- il y a 4 heures
Ce mardi 24 mars, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur l'éventualité d'une capitulation du retail à Wall Street, l'alerte de Goldman Sachs sur la récession aux États-Unis, des délits d'initiés avec des mouvements boursiers suspects en rapport avec la guerre au Moyen-Orient, les contraintes d'approvisionnement chez Broadcom, le pourparler d'une fusion entre Estée Lauder et Puig, ainsi que la limitation des retraits de crédit privé chez Apollo. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.
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00:00L'arrivée américaine du monde s'ouvre à nous, c'est Wall Street qui a d'ailleurs ouvert la séance
00:03américaine depuis une heure.
00:05John Plassard avec nous. Bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:08Bonjour Guillaume.
00:09Pour Cité Gestion et Antoine Marigauderie, rebonjour Antoine.
00:12Rebonjour Guillaume.
00:12Re, après tout pour investir ce matin, d'ores et déjà d'ailleurs en podcast et replay, ça y est.
00:16Oui, on a fait pas mal de marchés justement en parlant de la conjoncture et de comment protéger ces investissements
00:23de la volatilité actuelle
00:24tout en investissant, peut-être commençant à investir un petit peu en retour certains secteurs sous-investis.
00:30En ce moment, on en parlait avec Christian Fontaine du magazine Revenu et Félix Baron du club des investisseurs indépendants.
00:35Christian Fontaine qui nous mettait en garde.
00:37Regardez un petit peu dans vos carnets de comptabilité, dans vos placards, ce que deviennent vos vieux PEL.
00:43Ils arrivent à échéance et seront liquidés ce mois-ci théoriquement au maximum.
00:47Donc il faut faire attention, regarder un petit peu ce qui se passe et éventuellement tâter des opportunités de placement.
00:53Wall Street est ouvert, ça fait maintenant une heure et deux minutes.
00:56Il est 10h32 à New York, ils sont toujours à l'heure d'été et nous toujours pas.
00:58Comment ça se passe cette séance américaine là, Antoine ?
01:01C'est tendu, c'est instable et pour l'instant on baisse.
01:03Pour le Nasdaq qui perd 0,85%, 21 760 points, moins 0,21 pour le Dow Jones, 46 111, moins
01:100,4 pour le S&P 500, 6 554 points.
01:14La volatilité monte encore d'un cran, on est à 26,50.
01:18Les taux dix ans sont tendus aux Etats-Unis.
01:21En Europe, on n'en parle pas, 3,75 pour l'OAT, 3,02 pour le Bund allemand, mais 4
01:25,38 pour la dette américaine à dix ans.
01:28Et le pétrole, encore très tendu aussi, 102,96 pour le baril de Brent de mer du Nord.
01:34John, comment se comportent les particuliers américains dans la phase de baisse et avec ces bruits de bottes, plus que
01:39des bruits de bottes.
01:39Les bottes qui sont sorties là-bas, peut-être même des troupes terrestres amenées à être déployées au Moyen-Orient.
01:45On verra, de la part des Américains, il y a beaucoup de rumeurs, comment les investisseurs individuels se comportent-ils
01:50là ?
01:51Pas très bien, Guillaume, parce que la part des particuliers passait de plus de 15% à 8% des
01:58volumes en quelques semaines.
02:00Donc, on a eu une division par deux.
02:03Il faut noter que c'est un signal assez rare qui traduit évidemment une sortie rapide, surtout après les phases
02:09d'euphorie.
02:10Donc, ça voudrait dire qu'on a eu une phase d'euphorie avant.
02:12Alors, ce qui est intéressant de regarder historiquement, c'est que c'est un signal classique de fin de stress.
02:20Lorsque les gens stressent beaucoup trop, on arrive vers la fin du stress, mais ce n'est pas toujours le
02:26point bas.
02:27Historiquement, on a une capitulation du retail qui intervient souvent dans des phases de correction avancées,
02:34mais elle peut aussi être précédée d'une dernière jambe de volatilité vers le bas si on a des institutionnels
02:44qui, évidemment, ne prennent pas le relais.
02:47Qu'est-ce que ça veut dire très concrètement ?
02:49Ça veut dire qu'on n'est pas très très loin des points bas, mais on peut encore baisser.
02:53Donc, ça, c'est pas…
02:54Vous savez que capturer le point bas auquel il faut racheter, c'est la chose la plus difficile, voire la
02:59chose la plus impossible à faire.
03:02Et donc, qu'est-ce qu'on a aujourd'hui ?
03:04On a un marché qui est dominé par les institutionnels, puisque les retail sont au retrait.
03:10Donc, la dynamique, historiquement toujours, lorsqu'on a des institutionnels au pouvoir des bourses,
03:17on a des marchés qui sont un peu plus techniques, plus dépendants des flux macroéconomiques que, évidemment, du sentiment.
03:25Et puis, on termine par là, souvent, ça réduit le risque de ventes paniques supplémentaires, comme on a eu ces
03:33derniers jours.
03:34Mais ça enlève aussi une certaine source d'achats opportunistes lors des rebonds.
03:41Donc, vraiment assez compliqué à dire, mais c'est un signe, historiquement, je le répète, de fin de stress, mais
03:49peut-être pas le point bas immédiat.
03:51Parce que, donc, ce signe, ce signal, ce chiffre, les particuliers américains ne représentent plus que 8% des volumes
03:56traités à Wall Street.
03:578%, alors que c'était 15% en fin d'année dernière.
04:008% des volumes traités en provenance des particuliers, c'est le taux le plus bas depuis fin 2019, mine
04:05de rien, Antoine.
04:05Mais oui, mais ce que dit John est très intéressant, parce que vous l'avez remarqué,
04:09et puis on en parlait ces dernières semaines, si Wall Street a si bien tenu, de manière étonnante,
04:13c'est qu'à chaque phase de forte baisse qui était initiée par les institutionnels,
04:16le retail revenait le lendemain racheter le marché.
04:20Là, on voit qu'il n'y a pas ce soutien, donc qu'effectivement, que le marché est plus volatile,
04:24que le retail a quand même une optique de moyen long terme quand même,
04:28quand il investit pour des sociétés en bourse, alors que les institutionnels, ils arbitrent au jour le jour.
04:33Donc, c'est un marché de trading et qui est un petit peu plus périlleux, c'est vrai.
04:37Et toujours, alors toujours les doutes, parce que quand même, le pétrole reste à plus de 100 dollars,
04:41le Brent à 103 dollars en ce moment, Wall Street, on le disait, est en baisse,
04:45et Goldman Sachs, John, Goldman Sachs, qui vient rajouter une courge,
04:48il relève, Goldman Sachs, leurs estimations de récession aux Etats-Unis, et peut-être au-delà.
04:53Oui, 30% maintenant de risque de récession cette année.
04:58On en avait discuté hier, ils avaient aussi augmenté leur prix du baril de pétrole,
05:03donc on voit que le choc énergétique dépasse désormais juste le cadre du pétrole,
05:09la hausse de l'énergie, les conditions financières plus restrictives,
05:13potentiellement une Fed qui ne baisse pas les taux cette année,
05:17puis toutes ces incertitudes géopolitiques, ça alimente le risque macroéconomique.
05:24Donc, on est dans une situation où on a une inflation,
05:28en tout cas les anticipations d'inflation qui montent,
05:30on a un ralentissement potentiellement économique,
05:33donc on rentre dans cette fameuse dynamique de stagflation,
05:37le mot qu'il ne faut surtout pas prononcer trois fois de suite,
05:41sinon elle arrive, donc on ne le dira qu'une fois.
05:44Évidemment, dans ce type de marché, si on devait rentrer un peu plus vers le risque de récession,
05:50évidemment, c'est historiquement défavorable aux actions,
05:54quelles qu'elles soient, n'y allons pas par quatre chemins,
05:57et le véritable pivot, encore une fois, c'est le détroit d'Hormuz,
06:03et c'est l'évolution du prix du baril de pétrole.
06:06Comme vous le disiez très justement, Guillaume, avant,
06:09ce prix du baril de pétrole, malgré les déclarations de Donald Trump hier,
06:14il continue de monter aujourd'hui.
06:15– Le Qatar affirme aujourd'hui, c'est l'une des infos du jour,
06:19un des commentaires du jour en tout cas,
06:20le Qatar affirme que la guerre au Moyen-Orient a provoqué
06:23l'effondrement des systèmes de sécurité dans toute la région du Golfe.
06:26L'effondrement des systèmes de sécurité,
06:28dit le Qatar, qui dit soutenir toute initiative diplomatique désormais.
06:32Wall Street est en baisse, moins 0,4 sur le S&P,
06:35le Nasdaq lui abandonne 0,8%.
06:37Et c'est dans ce contexte de marché qu'on se demande
06:39si certains autour de Donald Trump, en tout cas certains,
06:42on ne sait pas qui honnêtement,
06:44sont en train de procéder à des délits d'initié.
06:46On a vu hier des ajustements assez étranges dans le marché,
06:48mais ce n'est pas tout.
06:49On apprend aussi que la chef des enquêtes de la SEC,
06:52le gendarme des marchés américains,
06:53la chef des enquêtes a démissionné, John.
06:56– Oui, c'est quelque chose d'assez troublant.
06:59Alors moi, je ne suis pas à la base pour ou dans la théorie du complot,
07:04mais c'est vrai qu'effectivement, on a un timing assez troublant.
07:08On a une simultanéité entre l'annonce, le tweet du président Trump
07:13et puis l'achat ou la vente, en l'occurrence,
07:17de pétrole sur le marché des options.
07:21En plus, cerise sur le gâteau, vous l'avez dit,
07:24la chef des enquêtes de la SEC a démissionné.
07:28Elle intervient dans un cadre assez tendu.
07:30Pourquoi ?
07:31Parce qu'elle aurait, selon plusieurs sources,
07:33pour se faire très attention à ce qu'on dit,
07:35mais elle aurait souhaité adopter une approche plus agressive
07:38sur des affaires qui impliqueraient l'entourage de Donald Trump.
07:44Et donc, effectivement, là, on voit un lien direct
07:48entre les informations données par Trump,
07:51ce qui se passe sur les marchés,
07:53et puis la démission de la responsable des enquêtes de la SEC.
07:58Mais il faut faire attention ici.
08:00Aujourd'hui, il n'y a absolument aucune preuve.
08:03Mais ce que je dirais, le grand perdant là-dedans,
08:06c'est bien évidemment la confiance dans l'intégrité
08:10des marchés financiers américains,
08:12qui pourraient être fragilisés si ces soupçons
08:16continuaient à planer autour des décisions
08:20et surtout des annonces de Donald Trump.
08:22Et donc, la semaine dernière, démission de la chef des enquêtes
08:25de la SEC, le gendarme des marchés américains, Antoine.
08:27Oui, et puis ça nous ramène au sujet d'avance.
08:29Et ensuite, si je suis particulier,
08:31est-ce que j'ai envie d'investir dans un marché actions
08:34qui est complètement vérolé par ce genre d'actes ?
08:36Mais Donald Trump ne s'en est jamais caché.
08:39Il a lui-même conseillé d'acheter des actions
08:41quelques heures avant d'annoncer un assouplissement
08:43dans la guerre tarifaire.
08:45Enfin, je veux dire, le délit d'initié est industriel.
08:48Lui et ses proches se sont enrichis de manière dingue grâce à ça.
08:52Et il s'en est même vanté devant les caméras à la Maison-Blanche.
08:55Donc, oui, on peut comprendre que la patronne
08:57de la Security and Exchange Commission,
08:59elle a envie d'aller planter des choux.
09:01C'est évident.
09:03Mais le problème, c'est que ça, ça risque de durer
09:05durant toute la mandature Trump.
09:07Certains plantent des sous et dans les marchés,
09:10peut-être à coup de délit d'initié,
09:11et d'autres vont planter des choux, la patronne de la SEC.
09:14Wall Street en baisse.
09:14Alors, le Nasdaq perd 0,9%.
09:16On entend, on lit même que l'industrie des semi-conducteurs,
09:19elle aussi, est peut-être directement,
09:21plus directement qu'on l'imaginait,
09:22concernée par le conflit au Moyen-Orient.
09:23Pourquoi, John ?
09:25Écoutez, alors d'abord, c'est une évidence
09:27que les semi-conducteurs,
09:29ils ne dépendent pas directement du prix du baril de pétrole,
09:32mais toute d'une chaîne complexe d'approvisionnement
09:35de gaz industriel, de produits chimiques,
09:37et puis logistique globale,
09:39qui transitent par, ou dépendent, du Golfe,
09:44et qui transitent par le fameux détroit d'Ormousse
09:48dont on parle tous les jours.
09:50Alors, évidemment, le vrai risque pour les semi-conducteurs,
09:53c'est les intents critiques,
09:54les gaz rares, les acides ultra purs,
09:57et puis les composants intermédiaires
09:59qui peuvent perturber les flux énergétiques,
10:01et c'est assez intéressant de noter
10:04qu'on a un acteur comme Broadcom
10:06qui a confirmé que la capacité de production
10:09et les chaînes adjacentes
10:11deviennent des goulets d'étranglement,
10:14ce qui pourrait amplifier tout choc externe
10:16comme celui d'Ormousse.
10:18Donc, évidemment, on est dans un...
10:21où il ne faut pas simplement se focaliser
10:23sur le prix de l'énergie dont on parle tout le temps.
10:26On avait parlé des fertilisants,
10:28on a parlé des gaz rares,
10:29et donc on a toute la chaîne,
10:32ce qui nous remet à l'époque,
10:36notamment, du Covid,
10:37où, effectivement,
10:38on avait parlé de ces goulets d'étranglement
10:40tous les jours,
10:41eh bien là, dans le détroit d'Ormousse,
10:43on ne parle pas que de pétrole.
10:45Effectivement, les acides sulfuriques,
10:46le soufre, ça passe en partie
10:48par le détroit d'Ormousse,
10:49et il en faut de l'acide sulfurique,
10:50par exemple, pour les semi-conducteurs,
10:51il faut aussi de l'hélium,
10:52et une partie de l'hélium mondial
10:53passe par ceux de Détroit,
10:54on y reviendra.
10:55Si vous avez des questions sur vos portefeuilles,
10:57n'hésitez pas à nous les adresser
10:58dans quelques minutes.
10:59de Culture Bourse avec Julie Cohen-Eurton,
11:01vous avez le QR code qui va s'afficher,
11:02qui s'affiche là en direct,
11:03et si vous vous suivez à la radio,
11:04vous pouvez retrouver ces QR codes
11:06dans nos replays.
11:07Les cosmétiques,
11:08il faut qu'on en parle quand même,
11:09de cette fusion importante,
11:10un nouveau géant à venir des cosmétiques,
11:12John Estée Lauder,
11:13en pourparler,
11:14pour fusionner avec Putsch,
11:15alors c'est un groupe espagnol,
11:16Putsch,
11:17qui signe sa meilleure performance historique
11:19aujourd'hui à la Bourse de Madrid,
11:20plus 13%,
11:21alors qu'Estée Lauder,
11:22au contraire,
11:22recule de 8% ?
11:24Oui, alors,
11:25ce qu'il faut rappeler,
11:26c'est que Estée Lauder,
11:28et vous le dites mieux que moi
11:28avec l'accent espagnol,
11:30Guillaume,
11:30Putsch,
11:32ils veulent créer un acteur,
11:33en tout cas Estée Lauder,
11:34de plus de 40 milliards de dollars,
11:37avec une position renforcée
11:39dans les parfums de luxe.
11:40L'objectif,
11:40c'est quoi ?
11:41C'est rivaliser avec L'Oréal.
11:42N'allant pas par quatre chemins,
11:44on a une consolidation
11:45qui vise à combler le retard,
11:47notamment dans les parfums,
11:49renforcer un portefeuille devenu clé
11:51dans la croissance,
11:51évidemment,
11:52du secteur,
11:53mais effectivement,
11:55on a une réaction négative
11:57dans le marché
11:58parce que Estée Lauder
12:00était en redressement opérationnel
12:03extrêmement fragile.
12:05Et on avait le cours de bourse
12:06de Estée Lauder
12:06qui avait baissé,
12:07donc, en fait,
12:09techniquement,
12:09le timing,
12:10il n'est pas si bon que ça
12:11parce qu'on n'a pas encore
12:12tout nettoyé
12:13d'une certaine manière
12:14chez Estée Lauder,
12:16notamment les comptes,
12:17et donc,
12:18de racheter une société
12:20comme Putsch,
12:21eh bien,
12:21c'est assez compliqué,
12:23donc c'est pour ça
12:24que le marché ne l'aime pas,
12:25mais potentiellement,
12:26à terme,
12:27pourquoi pas un concurrent
12:28direct à L'Oréal ?
12:29Exactement,
12:30L'Oréal qui quand même
12:30progresse en se disant
12:31eh, peut-être que justement,
12:33Estée Lauder aura vraiment
12:34du mal à avaler,
12:34à digérer l'intégration
12:36de Putsch,
12:36et donc L'Oréal
12:37qui profite,
12:37là,
12:37pour l'instant,
12:38le titre gagne 1%
12:39quand son grand rival
12:40Estée Lauder,
12:41avec cette acquisition en vue,
12:42recule,
12:42on le disait,
12:43de 9%,
12:43si Estée Lauder
12:44rachète bel et bien Putsch,
12:45ça fera de belles marques
12:46en plus,
12:46dans le giron d'Estée Lauder,
12:47il y aura Rabat,
12:48Nina Ricci,
12:49entre autres,
12:49ou encore Charlotte Tilbury.
12:52Le marché du crédit privé,
12:54ça aussi,
12:54c'est une inquiétude,
12:55évidemment,
12:55il y a l'immense arbre
12:57du Moyen-Orient
12:58qui inquiète,
12:58et puis derrière,
12:59il y a toute une forêt
12:59d'autres inquiétudes.
13:01Sur le crédit privé,
13:02on a une nouvelle mauvaise nouvelle,
13:03c'est Apollo qui,
13:03à son tour,
13:04limite les retraits
13:04des investisseurs,
13:05John.
13:06Oui,
13:07de son fonds ADS
13:08à 5%,
13:09alors qu'on a des demandes
13:11qui atteignent 11%,
13:12donc on a une pression
13:14croissante
13:15sur la liquidité.
13:16Alors,
13:16évidemment,
13:17c'est un mécanisme classique
13:19durant les périodes de stress
13:21et surtout
13:22que c'est marqué,
13:24alors en tout petit,
13:25lorsque vous achetez,
13:26mais c'est marqué,
13:27effectivement,
13:28que potentiellement,
13:29on peut vous rembourser,
13:31en tout cas à court terme,
13:32seulement 5%,
13:33mais évidemment,
13:35pour le secteur
13:36et pour le secteur,
13:37je dirais,
13:37star,
13:38la thématique star
13:39de 2025,
13:40le private equity,
13:42eh bien,
13:42ça fragilise
13:43la confiance
13:44qu'avaient les investisseurs
13:46et la confiance
13:46dans des nouveaux deals
13:47qui potentiellement
13:48sont extraordinaires,
13:49mais les gens
13:50en veulent moins
13:51parce qu'ils se disent
13:52que par manque de liquidité,
13:55s'il y a une période de stress,
13:56eh bien,
13:56ils n'auront pas leur bille
13:58tout de suite.
13:59Et donc,
13:59c'est pour ça
14:00qu'aujourd'hui,
14:01à nouveau,
14:02eh bien,
14:03cette classe d'actifs
14:04est vraiment sous pression.
14:05Grande prudence,
14:06donc Apollo
14:06qui limite les retraits,
14:08le fonds Ares aussi,
14:09on a appris ça
14:09en début d'après-midi,
14:10qui à son tour
14:10limite les retraits.
14:11Merci beaucoup John.
14:12John Plassard avec nous
14:13pour Cité Gestion.