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  • il y a 10 minutes
L’intelligence artificielle bouleverse déjà les usages des élèves et des enseignants. Entre opportunités pédagogiques, risques de dérive et enjeux de souveraineté, l’école doit s’adapter rapidement. Avec des acteurs comme Réseau Canopé et les investisseurs de l’edtech, le débat s’intensifie sur la manière d’équiper les professeurs pour transformer l’IA en outil d’apprentissage plutôt qu’en fracture éducative.

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00:04Des outils, des formations, de quoi ont besoin les profs, les enseignants face à l'intelligence artificielle ?
00:09C'est la question que nous allons traiter aujourd'hui à la une de Smartech.
00:13Voilà, moi j'ai appelé ça une urgence, il faut équiper les profs parce que j'ai vu vraiment beaucoup
00:18de désespoir,
00:19même ici sur ce plateau du côté des enseignants.
00:21Alors pour en parler, Marie-Christine Levé est avec nous. Bonjour Marie-Christine.
00:25Bonjour Delphine.
00:25Fondatrice et PDG d'Éducapital, premier fonds d'investissement dans l'éducation en France.
00:31Et Romain Vanoudezden est à distance. Bonjour Romain.
00:35Vous êtes directeur scientifique, culture numérique, innovation, adjoint à l'orientation de l'offre de formation au sein du réseau
00:41Canopée.
00:41Donc le réseau Canopée, en quelques mots, c'est un opérateur ministériel de l'éducation nationale qui est chargé de
00:48la formation justement des enseignants.
00:50Donc vous avez toutes les réponses.
00:51Est-ce que vous voyez aussi, d'ailleurs Romain, cette panique du côté des profs face à l'IA ?
00:58Panique, peut-être pas. Je pense que le terme est un peu fort.
01:01Par contre, une forte interrogation et des changements cruciaux qui sont à venir.
01:07Oui. Moi je dis panique parce que j'ai quand même reçu un enseignant dans le supérieur qui était objecteur
01:12de conscience face à l'intelligence artificielle.
01:15Marie-Christine, il y a quand même une très très forte inquiétude.
01:19Oui, mais les profs sont de moins en moins réticents. Il y a une étude intéressante qui a été publiée
01:23par ECOIMA qui montre que 40% des profs sont des convaincus critiques.
01:29D'accord.
01:3040% sont des pragmatiques et 20% sont des réticents.
01:35Donc j'ai reçu des exceptions en fait.
01:37Oui, il y avait beaucoup plus de réticents auparavant.
01:40Mais les profs, je pense, commencent à utiliser pour eux.
01:42Et en phase 2, ils ont des élèves qui se sont totalement emparés de l'outil.
01:48Les outils dia-génératifs, je trouve que c'est une révolution civilisationnelle.
01:52C'est aussi fort que l'avènement du web et du moteur de recherche.
01:55Et je pense qu'aujourd'hui, il y a 10 millions d'élèves, d'étudiants, de lycéens, de collégiens qui
02:00utilisent des outils dia-génératifs.
02:02Donc les profs ont en phase 2 finalement des élèves qui arrivent en cours en ayant déjà souvent demandé la
02:08réponse à chaque GPT.
02:10Donc je trouve que leur métier est totalement transformé.
02:14La pédagogie doit se réinventer.
02:16Le devoir à la maison, est-ce qu'il a vraiment du sens ?
02:19L'oral du bac où on prépare des devoirs à la maison, est-ce qu'il a vraiment du sens
02:23?
02:24Est-ce qu'il ne faudrait pas plus aller en cours et justement développer sa capacité de communication et plancher
02:29sur un sujet sans chaque GPT ?
02:32Donc c'est clair qu'il y a une énorme remise en question des profs et un énorme besoin de
02:36formation.
02:37Je crois que 80% des profs demandent à être formés.
02:40Oui, il y a quand même de quoi se sentir désemparé, Romain.
02:43Qu'est-ce qu'on leur donne aujourd'hui comme outil pour les aider à s'y retrouver justement face
02:48à cette transformation majeure ?
02:52Clairement, et c'est tout le rôle de Réseau Canopé, c'est le premier des outils et d'ailleurs peut
02:57-être le seul outil véritablement dont auraient besoin les enseignants et toute la communauté éducative.
03:03Ce n'est pas juste les enseignants, mais ce sont tous les éducateurs qui tournent autour de nos jeunes.
03:09C'est de la formation, c'est de l'accompagnement, c'est comprendre ce qu'est l'IA d'abord,
03:15tout comme il a été nécessaire et peut-être qu'on n'a pas très bien réussi de comprendre ce
03:20qu'était le numérique.
03:21Est-ce que ça peut changer, comme le disait Marie-Christine Levé ?
03:24Il y a énormément de changements de posture qui sont induits par cette technologie.
03:31Et notre rôle, le rôle de Réseau Canopé en particulier, c'est de faire émerger des pratiques pertinentes, des pratiques
03:39pédagogiques pertinentes,
03:40parce qu'il est nécessaire de penser d'abord la pédagogie avant de penser la technique et puis de pouvoir
03:46répondre à des questions que je vais dire très triviales.
03:49Mais c'est comment je fais demain matin dans ma classe avec mes élèves qui, en effet, peuvent en savoir
03:55parfois plus que ce que je pensais,
03:57dans une dimension un peu différente de je pensais arriver et être celui qui donne le savoir et donc maintenant
04:06je suis celui qui va faire émerger les connaissances au sein d'une classe.
04:11Et là, l'IA, tout comme le numérique, sont des catalyseurs extrêmement forts, puissants et très intéressants, des leviers éducatifs
04:22très intéressants,
04:23mais qu'il faut pouvoir maîtriser. Et c'est là où les opérateurs parlent.
04:28Non, mais vous disiez qu'aujourd'hui c'était davantage des facilitateurs, en tout cas c'était vers ça qu
04:35'on devait tendre pour faire émerger des connaissances.
04:37Mais est-ce que ce n'est pas déjà le cas quand même depuis quelques années ?
04:40Et comment est-ce qu'on peut apporter une seule et même réponse ?
04:44Est-ce qu'on peut apporter une seule et même réponse d'ailleurs aux enseignants face à cette transformation ?
04:51Et il ne faut pas prendre le corps enseignant comme étant un corps unique ?
04:55Et donc non, forcément il y a des réponses différentes parce qu'on a affaire à des êtres humains qui
05:01sont face à d'autres êtres humains.
05:03L'éducation c'est d'abord un enjeu social et qui fait société d'ailleurs, qui est un des ciments
05:10de la société.
05:11Et c'est principalement ça qu'il faut pouvoir construire avec tous les enseignants et avec la plupart d'entre
05:18eux.
05:18Et donc s'adapter finalement à tout cela.
05:21Et là encore, les intelligences artificielles génératives en particulier sont des outils qui peuvent nous aider, nous collectivement la société,
05:30à avancer dans cette optique-là.
05:33Oui, alors le prof aujourd'hui passe quand même 50% de son temps, la moitié de son temps, à
05:38faire autre chose que finalement d'être en contact avec les élèves et à faire de la pédagogie.
05:42Et donc tous les outils...
05:43C'est-à-dire qu'est-ce qu'il fait d'autre ?
05:44Alors il fait de la préparation de cours, de la préparation de quiz, de QCM, qui est quand même une
05:49tâche assez rébarbative.
05:50Il fait de l'administratif, il fait de la correction des copies.
05:54Un prof passe en moyenne 6h30 par semaine à corriger des copies.
05:56Et ça, tous ces outils d'IA, aujourd'hui il y a plein d'outils d'IA qui aident à
06:00préparer des cours, qui aident à faire des quiz, des QCM, plein d'exercices,
06:04qui sont quand même une tâche assez répétitive et qui vont permettre aux profs de gagner du temps, du temps
06:11utile pour faire de la pédagogie,
06:13pour s'occuper d'élèves qui ont plus de problèmes.
06:18Et ils auront, grâce à des outils, ils pourront avoir des tableaux de bord où ils verront en 30 secondes
06:23finalement quel est l'élève qui a eu des difficultés, où il a eu des difficultés, etc.
06:27Donc c'est énormément d'outils qui peuvent, alors je n'aime pas trop cette expression de profs augmentés, mais
06:33à un moment donné, qui peuvent l'aider à mieux faire son métier et avoir plus de temps.
06:38Mais c'est vrai qu'il y a un énorme sujet de formation des profs.
06:42J'avais écouté l'audition à la commission parlementaire, il y avait eu 35 000, je crois, journées de formation
06:48des profs.
06:49C'est super, mais c'est peu par rapport à 850 000 profs.
06:54Aujourd'hui, les profs, c'est le seul salarié en France qui n'a pas de RH.
06:59Le prof n'a pas de RH.
07:01Tous les salariés dans toutes les entreprises, ils sont formés régulièrement, ils sont évalués, etc.
07:05Un prof, il voit un inspecteur deux fois dans sa vie, il est un peu seul.
07:09Donc il faut énormément l'accompagner.
07:11Et tous ces outils peuvent l'accompagner à vraiment faire de la pédagogie et à développer.
07:17Moi, ce que j'aime bien, c'est cette école des 4 C, là, d'en parler, le philosophe Yuval
07:22Harari.
07:23C'est l'école qui permet de développer l'esprit critique, le jugement à l'ère de l'IA.
07:27Il va falloir vraiment même analyser, aider les élèves à analyser ce qui sort de l'IA.
07:32Parce qu'entre une question posée à Dipsy, une question posée à ChatGPT, une question posée à Mistral, il y
07:38a des valeurs différentes, etc.
07:41Il va falloir les aider à développer cet esprit critique.
07:44Il va falloir les aider à développer des capacités de communication, des capacités de convaincre les autres à l'oral,
07:51de collaborer en équipe.
07:52C'est toutes ces choses que, finalement, on n'a pas le temps de faire à l'école aujourd'hui.
07:56Heureusement, pour la formation des profs, il y a le réseau canopée, Romain.
08:02C'est quand même la question de l'outil.
08:04Vous nous avez expliqué qu'en fait, la réponse face à cette transformation, ce n'est pas forcément des outils
08:09pratiques.
08:09Mais ces outils, il va quand même falloir les mettre entre les mains des professeurs.
08:13Ces outils qui, comme le dit Marie-Christine, peuvent aider les professeurs à transformer leur manière de travailler.
08:21Oui, bien sûr.
08:23Notre rôle, ce ne sera jamais de donner un outil, évidemment, et encore moins un outil dont on n'est
08:30pas sûr de la souveraineté des données.
08:33Donc, il ne sera jamais question, finalement, de dire utiliser JIPSEEQ ou Tchad GPT qui ont été mentionnés.
08:40Et au contraire, l'État est en train de travailler à une distribution de licences et d'accès à un
08:49outil qui serait souverain, un Tchad GPT souverain, qui s'appelle l'assistant IA,
08:54et qui doit être mis à disposition, normalement, de tous les agents du service public.
08:58Donc, l'éducation met bien au-delà, probablement à la fin de l'année 2026.
09:04C'est une première réponse extrêmement intéressante parce que c'est une brique sécurisante.
09:10Et un des outils, entre guillemets, qu'il faut pouvoir donner aux enseignants, c'est de la sécurité.
09:16C'est un cadre, finalement, d'usage qui me permette, à moi, en tant qu'enseignant, d'y aller sans
09:24avoir à me poser énormément de questions
09:26et d'avoir, par contre, les éléments de réponse pour accompagner et les élèves et les parents des élèves ou
09:32les étudiants
09:33sur les questions de souveraineté des données en particulier.
09:36Donc, ça, c'est vraiment très important.
09:38Et c'est une des premières briques, finalement, accompagnée de ce qui est déjà mis en place par le ministère
09:47de l'Éducation nationale,
09:48qui est la charte d'usage des IA, puisque, évidemment, les enseignants, les 870 000 enseignants qu'on a en
09:57France,
09:58sans compter ceux du supérieur, n'ont pas attendu, cet assistant IA n'ont pas attendu d'avoir une charte
10:05d'usage
10:06pour aller regarder. Les enseignants sont, globalement, plutôt des hackers, des gens qui vont fouiner,
10:13qui vont regarder, qui vont construire avec leurs propres... avec deux bouts de papier et des ciseaux.
10:20Eh bien, là, ils font un peu la même chose. Ils vont chercher tout ce qu'il faut pour pouvoir
10:24construire tout ce qu'il faut
10:26et qui est, globalement, mise à disposition. Je ne vais pas parler de gratuité, parce que parler de gratuité pour
10:32un chat GPT,
10:33ce serait occulter le fait qu'on donne beaucoup à chat GPT à chaque fois qu'on l'utilise.
10:37Ah oui, absolument. Les modèles économiques des grandes plateformes numériques, on les connaît bien.
10:44Alors, oui, parce qu'en termes d'outils, sur la sécurité, la confiance, ça veut dire que vous allez aussi
10:49privilégier
10:50des solutions de start-up françaises, alors ?
10:52Alors, sur ce sujet-là, je pense que, déjà, il y a une urgence à créer une filière
10:56EdTech française souveraine, ce qu'on n'a pas réussi à faire depuis quand même pas mal d'années.
11:01Et là, on est confronté au fait qu'il va y avoir une utilisation massive des outils d'IA génératives.
11:07Et les outils d'IA génératives, des LLM, que ce soit chat GPT, Claude, Mistral,
11:13ce ne sont pas des outils pédagogiques.
11:15Donc, déjà, ils ne se rappellent pas de la manière dans laquelle l'élève apprend.
11:22Ils donnent la réponse toute faite, et donc, ils ne sont pas dans une logique de faire progresser l'élève.
11:27Donc, on va arriver, il y a une étude qui est très intéressante, qui a été faite par le MIT,
11:31qui a montré que quand on arrive dans un état de déficience cognitive,
11:36puisque quand on réécrit ce que chat GPT vous a donné comme réponse,
11:4185% des personnes, que ce soit des jeunes ou même des adultes,
11:44ne se rappellent pas de ce qu'ils ont recopié quelques jours, même quelques heures après.
11:50Donc, on est en train de développer une génération de gens
11:56qui vont vraiment avoir une déficience cognitive forte.
11:58Et donc, au contraire...
11:59C'est délicat, mais ça peut atteindre des points fossiles.
12:01Mais au contraire, les Z-Tech et les outils pédagogiques
12:05qui se basent sur les grands modèles,
12:07mais qui entraînent des données pédagogiques,
12:11des données qui font attention aux données,
12:14et qui, en plus, mettent en place de la pédagogie,
12:16qui ont vraiment des outils pédagogiques,
12:18eux, ils font progresser l'élève.
12:19C'est vraiment la maïotique socratique.
12:22C'est, je fais accoucher l'élève de...
12:24Il le fait progresser, pas à pas, il le fait retenir.
12:28Et donc, c'est pour ça que c'est urgent d'avoir des Z-Tech pédagogiques
12:33qui, bien sûr, se basent sur les LLM,
12:34mais qui ne sont pas les LLM.
12:36Et bon, et face à l'État qui veut développer son propre outil souverain,
12:40je suis assez, voilà, sceptique,
12:44parce qu'aujourd'hui, il y a 2000 entreprises Z-Tech qui le font,
12:47qui le font très bien, qui sont des entreprises très agiles,
12:51qui aussi ont souvent des moyens, qui ont des ingénieurs, etc.
12:56Et au contraire, qui pourraient travailler en coordination avec l'État,
13:00et bien sûr, dans une logique de respect fort des données des élèves.
13:05Mais il y a urgence à le faire, puisque si on attend trop longtemps,
13:08on va avoir une mainmise totale des outils d'IA génératives basiques.
13:13C'est-à-dire que si l'offre n'est pas assez riche, ou si l'offre n'est pas
13:16assez convaincante,
13:17ou facile à utiliser...
13:19Mais l'offre, elle existe aujourd'hui, il y a plein d'EdTech qui proposent des outils d'IA génératives.
13:24Oui, dans le portefeuille qui sera proposé, on va dire, officiellement,
13:26parce que Romain nous a expliqué que les profs étaient des hackers,
13:29mais il y a quand même cette offre officielle qui leur est proposée.
13:32Si dans cette offre officielle, finalement, il n'y a pas grand-chose qui correspond
13:37aux vrais besoins, aux vrais usages et aux vraies commodités qu'on a sur le marché,
13:41ça risque d'être un échec.
13:43Donc, comment est-ce qu'on fait pour intégrer, effectivement, une filière EdTech ?
13:47Est-ce que ça, ça fait partie des réflexions que vous avez, vous ?
13:51On a forcément avec le ministère, et c'est vrai que le ministère,
13:55Marie-Christine l'a dit,
13:59il est dans une position où il est, évidemment, avec un rôle étatique,
14:03et ce dont je parlais, l'assistant à l'IA, c'est bien à destination des enseignants
14:06et pas pour un usage auprès des élèves.
14:09Donc, il y a une distinction à faire à ce niveau-là.
14:11Par contre, et le ministère impulse également une politique
14:15auprès de, peut-être pas suffisamment de EdTech là,
14:20mais des EdTech qui ont produit et qui mettent à disposition
14:23des outils pédagogiques avec de l'IA ou non, ça existe.
14:29Ils sont implantés et ils sont impulsés par l'État à différents niveaux,
14:35par le ministère de l'Éducation nationale,
14:37et en particulier via la direction du numérique éducatif,
14:40avec des programmes comme le P2IA.
14:42Le P2IA, l'idée, c'était de mettre de l'investissement
14:46et de la recherche et développement,
14:47de financer du recherche et développement
14:50pour des solutions à destination des élèves
14:53du primaire.
14:54Et donc, c'est des outils qui ont, par exemple,
14:57été un soutien énorme au moment de la pandémie.
15:02Donc, il y a un rôle, en effet, à jouer au niveau de l'État
15:06et auprès d'une filière.
15:08Il faut pouvoir, et c'est une des missions du ministère,
15:12et il faut que ces compétences d'usage soient développées
15:19avec, en parallèle, des outils.
15:20Sinon, les compétences d'usage dont je parlais avec la formation.
15:23Si on y va avec des outils seulement, ça ne va pas suffire.
15:27Et si on y va avec de la formation exclusivement théorique,
15:30ça ne suffira pas non plus.
15:31Donc, il y a en effet tout un engagement important à faire
15:34et qu'il soit pensé de l'outil, de la formation
15:38et, évidemment, un cadre sécurisé et sécurisant
15:42posé par l'État, que ce soit au niveau pour les enseignants,
15:46pour les élèves, pour les parents,
15:47mais aussi pour la filière.
15:49Alors, effectivement, il y a eu de l'argent dépensé
15:52et donné par le programme d'investissement d'avenir
15:55pour développer des aides tech éducatives
15:57et des choses que même certains pays étrangers
16:00nous ont enviées dans l'apprentissage de la lecture
16:03avec de l'IA adaptatif qui permet vraiment
16:06de s'adapter à chaque élève en fonction de son niveau,
16:10de l'apprentissage des maths.
16:11Il y a eu plein d'études d'impact qui montrent
16:12qu'avec ces outils d'IA adaptative,
16:15les élèves en difficulté progressent beaucoup mieux.
16:18Donc, là, vraiment, ça a été montré
16:19par des études de recherche.
16:21Très intéressant aussi, ça a été montré
16:23que les filles, par exemple, en maths,
16:24progressaient quatre fois plus
16:26que sans outils,
16:27parce que souvent, les filles se mettent elles-mêmes
16:29dans leurs propres barrières.
16:32Mais tous ces outils qui ont été développés
16:35sont restés à l'état d'expérimentation,
16:39de POC, etc.
16:40Et on n'a pas eu d'une politique nationale
16:43de vraiment créer un marché
16:45et les conditions d'un marché.
16:46Mais ça, c'est toujours le même sujet.
16:47On finance au départ,
16:49mais après, il n'y a pas la partie achat.
16:51Il n'y a pas la partie achat, création de marché.
16:53Et quand on va dans les pays voisins,
16:55sans aller aux Etats-Unis, en Chine, etc.,
16:57on va en Angleterre,
16:58on va dans les pays nordiques,
16:59en Angleterre, dans un grand salon d'éducation,
17:01qu'est-ce qu'on voit ?
17:02On voit le prof avec son petit sac
17:04qui passe dans toutes les stands
17:06des différentes EdTech,
17:07qui voit le produit qui l'intéresse le plus.
17:09Et aujourd'hui, il y avait un projet
17:11qui n'a jamais vu le jour,
17:14c'est de créer un chèque EdTech
17:16pour les enseignants.
17:18Un chèque EdTech ?
17:18Un chèque EdTech pour les enseignants
17:20et sur une plateforme pour leur proposer
17:22de choisir l'outil dont ils ont besoin.
17:24Alors, bien sûr, avec des directives
17:26faites par l'éducation nationale,
17:28il ne s'agit pas que chaque école
17:30fasse ce qu'elle veut, etc.
17:32Il y aura des directives
17:33sur des sujets très importants,
17:35sur les données,
17:35sur ce qu'on apprend de faire en classe.
17:37Mais à un moment donné,
17:38donner beaucoup plus...
17:39Comme une classe de marché,
17:39dans laquelle les solutions seraient validées
17:42par l'éducation nationale
17:43et dans laquelle les profs pourraient faire
17:44leur shopping.
17:46Et donner beaucoup plus
17:46de liberté pédagogique aux profs.
17:48Juste pour...
17:49Parce qu'on arrive déjà à la fin.
17:51Terminer sur l'urgence.
17:53Parce qu'on a parlé de la question
17:54de la manière dont ça peut modifier
17:55l'enseignement,
17:56faciliter les préparations
17:58des cours, de la classe.
18:00On n'a pas parlé du problème
18:02de la correction des copies.
18:03La correction des copies,
18:04c'est un gros sujet.
18:05On voit arriver plein, plein d'EdTech
18:08sur le sujet,
18:10avec des résultats assez bluffants.
18:12Alors, est-ce que ça veut dire
18:14une solution qui va nous aider
18:15à voir s'il y a de l'IA ou pas dedans ?
18:17Alors, il y a des solutions aussi
18:19qui essayent de voir
18:20si l'élève triche.
18:21Oui, c'est ça.
18:21Il y en a pas mal
18:22qui se sont développées.
18:23Il y a des solutions
18:24qui essayent aussi,
18:24des solutions assez simples,
18:25qui peuvent aussi...
18:27Le professeur s'enregistre
18:28et finalement, c'est l'IA
18:29qui va rendre l'écrit,
18:33faire un peu un compte-rendu
18:34de ce que le professeur aura dit
18:36et le présenter à l'élève
18:37sous différentes formes
18:38en remplissant aussi
18:39là tu l'as bien fait,
18:40là tu l'as pas bien fait.
18:41Donc voilà, il y a plein
18:42de sujets d'évaluation
18:43et surtout l'avantage
18:44de la correction de copie
18:45c'est que derrière,
18:46elle peut donner naissance
18:48à des exercices de remédiation.
18:50C'est-à-dire,
18:50qu'est-ce qu'il faut progresser ?
18:53Quels sont les sujets
18:53sur lesquels tu dois avancer ?
18:55Oui, la correction de copie
18:56c'est un gros sujet
18:58parce que c'est beaucoup de temps
18:59souvent un peu rébarbatif
19:01passé par les profs.
19:02Alors que c'est super important
19:03en fait pour la suite.
19:04Romain, vous avez 30 secondes
19:06pour me dire pour vous vraiment
19:07quelle est l'urgence,
19:08le sujet le plus important
19:09aujourd'hui
19:09pour aider les profs ?
19:12Pour moi,
19:13c'est les accompagner
19:14dans un véritable changement
19:15de posture
19:16et en particulier
19:17de s'intéresser
19:18à la façon
19:19dont les jeunes
19:21utilisent déjà l'IA.
19:23On a interrogé
19:24plusieurs jeunes
19:25sur les représentations
19:26qu'ils ont de l'IA
19:27en éducation
19:28que ce soit des collégiens
19:29ou des lycéens
19:29et à chaque fois en fait
19:30on a bien vu
19:31qu'ils étaient OK
19:33pour apprendre à vivre
19:34avec la technologie
19:35qu'ils faisaient déjà preuve
19:36de beaucoup d'esprit critique
19:38et finalement ce qui manque
19:39c'est peut-être encore
19:39que les enseignants
19:40eux en soient convaincus
19:42soient suffisamment curieux
19:44et sans a priori
19:45des usages
19:46de certaines applications
19:47qui sont même
19:48peut-être pas forcément
19:48des applications éducatives
19:50mais qu'ils s'appuient
19:52sur tout ça.
19:53Donc c'est des véritables
19:54compétences
19:55numériques et pédagogiques
19:57qui sont à travailler
19:58et qui vont
19:59dans le sens évidemment
20:00de ce qu'on pourrait
20:02envisager
20:03comme étant après
20:03des critères d'employabilité
20:05l'adaptabilité
20:07des élèves
20:08elle est vraiment primordiale.
20:10Merci beaucoup
20:11merci Romain Vanoudeusden
20:12d'avoir été avec nous
20:13du réseau Canopée
20:14et Marie-Christine Levet
20:15d'Édu Capital
20:16merci également.
20:17Les formés
20:17les formés avant tous les francs.
20:19Les formés
20:19les formés
20:20la curiosité
20:20on a compris
20:21merci à tous les deux
20:22merci à tous de nous suivre
20:23c'était Smartech
20:24votre émission sur la tech
20:26que vous regardez
20:26sur la chaîne Bsmart
20:27à très bientôt.
20:33Sous-titrage Société Radio-Canada
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