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  • il y a 5 mois
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour d'Hadrien Bect et Renaud Blanc.

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00:06Et ravi de vous retrouver pour les informés de France Info, votre demi-heure de décryptage de l'actualité en
00:13votre compagnie.
00:13Renaud Blanc, bonjour mon cher Renaud.
00:15Bonjour Adrien.
00:16Et avec nos trois informés ce matin, bonjour Adeline Percept.
00:19Bonjour.
00:19Vous êtes journaliste à la RTBF, donc la radio-télévision belge.
00:25Etienne Girard, bonjour.
00:26Bonjour.
00:26Vous êtes directeur adjoint de la rédaction de L'Express et bonjour Fanny Guinochet.
00:29Bonjour.
00:30Notre éditorialiste Maison à France Info, puisque nous allons évoquer deux thèmes.
00:35Renaud Blanc, nous allons évoquer la dernière partie du quinquennat d'Emmanuel Macron qui s'ouvre aujourd'hui avec ses
00:40cérémonies du 8 mai.
00:41On évoquera aussi cette information de dernière minute.
00:44Sur l'Algérie.
00:44Sur les relations avec l'Algérie.
00:46Sont-elles en train, en étant en train d'assister à un réchauffement ?
00:49On se posera la question.
00:50Mais d'abord, notre premier sujet, Renaud, c'est bien sûr la question des carburants, la question de la crise
00:56énergétique.
00:57Une réunion hier à Matignon sur les conséquences économiques de la crise et les solutions que le gouvernement pourrait apporter.
01:02Vous vous rappelez de cette phrase du Premier ministre le 4 mai dernier.
01:06Désormais, il va falloir changer d'ampleur et d'échelle.
01:08C'est précis et flou à la fois.
01:11Alors à quoi s'attendre ?
01:12On sait déjà que Matignon voudrait privilégier le télétravail des fonctionnaires.
01:16C'est une piste.
01:16Serge Papin, ministre des petites entreprises, du tourisme, de l'artisanat et du pouvoir d'achat, était votre invité il
01:21y a quelques minutes.
01:22Écoutez son message.
01:23Il évoque une permacrise.
01:26Et dit travailler sur tous les scénarios, y compris celui d'une guerre qui dure.
01:30On travaille potentiellement sur une durée du conflit.
01:34Le soutien que nous avons fait au mois d'avril au secteur d'activité, agriculteurs, pêcheurs, transporteurs,
01:42qui s'est élargi au BTP, qui s'est élargi aux grands rouleurs, qui intègrent les aides soignantes, les aides
01:50familiales, les infirmières libérales, etc.
01:53Maintenant, on va réfléchir à ce qu'on ouvre, à ce qu'on met sur la table d'autres secteurs
01:58au mois de juin, par exemple.
02:00Alors, le message de Serge Papin est clair.
02:02Il faut résister et s'organiser.
02:04Sur le théâtre des opérations, Adrien, les canons ont parlé cette nuit avec des installations militaires iraniennes frappées par les
02:10Américains.
02:11En réponse, selon Washington, à une attaque contre trois de leurs navires dans le détroit d'Hormuz.
02:15Donald Trump assure que le cessez-le-feu tient toujours.
02:19Adrien, il appelle ce qui s'est passé cette nuit, une broutille.
02:21Je commence avec vous, Étienne Girard, avec le sentiment quand même qu'effectivement, même si Serge Papin n'a pas
02:27fait d'annonce ce matin,
02:28il attend que ce soit Sébastien Lecornu qui les fasse, mais que le gouvernement, là, sent que ça fait deux
02:33mois,
02:34et qu'au bout de deux mois, on ne peut plus dire « on va faire quelques aides un petit
02:37peu ciblées ».
02:37C'est ça l'idée ou je fais fausse route ?
02:39En tout cas, le gouvernement sait qu'il est un tournant.
02:42C'est-à-dire que le pari qui a été pris au début, c'est de tabler sur une crise
02:46assez courte,
02:47qui permettrait de ne pas remettre en question les grands équilibres budgétaires,
02:51et donc d'investir en termes d'aide au minimum, au plus sectoriel possible.
02:57Ça, c'était vraiment le pari de Sébastien Lecornu dès le début,
03:01sauf que là, on est en train de se rendre compte que les prix ne vont pas baisser,
03:05ou en tout cas ne vont pas baisser de manière spectaculaire,
03:07que cette crise est appelée à durer, et donc un peu contraint et forcé,
03:12le gouvernement Lecornu, Sébastien Lecornu, se rend compte qu'il faut aller plus loin.
03:17Il y a deux lignes rouges pour l'instant qui demeurent.
03:21C'est pas de baisse de la TVA, et puis pas de blocage des prix à la pompe.
03:26Ça, c'est vraiment des énormes tabous qui subsistent pour le gouvernement.
03:31Donc en écartant ça, qu'est-ce qui reste possible ?
03:34Il y a du sectoriel, mais du sectoriel un peu plus gros.
03:38C'est-à-dire que les fonctionnaires sont cités.
03:42On pourrait élargir les secteurs d'activité qui bénéficient d'aide gouvernementale.
03:48La difficulté pour Sébastien Lecornu, c'est que s'il va trop loin,
03:51on lui dira « vous avez fait comme tout le monde »,
03:53c'est-à-dire que vous avez pris des engagements de rigueur budgétaire,
03:56d'économie budgétaire, et puis dès qu'il y a eu une crise,
03:58vous avez tout oublié, et vous avez laissé filer les déficits pour vos successeurs.
04:04Une chose est vraie quand même, Adeline Percep,
04:05si on regarde au niveau européen, il y a quand même ce chiffre qui est frappant,
04:09la France est le pays d'Europe qui consacre le moins d'argent
04:13aux aides publiques sur les carburants quand même.
04:16Oui, mais alors la France est quand même dans un...
04:18Et Fanny Guinochet va nous le rappeler, je pense,
04:20est quand même dans une situation particulière,
04:22comme la Belgique d'ailleurs, et six autres pays européens,
04:27ce qui est d'une dette publique abyssale.
04:29Voilà, en Belgique par exemple, au départ, le discours a été de dire
04:34on ne fera aucune aide parce qu'on n'a plus de sous.
04:37Et puis finalement, vous voyez, oui, enfin ça a été plus, j'allais dire,
04:41plus radical en Belgique.
04:43Et aujourd'hui, le gouvernement belge a aussi été contraint finalement
04:47d'aligner des aides, on sait depuis deux semaines maintenant
04:49qu'il y a 80 millions d'euros sur la table.
04:52Alors ce qui est intéressant, c'est qu'il n'y a pas que des aides ciblées.
04:55Il y a des aides ciblées pour les agriculteurs.
04:57Mais en revanche, on se concentre sur les trajets domicile-travail
05:01et sur toutes les activités.
05:04Le gouvernement belge va faire des crédits d'impôt pour les entreprises
05:07afin qu'elles aident leurs employés à venir avec leur véhicule personnel si besoin.
05:13Voilà, c'est ce type de dispositif qui est mis en place
05:16pour que l'économie continue et que les gens continuent d'aller travailler.
05:20Et justement, Fanny Guinochet, sur quoi peut-on aller ?
05:22On avait l'impression que le gouvernement était satisfait en disant
05:25on a couvert à peu près beaucoup de choses.
05:27Pas tout, mais en tout cas beaucoup de choses.
05:28De toute évidence, il y a des trous dans la raquette.
05:30Il y a des trous dans la raquette.
05:31Alors la semaine prochaine, Sébastien Lecornu doit s'exprimer.
05:35Normalement, il est prévu qu'il prolonge les aides
05:37puisqu'il y a ces aides ciblées mais qui sont quand même temporaires.
05:42Le gouvernement n'a jamais dit.
05:43Donc de mois en mois, il choisit de les prolonger.
05:46Il devrait élargir aussi les bénéficiaires de ces aides
05:50parce qu'effectivement, il y a des trous dans la raquette.
05:52Serge Papin, à votre micro, a évoqué par exemple les taxis.
05:55C'est vrai que les taxis devraient être accompagnés.
05:58Après, la situation de la France par rapport aux autres pays européens.
06:01Effectivement, nous sommes les plus endettés.
06:03Ce n'est pas très glorieux.
06:04C'est vrai que pour l'instant, le gouvernement
06:07vraiment met la pédale sur le frein en matière d'aide.
06:11Et on est vraiment parmi ceux qui, en Europe,
06:14ont le moins soutenu la population.
06:17Mais c'est aussi parce que, par ailleurs,
06:19les Français, alors c'est toujours des chiffres macroéconomiques,
06:22et les gens dans leur cuisine ce matin vont se dire
06:24« Non mais en fait, quand même, ça nous coûte cher ».
06:26Certes, mais quand on regarde,
06:28on a deux choses en France.
06:31C'est qu'on a déjà un système d'aide sociale qui est important.
06:34Par exemple, l'indexation de l'inflation sur le salaire minimum.
06:37Le SMIC qui va augmenter à l'été.
06:39Le SMIC qui va augmenter à l'été.
06:40Donc tout ça, c'est à prendre en compte.
06:42Hors crise, il y a déjà des systèmes d'aide qui sont conséquents.
06:46Plus qu'en Belgique ou dans d'autres pays.
06:48Et puis, on a notre énergie nucléaire, quand même,
06:50qui fait que, côté électricité,
06:52d'ailleurs, les Français l'ont bien compris,
06:54ils se ruent sur les voitures électriques
06:56parce qu'ils savent que, du côté de l'électricité,
06:58il y a un réseau.
06:59C'est ce qui fait aussi que ça nous coûte moins cher, cette crise.
07:02Une question, Fanny, un peu précise,
07:04et vous avez parfaitement le droit de ne pas avoir la réponse.
07:07On est à combien ?
07:08170 millions d'euros d'aides ?
07:10À peu près.
07:11Un peu plus que ça.
07:12Est-ce que c'est imaginable de passer à 1 milliard ?
07:16Ou c'est très, très compliqué ?
07:17Tout va dépendre de la durée de la crise.
07:19Les pays qui passent, qui distribuent des milliards d'euros d'aides,
07:23je pense à l'Espagne, qui a fait un plan massif.
07:26Voilà, alors ça concerne le carburant, mais aussi les logements, etc.
07:30En fait, c'est de l'argent qui vient de l'Europe.
07:33Il ne faut pas non plus, là aussi, l'oublier.
07:34En Italie aussi, il y a un certain nombre d'aides
07:36qui sont financées par l'Europe.
07:39Des plans d'aide que l'Espagne ou l'Italie ont eus auparavant.
07:44Nous, pour l'instant, le gouvernement n'envisage pas
07:46d'aller sur les milliards d'euros d'aides.
07:49Il va essayer de rester dans un...
07:51On ne va pas ouvrir les vannes, en fait.
07:52Non, parce que le Premier ministre l'a encore dit
07:55au patronat, par exemple, cette semaine,
07:57en envoyant un courrier à Patrick Martin,
07:59il veut maintenir la trajectoire de déficit public.
08:03Donc pour ça, pour l'instant, il préfère geler des crédits,
08:06faire effectivement des aides à la petite semelle,
08:09au coup par coup, petit à petit,
08:12en fonction de la durée de la crise.
08:14Après, le changement d'échelle et d'ampleur,
08:16c'est vrai que là, on voit que du côté du détroit d'Hormouz,
08:21il n'y a pas vraiment de signe de détente
08:23qui peuvent laisser espérer un retour à la normale totale.
08:28Mais le gouvernement, pendant longtemps, a parié là-dessus.
08:30Et là, il se rend compte que ça...
08:32On rentre dans le dur, j'ai envie de vous dire.
08:34Renaud Blanc.
08:34Le gouvernement, il est quand même sous pression.
08:36Pression des oppositions, bien sûr,
08:38qui tapent fort et qui vont taper de plus en plus fort.
08:41Et puis, pression aussi de la population.
08:43Il y a un sondage intéressant.
08:44165% des Français réclament une baisse des taxes, 65%.
08:4871% de ces mêmes Français souhaitent que TotalEnergie
08:51fasse un effort supplémentaire face à la crise.
08:54On voit que pour Sébastien Lecornu,
08:55la marge de manœuvre, elle est difficile,
08:56mais ça gronde autour.
08:58Et d'ailleurs, sur TotalEnergie,
08:59vous avez entendu combien Serge Papin,
09:01en micro de France Info ce matin,
09:02était quand même très...
09:05En tout cas, avait des mots bienveillants.
09:07parce que TotalEnergie vient pallier
09:10ce que le gouvernement ailleurs,
09:12d'autres gouvernements font,
09:13c'est-à-dire un plafonnement des prix.
09:15Ça coûte à l'entreprise TotalEnergie.
09:18Ça lui coûte moins parce que, par ailleurs,
09:21on n'a pas des chiffres précis,
09:23mais il y a quand même beaucoup d'automobilistes
09:25qui se rendent dans les stations.
09:26C'est pour ça que les autres stations
09:28et les autres distributeurs sont vent debout.
09:31Ils ne sont pas très contents.
09:32Ils ne sont même vent debout.
09:33Mais c'est vrai que, pour l'instant,
09:34la politique de TotalEnergie vient aider
09:36vraiment le gouvernement,
09:37puisque vous avez une solution
09:38où certains automobilistes vont chercher
09:40leur essence et leur carburant là-bas moins cher.
09:43Bon, Etienne Girard,
09:44on est donc là, dans un schéma
09:46où on va faire des annonces.
09:47Et d'ailleurs, Serge Papin nous le disait,
09:49on gère au moins le mois.
09:50Mais à un moment donné,
09:51la question va se poser
09:52si cette crise, elle doit durer
09:54jusqu'à l'été, jusqu'à la rentrée,
09:56et même après.
09:59Effectivement, je pense qu'on ne peut qu'avoir
10:01dans le contexte politique dans lequel on vit
10:04une stratégie de mois à mois.
10:05parce que ce calendrier va se percuter
10:09au calendrier politique.
10:10À la rentrée, en septembre,
10:12on va entrer dans la campagne présidentielle,
10:15pas au ciel, mais tous les esprits
10:17et toutes les énergies politiques
10:18seront dédiées à cette campagne présidentielle-là.
10:21Et l'établissement d'une stratégie
10:23sur comment on gère cette crise énergétique
10:26qui va durer,
10:27finalement, ce sera moins l'œuvre
10:29de Sébastien Lecornu
10:31que celle des candidats.
10:32C'est-à-dire que le sujet, ça va être
10:35comment vous, candidats à la présidentielle,
10:37vous nous proposez, à nous Français,
10:39de gérer cette crise dans les années à venir.
10:41Et là, les réponses,
10:43elles ne dépendent pas d'engagements
10:45ou de décrets qui peuvent être pris
10:47dans les mois prochains.
10:48C'est quelle stratégie vis-à-vis du gaz,
10:50quelle stratégie vis-à-vis d'énergie fossile
10:52sur le long terme.
10:54Le gouvernement actuel,
10:56en plus, avec la Chambre des députés,
11:01avec l'Assemblée nationale,
11:02sans majorité...
11:03Vous êtes Troisième République.
11:04Voilà, c'est une résurgence de la Troisième.
11:08Il n'a pas la légitimité politique
11:10pour prendre ses décisions structurantes.
11:13C'est une opportunité historique.
11:14Est-ce que pendant la campagne présidentielle,
11:17un candidat arrivera à convaincre
11:19sur un projet de long terme ?
11:20Il y a quand même une opportunité.
11:21– Pardonnez-moi, vous avez l'impression
11:24qu'aujourd'hui, c'est le chemin qu'on prend ?
11:25Qu'il y a des candidats qui se préparent
11:27à avoir des propositions,
11:28des informations peut-être que vous avez, ceci ?
11:30– Ce n'est pas le cas actuellement.
11:32Mais parce qu'on n'est pas entré encore
11:34dans un moment où les programmes
11:36pour la présidentielle sont mûrs,
11:38en tout cas, il y a une opportunité
11:39quand même historique.
11:40Alors, j'ai vu tous ces sondages
11:41où les Français expliquent
11:43qu'ils ne veulent plus, moins d'écologie.
11:45Ils veulent mettre en pause
11:46les annonces écologiques.
11:48Et en même temps, pour la première fois,
11:50il y a l'opportunité
11:51de faire renouer vraiment
11:54écologie et développement économique.
11:56C'est-à-dire dire, en fait,
11:57l'énergie verte,
11:58c'est ce qui va nous permettre
11:59d'être souverains
12:00et donc de payer moins cher
12:02à terme notre énergie.
12:03Les Français l'ont compris,
12:05ils se tournent vers la voiture électrique
12:06de plus en plus.
12:07– Alors, vous nous avez évoqué,
12:08Adeline Percept,
12:10je rappelle que vous êtes de la RTBF,
12:11donc de Belgique,
12:13le petit retard à l'allumage
12:15des autorités belges
12:16sur la réponse de la crise
12:17au carburant.
12:18Est-ce que nous, côté français,
12:20on a des solutions,
12:21qu'elles soient de court
12:22ou de long terme,
12:23qui pourraient peut-être nous inspirer
12:24ou qui viendraient de chez vous ?
12:25– Qui viendraient de Belgique ?
12:28– Oui.
12:28– Écoutez, je pense que les entrepreneurs
12:30et les chefs,
12:31les indépendants vont regarder
12:33ce qui se passe en Belgique,
12:34puisque dans le paquet de mesures annoncées,
12:36il y a aussi des exonérations
12:38de cotisations sociales
12:40pour les deuxièmes et troisièmes trimestres
12:42en Belgique.
12:43Et si l'activité est en berne,
12:46les entrepreneurs et les indépendants belges
12:49vont pouvoir demander
12:50à ce que carrément...
12:51– Ce n'est pas des records,
12:52c'est des exonérations.
12:53– C'est des exonérations, exactement.
12:55Et ça peut concerner l'entièreté de l'année.
12:59Vous voyez, c'est ce type de mesures
13:01qui est dans la balance.
13:02Alors, le gouvernement donnera son oui ou son non
13:06en fonction de l'activité de l'entreprise.
13:07Soyons clairs,
13:08on ne reste pas gratis pour tout le monde.
13:11Mais ce sont des mesures
13:13que je qualifierais d'un peu plus libérales
13:15que celles qui sont envisagées en France,
13:16tout simplement à cause
13:17de la couleur politique du gouvernement.
13:19– Fanny Guinochet, un mot.
13:20– Juste un mot.
13:21Cette question des cotisations sociales,
13:23pour l'instant, nous,
13:24c'est effectivement des reports
13:25qui sont prévus
13:26et non pas des exonérations.
13:28Il y a la question,
13:29Serge Papin l'a dit,
13:30du chômage partiel,
13:31de l'activité partielle.
13:32Il y a fort à parier
13:34que cette activité partielle,
13:35c'est-à-dire que l'État
13:37vienne compenser
13:38un manque d'activité
13:39dans les entreprises,
13:40elle monte en puissance
13:42sur certains secteurs
13:43dans les mois à venir.
13:44– Vous restez avec nous,
13:46les informés.
13:47On va évoquer
13:47la dernière année
13:49du quinquennat
13:49d'Emmanuel Macron
13:50qui s'ouvre
13:52symboliquement aujourd'hui
13:53avec, tiens,
13:54une tentative de renouer
13:55avec l'Algérie.
13:56C'est juste après l'info.
13:57En une minute,
13:58il est 9h20
13:58et voici l'hora du lieu.
14:00– L'Élysée annonce
14:01le retour
14:01de l'ambassadeur français
14:03en Algérie.
14:03La ministre aux armées
14:04se rendra par ailleurs
14:05demain sur place
14:06pour commémorer
14:07les massacres de Sétif
14:09en 1945.
14:10Emmanuel Macron
14:11veut ainsi restaurer
14:12un dialogue efficace
14:14avec l'Algérie,
14:14ajoute l'Élysée,
14:15avec une intention prioritaire
14:17au retour du journaliste
14:18Christophe Glez,
14:19toujours détenu
14:20dans le pays.
14:21Donald Trump affirme
14:22que le cessez-le-feu
14:23en Iran
14:24tient toujours
14:24mais Téhéran
14:25accuse les Etats-Unis
14:26d'avoir enfreint
14:27la trêve
14:28après des frappes américaines
14:29contre des installations
14:30militaires iraniennes.
14:32Israël a tué ce matin
14:32un secouriste
14:33dans le sud du Liban
14:35et 12 personnes hier
14:36selon le dernier bilan
14:37du ministère
14:37libanais de la Santé.
14:38Israël qui poursuit
14:39ses bombardements
14:40malgré le cessez-le-feu
14:42décrété mi-avril.
14:43L'inquiétude
14:44du comité des pêches
14:45des Hauts-de-France
14:46alors qu'un nouveau
14:47chalutier géant
14:48est inauguré aujourd'hui
14:49aux Pays-Bas.
14:49Ce bateau pourra pêcher
14:51jusqu'à 400 tonnes
14:52de poissons par jour.
14:53C'est cinq fois plus
14:54que ce qui est débarqué
14:55à Boulogne-sur-Mer
14:56premier port de pêche français.
14:58Et puis la 33ème journée
14:59de Ligue 1
15:00avec un match
15:01à gros enjeux
15:02en ouverture.
15:03Ce soir le RC lance
15:04face au FC Nantes.
15:05Le premier veut décrocher
15:07une place
15:08en Ligue des Champions.
15:09Le second espère éviter
15:10la dégringolade
15:10en Ligue 2.
15:14France Info
15:16Les informés
15:17Adrien Bec
15:19Renaud Blanc
15:20Et toujours avec
15:21Kathleen Percep
15:22journaliste à l'RTBF
15:23Étienne Girard
15:24directeur adjoint
15:25de la rédaction
15:25de l'Express
15:26et Fanny Guinouchet
15:27éditorialiste éco
15:28à France Info
15:30Renaud Blanc
15:31un 8 mai
15:31un peu particulier
15:32pour Emmanuel Macron
15:34un 8 mai
15:35aussi très symbolique
15:36puisque
15:37c'est aujourd'hui
15:38que la ministre
15:39des Armées
15:39se rend en Algérie
15:41pour commémorer
15:42la répression française
15:43de Sétif
15:438 mai 1945
15:45effectivement
15:46et ça
15:46ça va faire du bruit
15:47des deux côtés
15:48d'ailleurs
15:49de la Méditerranée
15:50Emmanuel Macron
15:51qui veut renouer
15:52le dialogue
15:53avec Alger
15:54retour également
15:55avec la ministre
15:55de l'ambassadeur de France
15:57qui depuis avril 2025
15:58avait quitté Alger
15:59donc effectivement
16:00symboliquement
16:01c'est très très fort
16:01et puis il y a toujours
16:03on le rappelle
16:04un journaliste français
16:05qui est en prison
16:06en Algérie
16:06on peut imaginer aussi
16:08que cette décision
16:09ce qui est symboliquement
16:10très très forte
16:11va peut-être
16:12permettre
16:13le retour de Christophe Gleize
16:14dans les semaines
16:16on l'espère en tout cas
16:17c'est un 8 mai
16:18effectivement particulier
16:19pour Emmanuel Macron
16:20parce que
16:20c'est le compte à rebours
16:21qui est enclenché
16:22c'est le début
16:23des dernières fois
16:24en quelque sorte
16:24la dernière fois
16:25qu'il sera seul
16:26pour cette commémoration
16:28puisque dans un an
16:29on connaîtra
16:30le 8 mai 2027
16:31on connaîtra
16:32son successeur
16:33donc même s'il n'y a pas
16:34encore eu l'investiture
16:35la passation de pouvoir
16:36en quelque sorte
16:36il ne sera plus seul
16:37j'allais dire
16:38sur la photo
16:39bon voilà
16:40un 8 mai 2026
16:42Étienne Girard
16:43entamé donc
16:44par une volonté
16:45semble-t-il
16:46de renouer
16:47avec l'Algérie
16:48ça ne semblait pas
16:49si évident
16:49il n'y a encore
16:50pas longtemps
16:50effectivement
16:51mais c'est un mouvement
16:52entamé depuis
16:53l'automne 2025
16:54incarné par
16:55Laurent Nunez
16:56qui s'est voulu
16:57très largement
16:58sur ce dossier
16:59l'anti
16:59Bruno Retailleau
17:01c'est-à-dire
17:01qu'il a dit
17:02tout l'inverse
17:02de Bruno Retailleau
17:04avec ce résultat
17:05à son crédit
17:06en tout cas
17:07qu'il a voulu lui
17:07apporter à son crédit
17:09le retour de Boilem
17:10sans salle en France
17:11avec l'aide
17:11de la diplomatie allemande
17:13entre la France
17:14et l'Algérie
17:14je serais tenté
17:15de dire
17:15qu'il n'y a pas
17:15de rapprochement
17:16il n'y a que
17:16des preuves
17:16de rapprochement
17:18le retour
17:19de l'ambassadeur
17:20Stéphane Romatet
17:21à Alger
17:22est un signal
17:24en soi
17:24ce n'est pas
17:25une victoire française
17:26c'est un signal
17:27qui a un réchauffement
17:28la victoire française
17:29aura lieu
17:30quand Christophe Gleize
17:33le journaliste
17:34qui est emprisonné
17:35pour des raisons politiques
17:36genre et sportifs
17:37emprisonné
17:38pour des raisons politiques
17:38sera de retour en France
17:39alors il a renoncé
17:41à son pourvoi
17:42en cassation
17:43ce qui va dans le sens
17:44d'une régularisation
17:46de sa situation
17:47en vue d'une grâce
17:48possible
17:49dans les jours prochains
17:50on l'espère fortement
17:51il est arrivé
17:52côté algérien
17:53qu'on change d'avis
17:54au dernier moment
17:55notamment dans le dossier
17:56Boilem sans salle
17:57donc prudence
17:58là-dessus
17:59puis l'autre dossier
18:00important qu'il faudra regarder
18:01c'est le dossier
18:02de l'immigration
18:02le président Tebboune
18:04le président algérien
18:05s'est engagé
18:06il y a quelques mois
18:07à faire des efforts
18:08à faire attention
18:09à ce que le plus
18:10d'OQTF
18:11ces demandes
18:12de retour
18:13de ressortissants
18:14algériens
18:15en Algérie
18:16expulsés du territoire
18:17français
18:17soient acceptés
18:19par le pouvoir
18:20algérien
18:20il a dit
18:22qu'il ferait très attention
18:24est-ce que ce sera le cas
18:25est-ce que dans les chiffres
18:26on va voir
18:27que oui
18:28il y a un réchauffement
18:29de ces relations
18:30consulaires là
18:31c'est ça
18:32qui seront pour moi
18:34les preuves du rapprochement
18:35élément intéressant
18:36pardon Renaud
18:37vous aurez la parole
18:38juste après
18:38c'est promis
18:39Adeline Percept
18:39c'est aussi que c'est la ministre
18:41déléguée aux armées
18:42qui se rend sur place
18:43alors bien sûr
18:43on parle de la guerre
18:44mais c'est aussi
18:45très proche d'Emmanuel Macron
18:46Alice Ruffaut
18:47oui mais alors
18:48il y a différents enjeux
18:49concernant l'Algérie
18:50qui sont en fait
18:51très brûlants
18:52vous rappeliez
18:53l'enjeu de l'immigration
18:55régler les problèmes
18:58qu'il y a pu y avoir
18:59très importants
19:01en fait sous Bruno Rotaillot
19:03de retour des OQTF
19:06par exemple
19:06donc ces dossiers là
19:07il y a le dossier géopolitique
19:10pardon du Sahel
19:11l'Algérie joue un rôle
19:13au Sahel
19:14il y a une guerre
19:15qui est au Mali
19:16pourrait s'étendre
19:18à d'autres pays
19:19donc c'est important
19:20de mon point de vue
19:21que la France
19:22puisse parler sereinement
19:24avec l'Algérie
19:25et puis il y a évidemment
19:26en Algérie
19:27des ressources naturelles
19:28et dans le cadre
19:29de la diversification énergétique
19:32il peut être intéressant aussi
19:33de normaliser ces relations
19:35un mot
19:36Fanny Guinochet là-dessus
19:37effectivement
19:38sur ces ressources naturelles
19:38on s'était tourné
19:39au moment de la guerre
19:40en Ukraine
19:41donc 2022
19:42du côté de notre partenaire
19:44algérien
19:44les relations étaient
19:45un peu plus réchauffées
19:46qu'aujourd'hui
19:47pour aller chercher
19:48un certain nombre
19:49d'hydrocarbures
19:50donc effectivement
19:50c'est un sujet important
19:51c'est un sujet commercial
19:53important
19:54puisque l'Algérie
19:55c'est notre deuxième partenaire
19:57en Afrique
19:57c'est un partenaire essentiel
19:59et que c'est vrai
19:59que ces derniers mois
20:00on a vu beaucoup
20:01d'entreprises
20:02qui étaient d'entreprises
20:03françaises
20:03qui étaient installées
20:04en Afrique
20:05revenir rapatrier
20:06plutôt leurs équipes
20:07du côté de l'Hexagone
20:09et j'ai vu que je crois
20:10Patrick Martin
20:10du MEDEF
20:11était à Alger
20:12il n'y a pas si longtemps
20:12que ça il me semble
20:13oui et c'est vrai
20:14que du côté de la communauté
20:16économique
20:18ils essayent
20:19de maintenir des liens
20:19un tout dernier mot
20:21Renaud
20:21sur le fait
20:22et on le constate
20:23semble-t-il
20:24que finalement
20:24la fin de quinquennat
20:26d'Emmanuel Macron
20:27sera plutôt
20:28internationale
20:29en réalité
20:29elle sera pour lui
20:31essentiellement internationale
20:32puisque plus la campagne
20:33va s'accélérer
20:35plus il sera sur la touche
20:37donc effectivement
20:37l'international
20:38il marque des points
20:39les français
20:41jugent plutôt
20:42positif
20:42son action
20:43à l'international
20:44je rappelle
20:44qu'il y a quand même
20:45deux choses
20:45qui vont arriver
20:45très très vite
20:46le G7 à Evian
20:48en juin prochain
20:49ce sera peut-être
20:49son dernier face-à-face
20:50avec Donald Trump
20:51puis on annonce
20:51un 14 juillet
20:53un peu XXL
20:53pour parler à la fois
20:55force
20:55et puis indépendance
20:56de la France
20:57Un dernier mot
20:58là-dessus
20:59Étienne Gérard
21:00effectivement
21:00sur l'aspect
21:03international
21:03d'Emmanuel Macron
21:04finalement
21:05certains diraient
21:06c'est peut-être
21:06l'antidote
21:07à l'effacement
21:08antidote
21:09je ne pense pas
21:10en tout cas
21:10momentané
21:11non c'est le dernier dossier
21:13sur lequel
21:14il a une réelle
21:15marge de manœuvre
21:16dans cette dernière année
21:18la difficulté
21:18c'est que sa légitimité
21:20et sa force
21:20dans les discussions
21:21elle va s'amenuiser
21:22à mesure qu'on va se rapprocher
21:23vous voulez dire
21:23même à l'international
21:25les homologues
21:28vont dire
21:29vous savez
21:29le président
21:31des Etats-Unis
21:31quand il n'est plus
21:34le président élu
21:35mais qu'il est encore
21:36le président en fonction
21:36on dit que c'est un canard boiteux
21:38Emmanuel Macron
21:39par la force des choses
21:40à mesure qu'on va se rapprocher
21:42de la campagne présidentielle
21:43les interlocuteurs internationaux
21:46ils vont regarder
21:46qui est le successeur
21:47Emmanuel Macron
21:48il prendra un peu moins d'importance
21:49qu'est-ce qu'on va aller
21:50dealer avec Emmanuel Macron
21:51alors que ce sera
21:52quelqu'un d'autre
21:52dans deux ou trois mois
21:53c'est ça que se diront
21:57les homologues
21:58d'Emmanuel Macron
21:59c'est pour ça
21:59c'est comme ça
22:01pour tous
22:01les dirigeants internationaux
22:02en fin de mandat
22:03c'est pas propre à la France
22:04oui effectivement
22:04merci beaucoup
22:06Étienne Girard
22:07directeur adjoint
22:07de la rédaction
22:08de l'Express
22:09Adeline Percep
22:10journaliste à la RTBF
22:11donc la Belgique
22:12Fanny Guinochet
22:13merci à vous
22:13on retrouve évidemment
22:14votre édito éco
22:15tous les matins
22:16sur France Info
22:17à 8h moins 10
22:18et merci Renaud Blanc
22:19de nous avoir accompagné
22:20cette semaine
22:21restez sur France Info
22:23l'info continue

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