16:04ajoutant enfin qu'il n'y a pas d'élément en faveur d'une circulation diffuse du virus sur le
00:16:10territoire national.
00:16:10On va en parler bien sûr avec les invités.
00:16:12On va d'abord aller à l'hôpital Bichat, dans le nord de Paris.
00:16:15Augustin Donadieu qui nous attend.
00:16:17Bonjour à vous Augustin.
00:16:18Quatre cas contacts donc et surtout cette dame de 65 ans dans un état critique.
00:16:23Son état qui inquiète toujours particulièrement les médecins.
00:16:26Augustin.
00:16:30Oui tout à fait, cette dame a développé une forme cardiopulmonaire sévère de ce virus.
00:16:35Elle est intubée pour pouvoir respirer correctement.
00:16:37Et vous l'avez dit, c'est quatre autres passagers de ce navire
00:16:40qui sont des cas contacts isolés, en quarantaine renforcée.
00:16:44En France, on compte 27 Français touchés plus ou moins près par ce virus.
00:16:49On vient de parler de cinq d'entre eux.
00:16:51Il y en a 22 autres, huit cas contacts qui ont voyagé avec une malade
00:16:55et 14 autres qui ont passé quelques minutes dans un avion
00:16:59avec une passagère néerlandaise qui est morte de ce virus.
00:17:03Tout semble être sous contrôle.
00:17:04C'est en tous les cas ce qu'a annoncé effectivement Emmanuel Macron.
00:17:07Le gouvernement qui veille à ce que ce virus soit bien cadré
00:17:11et disparaisse de notre territoire.
00:17:13De nombreuses réunions sont organisées à Matignon, deux par jour.
00:17:16Une le matin avec les directeurs des cabinets des ministères concernés.
00:17:20Une le soir avec les ministres directement concernés.
00:17:24Il y a également la ministre de la Santé qui ce matin s'est entretenue
00:17:28avec les responsables des soignants en visioconférence.
00:17:31Ce soir, fin d'après-midi, elle sera avec ses homologues européens.
00:17:34Alors le gouvernement très attentif à ce virus,
00:17:36mais également les médias étrangers.
00:17:38Il y a quelques instants, il y avait des Espagnols.
00:17:40Sur ma droite, sur ma gauche, vous avez un média portugais
00:17:43qui enchaîne les directs pour tenir informé de sa population
00:17:46de ce qui se passe ici sur notre sol.
00:17:48Juste derrière, vous avez évidemment nos confrères des télénationales françaises.
00:17:52Vous avez également nos confrères de France 24 français, anglais, arabes.
00:17:57Vous avez vraiment quasiment toutes les nationalités de nos voisins
00:18:01qui sont ici, à côté de l'hôpital Bichat,
00:18:03pour suivre les dernières évolutions de l'antavirus sur le territoire français.
00:18:06Merci pour les précisions.
00:18:07Augustin Donadieu et les équipes CNews dans le 18e arrondissement de Paris.
00:18:10Donc devant cet hôpital Bichat.
00:18:13Avant de distribuer la parole, Félix Pirolas de la rédaction nous a rejoint
00:18:17parce qu'on parle beaucoup de ces cas contacts.
00:18:1922 personnes identifiées qui sont actuellement hospitalisées.
00:18:22On a bien compris, Augustin vient de nous le rappeler, Félix.
00:18:25Il y en a 8 qui sont à Paris ou en région parisienne.
00:18:28Où sont les 14 autres ?
00:18:29Eh bien, ils sont hospitalisés, vous l'avez dit, à Paris,
00:18:32à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière ou à l'hôpital Bichat.
00:18:37En gros, les 14 autres, ils sont tous dans des établissements de santé de référence ESR
00:18:42qui sont installés au sein des CHU.
00:18:45Ces établissements, il y en a 18 en France, tous répartis aux quatre coins de l'Hexagone.
00:18:49Regardez cette carte, il y en a également à Lille, à Nancy, à Lyon
00:18:54ou encore à Marseille.
00:18:56Ces hôpitaux, ce sont les seuls à être équipés de chambres d'isolement à pression négative.
00:19:01Ça veut dire que l'air ne peut pas sortir de la pièce sans être filtré.
00:19:05Et ces centres disposent également de machines d'oxygénation extracorporelles
00:19:10pour aider les poumons si nécessaires et d'unités de réanimation spécialisées.
00:19:14Une fois dans ces hôpitaux, Félix, en quoi consiste précisément le protocole ?
00:19:19Par exemple, les cinq Français qui ont séjourné à bord du navire sont placés en quarantaine à l'hôpital,
00:19:24ce qui permet une évaluation complète de leur situation médicale et épidémiologique.
00:19:29À l'issue de cette évaluation, ils sont soit maintenus en quarantaine, soit placés à l'isolement.
00:19:35La quarantaine, c'est pour les personnes exposées mais qui ne sont pas encore malades,
00:19:39tandis que l'isolement s'applique à une personne dont le test est positif
00:19:43ou qui présente les symptômes, la durée totale de ces mesures peut aller jusqu'à 42 jours.
00:19:48Même situation pour les cas contacts, ils sont immédiatement placés en quarantaine dans le milieu hospitalier.
00:19:55Les autorités estiment que ces cas contacts peuvent présenter un risque sérieux d'infection.
00:20:00Merci beaucoup Félix Pérolas de la rédaction de CNews pour toutes ces précisions.
00:20:03Ma première question, Roger Rua, elle concerne cette dame qui est hospitalisée à Marseille,
00:20:09qui est mise en quarantaine, qui est confinée, qui est dans ce protocole d'isolement à Marseille.
00:20:14Elle serait restée en contact dans un avion avec cette dame néerlandaise qui est malheureusement décédée, je crois.
00:20:22Cette dame néerlandaise qui est restée seulement quelques minutes dans l'avion.
00:20:27Donc, le test de positivité ou non de cette dame à Marseille est crucial et très important
00:20:35puisqu'il va nous donner une première information sur la façon dont ce virus,
00:20:40ce variant, cette souche mutante, comme nous l'ont expliqué les scientifiques hier lors de la conférence de presse,
00:20:47est contagieuse ou pas ?
00:20:49À quel point elle est contagieuse ou pas ?
00:20:51Parce que c'est vraiment l'interrogation des prochains jours.
00:20:53Connaître parfaitement le génome de ce mutant pour savoir à quel point il est contagieux.
00:20:58Tout à fait.
00:20:59Donc, d'abord, bien reconnaître le virus.
00:21:02Ça, c'est le travail des tests et des analyses qui sont faites.
00:21:06Et ensuite, effectivement, comme vous l'avez souligné, c'est un délai d'incubation
00:21:12qui, aujourd'hui, n'est pas très documenté parce qu'il n'y a pas beaucoup de cas
00:21:16tout au long de l'année et depuis de longues années, depuis 30 ans qu'on a eu ce virus.
00:21:19Donc là, on va avoir une impression rapide, probablement, du pouvoir contagieux de ce virus
00:21:26puisque quelques heures, quelques minutes, est-ce que c'est suffisant pour positiviser un test ou pas ?
00:21:31Je voudrais qu'on voit ce sondage CNews, CSA, pour vous montrer si les Français sont dans un climat de
00:21:41peur ou pas.
00:21:41Avez-vous peur de l'antavirus ?
00:21:43Question très simple posée à une partie représentative des Français.
00:21:49C'est un nom assez ferme. Est-ce qu'on en fait trop ? Est-ce que le gouvernement en
00:21:54fait trop ?
00:21:54Est-ce que les médias en font trop ?
00:21:56Je ne sais pas parce que le traumatisme de la Covid est encore très, très présent dans la population
00:22:00et je crois que le gouvernement l'a bien compris.
00:22:02Donc la ministre de la Santé a fait cette conférence de presse pour rassurer.
00:22:05On fait savoir à Matignon qu'il y a deux réunions chaque jour, une le matin, une le soir,
00:22:10pour gérer et apprécier la situation, coordonner ces réunions interministériales.
00:22:15Donc le gouvernement veut montrer qu'il agit, qu'il se préoccupe évidemment de la situation
00:22:19parce que je crois qu'il y a une inquiétude légitime quand même qui est en train de monter.
00:22:22Moi, c'est sur les conférences de presse d'hier qui m'ont inquiété.
00:22:25Et notamment, tiens, je vais demander à Martin Mazur si on peut entendre le docteur Lescure dans un instant.
00:22:30Le temps peut-être de donner la parole à Judith.
00:22:32Mais de déployer tous ces scientifiques, de retourner en effet dans notre inconscient
00:22:39et de nous rappeler ces conférences de presse qui étaient quotidiennes à l'époque,
00:22:43mais on verra ce qu'elles deviendront dans les prochains jours, en tout cas qui étaient quotidiennes à l'époque.
00:22:47Ces scientifiques qui disent une chose, qui en disent une autre.
00:22:50Monsieur Lescure, tiens, bon, écoutons-le.
00:22:51Monsieur Lescure de l'hôpital Bichat qui nous explique qu'on ne sait pas encore tout ce qu'il faut
00:22:56savoir.
00:22:57Si on va en Amérique latine avec le virus Andin, on n'a pas besoin de toutes ces précautions.
00:23:02Mais il y a une inconnue qui sera réglée dans quelques jours, c'est le séquençage complet du virus.
00:23:07Il n'est pas impossible qu'on soit en face d'un variant qui est muté avec des mutations
00:23:13qui puissent toucher une augmentation de la capacité de transmissibilité.
00:23:17Tant qu'on n'a pas ce séquençage complet du virus et qu'on ne l'a pas matché avec
00:23:22le virus Andin historique
00:23:23et qu'on n'est pas sûr qu'il y ait une cohérence, une concordance totale,
00:23:28on est obligé de prendre des mesures de précaution maximalistes.
00:23:32Une fois qu'on aura cette information, on va pouvoir dégrader les mesures de prévention
00:23:37dont on pense que les mesures simples et universelles suffisent.
00:23:41Alors je veux bien baisser d'un ton en termes d'alarmisme et en effet, écouter les scientifiques,
00:23:46nous dire que comme l'a dit la ministre tout à l'heure, on l'entendra également à partir de
00:23:4916h,
00:23:49on refera une page antivirus, il n'y a pas besoin de masque pour le moment.
00:23:52Mais moi j'ai un spécialiste infectiologue qui me dit, attendez, je ne sais pas tout sur ce virus,
00:23:56je ne connais pas sa contagiosité, donc moi je me dis attention danger.
00:24:00Oui, mais par rapport à la crise du Covid, je trouve qu'il y a un mieux.
00:24:04Et sur un exemple précis, ce sont les 22 Français rapatriés
00:24:09dont le gouvernement avait commencé à nous dire qu'ils se confineraient,
00:24:14ils s'autoconfineraient chez eux.
00:24:15Je me rappelle, on était ce jour-là en plateau.
00:24:19La question unanime c'était, mais quelle drôle d'idée,
00:24:22quand on a entre guillemets la chance que des gens spontaninés se retrouvent tous au même endroit,
00:24:26de les disperser avec retour à l'envoyeur au pays d'origine ?
00:24:31Bon, on a dit ça pendant 24 heures, au bout de 24 heures, le gouvernement a changé d'avis.
00:24:35J'y vois un progrès par rapport aux longues journées, aux longues semaines même,
00:24:42où le discours officiel ne collait absolument pas à la réalité,
00:24:48et où, en dépit de cette incohérence, évidemment, l'exemple de Sybeth Handiaï
00:24:53qui explique d'abord que les masques ne servent à rien.
00:24:55On nous a tout le monde dit tout et son contraire.
00:24:57En plus, qu'elle ne savait pas les mettre et que c'était probablement très très pas à la portée
00:25:03du premier venu.
00:25:05Donc, on progresse, je trouve.
00:25:07On va progresser dans nos discussions également,
00:25:09mais les 15h30, on marquait un nouveau point sur l'actu avec Audrey Bertheau qui nous a rejoint à la
00:25:13une.
00:25:14On en a parlé il y a quelques instants, plus de 1700 personnes qui sont actuellement confinées
00:25:17à bord d'un paquebot de croisière dans le centre de Bordeaux, sur les quais.
00:25:22En cause, le décès d'un passager et une suspicion d'infection digestive aiguë.
00:25:28Parmi les passagers, en majorité des Britanniques et des Irlandais,
00:25:31une cinquantaine ont manifesté des troubles gastro-intestinaux.
00:25:35Des analyses sont en cours pour détecter la présence éventuelle de neurovirus.
00:25:39L'inquiétude autour de l'antavirus, et on continuera d'en discuter dans un instant,
00:25:42les 22 Français identifiés comme cas contacts sont actuellement hospitalisés.
00:25:468 sont hospitalisés dans des hôpitaux parisiens, 14 se trouvent dans différentes villes de France.
00:25:53Hier, la ministre de la Santé a affirmé qu'il n'y avait pas d'éléments en faveur d'une
00:25:57circulation du virus
00:25:58sur le territoire national et que les cas contacts devaient rester hospitalisés au moins 14 jours.
00:26:03La ministre de la Santé auditionnée devant la Commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.
00:26:07Stéphane Eriste espère que dans les jours qui viennent, on aura la certitude de la non-mutation de ce virus.
00:26:15C'est ce qu'elle a déclaré à la mi-journée devant les députés.
00:26:18Je vous propose d'écouter un extrait.
00:26:20Je le rappelle, il n'y a pas d'épidémie d'antavirus dans le monde aujourd'hui.
00:26:26Et nous avons un seul cas dans notre pays.
00:26:30Ce virus, je le rappelle aussi, d'après les études scientifiques que nous avons aujourd'hui,
00:26:40semble moins contagieux que le Covid-19.
00:26:43Puisque, à l'heure d'aujourd'hui, dans les études dont nous disposons,
00:26:48dont certaines qui sont bien faites, publiées dans le New England Journal of Medicine,
00:26:52ce virus se transmet sur des contacts rapprochés.
00:26:58Dans l'actualité également, la proposition de loi née du scandale de Bétharame
00:27:02sera débattue à l'Assemblée le 1er juin.
00:27:04La députée Violette Spilbout appelle les parlementaires à déposer un nombre raisonnable d'amendements.
00:27:10Ce texte visera à renforcer la prévention des violences scolaires,
00:27:13l'accompagnement des victimes et les contrôles dans les établissements,
00:27:17notamment privés, sous contrat et internat.
00:27:19Écoutez la députée Violette Spilbout.
00:27:21Encore un parent sur trois, légitime, d'une façon ou d'une autre,
00:27:26la sanction, la violence liée à l'éducation des enfants
00:27:31et considère que quelque part c'est normal.
00:27:33Donc il y a aussi, au fond de tout ça, au-delà de l'action parlementaire, législative
00:27:37et de l'action gouvernementale et réglementaire,
00:27:40un sujet culturel dans notre pays.
00:27:42Et puis l'image de l'actualité internationale du jour,
00:27:45c'est Donald Trump qui est arrivé en Chine pour son sommet aux lourds enjeux globaux
00:27:49avec son homologue Xi Jinping.
00:27:50Selon l'administration américaine, Donald Trump entend faire pression
00:27:54pour que Pékin, partenaire stratégique et économique primordial de l'Iran,
00:27:58use de son influence pour une sortie de crise dans le Golfe.
00:28:02Volodymyr Zelensky, de son côté, a aussi appelé Donald Trump,
00:28:04a évoqué la fin de la guerre en Ukraine.
00:28:06Rendez-vous dans 30 minutes.
00:28:08Merci beaucoup Audrey Berthaud pour l'essentiel de l'actualité.
00:28:12On reviendra, je vous le disais, à partir de 16h sur tout ce qu'il faut savoir
00:28:14autour de cette crise d'antavirus et les dernières déclarations,
00:28:17notamment gouvernementales.
00:28:19Je voulais qu'on évoque Kylian Mbappé.
00:28:21Kylian Mbappé qui s'en prend au Rassemblement National, les amis.
00:28:25Dans une interview au magazine Vanity Fair,
00:28:27le capitaine des Bleus dit vouloir faire entendre sa voix contre le parti.
00:28:32Il rappelle qu'il est un citoyen avant d'être un footballeur.
00:28:35Voilà ce qu'il dit.
00:28:36Alors lisons ensemble.
00:28:37On a beau être un joueur de foot, on est avant tout citoyen, dit Kylian Mbappé.
00:28:40Nous ne sommes pas déconnectés du monde.
00:28:42Nous ne sommes pas déconnectés de ce qui se passe dans notre pays.
00:28:44Les gens pensent parfois parce qu'on a de l'argent, qu'on est célèbre.
00:28:49Ce genre de problème ne nous touche pas, mais moi ça me touche.
00:28:51Je sais ce que ça signifie.
00:28:52Quelles conséquences cela peut avoir pour mon pays
00:28:54lorsque des gens comme eux arrivent aux commandes comme eux ?
00:28:56Ils parlent du Rassemblement National.
00:28:57Donc oui, nous sommes des citoyens.
00:29:00Nous avons voix au chapitre comme tout le monde.
00:29:03Les gens comme eux.
00:29:04Raphaël Steinville, c'est le RN.
00:29:06Moi je trouve qu'il y a déjà beaucoup de dédain dans cette façon de s'exprimer.
00:29:10Est-ce qu'Mbappé, pardon de l'analogie,
00:29:15marquait un but contre son camp ?
00:29:16Pardon pour la métaphore.
00:29:18En fait, il y a plusieurs choses qui sont problématiques
00:29:20dans cette interview de Kylian Mbappé.
00:29:23Parce que d'autres joueurs de foot,
00:29:25Moi je n'ai rien contre le fait que des personnages publics,
00:29:30des sportifs puissent avoir une expression publique
00:29:33sur la politique de leur pays.
00:29:35Et d'une certaine manière, ça montre leur intérêt.
00:29:36Ce qui me dérange davantage, c'est lorsque d'un côté
00:29:39nous avons Kylian Mbappé en tant que capitaine
00:29:42qui s'engage et une parole qui est très engageante
00:29:46et qui est d'une certaine manière très loin d'apaiser les choses.
00:29:50Quand des partenaires en équipe de France de Kylian Mbappé,
00:29:54je pense notamment à Lucas Chevalier,
00:29:56pour avoir simplement retweeté une vidéo d'un ex-député LR
00:30:02considérant qu'il préférait voter RN plutôt que LFI,
00:30:07il s'est pris la meute.
00:30:09Donc il y a une sorte de délit d'opinion
00:30:11lorsque l'on confesse,
00:30:14ou plutôt qu'on soutient ne serait-ce qu'un message politique de droite.
00:30:18Et au contraire, lorsque vous avez Kylian Mbappé
00:30:20qui juge d'un mouvement
00:30:24avec des mots sans vraiment étayer
00:30:26véritablement plus son argumentation,
00:30:28tout d'un coup, il faudrait acquiescer
00:30:30et saluer le courage de Kylian Mbappé.
00:30:32Oui, je trouve ça problématique.
00:30:33Il y a une différence quand même, je trouve,
00:30:35entre Kylian Mbappé et les sportifs en général
00:30:38et qu'ils aient une opinion, pourquoi pas.
00:30:40C'est que Mbappé, il est le capitaine
00:30:42de l'équipe de France de football
00:30:44et il y a un devoir, je trouve, non écrit peut-être,
00:30:48mais rassembleur.
00:30:51Il rassemble 70 millions de Français
00:30:53derrière la tunique bleue.
00:30:54En tout cas, c'est l'ambition qu'il doit avoir
00:30:56et forcément que des propos comme ceux-ci sont excluants.
00:31:00Il y a un problème,
00:31:01et avec l'exemple de Lucas Chevalier
00:31:02soulevé par Raphaël il y a un instant,
00:31:06on comprend qu'il y a un problème
00:31:07de représentativité en fait dans le football
00:31:09et qu'il y a ces mono-opinions,
00:31:11c'est le camp du bien ou rien.
00:31:12Oui, enfin, on comprend surtout
00:31:15qu'il y a un réflexe moutonnier.
00:31:17Mbappé paye sa cotisation au camp du bien.
00:31:22C'est ça.
00:31:22Ce faisant, il ne pense évidemment
00:31:24qu'à sa tranquillité personnelle.
00:31:26Je le comprends d'ailleurs
00:31:26parce que dans ce monde-là
00:31:28et en général, dans les élites françaises,
00:31:32mieux vaut être de gauche
00:31:34et donner des gages
00:31:37à cette partie du paysage politique.
00:31:41Et peu importe si les électeurs français,
00:31:43eux, ne partagent pas
00:31:45une condamnation dont Raphaël disait
00:31:47à juste titre,
00:31:48qu'elle n'est absolument pas étayée.
00:31:51On sait très bien ce qui arrive
00:31:52quand ces gens-là arrivent au pouvoir.
00:31:55Ces gens-là, c'est quand même...
00:31:56Mais qu'est-ce qu'il y a ?
00:31:57C'est ça, en fait.
00:31:57C'est du conformisme.
00:31:58On a des exemples de villes.
00:32:00Non, mais c'est du conformisme total.
00:32:01De villes gouvernées
00:32:02par le Rassemblement national.
00:32:04Il n'y a pas de chasse aux étrangers.
00:32:06Il n'y a même pas de chasse
00:32:08aux étrangers clandestins
00:32:10ou de politiques différentes
00:32:11parce qu'un maire ne peut pas le faire.
00:32:13C'est un logiciel, Judith.
00:32:14Je ne vais pas vous l'apprendre.
00:32:15C'est un logiciel
00:32:16qui est inscrit depuis des dizaines d'années.
00:32:18Et on recrache, évidemment,
00:32:21ce qui est le produit
00:32:22de ce lavage de cerveau
00:32:23depuis des années.
00:32:25Jordan Bardella a répondu
00:32:26et on va entendre Marine Le Pen
00:32:27qui s'est exprimée également.
00:32:28Ça devient un fait politique.
00:32:30Jordan Bardella, le patron du RN.
00:32:32Et moi, je trouve que la réponse
00:32:34n'est pas à la hauteur.
00:32:34Je vous dis franchement,
00:32:36de se mettre à ce niveau-là,
00:32:38je trouve que ce n'est pas à la hauteur
00:32:39mais c'est soumis à vos commentaires.
00:32:40On peut peut-être l'afficher
00:32:41avec Martin en régie.
00:32:43Et moi, je sais ce qui arrive
00:32:44lorsque Kylian Mbappé quitte le PSG.
00:32:46Le club gagne la Ligue des champions
00:32:48et peut-être bientôt une deuxième fois.
00:32:50Donc référence au fait
00:32:51que Kylian Mbappé a quitté le PSG.
00:32:53D'ailleurs, en disant
00:32:54que le club n'était pas forcément
00:32:55à la hauteur avant de le quitter.
00:32:57Et puis ensuite,
00:32:57une fois le départ acté,
00:32:59vous connaissez la suite.
00:33:00Paris qui règne désormais sur l'Europe.
00:33:03Mais il faut se mettre à la place
00:33:04des responsables du RN
00:33:05qui en prennent quand même plein la tête
00:33:07depuis des années,
00:33:08si ce n'est des décennies.
00:33:09Et au bout d'un moment,
00:33:09c'est vrai qu'on a envie de répondre.
00:33:10Ils ont envie de répondre
00:33:11parce qu'ils en ont marre
00:33:12d'encaisser sans rien dire.
00:33:14C'est un peu toi-même, je trouve.
00:33:15Ça fait un peu court d'école
00:33:16la réponse de Jordan Bardella.
00:33:17Alors, qu'est-ce que je veux dire ?
00:33:18Alors, qu'est-ce qu'il faut faire ?
00:33:19Ne rien dire ?
00:33:19Non, je ne dis pas ça.
00:33:20Je n'ai pas de leçon
00:33:21à donner à qui que ce soit.
00:33:22Je dis juste que...
00:33:22Non, mais c'est quand même
00:33:23un peu insultant ces gens-là.
00:33:25Vous voyez ?
00:33:25Bien sûr.
00:33:25On est à la limite de l'insulte quand même.
00:33:28Donc moi, je ne lui reproche pas
00:33:29à Kylian Mbappé d'être engagé.
00:33:31Le problème, c'est qu'il n'est pas engagé
00:33:33quand, par exemple,
00:33:34Jean-Luc Mélenchon
00:33:35fait preuve d'un antisémitisme
00:33:37absolument monstrueux.
00:33:38Il n'est pas engagé
00:33:39lorsque Jean-Luc Mélenchon
00:33:40collabore avec les islamistes.
00:33:42Là, on ne l'entend pas
00:33:43sur aucun de ces sujets-là.
00:33:44C'est ça que je lui reproche.
00:33:45C'est un engagement
00:33:46qui est factice, en réalité.
00:33:48Et Judith l'a très bien dit.
00:33:49C'est une manière
00:33:50de donner des gages, absolument.
00:33:51C'est l'adoxa.
00:33:51Ça ne veut pas dire
00:33:52que Kylian Mbappé
00:33:52vote Jean-Luc Mélenchon.
00:33:53Je n'en ai aucune idée.
00:33:54Ce n'est pas le sujet.
00:33:57Je continue la discussion.
00:33:58Juste Marine Le Pen
00:33:59qui a réagi également.
00:34:02Kylian Mbappé,
00:34:03moi, quand il dit
00:34:04qu'on ne va pas gagner
00:34:04les élections,
00:34:05ça me rassure
00:34:05parce qu'il est parti
00:34:08du PSG
00:34:09au Real Madrid
00:34:10en disant que c'était
00:34:11pour gagner
00:34:12avec des champions.
00:34:13Entre-temps,
00:34:13le PSG a gagné
00:34:14avec des champions.
00:34:15Donc, somme toute,
00:34:15quand il dit
00:34:16que je ne veux pas
00:34:16que le RN gagne les élections
00:34:17ou que le RN ne va pas
00:34:18gagner les élections,
00:34:20qu'il continue.
00:34:20Ça me va bien.
00:34:21Il peut rester capitaine
00:34:22de l'équipe de France ?
00:34:23Est-ce qu'un capitaine
00:34:23de l'équipe de France de foot
00:34:24peut prendre des positions
00:34:25politiques comme ça ?
00:34:27Il peut prendre ses positions.
00:34:29Je crois que franchement,
00:34:30les gens qui aiment le foot
00:34:32sont quand même
00:34:33assez libres
00:34:34pour savoir
00:34:35pour qui ils veulent voter
00:34:37sans être influencés
00:34:40par M. Mbappé.
00:34:42Ce n'est pas la première fois,
00:34:43Raphaël Stainville,
00:34:43qu'Ilien Mbappé
00:34:44commet ce genre
00:34:45de déclaration
00:34:46en 2024.
00:34:47On se souvient
00:34:47de l'affaire Naël ?
00:34:48En législative.
00:34:49Non, mais de l'affaire Naël,
00:34:50bien sûr.
00:34:50Naël, le petit ange
00:34:51parti trop tôt.
00:34:52En effet, moi,
00:34:53je parle des législatives
00:34:54de 2024
00:34:55où il avait dit
00:34:56qu'il fallait aller voter
00:34:57pour battre le RN
00:34:58dans les urnes.
00:34:59Oui, mais je pense
00:35:00que ce que disait Judith
00:35:02est extrêmement vrai.
00:35:03C'est qu'il consent
00:35:04à aller dans le sens du vent,
00:35:08à verser dans le politiquement
00:35:10et le médiatiquement correct
00:35:11pour, d'une certaine manière,
00:35:13ne pas subir
00:35:14des questions
00:35:17ou des questions inquisitrices
00:35:18qui s'interrogeraient
00:35:19du silence
00:35:21d'un footballeur
00:35:22de premier plan
00:35:23qui ne condamnerait pas
00:35:25unanimement
00:35:25le RN.
00:35:27national.
00:35:28Mais c'est vrai
00:35:28que la question
00:35:30qui peut se poser
00:35:31est de savoir
00:35:32si, non pas un joueur,
00:35:33non pas un sportif,
00:35:34mais un capitaine
00:35:35d'une équipe de France
00:35:36peut s'engager.
00:35:39Parce que ça fait un peu
00:35:40la position
00:35:41de Kylian Mbappé
00:35:42et la position
00:35:43des footballeurs français
00:35:44avec le statut
00:35:45qui est le silence.
00:35:46Est-ce que dans l'équipe
00:35:48de France,
00:35:48tous les joueurs
00:35:49de l'équipe de France
00:35:49pensent que Kylian Mbappé,
00:35:51d'une certaine manière,
00:35:51en ayant posé
00:35:53comme principe,
00:35:54comme règle
00:35:54réglementaire
00:35:55qu'il fallait penser
00:35:56comme lui,
00:35:57est-ce que, d'une certaine manière,
00:35:57il n'interdit pas
00:35:59une expression
00:36:00d'autres joueurs
00:36:01qui, peut-être,
00:36:01pourraient penser différemment
00:36:03sans créer un conflit
00:36:04dont, bien évidemment,
00:36:06Didier Le Chant
00:36:06se passerait bien
00:36:07à quelques semaines
00:36:08de la Coupe du Monde
00:36:09de football ?
00:36:10Est-ce que ça peut mettre
00:36:11la Zizani
00:36:11dans le groupe France
00:36:12ces prochains jours ?
00:36:13Pourquoi pas ?
00:36:14Pourquoi pas ?
00:36:14Écoutez, tiens,
00:36:15ce qu'on pense
00:36:15à quelques Français.
00:36:16Excellent micro-trottoir
00:36:17réalisé par Jordan Florentin.
00:36:18Écoutez.
00:36:20Alors, non,
00:36:20je ne comprends pas
00:36:21parce que je trouve
00:36:21qu'on ne mélange pas
00:36:22le sport et la politique.
00:36:24Ce n'est pas sa place.
00:36:25Vous avez la même crainte ?
00:36:26Non, pas du tout.
00:36:27Oui, je comprends.
00:36:28Ah ben oui,
00:36:29parce que moi aussi,
00:36:30je suis contre.
00:36:31Je trouve qu'il est...
00:36:33qu'il est bête,
00:36:34tout simplement.
00:36:34Il est bête.
00:36:36Bête à manger du foin,
00:36:37moi, j'appelle ça.
00:36:38Mais non,
00:36:39ça m'est égal.
00:36:40De toute façon,
00:36:41je ne suis pas sûre
00:36:41que Kylian Mbappé
00:36:43soit décisif
00:36:44sur l'opinion des gens.
00:36:46Vous ne pensez pas
00:36:47que ça aura un impact ?
00:36:49Non, je ne pense pas.
00:36:50Alors, je pense que
00:36:51ce n'est pas parce qu'ils sont sportifs
00:36:53qu'ils n'ont pas d'opinion
00:36:54et ce n'est pas pour autant
00:36:54qu'ils ne devraient pas
00:36:55les exprimer.
00:36:56C'est une bonne chose
00:36:57qu'il ait faite.
00:36:58Après, ses opinions
00:36:59le regardent,
00:37:00mais je pense qu'il n'est pas
00:37:01dans le faux non plus.
00:37:02Il vient de certains milieux,
00:37:04il a eu une enfance,
00:37:05même si maintenant
00:37:06il a son statut.
00:37:08Il a vécu certaines choses,
00:37:09il a des amis,
00:37:10il a un entourage,
00:37:10donc je pense qu'il est
00:37:11assez apte à comprendre
00:37:12la situation
00:37:13et s'exprimer.
00:37:14Et sa prise d'opposition,
00:37:15pour vous,
00:37:16elle peut avoir une influence
00:37:17sur le vote ?
00:37:18Alors,
00:37:19je n'irai pas jusque-là non plus.
00:37:21Il va y avoir des élections,
00:37:22il va se passer certaines choses,
00:37:23mais au moins,
00:37:24il peut parler
00:37:25à une certaine population,
00:37:26à certaines personnes
00:37:27qui peut-être
00:37:28se reconnaissent en lui.
00:37:30C'est un joueur de football,
00:37:31mais il a une importance,
00:37:32donc c'est important
00:37:33pour lui d'en parler.
00:37:34Je pense que ce n'est pas bien dit.
00:37:36Je pense qu'il aurait dû dire
00:37:39je suis vraiment
00:37:42contre leurs idées.
00:37:44Il y a de gros risques
00:37:46s'ils arrivent au pouvoir,
00:37:47mais il faut pouvoir
00:37:48continuer à parler
00:37:51et à ne pas rejeter les gens.
00:37:55Bonjour Stéphane Bitton,
00:37:56merci d'être avec nous
00:37:57en vidéo,
00:37:58ancien rédacteur,
00:37:59en chef à l'équipe.
00:38:00Il est intéressant,
00:38:01ce micro-trottoir,
00:38:02je trouve,
00:38:02parce que déjà,
00:38:04quand vous donnez votre avis,
00:38:05il faut être irréprochable,
00:38:07sûr et en dehors du terrain.
00:38:08Ce n'est pas forcément
00:38:09le cas de Kylian Mbappé
00:38:10ces derniers temps.
00:38:12Il a reculé
00:38:13dans les sondages,
00:38:14d'ailleurs,
00:38:15des personnalités préférées
00:38:16des Français
00:38:16ces dernières années.
00:38:17J'ai entendu une dame
00:38:19dans votre micro-trottoir
00:38:20s'exprimer
00:38:21et dire qu'il était bête
00:38:22à manger du foin.
00:38:23Moi, je pense que
00:38:24Kylian Mbappé
00:38:25est tout sauf bête.
00:38:26Il est très bien entouré
00:38:27au niveau de sa communication,
00:38:29au niveau du sportif.
00:38:31Et pendant qu'on parle
00:38:32actuellement de lui
00:38:33sur le terrain de la politique,
00:38:35on oublie son terrain
00:38:37principal d'expression
00:38:38qui est celui du sportif,
00:38:40qui est une véritable catastrophe
00:38:41si on réalise
00:38:44ce qu'il a pu faire,
00:38:45quitter le Paris Saint-Germain
00:38:46pour enfin gagner
00:38:48la Ligue des champions.
00:38:49sa saison est totalement blanche
00:38:51avec le Real Madrid.
00:38:53C'est Barcelone,
00:38:54l'ennemi juré du Real
00:38:56qui est champion.
00:38:57Aucun titre en Espagne.
00:38:59Donc, effectivement,
00:39:01ça devient compliqué
00:39:03pour Kylian Mbappé.
00:39:05Et donc,
00:39:07pendant qu'on parle de ça,
00:39:09on ne parle pas du reste.
00:39:10Et le reste,
00:39:10c'est que sportivement,
00:39:11ça a été une catastrophe.
00:39:13Si vous rajoutez en plus
00:39:15la victoire du PSG
00:39:17l'année dernière
00:39:18en Ligue des champions
00:39:20auquel est venu
00:39:21se rajouter déjà
00:39:22la finale
00:39:23cette année du PSG
00:39:24qui sera peut-être,
00:39:26probablement,
00:39:26sait-on jamais,
00:39:27mais il n'y a plus
00:39:28qu'une chance sur deux,
00:39:30une deuxième Coupe d'Europe.
00:39:31On se rappelle
00:39:32ce qu'il avait pu déclarer
00:39:33précédemment.
00:39:34Donc, effectivement,
00:39:35je pense qu'en com',
00:39:37on appelle ça
00:39:38allumer un contre-feu.
00:39:39Et c'est ce qui a fait
00:39:40Kylian Mbappé.
00:39:41On parle politique.
00:39:42Alors, qu'il soit exprimé,
00:39:43il est libre.
00:39:45C'est ce qu'ont dit
00:39:46les gens
00:39:47que vous avez interrogés,
00:39:48que les gens
00:39:49du Front National
00:39:50ou du Rassemblement
00:39:52National
00:39:53lui répondent
00:39:54c'est de bonne guerre aussi.
00:39:56Moi, je trouve
00:39:56qu'il n'y a rien
00:39:56de choquant.
00:39:57Souvent, on reproche
00:39:58aux sportifs
00:39:59de ne pas s'exprimer.
00:40:00Ils s'expriment,
00:40:01ça n'engage que lui,
00:40:02finalement.
00:40:03Et puis,
00:40:04en face,
00:40:04on lui répond.
00:40:05C'est normal aussi.
00:40:06Et pendant ce temps-là,
00:40:07on ne parle pas du sport.
00:40:09Et je pense qu'il attend
00:40:10avec impatience
00:40:11la Coupe du Monde
00:40:12qui est la dernière possibilité
00:40:14pour lui
00:40:15de se racheter
00:40:17sportivement
00:40:18d'une saison
00:40:19qui a été
00:40:19tout simplement
00:40:20catastrophique.
00:40:21Et je ne vous parle pas
00:40:22de l'ambiance
00:40:22dans le vestiaire
00:40:23du Real
00:40:24qui est,
00:40:24paraît-il,
00:40:26cataclysmique.
00:40:27Et avec des pros,
00:40:29des contres
00:40:32Kylian Mbappé,
00:40:33bref,
00:40:33des clans
00:40:34dans le vestiaire
00:40:34qui ont miné
00:40:35la saison
00:40:36des Madrilènes
00:40:37et qui font qu'aujourd'hui,
00:40:39pendant qu'on parle de ça,
00:40:40on ne parle pas
00:40:41de ce pourquoi
00:40:43normalement
00:40:43on s'intéresse
00:40:44à Kylian Mbappé,
00:40:45c'est-à-dire le sport.
00:40:46Stéphane,
00:40:46je trouve que ça nous donne
00:40:48quand même
00:40:48une lecture
00:40:49assez claire
00:40:50de ce qu'est le milieu
00:40:51du football,
00:40:52qu'il soit amateur
00:40:53ou professionnel d'ailleurs.
00:40:55Et ça nous donne
00:40:55l'impression
00:40:56que le monde du football,
00:40:57finalement,
00:40:58il est tout à fait
00:40:58semblable
00:40:59à notre société.
00:41:01Il n'y a qu'une seule
00:41:02position acceptable,
00:41:05c'est celle
00:41:05d'être contre
00:41:06le Rassemblement National
00:41:07et en cela,
00:41:08le football est à l'image
00:41:09de notre société.
00:41:11Exactement,
00:41:11c'est ce que je dis souvent
00:41:12à chaque fois
00:41:13que j'interviens
00:41:13sur votre entête
00:41:14quand on parle d'incidents
00:41:15dans des stades
00:41:17ou des choses comme ça.
00:41:18Le football est
00:41:19et a toujours été
00:41:20à l'image de la société
00:41:22et aujourd'hui,
00:41:23effectivement,
00:41:23il est politiquement correct
00:41:25de dire du mal
00:41:27ou en tous les cas
00:41:28de ne pas souhaiter
00:41:30l'arrivée
00:41:31du Rassemblement National
00:41:33à la tête de l'État
00:41:34puisque les sondages
00:41:35pour l'instant
00:41:36vont dans ce sens-là.
00:41:37Après,
00:41:38je pense que
00:41:39les Français
00:41:39ne sont pas plus bêtes
00:41:40que d'autres
00:41:41et le moment venu,
00:41:44je ne pense pas
00:41:45que l'influence
00:41:46de Kylian Mbappé
00:41:48ou d'un autre
00:41:50aura son mot à dire
00:41:51par rapport au choix
00:41:52du bulletin
00:41:53que chacun
00:41:54et chacune
00:41:55mettront dans l'urne
00:41:56le jour venu.
00:41:57Merci beaucoup,
00:41:58Stéphane Bitton.
00:41:59C'est toujours un plaisir
00:41:59de vous avoir
00:42:00et de vous parler,
00:42:01ancien rédacteur en chef
00:42:02à l'équipe.
00:42:03Oui, Johan ?
00:42:03Je ne crois pas
00:42:04que le football
00:42:04soit à l'image
00:42:05de la société.
00:42:06Dans les sondages,
00:42:0630 à 35 % des Français
00:42:08s'apprêtent à voter
00:42:09pour le Rassemblement National
00:42:10à l'élection présidentielle.
00:42:11Il n'y a pas un seul joueur
00:42:12de football
00:42:13qui osera dire publiquement
00:42:14qu'il vote
00:42:15pour le Rassemblement National.
00:42:16Ce n'est pas du tout
00:42:17à l'image de la société.
00:42:18Non, mais c'est à l'image
00:42:19de...
00:42:19Je l'ai peut-être mal exprimé.
00:42:21Ce que je veux dire,
00:42:21c'est que c'est à l'image
00:42:23du courant de pensée officiel,
00:42:25de ce qui peut être dit
00:42:26dans les médias.
00:42:27Ce qui est acceptable.
00:42:28J'ai parlé de ce qui est acceptable.
00:42:29Je n'ai pas dit
00:42:30de ce qui est voulu,
00:42:31de ce qui est pensé
00:42:33fondamentalement par les gens.
00:42:33J'ai dit de ce qui est acceptable.
00:42:35Et en cela,
00:42:36voilà ce discours
00:42:37du bien-pensant,
00:42:38le discours
00:42:39dont on parle,
00:42:40évidemment,
00:42:40dont on a beaucoup parlé
00:42:41à travers la commission
00:42:42sur le 2 visuel.
00:42:43Voilà cette bien-pensance
00:42:45qui fait la loi
00:42:47dans ce pays.
00:42:47Il y a quand même
00:42:48un côté gênant.
00:42:50C'est qu'une partie du public
00:42:52qui adore Mbappé
00:42:54et à laquelle il s'adresse
00:42:56est déjà infusée
00:42:58à la victimisation.
00:42:59C'est ça qu'il y a
00:43:00en filigrane
00:43:01de sa Cour d'adaptation
00:43:01du Rassemblement national.
00:43:03Il dit
00:43:03je ne veux pas
00:43:04ce qui arriverait
00:43:05à mon pays.
00:43:06Mais il y a sa couleur de peau.
00:43:08Il y a le fait
00:43:09que des jeunes
00:43:10s'identifient
00:43:11à son trajectoire,
00:43:13à son parcours
00:43:13qui est vraiment
00:43:17une position
00:43:18obtenue
00:43:19grâce à ses propres mérites
00:43:21et puis aussi
00:43:22grâce à tout ce
00:43:22que son pays
00:43:23a fait pour lui
00:43:24parce qu'il a pu bénéficier
00:43:25d'entraînement,
00:43:27d'aide,
00:43:28etc.
00:43:29Et malgré tout...
00:43:31Pardon,
00:43:32mais je pense que
00:43:32Kylian Mbappé
00:43:33aurait pu réussir
00:43:33dans n'importe quel pays
00:43:34tant le talent
00:43:35du joueur est immense
00:43:36et tant sa précocité
00:43:38était visible
00:43:38dès le plus jeune âge.
00:43:40Le Français
00:43:40a quitté à sa réussite.
00:43:42Ce n'est pas en Espagne
00:43:44qu'il a grandit.
00:43:45On peut aussi dire
00:43:45que Kylian Mbappé
00:43:45a fait rayonner la France
00:43:46ces dernières années.
00:43:48Ça n'enlève rien
00:43:49à ses propres mérites.
00:43:50Mais n'empêche
00:43:51qu'il doit beaucoup
00:43:53à la France
00:43:53qui a su
00:43:55d'une part
00:43:56les exploiter
00:43:56mais aussi
00:43:57les faire grandir.
00:43:59Et c'est le contraire
00:44:01de cette victimisation.
00:44:02Surtout qu'ils vivent
00:44:03dans des réalités
00:44:03qui sont tellement différentes
00:44:04aujourd'hui
00:44:05que c'est difficilement audible.
00:44:06Quand bien même
00:44:07c'est un gamin de Bondi
00:44:08qu'en effet
00:44:09il vient d'un milieu populaire
00:44:11des parents
00:44:12issus de l'immigration
00:44:13mais ça reste
00:44:14un joueur
00:44:15et une personnalité
00:44:16et ce n'est pas de sa faute.
00:44:17C'est comme ça.
00:44:18C'est le système qui veut ça.
00:44:18Il est complètement hors sol
00:44:19aujourd'hui.
00:44:20Il vit dans un environnement
00:44:21qui est...
00:44:21On parle de sa trajectoire
00:44:22mais c'est vrai que
00:44:22Kylian Mbappé
00:44:24aujourd'hui
00:44:24il appartient
00:44:25à ce bloc éditaire
00:44:26et il pense
00:44:27comme les éditeurs.
00:44:29Il est dans le moule.
00:44:30Il est dans le moule
00:44:30comme les autres finalement.
00:44:32Courte pause.
00:44:33On se retrouve.
00:44:34On reparle de l'antavirus.
00:44:35Pas mal de choses
00:44:36à évoquer également
00:44:38Emmanuel Macron.
00:44:39Emmanuel Macron
00:44:39à la tournée d'adieu
00:44:41célébrée par
00:44:42Yohann Uzaï
00:44:43notamment ces derniers jours.
00:44:45Ça va être long quand même.
00:44:47Non mais il nous en a fait
00:44:48une belle également
00:44:49le président de la République
00:44:51là ces dernières heures aussi.
00:44:53À quel sujet ?
00:44:54On va en parler.
00:44:55Non c'est Florian Tardif
00:44:56qui nous révèle des choses.
00:44:58Bien sûr.
00:44:59Notre ami journaliste
00:44:59de Paris Match
00:45:00qui nous donne
00:45:01des indiscrétions
00:45:02sur cette fameuse gifle
00:45:03à la sortie
00:45:04de l'avion présidentielle.
00:45:06On en parle dans un instant.
00:45:11Il est presque 16h.
00:45:13Bienvenue.
00:45:14Si vous nous rejoignez
00:45:14en direct sur CNews
00:45:15la suite de 120 minutes info.
00:45:16C'est d'abord
00:45:17l'essentiel de l'actualité
00:45:18en une minute
00:45:19avec Audrey Bertheau.
00:45:20Plus de 1700 personnes
00:45:21sont actuellement confinées
00:45:23à bord d'un paquebot
00:45:23à Bordeaux
00:45:24en cause le décès
00:45:25d'un passager
00:45:26et une suspicion
00:45:28d'infection
00:45:29digestive aiguë.
00:45:30La préfecture de Gironde
00:45:31a précisé
00:45:32que la personne décédée
00:45:33avait 92 ans
00:45:34qu'elle était de nationalité
00:45:35britannique
00:45:36et qu'elle était décédée
00:45:37d'un arrêt cardiaque.
00:45:38Aucun lien à ce stade
00:45:39n'a été établi
00:45:41avec l'épisode
00:45:41de gastro-entérite.
00:45:43L'inquiétude
00:45:44également autour
00:45:44de l'antavirus.
00:45:45Les 22 Français
00:45:46identifiés
00:45:47comme cas contact
00:45:47sont actuellement hospitalisés.
00:45:49Il n'y a pas
00:45:50de diffusion
00:45:50dans la population
00:45:51de ce virus
00:45:52a déclaré
00:45:53la ministre de la Santé.
00:45:54Une nouvelle réunion
00:45:55aura lieu à Matignon
00:45:56à 18h.
00:45:58Et enfin
00:45:58Donald Trump
00:45:59est arrivé en Chine
00:46:00pour un sommet
00:46:01aux lourds enjeux.
00:46:02Le président américain
00:46:03veut faire pression
00:46:04pour que Pékin
00:46:04partenaire stratégique
00:46:05et économique de l'Iran
00:46:07use de son influence
00:46:08pour une sortie de crise
00:46:09dans le Golfe.
00:46:10Volodymyr Zelensky
00:46:11de son côté
00:46:12a aussi appelé
00:46:12Donald Trump
00:46:13à évoquer la fin
00:46:14de la guerre en Ukraine.
00:46:15Et on en parlera
00:46:15en fin d'émission.
00:46:16Merci beaucoup Audrey.
00:46:18A tout à l'heure
00:46:18pour un nouveau point
00:46:19avec tu.
00:46:19Judith Ventraud,
00:46:20Raphaël Steinville,
00:46:20Johan Uzaï
00:46:21et le docteur Roger Rua
00:46:22toujours en plateau.
00:46:24Ce n'est pas commun
00:46:24quand même
00:46:25ce qui se passe
00:46:26à Bordeaux
00:46:27en plein centre-ville
00:46:27avec ce navire,
00:46:29cet énorme paquebot,
00:46:30cette petite ville flottante
00:46:31de 1700 passagers
00:46:33confinés.
00:46:34Alors on a commencé
00:46:35l'émission tout à l'heure
00:46:36en évoquant ce passager
00:46:38tristement décédé
00:46:39à l'âge de 92 ans.
00:46:41C'est la préfecture de Gironde
00:46:42qui communique
00:46:43ces dernières minutes
00:46:43et on comprend
00:46:44un petit peu mieux
00:46:44et Audrey a commencé
00:46:46à l'expliquer
00:46:46il y a un instant.
00:46:47C'est une personne
00:46:48âgée de 92 ans
00:46:49britannique
00:46:50décédée à bord
00:46:51d'un arrêt cardiaque.
00:46:53Finalement,
00:46:53c'est l'information
00:46:54qu'on obtient désormais.
00:46:56Ce décès est intervenu
00:46:57pendant l'escale du bateau
00:46:58à Brest
00:46:58le 11 mai.
00:46:59A ce stade,
00:47:00aucun lien n'est établi
00:47:01avec l'épisode par ailleurs
00:47:02de Gastro-Enterrite
00:47:03qui serait en course
00:47:05sur ce bateau confiné
00:47:06qui compte 1233 passagers,
00:47:08514 membres d'équipage.
00:47:10L'un des passagers
00:47:12est de nationalité française
00:47:13nous y tournons également.
00:47:14Donc plus de 1700 personnes
00:47:15qui sont quand même confinées
00:47:16qui pour l'instant,
00:47:18selon les témoignages à Bordeaux,
00:47:20sont sur le pont,
00:47:21font des petits signes
00:47:21au bord de l'Est.
00:47:22Ça semble se passer
00:47:23plutôt correctement.
00:47:24Il ne faudrait pas
00:47:25que ça dure trop longtemps.
00:47:26Félix Perolas nous a rejoint
00:47:27pour un petit point quand même
00:47:30des précisions avec vous.
00:47:31Félix,
00:47:31que sait-on précisément
00:47:32donc à 16h ?
00:47:33Eh bien,
00:47:34on sait que le navire
00:47:35appartient à la compagnie
00:47:36Ambassadeur Cruise Line.
00:47:37C'est une compagnie de croisière.
00:47:40Il est parti des îles
00:47:41Shetland le 6 mai.
00:47:43Il a fait escale à Belfast,
00:47:45à Liverpool,
00:47:46à Brest,
00:47:47puis il est arrivé à Bordeaux
00:47:49où il doit repartir vers l'Espagne.
00:47:51Mais au moment où on se parle,
00:47:52il est à Bordeaux,
00:47:54à Quai,
00:47:54au centre-ville,
00:47:55à bord de ce paquebot.
00:47:56On sait qu'il y a
00:47:581233 passagers,
00:47:59514 membres d'équipage.
00:48:01Ces passagers sont pour la plupart
00:48:03britanniques ou irlandais.
00:48:05Un passager
00:48:05et deux nationalités françaises.
00:48:08Parmi eux,
00:48:08une cinquantaine ont manifesté
00:48:10des symptômes
00:48:11et des analyses sont en cours
00:48:12pour détecter la présence
00:48:14éventuelle de norovirus.
00:48:16Le norovirus,
00:48:17c'est le responsable
00:48:18de ce qu'on appelle communément
00:48:19la gastro-entérite hivernale.
00:48:22C'est un virus très contagieux
00:48:23mais contrairement à l'antavirus
00:48:25dont nous parlions,
00:48:26il est très rarement dangereux
00:48:28pour les personnes en bonne santé.
00:48:30Dans le détail,
00:48:31un malade peut contaminer
00:48:322 à 7 personnes.
00:48:3420 à 30 % des passagers
00:48:36peuvent être touchés
00:48:37lors d'un cluster en lieu fermé
00:48:39comme une croisière par exemple
00:48:41et la maladie présente
00:48:42un taux de mortalité
00:48:43de 0,1 %.
00:48:45Merci beaucoup,
00:48:46Félix Perolas,
00:48:47pour toutes les précisions.
00:48:48Je voudrais accueillir
00:48:49Agnès Ricard-Hibbon
00:48:50qui est avec nous
00:48:51par vidéo,
00:48:52médecin urgentiste,
00:48:53porte-parole
00:48:53de SAMU Urgence de France.
00:48:55Bonjour madame.
00:48:56Alors,
00:48:56évidemment qu'on vous a invité
00:48:59pour principalement parler
00:49:00de l'antavirus
00:49:01et on va y venir
00:49:02dans une poignée de secondes.
00:49:03Je voulais juste profiter
00:49:04de vous avoir
00:49:05en tant qu'urgentiste
00:49:06pour évoquer ce bateau
00:49:08à quai parce que c'est assez inédit
00:49:09tout de même de voir ça
00:49:10en plein centre-ville de Bordeaux.
00:49:12Et juste une ou deux
00:49:13petites questions rapides.
00:49:14Si on n'était pas franchement
00:49:15entre nous
00:49:16dans cette crise d'antavirus,
00:49:17est-ce que vous pensez
00:49:18qu'on aurait mis
00:49:18un tel protocole
00:49:20en place
00:49:20sur les quais de Bordeaux ?
00:49:22C'est sûr que
00:49:24l'histoire récente
00:49:26fait qu'il y a
00:49:26un principe de précaution
00:49:27mais ceci dit,
00:49:28à chaque fois qu'il y a
00:49:30des événements
00:49:30comme ça infectieux,
00:49:32il y a quand même
00:49:32une procédure,
00:49:33il y a le smurf maritime
00:49:34qui a été dépêché sur place
00:49:36pour faire les examens
00:49:37et voir s'il y avait
00:49:39des patients
00:49:40qui avaient besoin
00:49:40d'être évacués
00:49:41et pris en charge
00:49:42en hospitalier.
00:49:44Donc le smurf maritime
00:49:45est habitué
00:49:46à faire ça
00:49:47et se mettre en lien
00:49:48avec les médecins
00:49:49sur le paquebot
00:49:50et assure ce type
00:49:52de prise en charge.
00:49:53Donc qu'il y ait
00:49:54un principe de précaution
00:49:55en attendant
00:49:56d'avoir les résultats
00:49:58pour être sûr
00:49:59que c'est bien
00:49:59une gastroenterite
00:50:00et pas autre chose
00:50:02est tout à fait normal.
00:50:04Donc quoi qu'il arrive,
00:50:05quelle que soit la situation
00:50:06et une crise sanitaire
00:50:08ou une autre,
00:50:08on aurait tenu
00:50:09ce protocole-là
00:50:10selon vous ?
00:50:11Alors je ne peux pas
00:50:14complètement être affirmative,
00:50:15on est au tout début
00:50:16d'une histoire,
00:50:17mais qu'il y ait
00:50:18un principe de précaution
00:50:19qui s'applique
00:50:20lorsqu'il y a
00:50:21une cinquantaine
00:50:22de personnes
00:50:22qui sont touchées,
00:50:23ce n'est pas choquant.
00:50:25Ce qui est surtout important,
00:50:26c'est qu'il y ait
00:50:28une prise en charge médicale,
00:50:29ce qui a été le cas
00:50:30par le smurf maritime
00:50:31coordonné par le SEMU.
00:50:33On marche sur des oeufs,
00:50:34on voit bien avec tout
00:50:34ce qui est escalitaire
00:50:35ces dernières jours
00:50:37et on l'entend bien madame.
00:50:38Ça nous renvoie bien sûr
00:50:39aux passagers du MV Ondius,
00:50:41ce fameux bateau
00:50:42en provenance du Soya
00:50:43en terre de feu
00:50:44et les premiers cas
00:50:46d'antavirus.
00:50:47Et ça nous renvoie
00:50:48à cette question.
00:50:49Et si on avait gardé
00:50:51ces personnes,
00:50:52cas contact
00:50:52ou infectées
00:50:53à bord du bateau,
00:50:54nous n'en serions peut-être
00:50:56pas là aujourd'hui ?
00:50:58Alors là,
00:50:59je vais avoir
00:50:59une réponse assez claire.
00:51:03pour une pathologie
00:51:04aussi grave
00:51:05avec un taux de mortalité
00:51:07élevé,
00:51:08on ne pouvait pas
00:51:09prendre en charge
00:51:09des patients
00:51:10sur le bateau.
00:51:11Donc il y a deux choses.
00:51:12Il y a d'une part
00:51:13dans un milieu confiné
00:51:14pour un virus
00:51:15qui se transmet
00:51:16par voie aérienne,
00:51:18c'était une mise en danger
00:51:20des patients
00:51:22qui allaient bien
00:51:23au départ
00:51:24dans le bateau.
00:51:25Donc c'est mise en danger
00:51:26de la vie d'autrui.
00:51:27Et le fait
00:51:28de ne pas pouvoir
00:51:28les prendre en charge
00:51:29avec les services
00:51:30de réanimation
00:51:31et comme il s'aggrave
00:51:32rapidement,
00:51:33il faut une mise
00:51:33en réanimation
00:51:34très vite
00:51:35avec de la haute technicité,
00:51:36c'était de la non-assistance
00:51:38à personne en danger.
00:51:39Donc c'était
00:51:40complètement logique
00:51:41qu'il y ait
00:51:42une prise en charge
00:51:43des patients
00:51:44du bateau
00:51:45et qu'ils soient adressés
00:51:46dans les services spécialisés.
00:51:47Bon, alors on comprend
00:51:48évidemment
00:51:49pour les cas
00:51:50qui étaient atteints,
00:51:50mais c'est peut-être
00:51:51un petit peu moins évident
00:51:53pour les personnes
00:51:54cas contact
00:51:55qu'on aurait pu garder
00:51:56sous la main.
00:51:57Et encore une fois,
00:51:59je n'ai pas votre
00:51:59degré de spécialité,
00:52:01mais on se dit
00:52:02que pour juguler
00:52:02une épidémie,
00:52:03plus on le fait vite
00:52:04et mieux c'est.
00:52:06Et c'est en cela
00:52:06qu'on se pose
00:52:07ces questions.
00:52:08On est en 2026,
00:52:09on est capable
00:52:09d'apporter
00:52:10un minimum de confort
00:52:11à ces personnes,
00:52:12peut-être
00:52:13des bateaux
00:52:16médicalisés
00:52:16ou d'autres types
00:52:18de supports
00:52:18qui auraient pu
00:52:19quand même
00:52:20permettre
00:52:20de contenir ces gens.
00:52:22Mais on ne va pas
00:52:22refaire le débat
00:52:22puisque de toute façon,
00:52:24ces gens-là,
00:52:24ils ont été disséminés
00:52:25dans la nature
00:52:26et que maintenant,
00:52:27l'objectif,
00:52:27c'est de contrôler
00:52:28tout cela,
00:52:29les allées et venues
00:52:29des uns et des autres
00:52:30et de pouvoir savoir
00:52:31où se trouve chacun.
00:52:33Vous restez avec nous,
00:52:33je rappelle à noter
00:52:34les spectateurs
00:52:34qu'Emmanuel Macron
00:52:35a affirmé que la situation
00:52:36est sous contrôle,
00:52:37il est sûr que les meilleurs
00:52:37experts ont été consultés,
00:52:39que la France a mis en place
00:52:40un protocole très rigoureux,
00:52:4122 cas contacts
00:52:42identifiés en France,
00:52:43tous testés,
00:52:45hospitalisés
00:52:45ou en cours d'hospitalisation
00:52:47et qui font l'objet
00:52:48d'un suivi rigoureux,
00:52:49nous a indiqué
00:52:50la ministre de la Santé,
00:52:51ajoutant,
00:52:52et c'est très important
00:52:53de le rappeler
00:52:53qu'il n'y a pas
00:52:54d'éléments à ce stade
00:52:56en faveur d'une
00:52:56circulation diffuse
00:52:59du virus
00:53:00sur le territoire national.
00:53:01Augustin Donadieu
00:53:02à l'hôpital Bichat,
00:53:03on rappelle que
00:53:03quatre de nos compatriotes
00:53:05sont des cas contacts
00:53:06et sont hospitalisés,
00:53:07une femme de 65 ans
00:53:08par ailleurs
00:53:09est dans un état critique,
00:53:10son état qui inquiète
00:53:11de plus en plus
00:53:12les soignants.
00:53:12Augustin ?
00:53:16Oui, tout à fait,
00:53:17elle est toujours
00:53:17en réanimation,
00:53:18atteinte d'une forme grave
00:53:20de ce virus,
00:53:21l'antavirus,
00:53:22elle a développé
00:53:22une forme cardiopulmonaire
00:53:24sévère,
00:53:25elle est intubée
00:53:25pour pouvoir respirer
00:53:27et rester en vie,
00:53:28ses jours sont en danger,
00:53:29vous l'avez compris,
00:53:30elle fait partie
00:53:30de ces cinq passagers
00:53:31qui sont dans l'hôpital Bichat,
00:53:34juste derrière moi,
00:53:35vous l'avez dit,
00:53:36quatre autres passagers
00:53:37qui sont sous quarantaine
00:53:39renforcés
00:53:40dans des chambres individuelles
00:53:41testées à de multiples reprises
00:53:44durant la journée
00:53:44pour détecter ce virus
00:53:46si jamais ils en sont porteurs,
00:53:48pour le moment
00:53:48ça n'est pas le cas,
00:53:49ils sont négatifs,
00:53:50aucun symptôme,
00:53:51mais ils restent évidemment
00:53:52sous très haute surveillance,
00:53:54même chose
00:53:54pour les 22 autres cas contacts
00:53:57qui ont été recensés
00:53:58en France,
00:53:59les huit premiers
00:53:59c'est ceux qui étaient
00:54:00dans le vol
00:54:00entre l'île de Saint-Hélène
00:54:01et Johannesburg
00:54:03aux côtés
00:54:03de cette passagère néerlandaise
00:54:05qui est décédée
00:54:06du virus
00:54:07et les 14 autres cas contacts,
00:54:09alors eux
00:54:09ce sont des cas contacts
00:54:10oserais-je dire légers,
00:54:12pourquoi ?
00:54:12Puisqu'ils étaient
00:54:12dans le second vol
00:54:13qui reliait Johannesburg
00:54:15à Amsterdam
00:54:15à côté de cette néerlandaise
00:54:17qui est restée
00:54:17que quelques minutes
00:54:18dans l'avion
00:54:19avant d'être débarquée
00:54:20avant le décollage,
00:54:21elle a fait un malaise
00:54:22et c'est la raison
00:54:23pour laquelle
00:54:23elle avait été débarquée
00:54:24mais tout de même
00:54:25ces français ont été
00:54:26identifiés
00:54:27et sont aujourd'hui
00:54:28partout en France
00:54:28pris en charge
00:54:29dans les hôpitaux
00:54:31en quarantaine
00:54:32renforcée.
00:54:33Le gouvernement
00:54:33qui suit très attentivement
00:54:36cet épisode d'antavirus,
00:54:38l'objectif c'est évidemment
00:54:39qu'il ne se diffuse pas
00:54:41puisque si un cas d'antavirus
00:54:42est relevé
00:54:44dans la population générale,
00:54:45alors cela voudra dire
00:54:46qu'une chaîne de contamination
00:54:47a échappé aux autorités
00:54:49et là cela pourrait
00:54:50devenir incontrôlable.
00:54:51Ce n'est pas le cas,
00:54:52le chef de l'État l'a dit,
00:54:53il n'y a pas de raison
00:54:54de s'inquiéter.
00:54:55Plusieurs réunions
00:54:56ont lieu à Matignon
00:54:57le matin et le soir.
00:54:59D'ailleurs ce soir,
00:55:00la ministre de la Santé
00:55:01s'entretiendra
00:55:02avec ses homologues européens
00:55:04pour faire un point
00:55:05sur la situation.
00:55:06Et on va aller à Marseille
00:55:06dans un instant.
00:55:07Merci beaucoup Augustin Donadieu
00:55:09puisque Donadieu,
00:55:10parce qu'on a une dame
00:55:11qui est cas contact
00:55:11à Marseille,
00:55:12ce sera très important
00:55:13de connaître les résultats
00:55:14de ses analyses.
00:55:15On va en parler dans un instant.
00:55:16Mais Agnès Ricard-Ribon,
00:55:18juste un mot
00:55:18sur cette patiente
00:55:20qui est à l'hôpital Bichat.
00:55:22Quelle est l'action
00:55:23de ce virus ?
00:55:24Qu'est-ce qui se passe
00:55:25pour que cette dame
00:55:26se retrouve
00:55:28bien malheureusement
00:55:29dans un tel protocole
00:55:30de réanimation ?
00:55:33Alors,
00:55:33si j'en crois
00:55:34ce qui a été dit
00:55:35par les infectiologues,
00:55:36en fait,
00:55:37c'est un virus
00:55:38qui s'attaque
00:55:38à la circulation
00:55:42des vaisseaux
00:55:42et qui touche
00:55:43donc les vaisseaux
00:55:45notamment du poumon.
00:55:46Ce qui fait que
00:55:48cette patiente
00:55:49n'arrive plus
00:55:49à s'oxygéner.
00:55:51Et donc,
00:55:51il y a une défaillance
00:55:52à la fois respiratoire
00:55:54très rapide
00:55:54parce qu'entre le moment
00:55:55où elle a développé
00:55:56les symptômes
00:55:57dans l'avion
00:55:57et le moment
00:55:58où elle est arrivée
00:55:59en réanimation,
00:56:00il s'est passé
00:56:01moins de 24 heures.
00:56:02Donc,
00:56:03c'est une dégradation
00:56:04très rapide
00:56:05avec un impact
00:56:06à la fois
00:56:07sur le respiratoire
00:56:08et le cardiaque.
00:56:09Donc,
00:56:10il y a besoin
00:56:10très rapidement
00:56:11de suppléer
00:56:14la défaillance
00:56:16respiratoire
00:56:16d'où la nécessité
00:56:18d'être très proche
00:56:19d'une réanimation
00:56:21précocement.
00:56:21C'est-à-dire
00:56:22qu'il y a
00:56:23le rapprochement
00:56:24des sujets contacts
00:56:25qui sont
00:56:27à risque
00:56:27d'être développés
00:56:28la maladie
00:56:29doivent être rapprochés
00:56:31des services spécialisés
00:56:32pour une prise en charge
00:56:33précoce
00:56:33pour essayer
00:56:34d'augmenter
00:56:35la survie.
00:56:37Je voudrais
00:56:37qu'on aille à Marseille
00:56:38où un premier cas contact
00:56:39a été pris en charge
00:56:40à l'IHU.
00:56:40Pour l'instant,
00:56:41cette personne,
00:56:41c'est une dame
00:56:42d'une trentaine d'années,
00:56:43n'est pas officiellement positive
00:56:44la correspondance
00:56:45de leur parent.
00:56:46Prise en charge
00:56:47par le SAMU
00:56:47à Jouan-Lépin,
00:56:48cette personne
00:56:49a été transférée
00:56:50ici à l'IHU Marseille.
00:56:51L'IHU,
00:56:52c'est le pôle référence
00:56:52infections et virus
00:56:54pour la région sud.
00:56:55Cette personne
00:56:56fait partie
00:56:56des 14 passagers
00:56:57du vol
00:56:58Johannesburg-Amsterdam.
00:57:00Elle fait donc partie
00:57:00de ces 22 cas contacts
00:57:02identifiés en France.
00:57:03Pour l'instant,
00:57:04elle n'est pas positive.
00:57:06Des tests sont en cours
00:57:07et dans les colonnes
00:57:08du quotidien La Provence,
00:57:09le directeur de l'IHU
00:57:11se veut rassurant.
00:57:12Il souligne
00:57:12que ce n'est pas une patiente,
00:57:14c'est un cas contact.
00:57:15Il n'empêche
00:57:16qu'elle est hospitalisée ici
00:57:17et que le protocole
00:57:18qui avait été mis en place
00:57:19à l'époque pour le Covid-19
00:57:21est appliqué
00:57:22pour cette personne.
00:57:24Elle est en chambre
00:57:25à pression négative
00:57:26pour éviter
00:57:26toute propagation
00:57:27du virus
00:57:28et elle fait l'objet
00:57:29d'un suivi rigoureux
00:57:30comme tous les autres
00:57:31cas contacts,
00:57:32les 21
00:57:33dont je vous parlais.
00:57:34Il est prévu
00:57:35qu'elle reste
00:57:36à l'IHU
00:57:36au moins 14 jours.
00:57:39Merci à leur parler
00:57:40à Nathan Sperling
00:57:41qui l'accompagne.
00:57:42Agnès Ricari,
00:57:43encore un mot.
00:57:44Je trouve que ce cas
00:57:45est d'une grande importance,
00:57:46le cas de cette dame
00:57:47et de tous les cas contacts,
00:57:49mais elle en particulier
00:57:50parce que ce qu'on comprend
00:57:51c'est qu'elle a été
00:57:51dans un avion,
00:57:53qu'elle a partagé
00:57:54cet aéronef
00:57:56pendant quelques instants
00:57:57seulement
00:57:57avec cette pauvre dame
00:57:59néerlandaise
00:57:59qui était également
00:58:01à bord
00:58:03mais qui restait seulement
00:58:04quelques minutes à bord.
00:58:06Si cette dame
00:58:07est positive,
00:58:08si cette dame
00:58:09qui est hospitalisée
00:58:10à Marseille
00:58:10est positive,
00:58:11ça va nous donner
00:58:12des indications
00:58:13sur la contagiosité
00:58:14qui serait
00:58:15a priori
00:58:16si c'est le cas,
00:58:17si elle est positive,
00:58:18ce qui n'est pas encore
00:58:19officiellement le cas,
00:58:19je le précise,
00:58:21ce serait
00:58:21plutôt inquiétant.
00:58:24C'est pour ça
00:58:25qu'on a appliqué
00:58:26le principe
00:58:27de précaution maximale,
00:58:28c'est-à-dire
00:58:28tous les sujets contacts
00:58:30ont été adressés
00:58:31dans les hôpitaux spécialisés
00:58:33avec du personnel spécialisé
00:58:35et les méthodes
00:58:36de détection.
00:58:37Donc c'est bien
00:58:38qu'on espère
00:58:40pouvoir contrôler
00:58:41tous les risques.
00:58:43Effectivement,
00:58:43pour l'instant,
00:58:44elle est négative,
00:58:44c'est un sujet contact,
00:58:46ce n'est pas une malade.
00:58:48Si d'aventure
00:58:49un des sujets contacts,
00:58:51que ce soit cette dame
00:58:52ou quelqu'un d'autre,
00:58:54se positivait,
00:58:55ça voudrait dire
00:58:55effectivement
00:58:56qu'il y a une contamination,
00:58:57que le contact rapproché
00:58:59n'est peut-être pas
00:59:00si rapproché que ça
00:59:00et ça donnerait
00:59:02plus d'informations
00:59:03sur la contagiosité
00:59:04du virus.
00:59:05Pour l'instant,
00:59:06tous les cas contacts
00:59:07sont testés
00:59:08et sont restés négatifs.
00:59:10C'est ce que rappelait
00:59:10le professeur Lescure,
00:59:11notamment lors de la conférence
00:59:12de presse hier.
00:59:13C'est vrai que c'est
00:59:14le gros point d'interrogation
00:59:15pour le moment.
00:59:17Identifier parfaitement
00:59:17cette souche
00:59:18pour en connaître
00:59:19la contagiosité
00:59:21et à quel point
00:59:22il est capable
00:59:22de se diffuser
00:59:23dans la population.
00:59:24Ce dont on parle également,
00:59:26alors qu'on reviendra
00:59:26sur le sentiment
00:59:27des Français avec ce sondage
00:59:28qu'on vous proposera
00:59:29juste après la pause
00:59:30pour voir vraiment
00:59:31le sentiment
00:59:32de nos compatriotes
00:59:34à propos de cette crise.
00:59:36Mais il y a un autre gros sujet,
00:59:37ce sont les protocoles
00:59:38et la façon
00:59:38dont les différents pays
00:59:39s'organisent également
00:59:41pour tenter juguler
00:59:42ce virus
00:59:43et maîtriser
00:59:43les différents cas contacts
00:59:45qui sont diffusés
00:59:46à peu près
00:59:47un peu partout
00:59:48à travers le monde.
00:59:49Élodie Huchard
00:59:49qui est au ministère
00:59:50de la Santé.
00:59:50Bonjour Élodie
00:59:51du service politique
00:59:52de CNews.
00:59:53Réunion importante
00:59:53dans quelques minutes,
00:59:54dans un gros quart d'heure,
00:59:56à priori à 16h30.
00:59:57la ministre de la Santé
00:59:58qui va retrouver
00:59:59ses homologues européens.
01:00:00Est-ce qu'on va être capable
01:00:01de se mettre d'accord
01:00:02sur une réponse unique
01:00:04finalement
01:00:05à ce antavirus ?
01:00:09Mais écoutez, Julien,
01:00:10c'est toute la question
01:00:11mais c'est en tout cas
01:00:12la volonté
01:00:12notamment du Premier ministre
01:00:14puisque c'est Sébastien Lecornu
01:00:16qui l'avait dit hier
01:00:17sur X.
01:00:18Il voulait aussi
01:00:19que Stéphanie Riste
01:00:20organise cette réunion
01:00:21en visio
01:00:22avec ses homologues européens.
01:00:23Évidemment,
01:00:24on le précise,
01:00:24Stéphanie Riste,
01:00:25ses homologues,
01:00:26elle les a régulièrement
01:00:27en ligne
01:00:27mais là,
01:00:28c'est une réunion
01:00:28où ils seront tous présents
01:00:30en visioconférence
01:00:31avec deux objectifs.
01:00:32Premièrement,
01:00:33parler de ce protocole sanitaire.
01:00:35Vous l'avez déjà dit en plateau,
01:00:36la France est celle
01:00:37qui a adopté
01:00:37l'un des protocoles sanitaires
01:00:39les plus stricts.
01:00:40Tous les cas contacts,
01:00:40y compris ceux
01:00:41qui sont plutôt éloignés,
01:00:43sont à l'hôpital
01:00:43mais certains de nos voisins
01:00:44n'ont pas fait ce choix
01:00:45et pratiquent par exemple
01:00:46l'autoconfinement.
01:00:48Et la crainte de la France
01:00:49c'est qu'elle ait certes
01:00:50adopté des règles strictes
01:00:51mais si nos voisins
01:00:51ne le font pas,
01:00:52le risque évidemment
01:00:53c'est une propagation du virus.
01:00:55Et puis le second objectif
01:00:56de cette réunion
01:00:58c'est de partager
01:00:58les informations,
01:00:59les retours d'expérience,
01:01:00la recherche médicale évidemment
01:01:02mais surtout les informations
01:01:03sur la chaîne
01:01:04de transmission à prendre
01:01:05par exemple
01:01:06que si l'un de nos ressortissants
01:01:07a transité par un autre pays
01:01:09que la France
01:01:10puisse être au courant
01:01:11et inversement.
01:01:12C'est donc pour ça
01:01:12que tous les pays européens
01:01:13se mettent autour de la table
01:01:15pour avoir des règles communes
01:01:17en tout cas c'est l'espoir
01:01:18de Sébastien Lecornu
01:01:19et de Stéphanie Riste
01:01:20et puis surtout
01:01:20pour que tout le monde
01:01:21ait bien les mêmes informations.
01:01:23C'est que des règles communes
01:01:24entre Européens
01:01:24c'est une sacrée paire de manches.
01:01:27Merci Elodie.
01:01:28On va marquer une courte pause
01:01:30on va continuer
01:01:30d'évoquer quelques instants
01:01:32cet antavirus
01:01:33le sentiment des Français.
01:01:34On va aller voir des pharmaciens
01:01:35également.
01:01:36Je remercie Agnès Ricaribon
01:01:38d'avoir été avec nous.
01:01:38On va aller voir des pharmaciens.
01:01:39Est-ce que les Français
01:01:40se ruent sur les masques
01:01:41posent des questions
01:01:42et leurs pharmaciens
01:01:43s'inquiètent de la situation ?
01:01:44On vous répondra
01:01:45à toutes ces questions
01:01:46et puis la GIF.
01:01:46les explications autour de la GIF
01:01:49le présidentiel.
01:02:09Florian
01:02:15La dernière partie
01:02:16de 120 minutes
01:02:16conférences de presse
01:02:17c'est une conférence de presse
01:02:17également aujourd'hui.
01:02:20On ne sait pas
01:02:20si on en fait trop
01:02:21si c'est de la com
01:02:22mais il y a de quoi
01:02:23tout de même
01:02:24solliciter les Français
01:02:25et leur inquiétude.
01:02:26Ce sondage qu'on vous a soumis
01:02:27et que je voulais vous faire découvrir
01:02:29sondage CSA pour CNews
01:02:32question très simple
01:02:32avez-vous peur
01:02:33de l'antavirus ?
01:02:3555% des Français
01:02:38répondent non.
01:02:39C'est vrai que
01:02:39Yoann Uza
01:02:40et certains
01:02:41reprochent déjà
01:02:41peut-être
01:02:42à certains médias
01:02:43pourquoi pas
01:02:44à nous-mêmes
01:02:44d'en faire trop ?
01:02:46On nous dit
01:02:47il commence à y avoir
01:02:47des thèses complotistes
01:02:48vous en parlez beaucoup
01:02:49pour éluder les grands sujets
01:02:50d'actualité
01:02:51les Français ne sont pas
01:02:52si angoissés que ça
01:02:53même si
01:02:54la différence
01:02:5655-44
01:02:56n'est pas énorme non plus.
01:02:5844% des Français inquiets
01:02:59alors qu'il n'y a
01:03:00qu'un seul cas en France
01:03:01moi je trouve quand même
01:03:02que ça fait beaucoup
01:03:02C'est une autre lecture
01:03:03en effet
01:03:04parce que
01:03:05le traumatisme
01:03:06quand même
01:03:06lié à la Covid
01:03:07est extrêmement présent
01:03:09et d'ailleurs
01:03:09quand on interroge
01:03:10les Français
01:03:10même les conversations
01:03:11qu'on peut entendre
01:03:12autour de nous
01:03:13moi je constate
01:03:14que beaucoup
01:03:14beaucoup parlent de cela
01:03:15parce qu'il y a quand même
01:03:16une angoisse
01:03:17effectivement
01:03:17ça nous rappelle
01:03:18de très très mauvais souvenirs
01:03:19disons les choses clairement
01:03:20tout avait commencé
01:03:21de cette manière là
01:03:22en réalité
01:03:23il y a six ans
01:03:25mais manifestement
01:03:25ça n'en prend pas le chemin
01:03:26disons qu'on ne risque pas
01:03:28de connaître
01:03:29ce que l'on avait connu
01:03:31avec la crise Covid
01:03:32c'est-à-dire des confinements
01:03:33etc
01:03:33manifestement
01:03:36pour l'instant
01:03:37nous sommes très très loin
01:03:39d'en être là
01:03:40à date
01:03:41mais il y a une inquiétude
01:03:42les Français
01:03:44veulent surveiller ça
01:03:44de très près
01:03:45donc nous sommes le relais
01:03:46des responsables politiques
01:03:47nous sommes le relais
01:03:48des épidémiologistes
01:03:49qui donnent leur avis
01:03:50et qui informent les Français
01:03:51et quelque part
01:03:52contribuent à les rassurer
01:03:53exactement
01:03:53moi je vais vous dire
01:03:54que ce sondage
01:03:55il faudra le refaire
01:03:55dans quelques jours
01:03:56comme nous l'a dit
01:03:57le docteur Lescure
01:03:58hier
01:03:59Roger Rua
01:04:00épidémiologiste
01:04:01ou infectiologue
01:04:01pardonnez-moi
01:04:02à l'hôpital Bichat
01:04:03donc qui est frontalement
01:04:04face à cette maladie
01:04:06l'identification exacte
01:04:08du génome
01:04:09de ce mutant
01:04:09nous donnera
01:04:10sa contagiosité
01:04:11sa létalité
01:04:12on la connaît
01:04:13elle est très élevée
01:04:14si ce virus
01:04:16est très contagieux
01:04:17je peux vous dire
01:04:17que dans quelques jours
01:04:18on passera à la vitesse supérieure
01:04:19je ne le souhaite pas
01:04:20et pour l'instant
01:04:20en l'état actuel
01:04:21c'est très grave
01:04:22mais très peu contagieux
01:04:23oui c'est des données
01:04:25actuelles que l'on a
01:04:26mais effectivement
01:04:27elles sont susceptibles
01:04:28de
01:04:28elles sont évolutives
01:04:29ah oui évolutives
01:04:31comme on l'a vu d'ailleurs
01:04:31avec la crise Covid
01:04:33à l'époque
01:04:34mais c'est vrai
01:04:34que l'identification
01:04:35du génome du virus
01:04:37est primordiale
01:04:38aujourd'hui
01:04:39pour savoir
01:04:39si c'est un mutant
01:04:40ou pas
01:04:40est-ce que c'était pertinent
01:04:42de faire cette conférence
01:04:42de presse
01:04:43dès hier
01:04:44avec tous ces scientifiques
01:04:46alors qu'on manque
01:04:47de données
01:04:47et moi je trouve
01:04:48que ça développe
01:04:49ce côté anxiogène
01:04:50est-ce qu'il ne suffisait
01:04:51pas d'une parole politique
01:04:54factuelle
01:04:54en effet
01:04:56transparente
01:04:56mais de mettre
01:04:57tous ces scientifiques
01:04:57et de nous entendre dire
01:04:58on a des doutes
01:04:59on ne sait pas encore tout
01:05:00il faut identifier
01:05:01donc en effet ce mutant
01:05:02on vous donnera
01:05:02la contagiosité ultérieurement
01:05:04est-ce que c'était pertinent
01:05:05de la faire hier
01:05:05cette conférence de presse
01:05:06principe de précaution
01:05:07c'est inscrit dans la constitution
01:05:08maintenant
01:05:09donc on voit
01:05:09les dérives
01:05:10que ça implique
01:05:11principe de précaution
01:05:12c'est les bretelles
01:05:13le parapluie
01:05:14la ceinture
01:05:14oui mais ça c'est pas
01:05:16pardon je vous ai dit
01:05:17ça n'est pas un principe
01:05:18de précaution sanitaire
01:05:20c'est un principe
01:05:20de précaution politique
01:05:21c'est les politiques
01:05:22qui s'appliquent à eux-mêmes
01:05:24le principe de précaution
01:05:25pourquoi on a fait venir
01:05:27ces scientifiques hier
01:05:27est-ce que c'était pertinent
01:05:28parce que Raphaël
01:05:30la parole politique
01:05:32n'a tellement plus de valeur
01:05:33et tellement dévitalisée
01:05:35aux yeux des français
01:05:35qu'il fallait
01:05:37dès hier
01:05:38monter cette conférence
01:05:39de presse
01:05:39malgré les doutes
01:05:40malgré les informations
01:05:41qui nous manquent
01:05:42en fait c'est bien le problème
01:05:43parce que
01:05:43s'il y a un traumatisme
01:05:44lié à la Covid
01:05:45c'est précisément
01:05:46parce que la parole
01:05:48et des politiques
01:05:49et des scientifiques
01:05:50a été très largement
01:05:52écornée
01:05:52abîmée
01:05:53donc de voir
01:05:54à nouveau
01:05:55ces mêmes scientifiques
01:05:56entre guillemets
01:05:57c'est pas un jugement
01:05:59de valeur
01:05:59mais le fait est
01:06:01qu'il y a
01:06:02forcément
01:06:04comme si on n'avait pas
01:06:05absolument tiré les leçons
01:06:06qu'il y a une précipitation
01:06:08dans la manière
01:06:08dont on met en scène
01:06:09l'information
01:06:10par souci de transparence
01:06:12et effectivement
01:06:12moi je pense que
01:06:13c'est un petit peu délicat
01:06:15mais à contrario
01:06:16si je devais voir
01:06:18aujourd'hui
01:06:18quelque chose de positif
01:06:19c'est qu'on n'est pas encore
01:06:21dans la gestion
01:06:22de la Covid
01:06:23avec ces conseils
01:06:25de défense sanitaire
01:06:26qui d'une certain manière
01:06:26alors même
01:06:27qu'on nous présentait
01:06:30au jour le jour
01:06:31un certain nombre
01:06:31d'informations
01:06:32qui étaient jugées vitales
01:06:33on organisait
01:06:34une sorte de méfiance
01:06:36généralisée
01:06:36avec un certain nombre
01:06:37d'informations
01:06:38qui ne devaient pas filtrer
01:06:39ou qui pouvaient être
01:06:41finalement tenues au secret
01:06:42par le politique
01:06:44et un certain nombre
01:06:45de scientifiques
01:06:46Les masques
01:06:46est-ce qu'il faut les mettre
01:06:47est-ce qu'il faut en acheter
01:06:48est-ce qu'il y en a assez
01:06:50la réponse de la ministre
01:06:54Le stock stratégique de l'Etat
01:06:57est suffisant
01:06:58pour protéger le pays
01:07:00pendant minimum
01:07:01trois mois
01:07:03en cas de vague épidémique
01:07:05encore une fois
01:07:06je rappelle
01:07:06c'est pas la situation actuelle
01:07:08il est d'ailleurs
01:07:10supérieur
01:07:10à la cible actée
01:07:12en sortie de Covid-19
01:07:14à ce stock stratégique
01:07:17s'additionne
01:07:18vous savez qu'il y a
01:07:19le stock stratégique de l'Etat
01:07:20et à ce stock stratégique
01:07:22s'additionnent
01:07:23tous les stocks
01:07:24privés et publics
01:07:26notre capacité
01:07:27de production
01:07:28de masques
01:07:29sur le sol français
01:07:30est estimée
01:07:32entre 2,6
01:07:33et 3,5 milliards
01:07:35de masques
01:07:36par an
01:07:36cette capacité
01:07:38de production nationale
01:07:39est suffisante
01:07:40pour faire face
01:07:41à une pandémie
01:07:42type Covid-19
01:07:44elle peut d'ailleurs
01:07:45être étendue
01:07:46si nécessaire
01:07:47il n'y a aucune raison
01:07:49de porter un masque
01:07:50actuellement
01:07:51concernant ce virus
01:07:53il n'y a pas
01:07:53de diffusion
01:07:55dans la population
01:07:56de ce virus
01:07:58sur l'anticipation
01:07:59vous avez tout à fait raison
01:08:00et c'est vraiment
01:08:00notre responsabilité
01:08:01d'envisager
01:08:03comme je le disais
01:08:04tous les scénarios
01:08:06en revanche
01:08:06si on écoute
01:08:07les pharmaciens
01:08:07je peux vous dire
01:08:08que certains français
01:08:09commencent déjà
01:08:09à se ruer sur les masques
01:08:10on va en dire un petit mot
01:08:11il est 15h30
01:08:12le rappel de l'actualité
01:08:13d'abord avec Audrey Berthaud
01:08:14aucun lien à ce stade
01:08:16n'a été établi
01:08:17entre le décès
01:08:17d'un nona génère
01:08:19et l'épisode
01:08:20de gastro-entérite
01:08:21plus de 1700 personnes
01:08:23sont actuellement confinées
01:08:24à bord d'un paquebot
01:08:24de croisière
01:08:25à Bordeaux
01:08:25la préfecture de Gironde
01:08:27a précisé
01:08:28que la personne décédée
01:08:28avait 92 ans
01:08:29qu'elle était
01:08:30de nationalité britannique
01:08:31et qu'elle était décédée
01:08:32d'un arrêt cardiaque
01:08:34l'inquiétude également
01:08:36autour de l'antavirus
01:08:37les autorités sanitaires
01:08:38connaîtront ce soir
01:08:39les résultats des tests
01:08:40sur une éventuelle
01:08:41déclaration d'antavirus
01:08:43chez les 22 cas
01:08:44français
01:08:44tous sont actuellement
01:08:46hospitalisés
01:08:478 dans des hôpitaux parisiens
01:08:4814 dans différentes villes
01:08:50de France
01:08:50et puis il faudra
01:08:52s'armer de patience
01:08:53les axes routiers
01:08:54s'annoncent chargés
01:08:55à l'approche du week-end
01:08:56prolongé de l'ascension
01:08:57Bison Futé
01:08:58vous le voyez
01:08:58a dévoilé ses prévisions
01:08:59à compter de ce mercredi
01:09:01et jusqu'à dimanche
01:09:02la circulation
01:09:03est classée
01:09:03très difficile
01:09:04voire extrêmement difficile
01:09:06dans le sens
01:09:07des départs
01:09:08merci beaucoup Audrey
01:09:09pour anticiper
01:09:10certains pharmaciens
01:09:11font le plein de masques
01:09:12pour satisfaire la demande
01:09:13rassurer les patients
01:09:14regardez ce sujet
01:09:14et on sera en ligne
01:09:15avec un pharmacien
01:09:16dans un instant
01:09:17avec l'antavirus
01:09:19les français redoutent le pire
01:09:21revivre une pandémie
01:09:22comme celle du coronavirus
01:09:23en 2020
01:09:24alors pour certains
01:09:25les gestes barrières
01:09:27reviennent assez vite
01:09:28je me lave les mains
01:09:29souvent
01:09:29après Covid
01:09:31et j'ai pris l'habitude
01:09:32de le faire
01:09:32dans le métro
01:09:33ou dans les transports
01:09:35je vais commencer
01:09:35à porter les masques
01:09:36l'antavirus
01:09:37ne se transmettrait
01:09:38que lors de contacts
01:09:39rapprochés
01:09:40mais son mode de transmission
01:09:42reste inquiétant
01:09:42pour la population
01:09:43dans cette pharmacie
01:09:45Yorick a constaté
01:09:46une hausse
01:09:46des ventes de masques
01:09:47on a quand même
01:09:49des personnes
01:09:49qui ont une certaine inquiétude
01:09:51qui elles
01:09:51commencent à vouloir
01:09:52racheter des masques
01:09:53FFP2
01:09:54vous savez
01:09:54c'est les masques
01:09:55les plus filtrants
01:09:56pour ne pas faire face
01:09:57à une pénurie
01:09:58le pharmacien a anticipé
01:09:59moi j'ai passé
01:10:00ma commande hier
01:10:01et je serai livré
01:10:02demain
01:10:03donc sous 24-48 heures
01:10:05on arrive à être livré
01:10:06en bonne quantité
01:10:07et nos fournisseurs
01:10:09en haut du stock
01:10:10dans un document
01:10:11adressé aux médecins
01:10:12et infirmiers
01:10:13la direction générale
01:10:14de la santé
01:10:15précise que le masque
01:10:16est indispensable
01:10:17en cas de contamination
01:10:18d'un patient
01:10:19à l'antavirus
01:10:19dans l'attente
01:10:20d'une prise en charge
01:10:21adaptée
01:10:22il sera demandé
01:10:23à la personne
01:10:24de s'isoler
01:10:24immédiatement
01:10:25et de porter
01:10:26un masque
01:10:27FFP2
01:10:27la direction générale
01:10:29de la santé
01:10:29recommande également
01:10:30aux professionnels
01:10:31de se constituer
01:10:32un stock de masques
01:10:33dans leur cabinet
01:10:35bonjour
01:10:35Cyril Colombani
01:10:36merci d'être avec nous
01:10:37porte-parole de l'union
01:10:38des syndicats
01:10:38de pharmaciens
01:10:39d'officine
01:10:40question très simple
01:10:41les gens
01:10:42se rutile
01:10:44depuis deux jours
01:10:45sur vos masques
01:10:47bonjour
01:10:47je vous confirme
01:10:48ce que mon confrère
01:10:49a dit sur Paris
01:10:50un petit peu partout
01:10:51les gens viennent
01:10:52et nous demandent
01:10:53que ce soit
01:10:53des masques chirurgicaux
01:10:55ou des masques
01:10:55FFP2
01:10:56je pense que les gens
01:10:58sont traumatisés
01:10:59par le début du Covid
01:11:00où ils n'avaient pas pu
01:11:01s'approvisionner
01:11:02ni en masques
01:11:03ni en gel hydroalcoolique
01:11:05et je pense que là
01:11:06les gens se disent
01:11:06s'il y a quelque chose
01:11:08je préfère avoir une boîte
01:11:09de masques à la maison
01:11:10plutôt que de me retrouver
01:11:11sans rien
01:11:12et de ne pas pouvoir sortir
01:11:13de ne pas pouvoir aller
01:11:14faire mes courses
01:11:15s'il devait y avoir
01:11:16un problème
01:11:17quel genre de questions
01:11:18est-ce qu'on vous pose
01:11:19est-ce que vous
01:11:20vous sentez
01:11:20nous on vient de diffuser
01:11:21ce sondage
01:11:22qui nous dit
01:11:22que 44% des français
01:11:23ont peur de l'antavirus
01:11:25est-ce que parmi
01:11:26vos clients
01:11:27les usagers
01:11:28de vos pharmacies
01:11:29vous ressentez
01:11:29un regain
01:11:30d'anxiété
01:11:31ou pas ?
01:11:33Oui
01:11:34je peux vous confirmer
01:11:34vraiment
01:11:35surtout sur les personnes âgées
01:11:36on a énormément
01:11:37de questions
01:11:38depuis lundi
01:11:39lundi
01:11:40dans mon officine
01:11:41j'ai à peu près
01:11:42500 personnes par jour
01:11:43qui passent dans l'officine
01:11:44j'ai eu peut-être
01:11:45une dizaine de personnes
01:11:46qui m'ont interrogé
01:11:47hier
01:11:48c'est une trentaine de personnes
01:11:49qui ont demandé à me voir
01:11:50rien que ce matin
01:11:51j'ai 40 personnes
01:11:52qui sont venues me voir
01:11:53il y a un moment
01:11:54où on s'est retrouvé
01:11:55à 5
01:11:55où les 5 me posaient
01:11:56les mêmes questions
01:11:57sur l'antavirus
01:11:57donc il y a une forme
01:11:59d'angoisse qui monte
01:12:00les gens ont besoin
01:12:00de comprendre
01:12:01quel est ce virus
01:12:02qu'est-ce qui se passe
01:12:03et on fait preuve
01:12:04de pédagogie
01:12:05pour leur expliquer
01:12:06ce que l'on en sait
01:12:07parce qu'encore une fois
01:12:08vous aviez raison
01:12:08de le signaler
01:12:10on a nos connaissances
01:12:11qui sont à jour
01:12:12en fonction
01:12:12de ce que l'on connaissait
01:12:14du virus des Andes
01:12:15il y a quelques jours
01:12:16est-ce que c'est un autre mutant
01:12:17ou pas ?
01:12:17on n'en sait rien
01:12:18mais on a quand même
01:12:19une bonne idée
01:12:19de la façon
01:12:20dont il se transmet
01:12:23et surtout
01:12:23du délai d'incubation
01:12:24et des risques
01:12:25que l'on peut encourir
01:12:26Merci beaucoup
01:12:27pour les précisions
01:12:28et on voit que
01:12:28oui les français
01:12:29se posent beaucoup de questions
01:12:30Cyril Combani
01:12:31porte-parole de l'union
01:12:32des syndicats
01:12:33de pharmaciens d'officine
01:12:35merci d'avoir été en direct
01:12:36sur CNews
01:12:37on ouvre une toute autre actualité
01:12:39un volet judiciaire
01:12:40puisque c'est tombé
01:12:41il y a quelques minutes
01:12:42le procès en appel
01:12:43du financement libyen
01:12:45Tanguy Hamon
01:12:45est sur place
01:12:46pour CNews
01:12:48Bonjour Tanguy
01:12:49le réquisitoire
01:12:50du parquet
01:12:51est tombé
01:12:52à l'encontre
01:12:52de l'ancien président
01:12:54Nicolas Sarkozy
01:12:547 ans de prison
01:12:55300 000 euros
01:12:56d'amende requis
01:12:57à l'encontre
01:12:57de Nicolas Sarkozy
01:12:58les précisions
01:12:59sur ce réquisitoire ?
01:13:03Exactement
01:13:04Julien
01:13:05c'est exactement
01:13:06le même réquisitoire
01:13:07que lors de la première instance
01:13:097 ans de prison
01:13:10donc 300 000 euros
01:13:12d'amende
01:13:13contre Nicolas Sarkozy
01:13:14assorti de 5 ans
01:13:15d'inéligibilité
01:13:17une fois que
01:13:18ces réquisitions
01:13:19ont été annoncées
01:13:20par l'avocat général
01:13:21on a vu tous les avocats
01:13:22de Nicolas Sarkozy
01:13:23venir se réunir
01:13:25autour de lui
01:13:26il leur a longuement parlé
01:13:28ils savent désormais
01:13:29que c'est à eux
01:13:30de le défendre
01:13:31à partir de la semaine prochaine
01:13:33les plaidoiries
01:13:34vont durer
01:13:35autour de deux semaines
01:13:36les avocats
01:13:37ont déjà indiqué
01:13:38qu'ils comptaient
01:13:39s'appuyer sur le fait
01:13:40qu'aucune trace
01:13:40de financement libyen
01:13:42ni même de sollicitations
01:13:44ou de contreparties
01:13:45supposées
01:13:45n'a été établie
01:13:46dans ce dossier
01:13:47concernant l'association
01:13:49de malfaiteurs
01:13:49celle pour laquelle
01:13:51on s'en souvient
01:13:51Nicolas Sarkozy
01:13:52avait été condamné
01:13:53à cinq ans
01:13:54de prison
01:13:54selon ses avocats
01:13:56il ne repose
01:13:57sur aucune preuve tangible
01:13:58et donc
01:13:59ils estiment que
01:14:00si la cour d'appel
01:14:01venait suivre
01:14:02les réquisitions
01:14:03du parquet
01:14:03et à condamner
01:14:04Nicolas Sarkozy
01:14:05il s'agirait là
01:14:06d'une atteinte grave
01:14:08à la présomption
01:14:09d'innocence
01:14:10beaucoup Tanguy Hamon
01:14:11pour les précisions
01:14:12si d'éventuel
01:14:14conseil de l'ancien président
01:14:15venait de se présenter
01:14:16à vos micros
01:14:18on interrompra
01:14:19bien sûr
01:14:19le direct
01:14:20que dit
01:14:20ce réquisitoire
01:14:22à l'encontre
01:14:23de l'ancien président
01:14:24de la république
01:14:24Yoann Uzaï
01:14:25c'est féroce
01:14:26c'est extrêmement sévère
01:14:28c'est un coup de massue
01:14:30on peut l'imaginer
01:14:30pour Nicolas Sarkozy
01:14:32mais pour une partie
01:14:33des français aussi
01:14:34j'espère que les magistrats
01:14:36ont des preuves solides
01:14:37parce que pour condamner
01:14:38un ancien président
01:14:38de la république
01:14:39à de la prison ferme
01:14:41j'espère vraiment
01:14:42qu'ils sont sûrs d'eux
01:14:43je veux dire
01:14:44il faut des preuves
01:14:45alors on dit
01:14:46Nicolas Sarkozy
01:14:46est injusticiable
01:14:47comme les autres
01:14:48oui c'est vrai
01:14:48mais il est quand même
01:14:49ancien président
01:14:50de la république
01:14:50donc avant de mettre
01:14:51un ancien président
01:14:52de la république
01:14:53en prison
01:14:54avec toutes les conséquences
01:14:55que ça a
01:14:56pour lui
01:14:57mais également
01:14:58pour le pays
01:14:59je pense qu'il faut
01:15:00avoir des preuves solides
01:15:01je n'ai pas assisté
01:15:02au procès
01:15:02j'entends
01:15:03qu'il n'y a pas
01:15:04véritablement de preuves
01:15:05matérielles
01:15:05je suis un peu inquiet
01:15:07mais ma foi
01:15:08attendons le jugement
01:15:10les avocats de Nicolas Sarkozy
01:15:11vont plaider
01:15:13encore une fois
01:15:14je n'ai pas assisté
01:15:15au procès
01:15:16je dis juste
01:15:17que quand on veut
01:15:18mettre un ancien président
01:15:19de la république
01:15:20en prison
01:15:21il faut à mon sens
01:15:22des preuves
01:15:23extrêmement solides
01:15:24voilà
01:15:24Judith
01:15:25commentaire
01:15:26sur cette première information
01:15:28donc après
01:15:28c'est trois jours
01:15:30c'était trois jours
01:15:30de procès
01:15:31en appel
01:15:32trois jours
01:15:33de réquisitoire
01:15:34pardonnez-moi
01:15:34trois jours
01:15:35de réquisitoire
01:15:36et cette sentence
01:15:37réclamée par le parquet
01:15:39particulièrement lourde
01:15:40à l'encontre
01:15:41de l'ancien président
01:15:41bon
01:15:42le fait que ce soit
01:15:43au stade du réquisitoire
01:15:45nous force
01:15:47à être circonspect
01:15:48pour le moment
01:15:50effectivement
01:15:51on demande la même peine
01:15:52que celle qui a été
01:15:54appliquée à Nicolas Sarkozy
01:15:56et avec les mêmes précautions
01:15:58que Yohann
01:15:59puisque moi non plus
01:15:59je n'ai pas assisté
01:16:01à l'audience
01:16:01sans que les deux éléments
01:16:03que vous souligniez
01:16:05aient été modifiés
01:16:07de quelque façon que ce soit
01:16:09premier élément
01:16:10on n'a pas retrouvé l'argent
01:16:12deuxième élément
01:16:13la condamnation
01:16:15a été justifiée
01:16:17par cette phrase
01:16:18qui nous a tous étonnés
01:16:20Nicolas Sarkozy
01:16:21ne pouvait pas
01:16:21ne pas savoir
01:16:22voilà
01:16:23donc cette espèce
01:16:25de preuve
01:16:26par défaut
01:16:29nous avait choqués
01:16:31et surpris
01:16:32donc attendons
01:16:33de voir le jugement
01:16:34le jugement
01:16:35qui interviendra
01:16:36en novembre
01:16:37donc il y a quelques mois
01:16:38encore à patienter
01:16:40la première réaction
01:16:40pour vous également
01:16:41Raphaël
01:16:42la procédure a été
01:16:43tellement longue
01:16:44rappelons
01:16:45que Nicolas Sarkozy
01:16:47est plongé dans une procédure
01:16:48qui est dure depuis des années
01:16:50que lors du procès
01:16:51en première instance
01:16:52l'enquête du parquet national financier
01:16:53est passée quasiment à la trappe
01:16:56le document à l'origine
01:16:57de l'affaire dévoilé
01:16:58par Mediapart
01:16:59a été démontré
01:17:00comme étant faux
01:17:02probablement faux
01:17:04probablement faux
01:17:04il y a eu cette première peine
01:17:06avec l'exécution provisoire
01:17:07où le président
01:17:08est passé par la casse-prison
01:17:10ce réquisitoire
01:17:11en appel
01:17:12et le sentiment
01:17:12en tout cas
01:17:13c'est ce que diront
01:17:13les conseils
01:17:14de Nicolas Sarkozy
01:17:16et l'ancien président
01:17:16peut-être lui-même
01:17:17c'est que cette république
01:17:19des juges
01:17:19ne lâche pas le morceau
01:17:20oui vous avez raison
01:17:22des moyens considérables
01:17:23ont été engagés
01:17:24pour essayer d'établir
01:17:26la culpabilité
01:17:28de Nicolas Sarkozy
01:17:29cette association
01:17:30de malfacteurs
01:17:31ce pacte de corruption
01:17:32c'est vrai qu'au terme
01:17:33de ces investigations
01:17:35de ce premier procès
01:17:37de ce procès en appel
01:17:38il n'y a pas encore
01:17:40de preuves définitives
01:17:41qui permettent en tout cas
01:17:42d'établir
01:17:43ce que
01:17:44les reproches
01:17:46qui ont été
01:17:47qui ont nourri
01:17:49l'accusation
01:17:50et pour autant
01:17:51on a vu une justice
01:17:52implacable
01:17:53très sévère
01:17:54à l'encontre
01:17:54de l'ancien président
01:17:55de la république
01:17:56ce qui
01:17:57ce qui n'est pas étonnant
01:17:59c'est de voir
01:18:00que les réquisitions
01:18:03confirment
01:18:03ce qui a été
01:18:06acté
01:18:06en première instance
01:18:09le tribunal
01:18:10considère
01:18:10que les faits
01:18:11sont suffisamment
01:18:12graves
01:18:13pour qu'il y ait
01:18:13une sanction exemplaire
01:18:14sauf que dans ce dossier
01:18:16il n'y a aucune preuve
01:18:17et c'est en cela
01:18:18que ça nous interpelle
01:18:20ça nous interroge
01:18:21et que toutes les
01:18:22toutes les
01:18:23les
01:18:24les interprétations
01:18:25sont possibles
01:18:27et pas de preuves concrètes
01:18:28de l'implication
01:18:29éventuelle
01:18:29de Nicolas Sarkozy
01:18:30finalement
01:18:31la seule preuve
01:18:32c'est le fameux voyage
01:18:33enfin la seule preuve
01:18:35le seul élément
01:18:36plus ou moins
01:18:37intangible
01:18:38même si on n'est pas
01:18:38dans le fond du dossier
01:18:39c'est le fameux voyage
01:18:40de messieurs
01:18:40Guéant et Hortefeux
01:18:42en Libye
01:18:43avant la campagne
01:18:43oui
01:18:44mais voyages
01:18:47et rencontres
01:18:47dont
01:18:49Brice Hortefeux
01:18:50a toujours dit
01:18:51qu'elle avait été
01:18:53organisée
01:18:54sans qu'il soit
01:18:55pour rien
01:18:56et qu'il avait même
01:18:57été surpris
01:18:58de devoir rencontrer
01:19:00ce haut dignitaire
01:19:03libyen
01:19:04voilà
01:19:05et on n'a pas eu
01:19:06de preuves
01:19:06non plus
01:19:06que Brice Hortefeux
01:19:08ait été au courant
01:19:09averti
01:19:10ni même
01:19:11ni surtout
01:19:11et sollicité
01:19:12ce rendez-vous
01:19:13moi ce que je me demande
01:19:14c'est est-ce qu'il peut y avoir
01:19:15après l'appel
01:19:16et avant une éventuelle
01:19:18cassation
01:19:19un jugement défavorable
01:19:21à l'ancien président
01:19:22avec une exécution provisoire
01:19:25alors ça je vous avoue
01:19:26que j'ai pas les compétences juridiques
01:19:27pour vous le dire
01:19:28l'exécution provisoire
01:19:29ne peut s'appliquer
01:19:30qu'avant l'appel
01:19:30par définition
01:19:31oui mais la cassation
01:19:32est une autre
01:19:33elle n'est pas suspensif
01:19:34donc dans tous les cas
01:19:35si Nicolas Sarkozy
01:19:37est là
01:19:37donc si en appel
01:19:38il est condamné
01:19:39quoi qu'il arrive
01:19:39il passera par la casse-prison
01:19:41avant la cassation
01:19:41c'est ça que vous me dites
01:19:42alors s'il est condamné
01:19:43à plus de deux ans
01:19:44de prison ferme
01:19:46il ira a priori
01:19:47quoi qu'il arrive
01:19:48sauf s'il avait un problème
01:19:49médical grave
01:19:49et qu'il ne soit pas connu
01:19:50du grand public
01:19:51mais s'il est condamné
01:19:52à plus de deux ans
01:19:53de prison
01:19:54lors de ce jugement
01:19:55en appel
01:19:56il sera de toute façon
01:19:58incarcéré
01:19:58alors soit avec
01:19:59mandat de dépôt immédiat
01:20:00soit mandat de dépôt différé
01:20:01pour lui laisser le temps
01:20:02de se préparer
01:20:03et de se rendre à la prison
01:20:04ce qui avait été le cas
01:20:05la dernière fois
01:20:06et une fois emprisonné
01:20:08il pourra éventuellement
01:20:09demander une libération
01:20:10conditionnelle
01:20:11mais là au bénéfice de l'âge
01:20:13au bénéfice d'un éventuel
01:20:14état de santé
01:20:15qui ne serait pas
01:20:15particulièrement bon
01:20:16mais ne connaissant pas
01:20:17évidemment le dossier médical
01:20:18de Nicolas Sarkozy
01:20:19ça n'est pas possible
01:20:20de le dire
01:20:20mais a priori
01:20:22pour mettre un peu
01:20:23renseigné
01:20:23s'il est condamné
01:20:24effectivement à plus de
01:20:25deux ans de prison ferme
01:20:26il sera quoi qu'il arrive
01:20:27incarcéré
01:20:28pour un lave de temps
01:20:29plus ou moins court
01:20:29ça ressemble
01:20:30à une certitude
01:20:31pardon
01:20:32mais attendez
01:20:32ce sont les réquisitions
01:20:34le jugement
01:20:35oui d'accord
01:20:36le jugement n'a pas été rendu
01:20:37je vous rappelle
01:20:38que les avocats
01:20:39de Nicolas Sarkozy
01:20:40vont plaider
01:20:41pour le défendre
01:20:42donc la partie
01:20:43est loin d'être terminée
01:20:44entre guillemets
01:20:46et il va falloir attendre
01:20:48le mois de novembre
01:20:49pour avoir
01:20:49effectivement
01:20:50la peine prononcée
01:20:51ou l'innocence reconnue
01:20:53ce qui n'est pas exclu
01:20:54parce que rappelons
01:20:55que Nicolas Sarkozy
01:20:55en ce moment
01:20:56est présumé innocent
01:20:57et qu'il demande
01:20:58au tribunal
01:20:59et qu'il demande au tribunal
01:21:01de reconnaître
01:21:02son innocence
01:21:05Raphaël
01:21:05un dernier mot
01:21:06oui en fait
01:21:06il y a quelque chose
01:21:07d'intéressant
01:21:08c'est que d'une série
01:21:09la justice compte tenu
01:21:10justement des moyens
01:21:11engagés
01:21:12est-elle suffisamment libre
01:21:13pour finalement
01:21:14se déjuger
01:21:14et ne pas
01:21:17et ne pas condamner
01:21:18Nicolas Sarkozy
01:21:20moi c'est une vraie question
01:21:21c'est-à-dire que
01:21:22quand on vous voyait
01:21:22je ne sais pas si
01:21:24un bilan a été chiffré
01:21:27de toutes les investigations
01:21:28les commissions régatoires
01:21:29à l'étranger
01:21:30ça a coûté de l'argent
01:21:31contribuable
01:21:32ça c'est sûr
01:21:32comment quand vous voyez
01:21:35les efforts qui ont été déployés
01:21:37arriver peut-être
01:21:38à autre chose
01:21:39que ce qui est attendu
01:21:40par les juges
01:21:41c'est pas le service public
01:21:41mais on n'en est pas loin
01:21:42en termes d'argent dépensé
01:21:43ça c'est une certitude
01:21:45on garde un oeil
01:21:46sur cette image
01:21:47et si les conseils
01:21:48de l'ancien président
01:21:49ou d'autres personnalités
01:21:51venaient à sortir
01:21:52et à prendre la parole
01:21:53bien sûr qu'on vous les fera entendre
01:21:54il nous reste 5 minutes
01:21:54je voulais quand même évoquer
01:21:55parce que je l'ai promis
01:21:56aux téléspectateurs
01:21:57les dessous de la gifle
01:21:59cette image
01:22:00qu'on peut vous remontrer
01:22:01à la photographie
01:22:02de l'époque
01:22:03cette image
01:22:04qui avait fait le tour du monde
01:22:05lorsqu'à la sortie
01:22:06de l'avion présidentiel
01:22:07on avait perçu Emmanuel Macron
01:22:08qui semblait se chamailler
01:22:09avec son épouse Brigitte
01:22:11qui elle-même
01:22:11semblait le gifler
01:22:13avant de descendre
01:22:14sur le tarmac
01:22:15le tarmac pardon
01:22:16notre ancien collègue
01:22:17Florian Tardif
01:22:17aujourd'hui à Paris Match
01:22:18publie un livre
01:22:20un couple presque parfait
01:22:21dans lequel
01:22:22il nous donne des explications
01:22:24et il a entamé
01:22:25ses explications
01:22:26chez Marc-Olivier Feugel
01:22:27ce matin
01:22:27écoutez
01:22:29jusqu'à l'épisode
01:22:30de la gifle
01:22:31que vous décryptez
01:22:32avec les différentes versions
01:22:33données par l'Elysée
01:22:33et vous vous enquêtez
01:22:35et vous racontez
01:22:36que c'est pas ce qui nous a été raconté
01:22:37d'ailleurs
01:22:37on le regrette
01:22:38aujourd'hui
01:22:38paraît-il à l'Elysée
01:22:39puisqu'en fait
01:22:40c'est une scène de jalousie
01:22:41qui se produit
01:22:42dans cet avion
01:22:44oui c'est une scène de couple
01:22:45en fait
01:22:45voilà
01:22:46et on le regrette
01:22:48on le regrette
01:22:48aujourd'hui à l'Elysée
01:22:49tout simplement
01:22:50parce qu'ils auraient pu montrer
01:22:51à ce moment-là
01:22:52qu'ils étaient un couple
01:22:53qu'ils étaient un vrai couple
01:22:54qu'ils n'étaient pas
01:22:54un couple parfait
01:22:55c'est l'histoire qu'on nous donne
01:22:56depuis le début
01:22:57du premier quinquennat
01:22:58mais vous savez ce qui s'est passé ?
01:22:59non c'est un couple
01:23:00oui ce qui s'est passé
01:23:01c'est qu'elle a vu
01:23:03un message
01:23:04d'une personnalité connue
01:23:06une actrice iranielle
01:23:07Goldshift et Farhani
01:23:08ah bon
01:23:09vous donnez son nom carrément ?
01:23:10je donne son nom
01:23:10tout simplement
01:23:11parce que ça a été
01:23:11à un moment donné
01:23:12des rumeurs
01:23:13qui ont couru dans Paris
01:23:14ce n'est pas une rumeur
01:23:15je l'ai dit
01:23:16concrètement à l'Elysée
01:23:17c'est une version
01:23:19qui n'est pas la leur
01:23:21c'est une version
01:23:21que j'ai recoupée
01:23:23tout simplement
01:23:23parce que
01:23:24tout ce qui est présent
01:23:25dans le livre
01:23:25ce sont des faits
01:23:26des faits
01:23:27et uniquement des faits
01:23:28et le président de la République
01:23:30depuis quelques mois
01:23:32ce n'est plus le cas
01:23:34mais pendant quelques mois
01:23:35a entretenu
01:23:36voilà
01:23:37une relation platonique
01:23:38c'est ce qu'on m'a dit
01:23:39c'est ce qu'on m'a répété
01:23:40en tout cas dans le rentrage
01:23:41c'est ce que je dis ce matin
01:23:44mais des messages
01:23:45qui sont allés assez loin
01:23:46qui m'ont été rapportés
01:23:47par des proches
01:23:48voilà
01:23:48je vous trouve très joli
01:23:49etc
01:23:49et ça a entraîné
01:23:51des tensions
01:23:51au sein du couple
01:23:52qui a entraîné
01:23:53cette scène privée
01:23:54qui est devenue publique
01:23:56tout simplement
01:23:56parce qu'à un moment donné
01:23:57il y a eu un quiproquo
01:23:58dans l'avion
01:23:58où on pensait
01:23:59cette dispute
01:24:00dispute assez conséquente
01:24:02terminée
01:24:03ce n'était pas le cas
01:24:05platonique
01:24:06Johan
01:24:06qui a un caractère
01:24:08purement idéal
01:24:09sans rien de matériel
01:24:10ou de charnel
01:24:12c'est de la vie privée
01:24:14on n'est pas dans la vie politique
01:24:16c'est de l'écume
01:24:17ou ça compte ?
01:24:18quand on est président
01:24:19de la république
01:24:20j'ai envie de vous dire
01:24:20qu'on n'a pas tellement
01:24:21de vie privée
01:24:23maintenant cette gifle
01:24:25est quelque part
01:24:25devenue un fait politique
01:24:26de toute façon
01:24:27cette gifle
01:24:28qui est publique
01:24:29puisqu'elle a eu lieu
01:24:30en public
01:24:31à l'heure insue
01:24:31certes
01:24:32mais les portes de l'avion
01:24:33se sont ouvertes
01:24:34malgré eux
01:24:35j'ai envie de vous dire
01:24:36et le monde entier
01:24:37a commenté cette gifle
01:24:38jusqu'au président
01:24:39des Etats-Unis
01:24:40Donald Trump
01:24:41qui a évoqué
01:24:42lui aussi
01:24:43publiquement cette gifle
01:24:44donc oui
01:24:44elle est devenue
01:24:45un fait politique
01:24:47et j'imagine
01:24:49qu'ils seront peut-être
01:24:50interrogés là-dessus
01:24:50désormais
01:24:51encore une fois
01:24:52on peut le regretter
01:24:53mais quand on est
01:24:54président de la république
01:24:55on n'a pas vraiment
01:24:55de vie privée
01:24:56on n'en a même pas du tout
01:24:57ça vaut pour lui
01:24:58ça vaut pour tous
01:24:58ses prédécesseurs
01:24:59dont on a aussi décortiqué
01:25:00la vie de couple
01:25:01la vie sentimentale
01:25:02les différentes liaisons
01:25:03qu'ils ont pu entretenir
01:25:04je précise juste
01:25:05que la dame
01:25:06dont nous affichons
01:25:08le portrait
01:25:08est madame
01:25:10Golschifté-Farani
01:25:11qui serait donc
01:25:12au coeur
01:25:12de ce scandale
01:25:14du couple
01:25:15présidentiel
01:25:16c'est vrai que l'image
01:25:16a marqué les esprits
01:25:18Judith
01:25:21il y a eu une alimentation
01:25:22sur les réseaux sociaux
01:25:23on n'est pas dans
01:25:24la profonde réflexion
01:25:26politique
01:25:27votre commentaire
01:25:29là-dessus
01:25:29l'image a marqué
01:25:30les esprits
01:25:31et surtout
01:25:31ce qui a fait
01:25:32que l'image
01:25:32était marquante
01:25:33c'est la version
01:25:35qui a ensuite
01:25:36fait diffuser
01:25:37l'Elysée
01:25:38d'une chamaillerie
01:25:39comme tous les couples
01:25:40en ont
01:25:42ça ne collait
01:25:43tellement pas
01:25:43à ce qu'on voyait
01:25:44à ce qu'on devinait
01:25:45de l'expression
01:25:46et du président
01:25:47et de son épouse
01:25:49qu'évidemment
01:25:51ça a alimenté
01:25:53la rumeur
01:25:54d'un vrai problème
01:25:55vrai différent
01:25:56conjugal
01:25:56que ça prétendait
01:25:57éteindre
01:25:59moi c'est ça
01:25:59que j'en retiens
01:26:00si
01:26:02aujourd'hui
01:26:02grâce à Florian Tardif
01:26:05on a la confirmation
01:26:06que la version
01:26:07diffusée par l'Elysée
01:26:08ça pose le problème
01:26:10de la vérité
01:26:11mais ça pose le problème
01:26:12je veux dire
01:26:13ce que ça souligne
01:26:13surtout
01:26:13c'est que ça fait 9 ans
01:26:14qu'il y a un mystère
01:26:16total autour du couple
01:26:18Macron
01:26:18et que
01:26:19est-ce que ça nous regarde ?
01:26:22est-ce que ça nous regarde ?
01:26:23je viens de vous dire
01:26:24quand on est président
01:26:25on n'a pas de vie privée
01:26:26donc vous avez répondu
01:26:27vous-même à la question
01:26:28est-ce qu'on ne doit pas
01:26:29le regretter ?
01:26:30est-ce que l'intimité
01:26:31du couple Macron
01:26:31nous regarde ?
01:26:32il y a une différence
01:26:36entre ne rien dire
01:26:37et dire quelque chose
01:26:38de faux
01:26:39oui Raphaël
01:26:40il y a d'abord ça
01:26:42ils ne se sont jamais
01:26:43ouverts
01:26:43la deuxième chose
01:26:44là où je ne suis pas
01:26:45d'accord
01:26:46ils ont mis en scène
01:26:47leur couple
01:26:48ça a été
01:26:49l'un des arguments
01:26:50pour
01:26:52vendre
01:26:53cette nouveauté
01:26:54dans le paysage politique
01:26:55ce couple
01:26:56qui n'était pas banal
01:26:57alors
01:26:58oui je pense
01:26:59qu'aujourd'hui
01:27:00on est en droit
01:27:01quand même
01:27:01de comprendre
01:27:02en tout cas
01:27:03ça fait jaser
01:27:04ce qu'a dit
01:27:04Florian Tardif
01:27:05ce matin
01:27:05et nul doute
01:27:06que ça fera jaser
01:27:07encore sur les plateaux
01:27:09et chez vous
01:27:10dans le salon
01:27:10autour du diner
01:27:11pourquoi pas ce soir
01:27:12Judith
01:27:13Raphaël
01:27:13Johan Rogérua
01:27:14merci beaucoup
01:27:14d'avoir été avec nous
01:27:15merci aux équipes
01:27:16qui préparent l'émission
01:27:17Samira Ouled
01:27:17Martin Mazur
01:27:18en l'occurrence
01:27:19Punchline
01:27:21Laurence Ferrari
01:27:22dans un instant
01:27:23pardonnez-moi
01:27:23je vous dis à demain
01:27:24à 15h
01:27:25ça va
01:27:25c'est parti
01:27:26c'est parti
01:27:26c'est parti
01:27:28c'est parti
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