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  • il y a 14 heures
Ce mercredi 13 mai, Frédéric Simottel a reçu Didier Sanz, journaliste, Isabelle Bordry, fondatrice de Retency, et Alain Goudey, directeur général adjoint de Neoma Business School. Ils se sont penchés sur Google préparant l'après Chromebook, le Googlebook, avec des PC boostés à l'IA, SpaceX et Google en pourparler à propos d'un projet de lancement de satellite capable d'héberger de la puissance de calcul pour l'IA, ainsi que l'arrivée de Neo, le premier robot humanoïde à tout faire dans nos maisons, qui n'est pas totalement autonome, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Voilà, et le débrief de la tech avec nos débriefeurs du soir.
00:11Didier Sens, journaliste. Bonsoir Didier.
00:13Bonsoir.
00:13Tout va bien ? Tu as récupéré ta connexion ?
00:15Oui, c'est bon.
00:15C'est bon, on peut démarrer.
00:17On peut commencer.
00:17Avec nous également, Isabelle Bordry. Bonsoir Isabelle.
00:19Bonsoir Frédéric.
00:20Fondatrice de Retency, qui accompagne les entreprises sur les conseils stratégiques
00:24et puis évidemment autour de la technologie,
00:26puisqu'il y a quelques années, tu dirigeais Yahoo, donc tu connais bien Yahoo France.
00:31Tu connais bien tous ces sujets, bien entendu.
00:34Et puis Alain Goudet. Bonsoir Alain.
00:36Bonsoir Frédéric.
00:36Merci d'être avec nous, directeur général adjoint de Neoma Business School.
00:39On parlait dans le couloir pour tout vous dire
00:41de comment les étudiants ressentent un peu cette révolution.
00:45Et ça va, il faut bien les préparer, c'est ça ?
00:50C'est important de bien les préparer, oui.
00:52Alors, on va démarrer avec vous.
00:54Alors, hier soir, Léa Benahim dans son flash tech,
00:58parce que les nouvelles de Google venaient juste de tomber.
01:02Donc Google qui, on va en reparler de SpaceX dans un instant,
01:06parce qu'ils ont cette alliance avec SpaceX.
01:08Mais là, c'est Google Book, Google qui lance une gamme de PC
01:12où l'IA est au premier plan.
01:13Ils ont mis du Google, alors ça s'appelle Gemini Intelligence.
01:17Et ils sont en train de préparer l'après Chromebook.
01:19Alors, on va voir un peu qui deviennent concurrencés.
01:22Alors, c'est vrai que le Chromebook Premium n'avait pas très bien marché.
01:25Est-ce qu'il vient de concurrencer l'écosystème plutôt haut de gamme,
01:29des portals plutôt haut de gamme, l'écosystème Mac ?
01:32Comment il faut faire ça, Didier ?
01:33Je sais que tu adores cet univers des PC.
01:35Comment tu vois l'arrivée de ces Google Books ?
01:37Alors, j'avais été déjà assez emballé par les premiers Chromebooks
01:40parce que je trouvais que le principe était intéressant,
01:42c'est-à-dire des ordinateurs ultra légers, ultra simples,
01:45qui fonctionnaient essentiellement avec des applications web
01:47et dont toutes les données étaient centralisées sur le cloud.
01:51Je trouvais ça intéressant.
01:52En plus, c'était vraiment un très bon marché.
01:54Là, ils adoptent une position un peu différente.
01:56Ils voient l'étape suivante.
01:59Donc, ils appellent ça des Google Books
02:02parce que dedans, il va y avoir un nouveau système d'exploitation
02:05qui est basé essentiellement sur Android.
02:08Donc, il va y avoir forcément des interactions
02:09avec les Android qu'on connaît sur les smartphones.
02:12L'une des fonctions majeures qu'a présenté Google à cette occasion,
02:16c'était la possibilité de cloner le téléphone sur son PC Google Books
02:21pour avoir accès à son contenu, afficher les applications, les lancer.
02:24Un peu ce qu'on peut faire maintenant sur Apple
02:27avec le système de réplication de miroir, d'écran, etc.
02:33Donc, ça, c'est bien.
02:34Mais surtout, comme tu le disais,
02:36l'argument premier de ces Chromebooks,
02:38c'est l'usage massif de l'intelligence artificielle.
02:42Aujourd'hui, ils sont déployés où ?
02:44Surtout, les Chromebooks, c'est...
02:44Les Chromebooks, c'est beaucoup le monde de l'éducation.
02:47Oui, c'est ça.
02:47C'est beaucoup le monde de l'étudiant, enseignement.
02:50Étudiant, enseignement, un peu dans les bureaux,
02:53mais c'est vraiment pour faire de la bureautique.
02:55C'est pour du montage vidéo, des applications intenses.
02:59C'était notre terminal de l'époque quand on était bien jeunes, presque.
03:02Voilà, c'est ça.
03:03Donc, maintenant, ils s'appuient sur l'IA
03:06pour créer cette nouvelle génération de PC.
03:10Alors, j'insiste deux minutes sur le...
03:13Tu posais la question,
03:14est-ce qu'ils vont venir concurrencer les PC haut de gamme ?
03:18Je ne pense pas.
03:18Voir même une Mac Premium.
03:20Ils ont un créneau et il y a une place pour ce type de produit
03:26qui est à côté, je dirais, de macOS et de Windows.
03:31Et là, en l'occurrence, pour l'utilisation de l'IA,
03:34ça va vraiment apporter quelque chose d'un peu novateur.
03:38Là, on voit les exemples sur les écrans derrière.
03:42Ils ont inventé un truc assez marrant qui est le Magic Cursor.
03:46En fait, on bouge la souris et quand la souris arrive sur une certaine zone de l'écran,
03:50elle propose des actions en relation avec ce qui est affiché à l'écran,
03:55gérées par l'intelligence artificielle.
03:57Par exemple, vous mettez le curseur sur la photo d'une robe,
04:01la photo d'une personne à droite,
04:03vous secouez et il va proposer de mettre la robe sur la personne.
04:05D'accord.
04:06Ou un meuble dans un coin,
04:08une photo de l'intérieur de chez moi
04:10et hop, le meuble va être à l'intérieur.
04:11Donc, l'idée de Google,
04:15c'est de faire de cette relation avec l'intelligence artificielle
04:20vraiment le cœur de l'usage de cet ordinateur.
04:23C'est-à-dire que ça ne sera pas un truc annexe
04:24comme on a aujourd'hui.
04:26On pose une question à ChatGPT
04:27et on prend le résultat ou on ne le prend pas
04:29ou on envoie une image sur Google Images
04:35ou sur Nano Banana, etc.
04:37Maintenant, c'est vraiment au cœur de l'expérience utilisateur.
04:43Parce que moi, je me demande,
04:43avec l'intégration d'Android,
04:45qui devient un peu l'OS universel,
04:47ils en parlent évidemment sur ces nouveaux Chromebooks,
04:50sur ces nouveaux Google Books.
04:52Ils en parlent, alors Samsung Galaxy va sans doute rien être,
04:55les Pixels, tout ça,
04:56on va pouvoir fonctionner tous ensemble.
04:58Est-ce que l'enjeu dans tout ça,
05:01Isabelle, ce n'est pas la guerre des systèmes d'exploitation IA,
05:04on va dire ?
05:05En fait, ce qui est vraiment intéressant
05:07et Google le démontre là une fois de plus,
05:09c'est comment l'intelligence artificielle
05:12crée un élément totalement différenciant sur le marché
05:14et la capacité de Google,
05:16à la différence des OpenAI par exemple,
05:19de pouvoir intégrer et distribuer leurs outils IA
05:22dans un maximum de services de la vie quotidienne des gens.
05:26Et donc là, de nouveau,
05:28avec ce nouvel écran,
05:32c'est-à-dire que déjà, lorsque vous êtes sur votre mail,
05:35vous pouvez avoir accédé à des services
05:36qui sont nativement intégrés avec de l'IA.
05:39Lorsque vous êtes bien évidemment sur le moteur de recherche,
05:42vous avez des systèmes déjà pré-établis,
05:44alors moins en France que dans d'autres pays,
05:47mais vous avez déjà des synthèses qui sont proposées par l'IA.
05:51Et là, il rentre dans l'univers de la vie quotidienne
05:54avec la création d'un nouveau PC,
05:56où, comme le disait très bien Didier,
05:58l'IA est un nouvel outil totalement intégré dans la vie quotidienne.
06:04Et la deuxième chose qui est intéressante,
06:06c'est qu'il casse ce silo
06:07qu'Apple avait commencé déjà un peu à casser
06:10entre votre univers Android,
06:13c'est-à-dire votre univers téléphone,
06:15qui encore aujourd'hui, pour une majorité de gens,
06:17est très différent de l'univers du PC,
06:20de son ordinateur.
06:21Donc là, en termes d'UX et en termes de services,
06:24ils cassent les silos.
06:26Et donc, c'est deux avantages.
06:27J'ajoute que cette idée de mélanger l'OS du PC
06:31et l'OS du portable,
06:33c'était une expérience qu'avait tentée Windows,
06:35si tu te rappelles, Windows 7,
06:36qui était censé être le même système d'exploitation
06:40pour les PC et pour les téléphones portables,
06:42ça a fait un flop monumental.
06:44C'est avec l'étude, vous avez l'étude.
06:46Ça a fait un flop monumental,
06:47mais l'idée était là,
06:48et effectivement, elle a été repris des briques,
06:51des idées du concept ont été reprises à droite, à gauche,
06:53notamment sur Mac OS et maintenant sur Google.
06:56Voilà, mais je pense que c'est moins abouti
06:57que ce que va proposer aujourd'hui Sador.
06:59Apple est allé moins loin que ce que va proposer,
07:02semble-t-il, alors on n'a pas encore vu les produits,
07:04semble-t-il Google.
07:06Et puis après, il y a une autre démarche stratégique
07:08qui est intéressante de la part de Google.
07:10Google n'est pas dans le hardware.
07:12Et là, ils vont quand même dicter de manière extrêmement forte.
07:16Ils ont des TPU ?
07:17Ils commencent petit à petit,
07:19mais je ne suis pas sûre qu'ils veulent aller jusqu'au bout.
07:21Mais là, par contre, ils vont quand même capter
07:24une partie de la valeur ajoutée du hardware,
07:26parce qu'ils vont dicter à Acer, à Samsung.
07:30Alors, il y avait un peu une polémique sur Samsung
07:32qui ne faisait pas partie de la liste de leurs partenaires.
07:35Un cahier des charges extrêmement strict,
07:37et donc, il va obliger les constructeurs de hardware
07:40de répondre à une problématique très spécifique
07:43et donc de faire des ordinateurs spécifiques pour eux
07:46et pour Aluminium OS,
07:49qui est ce fameux navigateur
07:52qui fait ce lien entre votre mobile et votre PC.
07:59Donc, ils vont clairement prendre une partie de la valeur
08:01captée par les constructeurs de hardware sur ce produit.
08:05Alors, maintenant, leur premier ordinateur,
08:09c'est 25 millions de ventes.
08:11Donc, c'est tout petit sur le marché des ordinateurs.
08:14Là, c'est un vrai challenge.
08:15Ils veulent le positionner plus premium.
08:18L'IA, ça coûte cher.
08:19Donc, ils sont obligés, effectivement,
08:20de le positionner plus premium et plus cher.
08:23On va voir si ça marche.
08:24Et puis, petit coup de pied pour Apple.
08:26Un petit coup de pied quand même de côté.
08:29Un petit croque en jambes pour Apple,
08:30puisqu'ils intègrent Gemini Intelligence.
08:32Voilà, là où Apple a encore du mal à mettre son Apple Intelligence
08:36dans ses équipements.
08:37Oui, c'est ce que j'allais dire.
08:39En fait, ce que je trouve intéressant dans ce mouvement stratégique,
08:42c'est que là où Apple fait du spatial computing,
08:45là, on pourrait presque dire qu'ils font du cognitive computing,
08:48en allant sur le terrain de, finalement,
08:51l'IA va être au cœur du dispositif
08:53et de la relation humain-machine.
08:57Et du coup, ils vont explorer, en fait,
09:00cette démarche d'avoir un outil à la fois très polyvalent,
09:04c'est-à-dire à la capacité de passer du smartphone à l'ordinateur
09:07et de revenir, etc.
09:08Mais en plus, avec un relationnel
09:10et le rapport humain-machine qui est très particulier,
09:13puisqu'ils le dopent quand même très fortement à l'IA
09:16avec des interactions assez étonnantes, quand même,
09:20et qui vont être assez nouvelles.
09:22L'autre signal qui est assez intéressant,
09:25pour le coup, je pense que Google se renforce, en fait,
09:28justement, dans la stratégie autour du hardware.
09:30Tu citais les TPU.
09:31Je ne suis pas certain qu'ils vont rester si timides que ça
09:34autour des TPU.
09:34Donc, ils sont des composants plutôt dédiés à l'inférence.
09:37Et qui permet, justement, de l'inférence en local,
09:39qui est quand même un point de force
09:40de toute la stratégie Apple Silicon,
09:42donc de toutes les puces.
09:43D'ailleurs, ils avaient dit qu'ils avaient entraîné,
09:45enfin, que Google Gemini, les bons résultats
09:47qui étaient à l'époque, quand ils l'ont sorti il y a quelques mois,
09:50c'était sur du TPU.
09:52Sur leur propre hardware.
09:53Sur leur propre TPU Google.
09:54Absolument.
09:54Effectivement.
09:55Ils investissent sur les semi-conducteurs,
09:57mais ils n'ont pas encore investi sur du hardware grand public.
10:01Mais effectivement, leur clé de différenciation
10:03est une des clés de la capacité, de la rapidité de Gemini.
10:08C'est clairement ces semi-conducteurs.
10:09Et puis le cloud, derrière.
10:10Et leur force du côté cloud, data centralisée, déjà.
10:14Et ce qui, du coup, est aussi possiblement une faiblesse.
10:16Parce qu'une fois que tu embarques l'IA au cœur
10:18de l'interaction humain-machine,
10:20et que tu deviens effectivement une espèce de moteur
10:23à anticiper le besoin dans le cadre de l'interface
10:26de ce que l'utilisateur veut,
10:28tu as quand même un vrai sujet,
10:29qui est la confiance accordée par l'utilisateur
10:31sur le traitement non plus de ces données,
10:33entre guillemets, déclaratives,
10:34mais de ces données comportementales.
10:36Et là, ça devient un sujet quand même un peu...
10:37Ils ont donné une date de disponibilité ?
10:39C'est... Oui, je l'avais noté.
10:43C'est fin d'année, je crois.
10:46Oui, fin d'année.
10:47C'est pour Noël, les ventes de Noël.
10:50C'est intéressant, cette idée de...
10:52Google est actuellement l'opérateur
10:55qui a le plus de données utilisateurs
10:58en sa possession, raison pour laquelle...
11:00De très, très loin.
11:02Raison pour laquelle son IA est l'une des plus performantes,
11:05parce qu'elle est parfaitement entraînée
11:06à partir de données très, très larges.
11:10En plus, multilingues, enfin voilà.
11:12Là, t'imagines tout ce qu'ils vont récupérer avec ça ?
11:14C'est-à-dire qu'ils vont avoir non seulement
11:17les usages de l'ordinateur,
11:18mais la manière dont les gens utilisent l'ordinateur,
11:20ce qui va pouvoir...
11:21Le parcours.
11:22Voilà, servir à faire un apprentissage de leur IA
11:24et en plus à optimiser
11:26toutes les applications qu'ils vont proposer.
11:28C'est une arme absolument incroyable.
11:31On a un autre Français qui est très fort là-dedans,
11:33Jonathan Cherky, comment s'appelle son entreprise ?
11:35Square, Fine Square...
11:37Content Square ?
11:37Content Square, voilà.
11:38Alors c'est différent.
11:39Content Square, c'est de l'analytics sur les sites.
11:41Mais ça suit un peu le trajet d'un.
11:42Mais il l'a en silo,
11:43c'est-à-dire qu'il n'a pas une vision transversale.
11:46Là, il y a une vision transversale.
11:48Et alors après, il y a un autre point aussi
11:50qui est intéressant,
11:51c'est la navigation à la voie.
11:53Alors ils en ont parlé en fait...
11:54Automne de 1926, on dit à l'oreillette, voilà.
11:56Ils en ont parlé dans les descriptifs, etc.
11:59Et ça, j'y crois beaucoup.
12:01Alors Siri avait montré beaucoup de difficultés
12:04dans sa mise en place,
12:05même si ça s'améliore aujourd'hui.
12:07Et là, ils expliquent qu'effectivement,
12:09avec la voie, on pourra demander, par exemple,
12:12la création d'un widget directement
12:14sur cette nouvelle interface.
12:17Parce qu'on n'a pas parlé de la voie,
12:18mais c'est vrai que parler à son ordinateur,
12:20déjà maintenant toucher l'écran,
12:22c'est vrai qu'on s'y habitue.
12:22Donc avec Apple, on a appris à toucher son écran,
12:26ce qui était quand même une révolution en termes du X.
12:29Et effectivement, cette interaction à la voie,
12:31on l'attend depuis longtemps.
12:34Et on va voir ce que Google nous propose
12:36avec cette nouvelle interface.
12:37Ce qui peut marcher.
12:38Ils ont un des meilleurs modèles multimodales aujourd'hui.
12:41Ils ont fait les annonces là,
12:42je crois que c'était hier,
12:43ou quelque chose comme ça,
12:44où ils disent, voilà, clairement,
12:45on a une convergence multimodale sur les modèles IA.
12:48Et on voit aussi, d'ailleurs,
12:49que tous les acteurs, finalement, de la tech
12:51sont en train de réfléchir à l'après-smartphone,
12:53l'après-ordinateur,
12:55avec de nouvelles formes, finalement, d'interactions,
12:57et où l'IA jouera un rôle majeur.
12:59Et donc là, l'exemple qui était donné,
13:01c'est la création de widgets,
13:02c'est-à-dire de raccourcis,
13:04pour les gens usagers comme moi,
13:06directement sur son bureau,
13:07où on peut dire, voilà,
13:09crée-moi un raccourci,
13:10ou un accès direct de mon bureau,
13:12pour suivre ma livraison.
13:14Et l'agent IA se crée immédiatement
13:17à la voix.
13:19Et donc, c'est vraiment des ruptures
13:21en termes du X qui sont très importantes.
13:23J'imagine même ça dans un cadre bureautique,
13:24on est toujours en train de chercher ses fichiers,
13:25et tout ça, lui dire,
13:26mais fais-moi un accès direct vers ce répertoire-là.
13:29Est-ce que votre bureau serait mal rangé,
13:30monsieur Frédéric ?
13:32Non, mais j'oublie parfois
13:33dans quel répertoire je l'ai mis.
13:35Autre sujet, on va rester Google,
13:39c'est de savoir,
13:40est-ce que le futur de l'IA sera...
13:43Dans l'espace.
13:45Pour une fois, le terme de cloud
13:46aura au moins une...
13:47Voilà.
13:49Le cloud serait...
13:50Alors, Google serait en pourparler avec SpaceX,
13:52c'est un article du Wall Street Journal,
13:53mais enfin, bon,
13:54qui est quand même assez documenté.
13:55Alors, il faut savoir,
13:56Google est un actionnaire minoritaire de SpaceX.
13:586%.
13:59Oui, oui, et que si SpaceX entre en bourse
14:01et dégager les 1 200, 1 300 milliards,
14:04ça fera un beau petit pactole
14:05pour Google aussi en termes d'action.
14:07En tout cas, ils veulent lancer, dès 2027,
14:09des satellites capables d'héberger
14:10de la puissance de calcul pour l'IA.
14:13Alors, c'est contourné,
14:14les limites énergétiques,
14:15il y a pas mal de choses,
14:16pourquoi pas en cyber aussi.
14:18Le cloud spatial, il faut y croire.
14:20Alain, je t'y marre avec toi.
14:22Alors, oui, je crois qu'on est dans une période
14:24où, en tout cas, il faut se poser la question.
14:27C'est une idée qui commence à cheminer.
14:28Non, mais il faut se poser la question.
14:30Il y a quand même un vrai sujet
14:31sur l'histoire du cloud spatial,
14:33et notamment pour venir nourrir, justement,
14:35et entraîner les modèles IA, etc.
14:37Aujourd'hui, le facteur limitant de l'IA,
14:39c'est l'électricité.
14:41Du coup, c'est la capacité
14:43à avoir, finalement,
14:44de l'énergie électrique
14:46un peu meilleur marché.
14:48Alors, ça ne veut pas dire
14:48que le spatial résout tout.
14:49Ça résout une partie de l'équation,
14:51mais pas la totalité,
14:52parce que, voilà,
14:53les conditions dans l'espace
14:54sont un peu plus complexes
14:55que sur Terre.
14:56Oui, parce qu'on parle de,
14:57évidemment, la température en ventre,
14:58mais il y a du rayonnement.
14:59Il y a du rayonnement
15:00qui peut griller les circuits électriques.
15:01Je veux dire,
15:02ce n'est pas si simple que ça.
15:04Après, il y a un autre sujet aussi
15:05qui est la problématique
15:06de refroidissement.
15:07Et en fait, si tu veux,
15:08quand tu cumules les deux,
15:09quand tu regardes aujourd'hui
15:10les problématiques
15:11sur les data centers,
15:12c'est qu'en fait,
15:12c'est assez politiquement incorrect
15:13de construire un data center,
15:14parce que tu as la problématique,
15:17justement,
15:17de rareté de l'eau.
15:20Et finalement,
15:21le spatial apparaît
15:22comme un territoire à explorer,
15:24parce que,
15:24malgré les défis techniques
15:26qui restent,
15:26qu'on n'a pas résolus du tout,
15:29c'est quand même un territoire
15:30sur lequel ça pourrait faire sens,
15:31parce qu'au moins politiquement,
15:33c'est un peu plus simple
15:34à gérer,
15:35finalement,
15:36dans la création.
15:36En basse orbite,
15:36on est à 600 kilomètres,
15:38donc on est...
15:40Et après,
15:41l'alliance avec SpaceX
15:42fait sens,
15:43parce qu'aujourd'hui,
15:44quand tu regardes
15:44en termes de capacité
15:46de maintenance
15:47d'un certain nombre
15:47de dispositifs
15:48en grand nombre
15:49en orbite,
15:51c'est un peu les seuls
15:51qui savent le faire.
15:52Oui, enfin,
15:53le partenariat,
15:53juste pour rappeler,
15:54le partenariat,
15:55d'après ce que j'ai compris,
15:57il porte uniquement
15:57sur le lanceur.
15:58Pas du tout
15:59sur le partage des ressources.
16:01Ou quoi que ce soit.
16:03Google, par exemple,
16:04il veut lancer
16:04des satellites
16:05capables d'héberger
16:05de la puissance de calcul
16:06de l'IA.
16:07Donc, il veut...
16:07Ils auront leur propre truc,
16:10indépendamment
16:10de ce que fait SpaceX
16:11de son côté.
16:12SpaceX,
16:13il y a d'ailleurs signé
16:13avec Anthropique,
16:14il y a quelques semaines.
16:15Oui, ça peut bouger.
16:17Et d'ailleurs,
16:18Google n'est pas
16:19en négociation exclusive
16:20avec SpaceX,
16:21c'est-à-dire qu'il pourra
16:21faire appel à d'autres lanceurs
16:22pour lancer ces réseaux
16:24dans les sites origines.
16:25En Europe.
16:26On espère que
16:26ils vont évidemment
16:27s'adresser
16:29à Ariane.
16:30Ariane.
16:32Donc, voilà.
16:32Ce que je voulais dire,
16:33c'est que ça...
16:33Et puis, effectivement,
16:34ils ont...
16:36L'idée étant que...
16:37Enfin, moi,
16:38j'ai trouvé ça
16:40très poétique,
16:41c'est qu'on a d'un côté
16:42les rayons du soleil
16:43qui vont produire
16:43l'énergie,
16:44de l'autre côté,
16:45le froid de l'espace
16:46qui va refroidir les data.
16:47C'est ça.
16:48C'est la condition idéale.
16:49Je crois que l'espace
16:50n'est pas froid,
16:52en réalité.
16:53Je crois que c'est
16:53une perception.
16:54Mais je crois que l'État...
16:55Enfin, c'est pour ça
16:56que c'est très difficile
16:57de refroidir.
16:57Autant, quand on est
16:58dans un avion,
16:59ils nous disent
16:59la température extérieure.
17:01Mais en fait,
17:01je crois que c'est pour ça
17:02que c'est très difficile.
17:03On ne peut pas dire
17:03que c'est un des challenges.
17:04Quand tu dis froid,
17:05c'est-à-dire quand il y a
17:06les rayonnements solaires,
17:07il y a ce côté,
17:08j'imagine, de chaleur.
17:09Mais ce qui est intéressant,
17:10c'est qu'encore récemment
17:12sur ce plateau,
17:12on disait que c'est une espèce
17:13de lubie d'Elon Musk
17:15de vouloir mettre
17:16des data centers.
17:17Et puis, c'est un bon moyen
17:18d'expliquer qu'il a besoin
17:19de lever beaucoup d'argent
17:21pour SpaceX
17:21à la veille de son rentrée
17:23en bourse.
17:24Ce qui est intéressant,
17:25c'est qu'il n'est pas
17:25le seul à le penser.
17:27Et Sander Pichai,
17:28même s'il y a 6% d'actions,
17:31mais ils ont tous
17:31des actions partagées,
17:33Sander Pichai, en fait,
17:34il réfléchit depuis,
17:36semble-t-il,
17:36un certain temps.
17:37Ils ont des POC,
17:38c'est-à-dire des premiers
17:39essais qui sont prévus,
17:41avec une société
17:42qui s'appelle
17:42Planet Lab.
17:43Et les difficultés
17:44à résoudre,
17:45c'est effectivement
17:45la maintenance.
17:46Parce que même si
17:47c'est à 600 kilomètres,
17:48ça ne paraît pas très loin
17:49sur la Terre.
17:50Mais il faut y aller.
17:51Donc changer un disque,
17:52c'est un peu compliqué.
17:53Donc il y a effectivement
17:54la maintenance,
17:54la résistance de l'électronique,
17:56s'il y a des tempêtes,
17:58je ne sais pas,
17:59une grande complexité.
18:00Et puis il y a
18:01les déchets dans l'espace aussi.
18:03Les déchets dans l'espace
18:04où ils peuvent avoir
18:05des chocs, etc.
18:06Mais il semblerait,
18:07et c'est ce qu'a l'air
18:08de dire MESS,
18:08et c'est ce qu'a l'air
18:10aussi de dire Sander Pichai,
18:11qu'au global,
18:13le coût pourrait être
18:15compétitif par rapport
18:16aux investissements
18:17nécessaires sur la Terre,
18:19connaissant effectivement
18:20les contrats,
18:20notamment énergétiques.
18:22Alors cela dit,
18:23il y a quelques années,
18:23on parlait beaucoup
18:24de la fusion,
18:25ce qui est à dire
18:26une énergie à prix zéro.
18:28Ça veut peut-être dire
18:29qu'effectivement,
18:30c'est moins avancé
18:31que ce que l'on pouvait dire
18:32il y a un an et demi
18:33ou deux ans
18:33sur ces projets-là.
18:35En tous les cas,
18:35la quête de l'énergie
18:37et le pouvoir accéder
18:38à l'énergie,
18:39ce que va proposer Musk,
18:40est une vraie source
18:41de pouvoir.
18:41Est-ce que Google...
18:43Il y a l'histoire d'énergie,
18:44il y a l'histoire
18:45de latence aussi,
18:46parce que je disais
18:46100 kilomètres,
18:47les liens satellites,
18:49on voit quand même
18:49que ça s'est considérablement
18:50amélioré.
18:52L'histoire de souveraineté
18:53aussi, quelque part,
18:54ça va être mon...
18:55Et de cybersécurité,
18:56je pense que pirater
18:58un lien satellite,
19:00ça va quand même être
19:00un peu plus compliqué
19:01que pirater une fibre optique.
19:02Non, je ne miserai pas là-dessus,
19:05parce que justement,
19:06tu maîtrises un peu moins
19:07qui s'approche de ton système.
19:09Non, mais juste sur la fusion,
19:11en fait, aujourd'hui,
19:11on maîtrise le procédé
19:12en gros sur une demi-heure,
19:14ce qui est quand même
19:15un progrès colossal
19:16par rapport à il y a
19:17ne serait-ce qu'un an et demi,
19:18deux ans.
19:19Et Google investit aussi
19:21sur ce thème-là.
19:22C'est pour ça que je disais
19:22que l'électricité,
19:23l'énergie est vraiment
19:24le facteur limitant
19:25aujourd'hui de l'IA
19:26et on voit bien
19:27que tous les grands de la tech
19:29cherchent des manières de faire.
19:31Investissent dans l'hiver,
19:31dans la fusion
19:32et l'espace peut-être
19:33peut-être d'alternative.
19:35Dans cette info,
19:36c'est encore une fois
19:36les liens endogamiques
19:37qu'il y a les uns
19:38et les autres.
19:39Je te fie un coup de main
19:40là-dessus,
19:40tu vas m'aider pour faire ci,
19:42j'investis dans ta boîte,
19:43mais je vais utiliser
19:44tes services, etc.
19:46Parler d'Enthropique
19:47avec...
19:47Ah, avec SpaceX,
19:48sur le projet Columbus.
19:49Mais ça a toujours existé.
19:52Ndia avec Intel.
19:53C'est la force du hub
19:55et de l'écosystème
19:56de la Silicon Valley.
19:57Il y a 25 ans,
19:59c'était déjà le cas.
20:00Yahoo avait des parts
20:01dans Google.
20:01Parce qu'ils se connaissent tous,
20:12en plus, en plus,
20:14je ne sais pas.
20:15Le monde de l'IA,
20:16c'est un endroit.
20:16Les valorisations
20:16ont été moindres.
20:17Il y a 5 entreprises
20:18et des satellites autour.
20:20C'est vrai.
20:21Mais en tous les cas,
20:22ces relations,
20:23les gens se connaissent.
20:24C'est assez normal.
20:24C'est un village.
20:26Et donc,
20:26les investisseurs
20:29croisent régulièrement
20:29les chefs d'entreprise.
20:30Allez, revenons sur Terre
20:32et vraiment bien sur Terre.
20:34les deux pieds dans la glaise
20:36et les deux pieds robotiques
20:37et les deux pieds
20:37de nos robots bipèdes.
20:40Toi,
20:41tu l'avais carrément mis
20:42dans tes sujets,
20:43ton premier sujet
20:43dont il fait des débats
20:44de ce soir.
20:45C'est la start-up américaine
20:46et américano-norvégienne
20:48One X
20:48qui ouvre une usine
20:49en Californie
20:50pour fabriquer
20:5010 000 robots néo par an.
20:53Le premier humanoïde
20:54grand public
20:54est à 20 000 dollars.
20:55Alors,
20:55on peut soit l'acheter,
20:56soit l'avoir
20:57avec un système de location.
20:59Il y a juste un détail,
21:00c'est qu'il n'est pas
21:01totalement autonome
21:02et un opérateur humain
21:03peut prendre la main
21:04et donc,
21:04s'il se promène chez nous,
21:06je crois que l'opérateur humain,
21:07il met un casque
21:08de réalité virtuelle
21:08et puis,
21:09il pilote le robot
21:10s'il y a le moindre souci,
21:11mais ça veut dire
21:12qu'il est chez nous.
21:14Ce qui est incroyable,
21:15c'est qu'il y a eu
21:16des commandes
21:17pour une année
21:18de livraison de produits.
21:20Donc,
21:20il y a des gens
21:20qui font entièrement confiance
21:21à ce genre de produit
21:22et je ne sais pas
21:23s'ils sont vraiment informés
21:24sur tous les enjeux
21:26que ça représente
21:26parce qu'effectivement,
21:28on l'a vu à la vidéo
21:29de ce robot
21:30qui sort la machine
21:31du lave-vaisselle,
21:33qui plie les vêtements
21:34et qui les range,
21:35etc.
21:35On se dit,
21:36c'est le monde de demain.
21:37Ça me fait penser
21:38à la science-fiction
21:39qu'on voyait dans les années 50
21:40avec ses paysages idylliques,
21:42ses voitures volantes,
21:43etc.
21:44Le seul souci,
21:45c'est qu'il a besoin
21:46d'entraînement
21:47et l'entraînement qu'il a
21:48est un entraînement
21:48assez généraliste
21:50et pour faire des tâches
21:51un peu plus compliquées,
21:52c'est là
21:53qu'il y a une décharge
21:56de souveraineté,
21:57je dirais,
21:58où effectivement,
21:58l'opérateur à distance
21:59prend en charge
22:02le robot
22:03et lui montre
22:03les gestes à effectuer
22:04pour qu'il puisse
22:05s'entraîner
22:06et faire son apprentissage
22:08et mener à bien
22:11sa mission.
22:12Maintenant,
22:12ça veut dire quoi ?
22:12Ça veut dire qu'il regarde
22:13tout ce qui se passe
22:14chez vous,
22:14que même si...
22:16Il cartographie la maison,
22:17déjà ?
22:17Il cartographie la maison,
22:19il voit les personnes
22:21qui sont là,
22:22il peut en déduire
22:24des informations
22:25sur la richesse
22:26du foyer,
22:27sur le nombre
22:28d'enfants à charge,
22:29sur les tendances
22:30politiques,
22:31artistiques,
22:32en fonction de ce qu'ils voient,
22:33etc.
22:33Il y a plein de choses
22:34derrière qui arrivent.
22:35Alors,
22:36la boîte en question
22:37dit,
22:37nous,
22:38One X,
22:39nous,
22:39on floute
22:41les personnes,
22:42on vous donne
22:43un cadre horaire,
22:45on crée des zones,
22:48des no-go zones
22:49pour éviter que...
22:51Mais c'est pas comme ça
22:51que ça se passe,
22:52parce qu'on sait très bien
22:53comment ça va marcher.
22:54Un,
22:55n'importe quel pirate
22:56va rentrer dedans
22:57et va avoir
22:57toutes les informations
22:58possibles,
22:58imaginables.
22:58Sauf,
22:59nous,
22:59il y a quelques semaines,
22:59on se recevait ici
23:00un pirate
23:01qui avait piraté
23:02des aspirateurs,
23:04des robots.
23:04Donc,
23:05il y a eu ce précédent-là.
23:06Maintenant,
23:06vous imaginez
23:07qu'un produit comme ça,
23:08il aura accès
23:09à tout ce qui se passe
23:09dans la maison,
23:10même peut-être
23:11le code de l'alarme
23:13qu'il aura vu
23:14quelqu'un effectuer.
23:16Et puis,
23:16il n'y a pas que ça,
23:17il y a aussi
23:17ce que va faire
23:19cette entreprise
23:19des données
23:20qu'ils vont récolter.
23:21Ils vont forcément
23:22les monétiser
23:23à un moment ou à un autre.
23:24Et puis,
23:24tout ce qui est
23:25l'aspect judiciaire,
23:25il peut y avoir des abus.
23:26On l'a déjà vu,
23:27il n'y a aucun régime
23:28qui n'est à l'abri
23:29d'un changement brutal
23:30de politique.
23:31Et tout d'un coup,
23:32le robot devient
23:32le gardien de la maison.
23:34Et ils vont demander
23:35à accéder à toutes
23:35les informations.
23:36Imagine en période
23:36de confinement,
23:37en disant,
23:37ah non,
23:38on ne sort pas.
23:39Il se met devant toi.
23:40Isabelle.
23:41Alors,
23:41moi,
23:41je suis vraiment,
23:42et c'est d'ailleurs
23:43la mission de Retency
23:44de protéger
23:45la donnée personnelle.
23:46Donc,
23:46je suis extrêmement
23:47attentive à ça.
23:48Cela dit,
23:49dans ce cas-là,
23:50et pour avoir vu
23:51des gens qui ont perdu
23:52leur autonomie,
23:53et c'est là
23:54où on va,
23:55c'est-à-dire que la démographie
23:56aujourd'hui
23:56des pays occidentaux
23:57est en baisse,
23:58on va avoir de plus en plus
24:00de gens qui ont eu
24:00des pertes d'autonomie.
24:01Même la Chine.
24:02Et il y a de moins en moins
24:03de jeunes pompiers
24:05qui sont là,
24:0624-24,
24:07pour venir soulever
24:08la vieille dame,
24:10s'assurer qu'elle
24:11n'est pas tombée,
24:11etc.
24:12Tu parles de choses
24:13avec des bonnes intentions ?
24:14Est-ce que tu crois
24:14une seule minute
24:15que les gens qui ont créé ça
24:16ont des bonnes intentions ?
24:17Je n'en sais rien.
24:18La seule chose que je dis,
24:20c'est qu'aujourd'hui,
24:21lorsque vous faites venir
24:22quelqu'un pour aider
24:23quelqu'un qui est
24:24dans la difficulté
24:25et qui n'est pas autonome,
24:26vous n'avez pas forcément
24:27son casier judiciaire non plus.
24:29Donc,
24:29le problème existe
24:30quoi qu'il arrive.
24:31C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
24:32on est face
24:33à une perte d'autonomie
24:34d'une partie de la population
24:36de plus en plus grande,
24:38que la personne soit chez vous
24:39et abuse de vous,
24:41et on l'a vu
24:41encore récemment
24:42avec les histoires d'Orpéa,
24:44etc.,
24:45qu'elle abuse
24:45de cette perte
24:46d'autonomie,
24:48qu'elle soit directement
24:49chez vous
24:49ou par l'interface
24:51d'un robot,
24:52les deux sont extrêmement
24:53compliqués.
24:54Mais la chose qui est sûre,
24:56c'est qu'aujourd'hui,
24:57on ne va plus,
24:57ou dans les dix prochaines années,
24:59on n'aura plus suffisamment
25:00de bras humains
25:01qui vont en plus coûter
25:03de plus en plus cher
25:04pour faire face
25:05à la vieillesse
25:07de la population.
25:08Alors,
25:09sauf si Laurent Alexandre
25:10trouve un système
25:11pour que l'on vieillisse
25:12tous extrêmement bien
25:14et sans perte
25:15d'autonomie,
25:16je pense que ces sujets-là
25:17sont vraiment à regarder
25:18avec attention,
25:19avec bien évidemment
25:20toutes les barrières
25:22qu'il faut mettre
25:23sur la qualité des gens
25:24qui sont derrière
25:25les écrans,
25:25etc.
25:26Mais à un moment donné,
25:27ça va devenir indispensable.
25:28Alors,
25:29il y avait des Japonais
25:29qui avaient effectivement
25:31eu ces idées les premiers,
25:33parce que c'est un peuple
25:35qui vieillit.
25:35Et les Chinois s'y mettent
25:36parce que aussi,
25:37la démographie en Chine
25:38est en train de jeter,
25:39ils seront 700 millions,
25:41je crois,
25:41dans quelques années.
25:42Donc,
25:42tous ces pays,
25:43enfin,
25:43tous les pays occidentaux
25:44et maintenant asiatiques
25:45et plus uniquement le Japon
25:46sont confrontés
25:47à cette perte d'autonomie.
25:48Et donc,
25:49il y a un moment donné
25:49où il va falloir
25:50trouver des systèmes.
25:51Est-ce que c'est vivre ensemble ?
25:53Est-ce que c'est vivre
25:54avec un robot ?
25:55Etc.
25:56Mais c'est absolument...
25:57C'est pas ce que montre
25:58cette entreprise
25:58qui vise clairement
26:00un public plutôt fortuné.
26:02Là,
26:02on voit des seniors.
26:03Fortunés,
26:04mais seniors.
26:06Alors,
26:07le sujet de la robotique
26:09humanoïde
26:10et du maintien à domicile,
26:11c'était un de mes sujets
26:12de recherche en 2016.
26:13Tout ça pour dire
26:14qu'il y a,
26:15mine de rien,
26:16en 10 ans,
26:16des progrès quand même
26:17extrêmement importants
26:18puisqu'à l'époque,
26:19c'était avec Aldébaran Robotics,
26:20c'est un projet
26:21qui s'appelait Roméo
26:22qui était une espèce
26:23d'armoire à glace
26:24de 250 kilos.
26:25Qui ne m'aurait pas marché.
26:27Effectivement,
26:28on était très très loin
26:29de tout ça
26:29et je me suis retrouvé
26:30face à face
26:32avec cette espèce
26:32de mastodonte
26:33et on voit quand même
26:34les énormes progrès techniques
26:36qui ont été réalisés
26:37sur une échelle de 10 ans.
26:38Parce que c'est 40
26:39ou 50 mécanismes
26:41à l'intérieur de ces robots.
26:41C'est d'une complexité colossale.
26:43Mine de rien,
26:44je n'ai pas eu le temps
26:44de regarder
26:45quelle est la durée
26:46d'autonomie
26:46en termes d'énergie électrique.
26:48On y revient
26:49de ce dispositif.
26:51Moi,
26:51les robots humanoïdes,
26:52je n'ai pas regardé celui-là
26:53mais j'avais eu plutôt
26:54de l'ordre de 20-30 minutes.
26:56C'est encore assez light
26:57en termes de capacité.
26:59La promesse
26:59est un peu trop élevée
27:01par rapport à la réalité
27:02de ce que j'ai vu.
27:03Après,
27:03il y a le vrai sujet
27:04de l'acceptation
27:05et de l'acceptabilité
27:06du produit.
27:07À l'époque,
27:08quand j'avais interrogé
27:09des personnes âgées,
27:10en gros,
27:10il m'expliquait
27:11non mais moi,
27:11un robot humanoïde,
27:13jamais de la vie.
27:14Parce que le jour
27:14où j'achète un produit
27:16de ce type-là,
27:17ça veut dire
27:17que je reconnais moi-même
27:19ma propre dépendance.
27:20Et ça,
27:21c'est en fait
27:21un geste extrêmement compliqué.
27:24pour les personnes
27:25justement qui sont
27:26sur la voie
27:26de se retrouver
27:28sur la dépendance.
27:29Et on voit bien
27:29que du coup,
27:30c'est plutôt
27:30je repousse,
27:31je repousse.
27:31Donc,
27:32est-ce que réellement
27:32les personnes âgées
27:33vont être la cible
27:34acheteuse du produit ?
27:36Surtout quand on n'a pas été...
27:37On parlait du Japon,
27:38nous,
27:38on n'a pas été trop pétés.
27:39C'est pas notre culture.
27:40On n'a pas été élevés
27:41dans les Japonais
27:43peut-être un peu plus.
27:44C'est pas du tout
27:45notre culture.
27:45Et après,
27:45moi,
27:46je rejoins effectivement
27:46le point de la problématique
27:48de la donnée.
27:51Le truc,
27:51c'est que là,
27:52ça me rappelle,
27:53tu sais,
27:53un peu les Waymo
27:54qui sont quand même
27:55conduits à distance
27:55par des humains.
27:56On fait croire
27:57que l'IA,
27:58la machine aujourd'hui,
27:59c'est un truc magique,
28:00mais on oublie de dire
28:00que les modèles
28:02de génération de texte
28:03sont quand même
28:04pré-entraînés
28:04par des humains
28:05dans des conditions
28:06qui ne sont pas forcément dingues.
28:08Là,
28:08on a des opérateurs
28:09qui peuvent prendre la main.
28:10C'est pareil sur les voitures,
28:11etc.
28:11Donc,
28:12il y a quand même
28:12tout un narratif
28:14autour de la technologie
28:15qui n'a finalement,
28:15pour le coup,
28:16pas trop changé en 10 ans.
28:18Mais il y a une réalité
28:19qui est effectivement
28:19un vrai point d'interrogation.
28:22Et effectivement,
28:23je crois que le vrai danger,
28:24c'est qu'on fait rentrer
28:26aujourd'hui des dispositifs
28:27dont on ne maîtrise
28:27quand même franchement
28:28plus rien en termes de sécurité.
28:30Bon,
28:30voilà,
28:30c'était un sujet
28:30en tout cas intéressant.
28:32Voilà,
28:32on est au tout début
28:33de tout ça.
28:34On voit 20 000 dollars,
28:35je ne dis pas que c'est abordable,
28:36mais pour certains foyers,
28:3820 000 dollars,
28:39oui,
28:40c'est le prix d'une petite automobile.
28:42Donc,
28:42pourquoi pas ?
28:43Sauf faire ça,
28:43il faudra garder...
28:44C'est beaucoup plus
28:44que les 2 millions
28:45d'il y a 10 ans.
28:45Il faut que ça marche
28:46plus d'une demi-heure quand même.
28:47Oui, quand même.
28:49Parce que la vitesse
28:50de vider le lave-vaisselle,
28:51c'est la vitesse d'un ado
28:52à peu près une demi-heure.
28:53Allez,
28:54on marque une courte pause.
28:55On se retrouve avec
28:56nos trois débriefeurs
28:57Didier Sans,
28:57Alain Goudet,
28:58Isabelle Borbrie
28:58dans un instant.
28:59On va parler notamment
29:00du procès
29:01entre Sam Altman
29:02et Elon Musk.
29:04Ça commence à se battre
29:06sérieusement sur ce procès.
29:08On parlera aussi de...
29:10Pourquoi ?
29:10Tiens,
29:11hier,
29:11on vous disait
29:11que Jensen Wang
29:13ne serait pas du voyage
29:14avec Donald Trump
29:15pour aller voir Xi Jinping.
29:15et finalement,
29:16hop,
29:17il y a eu un strapontin
29:18dans l'avion.
29:20Comme par hasard.
29:21Voilà,
29:21on parlera de tout ça.
29:22Allez,
29:22restez avec nous.
29:23On est encore ensemble
29:24pendant une bonne heure
29:24sur BFM Business.
29:28Tech & Co.
29:29La quotidienne
29:30sur BFM Business.
29:32Merci.
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