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  • il y a 14 minutes
Indispensables aux technologies vertes et numériques, les terres rares sont au cœur des tensions géopolitiques. Face à une forte dépendance aux importations, la France lance un plan national pour sécuriser ses approvisionnements. Entre relocalisation, recyclage et partenariats, l’enjeu est autant économique que stratégique.

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00:04Bienvenue dans le grand débrief de l'ActuTech, les 10h45, on est en direct, vous nous regardez sur la chaîne
00:08Bismarck comme tous les jeudis matins.
00:11Aujourd'hui autour de la table pour commenter l'actualité, nous avons Maître Mathias, Garance Mathias, bonjour.
00:16Bonjour Delphine.
00:17Avocate, spécialiste en droit des technologies, du numérique, de la protection des données personnelles, fondatrice et dirigeante de Mathias, avocat.
00:25En face de vous, Bernard Mellamou, bonjour Bernard.
00:28Bonjour Delphine.
00:29Secrétaire Général de l'Institut de la Souveraineté Numérique, qui n'est pas venu depuis longtemps dans Smartech.
00:33Absolument, je redécouvre.
00:35Super, et Philippe Legrand est avec nous, j'allais dire, très régulièrement.
00:39Plus récemment en tout cas, bonjour Delphine.
00:41Vice-président, bonjour Philippe, vice-président d'Infranum et le président de Teleos.
00:46Alors on va parler de ce plan national terre rare, terre rare et aimant permanent.
00:52Est-ce qu'on y croit ou on n'y croit pas à ce plan qui doit nous permettre de,
00:56finalement, devenir un peu une offre de classe mondiale.
00:58Alors c'est comme ça que le gouvernement nous le vend.
01:01Les ministres, l'Escure et Martin, l'ont présenté ce plan depuis l'AC.
01:06C'était le 5 mai, donc là, tout récemment.
01:10Voilà, donc on va voir.
01:11C'est parce que c'est rare.
01:12On sait que c'est vraiment, aujourd'hui, vraiment très critique, très stratégique.
01:15C'est au cœur de tous les objets électroniques qu'on utilise.
01:18On s'interrogera aussi, est-ce une bonne ou une mauvaise réponse face à la hausse des cyberattaques,
01:23notamment qui ont visé les administrations, tous ces vols de données.
01:27Eh bien, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a décidé de créer une nouvelle autorité.
01:31Autorité nationale du numérique et de l'IA, qui pilotera, en tout cas, qui sera directement sous sa responsabilité,
01:39afin d'imposer des règles de sécurité à tous ses ministères.
01:43Mais on commence par un programme, un programme estonien, qui a séduit déjà des milliers de Français.
01:49Pourquoi ont-ils choisi de s'installer virtuellement en Estonie ?
01:53Cette résidence numérique estoniale peut-elle devenir un modèle pour l'Europe,
01:59qui est en train, on le sait, de plancher sur un 28e régime pour ses start-up,
02:03pour simplifier la création de ces entreprises dans l'Union européenne ?
02:07Alors, on lance la discussion tout de suite avec Christina Calda, qui est connectée avec nous.
02:11Bonjour Christina, vous êtes la directrice Marché France et pays francophones du programme e-Residency,
02:16donc programme mis en place par l'État estonien,
02:20qui offre la possibilité d'avoir cette identité numérique pour devenir virtuellement estonien, c'est ça ?
02:26Oui, bonjour Delphine, merci beaucoup de m'avoir invitée.
02:30Alors, vous ne devenez pas forcément estonien,
02:32vous restez donc d'une part dans votre propre pays et vous gardez toujours votre citoyenneté.
02:42En revanche, l'e-Residency, alors peut-être qu'il faut que je vous fasse un petit peu de mise
02:47dans le contexte.
02:48Rapidement, oui.
02:50Rapidement, pourquoi l'Estonie a créé ce programme et sur quoi on s'appuie.
02:54En fait, aujourd'hui, en Estonie, on dit souvent que l'État estonien est un État digital first,
03:02puisque très vite, fin des années 90, début des années 2000,
03:09l'État a décidé de mettre en place une véritable stratégie numérique.
03:14Donc aujourd'hui, 100% des services administratifs sont en ligne,
03:19que ce soit pour le citoyen ou pour l'entrepreneur.
03:21Donc, à titre d'exemple, on peut se marier, on peut divorcer en ligne,
03:25on peut acheter une propriété en ligne en passant par un e-notaire.
03:29Et les services sont, en fait, également simples et fluides à utiliser.
03:33Oui, c'est vraiment toute l'administration, en fait, qui a été pensée autour de la plateforme numérique.
03:40Exactement.
03:41Et en fait, on dit aussi souvent que l'État estonien est finalement un État plateforme.
03:47et on parle du service, en fait, que le gouvernement doit offrir, donc, aux citoyens.
03:54Donc aujourd'hui, tout citoyen estonien possède, en fait, une carte d'identité numérique.
03:59Donc, finalement, cette identité numérique, c'est notre clé d'accès à tous ces e-services,
04:04qu'on soit, donc, citoyen ou entrepreneur.
04:08Et en 2014, l'État estonien a décidé, finalement, d'ouvrir, d'offrir également cette clé d'accès à notre
04:17écosystème numérique,
04:18à tous ressortissants étrangers.
04:20Quel est l'intérêt, Christina, aujourd'hui, d'avoir cette identité numérique estonienne, d'avoir accès à l'ensemble de
04:27ces services ?
04:28C'est un intérêt fiscal, par exemple ?
04:30Alors, il y a un intérêt, d'abord, on va dire, opérationnel, qui est vraiment ce côté fluidité.
04:36Et ça fait vraiment du sens, surtout pour des entrepreneurs qui cherchent à se développer à l'internet national
04:42et cherchent à se développer à l'international rapidement.
04:44Donc, c'est vraiment des start-up innovantes.
04:47Ça s'adresse à des sociétés dans le numérique qui n'ont pas besoin d'avoir une base, on va
04:50dire, physique, quelque part.
04:53Donc, c'est des entrepreneurs sans frontières, ce qu'on voit de plus en plus.
04:57Et j'ai un exemple, par exemple, d'une licorne estonienne qui s'appelle Glia,
05:02qui a été créée par trois cofondateurs.
05:05Donc, deux Américains et un Guatemaltec, qui ont finalement décidé que l'Estonie serait leur base, entre guillemets, neutre.
05:15Ils sont devenus tous les trois irrésidents, ce qui leur a permis, finalement, de gérer leur entreprise à distance,
05:21de signer tous les documents numériquement sans jamais devoir se déplacer,
05:25ni se rencontrer pour des réunions administratives, etc.,
05:30ni venir en Estonie pour des raisons administratives.
05:34Quand vous dites que, juste pour que ce soit un petit peu plus clair et très concret,
05:39quand vous dites que ça permet de développer son activité à distance,
05:43ok, bon, ça c'est très clair, mais de développer son activité où ?
05:47Et en quoi ça faciliterait l'accès au marché européen ?
05:52Alors, pour des non-européens, ça veut dire que vous allez créer, en fait, une base en Europe.
05:56Donc, concrètement, vous allez enregistrer une société, grâce à votre e-residency,
06:01vous allez enregistrer, en fait, une société en Europe.
06:04Facturez vos clients à partir de cette entité européenne.
06:08Mais si j'ai une entreprise en France, qui est quand même la majorité des gens qui nous regardent, je
06:14pense,
06:15qu'est-ce que ça change ?
06:17Alors, ce qui est curieux, c'est que c'est vrai que quand le programme a été créé,
06:21on pensait que ce serait extrêmement plébiscité par des non-européens, pour cette raison.
06:25Aujourd'hui, 50% des e-résidents sont des Européens.
06:29Aujourd'hui, depuis la création du programme 2014,
06:33on comptabilise 6 000 e-résidents français qui ont créé 2 000 entreprises en Estonie.
06:38Encore une fois, ce ne sont pas des grosses entreprises,
06:43c'est vraiment des fondateurs de start-up qui se lancent.
06:46Ok, mais alors, quel est l'intérêt ?
06:48Expliquez-nous, qu'est-ce qu'ils y trouvent ? Pourquoi ils le font ?
06:51Un, la fluidité sur tout ce qui est démarche administrative.
06:58C'est vraiment quelque chose dont on parle beaucoup.
07:01C'est vrai que, en France, c'est peut-être pas notre qualité.
07:04Je peux me concentrer sur mon cœur de métier et ne pas gérer des papiers, de la paperasse.
07:10D'accord.
07:11Et la deuxième chose, c'est l'autre exemple, justement.
07:13On a quand même de plus en plus d'entreprises qui sont vraiment déjà, en fait,
07:18des entrepreneurs qui ont besoin d'entreprendre sans frontières.
07:21Comme je vous donnais cet exemple de plusieurs cofondateurs,
07:24lorsque vous avez un Français qui crée une entreprise,
07:27en fait, avec des cofondateurs qui sont dans d'autres pays,
07:30eh bien, le choix de l'Estonie est pertinent dans le sens où ça va être leur,
07:36finalement, l'état plateforme dans laquelle ils vont gérer leurs affaires.
07:39D'accord.
07:40Donc, c'est un petit peu comme, effectivement, cette idée de EU Inc. ou le 28e régime.
07:46Oui.
07:47Sauf que, puisqu'on voit très bien que c'est un véritable besoin,
07:50sauf qu'aujourd'hui, on l'a créé en avance, donc depuis 2014, à l'échelle d'un pays.
07:56Oui. Vous connaissiez l'e-residency, tous les trois,
08:00et est-ce que vous êtes tenté par ce dispositif qui simplifie les démarches administratives ?
08:06Et surtout, est-ce que ça vous semble intéressant comme modèle pour, justement,
08:10ce 28e régime sur lequel on travaille ? Garance.
08:13Alors, en quelques mots, effectivement, j'ai découvert.
08:15Merci, Delphine, et merci pour cette découverte.
08:18C'est effectivement, je connaissais l'Estonie, le fait.
08:22L'état plateforme.
08:23L'état plateforme, les résidents, toute cette démarche mis en place il y a de longues années,
08:30avec aussi des enjeux cybersécurité très prégnants.
08:33Ce qui est important aussi, ce que je vois, et c'est sur le bout de fond d'écran,
08:36c'est qu'on peut créer une entreprise en 15 minutes.
08:38Donc, il y a vraiment ça qui est un point, je pense, fort pour attirer.
08:42Le coût économique, je crois que c'est 150 euros, qui est aussi un chiffre qui est accessible à tout
08:48le monde.
08:49Tous, après, ce que je comprends, c'est que ça permettrait d'avoir, effectivement, le siège social,
08:55d'avoir regroupé tous les documents, toute une facilité, on va dire, de gestion.
08:59Après, je m'interroge sur quand il y a une croissance des entreprises, des levées de fonds ou autres,
09:04et qu'il y a des exigences, ne serait-ce qu'en France, d'avoir des formes de sociétés spécifiques
09:08qui sont imposées aussi par des investisseurs pour garantir, on va dire, le scale-up, la croissance ou autre.
09:16Donc, je pense...
09:17On basculera sur Christina pour répondre peut-être à cette question.
09:21On va déjà continuer notre tour de table.
09:22Oui, moi, je trouve ça tout...
09:23Les résidences, je connaissais également, et de fait, c'est une merveilleuse initiative.
09:29Télé, ce n'est pas résident ?
09:31Non, on avait regardé, mais ça ne présente pas d'intérêt.
09:33En fait, justement, la difficulté que je vois dans les résidences,
09:35enfin, le risque que je vois, c'est le cheval de Troyes, un peu comme cela vient d'être évoqué,
09:40où des entreprises étrangères pourraient chercher à accéder aux capitaux et aux financements européens grâce à cela.
09:45Donc, attention à ce que nos critères de financement respectent bien quand même une certaine présence au-delà de la
09:51e-résidence.
09:52Exact.
09:52Et puis, n'oublions pas qu'il y a un intérêt pour l'Estonie qui est quand même la compétitivité
09:57fiscale.
09:57La Tax Foundation a analysé le fait que l'Estonie était placée première depuis 12 ans des pays de l
10:04'OCDE sur la compétitivité fiscale.
10:06Et ça ne vous étonnera pas, la France brille une fois de plus avec une 38e place sur 38 depuis
10:11quelques années maintenant sur la compétitivité fiscale.
10:14Mais il y a aussi cet intérêt pour les entreprises étrangères à venir en Estonie plutôt qu'ailleurs.
10:18C'est la première idée que j'ai eue, l'intérêt fiscal.
10:21Évidemment.
10:23Bernard, intéressé par le principe ?
10:25Sur le principe, tout ce qui va vers une plus grande souplesse dans la manière d'établir des sociétés, de
10:32les développer en Europe,
10:34on citait le 28e régime, donc issu du rapport l'État, c'était ce principe.
10:39C'est-à-dire contourner les complexités, contourner les disparités entre les droits fiscaux, droits des entreprises, etc.
10:45On n'y est pas encore.
10:46On a la Commission européenne qui travaille dessus.
10:48Absolument.
10:49Donc l'idée de pousser ce genre d'idées de manière à ce qu'effectivement elle gagne en visibilité,
10:55et donc quelque part en acceptabilité politique, moi je pense que c'est très bien.
10:59Alors après, effectivement, Monsieur signalait les risques de dérive, les risques de contournement.
11:03De toute manière, à chaque fois qu'il y a un système, certains tendront à essayer de le contourner.
11:09Mais l'idée suivant laquelle, et ça c'est ce qu'a dit Draghi dans son rapport longuement,
11:14l'Europe a pêché par un trop grand poids bureaucratique dans l'ensemble de ses institutions,
11:20dans l'ensemble de ses règlements, c'est évident.
11:23Il est temps de trouver effectivement un passage vers des systèmes qui seront moins lourds,
11:29et donc quelque part plus adaptés à la période dans laquelle on est.
11:32Parce que malheureusement, comme on le rappelle trop souvent ici et ailleurs,
11:36nous sommes en situation purement défensive.
11:38Nous sommes effectivement, nous Européens, et c'est triste d'avoir à le dire comme ça,
11:43sous le feu croisé de trois empires.
11:46Russie, Chine, Etats-Unis.
11:48Ça ne nous était jamais arrivé.
11:50Donc oui, tout ce qui nous permettra d'essayer de rebondir et pas uniquement de subir sera bon.
11:55Alors, moi je vais vous demander de voter maintenant.
11:57Tour de table.
11:57Donc, oui ou non, vous pensez que cette irresistency pourrait servir de modèle
12:01pour l'Europe et son 28ème régime ?
12:04Oui, vert, non rouge.
12:06Et les cartons sont au vert.
12:08Voilà, Christina, vous nous avez convaincus.
12:10Je suis désolée, je n'ai pas tellement le temps de vous donner davantage la parole,
12:13mais on fera des sujets ensemble, bien évidemment.
12:16Christina Calda, je rappelle que vous êtes la directrice du marché France et pays francophones
12:20de ce programme e-residency.
12:22Merci encore d'avoir été avec nous.
12:24Nous, on enchaîne parce qu'on a encore beaucoup de sujets importants à traiter ensemble.
12:28Ce plan national terre rare et aimant permanent dévoilé par les ministres Lescure et Martin
12:35à Lac dans les Pyrénées-Atlantiques sur un site, le site de l'usine Carmac de l'entreprise Carrester,
12:40qui est une entreprise française, donc spécialisée dans l'extraction, le traitement, le recyclage
12:44de ces minerais stratégiques.
12:46C'est un plan, on nous dit, de résilience.
12:48C'est un plan qui doit permettre aussi à la France de se hisser au rang de classe mondiale,
12:54de permettre aussi d'être plus indépendant sur ces terres rares.
13:00Est-ce que ce plan que vous avez tous parcouru vous a convaincu ?
13:04Déjà, on va commencer par donner notre avis.
13:06Est-ce que ça vous a convaincu ?
13:07Est-ce que vous croyez qu'on peut vraiment être en classe mondiale,
13:10aujourd'hui en France, sur ces terres rares ?
13:12Sur le traitement ?
13:13Allez, d'abord on vote.
13:15Vert, rouge, on y croit.
13:17Vert, on n'y croit pas.
13:18Rouge.
13:18Devant le micro, au milieu, s'il vous plaît, qu'on voit tous bien.
13:21Merci.
13:22Donc on est tous très optimistes.
13:23Allez, Bernard.
13:26Je souhaiterais rendre à César, comme on dit, ce qui lui appartient.
13:31À César.
13:33Quelqu'un que beaucoup d'entre nous doivent connaître,
13:35qui a eu de hautes responsabilités sur les questions juridiques des technologies,
13:39c'est Fabrice Matatien,
13:42qui effectivement nous avait alerté quand j'étais à l'époque auprès de Nathalie Kosciusko-Morizet,
13:46ça ne date pas d'hier, ça date presque 20 ans,
13:49sur les risques liés aux terres rares et sur l'hégémonie chinoise dans ces domaines.
13:53Il y a deux points, en fait, sur lesquels il faut revenir.
13:55Il y a l'extraction, parce que vous savez que le nom est trompeur.
13:58C'est vrai.
13:58Ces terres ne sont pas rares, elles sont très fréquentes,
14:00simplement elles sont très difficiles à extraire et à traiter.
14:03Tout à fait.
14:03Et donc, les technologies d'extraction sur lesquelles nous avons des expertises
14:08sont malheureusement, la plupart du temps, développées en Chine ou ailleurs,
14:12et peu en France.
14:13Donc, s'il pouvait se trouver effectivement un levier de développement...
14:16Je n'ai pas idée, je ne suis pas géologue, je n'ai pas idée si dans les territoires français...
14:18Alors, sur les chiffres, d'après le gouvernement français,
14:20la Chine a 70% de l'exploitation minière,
14:2290% du raffinage, 90% de la fabrication d'aimants.
14:27C'est énorme.
14:27Voilà.
14:27C'est énorme.
14:28Et donc, à défaut de pouvoir avoir dans notre sous-sol,
14:32ce que je ne sais pas, parce que je ne suis pas expert sur ces questions...
14:34Nous avons des terres, il y en a un peu partout dans le monde.
14:37Il y en a un peu partout.
14:37Voilà.
14:38Donc, la question, c'est est-ce qu'elles sont suffisamment exploitables ?
14:41Encore, c'est vraiment des métiers très pointus.
14:43Mais en tout cas, développer notre savoir-faire sur l'exploitation, le raffinage,
14:48c'est évident, vu les pressions...
14:51Soutenir, financer.
14:51Voilà.
14:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui, nous sommes...
14:53Je parlais tout à l'heure de feux croisés des trois empires,
14:55qui utilisent tous leurs moyens,
14:57dont leurs ressources minérales,
14:59pour effectivement créer des leviers de pression sur nous.
15:03Donc, par définition, tout ce qui peut aller vers un peu moins
15:06de dépendance sur ces questions-là, évidemment, est un peu plus.
15:09On a applaudi.
15:11Garance ?
15:11Alors, pareil, je rejoins exactement...
15:13Je connais aussi très bien Fabrice Matatia,
15:16et c'est vrai que sa vision est très intéressante,
15:18aussi, y compris sur le domaine des projections des données.
15:21L'enjeu, on va dire, c'est aussi avoir une position stratégique,
15:25une position de souveraineté au sens, effectivement,
15:28de ne pas être dépendant de la Chine.
15:30Dès les premières pages du rapport,
15:32la Chine est visée avec les chiffres que tu as rappelés, Delphine.
15:36Donc, on se rend compte qu'il y a...
15:36Oui, parce qu'ils ont décidé une réduction de l'exportation,
15:38et tout de suite, on a vu les prix monter,
15:39et tout de suite, on a compris que là...
15:41Il y a bien qu'on est dans les feux croisés,
15:45et qu'on est en dépendance, parce qu'on les trouve,
15:47on a besoin, on a vraiment un besoin industriel de ces matériaux
15:51pour continuer nos développements.
15:52Il y a déjà des sites en France,
15:54donc on voit, il y en a trois de mémoire,
15:56on voit effectivement qu'il y a ce besoin d'industrialisation,
15:59qu'on a un savoir-faire en France,
16:01qu'on a une innovation, qu'on a de la recherche,
16:03et qu'il y a des moyens qui sont mis.
16:05Donc, on est sur des plans stratégiques ambitieux,
16:07puisqu'on rentre sur...
16:08Enfin, ambitieux à court terme,
16:09puisqu'on est tout de suite sur du 2030-2031,
16:12c'est-à-dire demain.
16:14Voilà, donc, cette innovation,
16:17et je pense que c'est un sujet
16:18dont on ne parlait pas assez avant,
16:22qui était déjà stratégique,
16:23puisqu'on ne pouvait pas ignorer cette dépendance.
16:25Alors, il nous rappelle quand même que cette stratégie française,
16:27elle a été lancée en 2022, la suite du rapport Varin.
16:29Oui, tout à fait, mais on n'en a pas parlé tant que ça.
16:33Non, c'est vrai.
16:34On n'a pas parlé tant que ça.
16:36On était peut-être dans une période un peu spécifique en 2022.
16:39Maintenant, et grâce à l'émission,
16:41on la met en plus en exergue,
16:43c'est un plan très important, je pense,
16:45pour notre dépendance, pour nos stratégies,
16:47avoir aussi une Union européenne sans saisie.
16:50Ça fait aussi partie des points.
16:51Et là, la France veut peut-être...
16:52Il y aura des discussions aussi dans le cadre du G7, du travail.
16:56Donc, tant l'Union européenne, tant les États,
16:59et à voir comment on se positionne
17:01par rapport aux différents blocs qui étaient rappelés.
17:04Philippe.
17:04Oui, juste un mot.
17:05Effectivement, c'est une stratégie, en fait, européenne.
17:07La France décline une stratégie avec une ambition européenne
17:09de descendre à un niveau de dépendance inférieur à 65% d'ici 2030.
17:1365% vis-à-vis d'un seul pays.
17:15C'est la Chine qui est visée.
17:16C'est-à-dire qu'on est en train d'essayer d'imaginer
17:18que peut-être on pourrait gagner 5 points en 4 ans
17:20par une stratégie ambitieuse.
17:22Mais j'approuve à 100% évidemment cette démarche.
17:25La Chine a d'ailleurs fait des terres rares
17:27un instrument géopolitique
17:28en mettant en place des licences aujourd'hui
17:31pour ces terres rares,
17:33en limitant le double usage, par exemple,
17:35au détriment du Japon.
17:36Les États-Unis ont 12 minéraux
17:39dont ils sont dépendants à 100%,
17:4029 dont ils sont dépendants à 50%.
17:43La France est dans la même situation.
17:44C'est une stratégie à la fois ambitieuse,
17:46mais quand même, encore une fois, très défensive.
17:48Elle doit être déclinée au niveau de l'Union Européenne.
17:51Et attention, et d'ailleurs le gouvernement
17:52insiste bien là-dessus,
17:53il faut que la filière française joue le jeu,
17:55voire même soit contrainte de jouer le jeu
17:58d'utiliser les terres rares françaises.
17:59D'autant plus que la volatilité du prix,
18:02ça a été évoqué,
18:03est deux fois supérieure à celle du gaz.
18:06La volatilité des prix,
18:07puisque la Chine fait le marché.
18:08Bien sûr.
18:09Et ils insistent aussi beaucoup
18:10sur la nécessité de travailler sur l'offre,
18:13mais aussi la demande,
18:14et de tous se mettre d'accord au niveau international.
18:16Il y a des accords notamment avec le Japon,
18:19bon, donc tout ça, on se dit,
18:20bon, c'est bien,
18:21on prend la mesure un peu des enjeux
18:22et on essaye d'agir.
18:24On devait aussi parler de cybersécurité,
18:27spécialité s'il en est d'ailleurs de Garance Mathias,
18:31avec la multitude de vols de données,
18:33les administrations qui sont touchées,
18:35on se demande jusqu'où ça va aller.
18:36Bon, alors du coup,
18:37Sébastien Lecornu, il s'est sans doute dit,
18:38il faut quand même que je fasse quelque chose.
18:40Oh, j'exagère.
18:41En tout cas, il a annoncé la fusion de la DINUM,
18:43donc la Direction Interministérielle du Numérique,
18:46et de la Direction Interministérielle de la Transformation Publique,
18:51pour créer une nouvelle autorité nationale du numérique et de l'IA,
18:55qui serait donc sous son autorité,
18:57chargée d'imposer des règles de sécurité
18:58à l'ensemble de ses ministères.
19:00C'est une bonne ou une mauvaise réponse,
19:03selon vous ?
19:04Carton rouge, c'est pas une bonne réponse.
19:07Et Garence, on voit pas très bien.
19:09Ok, on est tous d'accord aujourd'hui.
19:11Donc on est carton rouge à fond.
19:12Pourquoi ?
19:13Allez, Philippe.
19:14Eh bien écoute, d'abord, 200 millions.
19:17Mais qu'est-ce qu'on va faire de tout cet argent ?
19:19Non mais, qui coule à flot.
19:215% du budget,
19:23d'abord sur les deux chiffres,
19:24après juste une analyse.
19:265% du budget des ministères
19:27doit être consacré à la cybersécurité.
19:29Ok, c'est juste deux fois inférieur à la moyenne française
19:32pour n'importe quel DSI en France,
19:34qui consacre 8 à 12% de son budget à la cybersécurité.
19:37Et là, on va demander au DSI des ministères
19:38de consacrer.
19:38Est-ce qu'on est sûr que les entreprises consacrent
19:408 à 12% de leur budget sur la cyber ?
19:42C'est en tout cas des chiffres accessibles.
19:44Oui.
19:45Budget informatique, bien entendu.
19:46Ah, pardon.
19:47Non, excuse-moi.
19:48Budget informatique.
19:49Parce que là, on est tellement loin.
19:51Non, non, non, c'est budget informatique.
19:52Juste un point quand même,
19:53et je termine là-dessus avant de laisser
19:55mes confrères à parler,
19:56mes confrères qu'en sœurs à parler.
19:58Juste quand même,
19:59c'est un énième coup de peinture en fait.
20:01On appelle ça des coups de peinture
20:02dans l'administration française.
20:03Quand on dit, ce budget-là,
20:05on va dire qu'il sert à ça.
20:06C'est une énième mutation de la dynume,
20:09qui a été d'ailleurs,
20:11ces incessants changements,
20:13ces incessants changements de périmètre
20:14ont été pointés par la Cour du Compte,
20:16qui reproche à la France
20:18son manque de stabilité
20:19et son manque de transversalité.
20:21Je ne vais pas parler de Claude Pille
20:23ou de la messagerie,
20:24ou bien de l'IA Albert,
20:26qui ont été autant de flops,
20:27d'harmonisation au sein des ministères français.
20:30Donc c'est un carton rouge,
20:31ce n'est pas une bonne réponse,
20:32elle n'est pas ambitieuse
20:33et en plus,
20:34elle n'est pas du tout
20:34à la hauteur des enjeux.
20:36On n'a plus beaucoup de temps.
20:37Qu'est-ce qu'on aurait dû faire ?
20:38Garance.
20:40Est-ce qu'on est d'accord
20:41que ce n'est pas une bonne réponse ?
20:42Alors, ce n'est pas une bonne réponse.
20:44Ça reste une réponse.
20:45Ça reste une réponse,
20:46on va dire,
20:47sans vouloir faire le mot.
20:48Elle a le mérite d'exister.
20:50Il y a une prise de conscience.
20:51On va être positif.
20:52Il y a une prise de conscience
20:52au niveau de l'État.
20:54Elle était là.
20:55Là, elle est affirmée
20:56par le Premier ministre.
20:57Il est temps.
20:58Il est temps.
20:59Mais on va être positif.
21:01D'accord.
21:02Voilà.
21:02Il est temps.
21:03Il y a des moyens.
21:04200 millions,
21:05effectivement,
21:05ce n'est pas suffisant.
21:06Enfin, c'est un chiffre,
21:07c'est une goutte d'eau.
21:08On connaît aussi
21:09dans quel état est le budget.
21:10Et surtout,
21:11on renvoie ça
21:11au vote de la loi de finances.
21:13Puisqu'effectivement,
21:14le fléchage des fonds,
21:16des amendes CNIL,
21:17c'est sûr.
21:18C'est très limite.
21:19On verra la loi de finances.
21:20La fongibilité.
21:21Oui, on verra la loi de finances.
21:23Donc voilà.
21:24On verra la loi de finances.
21:24Donc, c'est une annonce politique.
21:27Ça reste une annonce politique.
21:29On verra.
21:29Donc, effectivement,
21:30une fusion encore
21:31d'entités
21:34pour structurer
21:35les infrastructures
21:35et avoir
21:36une norme commune
21:37sachant qu'il y a déjà
21:39multitude
21:40d'infrastructures
21:41critiques
21:42déployées au sein
21:43de l'État.
21:44A voir comment ça a fonctionné.
21:45Est-ce que ce n'était pas
21:46le job de l'Annecy,
21:47par exemple ?
21:48Entre autres.
21:48Entre autres.
21:49Entre autres.
21:49Entre autres.
21:50Oui, je sais bien.
21:51Si il y a un rôle politique
21:52à une institution,
21:54parce que,
21:54soit très clair,
21:55à ces niveaux-là,
21:55rattachés
21:57censément
21:57au Premier ministre,
21:58c'est censé avoir
21:59un rôle politique.
22:00C'est quelque chose
22:01en soi.
22:02C'est quelque chose
22:02que nous réclamons
22:03depuis longtemps.
22:03Moi, j'ai écrit des rapports
22:04là-dessus.
22:04Il y a plus de 10 ans,
22:0515 ans,
22:05on parlait effectivement
22:06d'un coordinateur
22:09des technologies
22:10de l'État.
22:23et non pas quelqu'un
22:24qui va changer
22:25au gré des remaniements
22:26et dont on sait
22:26qu'ils ont été nombreux.
22:27Non.
22:28Le vrai problème,
22:29c'est que là encore...
22:30Là, moi,
22:30je n'ai pas vu le CTO.
22:32Je n'ai pas vu...
22:32Non, pas du tout.
22:32Non, on ne le voit pas.
22:33Pas du tout.
22:34Et c'est bien là le problème.
22:35C'est-à-dire,
22:36pourquoi on est de nouveau
22:38défensif,
22:38de nouveau à contre-temps ?
22:40Je veux dire,
22:41c'est que tout simplement,
22:42on a été face
22:42à une avalanche
22:43de mauvaises nouvelles
22:44sur les piratages.
22:45Qui des grandes entreprises ?
22:47Qui de l'État ?
22:48Donc, il faut faire quelque chose.
22:50Mais le problème,
22:51c'est qu'on n'en prend pas la mesure.
22:53On est toujours
22:55en arrière de la main,
22:56comme on disait avant.
22:57Et puis, Garance,
22:57on attend Nice 2 aussi ?
22:59Alors, on attend Nice 2.
23:01Le projet de loi
23:02n'est toujours pas inscrit
23:03à l'ordre du jour
23:03de l'Assemblée nationale.
23:04On parle de juillet,
23:05mais bon.
23:06On parle de juillet.
23:07Pour l'instant,
23:07ce matin,
23:08il n'y avait rien d'inscrit
23:08à l'ordre du jour.
23:09Donc, je pense qu'on se reverra
23:12sur ce sujet.
23:14Les infrastructures,
23:14c'est sûr à voir.
23:16Pour moi,
23:16les chiffres ne sont pas
23:17au rendez-vous.
23:18L'engagement de l'État
23:19est effectivement défensif.
23:20On devrait être préventif.
23:22Il y a énormément
23:22d'institutions,
23:23soit l'ENSI,
23:24que ce soit Cybermalveillance,
23:25qui font de la prévention,
23:26qui font de la sensibilisation
23:28envers tout public.
23:30Et on sent que l'État,
23:31l'administration,
23:32l'administration centrale,
23:34qui détient aussi
23:35énormément de données,
23:36énormément d'actifs.
23:37Tellement sensibles.
23:38Tellement sensibles.
23:40En plus,
23:40et le Premier ministre,
23:42dans son discours,
23:42les cites,
23:43les cibles.
23:44Donc,
23:45cites Bercy,
23:46qui a été attaqué.
23:47Bien sûr.
23:47Cites effectivement
23:49les hôpitaux,
23:50cites effectivement
23:50toutes nos chaînes
23:51de dépendance,
23:52l'éducation nationale,
23:53où on attend à nouveau
23:54des mesures.
23:55Donc,
23:55on attend.
23:56Donc,
23:56à nouveau,
23:56on est en réaction
23:58et on n'est pas
23:59dans une anticipation.
24:01Et effectivement,
24:01le rapport annuel
24:02de l'ENSI
24:03est sorti hier soir.
24:04On voit qu'il y a
24:05aussi des annonces.
24:07On voit qu'il y a des...
24:08On a eu quand même
24:08aussi l'annonce
24:09d'une stratégie nationale
24:10de la cybersécurité
24:12qui a été présentée
24:13en juin
24:13par la ministre
24:14Anne Le Hénan.
24:15Tout à fait.
24:15En dedans,
24:16il n'y avait pas grand-chose
24:17que je n'ai pas vu
24:18sur la protection
24:19des données
24:20au sein des administrations
24:21et tout ça.
24:21Et surtout,
24:22une vraie stratégie
24:23par rapport justement
24:23aux acteurs étrangers.
24:25C'est-à-dire que
24:25nous parlons
24:27après quelques jours,
24:28après le fait
24:28qu'on ait fini
24:29par sortir
24:29les données de santé
24:31de l'hébergement Azure.
24:33La sécurité
24:34passe aussi
24:34par une stratégie
24:36d'emploi
24:36par rapport
24:37à certains types
24:38de technologies
24:38ou un refus d'emploi
24:39de certains types
24:40comme Palantir
24:41d'acteurs
24:42dont on sait
24:42qu'ils peuvent être toxiques
24:43parce que directement
24:44liés à l'État américain
24:45comme on le voit
24:46pour la DGSI
24:46donc ô combien sensibles.
24:49C'est vrai que tout ça
24:49c'est une réflexion globale
24:50et donc ce chief technology officer
24:53de l'État
24:53serait ô combien...
24:54Grâce à en soi
24:55rendu un certain tarif crime
24:56qui a beaucoup œuvré
24:57pour essayer
24:58de le mettre en classe.
24:59L'État qui a du mal,
25:00les différents ministères
25:00qui ont du mal
25:01à se coordonner
25:02pour des architectures
25:03mutualisées
25:03on fait des investissements
25:04on a investi
25:05dans les clouds
25:06dans des clouds
25:07du ministère de la Défense
25:08on a investi
25:09à chaque fois
25:0950-60 millions d'euros
25:11en disant
25:11on va penser ce cloud
25:12pour l'ensemble
25:13de l'administration
25:13et à chaque fois
25:14chaque ministère
25:16chaque direction
25:17fait son projet
25:18il n'y a pas de coordination
25:19voilà
25:19alors est-ce qu'on peut imaginer
25:21que cette autorité
25:22fasse enfin
25:23ce rôle
25:24tienne enfin
25:25ce rôle de coordination ?
25:27Si elle était politique
25:28au plus haut niveau
25:29oui
25:30si elle était prise en main
25:31par une personnalité
25:32qui est une
25:33je dirais
25:34un poids politique
25:34alors là c'est rattaché
25:35directement au premier ministre
25:37ce qui est en soi
25:38plutôt une bonne chose
25:38la vraie question
25:39sera de regarder
25:40dans le détail
25:41de quelle administration
25:42dispose-t-il
25:43on n'a pas ce que je disais
25:46d'une part sur le positionnement
25:50sur le fléchage des fonds
25:51ça reste une question
25:52à part entière
25:53on va être aussi
25:54et ça reste une annonce
25:55et sur
25:57je rejoins effectivement
25:58les stratégies politiques
25:59il faut une gouvernance
26:00ancrée
26:00on verra effectivement
26:02les lettres de mission
26:03on verra les attributions
26:04on verra
26:05qui est nommé
26:06on verra aussi
26:07quels sont les moyens
26:08qui sont donnés
26:08parce que
26:09actuellement
26:10les infrastructures
26:11sont en place
26:13donc on fait quoi
26:14on change tour
26:14commence à zéro
26:15on unifie
26:15c'est le jeu de bon taux
26:17c'est le jeu de bon taux
26:17classique à Bercy
26:18parce qu'il faut rappeler
26:19quand même que
26:20le gorille dans la pièce
26:21comme on dit dans ses domaines
26:22c'est Bercy
26:23qui a historiquement
26:24toujours voulu rattacher
26:25à lui
26:26toutes les structures
26:26je me souviens
26:27de la DGME
26:28auparavant
26:28la DAE
26:29et quelques autres
26:30j'y étais
26:30donc je vois bien
26:31donc par définition
26:32c'est comment essayer
26:33de créer quelque chose
26:34qui ne soit pas enfoui
26:35dans l'organigramme de Bercy
26:37c'est toute la question
26:38à l'heure actuelle
26:38là où est le ministère
26:40on va dire du numérique
26:41aujourd'hui
26:41bien sûr
26:42exactement
26:42mais là pour que ce projet fonctionne
26:44il faudrait de la clarté
26:46de la stabilité
26:47et des moyens
26:47il n'y a aucune clarté
26:48le moins qu'on puisse dire
26:49dans ce communiqué
26:50c'est qu'on ne voit rien de clair
26:52derrière
26:52vraiment
26:53la stabilité
26:54la DINUM
26:55ne cesse de se réinventer
26:57de se réorganiser
26:58tous les ans
26:59et puis des moyens
27:00bon ben il n'y en a pas
27:01donc au contraire
27:01on est en train de dire
27:03qu'on va dépenser
27:03deux fois moins
27:04que les entreprises françaises
27:05sur la cybersécurité
27:06tout en disant
27:06que c'est très important
27:07c'est juste pas possible
27:08un DSI aujourd'hui
27:09dans un ministère
27:09dispose de très peu de moyens
27:11pour cette stratégie
27:12cette politique
27:13l'État
27:13une fois de plus
27:15est tout sauf exemplaire
27:16il ferait bien de s'inspirer
27:17des collectivités territoriales
27:19ou d'autres acteurs publics
27:19et les chiffres ont été donnés
27:21notamment ces chiffres
27:22par Sébastien Lecornu
27:23dans sa conférence de presse
27:25c'est-à-dire
27:26qu'il est parfaitement conscient
27:27en tout cas le politique
27:28est parfaitement conscient
27:29que c'est 4%
27:30donc aussi ça
27:31et je ne parle même pas
27:32des moyens humains
27:33je ne parle même pas
27:33du choix technologique
27:35qui seront derrière
27:35ou autre
27:37quand on dit prise de conscience
27:39ça fait longtemps
27:39qu'on nous dit
27:40qu'il y a une prise de conscience
27:41mais pour l'instant
27:41on ne voit toujours rien
27:42venir par des annonces
27:44merci beaucoup
27:44à tous les 3
27:45Garance Mathias
27:46de Mathias Avocat
27:47Bernard Benhamou
27:47de l'Institut de la Souveraineté Numérique
27:49et Philippe Legrand
27:50de Téléos
27:51merci à vous
27:51de nous suivre
27:52c'était Smartech
27:53on est en direct
27:54les jeudis à 10h45
27:56pour commenter l'actu tech
27:57avec vous
27:58et sortir nos cartons rouges
27:59cartons verts
28:00tout à fait
28:00et les lundis et mardis
28:02pour d'autres discussions
28:03sur la tech
28:04à très bientôt
28:08Sous-titrage Société Radio-Canada
28:08Générique
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