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Les enjeux de transition agricole et de renouvellement des générations transforment profondément le secteur. Fondée par Audrey Bourolleau avec le soutien de Xavier Niel, Hectar s’impose comme un accélérateur de l’entrepreneuriat agricole. Ferme pilote et centre de formation, elle combine innovation, transmission et agriculture régénératrice.
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00:06L'invité de ce Smart Impact, c'est Audrey Broleau, bonjour.
00:09Bonjour.
00:10Bienvenue, vous êtes la directrice générale de la ferme Hectar que vous avez créée en 2020 avec Xavier Niel.
00:15C'est quoi l'histoire, la jeunesse de cette ferme ?
00:17C'était l'idée d'inspirer des repreneurs, des jeunes générations à s'investir dans le secteur agricole.
00:23L'Europe, c'est la première puissance agricole du monde et on a besoin de super entrepreneurs.
00:26Et le faire avec Xavier Niel, c'était assez naturel, puisque c'est quelqu'un qui est très investi dans
00:31l'entrepreneuriat comme levier, transformation, de transition dans notre société.
00:35Et donc, je suis allée le voir et on a fait l'acquisition de cette ferme qui est 300 hectares,
00:39qui a 35 minutes d'ici, au port de Paris, pour à la fois gérer nous-mêmes une ferme,
00:44parce que je pense que c'est en faisant qu'on se cogne et qu'on apprend des choses et
00:48qu'on peut les transmettre, et puis en faire un lieu d'innovation.
00:51On est orienté très tech, on y reviendra peut-être, et un lieu qui donne envie aux jeunes de revenir
00:55vers ces métiers.
00:55Ce n'est pas votre métier d'origine ?
00:57Moi, j'ai fait plein de choses. J'ai travaillé 15 ans dans la filière viticole, je me suis fait
01:00un passage en cabinet politique.
01:02Vous étiez à l'Elysée, au cabinet d'Emmanuel Macron.
01:04Tout à fait, sur ces questions agricoles. Et puis, à un moment donné, c'est peut-être la crise de
01:08la quarantaine qui m'a dit comment je peux agir concrètement
01:11et essayer de porter cette conviction et donner un envie.
01:14Et moi-même, je suis d'origine rurale, agricole, et ça ne s'est jamais posé comme un choix de
01:20reprendre ma ferme historique familiale.
01:23On m'a dit, si tu veux réussir, pars de ton territoire, va faire autre chose.
01:27Alors que c'est un secteur qui est hyper entrepreneurial, qui demande des investissements, qui est un acteur de la
01:35transition environnementale.
01:36On n'atteindra pas la neutralité carbone sans le faire avec les agriculteurs, en prenant soin de nos sols et
01:43en trouvant des repreneurs.
01:44Et je me suis dit, finalement, ça coche toutes les cases de l'entrepreneuriat et allons-y, faisons ce projet
01:48qui s'appelle Hectares et qui est aux portes de Paris.
01:50Alors, c'est quoi cette ferme ? La ferme Hectares ? Parce que c'est une ferme, mais pas que.
01:54Exactement. On a quand même 300 hectares à gérer nous-mêmes, une partie en céréales.
01:58C'est un peu l'histoire de ce bassin parisien très céréalier.
02:01On a remis un élevage. L'élevage avait disparu dans les années 80 et puis ça s'y prêtait très
02:06bien.
02:07Donc, on produit 400 000 pots de yaourt, on fait du miel, de la fleur.
02:10On fait aussi du miscanthus, qui sont des matériaux qui permettent demain de faire de l'énergie.
02:16Parce qu'aujourd'hui, nos fermes font de la nourriture, mais font aussi des énergies de plus en plus.
02:20Et c'est bien combiner tous ces modèles pour créer de la valeur ajoutée.
02:23Et c'est surtout, et aussi un lieu d'accueil, on accueille à peu près 10 000 personnes par an.
02:27Ce qui est hyper important.
02:28Donc, c'est de la formation ?
02:29Alors, on a trois types de public.
02:32Évidemment, la formation pour la reprise de fermes, avec des nouveaux profils.
02:36Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui, on a la moitié de nos agriculteurs qui vont partir à la retraite.
02:40C'est un enjeu majeur.
02:41Énorme enjeu.
02:42Vertigineux d'ailleurs.
02:43Vertigineux, avec deux tendances.
02:45Une tendance à l'agrandissement des fermes.
02:47Pas forcément en prenant la terre de son voisin ou à côté,
02:50mais en ayant des fermes qu'on exploite de manière un peu plus grande.
02:54C'est-à-dire que quand vous êtes un agriculteur,
02:56vous pouvez aussi faire des travaux chez votre voisin
02:59pour mieux gérer votre parc matériel et vos investissements.
03:02C'est une ferme sur dix en France qui sont ce qu'on appelle sous ce mode de délégation, de
03:06prestation.
03:06C'est une tendance dont on parle peu médiatiquement,
03:09mais qui est lancée et qui est très grande.
03:10Pourquoi ?
03:11Parce qu'aujourd'hui, on a un parc matériel,
03:13on a des fenêtres météo qui sont de plus en plus courtes.
03:15Et donc, on va chercher de la taille critique.
03:17Parce qu'on le voit dans l'actualité, avec le coût du gasoil,
03:20avec le coût des engrais,
03:22comme tout entrepreneur, on doit écraser ses coûts,
03:25être plus compétitif.
03:26Et donc, on le fait en allant chercher de la taille critique.
03:28Ça, c'est une première voie qu'on accompagne de l'entrepreneuriat.
03:31Et puis, une autre, qui est un peu les nouveaux repreneurs
03:33qui ne viennent pas forcément de famille agricole.
03:35Eux, ils doivent trouver un prêt bancaire,
03:38payer leurs terres, avoir des équilibres de vie.
03:41On en parle peu, mais tout entrepreneur a une phase de lancement,
03:45mais après, il doit vivre de son métier.
03:46Oui, peut-être sortir du fantasme
03:48et se confronter à la réalité du métier d'agriculteur.
03:51Se confronter, avoir le droit aussi à des vacances,
03:53avoir le droit à une vie de famille.
03:54Et bien, quand on met tout ça dans une structure de coût d'entrepreneur,
03:57dans des durées d'amortissement classiques,
03:59il faut créer de la valeur ajoutée.
04:00Et créer de la valeur ajoutée, c'est plusieurs leviers.
04:03Transformer des produits sur sa ferme.
04:05Nous-mêmes, chez Hectar, on a fait un élevage.
04:07Quand je dois payer mes salariés,
04:08quand je dois gérer mon troupeau, payer mon vétérinaire,
04:11je suis obligée de faire de la transformation à la ferme,
04:13donc des yaourts, on s'est installé, éleveur, producteur de yaourts.
04:16C'est quand même un métier où il faut les vendre.
04:18Après, on fait 500 000 pots de yaourts
04:20sur une petite ferme laitière en Ile-de-France.
04:22Donc, vous voyez, c'est bien toute la dimension de l'entrepreneuriat
04:24qu'il faut embrasser.
04:25Donc, vous devez créer de la valeur ajoutée
04:27par la transformation sur votre ferme,
04:29par peut-être demain de la production d'énergie,
04:32par de l'agrotourisme,
04:33donc en diversifiant vos revenus.
04:34Donc, ces deux voies, agrandissement ou valeur ajoutée,
04:37on les accompagne par des programmes de formation.
04:39D'accord. C'est une école gratuite.
04:41Alors, on a des programmes qui sont financés par des mécènes.
04:43D'accord, oui.
04:44Donc, on en a un, par exemple, sur le leadership au féminin,
04:47parce qu'on a aussi besoin de rôle modèle, d'inspirer.
04:49On en a aussi beaucoup sur l'organisation au travail,
04:53parce que je pense que c'est peut-être ce que j'ai découvert
04:56au bout de quatre ans avec Hectare,
04:57c'est qu'on accompagne très bien techniquement
04:59et économiquement nos agriculteurs.
05:01Il y a beaucoup de formations qui existent,
05:03mais ça repose encore beaucoup sur un homme ou une femme clé.
05:07Notre histoire, dans notre pays, c'était des familles d'agriculteurs
05:10qui transmettaient souvent à leurs enfants.
05:13Eh bien, comme je le dis souvent, une ferme, c'est une entreprise,
05:16vous avez un capital seul,
05:17mais il y a aussi tout un patrimoine intellectuel.
05:19Et aujourd'hui, tout ça n'a pas été vraiment formalisé.
05:22C'est un métier qui s'est transmis plutôt par l'oralité,
05:24très peu de process.
05:25Et donc, nous, on a créé vraiment un programme très entrepreneurial
05:28pour aider les nouveaux repreneurs à bien mettre en place ces process
05:32pour tenir dans le temps.
05:33Mais donc, le modèle économique, c'est le mécénat ?
05:37Ce sont vos partenaires ?
05:38C'est les revenus que vous générez ?
05:40Comment ça marche ?
05:41On a trois types de revenus chez Hectare,
05:42parce qu'on a trois activités.
05:44Du mécénat, souvent pour soutenir le programme de formation.
05:47Notre ferme doit trouver par la vente de ses produits
05:49son point d'équilibre, comme tout agriculteur.
05:51Et notre troisième ressource, c'est à peu près 70% de nos revenus,
05:54c'est du séminaire à impact.
05:55On a accompagné 7000 dirigeants depuis l'année dernière.
06:00C'est à peu près 10 000 personnes par an qu'on reçoit.
06:03Parce que, vous le voyez dans vos émissions,
06:05les entreprises se questionnent sur leur neutralité carbone.
06:09Bien sûr.
06:10Et que je prenne un groupe dans la restauration collective
06:12qui doit servir des repas dans des cantines,
06:15un groupe de cosmétiques, un groupe d'énergie,
06:18ils sont en lien avec les terres agricoles.
06:20Et donc, on a créé plusieurs simulateurs
06:21pour voir comment ils pouvaient décarboner leur filière.
06:25Et ça, c'est une expérience qu'on propose.
06:27Donc, c'est des décideurs qui viennent une journée
06:29pour vraiment comprendre leur transition.
06:31Et qu'est-ce qui les pousse à venir ?
06:32Est-ce que l'aspect risque climatique
06:35prend de plus en plus d'importance dans leur démarche ?
06:37Alors, effectivement, nous, on a une salle dédiée
06:39à la résilience climatique
06:40pour vraiment montrer ce que c'est les chocs climatiques
06:41et ce qui va nous attendre.
06:43Je le dis souvent,
06:44si on regarde une culture comme le maïs,
06:46soit on arrive à trouver des moyens de l'irriguer
06:48pour le maintenir,
06:48soit il va se déplacer dans d'autres zones.
06:50Et derrière, vous avez des industries,
06:52donc des usines en taille réelle
06:54qui sont dans ces endroits-là.
06:55Donc, ça pose des questions
06:55de où est-ce qu'on met demain
06:57nos nouveaux outils de production
06:58pour relocaliser des filières.
07:00Donc, ça, c'est vraiment...
07:01Il y a vraiment une salle
07:02qui est un simulateur de changement climatique
07:04qu'on a créé.
07:05Et puis, il y a aussi
07:06comment je peux agir avec l'agriculteur.
07:08Souvent, il faut savoir qu'une marque
07:10n'est pas en lien direct avec l'agriculteur.
07:12Au milieu, il y a soit une coopérative,
07:14soit un négociant.
07:15Et donc, il faut arriver à recréer
07:17tout au long de la chaîne de valeur
07:18des modèles.
07:19Je peux prendre un exemple
07:21qu'on aime beaucoup
07:21et qu'on accompagne,
07:22qui est une marque de farine assez connue.
07:24Je ne vais pas citer de marque sur l'émission.
07:25On peut prendre Francine.
07:27C'est une coopérative
07:28avec laquelle on a créé un simulateur
07:30sur notre ferme.
07:32La coopérative qui est au milieu,
07:33elle donne 150 euros par hectare
07:35aux agriculteurs
07:35qui s'engagent dans ce programme.
07:37C'est parfaitement ce qui va couvrir
07:38les coûts pour l'agriculteur
07:40de pouvoir décarboner sa ferme.
07:42Donc, ça finance des pratiques dans les champs.
07:44Donc, mettre en place des couverts végétaux, etc.
07:46Et parce qu'ils ont vu
07:47que les consommateurs étaient prêts
07:48à payer quelques centimes de plus
07:50pour une farine plus neutre en carbone
07:52qui respecte l'environnement.
07:53Et il y a une vraie redescente
07:54de la valeur économique
07:55du paquet de farine,
07:57donc du consommateur,
07:58en passant par la coopérative
07:59jusqu'à l'agriculteur.
08:00Et ça pose évidemment
08:01au cœur de votre action,
08:03de votre modèle,
08:04il y a cet enjeu
08:05de transformation de l'agriculture.
08:09Pourquoi on a autant de mal
08:11à transformer notre agriculture
08:13en France, mais pas seulement,
08:14avec souvent ces agriculteurs
08:17qui sont montrés du doigt
08:18comme pollueurs,
08:20qui veulent absolument
08:23continuer d'utiliser les pesticides ?
08:24Je ne vais pas vous faire
08:25toute la liste des critiques
08:26qui sont émises
08:28envers les agriculteurs.
08:30Pourquoi c'est dur
08:30de transformer le modèle ?
08:31Parce que je pense
08:32qu'il y a une méconnaissance
08:34et ça, c'est ce que j'ai pu voir
08:35avec Hectare,
08:36d'où le fait d'accueillir
08:37ces 7000 décideurs
08:37sur un peu une image
08:39d'épinal de notre agriculture
08:40et on ne se pose jamais
08:41ces questions
08:42sur d'autres secteurs industriels.
08:44Il y a toujours cette image
08:45de la personne seule
08:46sur sa ferme
08:47qui fait tout,
08:47qui vit sur sa ferme.
08:49Ce n'est déjà plus le cas
08:49et moi, je voudrais juste
08:50qu'on prenne d'autres lunettes
08:52pour regarder ce secteur
08:53et qu'on le regarde
08:53comme un secteur d'entrepreneurs,
08:56d'entreprises à part entière
08:57et qu'on ne se dise pas
08:58parce que c'est une petite ferme,
08:59c'est mieux pour l'environnement,
09:00parce que c'est une grande,
09:01c'est mal.
09:02Il faut sortir de ces préjugés.
09:03En France, on a de l'artisanat,
09:05des petits commerçants,
09:06on a la grande distribution
09:06et on n'a pas les mêmes
09:07jugements de valeur
09:09et ça, je trouve que c'est
09:10très marqué
09:11quand on reçoit les personnes
09:12qui ont un peu...
09:13On a perdu une génération
09:14qui ne connaît plus très bien
09:15les fermes
09:15et la façon dont on travaille
09:17et je trouve qu'il faut vraiment
09:18changer de regard
09:19sur les agriculteurs.
09:20Mais vous avez été,
09:21on l'a dit,
09:22conseillère agriculture
09:22d'Emmanuel Macron
09:23à l'Élysée
09:23lors de son premier mandat.
09:25Est-ce que vous arriviez
09:26à porter ces idées-là ?
09:28Ou est-ce que finalement
09:29vous vous êtes dit
09:30on ne fait pas...
09:32Est-ce qu'on fait vraiment
09:33bouger les choses
09:33quand on est au plus haut
09:35du pouvoir en France ?
09:36Moi, je trouve qu'il y a
09:37des plans qui ont été lancés
09:38sur les états généraux
09:39de l'alimentation
09:39mais aussi là,
09:40sur ce qu'on peut voir
09:41et je viens d'en parler
09:42indirectement,
09:42on parle souvent d'un projet
09:44agricole
09:45mais il doit être aussi
09:46industriel et agroalimentaire.
09:47Aujourd'hui, on le voit
09:49quand on importe
09:49la moitié de notre poulet,
09:51on a aussi des déficits
09:52sur la viande bovine
09:53c'est qu'en fait
09:54on envoie souvent
09:55de la matière brute,
09:56des produits bruts
09:57et on réimporte
09:58des produits transformés.
09:59Donc l'agriculteur
10:00il peut tout bien faire
10:01dans ses champs,
10:02être un super champion
10:03de l'environnement,
10:04mettre en place ses pratiques.
10:05Si dans nos territoires
10:06on n'a pas des outils industriels
10:07pour transformer
10:08ces matières-là,
10:09on n'y arrivera pas.
10:10Donc je crois qu'il y a deux jambes.
10:11Emmener des bonnes pratiques
10:12dans les champs
10:13et les agriculteurs
10:14sont prêts à le faire
10:15s'ils ont une rémunération
10:16supplémentaire
10:17mais aussi relocaliser
10:18de l'industrie
10:19dans nos territoires.
10:19c'est un projet de territoire
10:21on a besoin de remettre
10:22des usines de transformation
10:23industrielle.
10:24On a vu quand même
10:25on va terminer là-dessus
10:26pas mal d'agriculteurs
10:27qui avaient fait
10:28la transition vers le bio
10:30faire le chemin inverse
10:31parce que le marché du bio
10:32s'était effondré
10:33notamment dans la foulée
10:33de la crise Covid.
10:35Est-ce que vous sentez
10:36que ça a durablement
10:39freiné les vocations ?
10:40Je ne pense pas
10:41parce qu'aujourd'hui
10:42d'un il y a la responsabilité
10:44de chacun
10:44quand on est consommateur
10:45manger c'est un acte citoyen
10:47il faut regarder
10:47l'origine des produits
10:48si on veut maintenir
10:49cette excellence agricole
10:51et je trouve qu'en tout cas
10:52nous les porteurs de projets
10:53qu'on accompagne
10:54ils sont vraiment
10:55dans cette démarche
10:56de prendre soin
10:56de leur sol
10:57de vouloir continuer
10:58à produire plus durablement
10:59le sujet c'est
11:00est-ce que les consommateurs
11:01suivent
11:01et on a une responsabilité
11:03chacun
11:03dans des budgets
11:04qui sont aussi tendus
11:05de pouvoir essayer
11:06de manger des produits
11:07en tout cas français
11:08faits par des formidables
11:10entrepreneurs
11:10que sont les agriculteurs
11:12et puis aussi
11:12ce qu'on voit
11:13c'est qu'il y a souvent
11:14cette opposition
11:15environnement tech
11:16nous on les oppose pas
11:17chez Hectar
11:18là on vient de faire
11:19un projet
11:20qui peut sembler
11:21un peu ambitieux
11:22sur l'intelligence artificielle
11:23parce qu'on en parle
11:24dans tous les secteurs
11:25et je me suis dit
11:26en plus
11:26en ayant Xavier Niel
11:28en partenaire de ce projet
11:29on doit s'intéresser
11:30à ce sujet
11:30et bien aujourd'hui
11:31sur notre ferme
11:32on travaille avec
11:33deux assistants
11:34d'intelligence artificielle
11:35alors qu'est-ce que c'est
11:36concrètement
11:37très rapidement
11:38je trouve que c'est formidable
11:39on a un métier
11:40de l'oralité
11:40de l'observation
11:41j'ai des salariés
11:42je suis avec vous ce matin
11:44et bien là
11:44j'ai des salariés
11:45qui sont avec les animaux
11:46d'autres qui sont
11:46dans les parcelles
11:47et bien ils captent
11:48tout ce qu'ils peuvent voir
11:49l'observation
11:51remonte sur le téléphone
11:52en commande vocale
11:53et moi ça me fait
11:54un petit rapport
11:54pour que je puisse capitaliser
11:56sur ce savoir
11:56sur cette observation
11:57donc je pense qu'on aura
11:58aussi des solutions
11:59sur l'environnement
12:00ou sur la transition
12:01qui doivent se faire
12:02avec les outils de notre temps
12:03avec cette modernité
12:04qui a toujours été au coeur
12:05des métiers de l'agriculture
12:06merci beaucoup
12:08Audrey Bourrello
12:08et à bientôt
12:09sur Be Smart for Change
12:10on passe tout de suite
12:11à notre débat
12:12le sport
12:13comme levier de transition
12:14et à bientôt
12:14à bientôt
12:14et à bientôt
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