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  • il y a 18 minutes
Regardez "On refait le monde" avec le docteur Bruno Mégarbane, chef du service de réanimation de l'hôpital Lariboisière, le professeur Yazdan Yazdanpanah, infectiologue, directeur de l'agence ANRS Maladies infectieuses émergentes, agence autonome de l'Inserm, et Céline Delysse, enseignante à Sciences Po en gestion des risques et des crises, formatrice en sécurité civile.
Regardez On refait le monde avec Anne-Sophie Lapix du 06 mai 2026.

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Transcription
00:00Jusqu'à 20h, on refait le monde sur RTL avec Anne-Sophie Lapix.
00:05Un bateau de croisière, le MV Ondius, parti du sud de l'Argentine.
00:10Début avril, 137 personnes à bord et une contamination qui commence à inquiéter l'OMS.
00:158 cas d'antavirus ont été recensés, 3 malades sont morts,
00:20un quatrième est hospitalisé en Afrique du Sud, un cinquième en Suisse
00:23et les 3 derniers ont été évacués aujourd'hui par avion vers les Pays-Bas.
00:26Depuis quelques heures, on sait que la souche d'antavirus est celle des Andes
00:31et qu'elle est transmissive d'homme à homme.
00:33Et ça, peut-être que ça change tout.
00:36Est-ce qu'on est à l'aube d'une nouvelle pandémie ?
00:38On va essayer de faire le point avec nos invités.
00:40Le docteur Bruno Mégarban, chef du service de réanimation de l'hôpital Lariboisière.
00:46Bonsoir.
00:47Bonsoir.
00:47Le professeur Yazdan Pana, directeur de l'ANRS, maladie infectieuse émergente
00:53et chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital Bichat à Paris.
00:56Bonsoir.
00:57Bonsoir.
00:57Et Céline Delis, enseignante à Sciences Po en gestion des risques et des crises,
01:02formatrice en sécurité civile.
01:04Vous avez occupé plusieurs postes en centre de crise au ministère de la Santé.
01:07Vous êtes au téléphone.
01:08Bonsoir Céline Delis.
01:10Bonsoir.
01:10On refait le monde sur RTL.
01:30Et voilà, dans toutes les langues, c'est la panique en fait.
01:33On parle de ce fameux antivirus.
01:35D'abord, je vous propose de rappeler comment on en est arrivé là, de remonter le fil de cette histoire
01:39du MV Hondius.
01:40Avec vous, Mourad Jabari du service étranger.
01:42Bonsoir.
01:43Bonsoir.
01:43Un navire de croisière est donc parti le 1er avril d'Ushuaïa.
01:47Oui, c'est la pointe sud de l'Argentine.
01:50149 personnes à bord, 88 passagers, 59 membres d'équipage de 23 nationalités différentes.
01:57Les premiers jours sont paisibles à bord.
02:00Les paysages glacés grandioses s'enchaînent.
02:02Mais très vite, un premier malade se signale.
02:05Tou, fièvre, courbatures.
02:06Et très vite, les symptômes s'aggravent.
02:09Il est en détresse respiratoire.
02:10Le 11 avril, ce premier voyageur décède à bord du navire.
02:14Il est hollandais, un homme âgé de 70 ans.
02:18Jusqu'ici, aucun lien n'est fait.
02:20Mais la propagation est silencieuse.
02:22Une dizaine de jours plus tard, à la fin du mois d'avril,
02:24l'épouse de cet homme mort tombe malade à son tour.
02:27Elle est évacuée en Afrique du Sud.
02:29Elle meurt à son arrivée à l'hôpital.
02:32Le navire poursuit quand même sa route.
02:34Mais l'alerte est donnée.
02:35Un cluster se déclare.
02:36Nous sommes début mai.
02:37Il y a trois morts et plusieurs cas suspects.
02:40L'OMS lance une enquête.
02:41Des équipes sanitaires vont à bord.
02:43Le antivirus commence à être pointé du doigt.
02:46Quelques jours plus tard, les premiers tests positifs
02:48confirment la présence d'une contamination de l'antivirus dans le bateau.
02:51Le navire est alors immobilisé au large du Cap Vert.
02:54Et depuis, tout s'est accéléré.
02:56C'est une course contre la menthe pour éviter que l'épidémie ne se propage.
02:59Oui, très vite, une bulle sanitaire est mise en place sur le bateau.
03:03Les voyageurs sont confinés dans leur cabine.
03:05Les repas sont déposés devant leur porte pour éviter tout contact.
03:08Ils peuvent circuler dans le bateau, mais avec un masque.
03:11De la nourriture est envoyée à bord et les équipes médicales se succèdent.
03:14Après un cafouillage entre les autorités espagnoles et l'OMS,
03:17finalement, le bateau va bien se rendre aux îles Canaries.
03:21Il va accoster dans deux, trois jours.
03:22Les malades et passagers vont être pris en charge.
03:25Avec des examens médicaux, ils seront tous rapatriés ensuite dans leur pays d'origine,
03:30sauf si leur état de santé ne le permet pas.
03:32Les 14 Espagnols à bord du bateau seront transférés dans un hôpital militaire de Madrid.
03:36En revanche, on ignore encore le sort qui est réservé aux cinq passagers français.
03:42Aujourd'hui, trois cas suspects ont été évacués du bateau en avion médicalisé vers les Pays-Bas.
03:46Voilà.
03:47Merci beaucoup, Maura de Djabari.
03:48On a résumé un petit peu la situation.
03:50Alors, je vous propose d'abord d'expliquer ce qu'est cet antavirus,
03:55et en particulier cette souche nommée Ande.
03:58De quoi s'agit-il, Yazdan Pana ?
04:02Oui, bonsoir.
04:03Alors, antavirus, c'est un virus qu'on connaît déjà.
04:10Par exemple, en France, depuis 2026, on a eu une vingtaine de cas.
04:15Moi, j'en ai vu.
04:16Je pense que Bruno Meyarban aussi.
04:20Après, les premiers cas, c'était pendant la guerre de Corée.
04:25Et d'ailleurs, Antan, c'est une rivière qui est entre les deux Corées.
04:30Et il y a une cinquantaine d'espèces, parce que l'antan virus, c'est la famille.
04:36Il y a une cinquantaine d'espèces environ d'antan virus différents.
04:43En général, la transmission se fait dérangeure vers les hommes.
04:52Comment ?
04:53Par morsure ?
04:54Par morsure, par les déjections.
04:56Vous avez par exemple une cabane.
04:58C'est un peu le...
04:59Qui est dans la torse à forêt, où il y a des rongeurs.
05:03Vous revenez, ça fait longtemps que vous n'avez pas été.
05:05Vous passez le balai.
05:08Et vous avez une aérosolisation.
05:10Des poussières, vous inhalez, vous êtes infecté.
05:12Les gens qui travaillent avec le bois, par exemple, aussi s'infectent.
05:16Parce que là aussi, les rongeurs, etc.
05:18Donc, pour la plupart des antivirus, c'est ça le mode de transmission animale à l'homme.
05:27La transmission de l'homme à l'homme n'a été décrite que pour...
05:34Alors, andes ou andes, elle n'a été décrite que pour cette espèce-là.
05:41Elle n'appelle andes parce qu'il vient des andes.
05:42Voilà, c'est ça.
05:43Donc, en tant que d'Amérique.
05:44Voilà, exactement.
05:45Et en fait, qu'on n'a pas en Europe, qu'il y a en Amérique du Sud, qu'on
05:50connaissait,
05:51et qui était à l'origine des transmissions de l'homme à l'homme.
05:55C'est connu, même s'il n'y a pas énormément de data, mais je reviendrai là-dessus.
06:00Par ailleurs, il faut savoir que dans ces cinquantaines d'espèces,
06:02il y a ceux de l'ancien monde, Europe, Asie, ceux de nouveaux mondes.
06:08Andes fait partie, ou Andes fait partie.
06:12Et les formes qui sont en Europe, que nous, on a vues, sont moins graves.
06:17C'est quand même une mortalité de moins de 10%.
06:20Ça peut atteindre 10%.
06:21Mais ceux de l'Amérique du Sud, c'est une mortalité jusqu'à 60%.
06:25Et d'ailleurs, là, quand on regarde, s'il y a vraiment 8 cas et 3 décès,
06:29on est dans ces chiffres-là.
06:32Voilà.
06:32Mais c'est des formes différentes, et ça donne des insuffisances cardiaques, etc.
06:37Docteur Mergarbar, vous avez déjà croisé cet antivirus, mais pas à la souche Andes.
06:43Non, tout à fait.
06:44Donc, moi, j'ai effectivement soigné, alors il y a un certain temps,
06:47donc des deux patients au moins, pour lesquels on a abouti au diagnostic d'infection par antivirus,
06:54devant ce qu'on appelle un syndrome rénal, avec un syndrome hémorragique, une fièvre hémorragique.
07:01Et donc, ça correspond effectivement plutôt aux formes contractées en Europe,
07:05et donc pas à cette souche virale transmissible en intérieur.
07:09D'ailleurs, c'est deux cas totalement isolés à plusieurs années de distance.
07:12Mais en fait, il faut savoir, c'est un diagnostic que l'on évoque assez souvent,
07:15lorsqu'on se retrouve devant un syndrome hémorragique avec une insuffisance rénale,
07:19et on fait des sérologies dans une batterie générale de tests,
07:23et parfois, donc exceptionnellement, on peut aboutir à ce diagnostic.
07:26D'ailleurs, le nombre de cas en Europe est sous-estimé,
07:29car il se peut même que certaines formes soient très peu symptomatiques,
07:33donc se contentent d'un peu de fièvre comme une grippe,
07:36et puis ça passe inaperçu.
07:37Donc, ça concerne essentiellement des personnes qui sont exposées aux déjections des animaux,
07:42parce qu'ils vont respirer ou être contaminés après morsure par les rats.
07:47Et il n'y a pas de remède ?
07:49On ne soigne pas les personnes contaminées par ce groupe d'antavirus ?
07:55Alors, je ne sais pas pourquoi cette phrase,
07:57il n'y a pas de remède, est dite par tout le monde.
07:59Bien sûr qu'il y a des remèdes essentiels,
08:02car dans la majorité des maladies en médecine,
08:07on utilise ce qu'on appelle des traitements symptomatiques.
08:10C'est-à-dire, en fait, on va traiter les symptômes,
08:12mais pas la cause de la maladie.
08:15Et souvent, dans beaucoup de cas, d'ailleurs,
08:17dans 98% de la médecine générale,
08:20le traitement des symptômes est largement suffisant pour traiter la maladie.
08:23Et donc, évidemment, on dispose de beaucoup de moyens.
08:25Alors, la létalité qui est annoncée, j'allais dire,
08:28il faut quand même s'en méfier.
08:29Alors, c'est vrai que c'est une maladie grave pour la souche andès,
08:32mais on ne sait pas dans quelles conditions elle a été déterminée.
08:36Par exemple, sur le bateau, moi, je suis certain,
08:38s'il y avait une réanimation juste à côté du bateau,
08:41eh bien, j'aurais sauvé, ou nous aurions sauvé, probablement ces patients.
08:44Parce qu'aujourd'hui, la médecine possède des moyens extrêmement efficaces
08:49pour compenser une insuffisance respiratoire,
08:51une insuffisance cardiaque même aiguë.
08:53Et donc, on peut tout à fait envisager
08:55qu'on réduise ce taux de létalité.
08:58Donc, à nouveau, il n'y a pas de raison d'être inquiet pour le moment.
09:01On va voir.
09:01Alors, depuis quelques jours, l'OMS s'active, s'inquiète,
09:06et l'Institut Pasteur a envoyé deux médecins sur le bateau
09:08pour faire des prélèvements.
09:10Céline Delis, comment ça se passe, ce genre d'intervention, de mission ?
09:15On envoie donc des médecins en tenue hermétique faire des prélèvements ?
09:20Absolument.
09:21C'est un peu ça.
09:23Ça ressemble un peu à ce qu'on voit dans les films, on va dire.
09:25Donc, oui, alors, on est là pour le coup.
09:29L'Institut Pasteur est très compétent et a une grosse expertise.
09:32Donc, c'est la DGS, c'est le centre de crise de la santé, le Corus,
09:38qui missionne, en fait, un de ses établissements experts,
09:42donc l'Institut Pasteur, pour venir en appui
09:45et envoyer des équipes qui puissent faire des prélèvements
09:48sur l'ensemble de la population,
09:50je crois, 147 personnes qui sont sur le bateau.
09:53Donc, ils arrivent évidemment protégés pour ne pas s'exposer eux-mêmes
09:59et c'est un test PCR qui va être fait,
10:04qui est un test assez classique, on va dire,
10:06pour ceux qui ont connu le Covid, puisque, voilà.
10:11Et ensuite, donc, des analyses vont être faites
10:14pour déterminer exactement quel est ce virus,
10:19si c'est bien le Andes ou pas, voilà,
10:21si la personne est infectée ou non
10:24et prendre les mesures derrière.
10:26Et sur le bateau, comment ça se passe ?
10:27Ils sont isolés ? Ils vivent dans leur cabine ?
10:31Ils ne peuvent pas communiquer ?
10:33Alors, évidemment, on est là sur un cas assez spécifique,
10:36puisque c'est un bateau, donc un espace clos ou semi-clos,
10:40puisque les coursives sont à l'air libre.
10:42Donc, évidemment, on sait que la contamination interhumaine est rare,
10:49mais elle nécessite une proximité très forte,
10:52donc on évite cette proximité, évidemment.
10:55Les personnes sont confinées ou presque confinées dans le bateau,
11:02elles ont le droit d'aller sur les coursives,
11:05elles portent des masques,
11:06donc on limite toutes les contaminations au maximum.
11:10Est-ce que, on a testé tous les passagers,
11:14a priori, et tout le personnel,
11:16est-ce qu'on est sûr que les tests sont bien négatifs quand ils le sont ?
11:20C'est quoi la durée d'incubation ?
11:22Alors, la durée d'incubation moyenne,
11:26c'est 14 jours.
11:2714 jours, oui.
11:28Moyenne.
11:29Donc, ils sont là de plus longtemps.
11:30Votre question est très importante,
11:32mais ça peut aller jusqu'à 6 semaines.
11:34Ah oui.
11:35Donc, en sachant que, bon, après,
11:37il faut faire attention aussi aux données qu'on a,
11:39donc cette question est très importante,
11:41parce qu'effectivement,
11:43vous savez, le Covid,
11:45on veut toujours comparer au Covid,
11:47parce que...
11:47On est un peu trop décidé.
11:49Covid, la raison pour laquelle
11:52ça fait une pandémie comme ça,
11:53c'était premièrement la transmission
11:55de personnes à personnes aériennes,
11:58Ça, c'est la première chose.
12:00Et la deuxième chose, d'ailleurs,
12:01où on s'était trompé au début,
12:03c'est que la transmission commençait
12:05quand la personne était encore asymptomatique.
12:09Il n'avait pas de symptômes.
12:10Trois jours avant.
12:12C'est pour ça qu'on a...
12:13On avait du mal,
12:14parce qu'on isolait quelqu'un qui était...
12:16C'est pour ça qu'on a commencé à mettre un masque après, etc.
12:18Là, il y a probablement deux choses importantes.
12:23La première chose, c'est que,
12:25comme ça a été dit juste maintenant,
12:29la transmission, c'est de personne à personne,
12:32effectivement, avec Andes,
12:34ça a été décrit,
12:35mais a priori,
12:36même s'il faut qu'on soit très prudent,
12:38ces contacts rapprochés.
12:40On a...
12:41Il n'y a pas énormément de données,
12:43c'est pour ça qu'on doit être prudent,
12:45mais il y a une étude qui a été publiée en 2007
12:48sur Andes,
12:49où ils ont regardé 476 personnes
12:53qui étaient en contact,
12:54il y a 16 qui étaient positifs.
12:56Donc, ce ne sont pas les chiffres de Covid,
12:57même si, attention,
13:00on a vu qu'avec le Covid,
13:01ça a évolué, parfois.
13:02Alors là, il faut demander aux virologues
13:03si ça mute souvent, etc.
13:05Franchement, je ne sais pas.
13:07Et la deuxième chose,
13:08c'est que, en fait,
13:10Covid, ça se transmettait trois jours avant.
13:13Ici, là aussi,
13:14attention,
13:14a priori,
13:16c'est quand la personne devient
13:18symptomatique
13:19que ça commence
13:20surtout
13:21à transmettre.
13:22Donc, ces deux éléments sont importants.
13:24On va continuer
13:25à en parler
13:26de cet antivirus
13:27et de cette situation
13:29sur ce bateau
13:30au large de l'Afrique,
13:32juste après
13:33l'essentiel de l'info
13:34avec Alvan Leprince.
13:58Un homme de 23 ans
14:00arrêté
14:01après la mort ce matin
14:02d'une collégienne de 14 ans
14:03à faire en Tardenoie
14:04dans le département de l'Aisne,
14:06tué de plusieurs coups de couteau.
14:08Il pourrait s'agir
14:09de son ancien petit ami,
14:11précise le parquet de Soissons
14:12qui a ouvert une enquête
14:13pour assassinat.
14:14Emmanuel Macron
14:15s'est entretenu
14:16avec son homologue iranien
14:17Massoud Pézechian.
14:19Le président a appelé
14:20les Etats-Unis et l'Iran
14:21à lever le blocus
14:22sur le détroit d'Ormous
14:23vers lequel se dirige
14:25en ce moment
14:25le porte-avions Charles de Gaulle.
14:27Un blocage
14:27qui fait craindre
14:28des pénuries de kérosène
14:30aux compagnies aériennes
14:31à l'approche des vacances d'été.
14:32Elles ont été reçues
14:33par le gouvernement
14:34qui les a rassurées.
14:35Il n'y aura pas de pénuries
14:37en mai et en juin
14:38et peu de risques
14:38pour la suite,
14:39promet Roland Lescure,
14:40le ministre de l'Économie.
14:42Et puis il y a du foot
14:43ce soir,
14:43Bayern Munich,
14:44PSG,
14:45demi-finale retour
14:46de la Ligue des Champions
14:47qui promettent encore
14:47un beau spectacle.
14:49Le coup d'envoi,
14:49c'est à 21h,
14:50match à vivre gratuitement
14:52en direct
14:53et en intégralité
14:53sur rtl.fr
14:54et l'application RTL.
14:56Merci beaucoup Albane,
14:57on vous retrouve à 20h.
15:05Est-ce que c'est une question
15:07de temps ?
15:08Est-ce qu'on n'échappera pas
15:09à une nouvelle pandémie ?
15:10Comment on s'y prépare ?
15:12On a appris aujourd'hui
15:13qu'au moins un passager
15:14du bateau de croisière
15:15MV Andus
15:16avait succombé
15:16à un antavirus
15:18transmissible entre hommes.
15:19C'était le scénario
15:21tant redouté,
15:21on en parle avec nos invités.
15:23Le docteur Bruno Mégarban,
15:24chef du service
15:25de réanimation
15:25de l'hôpital Lariboisière,
15:26le professeur Yazdan Pana,
15:29directeur de l'ANRS
15:30maladie infectieuse émergente
15:32et Céline Delis,
15:33enseignante à Sciences Po
15:34en gestion des risques
15:36et des crises.
15:37On refait le monde
15:39sur RTL.
15:41Nous pensons qu'il peut y avoir
15:43une transmission entre humains
15:44pour ceux qui ont des contacts
15:45très étroits
15:46comme les couples
15:47ou les personnes
15:47qui partagent une cabine.
15:50Voilà, c'est la directrice
15:51du département
15:52de préparation
15:53aux épidémies
15:54et pandémies
15:55de l'OMS
15:56qui prenait la parole.
15:57L'OMS
15:58qui est quand même
16:00assez rassurante
16:01en fait,
16:02pour l'instant.
16:03Il n'y a pas de panique.
16:04Qu'est-ce qui d'ailleurs
16:05lui permet
16:06d'être aussi rassurante
16:07selon vous,
16:08docteur Mégarban ?
16:09Alors, je vais essayer
16:10de résumer
16:11quatre arguments
16:12qui ont été dits
16:13tout à l'heure
16:14et qui,
16:15on va dire,
16:16sont des arguments
16:16à mon avis intéressants
16:18pour penser
16:18que cette épidémie
16:20en aucun cas
16:21ne dégénèrera
16:22dans une pandémie mondiale.
16:23Attention,
16:24on vous enregistre.
16:25Le premier argument,
16:27c'est un virus
16:28connu,
16:29ancien,
16:30donc,
16:30professeur Yazda Pana
16:32l'a rappelé,
16:32depuis la guerre de Corée.
16:35Il existe
16:35sur tous les continents
16:36et à ce jour,
16:38il n'a été responsable
16:39que d'épidémies localisées.
16:40Il n'a jamais créé
16:41de grosses paniques
16:42et de grosses pandémies.
16:44Surtout que,
16:45effectivement,
16:47son hôte
16:48naturel
16:49est le rongeur.
16:50Et donc,
16:50en fait,
16:51l'homme n'est qu'un accident
16:52de contamination.
16:53Ce n'était pas le cas du Covid ?
16:54Sous-entendu,
16:56alors,
16:57non,
16:57il n'y a pas un animal
16:58qui avait transformé.
16:59On ne le sait pas.
17:00C'est vrai qu'on a toujours...
17:01Le virus s'est adapté à l'homme.
17:02Il a changé.
17:03C'était un nouveau virus
17:04qui n'existait pas
17:05et qui n'était pas connu.
17:06Ça,
17:07c'est le premier argument.
17:08Le deuxième argument,
17:09c'est la souche
17:09qui permet
17:10une transmission inter-humaine
17:12n'existe pour le moment
17:12que dans une zone localisée
17:14d'Amérique.
17:16en Europe,
17:16en Asie.
17:18Donc,
17:18là aussi,
17:19quelque part,
17:19pour pouvoir créer une pandémie,
17:21il faudrait que...
17:22Que les hommes le portent ?
17:23Non,
17:23mais surtout que l'hôte naturel,
17:25le réservoir animal,
17:28puisse contenir cette souche.
17:29Et à ma connaissance,
17:31cette souche andesse
17:32n'est pas adaptée
17:33aux rats qui sévissent en Europe.
17:35Je ne sais pas pour quelles raisons,
17:36mais elle n'est pas connue.
17:37Troisième argument,
17:38et c'est le plus important,
17:39c'est le mode de contamination.
17:40Effectivement,
17:41la Covid,
17:42si vous vous souvenez,
17:43ce sont des aérosols,
17:44c'est-à-dire des particules
17:45toutes fines
17:45et on peut être contaminé,
17:47même situé à 20 mètres
17:48de la personne porteuse.
17:50Et comme l'a dit
17:51le professeur Yazapanan,
17:52la contamination se fait aussi
17:54dès l'incubation
17:56chez des personnes
17:57asymptomatiques.
17:58Or,
17:58ici,
17:59effectivement,
17:59il faut des conditions
18:01de proximité extrême
18:03pour pouvoir
18:03être contagieux.
18:05Et enfin,
18:06le dernier argument,
18:07on va dire,
18:08important,
18:08c'est que la majorité
18:10des personnes
18:10qui sont contaminées
18:11vont présenter
18:12un tableau clinique grave
18:14et parfois mortel
18:15rapidement.
18:15Autrement dit,
18:17il y aura très peu
18:18de porteurs du virus
18:19qui circulent
18:20dans la population générale
18:21puisque rapidement,
18:22vous êtes malade,
18:22donc vous êtes hospitalisé,
18:23donc vous n'êtes plus contagieux
18:25sur la population générale.
18:26Tous ces arguments font,
18:27à mon avis,
18:28bien sûr,
18:28avec la prudence d'usage,
18:30que jamais cette épidémie
18:32ne dégénérera
18:32en pandémie inquiétante.
18:34D'ailleurs,
18:34des foyers épidémiques
18:35comme celui-là,
18:36il en existe dans l'histoire.
18:37Il y en a eu un récemment
18:38en Guyane,
18:4111 personnes touchées
18:43dont 6 morts.
18:44Donc,
18:44ça montre bien
18:45qu'effectivement,
18:45en Amérique,
18:46les souches sont
18:47beaucoup plus létales.
18:48On espère
18:49que les ressortissants
18:51des différents pays
18:52qui sont sur ce bateau
18:52ne vont pas importer
18:55ce virus.
18:55Il y a 5 Français
18:56sur le bateau
18:57et on a pu parler
18:58à l'un d'eux.
18:59Écoutez.
18:59Le docteur Dubord
19:01avait repéré
19:01qu'il y avait
19:02un syndrome grippal
19:03qui traînait,
19:04donc on a pris
19:05les précautions habituelles
19:06de bien se laver les mains,
19:07garder ses distances
19:08et voilà.
19:09Mais il n'y a aucune panique
19:10à bord.
19:10On n'est pas du tout
19:11enfermé,
19:12on est conseillé
19:13de rester dans nos cabines
19:14autant que faire se peut.
19:16Si on sort de nos cabines,
19:18on met des masques
19:18et on peut
19:20se retrouver
19:21dans les salles communes
19:23à condition
19:24de ne pas faire
19:24des grands rassemblements.
19:26Donc,
19:26quelques personnes
19:27qui papotent dans un coin,
19:28ce n'est pas un problème
19:29avec son masque
19:29et on peut sortir
19:30sur le pont
19:31quand on veut,
19:32on peut enlever le masque
19:33et profiter
19:34de l'air frais
19:34et de la mer.
19:35Il a l'air assez détendu
19:36notre français
19:38professeur Yazdan Pana.
19:39C'est ça,
19:39les gestes barrières
19:40qu'il faut respecter ?
19:42Oui, absolument.
19:44Je pense que c'est
19:44très intéressant
19:47ce reportage.
19:48Oui,
19:49bon,
19:50il faut respecter
19:51les gestes barrières.
19:52Pour l'instant,
19:53il faut porter les masques,
19:54il faut se laver les mains,
19:56il faut aérer les pièces,
19:58il faut nettoyer les surfaces.
20:00Il y a des éléments
20:01qu'on ne sait pas encore,
20:02mais je pense que
20:03vous avez posé la question
20:05pourquoi l'OMS est rassurant.
20:07C'est un peu comme l'a dit
20:09docteur Mayerban,
20:10c'est l'histoire,
20:11le fait qu'on connaît,
20:12même si ça n'explique pas tout,
20:14vous avez dit,
20:14les choses évoluent
20:15dans le temps,
20:16mais en tout cas,
20:17ce qu'on connaît
20:19de cette souche,
20:23l'étude que je vous ai parlé
20:25tout à l'heure,
20:26ils ont regardé
20:27les facteurs de risque
20:28des gens qui avaient
20:28une transmission.
20:29Et c'était vraiment
20:30les contacts rapprochés,
20:31les contacts sexuels,
20:33par le salive,
20:34des baisers,
20:35notamment,
20:36et du coup,
20:38en tout cas,
20:38si c'est le même,
20:39ce n'est pas du tout
20:40la même,
20:42ce n'est pas du tout
20:43la Covid,
20:43mais attention.
20:45Deuxième chose,
20:46c'est qu'il y a quand même
20:48147 personnes
20:49à bord de ce bateau,
20:51et pour l'instant,
20:53alors là aussi,
20:53il faut qu'on soit prudent,
20:55on regarde s'il y a
20:56d'autres cas,
20:57en fonction de l'enquête
20:59épidémiologique
20:59qu'ils sont en train
21:00de mettre en place,
21:00mais pour l'instant,
21:018 sur 147,
21:02pour un bateau,
21:04ce n'est pas énorme.
21:07Cependant,
21:07vous dites qu'on est en train
21:09de faire une enquête,
21:10effectivement,
21:10on a appris cet après-midi
21:11qu'un Français
21:13était un cas contact,
21:16parce qu'il a pris,
21:16avec d'autres passagers
21:17qui n'étaient pas Français,
21:18l'avion,
21:20avec l'une des victimes.
21:23C'est au moment
21:24où elle a été évacuée
21:25vers l'Afrique du Sud,
21:26et donc,
21:26ils ont pris l'avion
21:28sur l'île de Saint-Hélène.
21:29Il est considéré
21:30comme cas contact,
21:31qu'est-ce que ça veut dire
21:32d'ailleurs,
21:33être cas contact,
21:33en l'occurrence.
21:34Juste quand on prend l'avion,
21:35on est considéré
21:36comme cas contact,
21:37avec la même personne.
21:39Pardon ?
21:40Oui,
21:40vous vouliez,
21:41pardon,
21:42Céline Délis.
21:44Oui,
21:44alors,
21:45je voulais d'abord
21:45préciser une chose,
21:46c'est qu'il y a 147 personnes
21:48sur le bateau,
21:49mais il y a en effet,
21:51parce qu'on parlait
21:52de l'Institut Pasteur,
21:53mais il y a beaucoup
21:54d'organisations
21:55qui sont à l'œuvre
21:56en ce moment.
21:57Il y a 82 personnes
21:59qui ont pris l'avion,
22:00donc,
22:01qui ont été potentiellement
22:03en contact
22:04avec la personne
22:07néerlandaise
22:07de 69 ans
22:08qui est décédée.
22:10Il y a eu
22:11d'autres personnes
22:11à l'aéroport,
22:12donc,
22:12en fait,
22:13l'enquête,
22:14être cas contact,
22:16c'est être à proximité
22:17d'eux,
22:18avoir eu contact
22:19avec,
22:20être dans une pièce
22:21close,
22:22c'est beaucoup de choses,
22:23donc,
22:23on détermine après
22:24des cercles,
22:25mais il y a donc
22:2682 personnes
22:27et 6 membres d'équipage
22:28sur le vol Air Link,
22:29il y a d'autres personnes
22:31présentes dans l'aéroport
22:32de Johannesburg,
22:33il y a tout le personnel
22:34de santé de Campton Park
22:36qui l'a traité
22:38jusqu'à son décès,
22:39il y a tous les professionnels
22:40de santé en contact
22:41avec le Britannique,
22:43actuellement hospitalisés
22:44à Johannesburg,
22:45il y a,
22:45en fait,
22:46au total,
22:47il y a beaucoup plus de monde
22:49qu'on ne le dit
22:50à ce stade,
22:51si on regarde,
22:52si on recoupe un peu
22:52les éléments,
22:53c'est un peu ça
22:55la difficulté parfois,
22:56et il y a au moins,
22:58enfin,
22:59pour l'Afrique du Sud,
23:00il y a au moins
23:0062 personnes
23:01qui auraient pu être
23:02en contact
23:03avec deux des personnes,
23:05donc,
23:07la personne néerlandaise
23:08et la personne britannique,
23:10et 42 d'entre elles
23:11ont déjà été retrouvées
23:12et sont actuellement
23:14sous surveillance.
23:15Donc,
23:15en fait,
23:16un cas contact,
23:17c'est une notion
23:18qui est quand même
23:19très importante
23:19parce que
23:20ces personnes-là
23:21ont voyagé
23:22et tout au long
23:23de leur voyage,
23:23elles ont pu rencontrer
23:24quelqu'un
23:25et être à proximité
23:26de cette personne.
23:27Alors,
23:28là,
23:29la proximité,
23:29évidemment,
23:31c'est variable.
23:33Voilà,
23:33elle est tout à fait variable,
23:35je veux dire,
23:35être à côté
23:36dans un lieu aéré
23:37n'est pas la même chose
23:38que d'être
23:39dans la même salle de bain,
23:41dans la même chambre
23:42ou dans le même avion
23:43juste à côté d'eux,
23:43etc.,
23:44etc.
23:44Donc,
23:45tout ça est apprécié
23:45par l'enquête épidémiologique
23:47qui est en cours,
23:48en fait.
23:49Parce que cette notion
23:50de cas contact
23:51c'est hyper important
23:53pour les autorités
23:54aussi,
23:55aujourd'hui,
23:56parce que l'idée
23:57c'est que ces cas contact,
23:58donc les gens
23:59qui ont été exposés
24:00aux patients
24:01malades,
24:02il faut décider
24:03s'il faut les isoler
24:04ou pas.
24:05Pour l'instant,
24:06qu'est-ce qu'on fait d'ailleurs ?
24:06Les isoler,
24:07il faut les isoler
24:09jusqu'à la bande supérieure
24:11de durée d'incubation.
24:12Six semaines ?
24:13Six semaines,
24:14vous vous rappelez
24:15de l'acceptabilité
24:16de l'isolement
24:17au moment de Covid.
24:19Donc là,
24:20aujourd'hui,
24:20l'OMS,
24:21le CDC,
24:23le Centre public France
24:24et les acteurs français
24:25sont en train de voir
24:26qu'est-ce que c'est
24:27qu'il y a exactement
24:28un contact à risque.
24:29Et ça,
24:30ce n'est pas du tout facile
24:31devant un virus
24:32qu'on ne sait pas.
24:33Ça,
24:34c'est vraiment compliqué.
24:35Probablement,
24:36dans les jours qui viennent,
24:38on va apprendre
24:39de plus en plus
24:40sur c'est quoi
24:41un contact exposé,
24:43combien de temps,
24:44etc.
24:45Donc,
24:45c'est vraiment
24:45la question que vous posez.
24:47Ce n'est pas une question simple.
24:49Passer à côté de quelqu'un,
24:50ce n'est peut-être pas un contact.
24:51Mais c'est important
24:52parce que là,
24:53les passagers
24:54et les personnels de bord,
24:56ils vont débarquer bientôt
24:57aux Canaries
24:58d'ici trois jours
24:59à Grandila
25:00sur l'île de Ténérife.
25:02On annonce
25:03qu'ils vont être évacués,
25:04rentrés chez eux.
25:05Est-ce que c'est possible,
25:07ces lignes de liste ?
25:08Ils vont pouvoir repartir comme ça ?
25:09Non,
25:10pas tout à fait.
25:11Heureusement.
25:12Donc,
25:13en général,
25:14ce qui se passe dans ces cas-là,
25:15et c'est quand même assez précis,
25:16c'est où les personnes sont testées,
25:19ne présentent aucun symptôme,
25:21peuvent éventuellement rentrer chez elles,
25:23mais elles seront sous surveillance.
25:25Elles ont un certain nombre
25:26de recommandations très précises.
25:28Donc,
25:29voilà,
25:29on ne laisse pas dans la nature
25:30des personnes
25:31qui ont été exposées
25:34à proximité
25:34d'autres infectés.
25:36Donc,
25:37voilà,
25:37on fait un travail.
25:38Il y a vraiment un travail,
25:40il faut insister,
25:41parce que c'est un énorme travail
25:42d'enquête
25:43sur les déplacements
25:44avant embarquement,
25:45les excursions terrestres
25:47qui ont pu être faites,
25:48les contacts,
25:49les expositions possibles.
25:51Bref,
25:52on essaye,
25:52on voit un peu partout
25:53tout ce qui existe,
25:55ceux qui partagent une cabine,
25:57ceux qui ont eu des contacts,
25:58les repas communs,
25:59les activités collectives,
26:00les temps prolongés,
26:01les chaînes de proximité,
26:02tout ça pour déterminer
26:03ce qu'on appelle,
26:04nous,
26:04les chaînes de transmission.
26:05Et bon,
26:07on va,
26:08derrière,
26:09on va vraiment qualifier
26:11à savoir
26:12si le contact
26:13est à risque élevé,
26:14à risque intermédiaire
26:15ou faible.
26:17Voilà.
26:17Vous êtes concerné,
26:19consulté
26:19pour établir...
26:21Il y a...
26:21Ah, pardon.
26:23Je vous en prie.
26:24Vous vouliez...
26:24Bon, écoutez,
26:25on va faire une pause,
26:26de toute façon,
26:26c'est l'heure de la pause
26:27et on se retrouve juste après
26:28pour continuer
26:29à avancer
26:31sur notre propre enquête
26:32sur cet antivirus.
26:38Cette émission vous plaît ?
26:40Abonnez-vous au podcast
26:41sur l'appli RTL.
26:45Anne-Sophie Lapix.
26:46On refait le monde
26:47jusqu'à 20h sur RTL.
26:50L'OMS a les yeux rivés
26:52sur un bateau
26:52au large de l'Afrique,
26:53le MV Ondius
26:54ou un virus,
26:55un antavirus,
26:56a fait trois morts
26:57et contaminé
26:58cinq autres passagers.
26:59Tous ont été évacués
27:01et le navire de croisière
27:02vogue à présent
27:03vers les îles Canaries.
27:04en Espagne
27:04où ils devraient pouvoir
27:05accoster dans quelques jours.
27:06Est-ce que la situation
27:07est sous contrôle ?
27:08Est-ce que le risque
27:09de contamination
27:09est maîtrisé ?
27:10Est-ce qu'on a tiré
27:11les leçons du Covid ?
27:12On en débat avec nos invités,
27:14le docteur Bruno Mégarban,
27:16chef du service
27:16de réanimation
27:17à l'hôpital Lariboisière,
27:18le professeur Yazdan Pana,
27:20directeur de la NRS
27:22maladie infectieuse émergente
27:23et Céline Delis,
27:24enseignante à Sciences Po
27:25en gestion des risques
27:26et des crises.
27:28Juste avant cette interruption,
27:30on se demandait
27:31comment établir
27:33un petit peu
27:33le protocole
27:34de retour
27:35des passagers
27:37de ce navire,
27:39docteur Mégarban ?
27:40Donc, effectivement,
27:41il va dépendre
27:41très fortement
27:42des résultats
27:42de l'enquête épidémiologique.
27:44C'est-à-dire,
27:44sur le bateau,
27:45on va essayer de savoir
27:46comment la diffusion
27:48du virus
27:49a pu avoir lieu.
27:50Donc, à partir
27:50du patient zéro,
27:51quelle a été
27:52la distance
27:54qui était
27:55entre les différentes
27:56personnes contaminées
27:57et à partir de là,
27:58on va en déduire
27:59les risques possibles
28:01de transmission
28:02interhumaine
28:03une fois
28:03dans la population générale.
28:05Malgré tout,
28:06il y aura
28:06une combinaison
28:07probablement
28:07entre
28:09la gradation
28:10du risque
28:11d'être sujet contact,
28:13comme ça a été
28:13expliqué tout à l'heure,
28:15mais également
28:15le résultat
28:16des prélèvements.
28:17Et donc,
28:18si les prélèvements
28:19sont négatifs,
28:20c'est plutôt rassurant.
28:22Les résultats sérologiques,
28:23même si ceux-là
28:23peuvent se positiver
28:24peut-être avec un peu
28:25plus de distance,
28:26et surtout la surveillance.
28:27Car c'est une pathologie
28:28qui, pour la souche
28:29en d'aise,
28:30est responsable
28:31quand même
28:31assez généralement
28:32de symptômes,
28:33au moins d'un syndrome
28:33grippal.
28:34Et donc,
28:35quelqu'un qui est
28:35strictement asymptomatique,
28:37qui a des prélèvements
28:37négatifs,
28:38qui était à une certaine
28:39distance des personnes
28:42contaminées,
28:44probablement,
28:44il sera libre
28:45de circuler,
28:46même si,
28:47évidemment,
28:47on va lui donner
28:48quelques conseils,
28:49malgré tout,
28:50dans la vie quotidienne.
28:51Mais je ne suis pas
28:52très inquiet
28:54sur le fait
28:55que cette dissémination
28:57à nouveau
28:57se passe
28:58en dehors
28:59des foyers
28:59endémiques
29:00de la pathologie,
29:01c'est-à-dire
29:01en Argentine.
29:02Pourquoi l'OMS
29:03dit que la contamination
29:04n'a pas eu lieu
29:05sur le bateau ?
29:06Pourquoi ce ne sont pas
29:07des rats sur le bateau
29:08qui ont pu contaminer
29:09les passagers ?
29:10Alors,
29:12je pense qu'il dit ça,
29:14je pense qu'on n'est pas
29:16certains.
29:16Oui,
29:17en fait,
29:17il dit ça comme ça.
29:18C'est un bateau de luxe,
29:19c'est un bateau de luxe,
29:20donc s'il y avait
29:21beaucoup de rats dedans,
29:22ça serait très inquiétant.
29:23Non,
29:23je ne pense pas
29:24qu'il dit ça comme ça,
29:25c'est toujours pareil.
29:26On dit en fonction
29:27des probabilités.
29:29le premier patient,
29:31il est tombé malade
29:32le 11 avril.
29:34Le bateau est parti
29:35le 1er avril.
29:36La durée d'incubation,
29:37c'est 14 jours.
29:38Oui,
29:38donc a priori,
29:39ça colle.
29:39Donc ça colle.
29:40Alors,
29:40moi,
29:41je ne connais pas
29:41toutes les données,
29:42je prends les données
29:43qui existent.
29:44Alors,
29:45vous avez vu
29:45que les autorités
29:46argentines disent
29:48qu'il n'y a pas
29:49de cas,
29:50mais malgré tout,
29:51compte tenu
29:52de la durée
29:52d'incubation,
29:53il est probable,
29:54et après,
29:55les autres patients
29:55sont tombés plus tard,
29:56donc il est possible
29:57que ce patient
29:58soit infecté
29:58et quand on parlait
29:59des enquêtes épidémiologiques
30:01pour essayer de savoir,
30:02à partir de tout ça,
30:03parce que nous,
30:03on n'a pas les chiffres
30:04aujourd'hui,
30:05l'OMS là,
30:07eux,
30:07ils peuvent faire
30:08des courbes,
30:08essayer de voir
30:09quand est-ce que
30:09les gens sont infectés
30:10ou pas.
30:11Donc,
30:11comme ils ont les données,
30:12plus précisément
30:13qu'au moins,
30:14j'ai,
30:15et donc à mon avis,
30:16c'est à partir
30:17de ces données,
30:17la durée d'incubation
30:18qu'ils ont modélisé
30:20et ils pensent
30:20que le patient
30:21a été infecté
30:22sur Terre en Amérique
30:24avant de monter
30:24dans le bateau.
30:25Il faut dire qu'on veut
30:25être prudent,
30:26je vois à l'instant
30:27de nombreuses incertitudes
30:28subsistent
30:29sur l'épidémie
30:29d'antavirus
30:30sur le bateau de Croisière,
30:31affirme le Centre Européen
30:32de Prévention
30:33et de Contrôle
30:34des Maladies,
30:34c'est une agence
30:35de l'Union Européenne,
30:36la prudence est de mise,
30:37vraiment,
30:37pour l'instant,
30:38on ne veut pas trop
30:39s'avancer
30:40et il faut dire
30:40qu'il y a quand même
30:41un vrai traumatisme
30:43avec les épidémies
30:44sur les bateaux.
30:46On se souvient,
30:47Céline Delis,
30:48du Diamond Princess
30:50qui est devenu
30:51un cas d'école
30:52en 2020
30:52au moment du Covid,
30:53il y avait 700 personnes
30:55infectées
30:55sur 3700 passagers
30:57et membres d'équipage,
30:5914 décès,
31:00ça c'est vraiment
31:01le cas d'école,
31:02ce qu'il ne fallait pas faire,
31:03on se souvient de ce bateau
31:04qui n'arrivait pas,
31:05qui ne pouvait pas accoster,
31:06qui était au large du Japon ?
31:08Oui,
31:09c'est une image
31:10qu'on a tous en tête,
31:11c'est le bateau fantôme
31:13qui ne peut plus accoster
31:14avec ses nombreux malades
31:15tout autour.
31:16Donc,
31:18en fait,
31:18en communication
31:19des crises
31:20et des risques,
31:21on est
31:22devant,
31:23on est devant
31:24à lutter
31:24avec toutes ces images
31:26qui nous envahissent
31:27et qui nous empêchent
31:28de poser parfois
31:29la réalité des choses
31:30et exactement
31:32ce qui s'est passé
31:34pour ce bateau-là,
31:36pour celui-ci,
31:37précisément.
31:37On a progressé depuis,
31:38on a tiré les leçons
31:40de cet épisode,
31:42il y a eu plusieurs bateaux
31:43qui se sont trouvés
31:43dans cette situation
31:44mais celui-là,
31:45c'était effectivement
31:45celui où il y avait
31:46le plus de monde.
31:47Alors,
31:47dans notre métier,
31:48on a un jargon,
31:49on appelle ça le rétexte,
31:50c'est le retour
31:51d'expérience.
31:52En fait,
31:52en clair,
31:52on s'adapte
31:53à chaque situation,
31:55on s'adapte
31:56à la situation
31:57et on apprend
31:58de nos échecs
31:58et chaque situation
32:00est nouvelle
32:01et on ne peut pas
32:02imaginer
32:03que tout se passe
32:04exactement
32:05comme c'est écrit
32:06sur les papiers.
32:07On aura beau
32:08faire des plans,
32:09on aura beau
32:09tout écrire,
32:12préparer tout le monde,
32:13il y a toujours
32:14quelque chose
32:14de nouveau,
32:15de différent
32:16qui survient,
32:18qui transforme
32:19un peu les choses.
32:19On l'a vu
32:20pour l'épidémie
32:21du Covid aussi.
32:23On ne peut pas dire
32:27que ce sera parfait
32:29à chaque fois,
32:29on essaye de faire
32:30du mieux possible.
32:31C'est vrai
32:32qu'on apprend énormément,
32:33le Covid nous a
32:34beaucoup appris
32:35et toutes les situations
32:37de grande crise
32:38et de haute intensité
32:39nous apprennent tous
32:40et à travailler ensemble
32:41et à travailler
32:42dans chaque pays
32:43puisqu'ici,
32:44de nombreux pays
32:45sont en train
32:46de se coordonner.
32:47Mais les bateaux,
32:48les avions,
32:49ce sont des véhicules
32:50de contamination,
32:50de mondialisation
32:51des épidémies,
32:53docteur Megerman ?
32:54Oui, tout à fait.
32:55On va dire
32:56la vie moderne,
32:57le fait d'avoir
32:58cette mondialisation
32:59avec des voyages
33:02transatlantiques,
33:03transpacifiques,
33:04avec aussi
33:05les phénomènes
33:06de déforestation
33:07parce que c'est
33:08quelque chose
33:08de très important,
33:09c'est-à-dire
33:10pourquoi on risque
33:11aujourd'hui
33:11d'avoir ces émergences
33:13de virus même connus
33:15et qui touchent
33:16les animaux
33:17parce qu'effectivement
33:18l'habitat humain
33:19se rapproche
33:20de plus en plus
33:20de zones
33:22et entre en contact
33:23avec des animaux
33:24avec lesquels
33:25ils n'avaient pas
33:25l'habitude
33:25et donc
33:26ces virus
33:27peuvent s'adapter
33:28car ils ont
33:28un potentiel
33:29de mutation
33:30à l'homme
33:31et à ce moment-là
33:32devenir
33:32avoir pour hôte
33:34l'homme
33:35et voire même
33:35passer à une transmission
33:36inter-humaine.
33:37Donc le risque
33:38existe toujours
33:39sans parler
33:40évidemment
33:41avec le réchauffement
33:43climatique
33:44le risque
33:44d'émergence
33:45de virus
33:45qui étaient
33:46congelés
33:46dans certaines
33:47parties du monde
33:48depuis des milliards
33:49d'années
33:50et qui vont
33:51réémerger
33:52et contaminer
33:53à nouveau
33:53des êtres humains
33:55qui ne les ont
33:56jamais vus.
33:57Donc en fait
33:57ces virus émergents
33:59représentent un risque
34:00sanitaire important
34:01aujourd'hui
34:01de ce fait
34:02comme ça a été
34:03expliqué
34:03évidemment
34:04et à la suite
34:05du Covid
34:07on va dire
34:08les sociétés
34:10occidentales
34:10ont tiré
34:12des leçons
34:12et se préparent
34:14avec des organismes
34:15de santé publique
34:16qui essayent
34:17tous les jours
34:18de faire
34:18des recommandations
34:20et on va dire
34:21de préparer
34:22les hôpitaux
34:22par exemple
34:22puisque nous
34:23on travaille
34:23à l'hôpital
34:24pour faire face
34:25à ce type
34:26de risque
34:26de simulation
34:30de locaux
34:31adaptés
34:32de tenues
34:33adaptées
34:33parce qu'évidemment
34:34en premier
34:35il faut que les soignants
34:36soient convaincus
34:37de ne pas risquer
34:38eux-mêmes leur peau
34:39lorsqu'ils vont soigner
34:40ce type de patient
34:41et puis dans la Covid
34:44en Chine
34:45les premières victimes
34:45c'était des médecins
34:46eux-mêmes
34:47qui sont morts
34:47de la Covid
34:48parce que
34:49la société
34:50n'était pas préparée
34:51à faire face
34:51à ce type d'infection
34:52Professeur Yazdan Banna
34:53quel est le scénario
34:54de contamination
34:54qu'on redoute
34:55le plus aujourd'hui
34:56par où
34:57arrivera la prochaine épidémie ?
34:59Alors je pense que
35:00juste pour revenir
35:01sur votre question d'avant
35:03pour continuer
35:04parce que je pense
35:04que c'est lié
35:07la première chose
35:08c'est que je pense
35:10effectivement
35:10que cette fois-ci
35:12on a l'air
35:12un peu plus rassurant
35:14même si on doit être
35:15très très prudent
35:17sur ce qu'on dit
35:18mais vous voyez
35:20ces alertes se multiplient
35:21on a eu le Mpox
35:23on a eu le Chikungunya
35:24on a la grippe aviaire
35:26où on est
35:28très concerné
35:30on suit la situation
35:31on a là maintenant
35:32l'Atlantavirus
35:33et comme ça a été dit
35:35c'est vraiment
35:36le contexte
35:37la mondialisation
35:38qui fait
35:39que le risque est important
35:40est-ce que
35:42on est
35:43mieux préparé
35:44qu'avant
35:44en général
35:45les questions
35:47que nous posent
35:48souvent les journalistes
35:49est-ce qu'on est prêt ?
35:50c'est pas noir
35:51c'est comme dans la vie
35:53il n'y a rien de noir
35:54il n'y a rien de blanc
35:55je pense qu'on est mieux
35:56qu'avant
35:59on n'est pas parfait
36:00mais on n'est pas parfait
36:02on n'est pas parfait
36:03à l'Inserm
36:04à l'ANRS
36:05les autres organismes
36:06on travaille
36:07pour essayer
36:08de se préparer
36:08avec les décideurs
36:10on essaye de faire mieux
36:11les choses
36:11parce qu'en fait
36:12pour répondre
36:13dans ces situations
36:14il faut tout préparer avant
36:15il faut avoir les process
36:16il faut avoir
36:17des vaccins
36:19des traitements
36:20donc du coup
36:21c'est ce qu'on essaye de faire
36:22mais comme ça a été dit
36:25on est dans des situations
36:26
36:27on peut avoir
36:28un pathogène X
36:28qui arrive
36:29ou on ne sait pas
36:30un pathogène X
36:31c'est-à-dire
36:32un pathogène
36:33qu'on ne connait pas du tout
36:36on appelle X
36:37parce qu'on ne connait pas du tout
36:38et que ça peut arriver
36:40alors on ne peut pas faire peur
36:41mais c'est vrai que
36:4275%
36:43des émergences
36:44c'est des réémergences
36:45c'est des pathogènes qu'on connait
36:46mais il y a aussi des choses
36:48qu'on ne connait pas
36:48qui peuvent arriver
36:49donc il faut se préparer
36:51et c'est ça
36:52le plus important
36:53parce que le risque existe
36:55et dans un monde
36:56dans le monde
36:58dans lequel on vit
36:58ce risque est devenu
37:00plus important
37:00et vous avez parlé
37:01du vaccin
37:01on l'a pas
37:02alors le vaccin
37:03on l'a eu assez vite
37:04finalement
37:05ça s'est plutôt bien passé
37:06sur le Covid
37:07là ce serait possible
37:09pour un antivirus
37:10un vaccin
37:10alors en fait
37:11il existe déjà
37:13deux vaccins
37:14en fait
37:14en Chine
37:15et en Corée du Sud
37:17alors dirigés
37:18contre des souches
37:18qui sévissent essentiellement
37:19en Asie
37:20donc qui ne sont pas du tout
37:21adaptées pour la souche
37:22en dès
37:22mais ça veut dire
37:24qu'il y a possibilité
37:24de chercher
37:25alors ces vaccins
37:26ne sont pas
37:26non pas évidemment
37:27d'autorisation
37:27de mise sur le marché
37:28en Europe
37:28on ne connait pas
37:29leur efficacité
37:31mais à nouveau
37:32je dirais
37:32à mon sens
37:34pour le moment
37:35vu la contagiosité faible
37:37vu des foyers épidémiques
37:38extrêmement restreints
37:39j'allais dire
37:40ce n'est pas l'axe
37:41de développement principal
37:42qu'il faudrait adapter
37:43à mon avis
37:44beaucoup plus intéressant
37:45de développer
37:45une thérapeutique
37:46spécifique
37:47si une telle thérapeutique
37:48existait
37:48pour soigner
37:49des patients
37:49éventuellement contaminés
37:50mais il y a des ajoutes
37:52on a
37:52vous parliez de préparation
37:53on a déterminé
37:55quels sont les agents
37:56pathogènes à risque
37:57ont un virus
37:58fait partie
37:59et l'idée
38:00c'est d'avoir des vaccins
38:01et des traitements
38:02sur étagère
38:03pour que quand ça arrive
38:04on utilise
38:04on n'a pas pour tout
38:05mais effectivement
38:07il y a des choses
38:08dans le pipeline
38:09comme disaient
38:10les anglais
38:10pour essayer d'utiliser
38:12oui c'est ça
38:12c'est ça qu'on veut
38:13nous
38:13c'est d'avoir des vaccins
38:15prêts à dégainer
38:17en cas de contamination
38:20Céline Delis
38:20est-ce que vous avez peur
38:21vous ?
38:24non
38:25pas vraiment
38:25mais aussi
38:27non
38:28parce qu'on vous a senti
38:28quand même un peu plus
38:30inquiétante
38:30tout à l'heure
38:31quand vous nous parliez
38:32d'avoir plus de travail
38:32peut-être peur
38:33d'avoir plus de travail
38:34c'est pas exactement
38:35le même positionnement
38:36mais voilà
38:37quand vous nous avez cité
38:38toutes les possibilités
38:39de contact
38:41oui voilà
38:41alors le fait de l'enquête
38:43c'est une enquête
38:44très exhaustive
38:45donc évidemment
38:46elle est très fouillée
38:47et c'est toute
38:49la beauté
38:50du métier
38:51si je puis m'exprimer ainsi
38:52mais il y a quelque chose
38:53de méthodique
38:55de bien préparé
38:57qui se met en marche
38:58et on voit bien
38:58que grâce à ça
38:59en fait on évite
39:00d'autres contaminations
39:02donc vous parliez
39:03du Daimon Princess
39:04c'est vrai qu'on a vu
39:06des choses
39:06au cours de cet épisode
39:08qu'on ne répète pas
39:11depuis
39:12c'est évident
39:13et on ne les répète pas
39:14non plus
39:14dans les aéroports
39:15et on gère
39:16ce genre de choses
39:18pas assez fréquemment
39:20mais on gère
39:21des situations
39:22où on est
39:23très très professionnel
39:24merci beaucoup
39:25à vous tous
39:26d'être venus
39:27débattre sur ce plateau
39:29et nous éclairer
39:29demain Thomas Soto
39:31recevra Jean-Noël
39:32Barraud
39:32ministre des Affaires
39:33étrangères
39:33quant à Marc-Olivier Fogel
39:35il accueillera
39:35Marie-Thérèse Ross
39:36française de 86 ans
39:37détenue pendant 17 jours
39:38par l'AIS
39:39la fameuse police
39:40de l'immigration
39:41aux Etats-Unis
39:42et il est l'heure
39:43de retrouver
39:44André Dusselier
39:45bonsoir André
39:46quelle histoire
39:46allez-vous nous raconter
39:47bonsoir Anne-Sophie
39:48alors ce soir
39:50je vais vous raconter
39:50l'incroyable destin
39:51d'Elisabeth Taylor
39:53Hollywood
39:53des films légendaires
39:55et une passion
39:56brûlante
39:57avec Richard Burton
39:58à tout de suite
39:59sur RTL
40:00à tout de suite André
40:08tous les jours
40:09toute la journée
40:10à tout de suite
40:11à tout de suite
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