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  • il y a 3 heures
Ce jeudi 12 février, dans sa chronique USA Today, John Plassard, associé, responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, s'est penché sur la fin des surtaxes sur le Canada votée par le Congrès américain, l'alerte d'EY sur l'absence du projet de data centers de Meta dans son bilan comptable officiel, la menace de l'IA sur les logiciels dans l'immobilier, le report du lancement du nouveau Siri, et l'inquiétude sur la baisse des marges de Cisco Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer sur BFM Business.

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Transcription
00:01D'abord, la priorité au direct et à la séance qui est en train d'ouvrir aussi aux Etats-Unis.
00:04Pendant que le CAC 40 bat des records, l'Eurostock 600 aussi qui bat des records,
00:08et bien Wall Street s'éveille.
00:10Notre Dream Team, John Plassa, pour Cité Gestion, est avec nous.
00:12Bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:15Bonjour Antoine.
00:16Et Antoine, effectivement, en fil rouge comme chaque après-midi.
00:18Re-bonjour Antoine.
00:19Re-bonjour, bonjour John.
00:21Après un nouveau numéro de Tout pour investir, à ne pas piquer des hannetons, c'était ce matin.
00:25Oui, c'est-à-dire qu'on s'est penché sur l'état d'esprit et le moral des épargnants
00:29français.
00:30Avec notamment Gaëlle Slimane d'Odoxa, qui publie son baromètre périodique.
00:35Les épargnants français épargnent de plus en plus, sont de plus en plus inquiets,
00:40de plus en plus prudents et...
00:42De plus en plus français.
00:44Ils sont de plus en plus français.
00:45Finalement, oui, mais en plus, ils sont de plus en plus soucieux de rendement.
00:48Ce qui n'était pas le cas il y a quelques mois, où ils disaient,
00:50bon, le rendement, je m'en fiche, je veux que l'argent soit à l'abri.
00:53Là, on est de plus en plus soucieux de rendement.
00:55Alors, il y a aussi l'effet de la baisse de la rémunération de l'épargne réglementée,
00:58notamment du livret A, mais pas que.
01:00Très intéressant et ils sont de plus en plus exposés à la bourse.
01:03Et ça, c'est intéressant aussi.
01:04Ben voilà qui est bon, effectivement.
01:06Retrouvé en replay, en podcast, bien sûr, pour investir.
01:08Sur l'application BFM Business, c'est l'ouverture donc des marchés américains.
01:12On l'a vu en direct, il est 9h31 là-bas à New York.
01:15Comment ça se passe en toi ?
01:16C'est plutôt positif, plus 0,3% pour le Nasdaq Composite, 23 123, plus 0,51 pour le Dow
01:22Jones, 50 382.
01:25On est toujours sur le chemin des 7000, sur le S&P 500, plus 0,34%, 7 6 965 points.
01:32Notez que la volatilité baisse un petit peu du côté des 17 points sur l'indice fixe.
01:36Et le CAC 40, toujours aussi bien orienté, proche de son dernier record absolu signé donc ce matin.
01:41Plus 1,06, on est à 8401, record à battre à 8 437, très exactement.
01:48C'était ce matin, donc ce nouveau plus historique du CAC 40 qu'on va expliquer.
01:51On va se demander, on va se poser une question.
01:53Tiens, est-ce que les 9000 points, allez, soyons gourmands quoi.
01:55Est-ce que les 9000 points, c'est pour cette année, pour le CAC 40 ?
01:57Nos experts vont se mouiller, tenter de répondre.
02:00D'abord John, donc Wall Street qui ouvre dans le vert.
02:02On va parler bien sûr des quelques publications aussi du jour dans un instant, notamment Cisco.
02:06D'abord, les droits de douane.
02:07Et ce qu'a boufflé pour Donald Trump sur son terrain quand même, celui des droits de douane,
02:11eh bien la Chambre des représentants vote l'annulation des droits de douane et surtaxe imposée au Canada.
02:15Du coup, que va-t-il se passer ?
02:18Écoutez, d'abord, il faut rappeler que c'est quand même assez symbolique.
02:22Pourquoi ? Parce que vous avez environ 80% des biens importés du Canada
02:26qui respectent les critères du libre-échange entre les États-Unis, le Mexique et le Canada
02:34qui étaient déjà exemptés, mais c'est la fin des droits de douane supplémentaires.
02:40Donc ça va réduire l'incertitude et puis sécuriser les chaînes d'approvisionnement
02:44et puis le soutien sur les marges industrielles.
02:46Vous savez qu'il y a beaucoup de voitures du Canada qui sont exportées vers les États-Unis,
02:51de l'énergie bien évidemment, et puis des matériaux.
02:54Alors, qu'est-ce que ça veut dire très concrètement ?
02:56Ça veut dire que potentiellement, on va avoir une baisse des pressions inflationnistes
03:02vers les importations de biens canadiens vers les États-Unis.
03:07D'un autre côté, c'est peut-être ça qui est le plus important aujourd'hui.
03:10Je disais que c'était assez symbolique.
03:12C'est un affaiblissement politique de Donald Trump,
03:15puisque comme vous l'avez dit, Guillaume, vous avez six élus républicains
03:19qui ont rejoint les démocrates et ça nous signale qu'il y a une majorité
03:25extrêmement fragile à la Chambre à quelques mois des mid-terms.
03:32Donc il y a une espèce de nervosité sur l'agenda économique.
03:36On sait qu'aujourd'hui, s'il devait y avoir les mid-terms,
03:41les démocrates reprendraient la Chambre, le Sénat resterait républicain,
03:46mais tout ça peut changer très rapidement.
03:49Alors, qu'est-ce qui va se passer ?
03:51Il y a deux choses.
03:52Donald Trump pourrait invalider, évidemment, ce que vient de faire le Sénat,
03:56ce qu'il va certainement faire.
03:57Et il pourrait même annoncer une sortie de cet accord de libre-échange
04:02pour embêter les Canadiens et les Mexicains.
04:05Mais aujourd'hui, c'est vraiment une question sur l'inflation importée potentiellement
04:10qui pourrait impacter les États-Unis et les consommateurs américains.
04:14Effectivement, on va suivre ce dossier, les droits de douane, bien sûr.
04:16On parlera aussi tout à l'heure de l'Europe qui, elle,
04:18tente de se réindustrialiser, de restaurer une forme de puissance industrielle.
04:22Les dirigeants européens sont réunis aujourd'hui dans un très, très joli château en Belgique.
04:26On vous décrira d'ailleurs l'histoire de ce château.
04:27Le Srabol est assez dingue.
04:29Ce sera tout à l'heure dans la suite de BFM Bourse.
04:30Et surtout, que faut-il attendre donc de cette réunion des dirigeants européens
04:33pour se réindustrialiser, retrouver la puissance industrielle pour l'Europe ?
04:39Les marchés américains sont en hausse.
04:41Et on se demandait ce que Meta allait faire à l'ouverture.
04:43Alors, le titre est stable, mais il y a des interrogations sur les techniques de Meta.
04:47C'est Hans-Hung qui sort le droit pour rouge, le red flag,
04:50qui alerte, en fait, EY sur le vrai poids des data centers dans le bilan de Meta.
04:54Meta, en fait, emploie des techniques, certes légales, mais trompeuses pour l'actionnaire, manifestement, John.
05:00Oui, alors c'est assez compliqué, mais ce que met en avant Ersten Young,
05:04c'est que Meta finance une partie de ces data centers via des partenariats,
05:10des locations longue durée ou des structures contractuelles
05:14qui réduisent l'impact immédiat de la dette visible.
05:18Alors, on ne cache pas la dette, mais en fait, c'est une dette à 10 ou 20 ans qui
05:24est là.
05:25Et donc, effectivement, ça pose une question non pas juridique,
05:28mais sur la perspective, les perspectives d'un levier financier sur une dizaine d'années.
05:37Et on se pose évidemment la question de savoir s'il devait y avoir un retournement de tendance,
05:43un retournement des investissements.
05:46Tout ce cercle, en fait, on se prête entre soi.
05:51Eh bien, si, effectivement, ça pourrait poser problème à Meta sur ces prochaines années.
05:59Alors, est-ce que c'est légal ?
06:00Oui, c'est légal, mais il y a un risque économique
06:04qui n'est pas reflété dans le bilan actuel de Meta lorsqu'on lit ses résultats.
06:10Et le risque, c'est quoi ?
06:11C'est qu'on se rend compte que beaucoup de GAFAM jouent au même jeu,
06:14c'est-à-dire diluent la visibilité qu'on peut avoir de leur exposition à l'Atacenter
06:18en multipliant les co-entreprises.
06:19Si tous font ça, on dira quoi ?
06:21On dira que ce n'est pas la crise des subprimes.
06:23Et comme à l'époque de la crise des subprimes,
06:25tout le monde aura dilué le risque, John ?
06:28Oui, on n'en est pas loin.
06:29Parce que si vous avez Microsoft, Alphabet, Amazon ou Apple
06:33qui adoptent le même type de structure,
06:35le phénomène devient sectoriel et potentiellement systémique.
06:39Alors, le mot systémique, évidemment, il est beaucoup trop fort,
06:42mais il reflète ce dont on parlait quand il y avait la crise des subprimes
06:47dont vous venez de parler.
06:48Mais le problème, c'est qu'en fait, vous avez l'intelligence.
06:51On en parle presque tous les jours ensemble, Guillaume.
06:53Vous avez le boom de l'intelligence artificielle
06:56qui pousse à une course aux capacités.
06:59Vous savez que chaque acteur essaye de sécuriser l'énergie,
07:03le foncier, les puces et parfois des véhicules moins visibles dans le bilan.
07:08Donc, ici, effectivement, il faut faire attention
07:11parce que si tout le monde adopte ce schéma pris par méta,
07:17si on a un retournement de tendance,
07:20auquel je ne crois pas, mais on ne sait jamais,
07:22si on a un retournement de tendance,
07:24ça pourrait monter vers ce qu'on appelle la crise systémique.
07:28C'est ça.
07:28Finico, que vous recevez souvent, d'ailleurs, Antoine,
07:30le matin dans Tout pour investir,
07:31il résume tout, Finico, en disant l'IA changera le monde,
07:34mais avant ça, elle va surtout l'IA tester la solidité
07:36du système financier qui l'apporte.
07:38C'est sans doute ce qu'on voit là.
07:39En tout cas, il y en a un qui a confiance en méta,
07:41c'est Bill Ackman.
07:42Il a révélé une position massive de Pershing Square en faveur de méta.
07:47Il y a 10% de l'exposition à l'action de Pershing Square
07:50qui est constituée d'actions méta.
07:52C'est-à-dire, au cours actuel, il y en a pour 2 milliards de dollars.
07:55Donc, lui, il a confiance.
07:57C'est une grosse voix écoutée du côté de Wall Street.
07:59Il pense que c'est vraiment s'exposer à l'IA
08:02et à l'écosystème qu'il finance avec un discount.
08:07Donc, il pense que l'action est sous-évaluée.
08:10Et pour l'instant, la grande lessiveuse de l'IA,
08:12la grande loterie plutôt.
08:14Chaque jour, on se demande qui l'IA va tuer ou ne pas tuer.
08:17Chaque jour, ça tourne, ça change.
08:18Alors, à qui le tourne aujourd'hui ?
08:19Eh bien, l'immobilier, les services financiers dans l'immobilier.
08:23On a vu ces derniers jours les logiciels beaucoup souffrir.
08:25Le marché s'est dit que l'IA va les tuer.
08:27Les assureurs aussi.
08:28Le marché s'est dit que l'IA va casser leurs marges.
08:30Aujourd'hui, c'est les services financiers dans l'immobilier
08:32qui prennent cher, John.
08:35Oui, parce qu'on a vu que certains services immobiliers
08:38qui sont cotés, comme CBRE, John Lane, Lassalle
08:42ou encore Cushman et Walkfield,
08:45ont perdu hier entre moins 12 et moins 14 %.
08:49C'est leur plus forte baisse globalement depuis 2020.
08:54victime du dernier épisode de la peur de l'intelligence artificielle.
09:00Vous avez remarqué, Guillaume, qu'on ne parle plus de bulle
09:04sur l'intelligence artificielle.
09:06On parle maintenant de la peur de l'intelligence artificielle.
09:08Et vous avez les investisseurs qui redoutent que les modèles
09:12à forte intensité humaine, dont on parlait déjà au début de semaine
09:17sur les softwares et puis avec des commissions élevées,
09:20comme dans le secteur immobilier,
09:22et bien soit vulnérable à ce qu'on appelle l'automatisation
09:26qui est poussée par l'intelligence artificielle,
09:29c'est-à-dire les analyses de dossiers, les valorisations,
09:31les mises en relation, la structuration des transactions
09:34qui peut être faite très rapidement à travers l'intelligence artificielle.
09:38Donc, c'est aussi un secteur qu'on regarde
09:40et c'est aussi un secteur où il y aura des vainqueurs,
09:43mais il y aura aussi des déçus.
09:45Et on a vu hier que la séance était sanglante sur ce type de valeur.
09:49Ça va très vite sur les marchés américains.
09:51Et donc, cette fois, ce sont les services immobiliers en bourse
09:53qui trinquent, surtout sur la séance d'hier, effectivement.
09:55John, Wall Street ouvre dans le vert.
09:57On parlera quand même du gadin de Cisco après sa publication.
09:59C'est douloureux pour Cisco aujourd'hui.
10:01Et là aussi, il y a un lien avec l'IA.
10:02Je vous jure, on ne fait pas exprès,
10:03mais c'est vrai que c'est l'IA qui fait l'arbitre des élégances
10:05en ce moment sur le marché, c'est l'IA.
10:07Mais alors, Apple, qui est en retard sur l'IA,
10:09commence à prendre du retard aussi sur Siri.
10:10Si bien qu'Apple t'en accélérait le développement de Siri,
10:13le problème, c'est qu'il y a de nouveaux obstacles
10:15qui semblent se dresser face à Apple, John.
10:17Oui, on savait que, évidemment, Apple,
10:20on avait parlé avec Antoine.
10:22Apple n'avait pas son propre intelligence artificielle.
10:25Il utilise celui des autres, mais il avait son propre Siri.
10:29Vous pouvez lui demander ce que vous voulez.
10:30Et puis, le but de Apple, c'était vraiment d'aller encore plus loin,
10:34pas juste de demander la météo,
10:36mais demander, par exemple, un voyage, tel restaurant, etc.
10:39Et bien, le nouveau Siri rencontre des problèmes techniques
10:43lors de la phase des tests.
10:46On sait que, normalement, il devait être mis en marche
10:48via l'iOS 26.4 en mars prochain.
10:54Et bien là, on imagine que, ou jusqu'aux rumeurs qu'on entend,
10:58ce serait en septembre prochain.
11:01Donc, les difficultés s'apportent notamment sur les capacités de Siri
11:05à exploiter les données personnelles.
11:07Évidemment, on revient là-dessus, la big data, les données personnelles.
11:11Et puis, à exécuter des commandes complexes au sein des applications
11:15pour retraiter et traiter des requêtes de manière fiable et rapide.
11:21Donc, on n'y est pas encore.
11:22Et c'est une déception pour Apple, malgré le fait que je ne crois pas
11:26que vous me direz, Guillaume, si le titre Apple baisse.
11:31Mais je ne crois pas qu'il baisse violemment aujourd'hui.
11:33Oui, il avait un peu surperformé.
11:36Donc, peut-être que c'est pour ça que ça baisse d'un pour cent.
11:39Et pendant ce temps, le hardware, lui, il souffre.
11:42Eh bien oui, parce que pendant que les entreprises investissent à fond dans l'IA et tout,
11:45ils investissent un tout petit peu moins, les entreprises, dans le hardware traditionnel.
11:49Cisco perd 7% après sa publication-là.
11:52Alors, vous l'avez dit, j'enfonce une porte ouverte en disant que les résultats sont jugés décevants,
11:58des revenus, des perspectives inférieures aux attentes.
12:01Ça confiait effectivement que vous avez le secteur des hardware.
12:05Contrairement, il n'y a rien à voir avec le secteur des softwares,
12:07mais ça reste vraiment sous pression.
12:10Vous avez une demande sur les équipements réseau traditionnels qui ralentit,
12:14notamment chez les entreprises et puis les opérateurs télécom.
12:17Il y a une divergence de plus en plus croissante entre les valeurs exposées
12:22directement à l'intelligence artificielle et celles dépendantes du cycle,
12:27je dirais, sectoriel de la technologie classique.
12:34Donc, on voit, et c'est un constat qu'on peut faire,
12:37que lorsque vous avez les hyperscalers comme Google Alphabet
12:40qui accélèrent leurs dépenses dans les data centers,
12:44vous avez certains acteurs historiques comme Cisco,
12:48des acteurs historiques du hardware,
12:50qui peinent à transformer cette vague d'intelligence artificielle
12:54en croissance tangible, ça se paye cash.
12:57Vous l'avez dit, une très forte baisse de Cisco en bourse aujourd'hui.
13:01Merci John Plassard avec nous pour Cité Gestion.
13:03Merci.
13:03Merci.
13:03Merci.
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