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  • il y a 14 heures
Vendredi 8 mai 2026, retrouvez Marc Sanchez (secrétaire général, SDI (Syndicat des Indépendants et TPE)), Nicolas Dayot (membre du comité exécutif en charge du Tourisme, CPME) et Clara Levi (Fondatrice, MTH Coaching) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.

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Transcription
00:07Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH management,
00:11débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:15Bien dans son job, aujourd'hui on s'intéresse au biais de clonage.
00:19Qu'est-ce que c'est ? On en parle avec Clara Lévy, elle est notre invitée, fondatrice de MTH
00:24Coaching.
00:25Le cercle RH, l'impact de la guerre au Moyen-Orient, elle a lieu en ce moment, la guerre a
00:30repris.
00:31L'impact sur les entreprises locales, les TPE, les PME, les ETI, on va en parler avec des experts,
00:37Nicolas Daillot, membre du COMEX de la CPME, il est le président des fédérations nationales de l'hôtellerie de plein
00:42air.
00:43Et Marc Sanchez, le secrétaire général des SDI, nous parlera au nom des petites entreprises et des PME.
00:48Puis je serai accompagné évidemment dans ce débat par Caroline de Senneville qui est journaliste décideur RH.
00:54Voilà le programme, tout de suite c'est Bien dans son job.
01:08Bien dans son job pour accueillir Clara Lévy. Bonjour Clara.
01:12Bonjour Arnaud.
01:12Très heureux de vous accueillir, fondatrice de MTH Coaching et non pas Consulting.
01:17Et vous avez choisi aujourd'hui Clara de nous parler du biais de clonage.
01:23Concrètement, de quoi s'agit-il ?
01:25Alors si on veut prendre une expression très simple et qui résume facilement, c'est qui se ressemble, ça semble.
01:32Et donc en entreprise, c'est principalement, ça commence au recrutement, c'est le biais qui consiste à recruter des
01:40personnes qui nous ressemblent.
01:42On parle en psychologie plutôt de biais de similarité parce qu'en fait il y a un côté rassurant.
01:49On n'est pas forcément conscient d'ailleurs de recruter son clone ou en tout cas quelqu'un qui vient
01:54du même milieu, milieu social,
01:56qui a fait peut-être la même école ou en tout cas des écoles similaires, qui a les mêmes codes,
02:00c'est ça.
02:01Et qui va finalement penser de la même façon et se comporter de la même façon.
02:06Pourquoi on fait ça ? Vous l'évoquiez, c'est presque à l'insu de notre plein gré.
02:10C'est ça. Alors il y a vraiment des biais au départ individuels, donc ce fameux biais de similarité.
02:16On a tendance à faire plus facilement confiance à quelqu'un qui a des traits de ressemblance avec nous.
02:23Et ça peut venir déjà de ce qu'on appelle l'identité sociale, qui consiste d'abord à catégoriser les
02:28personnes.
02:29On va avoir notre groupe, qu'on va appeler l'endogroupe, et les autres, l'exogroupe.
02:35Et cette tendance ensuite à comparer nous et eux et à privilégier notre endogroupe, donc nous.
02:43Et en fait après il va y avoir des heuristiques, donc des raccourcis mentaux,
02:46qui vont faire que le cerveau va décider en faisant donc effectivement des raccourcis,
02:52et à se dire la même école, donc il doit être compétent.
02:56Et quelque part ça permet aussi de se rassurer, mais de se valoriser et de se valider soi-même, en
03:02fait,
03:03en prenant quelqu'un qui a un parcours assez similaire.
03:06Là vous parlez de ce qui se passe dans notre cerveau, de ces biais qui traversent nos neurones,
03:11et qui nous influencent. Est-ce que ça se passe d'une manière, je dirais, plus macro ?
03:15Est-ce que ça se passe dans l'entreprise ? Est-ce qu'il y a une systématisation dans l
03:18'entreprise ?
03:19Dans l'entreprise, en tout cas c'est le risque, c'est qu'il y ait une sorte de norme
03:23implicite
03:24et une reproduction sociale, une reproduction des élites,
03:28et que finalement il y a une culture d'entreprise qui recherche un peu tout le temps le même type
03:34de profil.
03:35Et c'est ça que par moment il faut savoir casser aussi, parce que sinon on a un seul moule,
03:40et évidemment il y a des risques associés à ça.
03:42L'enjeu des biais, on en a parlé sur ce plateau.
03:45Est-ce que ça existe dans le management ? On vient de parler du recrutement,
03:47c'est-à-dire que c'est le recruteur qui va évidemment, à travers des biais qui lui échappent,
03:52choisir son clone. Mais est-ce que c'est le même sujet dans la relation manager-collaborateur ?
03:58En tout cas, le manager souvent il ne choisit pas son équipe.
04:01Il hérite...
04:02Il va avoir ses têtes.
04:03Voilà, c'est ça, il a ses têtes. Et en général, et ça moi je le vois très bien dans
04:06mes accompagnements de coaching,
04:08le manager va préférer accompagner, va focaliser son accompagnement sur des profils qui lui ressemblent.
04:15Et c'est humain, mais au final, ça met de côté un certain nombre de personnes.
04:20Alors déjà, il y a ceux qui n'ont même pas eu la chance de rentrer dans l'entreprise,
04:23et après il y a ceux qui y sont et qui effectivement se sont mis de côté.
04:26Et c'est là que la posture qu'on appelle de manager-coach devient importante,
04:29parce qu'elle consiste finalement à comprendre ce qui fait la différence de l'autre
04:34et à accompagner l'autre dans la différence.
04:36Donc négatif pour l'entreprise.
04:38Oui, en tout cas, il faut former les managers à cette posture-là d'ouverture et d'accueil de la
04:43diversité finalement.
04:44Quand vous parlez comme ça, j'ai l'impression que vous parlez de profs,
04:45parce que j'ai vu des études qui parlaient aussi de biais de clonage des professeurs
04:51à l'égard de certains de leurs élèves, même phénomène.
04:54On agit comment, Clara ?
04:56Parce qu'il y a eu des grands débats sur l'utilisation de l'IA
05:00qui réglerait, nous disait-on, les débats de biais.
05:02Comment on agit concrètement contre ce biais ?
05:05Alors l'IA, moi je ne sais pas, parce que je ne sais pas sur quoi ils peuvent faire le
05:08filtre.
05:08En tout cas, le risque, il y a ou pas il y a, c'est de se baser que sur
05:11le CV,
05:12de regarder effectivement parcours école, etc.
05:15Et donc pour moi, la base déjà, c'est de regarder au-delà du CV
05:18et de se poser la question des compétences et de se dire,
05:20mais finalement, de quelles compétences on a besoin
05:24et pas qu'est-ce qu'on cherche à reproduire dans l'entreprise.
05:28Et une fois qu'on a défini ces compétences,
05:31ça revient ensuite à mettre en place un certain nombre de procédures,
05:36notamment dans le recrutement, de faire des entretiens,
05:37ce qu'on appelle structurés, donc qui sont préparés en amont.
05:40Avec une grille très structurée.
05:41C'est ça, qui sont ciblés sur des compétences spécifiques.
05:44Alors évidemment, ça nécessite de se poser en amont la question de ces compétences.
05:48Préparer des tests, préparer des effets.
05:50Et plus on va aller vers des niveaux de responsabilité élevés,
05:53parce qu'évidemment, après, il y a des coûts aussi associés à ça,
05:57plus moi je recommande d'aller vers des démarches de type assessment,
06:02donc évaluation,
06:04et où là, effectivement, il va certes y avoir un entretien structuré,
06:07il y aura des questionnaires de personnalité,
06:09il y aura des mises en situation.
06:10Et finalement, c'est dans les mises en situation
06:12qu'on voit le plus comment les personnes se comportent,
06:14à partir du moment où les mises en situation sont bien faites, évidemment.
06:17Avant de nous quitter, c'est encore plus vrai pour les postes à responsabilité,
06:20les grands managers, les dirigeants de COMEX,
06:22là, on est obligé de les mettre en situation.
06:24On ne peut pas se fixer.
06:26En fait, on peut passer à la fois à côté de Perle,
06:29et en même temps, on peut aussi recruter les mauvaises personnes.
06:33Moi, je réalise régulièrement des assessments sur des dirigeants,
06:37et je peux vous dire que parfois, on voit des profils,
06:40ça peut faire peur,
06:41alors que si on ne les avait pas vus en situation,
06:44parfois même, c'est ce qui se passe entre les situations,
06:47la façon dont ils parlent aux personnes de l'accueil, etc.
06:50Ce sont des signes, ça.
06:51On dit parfois long sur qui est la personne en face.
06:54Oui, vous envoyez d'ailleurs un très bon tuyau.
06:55Attention, ce n'est pas que le test qui compte,
06:57c'est aussi votre posture à la machine, à la café,
07:00à l'égard de la femme de ménage,
07:02ou effectivement de la personne qui vient vous accueillir à l'accueil.
07:04Exactement.
07:05Tout compte.
07:06Tout compte.
07:07Comment aussi je réagis à un feedback qu'on me fait ?
07:10Est-ce que je suis réceptif, ouvert, etc. ?
07:12Ou est-ce que je regarde mon téléphone ?
07:14Non, mais c'est un vrai sujet.
07:16Merci Clara Lévy de nous avoir accompagné.
07:18MTH Coaching, merci de nous avoir rendu visite.
07:22On se retrouve bientôt, j'en suis sûre.
07:25On tourne une page, on s'intéresse à un sujet au cœur de l'actualité.
07:28Les PME, les TPE, les ETI,
07:31sont-elles déjà impactées par cette crise au Moyen-Orient,
07:34cette guerre en Iran ?
07:35Peut-être, on va faire le point avec des experts,
07:38c'est le cercle RH, le débat des smart jobs.
07:52Le cercle RH, notre débat pour parler d'un sujet au cœur de l'actualité
07:56qui impacte, qui inquiète les chefs d'entreprise,
08:00qu'ils soient à la tête d'une TPE, d'une PME, d'une ETI,
08:03même d'une grande entreprise.
08:04Cette crise au Moyen-Orient, cette guerre en Iran qui a repris,
08:08a-t-elle déjà des impacts concrets sur la vie des entreprises
08:11et sur la création de valeurs et d'emplois ?
08:15Parce que c'est un sujet évidemment important.
08:16On en parle avec mes invités.
08:18Nicolas Dayot, merci d'avoir répondu à notre invitation.
08:21Membre du COMEX de la CPME,
08:23membre de la Fédération nationale de l'hôtellerie de plein air.
08:26Vous y tenez, c'est important.
08:27La FNHPA, les campings pour le dire simplement,
08:31et les bungalows, j'imagine, entre autres,
08:33qui vont avec.
08:34Merci d'être là.
08:34On aura un point précis parce que vous avez aussi des chiffres.
08:38et puis à vos côtés, Marc Sanchez.
08:40Bonjour Marc.
08:40Bonjour.
08:41Secrétaire général du SDI.
08:42Alors vous venez régulièrement sur ce plateau
08:44nous informer des études de votre baromètre et des chiffres.
08:47On reviendra sur les chiffres et sur les résultats inquiétants.
08:51Je commence par vous d'ailleurs,
08:52et Caroline de Senneville évidemment est avec moi comme chaque semaine.
08:55Caroline, on commence avec vous,
08:56avec les chiffres justement du SDI,
08:59sur les TPE, des chiffres qui sont inquiétants.
09:02Oui, l'enquête qui a été réalisée en mars 2026
09:04et qui confirme une dégradation assez nette
09:06de la situation des TPE françaises
09:07puisque 83% des sondés jugent que le contexte international
09:11nuit fortement à leur activité
09:13en raison de la baisse de la consommation,
09:15de la hausse des coûts
09:16et bien sûr de l'incertitude accrue.
09:19Est-ce que c'est directement lié, Marc,
09:20à la crise du Moyen-Orient
09:22dont on nous dit qu'elle a déjà un impact
09:24sur les carburants,
09:25sur les engrais dans le monde agricole
09:27et sur un certain nombre de produits ?
09:28Est-ce que sur les TPE qu'évoque Caroline,
09:30on peut dire que c'est la crise du Moyen-Orient
09:32ou c'est une autre crise qui est là
09:35et qui était déjà là ?
09:36Écoutez, c'est plusieurs facteurs.
09:39Je suis désolé, mais à chaque fois
09:40que je viens dans votre émission,
09:42je parle toujours d'une crise supplémentaire
09:44qui vient se greffer.
09:45Depuis le Covid, vous vous rappelez.
09:47Exactement, oui.
09:47Donc ça fait un petit bail quand même.
09:49Mais globalement, oui,
09:51il y a un contexte effectivement économique
09:54au niveau des TPE qu'on traîne depuis déjà 4-5 ans
09:58et qui effectivement pèse lourd sur l'activité.
10:00On le voit dans le nombre de défaillances
10:02qu'on constate tous les ans
10:04puisqu'on est sur des années records.
10:06Le nombre de défaillances...
10:0669 000 défaillances.
10:0768 500 l'année dernière, oui.
10:10C'est ça.
10:10Mais ce qu'il faut voir aussi,
10:11c'est les pertes de vocation
10:12puisqu'il y a eu quand même plus de 200 000 cessations volontaires.
10:14C'est-à-dire des chefs d'entreprise
10:15qui décident d'arrêter leur activité
10:17pour des tas de raisons,
10:19mais souvent parce qu'ils en ont un peu ras-le-bol,
10:20pour être clair.
10:21Le deuxième élément effectivement de ce début d'année
10:24qui a un impact très net aujourd'hui,
10:26c'est effectivement la guerre au Proche-Orient.
10:30Avec deux éléments,
10:31il y a d'abord eu un impact direct
10:32d'un point de vue économique
10:33avec la hausse des carburants
10:35pour toutes les entreprises
10:36qui effectivement utilisent des carburants.
10:38Ça va être dans le domaine de l'artisanat,
10:40du bâtiment, des transports, etc.
10:43Et puis tous les coûts indirects aussi induits,
10:46c'est-à-dire que forcément,
10:47beaucoup d'entreprises ont réactualisé leur prix,
10:50que ce soit dans le transport,
10:52les livraisons, les matières premières.
10:53Donc forcément, ça a aussi un impact
10:55sur les entreprises plus sédentaires
10:57ou qui ont moins recours à cette utilisation.
10:59Et quand vous contextualisez tout ça
11:02sur le premier trimestre,
11:03avec effectivement une consommation
11:05qui est en baisse.
11:05Si on prend les chiffres INSEE,
11:07Banque de France,
11:07on voit qu'effectivement,
11:09elle est en recul de 0,1%.
11:11Si vous regardez aussi,
11:13pardon, la hausse de l'inflation prévue.
11:16Qui repart.
11:16Et effectivement,
11:17avec des barèmes qui sont aux alentours
11:20de 2 à 2,5 selon les organismes
11:22qui effectivement mettent des éléments en avant
11:25sur ce sujet.
11:26Et forcément,
11:27les éléments directs,
11:29ça va être le recul effectivement
11:30des investissements,
11:31des recrutements.
11:32Et donc,
11:33on est dans une espèce
11:34de situation d'attente,
11:35mais qui pèse fortement
11:37sur les trésoreries des entreprises.
11:38Et ça,
11:39c'est l'effet immédiat.
11:40L'économie,
11:41c'est de la confiance.
11:42Le contexte-là n'est pas favorable,
11:44évidemment,
11:44à la confiance,
11:45plus tous les éléments
11:46indiqués par Marc.
11:47Quels sont les retours
11:47que vous avez,
11:48vous,
11:49tant dans votre secteur d'activité,
11:50même si,
11:51j'allais dire,
11:51il peut être épargné cet été.
11:53Les Français risquent
11:54de revenir en France
11:55avec des courtes
11:56et moyennes distances.
11:57Mais qu'est-ce que vous disent
11:59les adhérents
11:59de la CPME aujourd'hui ?
12:01Il y a énormément
12:01de retours
12:02de la part des adhérents
12:03de la CPME
12:03dans les territoires.
12:04Et la CPME,
12:05d'ailleurs,
12:06a mis en place
12:06une cellule de crise
12:07pour pouvoir répondre
12:08tant aux questions
12:09des fédérations professionnelles
12:11que des structures départementales
12:13et régionales.
12:14Parce qu'on a évidemment
12:14beaucoup de demandes
12:15de la part de nos adhérents.
12:16Pour compléter ce que vous dites,
12:18il y a évidemment
12:18les secteurs,
12:19les professions
12:20qui étaient déjà impactées
12:21par un contexte
12:22un peu compliqué
12:22l'année dernière.
12:23Je ne reviens pas
12:23sur les 69 000 familles faillites.
12:26On peut prendre également
12:27l'exemple, par exemple,
12:28de l'hôtellerie-restauration.
12:29Près de 10 000 familles faillites
12:31sur les 12 mois glissants.
12:33Et puis,
12:34il y a des secteurs
12:34qui étaient fragilisés
12:36et qui vont risque
12:37de subir évidemment
12:38l'impact
12:39de ce contexte particulier.
12:40Sans parler
12:41de l'éventuel ralentissement
12:42de la croissance
12:43qui n'était pas déjà
12:44très forte
12:44ces derniers mois.
12:45Et puis,
12:46il y a des secteurs
12:46qui se portaient bien
12:47et qui sont impactés
12:48de plein fouet.
12:49On peut prendre l'exemple
12:49des agences de voyage,
12:50par exemple,
12:51qui se portaient très bien
12:52et qui voient
12:53leur activité baisser
12:54de manière importante.
12:54Au prix du kérosène,
12:56moins de vols,
12:56donc moins de clients
12:57dans les agences.
12:58Avec les compagnies aériennes,
12:59avec les petits aéroports
13:00de province.
13:01Et qui peut aller
13:01jusqu'à des faillites,
13:02excusez-moi,
13:02parce qu'il y a le sujet
13:03des faillites
13:04avec des projections
13:04un peu inquiétantes.
13:05Est-ce que vous dites,
13:06si on a encore
13:08trois mois de crise comme ça
13:09et j'ai le sentiment
13:10qu'on y va ?
13:12On y va.
13:13Pas avant septembre,
13:14déjà, maintenant.
13:16Est-ce qu'on a
13:16des risques de faillite ?
13:17Est-ce que vous dites
13:18qu'on va augmenter
13:19le nombre de faillites ?
13:20Alors,
13:20on parlait des 69 000
13:21défaillances l'année dernière.
13:23On est à 19 000 défaillances
13:25sur le premier trimestre.
13:26Donc,
13:26en proportion,
13:27même si le rythme
13:28n'est pas forcément linéaire,
13:29on est à un volume
13:30de faillite plus important
13:31que l'année dernière.
13:31En projection,
13:32automatiquement.
13:33En projection,
13:33nécessairement.
13:34Si on regarde
13:35les effets d'entraînement
13:36que vous évoquiez,
13:37la hausse du coût
13:38des matériaux,
13:38parce qu'on pense évidemment,
13:40et c'est normal,
13:40aux transporteurs
13:41et à ceux qui dépendent
13:42directement,
13:43mais c'est une chaîne économique.
13:45Le coût du transport,
13:46le coût du carburant,
13:47le pétrole a quand même
13:48augmenté de 40 %
13:49au mois de mars,
13:5060 % pour le gaz.
13:52Toute la chaîne économique
13:53va être impactée.
13:54Et derrière,
13:54si on prend le bâtiment,
13:55par exemple,
13:56on peut imaginer
13:56l'économie...
13:57Qui ne va pas si mal.
13:58Je précise à ceux
13:59qui nous regardent
13:59et qui le savent,
14:00mais le bâtiment
14:00ne va pas si mal.
14:01Il y a plutôt
14:01une bonne activité économique
14:03et qui ne va pas durer.
14:05Exactement.
14:05C'est le troisième secteur
14:07le plus impacté
14:08après les transports,
14:09le commerce.
14:10Le bâtiment.
14:11J'ai vu que la CCI,
14:12il y a la cellule
14:13montée par la CPME
14:14qui fait remonter
14:15et qui va,
14:16j'imagine,
14:16aller rencontrer
14:18les pouvoirs publics,
14:19le gouvernement,
14:19parce que c'est savoir
14:20ce qu'il faut faire.
14:22La CCI a aussi travaillé
14:23sur ce sujet, Caroline.
14:25Oui, oui,
14:25ils ont fait une étude récente
14:27qui rejoint un peu
14:28tout ce qui a été dit
14:29et peut-être
14:29un élément intéressant,
14:30c'est que 21% des sondés
14:31déclarent une activité
14:32à l'export
14:33et parmi eux,
14:3451% rencontrent
14:36des difficultés
14:37en lien avec
14:38le blocage
14:39du détroit d'Orbanse.
14:39En préparant l'émission,
14:40j'ai vu qu'il y avait
14:4018 000 ETI
14:41directement exportatrices
14:43vers les pays
14:44dans la zone
14:45où se trouve le conflit,
14:46qui est une zone
14:47très large finalement.
14:49Donc il y a des ETI
14:50qui sont impactés.
14:51Vous êtes des interlocuteurs,
14:54vous essayez de l'être,
14:55en tout cas des pouvoirs publics
14:56et du gouvernement.
14:58Alors il y a un gouvernement
14:58qui est très prudent.
14:59qui dit on fait vraiment
15:00on aide par secteur,
15:02des aides très ciblées.
15:04Alors on l'a vu d'abord
15:04sur les routiers,
15:06puis ils ont un peu évolué,
15:07mais ils sont très prudents.
15:09Qu'est-ce que vous leur
15:10réclamez aujourd'hui ?
15:11Parce que si ça dure comme ça
15:12trois mois,
15:13il va falloir sortir
15:14le chéquier quand même.
15:15Il va falloir sortir
15:16la grosse berta,
15:17je vous dirais clairement,
15:18parce qu'aujourd'hui
15:19les aides ciblées
15:20qu'on peut constater,
15:21alors qui peuvent être importantes
15:22en fonction de certains secteurs
15:24d'activité,
15:25vous l'avez évoqué tout à l'heure.
15:26Alors on a assez mal démarré
15:28parce qu'on a mis en place
15:28le fameux pré-carburant,
15:32alors qui a peut-être
15:32un petit peu fonctionné
15:34au niveau des gros transporteurs routiers,
15:36parce que je crois que
15:38Nicolas Dufour
15:39qui avait annoncé,
15:39je crois,
15:40sur les premiers jours
15:41quelques centaines d'entreprises.
15:42Parce qu'il commençait à bloquer
15:43les rues, vous rappelez-vous ?
15:44Oui, oui,
15:44qu'il y avait effectivement...
15:45Enfin, on est quand même
15:46dans un système,
15:47dans une solution,
15:48d'abord qui n'était pas
15:49suffisamment large
15:50pour toutes les entreprises
15:51qui étaient impactées.
15:53Ça, c'était le premier point.
15:55Et puis effectivement,
15:56le principe même d'un prêt
15:57pour pouvoir maintenir
15:58un outil de production
15:59à 3,8% dans le taux d'intérêt,
16:01ce n'était pas forcément
16:02ce qui fonctionnait le mieux.
16:03En tout cas,
16:03dans l'approche que les gens...
16:04Qu'est-ce que vous proposez
16:05pour OZI ?
16:05Nous, on a une approche
16:07qui est assez simple.
16:08Les chèques alimentations,
16:09les chèques carburants,
16:09le gouvernement dit
16:10qu'on ne veut pas.
16:10Non, non, ce n'est pas l'idée.
16:13Je crois qu'il faut déjà,
16:13dans les dispositifs actuels,
16:15essayer de voir
16:16dans quels secteurs
16:16on peut les étendre
16:17le plus encore.
16:18C'est-à-dire, effectivement,
16:19on parlait des coûts indirects
16:21liés, effectivement,
16:22à la hausse des carburants.
16:23Il y a des secteurs
16:24qui sont difficiles,
16:25pas simplement sur le pétrole,
16:26mais sur le gaz
16:27ou sur l'électricité.
16:28On voit comment, là aussi,
16:29subir des chocs.
16:30Je pense aux boulangers,
16:31notamment, au pricing,
16:33enfin, à toutes les entreprises
16:34qui ont une consommation
16:35d'énergie importante
16:36sur lesquelles il faudrait
16:37qu'on voit déjà les accomptes
16:39qui sont demandés
16:40par les fournisseurs
16:41qui sont rédigés.
16:41On a plus d'argent, quand même.
16:42Non, je le lis,
16:43je ne veux pas parler...
16:44Non, mais ce que je propose là,
16:45c'est simplement de dire
16:46aux fournisseurs, par exemple,
16:47parce que vous savez,
16:48vous priez vos factures
16:49en fonction d'acomptes,
16:50que ce soit à la consommation
16:52et puis aussi au niveau
16:53de la, comment dirais-je,
16:54du coût de l'énergie.
16:55Donc, déjà, là,
16:56qu'on soit sur les accomptes,
16:57qu'on soit déjà
16:58un petit peu plus regardant,
17:00de manière à voir
17:00que les entreprises énergétiques
17:02n'augmentent pas
17:02de manière importante
17:03que les accomptes.
17:04Le deuxième élément,
17:05il y a une mesure pragmatique,
17:06c'est toutes les taxes
17:08parafiscales qui pèsent
17:09sur le carburant.
17:10Je pense notamment
17:11à la taxe contribution
17:12économie énergie
17:13qui est payée
17:14par tous les distributeurs.
17:16Nous dirons l'avenue.
17:17Voilà.
17:17On n'est pas les seuls.
17:19On a mis cette solution
17:19en avant.
17:20Le gouvernement veut régler
17:21ces déficits aussi,
17:22on l'a compris.
17:23Vous en pensez quoi,
17:24vous, Nicolas Daillot,
17:24côté CPME ?
17:26Vous allez faire pression ?
17:27Vous dites, après tout,
17:28c'est un mauvais moment
17:29à passer,
17:29mais grâce à ces marges
17:30récupérées par l'État,
17:33190 millions annoncés,
17:36on va peut-être
17:36pouvoir résoudre le déficit.
17:38Parce qu'il y a un peu
17:38ce calcul-là
17:39dans la tête du gouvernement.
17:40Est-ce que c'est
17:40votre calcul à vous ?
17:41Nous, on dit plusieurs choses.
17:42Déjà, on remercie
17:44le Premier ministre
17:44pour les annonces
17:45du 21 avril,
17:46même si, évidemment,
17:47pour beaucoup,
17:48ça ne va pas assez loin.
17:49Mais on paye
17:50la gestion budgétaire
17:51de notre pays
17:51pendant des années
17:52et des décennies.
17:53Donc, la CPME,
17:54évidemment, est raisonnable
17:55et les aides ciblées,
17:56évidemment,
17:56c'est le passage obligé.
17:58On ne peut pas demander
17:58des aides générales
17:59vu la configuration financière
18:00du pays.
18:00Ciblées plus largement ?
18:01Alors, plus autant.
18:02Il y a quand même
18:03deux points à préciser
18:04de manière importante.
18:05C'est qu'il faut
18:07que ce soit ciblé,
18:08mais il ne faut pas
18:08que ce soit troué,
18:09si je puis me permettre.
18:10C'est-à-dire que...
18:11C'est-à-dire que,
18:11Marc, tout à l'heure...
18:12Il y a des trous
18:12dans la raquette,
18:14des effets de seuil
18:15qui ne sont pas compris
18:15et des imprécisions
18:18qui rendent un peu pantois
18:19les entrepreneurs
18:20sur le territoire.
18:22Un exemple,
18:23dans le BTP, par exemple,
18:24on peut comprendre
18:25les effets de seuil,
18:26mais seules les entreprises
18:27de moins de 20 salariés
18:28sont concernées.
18:2940% des emplois du BTP
18:31sont dans des entreprises
18:32où plus de 20 salariés.
18:34C'est-à-dire que la calcul
18:35fait à Bercy, ça ?
18:36Sans doute.
18:37Après, les effets de seuil,
18:37c'est inévitable.
18:38D'accord.
18:38Monsieur à Bercy,
18:39qui a vu ça, quoi ?
18:40On parlait des agences
18:41de voyage tout à l'heure.
18:42Pour le chômage partiel,
18:43par exemple,
18:43c'est un peu kafkaïen.
18:45Même si l'entreprise
18:46ne travaille qu'avec la Thaïlande,
18:47on va lui dire
18:48est-ce que vous êtes sûr
18:49que vous êtes impacté
18:49par les problématiques
18:51de fermeture des hubs
18:51à Dubaï ?
18:52Donc, il y a quelques
18:54petites problématiques techniques.
18:55Et puis,
18:56le point le plus important,
18:57sans doute,
18:58c'est que c'est le déploiement
19:00et le rythme.
19:01Car la préforme en ligne
19:02sera prête fin mai.
19:04Quand la crise sera finie.
19:05Les premiers paiements
19:06interviendront sans doute
19:07début juin,
19:07le 8 juin, je crois.
19:09Les entreprises,
19:10le temps de l'administration
19:11n'est pas le temps
19:11de la trésorerie des entreprises.
19:13Il faut de l'argent
19:14tout de suite
19:14si on ne veut pas dégrader
19:16encore une fois
19:16les taux taux.
19:17Donc, vous nous dites
19:18simplifions,
19:19arrêtons les usines à gaz
19:20qui font que l'entrepreneur
19:21va attendre 3 mois
19:22pour pouvoir toucher
19:23le dossier
19:24qu'il a rempli
19:25jour et demi.
19:25Simplicité,
19:27lisibilité,
19:27rapidité.
19:28On est d'accord.
19:29Parce que c'est un sujet.
19:29Et Caroline ?
19:30Il faut aller s'amuser
19:32à regarder les conditions
19:33exigées
19:33pour pouvoir remplir.
19:35On va nous rajouter
19:36une petite couche
19:37de complexité administrative
19:40qu'on connaît
19:42parce qu'on les a déjà eues avant
19:43qui risque effectivement
19:45de décourager
19:47beaucoup d'entrepreneurs.
19:48Juste un mot
19:49et Caroline
19:49qui peut-être voulait rajouter
19:50quelques éléments chiffrés
19:52d'éclairage.
19:52Mais on ne peut pas
19:53accuser le gouvernement.
19:55Là, c'est une crise exogène
19:57qui nous tombe dessus.
19:59La question, vous,
20:00Marc Sanchez,
20:01je sais que vous représentez
20:02des petites entreprises.
20:03Vous êtes un peu
20:03la porteur de mauvaises nouvelles
20:04sur ce plateau à chaque fois.
20:06Vous l'avez dit.
20:07Mais avec bonne humeur.
20:08Avec bonne humeur.
20:08Vous dites la grosse bertha
20:09en faisant une métaphore
20:10à un chèque.
20:10Donc, c'est un gros chèque,
20:11un gros chèque.
20:12Mais on n'a pas d'argent.
20:13Si on...
20:14On a de l'argent.
20:15Quand je dis tout à l'heure
20:16les taxes parafiscales
20:17payées par les distributeurs
20:19pour financer la transition écologique.
20:21Ces taxes-là,
20:21elles ne vont pas
20:22dans les caisses de l'État.
20:23Est-ce qu'on considère
20:24aujourd'hui qu'on est
20:25dans une crise de trésorerie
20:27impactante maintenant ?
20:28Oui.
20:29Donc, à partir du moment
20:30où vous avez une démarche
20:31qui est de dire
20:31on va la suspendre
20:32pendant quelques mois,
20:33le temps qu'on y voit
20:34un petit peu plus...
20:35On ne touche pas la taxe
20:36que touche l'État
20:37sur l'essence.
20:37Ah non, non, non.
20:38C'est 70% du montant global
20:40d'un litre.
20:40C'est la contribution économique
20:42justement pour...
20:43Effectivement,
20:44elle représente à peu près
20:45entre 15 et 20 centimes
20:47d'euros par litre.
20:48Donc, cette taxe-là,
20:49on n'est pas les seuls.
20:50Il y a déjà des distributeurs
20:51qui ont effectivement
20:52mis en avant
20:53la possibilité
20:54de la suspendre.
20:55Donc, on a fait...
20:56On a proposé
20:57cette solution
20:58à Bercy notamment.
20:59Effectivement,
20:59à ce stade,
21:00ils ne sont pas favorables.
21:01Mais il faut qu'il y ait
21:02un impact majeur
21:03parce que,
21:03comme j'expliquais tout à l'heure,
21:04aujourd'hui,
21:06les dispositifs aménagés,
21:08on en verra
21:09les résultats sonnants
21:11et trébuchants
21:12dans un,
21:13deux ou trois mois.
21:13C'est presque trop tard.
21:14Oui, quasiment.
21:15On parlait de faillite
21:16tout à l'heure.
21:17Dans des boîtes de transport,
21:18quand vous avez
21:18un litre de gazole
21:20qui est à 2,40 euros,
21:21je peux vous dire
21:22que l'impact,
21:22il est immédiat.
21:23C'est 4 000,
21:245 000 euros par semaine
21:25et donc,
21:26c'est des budgets conséquents.
21:28D'un mot,
21:28je redonne la parole à Caroline.
21:29Vous savez plusieurs fois
21:30que je lui promets la parole
21:31et que je lui retire.
21:31J'en excuse.
21:32Mais côté transport,
21:33je disais quand même
21:33qu'évidemment,
21:34là aussi,
21:34il y a une forme
21:35de dumping européen.
21:36Certains pays européens,
21:37je pense à l'Italie,
21:38ont fait un gros effort
21:39et donc,
21:39ça permet d'accélérer
21:41et d'accompagner
21:41le secteur du transport
21:42pendant que le nôtre
21:43ne touche pas à l'attaque.
21:44C'est un sujet
21:45qui vous impacte ça directement.
21:47Ça vous concurrence
21:48d'une manière déloyale.
21:49Évidemment,
21:49mais encore une fois,
21:51on paye la situation
21:52budgétaire de notre pays.
21:53C'est pour ça que
21:54la CPME demande
21:55une gestion orthodoxe
21:56des finances publiques
21:57puisque en période
21:58de bonne santé économique,
22:01les finances de l'État
22:02doivent être tenues
22:03de manière serrée,
22:04ce qui permet
22:04en période difficile
22:05de pouvoir lâcher les chevaux
22:07et soutenir
22:08les secteurs en difficulté.
22:09Mais l'Italie a réduit
22:11son déficit public récemment
22:13et a une balance commerciale
22:14extra-excédente.
22:16Et aujourd'hui,
22:16on paye la fragilité
22:18de nos finances publiques.
22:19Caroline ?
22:20Peut-être revenir
22:20sur certains chiffres
22:21du SDI
22:21qui sont assez marquants,
22:22notamment le fait
22:23que près de la moitié
22:23des dirigeants
22:24qui ont répondu
22:24gagnent moins qu'un SMIC
22:25et que 36% d'entre eux
22:27envisagent de cesser
22:28leur activité.
22:30SDI,
22:30je me tourne vers vous
22:31parce que le niveau
22:32de rémunération,
22:33on parle évidemment
22:33du surcoût
22:34qui pèse sur les épaules
22:35lié à la crise
22:35du Moyen-Orient.
22:36Très bien.
22:36l'essence,
22:37les intrants,
22:38bref.
22:38Mais il y a aussi
22:39le niveau de rémunération.
22:40Qu'est-ce que vous proposez
22:40à la CPME ?
22:41Parce qu'il y a aussi
22:42ce sujet-là.
22:42C'est-à-dire le mensuel,
22:45ceux avec quoi on vit.
22:46C'est un niveau
22:47de rémunération
22:48sur 50 heures semaine.
22:49Oui, 50 heures, exact.
22:50Vous parlez des grands rouleurs.
22:52Moi, je parle des grands rouleurs
22:53et je parle des entrepreneurs,
22:54je dirais, de base,
22:55qui passent 50 heures
22:56à gérer leur compta,
22:58leurs clients
22:59et leur vie d'entrepreneur.
23:01Et ils ont 2000
23:03et des brouettes.
23:04C'est un sujet
23:05qui vous impacte, ça aussi.
23:06Eh bien, évidemment.
23:06Mais ça, c'est tout
23:07le programme de la CPME
23:09en termes de compétitivité,
23:10de simplification administrative.
23:12Il faut réduire, évidemment,
23:13la charge administrative
23:14pour se concentrer
23:15sur la vie de l'entreprise,
23:16sur la conquête
23:17de nouveaux marchés,
23:18sur la performance économique
23:19et le pays
23:19ne s'en portera que mieux.
23:20Donc, vous nous dites,
23:21si j'entends bien
23:21votre discours
23:22et vous le dites,
23:23c'est que le gouvernement
23:24fait des choses
23:24pas inintéressantes
23:25mais c'est trop lent.
23:26Ça ne va pas assez vite
23:27et ce n'est pas assez efficace.
23:29Est-ce que vous êtes d'accord
23:29avec ça ?
23:30Non, alors, il faut m'expliquer
23:32quelles sont les choses
23:32intéressantes faites
23:33par les gouvernements successifs.
23:35Je crois que j'entendais
23:35Nicolas Daillot
23:36qui a remercié
23:36le Premier ministre
23:37de son discours
23:38du 21 avril.
23:39Vous ne voulez pas remercier, vous ?
23:40Dans notre enquête,
23:41on parle de la perspective
23:44donnée aux dirigeants
23:45aujourd'hui.
23:45Alors, on parlait
23:46de crise d'investissement,
23:47de crise de recrutement.
23:48Quelles sont les perspectives
23:49aujourd'hui
23:50des dirigeants de TPE
23:51pour pouvoir développer
23:53leur activité ?
23:54Dans quoi ?
23:54Dans quel schéma
23:55ils se mettent ?
23:56Aucun.
23:56Toutes les enquêtes
23:58qu'on a pu faire
23:58sur les deux dernières années
23:59et notamment
24:00depuis la dissolution
24:01le montrent de manière
24:03absolument alarmante.
24:04Donc aujourd'hui,
24:06comment dirais-je,
24:06le gouvernement
24:07de M. Lecournuit,
24:08alors bien évidemment,
24:09il a des contraintes budgétaires,
24:11il a un cadre politique
24:12aussi
24:12qui ne va pas l'aider
24:14très clairement,
24:15mais on ne peut pas dire
24:16clairement que,
24:17enfin, quelque part,
24:18il passe un peu les plats,
24:19excusez-moi.
24:20Et aujourd'hui,
24:20les entrepreneurs
24:21sont dans une situation
24:23d'attente
24:23de l'année prochaine
24:25pour savoir effectivement
24:26ce qu'ils vont faire.
24:27Et sur plein de sujets,
24:28que ce soit sur la fiscalité,
24:29sur les politiques sociales,
24:30sur le statut
24:32des travailleurs indépendants,
24:33sur leur niveau
24:34de rémunération,
24:35sur le coût du travail,
24:37on a des sujets
24:38majeurs
24:39sur lesquels aujourd'hui,
24:40si on veut
24:40effectivement limiter
24:42la contrainte budgétaire
24:43et faire en sorte
24:44de sortir par le haut
24:45de la situation
24:46dans laquelle on est,
24:47où il va falloir
24:47effectivement trancher.
24:49Et ça,
24:49on ne l'a pas aujourd'hui.
24:50Et on sera dans une période
24:51d'élection présidentielle
24:52pour rappeler que c'est
24:53en 2027.
24:54Donc très compliqué
24:55d'aller vite.
24:57Vous avez vu,
24:57Nicolas Daillot,
24:58il y a certains élus
24:59LFI qui proposent
25:00la nationalisation totale
25:02et qui disent qu'en une année,
25:03on règle l'affaire
25:04parce qu'en nationalisant,
25:06entreprise qui fait tellement
25:07de gains
25:07qu'on règle le sujet.
25:08Est-ce que vous dites,
25:10la Constitution autorise
25:11d'ailleurs la nationalisation
25:12à une condition,
25:13c'est qu'on indemnise
25:14convenablement
25:15les personnes
25:16qu'on a expropriées.
25:17Vous en pensez quoi,
25:18vous, la CPME ?
25:19Est-ce qu'il faut
25:19des mesures radicales
25:21devant une situation
25:22aussi radicale
25:23que la crise
25:23que l'on traverse ?
25:24Alors, la CPME
25:25ne fait pas de politique,
25:25évidemment.
25:26C'est un choix économique.
25:28C'est un choix économique.
25:28Par contre,
25:29on a des idées,
25:29évidemment,
25:29sur la manière
25:30dont l'économie française
25:31devrait être pilotée.
25:32Il est très clair
25:33que, de toute façon,
25:35les choses sont assez simples
25:37et sont en lien direct
25:38avec ce qu'on vient de dire
25:38depuis quelques minutes.
25:40Avec quel argent
25:41la France va-t-elle pouvoir
25:44acheter,
25:45en trouvant 100 milliards d'euros ?
25:46Parce que j'ai entendu
25:47même s'acheter
25:48la totalité du capital
25:48en avoir le contrôle.
25:50C'est ça.
25:50Voilà, raffinage
25:51et distribution.
25:53Il n'y a que l'endettement
25:54qui permettra de le faire,
25:55mais avec quel argent ?
25:56Et ça ne fera que
25:57dégrader la situation.
25:58Encore une fois,
25:59la confiance
25:59est le maître mot
26:00puisque, aujourd'hui,
26:01on a parlé évidemment
26:02de l'augmentation des coûts,
26:03l'augmentation des matériaux,
26:05l'augmentation du coût
26:06du pétrole, etc.
26:07Mais il y a la croissance
26:08qui va en être impactée directement
26:09parce qu'il n'y a pas de confiance.
26:11Il y a l'emploi
26:11qui va être impacté.
26:12Cercle vicieux, en fait.
26:13Cercle vicieux, évidemment.
26:14Il faut créer
26:14les conditions du rebond,
26:16sans parler de la simplification, etc.
26:18Mais ça, c'est vraiment
26:18un travail de présidentiel.
26:20Aujourd'hui,
26:20il y aura les conditions
26:21pour régler tout ceci.
26:22En fait, il faut vraiment
26:23que la performance
26:24de l'économie française
26:25soit au cœur du débat public
26:26parce que c'est ça
26:27qui permettra à la France
26:28de rentrer dans une trajectoire
26:29beaucoup plus constructive
26:31et vertueuse.
26:32Donc, on est mal parti,
26:33je le redis,
26:33puisque dans une année présidentielle,
26:35on fait plus de politique
26:36et de proposition
26:36que de transformation.
26:37Ce n'est quand même pas bon
26:38pour les chefs d'entreprise
26:39qui, aujourd'hui,
26:40tirent la langue
26:41et se demandent
26:41s'ils vont pouvoir finir l'année.
26:43Enfin, c'est quand même
26:43le sujet qui est sur la table.
26:44Très sincèrement,
26:46sur cette proposition de LFI,
26:49je vous dirais
26:50que c'est une idiotie totale.
26:52Parce qu'on peut se poser
26:53à la question...
26:54Là, vous y avez...
26:54Non, non.
26:55Mais oui.
26:56Moins de prudence,
26:56les BN.
26:57Il faut bien considérer
26:58de ce point de vue-là
26:59qu'on peut s'interroger.
27:01Total, c'est les seuls,
27:02aujourd'hui,
27:02qui baissent justement
27:03à la ponte.
27:04Ça a repris dès lundi.
27:05Oui, mais ils font
27:06quand même un effort.
27:07Alors, petit 2,
27:09ils n'ont aucun bénéfice
27:11en France.
27:12Ce n'est pas dans la distribution
27:14qu'ils gagnent de l'argent,
27:15c'est à l'étranger.
27:16Enfin, raffinage, distribution.
27:17Oui, voilà.
27:17Donc, de ce point de vue-là,
27:18c'est encore un élément complexe.
27:20Et on peut s'interroger
27:21quand vous avez
27:22une station totale
27:23qui est à 1,90,
27:251,90.
27:26Oui, prix capé.
27:26Et vous avez un Leclerc
27:27à côté
27:28ou un Auchan
27:29qui sont à 2,20, 2,10.
27:32Où est la solution ?
27:33C'est-à-dire qu'il faut aller
27:33voir aussi Leclerc,
27:35il faut aller voir Auchan,
27:35il faut aller voir les distributeurs.
27:38Vous ne croyez pas.
27:38Non, clairement, non.
27:40Ce n'est pas là-dessus,
27:41effectivement,
27:41que les choses vont vraiment varier.
27:43Il faut aujourd'hui
27:44donner du sens
27:44et de la perspective.
27:46Ça, c'est certain.
27:47Dans une année,
27:47on en reparlera évidemment
27:48sur ce plateau,
27:49dans une année présidentielle
27:50où évidemment,
27:52les programmes vont s'affronter,
27:53s'entrechoquer.
27:54On fera plus de politique,
27:55je pense,
27:55que d'actions concrètes.
27:57Merci à vous,
27:57Caroline de Saint-Guyne,
27:58journaliste, décideur RH.
27:59Merci de m'avoir accompagné
28:00comme chaque semaine.
28:01Merci à vous,
28:02cher Nicolas Daillot,
28:03membre du Comex,
28:04CPME, président de la Fédération nationale
28:05de l'hôtellerie de plein air,
28:07FNH PA.
28:08C'est bien dit ?
28:09C'est parfait.
28:09Merci de nous avoir rendu visite.
28:10Merci à vous,
28:11Marc Sanchez,
28:11d'être venu nous rendre visite,
28:12toujours avec des chiffres
28:13très documentés.
28:14Vous êtes le secrétaire général du SDI.
28:16Combien d'adhérents ?
28:17Aujourd'hui, 25 000 à peu près.
28:1825 000.
28:19Donc évidemment,
28:20vous parlez à tous ces entrepreneurs,
28:21chers d'entreprise,
28:22TPE.
28:23Merci de nous avoir accompagnés.
28:25Merci à vous.
28:26Merci de votre fidélité.
28:27Évidemment,
28:27merci à toute l'équipe
28:28qui était derrière.
28:28Nicolas Juchat,
28:29je ne l'oublie pas.
28:30Léa,
28:30jeune journaliste à l'ISCPA
28:32qui est avec nous
28:33pendant quelques semaines.
28:34Merci à Fabien
28:36à la réalisation.
28:36Merci à Alexis,
28:38au son.
28:38Merci à vous
28:39pour votre fidélité.
28:40Je vous dis à bientôt.
28:40Bye bye.
28:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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