- il y a 14 heures
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous et bienvenue avec Véronique Jacquier, Pascal-Pierre Carbarini, André Valini.
00:06Nous avons deux avocats à la table, Amilet Khatmi et Johan Ouzahi.
00:11On va commencer cette émission avec l'accusation qui a de nouveau reclamé ce mercredi à Paris
00:15la condamnation à 7 ans de prison de Nicolas Sarkozy, soit 2 ans de plus que la peine qui avait
00:19finalement été prononcée en première instance
00:21pour le présumé financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse en 2007.
00:27Je vous propose d'écouter Tanguy Hamon qui était sur place et qui nous expose les réquisitions.
00:33Ce sont des réquisitions identiques à celles prononcées lors du procès de première instance
00:37qui ont été réclamées contre Nicolas Sarkozy, 7 ans de prison et 300 000 euros d'amende.
00:43L'avocat général a indiqué qu'aucun régime particulier ne doit s'appliquer pour un ancien président de la République
00:49et qu'il doit être jugé comme tout autre citoyen.
00:52Il a décrit l'ancien président comme étant le principal bénéficiaire de ce qu'il a nommé comme étant un
00:57pacte corruptif.
00:59Sitôt les réquisitions ont terminé, nous avons vu l'ensemble des avocats de Nicolas Sarkozy se réunir autour de lui.
01:04Ils ont échangé pendant de longues minutes.
01:07Désormais, lors des deux dernières semaines du procès, ce sera à eux de convaincre les juges de l'innocence de
01:12leurs clients.
01:13Ils devraient s'appuyer sur le fait que selon eux, aucune trace de financement libyen de la campagne de Nicolas
01:19Sarkozy n'a été établie.
01:20Concernant l'association de malfaiteurs, celle pour laquelle Nicolas Sarkozy avait été condamné à 5 ans de prison en première
01:27instance,
01:28elle ne repose selon eux sur aucune preuve tangible.
01:31Et si la cour d'appel venait à le condamner à nouveau, ce serait alors une atteinte grave à la
01:36présomption d'innocence.
01:37Et c'est vrai qu'il faut rappeler qu'après 10 ans d'enquête, aucune preuve matérielle directe n'a
01:41été établie, n'a établi l'existence d'un financement libyen.
01:45Le dossier reposait uniquement sur des indices faibles, des témoignages contradictoires, des documents contestés.
01:50Parallèlement, le parquet a requis 6 ans de prison contre Claude Guéant, 4 ans de prison requis contre Brice Hortefeux,
01:5810 mois avec sursis recris contre Éric Wörthes et puis 6 ans de prison requis également contre Alexandre Djury et
02:05Béchir Salet.
02:07C'est un procès évidemment que nous suivons depuis, j'ai envie de dire, de nombreux mois.
02:12On parle souvent d'ailleurs de la présomption d'innocence.
02:15On parle également que l'accusation, le bénéfice du doute doit bénéficier à celui qui est mis en cause.
02:24Et lorsqu'il n'y a pas de preuve matérielle, parce qu'il n'y a pas de preuve matérielle
02:29dans ce dossier,
02:30on s'aperçoit que ce bénéfice du doute n'est pas à l'avantage de celui qui est accusé.
02:37Jamais.
02:38Le bénéfice du doute, c'est un principe que, c'est comme le secret de l'instruction,
02:45ce sont des principes qu'on a posés mais qu'on ne respecte pas.
02:48Et puis aujourd'hui, encore une fois, on l'a vu en première instance.
02:52En première instance, M. Sarkozy, il a bénéficié quand même de trois relax.
02:58Là, il a fait appel et le parquet général aussi, le parquet également avait fait appel,
03:03de sorte que la Cour est saisie de tous les chefs de prévention, c'est-à-dire les quatre.
03:10Et l'association de malfaiteurs, on l'a dit souvent, c'est une infraction balai.
03:18C'est une infraction qui avait été créée au départ pour les braqueurs de banques.
03:24Parce qu'on savait qu'il y avait des équipes qui étaient en place pour attaquer les banques,
03:28mais on n'arrivait pas à avoir d'éléments matériels suffisants pour dire qu'ils avaient commis le vol à
03:33Marmé.
03:34Donc du coup, on a créé cette entente préalable qui permet, grâce à cette concertation frauduleuse en vue de faire
03:41quelque chose,
03:42de prononcer des condamnations.
03:43Ce que je n'arrête pas de répéter, et notamment sur ce plateau,
03:47je dis qu'aujourd'hui, quand on est dirigeant d'entreprise ou quand on est homme politique,
03:52on est considéré de la même manière qu'un bandit de grand chemin.
03:57Il y a une équivalence aujourd'hui, c'est-à-dire de croire que parce qu'on est un homme
04:01politique
04:01et qu'on a un parcours qui est ce qu'il est,
04:07et qu'on a été quand même là pour M. Sarkozy au plus haut courant de fonction,
04:10ce n'est pas une circonstance atténuante, c'est l'inverse.
04:14C'est une circonstance aggravante.
04:16D'où l'association de malfaiteurs, qui permettra justement de gommer les charges et les éléments matériels dont vous parlez.
04:23Bon, écoutons Christophe Anguin, qui est l'un de ses avocats, qui a pris la parole après ses réquisitions.
04:30Les réquisitions du parquet général sont strictement identiques à celles du parquet national financier.
04:36Nous démontrerons dans 15 jours, lors de nos plaidoiries, la parfaite innocence de Nicolas Sarkozy.
04:44Il n'y a pas d'argent dans sa campagne, il n'y a pas d'argent dans son patrimoine
04:48par d'argent libyen.
04:50Et pour cause, il n'y a pas eu de financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy par la
04:55Libye.
04:55Il n'y a pas eu d'enrichissement de Nicolas Sarkozy à cause de la Libye.
05:02Nicolas Sarkozy est innocent, son élection n'a pas été biaisée.
05:06Et je le redis, Nicolas Sarkozy est innocent et nous le démontrerons dans 15 jours.
05:10Et rien ne prouve l'existence d'un pacte de corruption avec la Libye.
05:14Il n'y a pas d'indices, évidemment, probants qui vont dans ce sens-là.
05:18Mais vous l'avez dit, cette association de malfermeteurs permet certaines choses.
05:26Après, vous aurez observé que dans les réquisitions, parce qu'on ne l'a pas noté,
05:31le mandat de dépôt n'a pas été sollicité.
05:34Donc quand il y a un mandat de dépôt avec l'exécution provisoire qui avait été prononcé en première instance,
05:39là on appelle, il y a une peine de prison de 7 ans qui a été requise, mais sans mandat
05:44de dépôt.
05:45Et comment vous l'interprétez ?
05:47Je pense que l'opinion publique qui s'était quand même émue,
05:54en grande partie du fait que le processus judiciaire n'était pas terminé,
05:58puisqu'il y avait la possibilité d'appel et que la présomption d'innocence justement existait,
06:03le fait que d'ores et déjà, M. Sarkozy aille en prison, je pense que ça n'a pas été
06:09accepté.
06:09D'où le nombre de personnes qui avaient...
06:13Et je pense que le parquet général, en tout cas les avocats généraux qui ont pris la parole,
06:20ils se disent, il y aura le processus judiciaire qui ira jusqu'au bout.
06:22Alors maintenant, attention, parce que le président, la cour n'est pas tenue.
06:26Oui, j'entends bien, mais lorsqu'on est condamné à 7 ans de prison,
06:28il y a forcément un mandat de dépôt qui...
06:30Mais il n'y a rien, il y a une...
06:31S'ils forment un pourvoi en cassation, le pourvoi en cassation est suspensif.
06:36D'accord.
06:37En revanche, la cour peut considérer qu'il peut prononcer un mandat de dépôt.
06:41André Vanini qui est avocat également.
06:43Oui, un mot pour faire suite à ce que disait mon confrère Garbarini,
06:47qui avait l'air de s'offusquer que les hommes politiques soient traités de la même façon que les bandits
06:52de grand chemin.
06:53La loi est la même pour tous.
06:54C'est un principe quand même fondamental du droit.
06:57Et il est heureux qu'aujourd'hui la loi soit appliquée avec la même sévérité, quel que soit le justiciat.
07:02L'attaque aux personnes, ce n'est pas la même chose, si vous me permettez, quand même.
07:06L'attaque aux personnes, dans la hiérarchie, c'est-à-dire, il y a eu un home jacking qui a
07:11été fait,
07:13et je crois que vous en parliez, la personne a eu deux ans, je crois, de home jacking.
07:18Donc, la personne, c'est un home jacking, ça me paraît infiniment plus grave que beaucoup d'affaires qui sont
07:24traitées.
07:25L'attaque aux personnes et la violence physique, il me semble que dans la hiérarchie, c'est différent d'autres
07:32infractions.
07:33Oui, enfin, moi, je trouve que les atteintes à la morale publique et à l'honnêteté,
07:36qu'on est en droit d'attendre à un responsable politique, c'est aussi très important.
07:39Ce que je voulais ajouter, c'est que, pour un avocat, et là encore, je pense que Garbaravi sera d
07:43'accord avec moi,
07:44il est difficile de se prononcer vraiment de façon précise sur un dossier quand on ne le connaît pas totalement.
07:49Moi, je m'en tiens à ce que je lis dans Le Figaro, dans Le Monde, tous les jours.
07:53Dans Le Monde, je serais vous, je ne m'en tiendrai pas à ce que vous lisez dans Le Monde.
07:56Je serais vous, hein.
07:58Parce que sur Nicolas Sarkozy ou sur Mediapart, je ne m'en tiendrai pas à ce qu'a écrit Le
08:04Monde.
08:04Alors, pour s'en tenir à ce qu'a écrit Le Figaro, les charges sont lourdes.
08:07Les réquisitions sont sévères.
08:10Durant Soufflant, qui est un très bon chroniqueur judiciaire, explique des choses qui...
08:13Les réquisitions sont lourdes, ça devient incontestable.
08:16Et j'ajoute enfin qu'il me semble qu'il y a eu un tournant dans cette affaire
08:19lorsque Nicolas Sarkozy a mis en cause Claude Guéant.
08:22Du coup, Claude Guéant s'est retourné contre Nicolas Sarkozy
08:24et il me semble que le procès a basculé à ce moment-là au détriment de Nicolas Sarkozy.
08:28C'est drôle parce que vous commencez par dire, je ne veux pas parler d'un dossier que je ne
08:31connais pas
08:32et puis finalement, vous le connaissez en...
08:33J'ai lu que Guéant avait été mis en cause
08:36et qui s'était un peu révolté, rebellé contre Sarkozy.
08:39Bon, écoutez, au-delà de ce que vous dites,
08:42il y a des choses, moi, que je trouve importantes de répéter.
08:45Il n'y a aucune preuve matérielle, directe, qui établit un financement libyen.
08:49Et il n'y a pas un centime qui a été retrouvé dans tous les comptes
08:53qui ont été épluchés de Nicolas Sarkozy.
08:55Pas un centime.
08:57Donc, à partir de là, on peut parler pendant des heures.
09:00Mais on a eu souvent ces discussions.
09:03Franchement, moi...
09:04Dernier mot.
09:05Dernier mot, mais très rapidement.
09:06Moi, dans ce dossier, ce qui me gêne vraiment,
09:09c'est que cette affaire, elle soit allée devant le tribunal judiciaire et la cour d'appel.
09:15Je ne vois pas pourquoi ça a été tranché.
09:17Mais je pense que le biais qui a été choisi,
09:21c'est-à-dire de ne pas confier ce dossier à la Cour de justice de la République,
09:25est l'erreur fondamentale.
09:27Puisque cela permet au juge, encore une fois,
09:29de se prononcer sur un positionnement d'homme d'État à un moment précis.
09:36Et je trouve que là, c'est une atteinte à la séparation des pouvoirs.
09:38Et on rappelle que c'est à partir de mars 2011
09:42que les accusations qui apparaissent précisément contre Nicolas Sarkozy.
09:46c'est lorsqu'il reconnaît le Conseil national de transition libyen
09:48et qui pousse à l'intervention militaire contre Kadhafi.
09:52Et certains y voient effectivement,
09:54et on peut y voir en tout cas,
09:55une manœuvre de représailles du régime libyen.
09:58Voilà ce qu'on pouvait dire sur ce sujet.
09:59Puisque vous avez la parole, messieurs,
10:01le plaidé coupable Gérard Darmanin
10:05semble être revenu sur ce qu'il avait imaginé.
10:08Le garde des Sceaux a largement revu à la baisse
10:10la portée du dispositif du plaidé coupable.
10:13Vous étiez pourtant favorable, disiez-vous,
10:15et l'un et l'autre ?
10:16Non, non, moi j'étais défavorable.
10:18On s'était accrochés d'ailleurs l'un et l'autre.
10:20Et j'observe que Darmanin recule beaucoup.
10:22D'ailleurs, je l'ai félicité.
10:23Je lui ai envoyé un message hier soir.
10:24Il m'a répondu à 2h du matin,
10:26comme quoi il ne dort pas beaucoup.
10:27Il recule beaucoup sur les affaires les plus graves,
10:29et notamment de viol.
10:31Non, mais il recule.
10:32Il explique pourquoi il recule.
10:33Oui, mais c'est bien.
10:34Il reconnaît qu'il est allé trop loin.
10:36Non, pas du tout.
10:37Il recule parce qu'il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale.
10:39C'est aussi bête que ça.
10:40Il ne recule pas parce que sur le fond,
10:42en tout cas, c'est ce qu'il va dire.
10:44Il était ce matin sur l'antenne de France Inter.
10:46Écoutez-le.
10:48Assez rare, Gérald Darmanin,
10:49que les responsables politiques reconnaissent qu'ils se sont trompés.
10:52Est-ce que c'est ce que vous faites ce matin ?
10:53Ce plaidé coupable, c'était une erreur ?
10:55Alors, je ne crois pas,
10:56parce que je pense que tous les pays autour de nous ont un plaidé coupable.
10:59Mais pourquoi est-ce que vous reculez alors ?
11:01Nous avons deux raisons.
11:03La première, c'est que nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée nationale,
11:05pour l'instant, pour cette mesure telle qu'elle est écrite.
11:07Moi, je suis un réaliste,
11:08et que mon principe, c'est de faire du compromis politique
11:10dans un régime parlementaire,
11:12même si ça a été validé par le Sénat,
11:13et même si le Conseil d'État l'a soutenu.
11:16Deuxièmement, parce que j'ai longuement discuté avec les avocats,
11:18il y a beaucoup d'autres mesures sur mon texte de loi,
11:20évidemment, sur les nullités,
11:21sur la création de 60 tribunaux supplémentaires,
11:23sur la généalogie génétique, sur les deux victimes,
11:25et qu'avec les avocats, nous avons discuté,
11:28ces représentants, pour dire que nous devions restreindre
11:30très fortement.
11:31J'ai entendu beaucoup d'interpellations et beaucoup de remarques,
11:34et dont certaines, je pense, qu'elles étaient à la fois extrêmement sincères,
11:37et parfois justes.
11:38Le procès est forcément une catharsis,
11:40et il est nécessaire pour l'immense majorité des victimes.
11:42Mais j'ai aussi rencontré des victimes, sans doute minoritaires,
11:45mais des victimes qui attendent, parce que c'est ça le problème.
11:47Aujourd'hui, 6 ans, 7 ans, 8 ans,
11:49d'avoir l'audience pour leur viol,
11:51leur accusé parfois est décédé,
11:52donc il n'y a pas de procès.
11:54Alors, c'est bien d'attendre un procès formidable et parfait,
11:57mais si jamais il n'y en a pas,
11:58parce que l'accusé décède,
12:00parce qu'on met trop de temps à la justice,
12:01et c'est ça son problème, elle met beaucoup trop de temps,
12:04c'est un problème.
12:05Deuxièmement, il y a des victimes qui ne veulent pas du tout,
12:06sans doute très minoritaires,
12:07mais pas du tout de procès.
12:08Elle ne veut pas vivre le moment extrêmement difficile du procès.
12:12Rappelons qu'en commission des lois,
12:13les sénateurs avaient déjà réduit la portée de ce dispositif.
12:16Mais est-ce que là encore,
12:18ce n'est pas la corporation des magistrats
12:21qui ne souhaite pas plus exactement le plaidé coupable ?
12:25C'est surtout les avocats qui ne voulaient pas du plaidé coupable.
12:27Les magistrats sont partagés,
12:29plutôt favorables dans l'ensemble,
12:30parce que ça permettrait effectivement
12:33d'écluser, si j'ose dire,
12:34le stock d'affaires en attente,
12:37de jugement.
12:37Mais ce sont surtout les avocats,
12:39et notamment les pénalistes,
12:40qui étaient très opposés à cette réforme.
12:42Non, ils n'étaient pas justement...
12:43À part Maître Bargar-Barini.
12:46Je ne suis pas le seul.
12:48Je ne suis pas le seul.
12:49Il y a eu une manifestation des avocats.
12:50Oui, non, mais encore une fois,
12:53peu importe, on plaidera.
12:56Moi, ça ne me dérange pas.
12:57On plaidera.
12:59La difficulté, pour autant,
13:00elle demeure.
13:02Elle demeure,
13:03puisqu'on n'arrive pas d'escamoter le procès.
13:07Moi, ça me fait rire, en fait.
13:09Et même, ça m'agace.
13:11Voilà.
13:11Pourquoi ça m'agace ?
13:12Parce qu'on dit,
13:13ben non, on va faire le procès.
13:14Mais le procès, ce n'est plus le procès
13:15pour les affaires de viol,
13:16puisque ce n'est plus maintenant
13:17le jury populaire qui juge.
13:20Ce n'est plus le peuple français.
13:21Ce sont des magistrats professionnels.
13:23Donc, on veut un procès.
13:24Alors, supprimons les cours criminels départementales,
13:27puisque aujourd'hui,
13:28le procès d'assises en matière de viol,
13:30avant, il était confié
13:31à une cour d'assises normale,
13:34entre guillemets,
13:35c'est-à-dire trois magistrats
13:36et six jurés
13:38tirés au sort
13:39sur les listes électorales.
13:41C'était ça, un procès d'assises.
13:43C'est-à-dire, ce sont les gens
13:44qui jugent les autres
13:46et pas des magistrats professionnels.
13:48Et pourquoi ça a changé ?
13:49Eh bien, ça a été changé
13:49parce qu'il y a eu une loi
13:50où on s'est dit, écoutez bien,
13:52parce que là, c'est pour vous dire,
13:55pour dire,
13:57on n'a pas assez de magistrats
13:59pour constituer les cours d'assises.
14:01Et donc, ils ont fait
14:01des cours criminels départementales
14:03qui ne sont composés
14:04que de magistrats.
14:06Non, c'est compliqué.
14:08Non, mais on comprend bien.
14:09Je vois bien ce que vous voulez dire.
14:10Mais le viol aujourd'hui,
14:12le viol aujourd'hui n'est pas...
14:14Pour que ça aille plus vite.
14:15Le viol aujourd'hui n'est pas jugé
14:18par un tribunal d'assises ?
14:20Non.
14:20Par une cour criminelle départementale
14:22composée de magistrats professionnels.
14:24Donc, encore une fois,
14:25il n'y a pas de souci.
14:26Mais pourquoi certains...
14:27Alors, le viol, mais par exemple,
14:28qu'est-ce qui est jugé
14:29par une cour traditionnelle ?
14:31Le meurtre.
14:32Alors, le meurtre...
14:33Mais pourquoi le viol
14:34est ça, pas ça ?
14:35Eh bien, parce qu'on considérait
14:37qu'il fallait que ça soit plus rapide,
14:40justement, ce qui n'est pas le cas.
14:41Et donc, on a choisi
14:43de faire une cour criminelle départementale
14:45en pensant que les magistrats
14:47allaient juger plus rapidement.
14:48On s'aperçoit que ce n'est pas vrai du tout.
14:50Et donc, encore une fois,
14:52on a une deuxième difficulté.
14:54Vous savez, et on en a parlé
14:56la dernière fois tous les deux
14:57et on est 100% d'accord.
14:59On veut aller plus vite.
15:00Vous savez ce qu'on fait ?
15:02Et mon confrère André l'a dit
15:04très justement
15:05et je suis 100% d'accord avec vous.
15:07on allonge le délai
15:10pour partir à la retraite des magistrats.
15:14Et du coup,
15:15ça sera des magistrats en plus
15:16qui ont une certaine expérience professionnelle
15:19et ils continuent à pouvoir...
15:21Et ils sont sans doute demandeurs.
15:22Mais bien sûr.
15:23Parce qu'ils ne sont pas...
15:24Bien sûr.
15:24Ils doivent partir à quel âge ?
15:2665 et ils peuvent faire
15:28deux ans de plus, 67.
15:29Ils ne peuvent pas aller jusqu'à 70 ans ?
15:31Non.
15:32Parce que théoriquement,
15:33dans la vie classique,
15:34dans la vie privée,
15:35on ne peut pas te virer avant 70 ans.
15:36On mobilise pendant 3 ans
15:39300 ou 500 ou 600 anciens avocats
15:41dans les magistrats.
15:43Et on écluse le stock en attente.
15:46On fait ça pendant 3 ans.
15:46Arrêtez avec écluser le stock,
15:47ce n'est pas très...
15:48Le stock d'affaires en attente,
15:50le jugement.
15:50Ah oui.
15:51D'accord.
15:52On va marquer une pause.
15:53Vous êtes toujours avocat ?
15:55Oui.
15:55Vous plaidez...
15:56Vous êtes...
15:56Non, je fais de l'arbitrage.
15:58Ah.
16:00Pas de football.
16:01Non.
16:03Et puis, évidemment,
16:04Pascal Pierre est pénaliste.
16:07On va marquer une pause
16:09et puis on va parler
16:10de ce qui a fait causer aujourd'hui,
16:12c'est-à-dire l'affaire Brigitte Macron,
16:14parce que vous avez été silencieux
16:15jusqu'à maintenant.
16:16Oui, on a écouté cette discussion
16:17avec l'avocat.
16:19Mais on va évidemment parler
16:20de Brigitte Macron.
16:21Si vous voulez,
16:22je peux vous remontrer
16:23cette fameuse image
16:24qu'a fait tant parler.
16:25Eh bien, Florian Tardif,
16:27ce matin,
16:27qui a écrit un livre
16:29sur le couple Macron.
16:34Évidemment,
16:34cette image,
16:36elle a une explication
16:39selon Florian Tardif.
16:40Il l'a dit ce matin
16:41au micro d'RTL.
16:42À tout de suite.
16:46Le journaliste Florian Tardif
16:48que nous connaissons,
16:49que nous apprécions
16:50et qui a commencé
16:51sur l'antenne de CNews,
16:53qui est aujourd'hui d'ailleurs
16:53à Paris Match,
16:55a donc révélé
16:55dans un couple
16:56presque parfait,
16:57presque entre parenthèses,
16:59en librairie ce mercredi
17:00qu'Emmanuel Macron
17:01aurait envoyé
17:02à l'actrice franco-iranienne
17:05Golshifte Farah Adni
17:07des messages compromettants
17:09et ce serait la raison
17:09pour laquelle Brigitte Macron
17:10l'aurait giflé
17:11avant de sortir d'un avion
17:12au Vietnam en 2025.
17:15Les Bonnefeuilles
17:16sont d'ailleurs
17:17dans Paris Match.
17:18Alors écoutons Florian Tardif
17:19qui était ce matin
17:20sur l'antenne d'RTL.
17:23Jusqu'à l'épisode
17:24de la gif
17:24que vous décryptez
17:25avec les différentes versions
17:26données par l'Elysée
17:27et vous vous enquêtez
17:29et vous racontez
17:29que ce n'est pas
17:29ce qui nous a été raconté.
17:30D'ailleurs,
17:31on le regrette aujourd'hui
17:32paraît-il à l'Elysée
17:33puisqu'en fait
17:34c'est une scène de jalousie
17:35qui se produit
17:36dans cet avion.
17:38Oui, c'est une scène
17:38de couple en fait.
17:39Voilà.
17:40Et on le regrette
17:42aujourd'hui à l'Elysée
17:43tout simplement
17:45qu'ils étaient un couple,
17:46qu'ils étaient un vrai couple,
17:47qu'ils n'étaient pas
17:48un couple parfait.
17:49C'est l'histoire
17:49qu'on nous donne
17:50depuis le début
17:50du premier quinquennat.
17:52Mais vous savez
17:52ce qui s'est passé ?
17:52Non, c'est un couple.
17:53Oui, ce qui s'est passé
17:54c'est qu'elle a vu
17:56un message
17:58d'une personnalité connue,
18:00une actrice iranielle,
18:01Goldshift et Farhani.
18:02Ah bon, vous donnez
18:02son nom carrément ?
18:03Je donne son nom
18:04tout simplement
18:04parce que ça a été
18:05à un moment donné
18:06des rumeurs
18:06qui ont couru dans Paris.
18:07Ce n'est pas une rumeur.
18:09Je l'ai dit concrètement
18:10à l'Élysée.
18:11C'est une version
18:12qui n'est pas la leur.
18:14C'est une version
18:15que j'ai recoupée
18:16tout simplement
18:17parce que tout ce qui est présent
18:18dans le livre
18:19ce sont des faits.
18:20Des faits
18:20et uniquement des faits.
18:22Et le président de la République
18:24depuis quelques mois,
18:25ce n'est plus le cas,
18:27mais pendant quelques mois
18:28a entretenu
18:31une relation platonique.
18:32C'est ce qu'on m'a dit,
18:33c'est ce qu'on m'a répété
18:34en tout cas dans le rentrage.
18:35C'est ce que je dis ce matin.
18:37Mais des messages
18:38qui sont allés assez loin,
18:40qui m'ont été rapportés
18:41par des proches.
18:41Voilà, je vous trouve
18:42très joli, etc.
18:43Et ça a entraîné
18:44des tensions
18:45au sein du couple
18:46qui a entraîné
18:46cette scène privée
18:48qui est devenue publique
18:49tout simplement
18:50parce qu'à un moment donné
18:51il y a eu un quiproquo
18:51dans l'avion
18:52où on pensait
18:52cette dispute,
18:53dispute assez conséquente,
18:56terminée.
18:57Ce n'était pas le cas.
18:58Bon, Yohann Ozaï,
18:59d'abord il faut préciser
19:00que Mme Macron
19:01a démenti
19:03son entourage.
19:04Brigitte Macron
19:04a catégoriquement
19:05démenti ce récit
19:06auprès de l'auteur
19:06le 5 mars dernier
19:07en précisant
19:08qu'elle ne regardait
19:09jamais dans le téléphone
19:10portable de son mari.
19:12La verse était étonnante.
19:13Elle ne va pas dire
19:14oui, je l'ai giflé
19:14parce que j'ai découvert
19:15un message.
19:17Précision non publiée
19:18par l'auteur.
19:20D'abord, effectivement,
19:21Amine a raison,
19:22le démenti s'imposait.
19:23Il est évident
19:24qu'on n'attendait
19:24rien d'autre
19:25de la part de l'Elysée
19:26qu'un démenti.
19:27Dire aussi
19:28que cette gifle
19:29était devenue
19:30un fait politique
19:31qui a été commenté
19:32dans le monde entier,
19:33y compris par le président Trump
19:34qui a plusieurs fois
19:36charrié ou moqué
19:37le président Macron.
19:39Souvenez-vous,
19:39Emmanuel Macron,
19:40le président qui est battu
19:41par sa femme.
19:42C'est devenu un fait
19:43et une sorte
19:44d'événement politique mondial.
19:46L'Elysée pourrait dire
19:48que ça relève
19:49de la vie privée,
19:50etc.
19:51Sauf que ça n'est
19:51pas vraiment le cas.
19:53Emmanuel Macron
19:53et Brigitte Macron
19:54ont toujours fait
19:56de leur couple
19:56là aussi
19:57un objet,
19:58un instrument politique
19:59d'abord pour la conquête
20:00du pouvoir
20:01et ensuite
20:01pour l'exercice
20:02du pouvoir.
20:03Ils ont toujours
20:03mis en scène
20:04leur couple
20:04depuis 2015
20:05en réalité
20:06au moment où
20:06ils ont mis milices
20:072014 même
20:08depuis 2014
20:09jusqu'à aujourd'hui.
20:10Ce couple
20:10a été un instrument politique
20:12au service
20:13du pouvoir,
20:14du pouvoir macronien
20:14mais donc
20:15le fait que
20:16les journalistes
20:17s'y intéressent
20:18aujourd'hui
20:18est quelque chose
20:19de légitime
20:20et le fait
20:21qu'ils aient menti
20:22également
20:22puisqu'ils ont bien menti
20:24le jour où
20:25cette gifle
20:26a eu...
20:26Mais il n'en avait rien.
20:27Ça c'est ce que dit
20:28notre ami Florian Pardin.
20:29Oui, permettez-moi
20:29d'ailleurs de le féliciter
20:30parce qu'il a fait
20:30manifestement
20:31un travail remarquable
20:32mais personne
20:33n'avait cru
20:34à l'époque
20:34à l'Élysée
20:35à cette chamaillerie.
20:36Absolument
20:36personne n'y croyait.
20:38Personne.
20:38Alors la version
20:39officielle
20:40à l'époque
20:41de l'Élysée
20:43c'était
20:43on plaisantait
20:44avec mon épouse
20:45comme on le fait
20:45assez souvent
20:46c'est vrai que
20:47dans l'entourage
20:48je ne citerai pas
20:48mais dans l'entourage
20:49c'est toujours
20:50les mêmes personnes
20:51d'ailleurs qui parlent
20:51dans l'entourage
20:52d'Emmanuel Macron
20:52et de Brigitte Macron
20:53c'est de dire
20:54il est taquin
20:55Emmanuel Macron
20:56donc il fait
21:00et là ce jour-là
21:01elle était un peu énervée
21:02et elle l'a repoussée
21:04voilà
21:04ça c'est
21:06la version officielle
21:08de la cour
21:09puisqu'il y a cette gifle
21:10à bord de l'avion
21:11et quand ils descendent
21:12de l'avion
21:12elle refuse
21:13de lui serrer la main
21:14de lui prendre la main
21:15de lui prendre la main
21:17on ne va pas faire
21:17l'exégesse
21:18de la descente d'avion
21:19de Brigitte Macron
21:20ça a une signification
21:21bien sûr
21:21mais depuis
21:22oui
21:23c'est très important
21:24parce que Brigitte
21:25quelque part
21:25elle participe un peu
21:26non pas directement
21:27à l'exercice du pouvoir
21:28mais quand même
21:29puis c'est devenu
21:30un fait politique
21:30qui a quand même fait
21:31le tour du monde
21:33on se souvient
21:33il y a quelques semaines
21:34la sortie de Donald Trump
21:36qui faisait référence
21:37cette jeune femme
21:40Goldshifté Farhani
21:41que peu de gens
21:42je pense connaissent
21:42une actrice iranienne
21:43mais elle a pris la parole
21:44elle est sûrement
21:45très talentueuse
21:46elle va prendre la parole
21:47elle a pris la parole
21:48pour
21:48elle doit être dans sa vie
21:50d'ailleurs perturbée
21:50j'imagine
21:51c'est pas agréable
21:51pour elle d'avoir
21:52ce type d'informations
21:53qui tournent autour d'elle
21:55Florian Tardif
21:55l'a dit
21:56c'est une rumeur
21:57qui circulait depuis longtemps
21:58donc avant la sortie
21:59de ce livre
22:00elle l'a déjà démenti
22:01il y a plusieurs semaines
22:02elle s'est exprimée
22:02il y a plusieurs semaines
22:04pour dire
22:05ces rumeurs sont infondées
22:06et elle les a démentis
22:07il faut le dire alors
22:09et c'est vrai ou pas ?
22:10ben oui
22:10on le sait pas
22:12moi j'aimerais bien fouiller
22:13dans le téléphone du président
22:14voyez-vous
22:15j'aimerais bien aller regarder
22:17bon
22:18André Valigny
22:18est-ce que ça
22:19quel regard vous portez
22:21sur cela
22:21est-ce que
22:22un regard très
22:23est-ce que c'est un
22:24d'abord est-ce que c'est
22:25une affaire politique ?
22:25non pas du tout
22:26je trouve que c'est indécent
22:27qu'on essaie comme ça
22:29de s'infiltrer
22:30dans la vie privée
22:31de ce couple
22:32Brigitte Macron
22:33a démenti
22:35Goldshifté
22:35Farah Annie
22:36avait démenti
22:36moi j'avais vu son démenti
22:37parce que la rumeur courait
22:38dans Paris
22:39elle avait démenti tout ça
22:40donc on arrête
22:41ce journalisme
22:42le trou de serrure
22:42vraiment
22:43Florent Tadif
22:44me déçoit beaucoup
22:44parce que je l'appréciais
22:45beaucoup quand il était ici
22:46mais faire un livre
22:47sur cette histoire
22:48de gifle
22:49non non
22:49il fait pas un livre
22:50sur la gifle
22:50il fait un livre
22:51sur le couple
22:52non mais est-ce que
22:53les arguments
22:54que donne
22:54Johan Ozaï
22:56c'est vrai que
22:57c'est un couple
22:58qui s'est mis en scène
22:59bien sûr
22:59dans la conquête du pouvoir
23:01depuis le départ
23:02qui a été d'ailleurs
23:03accompagné
23:03pas tous les couples
23:05pas tous les couples
23:08François Hollande
23:08par exemple
23:09c'était pas mis en scène
23:09particulièrement
23:10la vie privée
23:11de François Hollande
23:12a été plus exposée
23:13ça c'est autre chose
23:14mais il s'était pas
23:15il s'était pas mis en scène
23:18de la même manière
23:19il s'est pris un scooter
23:20oui
23:21mais ça
23:23soyez de bonne foi
23:24non mais soyez de bonne foi
23:25parce que c'était
23:25à son corps défendant
23:26le scooter
23:28c'était des journalistes
23:29qui sont allés
23:29le
23:30bon
23:31non mais
23:31est-ce que
23:32les arguments de Johan
23:33est-ce que vous êtes sensible
23:34à ces arguments-là
23:34le fait de dire
23:36qu'ils ont fait de leur couple
23:37un outil
23:38et un argument politique
23:39d'abord pour être élu
23:40et ensuite pour exercer le pouvoir
23:41ils ont eux
23:42à l'origine
23:43eux-mêmes
23:43exposé leur vie privée
23:45et que
23:45ils l'ont choisi
23:46quand on ouvre l'avion
23:48excusez-nous
23:48on n'y peut rien
23:49si c'est une violence
23:51faite à un homme
23:51et ça intéresse
23:54une violence
23:55il n'a pas l'air traumatisé
23:56d'ailleurs vous imaginez
23:58on ose imaginer
23:59si c'était le contraire
24:00et heureusement
24:00que ça ne l'est pas
24:01j'avais dit
24:01non mais
24:02c'est un fait politique
24:04manifestement
24:04ce n'est pas anodin
24:05ce qui se passe
24:06lorsque cette porte d'avion
24:07s'ouvre
24:08donc forcément
24:09les gens en parlent
24:11vous ne pouvez pas dire
24:12journaliste de trou de la serrure
24:13et on ouvre un avion
24:15et on voit une femme
24:16qui
24:18comment dire
24:18manifestement
24:19alors je ne sais pas
24:19si c'est gifle
24:20violente
24:21trouvez le mot
24:22que vous voulez
24:23chamaillerie
24:24pourquoi pas
24:24mais bon
24:25vous chamailler comme ça
24:26avec votre épouse
24:26de temps en temps
24:28c'est pas fréquent
24:30quand même
24:30on n'en sait rien
24:31on n'en sait rien
24:33peut-être qu'ils se disputent
24:34souvent
24:34ah oui
24:35non mais ça j'en sais rien
24:36bon mais est-ce que vous trouvez
24:37que c'est un fait politique
24:38ou pas
24:38moi je trouve
24:39qu'il n'y a pas d'incidence
24:40sur la vie politique
24:40je trouve que c'est quelque chose
24:42de très intrusif
24:43de parler de cette histoire
24:44c'est un petit peu
24:45quand même l'écule
24:45de la politique
24:47l'affaire Mazarin
24:48c'était quelque chose
24:49qui a eu des conséquences
24:50dans la vie politique
24:51dans la vie
24:52donc là vous trouvez
24:53que
24:53non mais ça a concerné
24:54chaque contribuable
24:55tout de même
24:55là moi je ne me sens pas concernée
24:58bon bah écoutez
24:59non mais
25:00très bien
25:00de la même manière
25:02c'est pareil
25:02c'est une affaire privée
25:04elle doit rester privée
25:05c'est de la com
25:06voilà
25:07privée
25:09l'avion s'est ouvert
25:10on a vu quelque chose
25:11qui n'était pas vraiment privé
25:12on a vu
25:13on a vu
25:14on a vu une gifle
25:15après d'extrapoler
25:16en disant
25:17il y avait une relation amoureuse
25:18avec
25:19il y a quelque chose
25:20parce que c'est une relation platonique
25:21c'est que Florian Tardif
25:22ne dit pas que Brigitte Macron
25:24a démenti
25:24or elle lui a dit
25:25le 5 mars
25:26qu'elle démentait
25:27ce qu'il allait raconter
25:28et il ne le dit pas ça
25:29donc ça n'est pas très honnête
25:30de sa part
25:31Brigitte Macron a démenti
25:33et Tardif ne le dit pas
25:35écoutez Florian
25:36de toute façon
25:36on va l'inviter
25:37et puis
25:37il pourra
25:38effectivement
25:39nous dire
25:39pourquoi
25:39il n'a pas
25:40précisé
25:41ce démenti
25:43elle joue dans un film
25:44qui s'appelle
25:44le mensonge d'état
25:45avec DiCaprio
25:46elle est remarquable
25:47qui ?
25:48Goldshifté
25:49je croyais que c'était
25:50Brigitte Macron
25:51j'ai manqué
25:52on l'aurait su
25:53on l'aurait su
25:54j'ai manqué
25:55quelque chose
25:56j'ai manqué
25:57un épisode
25:58bon
25:59alors le président
26:00alors c'est extraordinaire
26:01vous allez en voir
26:02le président
26:02ce qu'il dit
26:05à Brut
26:05d'ailleurs Brut
26:06qui a été racheté
26:07par
26:09Rodolphe Saadé
26:09il parle beaucoup
26:11à Brut d'ailleurs
26:12en ce moment
26:12je ne sais pas
26:12s'il y a un rapport
26:14avec cela
26:15même si on sait
26:16qu'il y a une proximité
26:17avec monsieur Saadé
26:18qui est propriétaire
26:20par ailleurs
26:21et de BFM
26:23et puis également
26:24de
26:24la Provence
26:25et de la Tribune
26:27et il s'est exprimé
26:29donc à Brut
26:30hier
26:30et il a dit
26:32ce qu'il avait déjà dit
26:33c'est-à-dire qu'un français
26:35est 100% français
26:36mais 100%
26:37pourquoi pas algérien
26:38si c'est un enfant
26:38de l'immigration
26:39et ça pose forcément
26:41des questions
26:42il y avait une jeune femme
26:43franco-algérienne
26:45lors du sommet
26:46qui a eu
26:46vraiment un mot
26:47formidable
26:49elle a dit
26:50pendant longtemps
26:50moi j'ai cru
26:51qu'il fallait avoir honte
26:52d'être
26:53d'être né en Algérie
26:54quand j'étais venu en France
26:55et puis à un moment donné
26:57comme par une transformation
26:59une conversion
27:01j'ai compris
27:02que j'étais tout à la fois
27:03totalement française
27:04et totalement algérienne
27:05mon message
27:06à la diaspora
27:06c'est ça
27:07personne ne vous l'enlèvera
27:09et donc vous êtes
27:10totalement française
27:11et français
27:12et totalement
27:14algérien
27:14marocain
27:16nigérienne
27:18béninoise
27:19kenyan
27:20etc
27:22et ça
27:23c'est un trésor
27:23et c'est une chance
27:24pour vous
27:25c'est d'aller au bout
27:26de chacune de ces cultures
27:27de ces ancrages
27:28c'est une chance
27:29pour les entreprises
27:30ou l'état
27:30qui vous embauche
27:31et c'est un démultiplicateur
27:33d'opportunités
27:34bon Amine El Khatmi
27:35est avec nous
27:36quand vous entendez ça
27:37vous réagissez comment ?
27:39d'abord
27:39l'espèce de vieille
27:40rengaine
27:41une chance
27:41pour la France
27:43qui n'a strictement plus
27:44aucun sens
27:45est une rengaine
27:46dépassée
27:46moi le sujet
27:47par rapport à ces jeunes gens
27:48c'est que s'ils étaient
27:50aussi français
27:50qu'algérien
27:51ça ne me poserait pas
27:52de difficulté
27:52le problème c'est que
27:54comme on n'a pas réussi
27:55l'intégration
27:56et qu'on n'a pas transmis
27:57les valeurs de ce pays
27:58on a des jeunes gens
27:59qui sont à 100%
28:00algériens
28:00ou tunisiens
28:01ou ce que vous voulez
28:02et très peu
28:03et très peu français
28:04c'est ça la difficulté
28:05le débat c'est pas
28:06sur la binationale
28:07attention
28:07je le dis toujours
28:08pas tous
28:09à ne pas généraliser
28:11bien évidemment
28:12on croise ici
28:14moi je croise ici
28:14des gens
28:15avec qui nous travaillons
28:16qui sont des enfants
28:17issus de l'immigration
28:18et qui
28:21au contraire
28:21qui ont
28:22un
28:23comment dire
28:25un lointain
28:26regard
28:26sur ce qui se passe
28:27de l'autre côté
28:28de la Méditerranée
28:29tous les enfants
28:31de l'immigration
28:31étaient comme ça
28:31force est de constater
28:32que je croise
28:33de jeunes gens
28:33nés sur le sol national
28:35et qui lorsque
28:36je leur demande
28:37d'où vous êtes
28:37me dit je suis algérien
28:39voilà
28:39de jeunes gens français
28:40nés de parents français
28:42sur le sol français
28:43et lorsque vous leur dites
28:44quel est ton pays
28:45il vous dit
28:46je suis algérien
28:47donc moi
28:47le débat c'est pas
28:48la binationalité
28:49je suis franco-marocain
28:50lorsque je suis dans
28:51les rues de Rabat
28:52ou de Casablanca
28:53je suis très marocain
28:54je dis vive le roi
28:55et lorsque je suis en France
28:56je dis vive la France
28:57donc c'est pas le sujet
28:58de la binationalité
28:59le problème c'est qu'on a
29:00un problème d'intégration
29:00vous incarnez un peu
29:01pardonnez-moi ce que dit
29:02le président Macron
29:04d'une certaine manière
29:04vous êtes 100% marocain
29:06ou maroc et 100%
29:06oui mais c'est pas un problème
29:07et ben oui
29:08c'est pas un problème
29:09donc vous êtes plutôt
29:10d'accord avec lui
29:11le problème c'est que
29:11ce qu'il décrit là
29:12n'est pas une réalité
29:13dans les faits
29:14c'est la réalité
29:15pour un certain nombre
29:16de gens
29:16c'est la réalité
29:17pour un certain nombre
29:18de gens
29:18qu'en pensez-vous ?
29:19un tout petit rappel historique
29:20Aznavour disait
29:21je suis 100% français
29:22100% arménien
29:24mais oui
29:24Aznavour
29:25non mais
29:26Emmanuel Macron
29:27en plus
29:27dit quelque chose
29:28qui moi me surprend
29:29alors il disait ça
29:30mais il n'était pas
29:31100% contre la France
29:32vous voyez
29:33c'est ça aussi
29:35nos amis corses
29:36qui nous écoutent
29:37et Pascal Pierre
29:38est là ce soir
29:38souvent ils disent
29:40je suis corse
29:41et je suis français
29:42mais ils ne sont pas
29:42contre la France
29:43ce qui est ennuyé
29:44aujourd'hui
29:45c'est que ceux
29:45qui disent
29:45je suis 100% algérien
29:46parfois
29:47on a le sentiment
29:48qu'ils sont 100%
29:49contre la France
29:50et ils sont élevés
29:51dans un climat
29:53ou de revanche
29:54ou de rancœur
29:56ou de ressentiment
29:57sur le pays
29:58qui les a accueillis
29:59ou les enfants
30:00qui sont des parents
30:01qui les a accueillis
30:03donc c'est ça
30:03le souci
30:04quelques-uns
30:05mais vous vous souvenez
30:07de France-Algérie
30:09mais sûrement
30:10mais vous vous souvenez
30:11du traumatisme
30:11de France-Algérie
30:12vous vous souvenez
30:13ce soir-là
30:13ce qui s'est passé
30:14au stade de France
30:15oui
30:16depuis on ne peut même
30:17pas jouer contre l'Algérie
30:18on ne peut même pas
30:18faire un match
30:19amical contre l'Algérie
30:20parce qu'on a tellement
30:21peur aujourd'hui
30:22de ces deux peuples
30:25les gens prient
30:26pour qu'ils ne se rencontrent
30:27pas durant la coupe du monde
30:28France-Algérie
30:29et en France
30:30si les deux équipes
30:31vont un petit peu loin
30:32et qu'elles peuvent
30:32se rencontrer
30:33je vous assure
30:34ce n'est pas simple
30:35à organiser
30:36moi je rejoins
30:38tout à fait
30:38ce que vous avez dit
30:39et je m'étonne
30:40des propos du président
30:41de la République
30:41qui dit
30:42en France
30:43il y a beaucoup
30:44d'Algériens
30:44qui ont honte
30:45d'être Algériens
30:45de Franco-Algériens
30:46qui ont honte
30:47d'être Algériens
30:47j'ai plutôt le sentiment
30:49inverse
30:49j'ai plutôt le sentiment
30:49que c'est quelque chose
30:50qui est souvent revendiqué
30:52d'ailleurs
30:53vous l'avez dit
30:53le soir des matchs
30:54par exemple
30:55il y a un nombre
30:57incalculable
30:57de drapeaux
30:58dans les rues de Paris
30:58et dans les rues
30:59des grandes villes
30:59de France
31:00donc ça n'est pas
31:00quelque chose
31:01dont ils ont honte
31:02c'est quelque chose
31:02qui est même revendiqué
31:03donc je m'étonne
31:04de ces propos
31:04du président
31:05de la République
31:05par exemple lorsqu'il y a
31:05un mariage
31:06pardon je prends
31:07dans un certain
31:08nombre de cas
31:09pas dans tous les cas
31:10lorsque vous avez
31:11des mariages
31:12de jeunes gens
31:13nés en France
31:14venus de familles
31:16venant d'Algérie
31:16mais qui sont nés en France
31:17vous n'avez quasiment
31:19jamais de drapeaux français
31:20et quasi systématiquement
31:21des drapeaux algériens
31:22alors il y a des conséquences
31:23également André et Valini
31:24qui sont toutes simples
31:25d'ailleurs
31:26si on considère
31:27que quelqu'un est
31:27100% algérien
31:28c'est d'admettre
31:29les coutumes
31:30qui existent en Algérie
31:31qu'elles puissent
31:32exister en France
31:33je vais vous prendre
31:34l'abaya
31:35l'abaya c'est un vêtement
31:37au-delà du vêtement religieux
31:38c'est un vêtement
31:38de coutume
31:39qui existe en Algérie
31:41il est interdit en France
31:42mais si vous considérez
31:43que
31:43il est interdit à l'école
31:45à l'école
31:46oui
31:46mais si vous considérez
31:47que la personne
31:48est 100% algérienne
31:49pourquoi elle ne le porterait pas
31:50100% algérienne de coeur
31:51mais non mais pourquoi
31:53pardonnez-moi
31:53le problème d'Emmanuel Macron
31:55c'est toujours la même chose
31:58Emmanuel Macron
31:59il dit des choses
32:00et il ne mesure pas
32:02les conséquences
32:02de ses paroles
32:03et pas que sur ce sujet
32:05quand tu dis à quelqu'un
32:06que tu es 100% algérien
32:07c'est difficile de lui dire
32:08après tu n'iras pas
32:08avec l'abaya en cours
32:09je suis désolé de vous le dire
32:11l'expression était peut-être
32:12pas très appropriée
32:13moi je préfère dire
32:14qu'on peut être fidèle
32:16au pays d'origine
32:17de sa famille
32:17très attaché
32:19sentimentalement
32:19effectivement
32:20au pays d'origine
32:21de sa famille
32:22et vouloir s'intégrer
32:23complètement à la société française
32:24c'est vrai que ces histoires
32:25de pourcentage
32:25ce n'est pas très heureux
32:26André vous partagez
32:28donc l'avis du président
32:29de la république
32:29et sur ce contexte
32:32sur ce concept
32:32pardon
32:33de binationalité heureuse
32:35ça rejoint un petit peu
32:36ce que nous vantait
32:37Alain Juppé
32:37avec une identité heureuse
32:39voilà
32:39on a l'impression
32:40qu'on est un peu
32:40chez les bisnounours
32:41voilà
32:42Véronique a tellement raison
32:43et deuxième chose
32:45on a eu quand même
32:46de nombreux débats
32:47sur la déchéance
32:48de nationalité
32:49un serpent de mer
32:50souvent porté par la droite
32:52on n'arrive jamais
32:53d'ailleurs à faire adopter
32:54la déchéance de nationalité
32:55la question se pose régulièrement
32:57dès qu'il y a des émeutes
32:58dès qu'il y a des personnes
32:59qui sont interpellées
33:00on dit
33:00mais est-ce qu'elles sont françaises
33:01est-ce qu'elles sont
33:03autrement leur autre nationalité
33:06voilà donc
33:07non je pense que
33:08là on est chez les bisnounours
33:10quand même
33:10le président est en roue libre
33:12lorsqu'il est en Afrique
33:13et ça pose quand même
33:14un problème
33:15parce que
33:15je ne crois pas
33:16que les gens ont élu
33:17Emmanuel Macron
33:18pour qu'il dise
33:19que quelqu'un
33:20qui est né sur le sol
33:21de France
33:22et qui est français
33:22n'est pas 100% français
33:23je vous assure
33:25je ne suis pas sûr
33:26qu'il parle en votre nom
33:27en notre nom
33:28en mon nom
33:29je ne suis pas sûr
33:30que ce soit une bonne idée
33:31il a dit
33:31100% français
33:32100%
33:33mais ça ne veut rien dire
33:34mais ça ne veut rien dire
33:36je vous dis
33:37ça ne veut rien dire
33:37un président de France
33:39c'est des mots
33:40ça ne veut rien dire
33:40c'est le pourcentage
33:42mais ça ne veut rien dire
33:43surtout
33:43le pourcentage est mal approprié
33:44mais ça ne veut rien dire
33:45très fidèle
33:46en fait c'est du Emmanuel Macron
33:48ça ne veut rien dire
33:50non c'est de l'humanisme
33:50on peut être fidèle
33:51à ses origines
33:52et fidèle au pays
33:52qui vous a accueilli
33:53c'est de l'humanisme
33:54les histoires de 100%
33:56ce n'est pas très heureux
33:57alors nous
33:58on n'est pas des humanistes
33:59on arrive toujours
34:00à ces discussions là
34:01donc ceux qui ne sont pas d'accord
34:02ceux qui disent
34:03on est 100% français
34:04nous on est quoi
34:04celui qui dit
34:06moi je trouve
34:07qu'il faudrait
34:08qu'il dise simplement
34:09vous n'avez pas l'origine étrangère
34:10vous
34:11je suis breton
34:12ah voilà
34:13on est colonisé
34:14par l'état français
34:15depuis je ne sais combien de temps
34:17on ne dit rien
34:18on nante
34:19c'est des faux bretons
34:20c'est des faux bretons
34:21j'admets
34:23simplement une phrase
34:24regardez dans quel état
34:25l'humanisme
34:26a mis la France
34:27voilà simplement
34:28on pourrait dire
34:29qu'on est colonisé
34:30par l'état français
34:30depuis qu'Anne de Bretagne
34:33s'est mariée au roi de France
34:34parce qu'elle a fait de mieux
34:35croyez-moi
34:36bon
34:37deux fois en plus
34:38s'est mariée avec deux rois
34:39donc c'est terrible
34:40bon
34:41François Mitterrand
34:42est-ce que vous voulez écouter
34:43ce que disait François Mitterrand
34:44sur ces sujets là
34:45oui
34:45vous connaissez
34:46on l'a passé ce matin
34:47elle est formidable
34:48cette séquence
34:48lorsqu'il dit
34:49on est un peu gaulois
34:50ah oui
34:51un peu romains
34:51le bras comme ça
34:52c'est exceptionnel
34:53bah oui
34:54on est me semble-t-il
34:56voilà
34:56on est un peu tout ça
34:57oui
34:57écoutez ce que
34:58oui c'est différent
34:59il dit on est un peu tout ça
35:01c'est un peu différent
35:02écoutez ce que disait
35:03François Mitterrand
35:04on est en 87
35:04et on a gardé
35:06le lancement de Claude Cyrillon
35:07figurez-vous
35:08parce qu'il fait sens aussi
35:09le lancement
35:09le président de la république
35:12le président de la république
35:12s'exprimait cet après-midi
35:13à la Sorbonne
35:14devant les participants
35:15d'un colloque
35:15intitulé
35:16cultures au pluriel
35:17monsieur Mitterrand
35:18a utilisé l'humour
35:19pour évoquer le besoin
35:21d'unité nationale
35:21face à des pulsions inconscientes
35:23concernant les nationalités
35:25nous sommes français
35:29nos ancêtres les gaulois
35:32un peu romains
35:34un peu germains
35:37un peu juifs
35:39un peu italien
35:41un peu espagnol
35:44de plus en plus portugais
35:46peut-être
35:47qui sait
35:48polonais
35:50et
35:51je me demande
35:52si déjà
35:54nous ne sommes pas
35:55un peu arabes
35:59je reconnais que voici
36:01une phrase imprudente
36:02c'est celle-là
36:03qui sera épinglée
36:07et qui incitera
36:08à dire
36:08vous voyez bien
36:09d'ailleurs c'est le président
36:10de la république
36:11qui l'a dit
36:14l'homme me répéteront
36:15peut-être
36:16sans mettre exactement
36:17le même sens
36:18au propos
36:19que je tiens
36:21je voudrais bien
36:22que
36:22ces choix politiques
36:24n'altèrent pas
36:24ce type de débat
36:25et que puisse
36:26c'est d'ailleurs le cas
36:27siégé dans des assemblées
36:28comme celle-ci
36:29des femmes et des hommes
36:30dont les conceptions
36:32de politique intérieure
36:33sont diverses
36:34mais qui sauraient
36:36s'allier
36:36pour refuser
36:38tous les appels
36:41de l'inconscient
36:44ou de je ne sais quel
36:45subconscient
36:46mal réglé
36:47ou mal dirigé
36:49qu'ils seraient capables
36:51de choisir
36:52l'unité
36:55de la France
36:56à construire
36:58vous voyez
36:59il parle quand même
37:00il parle quand même
37:00de l'unité
37:01je trouve qu'il y a
37:01une forme de brutalisation
37:03dans les mots
37:03d'Emmanuel Macron
37:04pour entre guillemets
37:06les français
37:07voilà
37:08comment je peux
37:08interpréter ça
37:09c'est très brutal
37:10de dire ce qu'il dit
37:11c'est à dire que
37:12de mettre tout le monde
37:12au même niveau
37:13comme ça c'est
37:14je trouve qu'il y a
37:15plus de subtilité
37:16de finacher
37:16c'était exceptionnel
37:18ce discours
37:19je m'en souviens
37:19très bien
37:20exceptionnel
37:20il y a un extrait
37:21très célèbre
37:22d'Assane II
37:23devant Anne-Saint-Denis
37:23alors on l'a passé
37:24ce matin aussi
37:25mais oui
37:26je suis d'accord avec vous
37:27parce que ça va
37:28contre ce que dit
37:31Mbappé
37:32Mbappé
37:32on en a parlé hier
37:34le mensuel américain
37:35Vanity Fair
37:36accorde sa une
37:36à Kylian Mbappé
37:37ce mois-ci
37:39qui effectivement
37:41a des propos
37:42qui ne sont pas agréables
37:43pour le rassemblement
37:44national
37:46puisqu'il dit
37:48je sais ce qui peut
37:49arriver à mon pays
37:50si ces gens-là
37:52prennent le pouvoir
37:54nous sommes des citoyens
37:55nous avons le droit
37:55de donner notre opinion
37:57et moi je rejoins
37:58complètement Mbappé
37:59il a parfaitement
37:59le droit de donner
38:00son avis
38:01bon c'est vrai
38:03que l'avis est souvent
38:03du même côté
38:04on peut le souligner
38:07écoutez ce que disait
38:08Marine Le Pen
38:08ce matin interrogée
38:09sur l'antenne d'RTL
38:12Kylian Mbappé
38:13moi quand il dit
38:14qu'on ne va pas gagner
38:14les élections
38:15ça me rassure
38:16parce qu'il est parti
38:18du PSG
38:19au Real Madrid
38:20en disant
38:21que c'était pour gagner
38:22avec des champions
38:22bon entre temps
38:23le PSG a gagné
38:24avec des champions
38:24donc somme toute
38:25quand il dit
38:26je ne veux pas
38:26que le RN gagne
38:27les élections
38:27ou le RN ne va pas
38:28gagner les élections
38:29bah qu'il continue
38:30moi ça me va bien
38:31il peut rester capitaine
38:32de l'équipe de France
38:33est-ce qu'un capitaine
38:34de l'équipe de France
38:34de foot peut prendre
38:35des positions politiques
38:35comme ça ?
38:36écoutez
38:37il peut prendre
38:38ses positions
38:39je crois que franchement
38:40les gens qui aiment
38:40le foot
38:42sont quand même
38:43assez libres
38:44pour savoir
38:45pour qui ils veulent voter
38:47sans être influencés
38:49sans être influencés
38:50par M. Mbappé
38:51elle a raison
38:52tout le monde
38:53je ne pense pas
38:53que ce soit
38:54les gens voteront pas
38:55en fonction de Kylian Mbappé
38:57non mais enfin
38:58plus on va se rapprocher
39:00l'élection présidentielle
39:01plus
39:01ce petit monde
39:03ultra privilégié
39:04disons les choses
39:04vont tenter
39:05de nous faire entendre
39:05le bruit des bottes
39:06parce que ça va se passer
39:07et si Marine Le Pen
39:09et Jordan Bardella
39:09sont au second tour
39:10de l'élection présidentielle
39:12dans l'entre-deux-tours
39:13vous allez avoir
39:13pléthore de tribunes
39:15d'artistes
39:15qui vont faire peur
39:16aux français
39:16pour essayer de dire
39:17qu'effectivement
39:18si l'un ou l'autre
39:19est élu
39:19ça va très très mal
39:21se passer
39:21c'est écrit
39:22je vous le dis
39:22ça va se passer comme ça
39:24donc que M. Mbappé
39:25soit engagé
39:26pourquoi bien
39:27pourquoi pas
39:27tout le monde a le droit
39:28d'être engagé
39:28et de donner son avis
39:29il donne son avis
39:30sur le RN
39:30moi je voudrais savoir
39:31aussi par exemple
39:32ce qu'il pense
39:33du fait que Jean-Luc Mélenchon
39:34collabore avec des islamistes
39:35ça ça m'intéresse
39:36il avait dit
39:39en 2024
39:41au moment de la législative
39:44l'euro était en place
39:46l'euro le championnat d'Europe
39:47de football
39:48et il avait dit
39:50qu'il ne souhaitait voter
39:51ni pour le RN
39:52ni pour la défaite
39:53ça a fait beaucoup moins
39:54de bruit bizarrement
39:54si si
39:55il avait dit non
39:57aux deux extrêmes
39:58alors Jordan Bardella
39:59a dit
39:59et moi je sais ce qui arrive
40:01lorsque Kylian Mbappé
40:02quitte le PSG
40:02le club gagne
40:03la ligue des champions
40:04il a dit la même chose
40:04que Marine Le Pen
40:06Gautier Le Pen
40:06Gautier Le Pen
40:08Gautier Le Bred
40:09va nous
40:10Gautier Le Bred
40:11en retus
40:14je veux dire
40:16Gautier Le Bred
40:16c'est pas
40:19Gautier Le Bred
40:20arrêtez
40:21franchement
40:22merci Pascal
40:24Gautier Le Bred
40:25Gautier Le Bred
40:27on parlait de Marine Le Pen
40:28à l'instant
40:29Gautier Le Bred
40:31est arrivé
40:32et il a nous donné
40:33le programme
40:33dans une seconde
40:34bien évidemment
40:36et je vous propose
40:37je vous propose
40:38je vous propose
40:38d'écouter
40:39oui ce que disait
40:40Gérald Darmanin
40:41Gérald Darmanin
40:42sur le deuxième tour
40:43ce matin de la présidentielle
40:44puisque lui est persuadé
40:45alors
40:46il faut peut-être
40:47le décoder
40:48parce que Gérald Darmanin
40:49est-ce qu'il dit ça
40:50parce que
40:51il
40:53a une idée
40:54derrière la tête
40:56vous allez voir
40:57il dit
40:58le deuxième tour
40:59ce sera
40:59Le Pen
41:00ou Bardella
41:01contre Mélenchon
41:02ou est-ce qu'il dit ça
41:04parce qu'il le pense
41:05sincèrement
41:05mais il dit ça
41:06peut-être
41:08parce qu'il envisage
41:09une solution
41:10bien sûr
41:11écoutez
41:12je crois qu'on voit bien
41:13que le Rassemblement National
41:14peut gagner
41:15cette élection présidentielle
41:16je pense que
41:16M. Mélenchon
41:17est un candidat
41:18extrêmement sérieux
41:19qui fera
41:20un score
41:20extrêmement important
41:23vous pensez
41:24qu'il fera un score
41:24élevé
41:25aujourd'hui
41:25il sera au second tour
41:26non mais
41:26aujourd'hui
41:28je pense que
41:29le second tour
41:29c'est M. Mélenchon
41:30contre Mme Le Pen
41:31ou M. Bardella
41:31et je pense qu'il faut
41:33comme on dit dans le Nord
41:33et à Tourcoing
41:34être bouché à l'Emery
41:35pour ne pas le voir
41:36parce qu'il y a l'usure
41:37du pouvoir
41:37des gens que nous représentons
41:38parce qu'il y a
41:39une partie de la colère
41:40qui est extrêmement importante
41:41parce qu'il y a
41:41beaucoup de Français
41:42qui ont énormément
41:42de difficultés
41:43et nous ne les entendons
41:45pas assez
41:46vous avez vu
41:47il parle
41:47et bouché à l'Emery
41:48c'est une vieille expression
41:50moi aussi on le dit ça
41:51bien sûr
41:52comment vous décodez
41:53cette déclaration ?
41:55je crois qu'il a raison
41:56aujourd'hui
41:57les élections
41:59il est à 11%
42:02Mélenchon
42:04il commence toujours
42:05comme ça
42:05il a pris à 20%
42:06non il est à 14%
42:07il est passé devant Glucksmann
42:08bien sûr
42:09passer devant Glucksmann
42:10c'est pas le plus difficile
42:13Mélenchon était à 11%
42:14il a pris à 20%
42:15je pense qu'il y a
42:16beaucoup de gens
42:16qui réussent de passer
42:17devant Glucksmann
42:18LCI l'autre soir
42:19il a fait une heure et demie
42:20sur LCI
42:20sur la politique internationale
42:22il était gentil
42:23souriant
42:24patelin
42:25avec Amélie Carouer
42:26il était très bon
42:27on n'est pas d'accord
42:28avec lui
42:28mais il était très bon
42:29il connaissait tous
42:30les dossiers internationaux
42:31et là il est en campagne
42:32mais vous voterez
42:33pour Jean-Luc Mélenchon
42:34est-ce que vous en savez ?
42:35mais si c'est contre
42:36Bardella et Marine Le Pen
42:37vous voterez ?
42:38je ne voterai jamais
42:38Bardella ou Le Pen
42:39ça c'est sûr
42:40vous voterez Jean-Luc Mélenchon
42:41vous pouvez considérer
42:43que Jean-Luc Mélenchon
42:43est dangereux
42:45qu'il est antisémite
42:46qu'il est tout ce que vous voulez
42:46mais il n'empêche
42:47que vous ne voterez jamais contre lui
42:48on verra
42:49on n'en est pas là
42:49on va tout faire
42:50pour que ce ne soit pas le cas
42:51oui
42:52c'est rassurant
42:55vous verrez
42:55rien n'est écrit
42:57vous vous êtes plutôt
42:58derrière François Hollande
42:59plutôt oui
43:00mais la candidature Hollande
43:02c'est celui qui a le plus expérience
43:03oui
43:03c'est vrai
43:04je souviens de son expérience
43:05non mais c'est vrai
43:06vous avez raison
43:07mais est-ce que
43:08il faut que ça se cristallise
43:11comme on dit chez Scandal
43:12d'ici l'automne
43:13ça va commencer
43:13parce que là ça part dans tous les sens
43:15je l'ai dit l'autre jour
43:16sur votre plateau
43:16jusqu'à septembre-octobre
43:18tout le monde va être candidat
43:19on va monter à 30 ou 35 candidats
43:21et vous verrez qu'à partir d'octobre-novembre
43:23les sondages
43:23ça va se décanter
43:25mais le PS
43:26l'idéal pour François Hollande
43:28ce serait d'avoir le PS avec lui
43:29ah bah oui bien sûr
43:30bon le PS aujourd'hui
43:31qui est candidat au PS
43:32ils sont trois
43:33il y a Valot
43:34Fort
43:35et Gage
43:35au moins trois
43:36il n'y a que des hommes
43:37il n'y a pas beaucoup de femmes au PS
43:38c'est pas très
43:41pour des gens de gauche
43:42on a eu Ségolène quand même
43:44ah bah on est sauvé
43:46on est vernis
43:46vous avez eu Ségolène
43:47comme vous avez eu Pécresse
43:48mais pourquoi vous dites vous
43:50moi j'ai rien
43:51j'ai rien
43:53vous avez eu Pécresse
43:55j'ai rien eu
43:56c'est à la cantonnale
43:57bon
43:58alors justement
43:59alors est-ce qu'il y aura
44:00Gérald Darman
44:01la question
44:02vous avez eu Pécresse
44:04comme vous
44:05non mais vous êtes vraiment
44:07terrible
44:07on ne parle pas
44:07Madame Pécresse
44:08à Ségolène Royal
44:08il n'a dit que Pécresse
44:10on s'en sort bien
44:11non franchement
44:12Pécresse avait fait 5%
44:13Royal est allée au deuxième tour
44:15elle a fait 47
44:15oui
44:16ah oui
44:16ah oui
44:18Pécresse n'a même pas fait
44:19les 5%
44:19même pas
44:20il a dû faire une quête
44:22pour payer sa campagne
44:23je suis d'accord avec vous
44:24mais en même temps
44:24votre candidate
44:25la dernière fois
44:26c'était Anne Hidalgo
44:27elle a fait 1.5
44:27oui on en parle
44:291.5
44:291.74
44:301.74
44:31vous aviez voté pour elle
44:32bien sûr
44:33c'est toujours ce que je fais
44:35je fais ce que je dis
44:36et au deuxième tour
44:37vous avez voté Macron
44:38forcément
44:38ah bah évidemment
44:39ah oui
44:39j'ai le droit
44:40mais 1.74
44:42c'est vrai
44:42c'était pas glorieux
44:43vous n'avez pas fait
44:44une grande campagne
44:44non non
44:45ça peut arriver
44:47si vous avez voté
44:48dans les bras de Mélenchon
44:49c'est pas très glorieux
44:51dans les bras de Théboune aussi
44:52dans les bras
44:54d'à peu près tout le monde
44:54bon
44:55écoutons
44:56monsieur Darmanin
44:57parce qu'il a été
44:58interrogé Gérald Darmanin
44:59est-ce qu'il va se présenter
45:00à l'élection présidentielle
45:02quand les idées
45:03ne sont pas portées
45:03par un autre candidat
45:04on se dit
45:04bah pourquoi pas moi non
45:05Inchallah
45:06Inchallah
45:06mais on verra bien
45:07on verra bien
45:07on aura l'occasion
45:09donc si Dieu veut
45:10Gérald Darmanin candidat
45:11non mais on aura
45:11c'est beaucoup plus sérieux
45:13parce que l'élection présidentielle
45:13est sans doute
45:14la plus importante
45:14que nous allons vivre
45:15depuis au moins 30 ou 40 ans
45:17ça c'est vrai
45:18on le dit chaque fois
45:19ah non non non
45:20on le dit pas chaque fois
45:21d'ailleurs
45:22la dernière fois
45:22on disait pas
45:23on n'a pas dit
45:25en 2022
45:26que c'était
45:28on ne l'a pas dit
45:28et en 2017
45:30on ne l'a pas dit
45:31de la même manière
45:31là on a le sentiment
45:35pourquoi ?
45:36parce que
45:37certains ont le sentiment
45:38que c'est la dernière fois
45:39bien sûr
45:40que le politique
45:41peut encore agir
45:43sur ce pays
45:44qui est quand même
45:45dans un état
45:45de délabrement XXL
45:46non pas dans tous les domaines
45:48non lesquels ?
45:50on a chaque fois le débat
45:51Pascal
45:52ne noircissez pas le tabou
45:54oui mais dans quel domaine
45:55par exemple
45:55vous trouvez que c'est bien ?
45:56la France reste un grand pays
45:57on n'a pas la réponse
46:00il faudra un peu plus de temps
46:01vous avez vu que le chômage
46:02est au plus haut depuis 5 ans ?
46:03oui
46:03comment ?
46:03le chômage explose en ce moment
46:05même sur le chômage
46:06c'est pas bon pour
46:06non mais globalement
46:07on peut être d'accord
46:08de dire que l'école
46:09ça marche pas
46:10la justice
46:10vous êtes d'accord
46:12ça marche pas
46:12la médecine
46:13ça marche pas
46:14les finances publiques
46:15c'est un drame
46:16et l'état d'esprit
46:17est lamentable
46:17l'état d'esprit
46:18l'atmosphère
46:19l'atmosphère générale
46:20l'atmosphère générale
46:21est horrible
46:22horrible
46:23vous voyez
46:24la fracture sociale
46:26elle est là
46:28donc c'est peut-être
46:29la dernière fois
46:30à droite ou à gauche
46:31d'ailleurs
46:31on verra
46:32mais il y aura peut-être
46:33des propositions
46:33de gens qui diront
46:34voilà
46:35il faut peut-être
46:35trouver une unité française
46:38un projet français
46:39quelque chose
46:40qui nous rassemble
46:40et qui permette
46:41de repartir
46:43de l'avant
46:45non ?
46:45si
46:46l'élection présidentielle
46:47est faite pour ça
46:47pour revenir à Darmanin
46:49en fait
46:49Edouard Philippe
46:50a plusieurs prétendants
46:51au poste de premier ministre
46:52il y a Darmanin
46:53il y a François Baroin
46:55ce sera l'un ou l'autre
46:56ça peut pas être les deux
46:56et Edouard Philippe
46:58est un peu tiraillé
46:59là d'après ce que je peux lire
46:59moi je suis pas dans
47:00le secret de la droite
47:01mais
47:01non
47:02bah non plus
47:04bon
47:04dernière chose
47:05avant de parler
47:06de Floridinalo
47:07je voulais vous montrer
47:08une petite archive
47:08d'ailleurs qui va nous faire sourire
47:09juste un mot rassurant
47:12pour l'antavirus
47:14parce qu'on nous a reproché
47:15d'avoir été un peu
47:16un peu trop
47:18alarmiste
47:18et même
47:19d'une certaine manière
47:19je disais ça sur les réseaux
47:21d'être le porte-parole
47:22d'Emmanuel Macron
47:22d'une certaine manière
47:23j'ai vu ça moi sur les réseaux
47:25ça ne arrive pas souvent
47:26c'est pas très fréquent
47:27l'on amuse un peu
47:29voilà
47:29vous faites peur
47:30vous faites peur
47:31comme Emmanuel Macron
47:32a envie de faire peur
47:33pour museler le pays
47:34enfin toutes les théories
47:35souvent des complotistes
47:36etc
47:36donc j'ai reçu ça hier
47:38alors qu'on a parlé
47:39comme on parle tous les soirs
47:41effectivement
47:41les gens ne sont pas inquiets
47:42il y a eu un sondage
47:42qui dit que la majorité
47:43des gens ne sont pas inquiets
47:44et bien ils ont raison
47:45de ne pas l'être
47:46écoutons ce qu'a dit
47:47Madame Risse
47:47parce qu'elle a dit
47:48pas de circulation du virus
47:50Stéphanie Risse
47:51qui est donc
47:53la ministre de la Santé
47:54que personne ne connaissait
47:55il y a un jour
47:55qui est médecin
47:55oui
47:56c'est bien d'avoir
47:57un ministre
47:58il faut mieux qu'elle soit
47:59que Cordenier
47:59tant qu'à faire
48:00pour être médecin
48:01comment ?
48:02Véran aussi était médecin
48:03Buzyn était médecin
48:04il faut mieux
48:05c'est pas mal
48:05Braun a été médecin
48:07aussi
48:07il y en a eu tellement
48:08des ministres de la Santé
48:10comme l'éducation nationale
48:11je crois qu'il y en a
48:13une dizaine
48:14pour Emmanuel Macron
48:15ce qui montre
48:15la cohérence
48:16mais en même temps
48:17comme sur l'éducation nationale
48:18il y en a eu 10 aussi
48:19ça montre doublement
48:20la cohérence
48:20et c'est pour ça
48:21qu'on est vraiment
48:22on est vraiment bien
48:24avec une ligne
48:25cohérente
48:27écoutons donc
48:28Madame Risse
48:29actuellement
48:30tous les malades
48:31éventuellement cas contact
48:32sont hospitalisés
48:33actuellement
48:34il n'y a pas
48:35de circulation du virus
48:36je pense qu'il faut
48:37commencer comme ça
48:40maintenant
48:40la responsabilité
48:42du gouvernement
48:43c'est d'anticiper
48:44et d'anticiper
48:45tous les scénarios
48:47même
48:47les inimaginables
48:49et donc
48:50même les pires
48:51donc dès le début
48:52que nous avons eu
48:53cette alerte
48:54j'ai demandé aux équipes
48:55et notamment
48:56aux services
48:57de faire un point
48:58sur évidemment
48:59les stocks stratégiques
49:01donc les stocks de masques
49:02mais aussi
49:03sur
49:05les appareils
49:06de poumons respiratoires
49:07qu'on appelle
49:08les ECMO
49:08bon on est un peu rassurés
49:10quand même
49:10parce qu'effectivement
49:11le virus ne circule pas
49:13il est 21h
49:14Gauthier va être là
49:15dans une seconde
49:15simplement
49:16Fleury d'Hinalo
49:17vous aimez le football
49:18c'était une légende
49:19du football lyonnais
49:20Bernard Lacombe
49:21est mort l'année dernière
49:22la Fleury d'Hinalo
49:23c'était le petit prince
49:24de Gernand
49:24il y avait également
49:25Serge Kéza
49:26c'est une autre période
49:27et je voulais simplement
49:28vous montrer
49:30ces images en direct
49:31c'est Lyon-Sochaux
49:33c'est le commentaire
49:34en direct
49:35également au moment
49:36où Fleury d'Hinalo
49:37va recevoir
49:38la coupe de France
49:39donnée par Charles de Gaulle
49:41j'ai envie de dire
49:42sans beaucoup de protocole
49:43et on est à Colombes
49:46le coup de grâce
49:47car je crois que c'est
49:47la seule expression
49:48qui convienne
49:48ayant été assénée
49:50par le capitaine lyonnais
49:51Fleury d'Hinalo
49:52que voici
49:53à deux minutes de la fin
49:54et maintenant
49:55D'Hinalo
49:57se présente
49:58dans la tribune
50:00présidentielle
50:01où le général de Gaulle
50:02va lui remettre
50:03la coupe d'Hinalo
50:04en compagnie
50:04du capitaine
50:05de l'équipe de Sochaux
50:06quitté
50:06qui très sportivement
50:07lui serre la main
50:09les capitaines
50:09des deux équipes
50:10font maintenant
50:12tous deux
50:13prendre place
50:13dans la tribune
50:14vous apercevez
50:15la coupe de France
50:15juste devant
50:16le président de la République
50:20il s'apprête
50:22à la remettre
50:22à Fleury d'Hinalo
50:23félicité
50:24congratulé
50:25par le maître
50:26Kérizoli
50:26le général de Gaulle
50:27le félicite
50:28le général de Gaulle
50:28l'embrasse même
50:29et lui remet la coupe
50:31que D'Hinalo
50:32brandit
50:32avec enthousiasme
50:34le général de Gaulle
50:34serre la main
50:35de quitter le console
50:36en l'embrassant également
50:37comme ça il n'y aura pas
50:38de jaloux
50:39et le général a dû dire
50:40à peu près
50:40c'est le sport
50:41je crois que c'est la phrase
50:43qui convenait
50:43en les circonstances
50:44car vous n'ignorez pas
50:45que le général de Gaulle
50:46a pratiqué le football
50:47dans son adolescence
50:48on n'a pas manqué
50:49on n'a pas manqué de le rappeler
51:17dans la presse
51:17avec des photos
51:17de l'époque
51:17parce qu'on est en retard
51:18en 10 secondes
51:19l'heure interne de 100% politique
51:20on revient évidemment
51:21sur la visite
51:21qui a commencé
51:22du président américain
51:23en Chine
51:24avec des images
51:25impressionnantes
51:26impressionnantes
51:26exactement
51:27les images de Nixon
51:28on l'a dit dans l'émission
51:29quand il va rencontrer Mao
51:31Tanguy Quinquennel
51:32était à la réalisation
51:33Jules Bertin
51:33était à la vision
51:34merci à Yannick
51:35qui était au son
51:35on participait à l'émission
51:36Benjamin Noe
51:37et Tesla Fetter
51:38à demain matin
51:39et Tesla Fetter
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