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00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Perico-Legas.
00:00:06La seule façon de garantir la paix, c'est de faire apparaître toute guerre comme étant voulait à l'échec.
00:00:11Françaises, Français, mes chers compatriotes.
00:00:13Je suis William Wallace.
00:00:14Pour être libre donc, il faut être craint.
00:00:16Vaut-il mieux se faire craindre ou se faire respecter ?
00:00:19Et pour être craint, il faut être puissant.
00:00:21L'idéal serait de faire l'un comme l'autre.
00:00:23Notre pays détient cette arme hors du commun.
00:00:26Capable de réduire la population d'Andéan.
00:00:28L'arme dont on a besoin de se servir qu'une fois.
00:00:31Je l'appelle l'ex-femme.
00:00:32Aucun état, si puissant soit-il, ne pourrait s'y soustraire.
00:00:36Il faut se battre !
00:00:37Écoute, crier, monsieur, je vous assure, c'est pénible.
00:00:38Aucun, si vaste soit-il, ne s'en remettrait.
00:00:41Vive la République. Vive la France.
00:00:43Nous sommes en guerre.
00:00:45Bonjour et bienvenue sur Sud Radio en ce mercredi 4 mars 2027.
00:00:50Nous allons être ensemble.
00:00:52Je ne dis pas qu'on va aller chercher midi à 14h, mais on sera ensemble de midi à 14h.
00:00:56Je suis entouré par mes précieux collaborateurs.
00:01:00Ils sont d'une humeur de dogue aujourd'hui.
00:01:01Je ne sais pas pourquoi.
00:01:04...d'attice qui est passé.
00:01:05Demain, il y a M. Bournazel.
00:01:06Certains sont parisiens, d'autres de Boulogne.
00:01:08Mais on se calme, enfin, tout va bien se passer.
00:01:10N'ayez pas peur du suffrage universel.
00:01:12Maud Coffler est là.
00:01:13Bonjour !
00:01:13C'est toujours très énergique.
00:01:15Julien Delmas qui va s'assurer de la qualité de cette émission qui est irréprochable.
00:01:19Elvie qui nous a toujours, Elvie, au coin de l'œil, parce qu'il a besoin de retranscrire sur le
00:01:23web
00:01:24toutes les choses précieuses et pertinentes que l'on raconte sur cette antenne.
00:01:27Et puis Emmanuel Galasso est à l'écoute du peuple français.
00:01:29Donc c'est l'anniversaire ! Joyeux anniversaire, Manu !
00:01:32Alors je suis touché parce que c'est celui de ma maman aussi.
00:01:35Ah, ma Julie, c'est ça, Manu !
00:01:36Elle aurait eu 98 ans, 98 ans aujourd'hui.
00:01:39Le 4 mars, c'est bientôt le printemps, vous avez vu, ça fleurit, ça bourgeonne dans tous les sens.
00:01:43Les jeunes gens sont en train, voilà, on les voit sortir ensemble frivoles.
00:01:47Eh bien, c'est la vie qui reprend.
00:01:49Et donc, je vous disais, Emmanuel Galasso qui attend vos appels au 0 826 300 300
00:01:54parce que les sujets dont nous allons parler aujourd'hui vont évidemment exciter votre curiosité,
00:01:59stimuler votre besoin de réagir et certainement vous pousser à nous dire ce que vous pensez
00:02:05de cette actualité.
00:02:07Alors, Emmanuel Macron s'est pris pour le président de la République hier soir
00:02:11et ça tombe bien parce qu'il l'est.
00:02:13Il l'est et on a été tous étonnés par cette prestation, par la brièveté du propos.
00:02:20Alors ensuite, il y a le fond.
00:02:21Est-ce qu'il faut s'engager de cette façon ?
00:02:23Est-ce que la France a les moyens ?
00:02:24Est-ce que c'est prudent et pertinent ?
00:02:27Est-ce que le président de la République représentait l'opinion des Français hier soir ?
00:02:32On va en discuter avec le colonel Perdeyong qui est un expert patenté que l'on voit sur les plateaux
00:02:38de télévision,
00:02:39cofondateur de l'Institut Témis.
00:02:40Vous nous direz, mon colonel, ce qu'est l'Institut Témis et expert en question de défense
00:02:45parce qu'il a participé en un temps au secret défense de l'État.
00:02:48Il était au sein des drains de l'Élysée et il assistait aux décisions au sommet de la République.
00:02:53La justice française a-t-elle été à la hauteur des enjeux au procès lié à la tragédie de Samuel
00:03:00Paty ?
00:03:01Certains disent qu'elle a été clémente, d'autres qu'elle a été comme elle devait être avec la sévérité
00:03:06requise.
00:03:07Le climat pendant l'audience était un petit peu tendu.
00:03:09La famille semblait un petit peu déçue.
00:03:12On va en discuter avec Étienne Cantillon, journaliste à Marianne, qui a assisté au procès.
00:03:17Et puis de 13 à 14 heures, j'ai mal à mon école.
00:03:21Je recevrai Jean-Paul Brighelli, professeur, expert, qui a écrit La Fabrique du Crétin.
00:03:27Et il va nous dire que La Fabrique du Crétin, hélas, se porte bien et qu'on continue toujours à
00:03:32en fabriquer autant.
00:03:33Et que ça n'ira pas en s'arrangeant.
00:03:35On a même une statistique disant que la part du privé pourrait atteindre 50% à Paris d'ici 2035.
00:03:42L'École de la République se porte mal.
00:03:43Et puis ma chère Maud, on va faire une petite perle parmi d'autres.
00:03:46De nombreuses perles, mais un petit détail dans cette actualité très riche.
00:03:50Le Parti Socialiste acte son divorce avec la France Insoumise, du moins pour les municipales.
00:03:54On verra après.
00:03:55Eh bien, ils ont mis le temps.
00:03:56Parce que quelle patience quand même.
00:03:57Je les comprends.
00:03:58Voilà.
00:04:00Sud Radio.
00:04:01La France dans tous ses états.
00:04:04L'humeur de Pericot.
00:04:05Je n'avais pas prévu de vous parler de ça aujourd'hui.
00:04:08Mais j'étais hier, comme beaucoup de Français devant mon téléviseur.
00:04:10Et j'ai écouté l'allocution télévisée du chef de l'État quand j'étais gamin.
00:04:14Je me souviens de celle du général de Gaulle qui, en général, commençait par des musiques du XVIe siècle.
00:04:20De Lully ou de Charpentier.
00:04:23Et on a eu hier un chef d'État.
00:04:26Il est président de la République.
00:04:28On a eu hier le discours d'un chef d'État.
00:04:30Court d'abord.
00:04:31C'était, comme disait le général de Gaulle, plus c'est concis, plus c'est précis.
00:04:35Ensuite, on peut se poser légitimement la question.
00:04:37D'abord, une première remarque.
00:04:39Il en a tellement fait, il en a tellement dit, que pour une fois où il parle à bon escient,
00:04:45avec des propos cohérents, et où il engage la France d'une façon acceptable,
00:04:49eh bien, on dit, ah bon, alors est-ce que cette fois-ci, c'est la bonne ?
00:04:51Est-ce que c'est sérieux ?
00:04:52Est-ce qu'il avait matière à le dire ?
00:04:53Est-ce qu'il a les moyens de sa politique ?
00:04:56On sait, je vais en discuter avec le colonel Pierre de Jong tout à l'heure,
00:04:59le président de la République française dispose de pouvoirs accrus et absolus en matière de défense,
00:05:05y compris sans le consentement du gouvernement et du Parlement en un premier temps,
00:05:09parce qu'ensuite il est obligé, évidemment, de se référer aux institutions.
00:05:13Est-ce que pour autant la déclaration d'hier correspond à une réalité ?
00:05:16Est-ce que notre force nucléaire est vraiment aussi dissuasive qu'on peut le penser vu la situation ?
00:05:21Est-ce que le Charles de Gaulle est le bienvenu dans un système où il n'a pas été prévu
00:05:25?
00:05:25Est-ce que la République française ne se mêle pas un petit peu de ce qu'il ne la regarde
00:05:29pas aux yeux de l'engagement,
00:05:31même si elle a des liens avec des pays du Golfe ?
00:05:33Et c'est bien ce qu'a dit le président de la République hier, Emmanuel Macron a dit
00:05:36nous avons des obligations et nous serons présents pour défendre nos alliés.
00:05:40Est-ce que dire je vais défendre mes alliés, voire participer au combat,
00:05:44ce n'est pas mettre les pieds dans l'engrenage et donner l'occasion à ceux qui nous veulent du
00:05:48mal de dire
00:05:48mais si la France rejoint Israël et les Etats-Unis, elle subira les conséquences de son engagement politique ?
00:05:54Voilà, tout ça reste à débattre.
00:05:56On a vu un homme, j'ai vu physiquement par rapport aux premiers jours de son mandat,
00:06:03on se souvient de ce jeune homme alerte et dynamique lors de la cérémonie du Louvre de son investiture,
00:06:09on a vu que cette fonction marque physiquement, elle est éprouvante,
00:06:14il a un coup de vieux et tout à son honneur, ça veut dire qu'il s'est donné.
00:06:18C'est une mission certainement, une mission totalement difficile, ça personne ne le doute.
00:06:24Il est dans une situation où il engage la France de façon très solennelle,
00:06:27il parlait comme s'il avait une majorité absolue et un gouvernement totalement à ses ordres,
00:06:32même si le Premier ministre est un de ses amis.
00:06:34Pour autant la situation institutionnelle et politique française est très fragile
00:06:38et c'est vrai qu'on a plus de poids, qu'on a plus d'autorité et qu'on est
00:06:41plus convaincant
00:06:42quand on a le pays derrière soi, les institutions, le Parlement et le gouvernement.
00:06:46Ce n'est pas le cas, pour autant nous faisons acte de respect envers la fonction du Président de la
00:06:50République,
00:06:51espérons qu'il ne se soit pas trompé et espérons que l'image de la France,
00:06:54malgré les engagements verbaux qu'il a formulés et qui sont légitimes,
00:06:58espérons que la force de la France retrouvera un peu plus de crédit à l'étranger,
00:07:02de crédit en Orient.
00:07:04On a connu des périodes plus glorieuses que le colonel Perdeillon le sait,
00:07:07on a connu des périodes où on était plus respecté, qu'on était plus craint, comme on a dit.
00:07:11« Je crois que la crainte, je redoute que la crainte que nous inspirons aujourd'hui
00:07:15ne soit pas à la hauteur des engagements que le Président de la République a pris hier soir
00:07:20devant les Françaises et les Français. »
00:07:22La France n'entre pas en guerre, mais elle souhaite montrer sa capacité à défendre ses intérêts.
00:07:27On en parle dans un instant, vous avez certainement un avis sur les questions,
00:07:29ou des questions surtout sur le sujet.
00:07:32N'hésitez pas à nous appeler au 0826 300 300.
00:07:34A tout de suite sur Sud Radio.
00:07:36Sud Radio.
00:07:44Tandis qu'Israël et les Etats-Unis sont officiellement entrés en guerre contre l'Iran,
00:07:48le Moyen-Orient s'embrase et la France a décidé de s'impliquer en envoyant deux porte-avions
00:07:52en Méditerranée, la frégate Languedoc à Chypre,
00:07:54des rafales et des systèmes de défense anti-aérienne au Moyen-Orient.
00:07:57Pour Emmanuel Macron, qui tenait une allocution hier soir,
00:07:59le but n'est pas d'entrer en guerre, mais de pouvoir montrer notre capacité
00:08:03à défendre nos intérêts, nos partenaires si besoin,
00:08:05et nos ressortissants au Moyen-Orient.
00:08:07On en parle sur Sud Radio avec Pierre de Jong,
00:08:10ancien colonel de marine et cofondateur de l'Institut Témise.
00:08:12Bonjour.
00:08:14Bonjour mon colonel.
00:08:15Bonjour.
00:08:15Alors, vous êtes bien colonel de l'armée de terre dans la marine,
00:08:18vous n'êtes pas capitaine de frégate.
00:08:20Je suis infanterie de marine.
00:08:21Infanterie de marine.
00:08:22Donc, oui, j'ai eu lieu 1622.
00:08:23Donc, absolument, grand corps de l'armée française.
00:08:26Exactement.
00:08:26Mon colonel, merci.
00:08:28Merci d'être avec nous sur Sud Radio.
00:08:29Aujourd'hui, on connaît votre expertise et votre expérience,
00:08:32les deux, sur les questions de défense et les questions militaires.
00:08:35Nous discutions tout à l'heure avant l'antenne.
00:08:38Vous êtes plus indulgent que moi sur la prestation d'hier du président de la République,
00:08:41même si je viens de reconnaître qu'il avait été à hauteur de la fonction
00:08:44et qu'il fallait tout et bien dire se prononcer.
00:08:46Autre question de savoir, est-ce qu'il a vraiment les moyens de ses propos
00:08:49et est-ce que l'image de la France n'est pas à ce point abîmée,
00:08:52que même s'il vient rehausser un petit peu le niveau,
00:08:54on a quand même une carence de crédibilité ?
00:08:57Est-ce qu'on vraiment, notre image se porte si mal que ça,
00:09:00au point qu'on n'ait pas été ni consulté, ni prévenu ?
00:09:03Je me souviens que, je vous donne la parole tout de suite,
00:09:07Kennedy a tout de suite prévenu De Gaulle,
00:09:09quand il y a eu l'affaire des missiles à Cuba,
00:09:11et le général De Gaulle, qui était pourtant très méfiant vis-à-vis des États-Unis,
00:09:15lui avait dit, nous sommes alliés,
00:09:16et quoi qu'il arrive, je serai à vos côtés.
00:09:18Est-ce que la donne a changé depuis cette époque ?
00:09:21Le général De Gaulle a dit indéniablement,
00:09:23surtout qu'il y a un personnage qui s'appelle Trump,
00:09:24qui est arrivé aux affaires,
00:09:25et qui est assez décontracté dans les relations internationales.
00:09:29Vous voyez hier, un exemple, il parle d'un chef d'État,
00:09:30il dit, il est gentil, c'est un bon garçon,
00:09:32on fera quelque chose avec.
00:09:33Donc en fait, il est relativement décontracté
00:09:35dans ses relations avec les autres.
00:09:37D'où, je dirais, le petit instant d'agacement
00:09:39du président de la République il y a quelques semaines,
00:09:41en disant, on n'a même pas été prévenu de ce qui se passait.
00:09:43Donc c'est vrai que, encore une fois,
00:09:45les Américains n'ont pas besoin de personne,
00:09:47ils dirigent l'OTAN,
00:09:48il y a une espèce de domination de puissance,
00:09:49qui fait que pour un Français,
00:09:51les Français, on a toujours un petit peu,
00:09:52on a des particularismes,
00:09:54vous évoquiez le général de Gaulle,
00:09:56c'est sûr qu'on se réfère toujours à lui,
00:09:57et en fait, on avait une position
00:09:59qui était toujours un peu respectée.
00:10:01Et c'est vrai que depuis quelques années,
00:10:02et moi je considère que c'est depuis les années 2000,
00:10:05puisqu'en fait, nos armées ont baissé en effectifs,
00:10:07ont baissé en budget,
00:10:08ont baissé en organisation,
00:10:10donc notre armée est beaucoup moins performante,
00:10:12en tout cas l'armée conventionnelle,
00:10:13et c'est vrai qu'on a perdu en poids,
00:10:14et le fait de rentrer dans l'OTAN,
00:10:16avec, à l'époque du président Sarkozy,
00:10:17on a perdu beaucoup de marge de manœuvre,
00:10:19donc c'est vrai qu'aujourd'hui,
00:10:20on est dans une situation,
00:10:21on suit davantage qu'on initie,
00:10:24c'est un peu le problème qu'on a,
00:10:25mais on est toujours au Conseil de sécurité,
00:10:27même si ce n'est pas grand-chose actuellement,
00:10:29mais c'est vrai qu'on est toujours positionné
00:10:30comme une puissance majeure,
00:10:32et entre autres, double point,
00:10:34grâce au nucléaire,
00:10:34et avant-hier, le président fait un bon discours sur le sujet.
00:10:37Vous êtes en train de nous expliquer
00:10:38qu'en fait, et on l'a dit ici et partout,
00:10:40ailleurs, depuis la chute du mur,
00:10:41on a baissé la garde,
00:10:42parce qu'on s'est dit,
00:10:42les causes ou les clauses,
00:10:44les probabilités de guerre se sont abaissées,
00:10:47et donc il n'y a pas besoin d'être vigilant.
00:10:49La preuve que non,
00:10:49il peut toujours y avoir des conflits
00:10:51sur des terrains internationaux,
00:10:52et il faut pouvoir être présent
00:10:54et avoir les moyens de sa politique.
00:10:57Est-ce qu'il est prudent,
00:10:58dans la mesure où nous avons été tenus à l'écart,
00:11:00nous avons des obligations avec certains états du Golfe,
00:11:03est-ce qu'il est prudent aujourd'hui,
00:11:05vu la complexité de cette situation,
00:11:08ce conflit a été déclenché
00:11:10au mépris de toutes les lois internationales,
00:11:12à l'initiative de Benjamin Netanyahou,
00:11:14dont il sait qu'il règle aussi un problème local
00:11:16et un problème personnel,
00:11:17le président Trump a suivi,
00:11:19qui est un petit peu vingt en guerre,
00:11:20est-ce qu'il fallait, dès à présent,
00:11:22dès le 3 mars,
00:11:23dire, eh ben, on y va aussi,
00:11:25et on rentre dans la mêlée ?
00:11:26Est-ce bien prudent ?
00:11:27Est-ce bien pertinent ?
00:11:28Alors, sur le droit international,
00:11:29un petit mot,
00:11:30les Iraniens l'avaient largement bafoué,
00:11:32en liquidant entre 30 et 40 000 personnes,
00:11:34et puis en rentrant dans la cour...
00:11:36C'est pas une raison !
00:11:37C'est pas une raison, mon colonel !
00:11:40En même temps que votre adversaire potentiel
00:11:43est sorti des limites de l'épure,
00:11:44en même temps, bon,
00:11:45le droit, on peut peut-être trouver une solution.
00:11:46Maintenant, on vit dans l'époque des superpuissances,
00:11:49on vit dans une autre époque,
00:11:50c'est vrai que le droit est malmené,
00:11:51on voit bien que les Nations Unies n'existent quasiment plus,
00:11:54donc c'est vrai qu'on vit dans un autre monde.
00:11:55Alors, ceci étant dit,
00:11:56encore une fois,
00:11:57la France s'inscrit dans un monde,
00:11:58je dirais, occidental,
00:11:59qui a des obligations,
00:12:00vous venez de l'évoquer,
00:12:01on a signé des accords de défense
00:12:02avec toute une série de pays au Moyen-Orient,
00:12:04donc on a signé un document,
00:12:05ces pays nous achètent beaucoup d'armements,
00:12:07au passage,
00:12:08ce qui veut dire qu'en fait,
00:12:08ça fait partie,
00:12:09ça fait fonctionner la balance commerciale,
00:12:11ça donne de l'emploi,
00:12:12donc c'est vrai qu'on a des obligations,
00:12:13je dirais,
00:12:14morales, financières, économiques,
00:12:16et militaires,
00:12:16évidemment,
00:12:17avec les pays du Golfe.
00:12:18Donc en fait,
00:12:18on honore notre signature,
00:12:19tout simplement.
00:12:20Vous ne craignez pas que lorsque l'on dit
00:12:22à la télévision,
00:12:22à 20h devant les Français,
00:12:24j'envoie la frégate Languedoc,
00:12:26ça fasse plutôt rigoler les Iraniens,
00:12:28que peur !
00:12:30Si c'est tout ce que tu as,
00:12:31on a envie de reciter,
00:12:32tout ce que tu as proposé,
00:12:33et le Charles de Gaulle,
00:12:34avec l'argent que ça va coûter,
00:12:36va mettre une dizaine de jours pour y arriver,
00:12:38et là,
00:12:38l'état-major américain disait,
00:12:40il peut venir,
00:12:40il n'est pas dans le circuit,
00:12:41il n'est pas dans le réseau.
00:12:42Il risque juste de nous embêter.
00:12:44En fait,
00:12:44c'est la mouche du coche.
00:12:45Est-ce que Macron n'était pas en train de jouer
00:12:46la mouche du coche ?
00:12:47Il y a deux questions dans la question.
00:12:49La deuxième partie de votre question
00:12:50est parfaitement juste.
00:12:51C'est vraiment le fait de rentrer
00:12:53en Méditerranée,
00:12:54qui est déjà une petite mer,
00:12:55entre guillemets.
00:12:56Vous avez déjà un groupe aéronaval américain
00:12:58qui est colossal,
00:12:58qui a besoin de toute la surface
00:13:00et de tout le volume aérien.
00:13:01C'est vrai qu'avoir un Charles de Gaulle
00:13:03avec un groupe aéronaval derrière,
00:13:04ça va poser problème.
00:13:05Mais en même temps,
00:13:07les marins comme les aviateurs
00:13:08ont l'habitude de travailler en coordination
00:13:09si tant est qu'on le fasse.
00:13:11Mais aujourd'hui,
00:13:11ce n'est pas le cas.
00:13:12Aujourd'hui,
00:13:12on ne s'engage pas à côté des Américains.
00:13:14Aujourd'hui,
00:13:14on met en place un dispositif militaire
00:13:16qui est destiné à agir
00:13:18en fonction de nos intérêts.
00:13:20On va être présent, quoi.
00:13:20Voilà.
00:13:21Présent ou à ou.
00:13:22Et encore une fois,
00:13:22la frégate,
00:13:23c'est un cas particulier
00:13:23parce que la frégate va à la Chypre.
00:13:25Et Chypre,
00:13:25c'est les Britanniques.
00:13:26Vous savez qu'ils ont eu
00:13:27plusieurs tirs de drones
00:13:28en provenance du Liban Sud.
00:13:31Et c'est vrai
00:13:32que c'est une manière
00:13:33d'affirmer une espèce
00:13:34de cohésion européenne.
00:13:36Maintenant,
00:13:36le groupe aéronaval,
00:13:37ce n'est pas n'importe quoi.
00:13:37Il y a 60 avions
00:13:38à bord d'un porte-avions français.
00:13:41Sur le porte-avions américain,
00:13:42il y en a 90.
00:13:43Il y en a un peu plus.
00:13:44On voit que c'est une force
00:13:45qui est significative.
00:13:46Au-delà du fait
00:13:47que les frégates
00:13:47et les sous-marins
00:13:48qui encadrent ce groupe aéronaval
00:13:51ont des moyens
00:13:52extrêmement importants.
00:13:52Entre autres,
00:13:53il y a des moyens
00:13:54avec l'Aster
00:13:55qui est un missile antiaérien.
00:13:56Vous avez des missiles
00:13:57extrêmement performants
00:13:58pour l'en aller
00:13:58et les meilleurs au monde.
00:13:59Donc c'est vrai
00:13:59que cet apport-là
00:14:01protégera probablement
00:14:02en tout cas Chypre.
00:14:03Maintenant,
00:14:04il y a également
00:14:04d'autres moyens.
00:14:05Les rafales
00:14:05qui sont actuellement
00:14:06en place en Jordanie,
00:14:07ça va être renforcé.
00:14:08On ne sait pas combien
00:14:09c'est encore secret,
00:14:10bien évidemment.
00:14:11Et puis on met en place
00:14:11ce qu'on appelle
00:14:12un radar volant,
00:14:13un AWACS
00:14:13qui va permettre
00:14:14de faire de la coordination.
00:14:15Donc on voit
00:14:16qu'aujourd'hui,
00:14:16on crée un dispositif
00:14:17qui va permettre
00:14:18en fait de répondre
00:14:18à une demande,
00:14:20encore une fois,
00:14:20soit des Qataris,
00:14:22soit des pays
00:14:23avec lesquels
00:14:23on a signé des accords.
00:14:24Donc encore une fois,
00:14:25on n'est pas offensif
00:14:26mais on se met
00:14:27en disposition
00:14:28pour réagir
00:14:29à une attaque de l'Iran.
00:14:30Mon colonel Perdeillon,
00:14:31est-ce qu'ils ont
00:14:32vraiment besoin de nous ?
00:14:33Ils ont à leur côté
00:14:34la première puissance mondiale
00:14:36et quelque part
00:14:37les Britanniques
00:14:38qui ne sont pas loin non plus.
00:14:39Est-ce que vraiment
00:14:40l'apport militaire
00:14:41de la France,
00:14:42est-ce qu'on n'est pas
00:14:43à rebours
00:14:44de ce que
00:14:44Dominique de Villepin
00:14:45avait dit
00:14:46à l'ONU
00:14:46lorsqu'il y avait
00:14:47l'attaque de l'Irak ?
00:14:48Vous me direz,
00:14:48ce n'est pas les mêmes
00:14:49circonstances
00:14:49que l'attaque de l'Irak,
00:14:50ce n'est pas le conflit iranot.
00:14:52Cette guerre a quand même
00:14:53été décléchée
00:14:53à l'initiative
00:14:54de Benjamin Netanyahou
00:14:55qui a des raisons
00:14:56personnelles
00:14:56de la déclencher.
00:14:57Les Américains ont suivi
00:14:58parce qu'il y avait
00:14:59des menaces
00:14:59depuis quelques semaines
00:15:00qu'il fallait bien
00:15:01passer à l'acte.
00:15:02Est-ce que c'est bien prudent ?
00:15:03Vraiment,
00:15:04est-ce que ces pays
00:15:04ont besoin de nous ?
00:15:05Est-ce que c'est bien prudent
00:15:06de s'impliquer
00:15:16d'accord ?
00:15:16Est-ce que du coup
00:15:18le terrorisme iranien
00:15:19ne peut pas dire
00:15:19« Ah mais bienvenue la France,
00:15:21vous voulez qu'on s'occupe de vous,
00:15:22on va venir s'occuper de vous
00:15:23puisque vous voulez
00:15:24rentrer dans la danse ? »
00:15:24Alors je vais prendre
00:15:25la première question.
00:15:26Effectivement,
00:15:26les Américains,
00:15:27les Israéliens
00:15:28n'ont pas besoin
00:15:28de notre dispositif
00:15:29pour renforcer
00:15:30leur organisation
00:15:31qui est vraiment
00:15:31très pléthorique.
00:15:32Premier point.
00:15:33Deuxième point,
00:15:33c'est Klaus Witz
00:15:34qui dit
00:15:34« La guerre,
00:15:35c'est la continuation
00:15:36de la politique,
00:15:36pas d'autre moyen. »
00:15:37Le président français
00:15:38fait de la politique.
00:15:39Une politique internationale,
00:15:46et l'armée,
00:15:47c'est la partie avancée.
00:15:48Vous savez,
00:15:49un pays a deux outils
00:15:51pour faire de la politique.
00:15:52Un outil mou,
00:15:53la diplomatie,
00:15:53un outil dur,
00:15:54c'est les militaires.
00:15:55Aujourd'hui,
00:15:55c'est la partie militaire
00:15:57qui joue,
00:15:57donc le chef de l'État
00:15:58joue son rôle.
00:15:59Encore une fois,
00:16:00ça s'arrête là.
00:16:01Maintenant,
00:16:01c'est vrai qu'il y a
00:16:01une ambiguïté
00:16:02dans le mot
00:16:02défensif-offensif
00:16:03puisque,
00:16:04en fait,
00:16:05c'est un outil défensif
00:16:06qui est mis en place
00:16:06avec le groupe aéronaval.
00:16:08Il n'y a pas d'ennemi
00:16:08désigné réellement
00:16:09mais M. Barraud a dit
00:16:11hier après-midi
00:16:11que je sache
00:16:12qu'on était prêt
00:16:12à tirer sur un missile
00:16:14qui a sa source.
00:16:15Alors là,
00:16:15ça se complique
00:16:16parce que si on tire...
00:16:17On est sur le territoire
00:16:19de l'ennemi.
00:16:20On peut supposer
00:16:20qu'on tirerait,
00:16:21on va identifier
00:16:22le départ d'un missile
00:16:23et on tirerait sur le missile
00:16:24quand il est en l'air.
00:16:26Encore une fois...
00:16:26Mais si on touffe
00:16:27la rampe de lancement,
00:16:28c'est une autre histoire.
00:16:29Mais vous savez
00:16:29qu'on a déjà tiré
00:16:30sur des drones iraniens
00:16:30il y a 48 heures.
00:16:32Je sais.
00:16:32En fait,
00:16:33ça a commencé.
00:16:34On y rentre
00:16:35de façon délicate,
00:16:37je dirais plus discrète
00:16:38que les Américains
00:16:39mais clairement
00:16:40on y est déjà.
00:16:41Donc le président
00:16:42de la République française
00:16:42vous me le disiez également
00:16:44et on en a déjà discuté ensemble
00:16:46a de vraies prérogatives
00:16:47en matière de défense.
00:16:49On sait que la Constitution
00:16:50dit bien que
00:16:51à l'article 20
00:16:51c'est le gouvernement
00:16:52qui détermine et conduit
00:16:53la politique de la nation
00:16:54que le Premier ministre
00:16:55et le ministre de la Défense
00:16:57ont une implication institutionnelle
00:16:58obligatoire
00:16:59dans un cas de conflit
00:17:00qu'à un moment donné
00:17:01le Parlement doit être consulté.
00:17:02Pour autant,
00:17:02le président de la République
00:17:03a une marge de manœuvre énorme.
00:17:06Vous me disiez vous-même
00:17:07que vous étiez à l'Élysée
00:17:08lorsque le président Mitterrand
00:17:10alors qu'il était en cohabitation
00:17:11avec Édouard Balladur
00:17:13et c'était Philippe Léotard
00:17:14qui était ministre de la Défense
00:17:17il voulait aller au Rwanda
00:17:19et on y est allé.
00:17:20En 1994
00:17:21il y avait un blocage complet
00:17:22pour aller au Rwanda
00:17:23et en fait
00:17:24il y a un conseil de défense
00:17:25le 15 juin exactement 1994
00:17:26il a décidé d'engager
00:17:27les forces françaises
00:17:28et ils sont allés
00:17:29alors après le résultat politique
00:17:30n'a pas été très glorieux
00:17:31parce qu'on a mal géré
00:17:33la fin de l'histoire
00:17:34mais la décision
00:17:34n'empêche
00:17:35a été prise par le président Mitterrand
00:17:36mais il y a d'autres histoires
00:17:37comme ça
00:17:37il y a l'intervention également
00:17:39en 1991
00:17:39rappelez-vous
00:17:40le ministre de la Défense
00:17:41M. Chevènon de l'époque
00:17:42était contre cette intervention
00:17:43il a démissionné
00:17:44de toute façon en France
00:17:45Le ministre ça démissionne
00:17:46ou ça ferme sa gueule
00:17:47ou ça démissionne ?
00:17:47Exactement ça
00:17:48et en fait en France
00:17:49on est un pays
00:17:50il y a des rares pays européens
00:17:51en tout cas occidentaux
00:17:52dans lequel
00:17:52le chef de l'État
00:17:53a une prérogative totale
00:17:55sur l'engagement des forces
00:17:56c'est le chef des armées
00:17:58il peut faire absolument
00:17:58ce qu'il veut
00:17:59évidemment il y a un contrôle
00:18:01du Parlement
00:18:02qui s'exerce quelques semaines
00:18:03après l'engagement
00:18:04mais il fait absolument
00:18:05ce qu'il veut
00:18:05pourquoi ça se passe comme ça ?
00:18:07parce que le président français
00:18:08doit être capable
00:18:08de tirer un missile nucléaire
00:18:10s'il considère
00:18:11que les intérêts vitaux
00:18:12de la France sont engagés
00:18:13c'est ça le cœur du problème
00:18:14c'est le général de Gaulle
00:18:15qui a mis ça en place
00:18:16donc on peut supposer
00:18:17que ça fonctionne relativement bien
00:18:19et c'est vrai que le président
00:18:20Macron ne rate pas l'occasion
00:18:21il rentre dans une partie politique
00:18:23qui est extrêmement fine
00:18:24il retrouve son rôle de président
00:18:26en tout cas il ne l'a pas perdu
00:18:27enfin physiquement il le trouve
00:18:28il l'exprime
00:18:29depuis avant-hier
00:18:30rappelons-nous à Lille-Longue
00:18:31où il a un discours extrêmement calibré
00:18:32sur la décision française
00:18:34qui est en fait
00:18:34un discours qui passe
00:18:35je dirais bien
00:18:37parce qu'il n'invente pas
00:18:38un nouveau modèle
00:18:39le mot clé c'était quoi ?
00:18:41le mot clé c'était que la décision
00:18:42lui appartient
00:18:43donc en fait il a dit
00:18:43ce qu'il avait à dire
00:18:44et puis le deuxième point
00:18:45la partie de hier est intéressante
00:18:47en 8 minutes
00:18:48c'est très ciselé
00:18:49il dit voilà
00:18:50c'est la continuité
00:18:51du discours d'avant-hier
00:18:52où il dit très concrètement
00:18:53la France est présente
00:18:54et répond
00:18:55enfin comment dire
00:18:56elle répond à ses engagements
00:18:57c'est une bonne
00:18:58c'est une bonne
00:18:59de voir les choses
00:19:00d'autant qu'on sait
00:19:00c'est que les anglais
00:19:01et les espagnols
00:19:03quasiment en même temps
00:19:04ont dit pouce
00:19:05ils ont considéré
00:19:06qu'ils n'étaient pas considérés
00:19:06alors avec une petite clause
00:19:07si j'ai bien compris
00:19:08vous allez nous l'éclairer
00:19:09nous la préciser
00:19:10il y aurait peut-être
00:19:12prestation
00:19:13on pourrait prêter
00:19:14nos services
00:19:15se mettre à disposition
00:19:16pour une prestation
00:19:16puisqu'on est la force nucléaire
00:19:18si d'autres ont besoin
00:19:19on ne la délègue pas
00:19:21mais on pourrait intervenir
00:19:22pour soutenir
00:19:23certains de nos partenaires
00:19:24c'est ce que le président appelle
00:19:25la dissuasion avancée
00:19:26avancée
00:19:26et qu'en fait l'idée
00:19:28aujourd'hui
00:19:29notre système est en France
00:19:30point final
00:19:31accessoirement
00:19:31il est quand même
00:19:32majoritairement
00:19:33sur les sous-marins
00:19:33qui sont ailleurs
00:19:34déjà elle est déjà avancée
00:19:36mais c'est vrai que cette partie
00:19:37aérienne est une partie importante
00:19:38et le problème
00:19:39on a un problème
00:19:40de portée des avions
00:19:41deuxième point
00:19:42un problème de pénétration
00:19:43si vous voulez
00:19:43dans la zone ennemie
00:19:44quand vous devez tirer
00:19:45un missile nucléaire
00:19:46donc bilan
00:19:47l'idée qui a germé
00:19:49dans une discussion
00:19:50entre les chefs d'état européens
00:19:51c'est que ceux qui acceptaient
00:19:52donc des partenaires
00:19:53aujourd'hui il y en a huit
00:19:54donc qui acceptaient
00:19:55on met en place
00:19:56on pourrait mettre en place
00:19:57comme le font les américains
00:19:58on pourrait mettre en place
00:19:59des avions
00:20:00et des missiles nucléaires
00:20:01dans différents pays
00:20:02avec lesquels
00:20:03nous aurions signé
00:20:04des partenariats
00:20:04bon alors peut-être
00:20:05qu'on peut dire
00:20:06qu'à partir d'hier soir
00:20:07la France est un peu
00:20:08de retour sur la scène internationale
00:20:10encore faut-il
00:20:11que ce soit de façon cohérente
00:20:12approuvée quand même
00:20:13par l'opinion publique
00:20:14mais je crois que c'est le cas
00:20:14et dans une cohérence politique
00:20:16qui manque cruellement
00:20:17aujourd'hui
00:20:17à notre pays
00:20:18mais enfin
00:20:18on existe toujours
00:20:19et on a encore les moyens
00:20:20de faire mal
00:20:21je pense que c'est l'essentiel
00:20:22c'est fondamental
00:20:23et puis en même temps
00:20:24je pense qu'aujourd'hui
00:20:25quand c'est un peu compliqué
00:20:26je pense qu'il faut se rassembler
00:20:27derrière le chef de l'état
00:20:29quoi qu'il en soit
00:20:30quelle que soit
00:20:30sauf que leur politique
00:20:31la France doit rester unie
00:20:33et ça c'est fondamental
00:20:33n'oublions pas
00:20:34qu'on a comme des moyens
00:20:35déjà déployés
00:20:36je vous rappelle
00:20:37le Qatar
00:20:38l'Abu Dhabi
00:20:39la Jordanie
00:20:39le Djibouti
00:20:40donc on est déjà positionnés
00:20:41donc encore une fois
00:20:42ce n'est que la suite
00:20:43d'une histoire
00:20:43qui est déjà écrite
00:20:44nous sommes républicains
00:20:45et patriotes
00:20:46même si dans certaines
00:20:47de ces constances
00:20:47c'est un peu plus difficile
00:20:48que dans d'autres
00:20:49merci mon colonel
00:20:50d'avoir été sur ce radio
00:20:51aujourd'hui
00:20:51j'aurais plaisir à vous recevoir
00:20:53parce que je pense
00:20:53que l'actualité
00:20:54nous amènera
00:20:55à vous réinviter
00:20:56pour témoigner
00:20:56de votre compétence
00:20:58et de vos connaissances
00:20:58quand vous voulez
00:20:59on parlera dans un instant
00:21:00du résultat
00:21:03pardon
00:21:03du procès
00:21:04Samuel Paty
00:21:05on vient d'apprendre
00:21:06par ailleurs
00:21:06à La Rochelle
00:21:07qu'un collégien
00:21:08a poignardé
00:21:09à deux reprises
00:21:09un camarade
00:21:10dans l'enceinte
00:21:10de son établissement
00:21:11il a 14 ans
00:21:13donc voilà
00:21:13on est vraiment dans le thème
00:21:14puisqu'on aura aussi
00:21:15l'occasion
00:21:15à partir de 13h
00:21:16de parler de l'évolution
00:21:17du système scolaire
00:21:18avec Jean-Paul Brigalli
00:21:20voilà
00:21:21vous restez bien avec nous
00:21:22n'hésitez pas
00:21:22à nous appeler
00:21:23au 0826 300 300
00:21:25sur Sud Radio
00:21:25on vous donne la parole
00:21:26vous pouvez poser vos questions
00:21:27aussi à nos invités
00:21:28à tout de suite
00:21:29La France dans tous ses états
00:21:31les perles du jour
00:21:33L'enquête se poursuit
00:21:34après la mort de Quentin
00:21:3523 ans
00:21:36lâché à mort
00:21:36par des militants
00:21:37d'ultra-gauche
00:21:38une nouvelle opération
00:21:39d'interpellation
00:21:39a été menée ce matin
00:21:40dans le Rhône
00:21:41et dans l'Aube
00:21:42Oui Maude
00:21:43ce sont donc
00:21:437 personnes interpellées
00:21:45par la DCT
00:21:46c'est la direction
00:21:48territoriale
00:21:48de
00:21:49par exemple
00:21:50pardon
00:21:50direction de criminalité
00:21:52terroriste
00:21:53c'est très important
00:21:54pour signifier
00:21:55que c'est bien
00:21:56un acte de terrorisme
00:21:57qui est considéré
00:21:57qui a été jugé
00:21:58par les autorités
00:22:00on est dans le terrorisme
00:22:01qui s'ajoute
00:22:02aux 5 précédents
00:22:04avec donc
00:22:052 nouvelles interpellations
00:22:07plus 5 ce matin
00:22:08ça fait 7
00:22:09indique
00:22:09le procureur
00:22:10de la République de Lyon
00:22:11les 2 individus
00:22:12sont âgés
00:22:13de 22 et 26 ans
00:22:14ils ont été arrêtés
00:22:16dans le Rhône
00:22:16et dans l'Aube
00:22:17donc 7
00:22:18là aujourd'hui
00:22:19le parquet considère
00:22:20que la totalité
00:22:20des gens qui étaient impliqués
00:22:21sont sous les verrous
00:22:23vont devoir rendre compte
00:22:25devant la justice
00:22:27ça a mis du temps
00:22:28ça a mis du temps
00:22:29mais je crois
00:22:29qu'il y a une véritable
00:22:30une vraie détermination
00:22:32de la part des pouvoirs publics
00:22:33pour éclairer
00:22:34cette tragédie
00:22:35qui aura forcément
00:22:36forcément des répercussions
00:22:38ensuite on verra bien
00:22:39comment se déroule
00:22:41se déroule le procès
00:22:42mais ça a été pris au sérieux
00:22:44et c'est pour ça
00:22:45que j'insistais tout à l'heure
00:22:46sur le fait
00:22:46que c'était la décété
00:22:47nous sommes bien
00:22:48dans du terrorisme
00:22:49et non pas du fait divers
00:22:51je lui ai beaucoup mal
00:22:53mais oui
00:22:54mais on n'a plus de morphine
00:22:55plus de médicaments
00:22:55vous comprenez
00:22:56un employé
00:22:57de l'institut
00:22:58Gustave Roussy
00:22:59a été pris la main
00:23:00dans le sac
00:23:00un sac contenant
00:23:01plusieurs millions d'euros
00:23:02de médicaments anticancéreux
00:23:04oui c'est un employé
00:23:05donc de l'institut
00:23:06Gustave Roussy
00:23:07qui est un grand centre
00:23:08de cancérologie
00:23:09à la sortie
00:23:09à la sortie
00:23:10sud de Paris
00:23:11il a été arrêté
00:23:12avec son complice
00:23:13pour le vol
00:23:14de médicaments
00:23:14servant au traitement
00:23:16contre le cancer
00:23:17la somme est quand même
00:23:18de 3 millions
00:23:19c'est une somme énorme
00:23:20on se demande
00:23:21comment il a pu avoir
00:23:22la possibilité
00:23:22et le temps d'accumuler
00:23:23autant de médicaments
00:23:25autant de médicaments volés
00:23:27moralement
00:23:27c'est évidemment
00:23:28c'était évidemment tragique
00:23:30on se souvient
00:23:31d'un scandale
00:23:32du président de l'ARC
00:23:33qui est l'association
00:23:35pour le rachage
00:23:35contre le cancer
00:23:36qui avait détourné
00:23:36des sommes considérables
00:23:38il y a une vingtaine d'années
00:23:40et là aujourd'hui
00:23:41on va voler
00:23:41des médicaments
00:23:42destinés aux cancéreux
00:23:43pour s'enrégir
00:23:44puis dans des conditions
00:23:44et dans des quantités astronomiques
00:23:46là aussi
00:23:47et souvent on relate
00:23:48ce genre d'événement
00:23:49hier c'était l'URSSAF
00:23:51on détourne
00:23:52on se demande
00:23:53comment ces grandes institutions
00:23:54ces grands organismes
00:23:55n'ont pas des moyens
00:23:56quand même de contrôle
00:23:57arriver à 3 millions
00:23:58que ce soit quelques médicaments
00:23:59mais arriver à ce point là
00:24:00ça veut dire que la chose
00:24:01se produisait sans contrôle
00:24:03en toute impunité
00:24:04et heureusement
00:24:05qu'on s'en est rendu compte
00:24:06parce que ça aurait pu aller
00:24:07beaucoup plus loin
00:24:10un film portant
00:24:11sur les derniers jours
00:24:12de Samuel Paty
00:24:13va bientôt sortir au cinéma
00:24:14je suis toujours dubitatif
00:24:15sur ce genre
00:24:16et pourquoi ?
00:24:17bon je ne sais pas
00:24:17bah écoutez
00:24:18l'annonce a été faite
00:24:19en tout cas hier
00:24:20après que le verdict
00:24:21ait été rendu au procès
00:24:22en appel concernant
00:24:23les 4 accusés
00:24:23qui ont mené
00:24:24à la décapitation du professeur
00:24:25il y a un peu plus de 5 ans
00:24:27Samuel Paty est devenu
00:24:28une figure de la république
00:24:29debout face à l'ignorance
00:24:30et à l'islamisme
00:24:31mais aussi un martyr
00:24:32que la France
00:24:32n'a pas su protéger
00:24:34alors ça ne consolera personne
00:24:35encore moins sa famille
00:24:36qui était en colère
00:24:37hier à l'énoncé
00:24:38des condamnations
00:24:39qui je le rappelle
00:24:39ont été allégées
00:24:40pour deux des accusés
00:24:41on en parlera tout à l'heure
00:24:42avec Étienne Campion
00:24:44mais oui
00:24:44un film a été tourné
00:24:46dans le plus grand secret
00:24:47l'été dernier
00:24:48il sortira bientôt en salle
00:24:49il s'intitule
00:24:50l'abandon
00:24:50tout est dans le titre
00:24:51il est réalisé par Vincent Garand
00:24:53et il raconte
00:24:54les 11 jours d'emballement
00:24:55et de harcèlement numérique
00:24:56qui ont visé Samuel Paty
00:24:57après une fausse rumeur
00:24:58lancée par une élève de collège
00:25:00l'adolescente avançait à l'époque
00:25:01que l'enseigneur d'histoire-géographie
00:25:03avait demandé aux élèves musulmans
00:25:04de sortir de sa classe
00:25:05avant de montrer
00:25:06des caricatures
00:25:07du prophète Mahomet
00:25:08lors d'un cours
00:25:09auquel elle n'avait
00:25:10en réalité pas assisté
00:25:11c'est cette rumeur
00:25:12qui a conduit
00:25:13à la décapitation
00:25:14de Samuel Paty
00:25:14en octobre 2020
00:25:16Samuel Paty sera incarné
00:25:17par l'acteur français
00:25:18Antoine Reynard
00:25:19qui avait été récompensé
00:25:20par un César en 2018
00:25:21pour son interprétation
00:25:23dans le film
00:25:24120 battements par minute
00:25:27il jouera aux côtés
00:25:29d'Emmanuel Berco
00:25:30pris d'interprétation féminine
00:25:31à Cannes
00:25:31pour son rôle
00:25:32dans Mon Roi
00:25:33alors bien sûr
00:25:34sur les réseaux sociaux
00:25:34certains se sont indignés
00:25:36de la sortie de ce film
00:25:37un youtubeur en l'occurrence
00:25:38a fait parler de lui
00:25:39avec ce commentaire
00:25:40sous l'affiche du film
00:25:40très inquiétant comme projet
00:25:42faudra que le sujet
00:25:43soit super bien traité
00:25:44alors s'il s'inquiète
00:25:45qu'à la fin
00:25:46on découvre que les islamistes
00:25:47sont responsables
00:25:48de la mort de Samuel Paty
00:25:49spoiler c'est le cas
00:25:50s'il s'inquiète
00:25:51de la responsabilité
00:25:51de la hiérarchie
00:25:52et des élèves
00:25:53je l'invite à regarder
00:25:54le documentaire
00:25:55diffusé hier soir
00:25:56sur LCP
00:25:56avec les témoignages
00:25:57de ses collègues
00:26:03le problème n'est pas
00:26:04la conclusion du film
00:26:05le réalisateur
00:26:06fait ce qu'il veut
00:26:06le problème
00:26:07c'est que le film
00:26:10sortira
00:26:10je ne pense pas
00:26:10qu'il sorte
00:26:12pendant le procès
00:26:13il n'y a pas de date
00:26:13pour l'instant
00:26:14mais oui
00:26:15peut-être
00:26:15il n'a pas influencé
00:26:17par contre
00:26:17c'est inspiré d'un livre
00:26:18qui a été publié
00:26:20sur le sujet
00:26:20donc je pense
00:26:21qu'un film peut sortir
00:26:22de même
00:26:23tout à fait
00:26:24mais le film
00:26:26est obligé de faire
00:26:26un résumé complet
00:26:28de l'affaire
00:26:28tant qu'elle n'est pas terminée
00:26:29et qu'elle est toujours
00:26:29en justice
00:26:30c'est toujours plus délicat
00:26:31et puis on sait toujours
00:26:32que le cinéma
00:26:33peut prendre
00:26:33des libertés
00:26:34ou pas des libertés
00:26:35est-ce que c'est vraiment
00:26:35la retranscription
00:26:36fait par fait
00:26:37mot à mot
00:26:38de ce qui s'est passé
00:26:39ou est-ce que
00:26:39récupération
00:26:40je ne suis pas inquiet
00:26:41les réalisateurs
00:26:42ont le droit
00:26:42de faire ce qu'ils veulent
00:26:43ce n'est pas le problème
00:26:44c'est qu'il y a
00:26:44une mauvaise interprétation
00:26:45et quand on fait coller
00:26:47le cinéma
00:26:48à une tragédie
00:26:49liée à l'actualité
00:26:50il y a toujours
00:26:50les juges sont suffisamment
00:26:52indépendants
00:26:52normalement
00:26:53pour porter leur jugement
00:26:55et travailler
00:26:55sans être influencés
00:26:56par une oeuvre
00:26:57oui
00:26:57ou alors que le film
00:27:01de la justice
00:27:01bon mais je pense
00:27:02que les délais
00:27:02sont assez larges
00:27:03et qu'il n'y aura pas
00:27:04de confusion du genre
00:27:07et puis chacun
00:27:07ses brebis galeuses
00:27:08à droite comme à gauche
00:27:09on parlera de la France
00:27:10insoumise dans un instant
00:27:11mais d'abord
00:27:11le rassemblement national
00:27:12oui le rassemblement national
00:27:14Jordan Bardella
00:27:15a fait des déclarations
00:27:16assez précises
00:27:17on sait que
00:27:18voilà
00:27:18on soupçonne toujours
00:27:19l'ORN
00:27:20d'avoir dans ses rangs
00:27:21depuis 1972
00:27:23lorsque le Front National
00:27:24fut créé par Jean-Marie
00:27:26Le Pen
00:27:27il y avait des gens
00:27:28qui étaient accusés
00:27:28d'avoir été des collabos
00:27:29des pétinistes
00:27:30il y en a peut-être certains
00:27:31qui l'étaient d'ailleurs
00:27:32le rassemblement national
00:27:33n'a plus grand chose
00:27:35à voir avec ce Front National
00:27:36de 1972
00:27:37pour autant
00:27:38il y a des gens
00:27:39d'extrême droite
00:27:40avec des idéologies condamnables
00:27:42qui se croient
00:27:42bien placés
00:27:45bien inspirés
00:27:46d'un l'ORN
00:27:47là dessus
00:27:47c'est indéniable
00:27:48la vigilance
00:27:51du comité politique
00:27:52du rassemblement national
00:27:53est intraitable
00:27:54on exclut en permanence
00:27:55des gens qui n'ont rien
00:27:56à y faire
00:27:56là le dernier
00:27:57le dernier
00:27:58pour porter sur
00:28:00Vincent Claudin
00:28:01qui est un assistant
00:28:02parlementaire
00:28:02de Lisette Piolet
00:28:03député du Rhône
00:28:04voilà
00:28:05et il a écrit
00:28:05il faut brûler
00:28:06Elisabeth Bronstein
00:28:07alors Bronstein
00:28:08c'est le nom originel
00:28:09d'Elisabeth Borne
00:28:11et puis il a dit
00:28:12qu'il préférait
00:28:13le génisme
00:28:13au mélange
00:28:14avec des races de singes
00:28:15bon
00:28:16on a partout
00:28:17on a partout
00:28:17des brebis galeuses
00:28:18tous les partis en ont
00:28:19pas seulement
00:28:19la France Insoumise
00:28:20d'ailleurs
00:28:21et le rassemblement national
00:28:23et si on fouillait
00:28:24un petit peu
00:28:24dans les archives
00:28:25on montrerait souvent
00:28:26des témoignages
00:28:27qui sont dérangeants
00:28:28pour autant
00:28:30et bien
00:28:31on peut que se réjouir
00:28:33que le rassemblement national
00:28:34soit très éligent
00:28:34là-dessus
00:28:35parce que
00:28:35c'est clair
00:28:36qu'on l'attend au tournant
00:28:37que les municipales arrivent
00:28:38il sait qu'il a des adversaires
00:28:40qui vont guetter
00:28:41la moindre faille
00:28:42tout va être épluché
00:28:43quelque part
00:28:44je me dis
00:28:44ça le rend service
00:28:45c'est un audit
00:28:46et bien l'autre jour
00:28:47c'était Libération
00:28:48bon bah écoutez
00:28:48si vous avez d'autres nouvelles
00:28:50à leur donner
00:28:51allez-y
00:28:51ça rendra service
00:28:52moi à l'arrière
00:28:54je serai eux
00:28:54je dirai rien
00:28:55et puis je sortirai
00:28:56la brebis galeuse
00:28:57au moment venu
00:28:57mais là
00:28:58dès qu'il y en a un
00:28:59qui a fait un faux pas
00:29:00on le signale
00:29:01on verra
00:29:01si le RN
00:29:03est vigilant
00:29:04et exigeant
00:29:04jusqu'à présent
00:29:05on peut pas les accuser
00:29:06d'avoir gardé chez eux
00:29:08des gens qui sont indésirables
00:29:11contrairement à d'autres
00:29:11du coup
00:29:12c'est le thème du sujet suivant
00:29:14le parti socialiste
00:29:15tente de s'extirper
00:29:16de ces accords
00:29:16passés avec la France Insoumise
00:29:18et c'est pas gagné
00:29:18oui
00:29:19il y a eu un réunion
00:29:20donc du bureau national
00:29:21du parti socialiste
00:29:22et là ils ont considéré
00:29:23que trop c'est trop
00:29:24que la coupe était pleine
00:29:25et qu'il y avait même
00:29:25la goutte qui avait débordé
00:29:26sur des propos antisémites
00:29:27de Jean-Luc Mélenchon
00:29:29donc il n'y aura pas
00:29:31c'est un
00:29:32c'est un événement
00:29:33c'est une information
00:29:34politique majeure
00:29:34il n'y aura pas
00:29:36d'accords électoraux
00:29:38au deuxième tour
00:29:39aux élections municipales
00:29:41alors ça veut pas dire
00:29:42que ça sera systématique
00:29:43parce que
00:29:43une tête de liste
00:29:44socialiste
00:29:45si pour sauver son poste
00:29:47de maire
00:29:47elle a besoin de faire alliance
00:29:48avec le LFI
00:29:49je pense qu'elle le fera
00:29:50on verra ce qui se passe
00:29:51d'ailleurs à la mairie de Paris
00:29:52si Emmanuel Grégoire
00:29:54est aussi rigoureux
00:29:55que ça
00:29:56je pense que
00:29:57dans les communes
00:29:58où il y a un enjeu électoral
00:29:59à quelques centaines
00:30:00de voix près
00:30:01je vois mal
00:30:02le parti socialiste
00:30:03refuser
00:30:03au cas par cas
00:30:05surtout qu'on pourra toujours dire
00:30:06mais lui c'est un LFI gentil
00:30:08l'autre c'est un LFI méchant
00:30:09celui-là sans bon
00:30:09celui-là sans malin
00:30:11moi je me souviens très bien
00:30:12d'une phrase
00:30:13c'était une phrase
00:30:14de Jean-Marie Le Pen
00:30:16qui disait
00:30:17quand on veut grimper
00:30:17au cocotier
00:30:18il faut avoir
00:30:19le caleçon propre
00:30:19j'adore que ça soit mieux
00:30:21c'est vrai pour le RN
00:30:22c'est vrai
00:30:22pour le parti
00:30:24pour le parti socialiste
00:30:25et là
00:30:25je rajoute
00:30:26la petite phrase
00:30:27de Fabien Roussel
00:30:28alors il n'est pas
00:30:29au parti socialiste
00:30:29c'est le secrétaire national
00:30:30des partis communistes
00:30:31qui a dit
00:30:32Mélenchon
00:30:33c'est un peu
00:30:34notre Frankenstein
00:30:35la créature
00:30:36dont on a
00:30:37dont on a perdu le contrôle
00:30:38bon
00:30:39ça fait des copains
00:30:40en tout cas
00:30:41il y a du rififi
00:30:41il y a du rififi à gauche
00:30:43mais
00:30:43tout le monde fait le ménage
00:30:45au RN on fait le ménage
00:30:46au PS on fait le ménage
00:30:47mais ce qui est compliqué
00:30:48pour le parti socialiste
00:30:49c'est que comme ils ont
00:30:51les députés ont été élus
00:30:52sur la base justement
00:30:53d'une alliance
00:30:54avec la France insoumise
00:30:55et l'Europe éco-joliver
00:30:56ils siègent aujourd'hui
00:30:57à l'Assemblée avec eux
00:30:57donc se désolidariser
00:30:59pour les municipales
00:30:59c'est bien
00:31:00symboliquement c'est bien
00:31:01mais en fait
00:31:02pour le reste
00:31:03la facture va être
00:31:05très douloureuse
00:31:05ils sont liés
00:31:06c'est tout un bonheur
00:31:07il y a 68 députés socialistes
00:31:09grâce aux voix
00:31:10des électeurs LFI
00:31:11c'est sûr qu'en termes
00:31:12de groupes parlementaires
00:31:13ils peuvent tomber
00:31:13à 10 ou 12
00:31:14c'est courageux de dire
00:31:15on mange pas de ce pain-là
00:31:17mais c'est bien parce qu'on voit
00:31:17que les liens se défont à gauche
00:31:19mais se font à droite en fait
00:31:20mais je vais vous dire
00:31:21en ce moment l'union des droits
00:31:22fonctionne dans certaines régions
00:31:23certaines communes
00:31:24depuis 1920
00:31:25au congrès de Tours
00:31:26séparation
00:31:27de la section française
00:31:28de l'international
00:31:29les devrières
00:31:29donc Léon Blum
00:31:30les socialistes
00:31:31et les communistes
00:31:31ils se détestent
00:31:33souvent se sont massacrés
00:31:34en 1930
00:31:34en Allemagne
00:31:35ils se sont massacrés
00:31:36ils ont quelquefois
00:31:37fait des alliances
00:31:38le Front Populaire
00:31:39l'union de la gauche
00:31:39mais ça se finit toujours
00:31:41très mal
00:31:41et encore c'était
00:31:42le Parti Communiste
00:31:42là on a affaire
00:31:43à des gens qui sont
00:31:44d'une gauche
00:31:44au-delà du Parti Communiste
00:31:46une gauche très agressive
00:31:47qui les insulte
00:31:48et on revoit
00:31:49le vieux concept
00:31:50du social traître
00:31:50les sociotraitres
00:31:51c'est des salauds
00:31:52et donc les AFI
00:31:53ne sont qu'un mot à la bouche
00:31:54qu'est-ce qu'on est allé faire
00:31:56avec ces gens-là
00:31:56ce sont des gens
00:31:57qui ont toujours couché
00:31:58avec le capitalisme
00:31:59et qui ont toujours
00:31:59renié les valeurs
00:32:00de la vraie gauche
00:32:01et puis au Parti Socialiste
00:32:02les électeurs vous disent
00:32:03mais qu'est-ce qu'on est allé faire
00:32:04avec les Trotskis
00:32:05qui ont toujours été
00:32:05des gens qui ont le couteau
00:32:06entre les dents
00:32:07c'est des bolchéviques agressifs
00:32:08donc les Français
00:32:09les électeurs s'y retrouveront
00:32:10en tout cas les choses
00:32:11sont en train de se clarifier
00:32:12On va bien rire en 2027
00:32:13Vous restez bien avec nous
00:32:14nous allons revenir sur
00:32:15le procès Patti
00:32:17avec Étienne Campion
00:32:18journaliste à Marianne
00:32:19qui a suivi ce procès
00:32:20du début à la fin
00:32:20n'hésitez pas à lui poser
00:32:22vos questions en direct
00:32:23sur Sud Radio
00:32:240826 300 300
00:32:25La France dans tous ses états
00:32:27Péricault Légas
00:32:28Maud Koffler
00:32:30Un peu plus de 5 ans
00:32:31après le meurtre
00:32:32de Samuel Patti
00:32:33la Cour d'assises spéciale
00:32:34de Paris
00:32:34a rendu son verdict
00:32:35en abaissant notamment
00:32:36les peines de deux hommes
00:32:37qui ont eu un rôle
00:32:37dans l'engrenage
00:32:38qui a conduit
00:32:39à l'assassinat du professeur
00:32:40avec des peines
00:32:41allant de 6 à 15 ans
00:32:42de réclusion
00:32:43la famille de Samuel Patti
00:32:44est en colère
00:32:45pourquoi une telle clémence ?
00:32:46On en parle avec
00:32:47Étienne Campion
00:32:48journaliste à Marianne
00:32:49qui a suivi ce procès
00:32:49du début à la fin
00:32:50Bonjour Étienne Campion
00:32:52Bonjour
00:32:52Merci de me recevoir
00:32:53Merci Étienne Campion
00:32:54d'être sur Sud Radio
00:32:55aujourd'hui
00:32:56Vous étiez présent
00:32:57au procès hier
00:32:58d'abord quel était
00:32:59le climat ?
00:33:00C'était très tendu
00:33:01ou c'était serein ?
00:33:03Franchement c'était
00:33:04tendu
00:33:05tendu comme le sont
00:33:06souvent les verdicts
00:33:08surtout dans des procès
00:33:10de ce genre
00:33:11il faut voir
00:33:12à quoi ressemble
00:33:13un verdict
00:33:14un verdict
00:33:14c'est long
00:33:16avec
00:33:17l'attente pour y accéder
00:33:19déjà est longue
00:33:19on ne sait pas
00:33:21à quelle heure
00:33:21en fait
00:33:21vont finir
00:33:23de délibérer les juges
00:33:24on apprend globalement
00:33:25que ça va être
00:33:2619h15
00:33:27finalement
00:33:27ça devient 20h
00:33:29la salle est pleine
00:33:31elle a craqué
00:33:31il y a évidemment
00:33:32beaucoup de stress
00:33:33de stress d'abord
00:33:34pour les accusés
00:33:35bien sûr
00:33:35mais aussi pour leur famille
00:33:37et pour les familles
00:33:39et pour les bandes
00:33:40des parties civiles
00:33:41aussi
00:33:41pour la famille
00:33:42de Samuel Paty
00:33:43donc évidemment
00:33:44ça donne une ambiance
00:33:46très très dure
00:33:47il faut se rappeler
00:33:48qu'en première instance
00:33:49lors du verdict
00:33:50il y a eu des échauffourées
00:33:52les deux sœurs
00:33:54de Samuel Paty
00:33:55avaient dû être exfiltrées
00:33:56voilà
00:33:57bon là
00:33:58il n'y a pas eu
00:33:58des échauffourées
00:33:59mais il y a eu
00:34:01des ferlements
00:34:02d'émotions contradictoires
00:34:04puisque
00:34:05eh bien
00:34:06la famille
00:34:07d'Abdelhakim Seffri
00:34:09oui
00:34:09a dû entendre
00:34:11encore
00:34:11ce chiffre
00:34:13de 15 ans
00:34:13des
00:34:14des femmes
00:34:16des hommes
00:34:17se sont effondrés
00:34:18en pleurs
00:34:18qui est la confirmation
00:34:19de la première peine
00:34:20c'est la seule peine
00:34:22qui n'a pas été modifiée
00:34:23oui
00:34:23c'est ça pour
00:34:24donc Abdelhakim Seffri
00:34:26celui qu'on appelle
00:34:26le prédicateur
00:34:27la peine de Brahim Shina
00:34:29le père de famille
00:34:30qui a diffusé
00:34:31la photo
00:34:32la vidéo
00:34:33qui a donné lieu
00:34:34à la fatwa de numérique
00:34:36lui a vu sa peine
00:34:37passer de 13 ans
00:34:38à 10 ans
00:34:39donc
00:34:39bon
00:34:41émotion contrastée
00:34:42on va dire
00:34:42pour la famille
00:34:42de Brahim Shina
00:34:43et pour Brahim Shina
00:34:45en revanche
00:34:46pour les deux
00:34:46jeunes amis
00:34:48qu'on aurait pu dire
00:34:49complices
00:34:50mais la justice
00:34:51dit que justement
00:34:51ils ne sont plus complices
00:34:52oui
00:34:53eux ont vu
00:34:54leur peine
00:34:55passer de 16 ans
00:34:56pour complicité
00:35:00de complicité
00:35:01d'assassinat
00:35:02à
00:35:025 associations
00:35:04de malfaiteurs
00:35:04et non plus
00:35:05une association
00:35:05de malfaiteurs
00:35:06je rappelle
00:35:06il y en a un
00:35:07qui avait prêté
00:35:07un couteau
00:35:08et le deuxième
00:35:09qui avait déposé
00:35:10l'assassin
00:35:11Zoroff
00:35:11devant le lycée
00:35:12je crois
00:35:13voilà
00:35:14en gros
00:35:15l'idée
00:35:16c'est qu'ils ont
00:35:17participé
00:35:18à le véhiculer
00:35:21globalement
00:35:22et qu'ils étaient
00:35:23des amis
00:35:24bon
00:35:24la justice
00:35:24va devoir
00:35:26exprimer
00:35:27ces motifs
00:35:27et donc
00:35:28on n'a pas encore
00:35:29l'exposé
00:35:31précis
00:35:31de ce
00:35:33verdict
00:35:34simplement
00:35:34c'est dur
00:35:36à comprendre
00:35:37dans l'extérieur
00:35:37parce que
00:35:38en fait
00:35:38c'est un jugement
00:35:39contrasté
00:35:39à la fois
00:35:40quand même
00:35:40c'est fort
00:35:41on ne peut pas
00:35:42dire
00:35:42que
00:35:43la justice
00:35:44s'est complètement
00:35:45mis à plat ventre
00:35:46devant
00:35:46et à excuser
00:35:47totalement
00:35:47les accusés
00:35:48Adela Kim
00:35:49Sefri
00:35:49pendant toujours
00:35:5115 ans
00:35:51et dix ans
00:35:52il faut rappeler
00:35:53quand même
00:35:53qu'Adela Kim
00:35:54Sefri
00:35:55n'est pas entré
00:35:56en contact
00:35:57avec le tueur
00:35:58en fait
00:35:58la justice
00:35:59a repris
00:36:00le verdict
00:36:02de la première
00:36:02instance
00:36:02dans l'impel
00:36:03en utilisant
00:36:04l'association
00:36:05en élargissant
00:36:06le filet
00:36:07de l'association
00:36:08de malfaiteurs
00:36:08terroristes
00:36:09à une fatwa
00:36:10numérique
00:36:10donc en fait
00:36:12vous allumez
00:36:13un feu
00:36:14même si
00:36:15ce feu
00:36:16ce n'est pas
00:36:17vous qui l'utilisez
00:36:18pour tuer
00:36:19Samuel Paty
00:36:19si quelqu'un
00:36:20l'utilise
00:36:20et bien
00:36:21vous êtes
00:36:22coupable
00:36:23d'association
00:36:23de malfaiteurs
00:36:24terroristes
00:36:24par destination
00:36:25le procureur
00:36:27demandait 20 ans
00:36:29pour Sefri
00:36:29qui est condamné
00:36:31à 15 ans
00:36:32peine confirmée
00:36:34il est évident
00:36:34que si Sefri
00:36:35était condamné
00:36:36à 15 ans
00:36:36les deux autres
00:36:38qui étaient condamnés
00:36:39à 16
00:36:39ne pouvaient pas
00:36:40avoir un an de plus
00:36:41que celui
00:36:42qui est le principal
00:36:43qui est le principal
00:36:44à causer
00:36:44alors si c'est 7 ans
00:36:45on dit que ce n'est pas
00:36:46cher payé
00:36:46c'est quand même
00:36:47la prison
00:36:48ils sont tous rentrés
00:36:49ils ont tous été
00:36:50incarcérés hier soir
00:36:51ou non ?
00:36:53oui oui
00:36:53il y a un mandat d'amener
00:36:54immédiatement
00:36:54tous ces gens-là
00:36:55étaient incarcérés
00:36:55depuis 2020
00:36:56donc en fait
00:36:57vous voulez dire
00:36:58que même les deux jeunes
00:37:00qui ont été accusés
00:37:01de publicité
00:37:03les deux jeunes
00:37:03sont prisonnés
00:37:04depuis 2020
00:37:05c'est pour ça
00:37:05qu'il y en a un
00:37:07notamment
00:37:07qui a pris 6 ans
00:37:08il va sortir bientôt
00:37:10puisque ça va faire
00:37:105 ans en fait
00:37:11avec le jeu
00:37:14des remises
00:37:15de quelques mois
00:37:15il est possible
00:37:16qu'ils sortent là
00:37:17cette année
00:37:18donc oui
00:37:19ces gens-là
00:37:19sont tous
00:37:20en prison
00:37:21et d'ailleurs
00:37:21ça faisait partie
00:37:23des enjeux
00:37:23de l'audience
00:37:25il y a des interrogatoires
00:37:26sur leurs conditions
00:37:28de détention
00:37:29sur la façon
00:37:29dont ils se comportent
00:37:30etc
00:37:30donc ces deux jeunes-là
00:37:31ils sont déjà
00:37:32en prison
00:37:33depuis 5 ans
00:37:34est-ce qu'il a été établi
00:37:35que ces deux jeunes
00:37:36parce que les deux autres cas
00:37:38Shnani et Fruy
00:37:39on voit bien
00:37:40quel a été le rôle
00:37:41et la justice
00:37:41a été sévère
00:37:4215 ans maintenu
00:37:4313 à 10
00:37:44c'est quand même 10 ans
00:37:45mais c'est vrai
00:37:45que c'était très au départ
00:37:46et un autre tribunal
00:37:47aurait pu suivre le parquet
00:37:49et mettre 20 ans
00:37:5020 ans et 15 ans
00:37:51ou 20 ans et 16 ans
00:37:52la définition du rôle
00:37:53des deux jeunes complices
00:37:56il savait
00:37:57il a été établi
00:37:58qu'il savait
00:37:59que le Tchétchène
00:38:01venait pour tuer
00:38:02ou ils ont dit
00:38:03ben non
00:38:04ils disent non
00:38:05c'est ça la grande différence
00:38:06la grande différence
00:38:07entre la première
00:38:08c'est pour ça
00:38:09que je fais une incise
00:38:10mais c'est pour ça
00:38:11que je reconnais
00:38:12que franchement
00:38:12ça devrait être compliqué
00:38:13à comprendre
00:38:14pour le grand public
00:38:15il y a une première cour
00:38:17de magistrats professionnels
00:38:19qui donne à ces jeunes-là
00:38:2116 ans
00:38:22complicité d'assassinat
00:38:23la seconde
00:38:24en appel
00:38:26ne reconnaît
00:38:27qu'une association
00:38:28de malfaiteurs
00:38:29de droits communs
00:38:30et 6 et 7 ans
00:38:31donc effectivement
00:38:33on peut se poser la question
00:38:34la justice
00:38:35c'est des hommes
00:38:36ce ne sont pas des dieux
00:38:38moi je dis
00:38:39qu'on peut contester
00:38:40en tout cas
00:38:41on peut commenter
00:38:41ces décisions
00:38:43pourvu qu'on
00:38:43se penche
00:38:45sur la façon
00:38:46dont se sont déroulées
00:38:47les audiences
00:38:47et qu'on se penche
00:38:48sur la logique
00:38:51de ce verdict-là
00:38:52donc
00:38:53la façon
00:38:54dont les juges
00:38:56quels ont été
00:38:57les arguments
00:38:58pour changer d'avis
00:38:59c'est ça en fait
00:38:59de passer de 16 à 7
00:39:01donc on a coincé
00:39:03en fait
00:39:03je vous le dis
00:39:04c'est la façon
00:39:06dont je vois les choses
00:39:06encore une fois
00:39:07on est des chroniqueurs
00:39:08de la justice
00:39:09puisque la justice
00:39:09n'a pas encore
00:39:11exposé
00:39:12ces
00:39:12il paraît qu'on a raccourci
00:39:14il paraît qu'hier
00:39:15a été raccourci
00:39:16on a demandé
00:39:16au juge
00:39:17de ne pas lire
00:39:18la totalité des attendus
00:39:19je crois
00:39:19ça s'appelle
00:39:20une lecture simplifiée
00:39:21en fait
00:39:21le juge demande
00:39:23aux avocats
00:39:23est-ce que vous êtes d'accord
00:39:24pour des raisons
00:39:25d'intelligibilité
00:39:26du verdict
00:39:28qu'on fasse
00:39:29une lecture simplifiée
00:39:30qui ne dure pas 30 minutes
00:39:31il faut aussi penser
00:39:31aux accusés
00:39:33et leurs familles
00:39:34et au parti civil
00:39:35qu'en fait
00:39:35d'avoir rapidement
00:39:38l'énoncé des peines
00:39:40pour pas que ça traîne
00:39:40et puis pour que ce soit
00:39:41plus rapide
00:39:44à encaisser
00:39:45donc
00:39:46qu'est-ce qui a joué
00:39:47certainement
00:39:48en appel
00:39:49cette fois-ci
00:39:49l'âge
00:39:51au moment des faits
00:39:52Naïm Bou Daoud
00:39:52par exemple
00:39:53avait 18 ans
00:39:55l'idée
00:39:55qu'il aurait été
00:39:56sous influence
00:39:57du tueur
00:39:57et effectivement
00:39:58il n'y a pas
00:39:59de preuve matérielle
00:40:00qui démontre
00:40:03la connaissance
00:40:04du passage à l'acte
00:40:06d'Abdoula Kanzorov
00:40:07qui manifestement
00:40:08aurait pu
00:40:10leur cacher
00:40:11à ces deux-là
00:40:12ses intentions
00:40:13voilà
00:40:14donc
00:40:14on peut refaire
00:40:15tout le dossier
00:40:16et reprendre
00:40:16il y a eu
00:40:17deux jugements différents
00:40:18c'est pour moi
00:40:19la preuve
00:40:19que la justice
00:40:20est bien
00:40:20la justice
00:40:21comportement par
00:40:22deux subjectivités
00:40:23et on a affaire
00:40:25à des êtres humains
00:40:25et pas des dieux
00:40:26et qu'on peut
00:40:26commenter tout ça
00:40:27voilà
00:40:28après
00:40:28honnêtement
00:40:29le cœur
00:40:30de la décision
00:40:31c'est
00:40:31on punit
00:40:33fortement
00:40:34les auteurs
00:40:36les auteurs
00:40:38idéologiques
00:40:38du dossier
00:40:39les deux principaux
00:40:40plus vous avez participé
00:40:41et c'est ça qui est paradoxal
00:40:43c'est que
00:40:43Brahim Shina
00:40:43et Abdullah Kanzorov
00:40:45n'ont pas cherché
00:40:46et
00:40:48Brahim Shina
00:40:48et Abdelhakim Sefrui
00:40:49n'ont pas cherché
00:40:50à entrer en contact
00:40:51avec
00:40:52Hans Zorov
00:40:53et pourtant
00:40:54ce sont eux
00:40:54qui prennent le plus cher
00:40:56qui ont déclenché
00:40:57voilà
00:40:58c'est quand même
00:40:59les déclencheurs
00:41:00qui sont entrés en contact
00:41:01direct
00:41:02direct
00:41:02dont ces deux amis là
00:41:04et par ailleurs
00:41:05une autre actrice
00:41:07du dossier
00:41:07qui s'appelle
00:41:08Priscilla Mangel
00:41:09qui a été jugée
00:41:11en première instance
00:41:11mais qui n'a pas fait appel
00:41:12puisqu'elle a eu copie
00:41:13d'une courte peine
00:41:15je crois
00:41:15il me semble
00:41:15que c'est 3 ans
00:41:17et bien elle
00:41:18les avocats
00:41:19de la défense
00:41:20ne cessent de dire
00:41:21on cessait de dire
00:41:22pendant les audiences
00:41:22mais cette personne là
00:41:24cette jeune femme
00:41:25radicalisée
00:41:26a écrit sur Twitter
00:41:28au tueur
00:41:29lui a dit
00:41:30lui a dit en gros
00:41:32la chauffer à blanc
00:41:33avec des discours
00:41:34islamistes radicaux
00:41:35lui a aidé
00:41:37à entrer en contact
00:41:37avec Brahim Shina
00:41:38elle a que 3 ans
00:41:40bon
00:41:40donc effectivement
00:41:41il y a des incongruités
00:41:43dans ce dossier
00:41:43et ce qui est retenu
00:41:45à la fin c'est
00:41:46la fatura numérique
00:41:47et donc
00:41:48il y a quand même
00:41:49un édifice qui tient
00:41:50on ne peut pas dire
00:41:50que tout s'est effondré
00:41:51et je rappelle
00:41:52qu'il y avait quand même
00:41:53un monde
00:41:53dans lequel
00:41:55Brahim Shina
00:41:56et ses friouilles
00:41:56étaient acquittés
00:41:58c'est difficile
00:41:59de jauger la probabilité
00:42:00moi je dis
00:42:00qu'il y avait quand même
00:42:0110 à 15% de chance
00:42:03qu'il soit acquitté
00:42:04et d'ailleurs
00:42:05celui qui a fait
00:42:06la plus grande percée
00:42:07dans cet édifice
00:42:08quelque part
00:42:09pour les deux
00:42:09Shina et ses friouilles
00:42:11c'est
00:42:12Franck Berton
00:42:13qui lors de sa
00:42:15plaidoirie
00:42:15de très grande qualité
00:42:16pour défendre
00:42:17Brahim Shina
00:42:19je pense
00:42:20c'est là
00:42:20qu'il a réussi
00:42:21à abaisser
00:42:21la peine de son client
00:42:23a en fait
00:42:24failli emporter le tout
00:42:26pourquoi ?
00:42:26parce que si vous voulez
00:42:29condamner
00:42:29une association
00:42:30de malféteurs terroristes
00:42:31l'un
00:42:31Shina
00:42:32vous devez condamner
00:42:33aussi l'autre
00:42:33parce qu'ils l'ont fait
00:42:34à deux
00:42:34et ce qu'ils sont
00:42:35entrés en contact
00:42:36ça aurait été
00:42:37incohérent
00:42:38de mettre
00:42:38l'association
00:42:39de malféteurs
00:42:39à l'un
00:42:39et pas à l'autre
00:42:40donc en fait
00:42:42en ayant failli
00:42:44faire inquiéter
00:42:45son client
00:42:45Brahim Shina
00:42:47Franck Berton
00:42:47a failli aussi
00:42:48faire inquiéter
00:42:49ses friouilles
00:42:50je ferais que
00:42:51Métienne Confion
00:42:52puisqu'on parle
00:42:52d'avocat
00:42:53la théorie
00:42:55la stratégie
00:42:55la tactique
00:42:57de M. Francis Villemin
00:42:58qui dit
00:42:58mais il y avait
00:42:59de la discrimination
00:43:00dans les cours
00:43:01de Samuel Paty
00:43:02qui a scandalisé
00:43:03tout le monde
00:43:03par son objection
00:43:04n'a pas porté ses fruits
00:43:05finalement
00:43:06Zefraouille a bien été
00:43:07condamné
00:43:08à 15 ans
00:43:09confirmé
00:43:09par la cour d'appel
00:43:11Bien sûr
00:43:11ça c'est aussi
00:43:13une des grandes leçons
00:43:14de ce verdict
00:43:16on rappelle que
00:43:17Francis Villemin
00:43:18n'était pas
00:43:20l'avocat
00:43:20d'Abdel Hakim Sefraouille
00:43:22en première instance
00:43:22il est devenu
00:43:23en novembre 2025
00:43:24il me l'a expliqué
00:43:25je l'ai lu au téléphone
00:43:26on a longtemps discuté
00:43:27d'ailleurs
00:43:27Francis Villemin
00:43:28parle un peu
00:43:29à tout le monde
00:43:29dans la salle
00:43:30des papes perdus
00:43:30il est assez sympathique
00:43:32d'ailleurs
00:43:32et il explique
00:43:33volontiers sa démarche
00:43:34c'est Abdel Hakim Sefraouille
00:43:36qui est entré en contact
00:43:36avec lui
00:43:37en novembre
00:43:38et au début
00:43:41des débats
00:43:43en janvier
00:43:44de cet appel
00:43:45Francis Villemin
00:43:46fait une sortie choc
00:43:47en disant
00:43:47voilà
00:43:48moi je vais le dire
00:43:50le tabou de ce dossier
00:43:51c'est que
00:43:52Samuel Paty
00:43:53a discriminé
00:43:54a eu un court discriminatoire
00:43:55Samuel Paty
00:43:56n'est pas un islamophobe
00:43:57mais il a discriminé
00:43:58ses élèves
00:43:59durant ce cours
00:44:00et la décapitation
00:44:02la charge morale
00:44:03écrase tout
00:44:04et moi je vais aller
00:44:05dans le droit
00:44:05vous allez voir
00:44:06bon manifestement
00:44:07ça n'a pas marché
00:44:08il faut aussi quand même
00:44:09parler de sa
00:44:10de sa plaidoirie en défense
00:44:12dont j'ai rendu compte
00:44:13sur le site de Marianne
00:44:14qui est sur Twitter
00:44:15elle était
00:44:17extrêmement scandaleuse
00:44:17il a été encore plus loin
00:44:19que ses premières déclarations là
00:44:20il a dit que
00:44:21l'association
00:44:21mal fêteurs terroriste
00:44:22c'est une association
00:44:24de musulmans terroristes
00:44:26il va falloir bien
00:44:27que tous les musulmans de France
00:44:28aient un petit thé
00:44:28cousu sur leurs vêtements
00:44:31voilà
00:44:32l'étoile des juifs
00:44:34il a dit que
00:44:35globalement
00:44:35si les juges
00:44:37n'allaient pas dans son sens
00:44:37ce seraient des petits juges
00:44:39et qu'ils seraient par contre
00:44:40des grands juges
00:44:40s'ils acquittaient
00:44:41Abdelhakim Seffri
00:44:42oui
00:44:42c'était extrêmement scandaleux
00:44:44moi à ce moment là
00:44:45je me suis dit
00:44:47il se tire une balle dans le pied
00:44:48d'ailleurs
00:44:49c'est ce qu'il a fait
00:44:51les autres avocats
00:44:52d'Abdelhakim Seffri
00:44:53dont Vincent Bengard
00:44:54qui sont plus fins
00:44:55et plus bons élèves
00:44:56et plus nuancés
00:44:57sont assez mal à l'aise
00:44:59en fait
00:44:59parce que
00:45:00on se souvenait de lui
00:45:03dans l'affaire Papon
00:45:03c'est quand même
00:45:04un spécialiste
00:45:04des causes perdues
00:45:05et des causes
00:45:06des causes nauséabondes
00:45:07Etienne Campion
00:45:08merci d'avoir témoigné
00:45:10à l'antenne de Sud Radio
00:45:11sur le procès
00:45:12je pense que
00:45:13s'il y a des suites judiciaires
00:45:14on fera appel à vous
00:45:14parce que vous avez l'air
00:45:15d'avoir une très belle connaissance
00:45:17du dossier
00:45:17à bientôt
00:45:18merci au revoir
00:45:18La Fabrique des Crétins
00:45:20se porte bien Perico ?
00:45:22Oui
00:45:22avec Jean-Paul Brigeli
00:45:23qu'on va recevoir
00:45:24il va nous expliquer
00:45:25où en est l'école française
00:45:26c'est un expert
00:45:27c'est un observateur
00:45:28vous pouvez nous appeler
00:45:29et vous devez nous appeler
00:45:30parce que vous aussi
00:45:31vous avez des enfants à l'école
00:45:32vous aussi
00:45:33vous avez constaté
00:45:34l'effondrement de l'école
00:45:35de la République
00:45:35vous aussi
00:45:36vous êtes déprimé
00:45:37vous êtes absolument horrifié
00:45:38par ce que devient
00:45:39justement
00:45:40ce milieu scolaire
00:45:42et vous aurez
00:45:43Jean-Paul Brigeli
00:45:43un interlocuteur
00:45:44qui répondra
00:45:45à vos attendes
00:45:46et à vos inquiétudes
00:45:46au 0826
00:45:48300 300
00:45:48ou Emmanuel Galasso
00:45:50guette vos appels
00:45:51à tout de suite
00:45:51sur Sud Radio
00:45:52Sud Radio
00:45:54Parlons vrai
00:45:54sur une thématique
00:45:56qui est l'enjeu essentiel
00:45:57de notre avenir
00:45:58de cette République
00:45:59qui est l'école
00:46:00l'école de la République
00:46:02Jean-Paul Brigeli
00:46:03est un enseignant
00:46:04c'est un prof
00:46:04c'est un prof à l'ancienne
00:46:05c'est un prof
00:46:06qui porte des valeurs
00:46:09j'allais dire
00:46:10même des principes
00:46:12républicains
00:46:12dans sa façon d'enseigner
00:46:13il est donc habilité
00:46:14à donner son avis
00:46:15aujourd'hui
00:46:16sur ce qui est arrivé
00:46:17et sur ce qui arrive
00:46:18puisqu'il est l'auteur
00:46:19de La Fabrique du Crétin
00:46:20qui fut un chef-d'oeuvre
00:46:22vers l'apocalypse scolaire
00:46:23aux éditions
00:46:24à l'archipel
00:46:25on va voir aujourd'hui
00:46:26si cet apocalypse
00:46:27se porte bien
00:46:28et puis
00:46:29il avait ensuite écrit
00:46:30l'école sous emprise
00:46:31on devine par ce titre
00:46:32ce qu'il voulait
00:46:33ce qu'il voulait
00:46:34supposer
00:46:36Jean-Paul Brigeli
00:46:37vous regardez
00:46:38aujourd'hui
00:46:39vous habitez
00:46:39la région marseillaise
00:46:40vous avez enseigné
00:46:41dans des lycées marseillais
00:46:42vous êtes un homme de terrain
00:46:43vous êtes un enseignant de terrain
00:46:46vous êtes
00:46:46je peux le dire
00:46:48vous êtes pédagogue en plus
00:46:49c'est-à-dire que vous savez transmettre
00:46:50vous savez expliquer
00:46:52et je disais
00:46:53vous êtes surtout un observateur
00:46:54vous êtes
00:46:55un homme qui a des valeurs politiques précises
00:46:58patriote et citoyen
00:46:59je le disais
00:47:01votre inquiétude de l'époque
00:47:02l'année où vous avez écrit
00:47:03La Fabrique du Crétin
00:47:04vers l'apocalypse scolaire
00:47:05vous êtes plutôt rassuré
00:47:07ou vous êtes encore plus inquiet
00:47:09que ce que vous étiez à l'époque
00:47:11vous savez
00:47:12je souffre en ce moment
00:47:13de ce qu'on appelle
00:47:13le complexe de Cassandre
00:47:15ah oui
00:47:16je vois très bien ce que c'est
00:47:17j'ai dit ce qui allait se passer
00:47:19et personne ne m'a cru
00:47:22et le cheval de Troyes
00:47:23est tenté dans Troyes
00:47:24et la ville
00:47:25est en l'air
00:47:26disons qu'on ne vous a pas cru
00:47:27à ce point-là
00:47:28vous n'étiez pas le seul
00:47:29à dire que ça allait mal
00:47:30je n'étais pas le seul
00:47:30alors
00:47:31La Fabrique du Crétin
00:47:32ça s'est passé en deux époques
00:47:34c'est comme les francs bousquetaires
00:47:35vous savez
00:47:36rappelez-nous l'année
00:47:37le premier
00:47:38c'était 2005
00:47:392005
00:47:39vous vous rendez compte
00:47:40il y a 20 ans
00:47:412005
00:47:42il y a 20 ans
00:47:43et les poussières d'ailleurs
00:47:44c'était sous-titré
00:47:46La mort programmée de l'école
00:47:48puis j'ai repris le titre
00:47:50avec un autre sous-titre
00:47:52qui était effectivement
00:47:52Vers l'apocalypse scolaire
00:47:55parce que l'apocalypse
00:47:56on y est
00:47:57non seulement à l'école
00:47:58mais d'ailleurs de façon générale
00:47:59ça sera le sujet
00:48:01de mon prochain livre
00:48:01mais
00:48:04il y a une
00:48:05alors
00:48:06en 2005
00:48:07lorsque j'ai sorti ce livre
00:48:09en même temps
00:48:10il y a une femme
00:48:11que vous connaissez
00:48:12sans doute
00:48:12qui s'appelle
00:48:18Natacha Polony
00:48:19Natacha Polony
00:48:21le nom ne m'échappait
00:48:22qui avait sorti un bouquin
00:48:24qui s'appelait
00:48:24Nos enfants gâchés
00:48:25et je me rappelle
00:48:26une conversation
00:48:27que nous avons eue
00:48:27une dizaine d'années plus tard
00:48:28où elle m'a dit
00:48:29nous avons perdu
00:48:31parce qu'effectivement
00:48:31nous nous battions
00:48:32pour une école républicaine
00:48:35et qui maintienne
00:48:37les valeurs
00:48:37et la culture
00:48:38de la république
00:48:39et sous prétexte
00:48:41de démocratie
00:48:42sous prétexte
00:48:43de nivellement
00:48:44par le bas
00:48:45sous prétexte
00:48:46d'accueil
00:48:47de tous les autres
00:48:48etc
00:48:50cette école
00:48:51s'est dissoute
00:48:52mais totalement
00:48:53dissoute
00:48:55il faut voir
00:48:56une chose
00:48:56c'est que
00:48:57ma génération
00:48:58en gros
00:48:59celle du baby boom
00:49:00n'est plus
00:49:02devant les élèves
00:49:04j'étais né
00:49:05en 53
00:49:05j'ai pris ma retraite
00:49:07il y a 5 ans
00:49:08j'ai enseigné
00:49:08pendant 45 ans
00:49:09sans discontinuer
00:49:12c'est fini
00:49:12ceux qui sont devant
00:49:14les élèves
00:49:15c'est au minimum
00:49:16au minimum
00:49:18la génération
00:49:19qui est née
00:49:20dans les années 80
00:49:22oui
00:49:23alors
00:49:23il y a peut-être
00:49:25un an ou deux
00:49:26j'avais fait un article
00:49:27dans Causeur
00:49:27qui s'appelait
00:49:28génération ratus
00:49:30ratus
00:49:30pericol de gaz
00:49:31ça ne vous dit rien
00:49:32c'était le manuel
00:49:34d'apprentissage
00:49:34de la lecture
00:49:35fait par l'édition
00:49:36Hattier
00:49:37à partir de 1991
00:49:39juste après la réforme
00:49:40de Jospin
00:49:41qui a marqué
00:49:43l'entrée
00:49:43dans l'apocalypse
00:49:45vous savez
00:49:46c'est le moment
00:49:47j'allais vous demander
00:49:47vous situez où la césure
00:49:49vous vous dites
00:49:50que c'est
00:49:51le ministère de Jospin
00:49:52le moment où
00:49:54ça a été très difficile
00:49:55de remonter
00:49:56c'est la loi Jospin
00:49:58juillet 1989
00:50:00c'est facile à se rappeler
00:50:01c'était le bicentenaire
00:50:02de la révolution
00:50:03et l'éclatement
00:50:05de la république
00:50:06au fond
00:50:06et c'est là
00:50:08qu'il a décidé
00:50:09que l'élève
00:50:11était acteur
00:50:12de son propre savoir
00:50:13et qu'on a inventé
00:50:14ce qu'on appelle
00:50:15le constructivisme
00:50:16l'élève construit
00:50:17son propre savoir
00:50:18il n'a pas besoin
00:50:19de le demander
00:50:20au maître
00:50:21il le construit
00:50:22par lui-même
00:50:23il a la science infuse
00:50:24doctrine qui nous vient d'où ?
00:50:26au départ
00:50:26des Etats-Unis
00:50:27quand même un petit peu ?
00:50:28un tout petit peu
00:50:28des Etats-Unis
00:50:29dans les années 50
00:50:30mais qui a été
00:50:31transmise en France
00:50:32de façon massive
00:50:34par Philippe Mérieux
00:50:35voilà
00:50:37donc le duo
00:50:38Mérieux
00:50:38Mérieux-Jospin
00:50:41Mérieux
00:50:41qui était
00:50:41le conseiller direct
00:50:42de Jospin
00:50:43c'est à Jospin
00:50:44qu'il a imposé
00:50:45finalement l'idée
00:50:46des IUFM
00:50:47devenus les SP
00:50:49devenus INSPE
00:50:50les IUFM
00:50:51qui sont les écoles
00:50:51l'école normale
00:50:52de formation des profs
00:50:53qui devient l'UFM
00:50:55c'est là
00:50:56vous dites
00:50:56qu'on commence
00:50:57à déconstruire
00:50:58alors
00:50:58on a commencé
00:50:59à déconstruire
00:51:00sérieusement
00:51:00donc il faut bien
00:51:01vous mettre en tête
00:51:02que
00:51:03les enseignants
00:51:04que vous avez
00:51:06face à vos enfants
00:51:07qui ont moins
00:51:08de 40 ans
00:51:09appartiennent
00:51:10à cette génération
00:51:11ratus
00:51:12qui a été
00:51:14formée
00:51:15en méthode globale
00:51:16qui a été formée
00:51:18par ce que
00:51:18on appelle
00:51:19l'enseignement
00:51:20de l'ignorance
00:51:22je ne suis pas le seul
00:51:23à m'être battu
00:51:24nous sommes un certain nombre
00:51:25à nous être collotés
00:51:27avec les minables
00:51:29qui opéraient
00:51:31au nom
00:51:32de la pédagogie
00:51:33et la didactique
00:51:35et de toutes sortes
00:51:35de belles sciences
00:51:36donc les pédagogues
00:51:36c'est là que ça commence
00:51:37vraiment
00:51:37les pédagogues
00:51:38c'est là qu'ils s'imposent
00:51:39c'est là qu'ils s'imposent
00:51:40et qu'ils vont se partager
00:51:41les postes
00:51:42c'est à dire que
00:51:43tout l'état profond
00:51:44de l'éducation nationale
00:51:45est contaminée
00:51:47par le pédagogisme
00:51:48alors qu'est-ce qu'on sape
00:51:49qu'est-ce que le pédagogisme
00:51:50sape dans les fondements
00:51:52institutionnels
00:51:52de l'école de la république
00:51:53celle qui a fait
00:51:53les gloires de la France
00:51:54et la grandeur de ce pays
00:51:56quels sont les premiers méfaits
00:51:57que le pédagogisme
00:51:58impose à l'éducation nationale
00:51:59ce qu'il a détruit
00:52:01c'est la transmission
00:52:03la transmission
00:52:04figurez-vous
00:52:04c'est vertical
00:52:05c'est à dire qu'il y a un maître
00:52:06et puis il y a un élève
00:52:09c'est fini
00:52:09la relation doit maintenant
00:52:11être horizontale
00:52:12et le maître
00:52:13a autant à apprendre
00:52:14de l'élève
00:52:14que l'élève du maître
00:52:15on connaît cette phrase
00:52:16on connaît cette phrase célèbre
00:52:18moyennant quoi
00:52:19on a incité les maîtres
00:52:21à cesser
00:52:22par exemple
00:52:23de s'intéresser
00:52:24à la littérature classique
00:52:26et à s'intéresser
00:52:27à la littérature moderne
00:52:29de façon à ce que ça dise
00:52:30quelque chose
00:52:31aux enfants
00:52:32alors
00:52:33c'est une anecdote personnelle
00:52:36j'étais au lycée
00:52:37de Corbeil-Essonne
00:52:38un lycée qui était
00:52:39particulièrement dur
00:52:40au Tarteret
00:52:41etc
00:52:41j'ai eu des élèves
00:52:43qui
00:52:43l'année d'avant
00:52:45avaient tué
00:52:46leur prof français
00:52:47c'est pas une métaphore
00:52:49elles étaient mortes
00:52:50voilà
00:52:50elles s'étaient pendues
00:52:52et j'ai dit
00:52:53mais pourquoi
00:52:54l'Ibé
00:52:54elle nous faisait étudier
00:52:56des textes tirés
00:52:56de l'Ibé
00:52:57monsieur
00:52:59sur la banlieue
00:53:00et on n'en avait rien à faire
00:53:02de la banlieue
00:53:02ils m'ont dit ça
00:53:03au moment où moi
00:53:04je les faisais travailler
00:53:04sur Malarmée
00:53:05bien sûr
00:53:05et
00:53:08qui vous est cher
00:53:09oui bien sûr
00:53:10bien sûr
00:53:11et
00:53:12et on dit
00:53:14mais on vient pas ici
00:53:15pour apprendre
00:53:16comment on vit
00:53:17dans nos HLM
00:53:18pourris
00:53:19on vient ici
00:53:20pour apprendre
00:53:20autre chose
00:53:21on vient ici
00:53:22pour rêver
00:53:22c'était eux
00:53:23qui étaient dans le bon sens
00:53:24et c'était eux
00:53:25et c'était elles
00:53:25qui déviaient
00:53:26on était
00:53:26là on était
00:53:28en 92
00:53:29un truc comme ça
00:53:31c'est terminé
00:53:31c'est terminé
00:53:32c'est terminé
00:53:33la génération alpha
00:53:34qui est devant les maîtres
00:53:36actuellement
00:53:36est une génération
00:53:37qui est imbue d'elle-même
00:53:39qui est d'une prétention absolue
00:53:40et qui ne sait absolument rien
00:53:42donc ils seraient ravis
00:53:43d'avoir des textes de l'Ibé
00:53:44ça tout à fait
00:53:45d'ailleurs
00:53:45ils seraient ravis
00:53:46ils pensent
00:53:47qu'ils pourraient les écrire
00:53:48ah oui d'accord
00:53:49carrément
00:53:50d'ailleurs
00:53:50vu le niveau
00:53:51de certains stagiaires
00:53:53dans un certain nombre
00:53:53de rédactions
00:53:54c'est important ce que vous dites
00:53:55non seulement
00:53:56il y a de l'ignorance
00:53:56mais il y a de l'arrogance
00:53:57et ça va
00:53:58et plus il y a de l'ignorance
00:53:59ça va de pair
00:54:00je me rappelle
00:54:01une métaphore
00:54:03que j'utilisais en classe
00:54:04j'avais des grands tableaux
00:54:05blancs
00:54:05vous savez
00:54:06je faisais un point
00:54:07je disais
00:54:07ça c'est ce que vous savez
00:54:10puis je faisais un gigantesque cercle
00:54:11je dis ça
00:54:12c'est ce que je sais
00:54:13le reste
00:54:14c'est ce que nous ignorons
00:54:15et vous
00:54:16vous concevez bien
00:54:18que
00:54:19votre contact
00:54:20avec l'ignorance
00:54:21est très faible
00:54:23donc vous avez l'impression
00:54:24de tout savoir
00:54:24moi mon contact
00:54:25avec l'ignorance
00:54:26c'est gigantesque
00:54:27donc j'ai l'impression
00:54:28de ne rien savoir
00:54:29de devoir apprendre
00:54:31constamment
00:54:32c'est fini ça
00:54:34vous posez des jalons
00:54:35tout à fait paradoxaux
00:54:35c'est fini
00:54:36c'est à dire que
00:54:37on les conforte
00:54:39dans l'idée
00:54:39qu'ils savent
00:54:41qu'ils savent déjà
00:54:42qu'ils naissent sachants
00:54:44qu'ils naissent sachants
00:54:45je vous rappelle
00:54:45que les parents
00:54:46d'ailleurs
00:54:47auront une part de responsabilité
00:54:49lorsqu'ils affirment
00:54:50que leurs enfants
00:54:51sont des HPI
00:54:53etc
00:54:54etc
00:54:55alors on va être clair
00:54:58Péricole Gasse
00:54:59des élèves géniaux
00:55:02en 45 ans
00:55:04j'en ai rencontré deux
00:55:05mais vraiment très bon
00:55:06vraiment remarquable
00:55:08et ça a été confirmé
00:55:08par la suite
00:55:09de leur parcours
00:55:10voilà
00:55:10ils ont l'un et l'autre
00:55:11réussi
00:55:12polytechnique à 16 ans
00:55:14en effet
00:55:15bon
00:55:15après
00:55:16on est perdu
00:55:18deux
00:55:19en revanche
00:55:20des petits prétentieux
00:55:21à l'appel
00:55:23et surtout
00:55:23au fur et à mesure
00:55:24que
00:55:25le temps passait
00:55:27de plus en plus
00:55:28à l'appel
00:55:29alors j'ai enseigné
00:55:30les dix dernières années
00:55:31en classe préparatoire
00:55:32théoriquement
00:55:33c'est la crème
00:55:34de la crème
00:55:35mais je me rappelle
00:55:36la première disserte
00:55:37que j'ai corrigée
00:55:38il y en avait un
00:55:38qui avait écrit
00:55:39il les plante
00:55:39avec un S
00:55:40ça plante
00:55:40puisqu'il y avait
00:55:42les devant
00:55:42et oui
00:55:43et oui c'est logique
00:55:44en hypocagne
00:55:45le puriel
00:55:45vous voyez
00:55:45voilà
00:55:46et parlant de ça
00:55:48à un inspecteur
00:55:49un jour
00:55:49il m'a dit
00:55:50mais c'est pas grave
00:55:50ça veut dire
00:55:51qu'il a eu le sens
00:55:52du pluriel
00:55:53d'accord
00:55:54voilà
00:55:54et pourquoi
00:55:55est-ce que je n'ai pas
00:55:56pendu cet inspecteur
00:55:58séance tenante
00:55:59je me le demande encore
00:56:00mais c'est tout
00:56:01ce qu'il méritait
00:56:03toute l'éducation nationale
00:56:05est infiltrée
00:56:07d'incapables
00:56:08d'ignorants
00:56:09et de prétentieux
00:56:11bon
00:56:11nous sommes sur le
00:56:12sur le bon ton
00:56:13Jean-Paul Brigheli
00:56:13je reçois Jean-Paul Brigheli
00:56:15qui fut l'auteur
00:56:16de La Fabrique du Crétin
00:56:17il a écrit
00:56:17depuis d'autres livres
00:56:19et il a pris
00:56:19d'autres positions
00:56:20notamment à Causeur
00:56:21qui est la publication
00:56:22dirigée par Elisabeth Lévy
00:56:24que nous entendons
00:56:24très souvent
00:56:25dans la matinale
00:56:26appelez-nous
00:56:26au 0826-300-300
00:56:28vous voyez le ton
00:56:29qui a été donné
00:56:30par Jean-Paul Brigheli
00:56:31ce n'est pas un homme rassuré
00:56:33ce n'est pas quelqu'un
00:56:34qui va nous rassurer
00:56:34peut-être nous donnera-t-il
00:56:36quelques clés
00:56:37s'il reste encore
00:56:38un sursaut
00:56:38pour sauver cette école
00:56:40de la République
00:56:40sur laquelle la France
00:56:41n'est rien
00:56:42et à laquelle elle doit tout
00:56:43appelez-nous
00:56:43au 0826-300-300
00:56:45vous êtes certainement
00:56:46ancien enseignant
00:56:47ou enseignant en activité
00:56:48vous êtes professeur
00:56:49des écoles
00:56:50vous êtes ancien instituteur
00:56:51du temps des Hussards Noirs
00:56:53en tout cas
00:56:53vous avez un mot à dire
00:56:54parce que vous avez des enfants
00:56:55ou de la famille
00:56:55qui sont concernés
00:56:56on attend votre appel
00:56:57et votre avis
00:56:58et Jean-Paul Brigheli
00:56:59vous répondra
00:56:59avec ces mots
00:57:00sans prendre
00:57:01la moindre prudence
00:57:03ni la moindre mesure
00:57:04il a des choses à dire
00:57:04il a envie de les dire
00:57:05aujourd'hui sur nous
00:57:06à tout de suite
00:57:06sur Sud Radio
00:57:07je reçois Jean-Paul Brigheli
00:57:16avec lequel nous faisons
00:57:17un tableau apocalyptique
00:57:19puisqu'il avait dit
00:57:20dans son livre
00:57:21La Fabrique du Crétin
00:57:21vers l'apocalypse scolaire
00:57:23selon lui
00:57:24nous y sommes
00:57:24et on n'a pas forcément
00:57:26besoin de lui
00:57:26pour savoir que nous y sommes
00:57:27sauf qu'il nous donne
00:57:28aujourd'hui des détails
00:57:29et des éléments
00:57:30qui sont totalement
00:57:31totalement terrifiants
00:57:33il a une compagne
00:57:34qui est également enseignante
00:57:35qui elle est encore
00:57:35sur le terrain
00:57:36Jean-Paul Brigheli
00:57:36a pris sa retraite
00:57:37et qui confirme
00:57:38et Jean-Paul Brigheli
00:57:40ce qui vous fait le plus mal
00:57:41c'est non seulement
00:57:41la désagrégation
00:57:42de cette merveilleuse machine
00:57:44qui était l'école de la république
00:57:45la lâcheté de la classe politique
00:57:47l'influence
00:57:48d'idéologies nocives
00:57:50et là vous dites
00:57:51on est en train de payer
00:57:51l'effondrement
00:57:52du niveau culturel scolaire
00:57:54c'est à dire que
00:57:54même les enseignants
00:57:55les élèves sont nuls
00:57:56mais les enseignants
00:57:58qui sortent de cette formation
00:57:59des IUFM
00:58:01des années 90
00:58:01sont aujourd'hui
00:58:02le fruit
00:58:03de cette dérive
00:58:04et c'est la qualité
00:58:05de l'enseignement lui-même
00:58:06qui devient catastrophique
00:58:07on leur a fait croire
00:58:08qu'en ayant appris
00:58:11soi-disant à enseigner
00:58:13cela pouvait combler
00:58:14tous les trous
00:58:15qu'ils avaient
00:58:16au niveau culturel
00:58:17c'est ça
00:58:17aller sur les sites
00:58:18style néoprof
00:58:20etc
00:58:20de profs nouvellement nommés
00:58:24et ils se targuent fort
00:58:26d'avoir des ignorances absolues
00:58:28ils n'ont jamais lu
00:58:29ni Balzac
00:58:30ni Zola
00:58:31ni personne
00:58:32d'ailleurs
00:58:33ils sont incultes
00:58:34ils sont incultes
00:58:35et en un sens
00:58:37c'est l'idée
00:58:37vous savez
00:58:38de la même façon
00:58:39qu'il y a eu un imbécile
00:58:40en 1793
00:58:42qui avait dit
00:58:42la république
00:58:43n'a pas besoin de savants
00:58:45ça avait amené
00:58:46Lavoisier
00:58:46à l'échafaud
00:58:48là actuellement
00:58:49c'est l'enseignement
00:58:50n'a pas besoin
00:58:50de sachants
00:58:52et bien
00:58:53c'est un tort
00:58:54parce que je vous le dis
00:58:56ces 45 ans
00:58:57d'expérience
00:58:58on fait cours
00:58:59avec du savoir
00:59:00et ce que les élèves
00:59:02ou étudiants
00:59:03viennent chercher
00:59:03c'est du savoir
00:59:06pas du blablabla
00:59:08sur les derniers développements
00:59:10et savoir qui
00:59:12d'Israël
00:59:13ou du Hamas
00:59:13a raison
00:59:14ce qui est devenu
00:59:16l'université
00:59:17voir les développements
00:59:18à Sciences Po
00:59:19à Lyon
00:59:21et ailleurs
00:59:21c'est-à-dire que vous dites
00:59:22non seulement
00:59:23il y a un fondement
00:59:23du niveau culturel
00:59:24et même éducatif
00:59:25mais en plus du coup
00:59:26cet affaiblissement
00:59:27permet à d'autres éléments
00:59:29idéologiques
00:59:29ou doctrinaires
00:59:30de rentrer dans le milieu
00:59:31d'écoles
00:59:32dans le milieu du savoir
00:59:32bien sûr parce que
00:59:34tout à fait au départ
00:59:35il faut revenir
00:59:35tout à fait au début
00:59:37de la république
00:59:39l'école laïque
00:59:40Jules Ferry
00:59:41se construit
00:59:42contre l'école confessionnelle
00:59:441880 par là
00:59:45à peu près
00:59:45donc
00:59:46qu'est-ce qu'on met
00:59:47à la place
00:59:47de la transcendance
00:59:49qui était offerte
00:59:50dans les écoles religieuses
00:59:51on met la laïcité
00:59:53on met la république
00:59:54à l'époque
00:59:56on prépare
00:59:5714-18
00:59:58voilà
00:59:59on le sait
00:59:59on est dans la revanche
01:00:00et actuellement
01:00:02qu'est-ce qu'on met
01:00:03on met rien
01:00:04on met rien
01:00:05comprenez bien
01:00:06que la pédagogie
01:00:08en soi
01:00:08c'est pas une transcendance
01:00:09non
01:00:09donc ils vont aller chercher
01:00:11des transcendances
01:00:12ailleurs
01:00:12soit ils vont le chercher
01:00:14dans des fanatismes religieux
01:00:15à droite à gauche
01:00:16je rappelle que
01:00:17c'est un truc
01:00:18qui est absolument
01:00:18terrifiant
01:00:19les jeunes
01:00:22religieux
01:00:22sont beaucoup plus
01:00:26extrémistes
01:00:26que leurs aînés
01:00:27on l'a vu
01:00:28et que leurs parents
01:00:29on l'a vu
01:00:30je rappelle
01:00:31c'est chez les jeunes
01:00:32qu'on rencontre
01:00:33un nombre sidérant
01:00:34à 20 ou 25%
01:00:36de platistes
01:00:37oui de platistes
01:00:38persuadés que
01:00:39puisque on voit
01:00:40la ligne d'horizon
01:00:41plate
01:00:42c'est que la terre
01:00:43est plate
01:00:43voilà
01:00:45ça fait du monde
01:00:4625%
01:00:47plus ceux qui considèrent
01:00:48que leur religion
01:00:48et les textes
01:00:49de leur livre de référence
01:00:50passent avant
01:00:51les lois de la république
01:00:52voilà
01:00:52et que d'ailleurs
01:00:54il y avait dedans
01:00:55toutes les réponses
01:00:56à toutes les questions
01:00:57puisque de toute façon
01:00:59ça a beau avoir
01:01:00une date
01:01:00de rédaction
01:01:01c'est incré
01:01:02donc c'est avant
01:01:04pendant
01:01:05après
01:01:05oui donc c'est
01:01:06un côté
01:01:06Jean-Paul Brigheli
01:01:08nous avons un appel
01:01:08de Bayonne
01:01:09c'est Frédéric
01:01:10qui nous appelle
01:01:10de Bayonne
01:01:11bonjour Frédéric
01:01:12oui bonjour
01:01:13vous avez enseigné
01:01:15ou vous êtes touché
01:01:16par les questions scolaires
01:01:17alors effectivement
01:01:19j'ai enseigné
01:01:20pendant 26 ans
01:01:21dans un lycée professionnel
01:01:23donc les travaux
01:01:24paysagers en fait
01:01:25oui
01:01:26je suis moi-même
01:01:29entrepreneur
01:01:29en travaux paysagers
01:01:31et donc j'ai exercé
01:01:33cette double profession
01:01:34on va dire
01:01:35depuis ma création
01:01:37d'entreprise
01:01:38où mon ancien lycée
01:01:39m'avait demandé
01:01:39un petit peu
01:01:40au secours
01:01:41parce que j'avais
01:01:42passé un BTS
01:01:44de travaux paysagers
01:01:45c'était à quel endroit ?
01:01:47c'était à Asparen
01:01:48Asparen
01:01:48au Pays Basque donc
01:01:49voilà
01:01:50et donc
01:01:52donc en fait
01:01:53c'est dans les années 90
01:01:55que je suis rentré
01:01:56au départ
01:01:57un petit peu
01:01:58pour prêter main-forte
01:02:00un peu
01:02:01à des collègues
01:02:02sur l'enseignement
01:02:03des végétaux
01:02:04oui
01:02:04et après
01:02:05je suis
01:02:06on m'a demandé
01:02:07un petit peu
01:02:08de plus en plus
01:02:09de disponibilité
01:02:11on va dire
01:02:11et on m'a octroyé
01:02:13des heures supplémentaires
01:02:16donc bon
01:02:17j'étais là
01:02:18un peu l'engrenage
01:02:19et je n'osais pas
01:02:19refuser
01:02:20ça m'intéressait
01:02:21quand même
01:02:22d'enseigner
01:02:23à des élèves
01:02:24de BEP
01:02:26puisqu'à l'époque
01:02:26c'était du BEP
01:02:27tout à fait
01:02:28et après
01:02:29ils sont passés
01:02:30en bac pro
01:02:31donc on a supprimé
01:02:32le BEP
01:02:32là aussi
01:02:33au niveau
01:02:33des institutions
01:02:36des ministères
01:02:37qui changent
01:02:38donc j'ai un peu
01:02:40assisté un petit peu
01:02:41à tout ce qui se dit
01:02:41c'est-à-dire
01:02:42à chaque fois
01:02:43des référentiels
01:02:44qui changent
01:02:46au fil
01:02:46des ministères
01:02:47qui changent
01:02:48des consignes
01:02:49différentes
01:02:50et effectivement
01:02:51moi j'avais
01:02:52le problème
01:02:53que je ne me sentais pas
01:02:56dans la pédagogie
01:02:57alors c'est pour ça
01:02:57que je rejoins
01:02:59votre interlocuteur
01:03:00tout à l'heure
01:03:01Jean-Paul Brielli
01:03:01voilà
01:03:02je me disais
01:03:03bon
01:03:03c'est vrai
01:03:05qu'on aurait pu
01:03:06m'apprendre
01:03:07à apprendre
01:03:07donc moi
01:03:08j'apprenais
01:03:09comme je savais
01:03:10je suis quand même
01:03:10quelqu'un de terrain
01:03:11à la base
01:03:14mais ça se passait
01:03:15très bien
01:03:16bon
01:03:18avec les problèmes
01:03:19aussi
01:03:20de l'éducation
01:03:22nationale
01:03:22enfin
01:03:23là on dépendait
01:03:25du ministère
01:03:25de l'agriculture
01:03:26mais là vous avez vu
01:03:27la dégradation
01:03:28concrètement
01:03:28vous l'avez vécu
01:03:29et subi
01:03:29ou non
01:03:30cette régression
01:03:31concrètement
01:03:31voilà concrètement
01:03:33c'est que j'ai enseigné
01:03:34pendant 26 ans
01:03:35il y a eu
01:03:36des changements
01:03:37de direction
01:03:38et un directeur
01:03:40qui me faisait
01:03:41confiance
01:03:41j'étais même
01:03:42à l'époque
01:03:43responsable
01:03:44de classe
01:03:45etc
01:03:46avec quand même
01:03:47quelques tensions
01:03:48de mes collègues
01:03:49vous voyez ça
01:03:50d'un mauvais oeil
01:03:51parce que j'avais
01:03:51mon entreprise
01:03:53donc
01:03:53qui se disait
01:03:55je vais leur prendre
01:03:57des responsabilités
01:03:57donc de l'argent
01:03:59oui
01:03:59mais c'est pas
01:04:00mon intérêt
01:04:01à la base
01:04:03et donc
01:04:05mon directeur
01:04:06me dit
01:04:06il faudrait
01:04:07que tu te contractualises
01:04:09parce que j'étais
01:04:10contractuel d'état
01:04:11à l'époque
01:04:11oui
01:04:12et donc
01:04:14entre temps
01:04:14il y a eu
01:04:16des problèmes
01:04:17dans le lycée
01:04:18le directeur
01:04:19s'est fait
01:04:20un peu virer
01:04:21on va dire
01:04:21oui
01:04:22et
01:04:24donc il avait fait
01:04:25ma demande
01:04:26pour ma contractualisation
01:04:27oui
01:04:28il y a eu
01:04:28une directrice
01:04:29qui a été mutée
01:04:29chez nous
01:04:31qui n'avait pas
01:04:31forcément les compétences
01:04:33de la direction
01:04:34et qui
01:04:35en gros
01:04:35m'a mis
01:04:36des bâtons dans les roues
01:04:37de quel genre ?
01:04:39de quel genre ?
01:04:40c'est-à-dire
01:04:40qu'une direction
01:04:41doit préparer
01:04:44doit préparer
01:04:44le professeur
01:04:46à l'inspection
01:04:47donc rien n'était préparé
01:04:48on m'avait annoncé
01:04:49qu'il fallait
01:04:50faire les deux groupes
01:04:51comme d'habitude
01:04:51des travaux pratiques
01:04:53mais sur le plan
01:04:53de l'enseignement
01:04:54est-ce qu'il y a eu
01:04:54du changement
01:04:55sur la pédagogie
01:04:56que vous deviez appliquer ?
01:04:57sur le plan
01:04:58de l'enseignement
01:04:59non on me laissait
01:05:00sauf que
01:05:01en cas de l'enseignement
01:05:02c'est vraiment
01:05:04tout était vraiment
01:05:05c'est là que
01:05:06le problème
01:05:09donc le débat
01:05:10de ce jour
01:05:11c'est-à-dire que
01:05:14on met des gens
01:05:15à la limite
01:05:16compétents
01:05:17qui savent travailler
01:05:17mais
01:05:18on leur met
01:05:19de l'administration
01:05:21c'est-à-dire
01:05:22vous avez plus de brouettes
01:05:24pour travailler
01:05:25il faut faire des devis
01:05:26pour acheter des brouettes
01:05:27vous devez
01:05:29acheter du gazor
01:05:31vous n'avez pas
01:05:32les outils
01:05:32pour travailler
01:05:33et on vous impose
01:05:36de demander des devis
01:05:37d'étudier la question
01:05:39et entre temps
01:05:40les élèves
01:05:41n'ont pas
01:05:42le matériel
01:05:43on a compris Frédéric
01:05:44je vais faire réagir
01:05:45Jean-Paul Briegueli
01:05:46dans quelques instants
01:05:47merci de nous avoir appelé
01:05:48vous témoignez
01:05:48vous avez exercé
01:05:50pendant 26 ans
01:05:50sur le terrain
01:05:51et Jean-Paul Briegueli
01:05:52a évidemment
01:05:53un commentaire à faire
01:05:54sur ce qui vous est arrivé
01:05:55vous nous retrouvez
01:05:56dans quelques instants
01:05:56appelez-nous au 0-826-300-300
01:05:59comme Frédéric
01:06:00d'où que vous soyez
01:06:01et qui que vous soyez
01:06:02parce que vous êtes concerné
01:06:03par cette question
01:06:04de l'école qui s'effondre
01:06:05peut-être directement
01:06:06ou personnellement
01:06:07et Jean-Paul Briegueli
01:06:08répondra à votre question
01:06:09au 0-826-300-300
01:06:19je reçois Jean-Paul Briegueli
01:06:21pour un débat
01:06:21à la fois passionné
01:06:23et passionnant
01:06:23c'est pas un débat
01:06:24c'est un face à face
01:06:24c'est un dialogue
01:06:25l'auteur de la fabrique
01:06:27du crétin
01:06:28vers l'apocalypse scolaire
01:06:29le drame
01:06:30c'est que 20 ans après
01:06:31Jean-Paul Briegueli
01:06:31me dit
01:06:32mais c'est encore pire
01:06:33que ce que je craignais
01:06:35et il est en train
01:06:35de nous décrypter
01:06:36pourquoi
01:06:37Jean-Paul Briegueli
01:06:38la situation
01:06:40il s'agit bien
01:06:40de l'école de la république
01:06:41vous êtes en train
01:06:42de me dire
01:06:43que l'avenir de la France
01:06:43aujourd'hui
01:06:44et la société française
01:06:45sont menacés
01:06:47de décomposition
01:06:49Péricault
01:06:49où voyez-vous
01:06:51la république actuellement ?
01:06:52qu'est-ce qu'il reste
01:06:54de république actuellement ?
01:06:56dans certaines incantations
01:06:57des professions de foi
01:06:58et
01:07:00elle n'en fait pas
01:07:01de bonnes intentions
01:07:02quelques nostalgiques
01:07:04de l'ère
01:07:04Seguin-Chevenement
01:07:05vous voyez
01:07:07c'est fini la république
01:07:08sous prétexte de démocratie
01:07:10et démocratie
01:07:11est un terme
01:07:12qu'il faudrait utiliser
01:07:13d'une façon très
01:07:16suspicieuse
01:07:16en quelque sorte
01:07:17oui vous l'avez dit
01:07:18abîmée
01:07:19non mais la démocratie
01:07:20la démocratie
01:07:21ça a été fait
01:07:21pour une cité
01:07:23Athènes
01:07:24où il y avait
01:07:24à peu près 3000 votants
01:07:25voilà
01:07:26à cette échelle-là
01:07:27ça fonctionne
01:07:28ça ne fonctionne pas
01:07:29pour une France
01:07:30de 70 millions de Français
01:07:31pour revenir à l'école
01:07:32vous connaissez
01:07:33la phrase de Condorcet
01:07:34le suffrage universel
01:07:36mis à disposition
01:07:37d'un peuple inculte
01:07:39peut conduire à la dictature
01:07:40des imbéciles
01:07:40c'est à peu près ça
01:07:41on y est ou non ?
01:07:42on y est
01:07:43on y est tout à fait
01:07:44je rappelle quand même
01:07:45que c'est au plus haut niveau
01:07:47si je prends seulement
01:07:49les ministres de l'éducation
01:07:51les ministres de l'éducation
01:07:52sur les 10-15 dernières années
01:07:54bon
01:07:56dictature des imbéciles
01:07:57on a eu
01:07:58Najat Vallaud-Belkacem
01:08:00on a eu
01:08:01Papin Diaye
01:08:02on a eu
01:08:03Madame Oudea Castera
01:08:05etc
01:08:05l'actuel est comment là ?
01:08:07l'actuel c'est un
01:08:10monsieur Jeffrey
01:08:11c'est un technocrate
01:08:13qui avait été mis là
01:08:15par Blanquer
01:08:16etc
01:08:17et qui confond
01:08:18l'obéissance
01:08:20éthénocratique
01:08:20avec l'innovation
01:08:22il n'est pas le seul
01:08:23bien sûr qu'il n'est pas le seul
01:08:24il n'est pas le seul
01:08:25je parle de ministre en général
01:08:27il est
01:08:29sans intérêt
01:08:30il parle en phrase creuse
01:08:31il n'a aucun pouvoir
01:08:33le vrai pouvoir
01:08:34ce serait de dire au prof
01:08:36bon
01:08:36je vous augmente de 40%
01:08:38il faut remonter à quand
01:08:39Jean-Paul Brielli
01:08:39pour trouver un bon ministre
01:08:40de l'éducation nationale
01:08:41alors de mémoire d'homme
01:08:42et de mémoire de Brielli
01:08:45Darkos avait un petit
01:08:46peu essayé
01:08:47il est parti au bout d'un an
01:08:48même Jean-Léchelle Blanquer
01:08:49sur le primaire
01:08:50a fait quelques avancées
01:08:51voilà
01:08:52Blanquer a fait quelques avancées
01:08:55Bayrou certainement
01:08:56avait essayé de faire quelque chose
01:08:59mais le côté co-gestion
01:09:00avec le SNES
01:09:02a limité un petit peu son action
01:09:05non c'est un ministère
01:09:06dont personne ne veut
01:09:07c'est le plus gros budget
01:09:09de l'état
01:09:09mais personne n'en veut
01:09:11donc le mammouth
01:09:11de Claude Allègre
01:09:12est une réalité
01:09:13il faut dégresser le mammouth
01:09:14c'est une réalité
01:09:15il faut absolument
01:09:17je pense
01:09:17là c'est pas seulement dégresser
01:09:18il faudrait que ce soit plus un ministère
01:09:20il faudrait que ce soit confié
01:09:21à un certain nombre de professionnels
01:09:23qui s'en occuperaient
01:09:24au long terme
01:09:25je me rappelle Darkos
01:09:26me disant
01:09:28quand on fait une réforme
01:09:29dans l'éducation
01:09:29on voit les effets
01:09:30au bout de 15 ans
01:09:3215 ans c'est pas le temps des politiques
01:09:34les politiques veulent
01:09:36des résultats à 3 mois
01:09:37en quelque sorte
01:09:38alors je vais vous rassurer
01:09:39Jean-Paul Brigheli
01:09:39parce que nous avons des statistiques
01:09:41disant que
01:09:42les français
01:09:43vont confier leurs enfants
01:09:45non plus au public
01:09:46dont vous êtes en train de nous expliquer
01:09:47qu'il est en train de crever
01:09:48et de nous tuer
01:09:50mais à l'école privée
01:09:52à l'enseignement privé
01:09:52où les choses se passeraient beaucoup mieux
01:09:54ça vous rassure ou pas du tout ?
01:09:56c'est un peu incantatoire
01:09:57parce que
01:09:57il y a du très mauvais public
01:10:00mais il y a quand même
01:10:01du bon public
01:10:02et il y a du bon privé
01:10:04mais il y a quand même
01:10:05du très mauvais privé
01:10:07c'est à dire que
01:10:07c'est pas
01:10:08la ligne de fracture
01:10:09c'est pas privé au public
01:10:11c'est
01:10:12dis-moi comment tu enseignes
01:10:13dis-moi ce que tu enseignes
01:10:15et je te dirai
01:10:16ce que tu vaux
01:10:17sauf qu'on peut considérer
01:10:18que le privé
01:10:18a peut-être résisté
01:10:19un petit peu plus
01:10:20au nom des valeurs
01:10:21qui sont les vôtres
01:10:22sur l'éducation nationale
01:10:23pas tant que ça
01:10:24parce qu'ils appliquent les programmes
01:10:25ah mais ensuite
01:10:26tout le privé
01:10:27qui est sous contrat
01:10:29applique les programmes
01:10:30Jean-Paul Brielli
01:10:31il y a un déferlement d'appel
01:10:32je ne sais pas
01:10:32si vous avez suscité
01:10:33de la colère
01:10:34ou au contraire
01:10:34vous rassurez
01:10:35ceux qui avaient un doute
01:10:36sur l'avenir de l'école
01:10:37nous sommes en ligne
01:10:38avec Laetitia
01:10:38qui nous appelle
01:10:39de Compiègne
01:10:40bonjour Laetitia
01:10:42bonjour
01:10:42donc oui
01:10:44je vous appelle
01:10:44de Compiègne
01:10:45j'enseigne
01:10:47dans un établissement
01:10:49privé
01:10:49sous contrat
01:10:50oui
01:10:52et je fais le même constat
01:10:53que monsieur Brielli
01:10:56ouf
01:10:56j'allais me dire
01:10:57vous alliez l'engueuler
01:11:01non parce que
01:11:02c'est ce qu'il vient me dire
01:11:03en fait
01:11:04nous respectons les programmes
01:11:06et forcément
01:11:07nous respectons
01:11:09aussi
01:11:10tout ce qui nous vient
01:11:11du ministère
01:11:13et
01:11:13il y a quand même
01:11:15une baisse du niveau
01:11:17et nos élèves
01:11:19on a de plus en plus
01:11:20d'élèves
01:11:21par exemple
01:11:22qui ont
01:11:23tout à l'heure
01:11:23ils parlaient
01:11:24des HPI
01:11:25des 10
01:11:27voilà
01:11:28vous êtes en poste
01:11:29vous êtes en poste
01:11:30depuis combien de temps
01:11:30Laetitia ?
01:11:31une quinzaine d'années
01:11:33donc vous avez senti
01:11:34l'effondrement
01:11:35de façon très concrète
01:11:36ou non ?
01:11:37vous l'avez vécu ?
01:11:37oui
01:11:38moi je le ressens
01:11:40d'année en année même
01:11:42d'année en année
01:11:43d'une année sur l'autre
01:11:44d'y entre
01:11:44et
01:11:45en fait
01:11:46j'ai eu la chance
01:11:47je suis quand même
01:11:49je suis née en 70
01:11:51donc j'ai eu la chance
01:11:52d'avoir
01:11:54d'avoir une formation
01:11:56je dirais correcte
01:11:57et d'avoir
01:11:59d'excellents professeurs
01:12:00au lycée
01:12:01et à l'université
01:12:02mais
01:12:04votre premier poste
01:12:05vous vous souvenez
01:12:05de votre premier poste ?
01:12:07mon premier poste
01:12:08c'était dans le privé
01:12:10oui
01:12:10en enseignement général
01:12:12oui
01:12:12oui en lettres
01:12:14en lettres
01:12:15mais bon
01:12:17voilà
01:12:17et je constate
01:12:18effectivement
01:12:19en 15 ans
01:12:19que là
01:12:21il y a une chute
01:12:23vous avez une explication
01:12:24vous avez une explication
01:12:25vous avez une explication
01:12:26personnelle
01:12:27les injonctions
01:12:29permanentes
01:12:30sur justement
01:12:31le fait de ne plus
01:12:32transmettre
01:12:34moi j'ai fait
01:12:35ma formation
01:12:36pour le
01:12:37le concours
01:12:40tard
01:12:40et
01:12:41j'ai entendu
01:12:42clairement
01:12:43on nous a dit
01:12:44l'essentiel
01:12:45ce n'est pas
01:12:46de transmettre
01:12:46des connaissances
01:12:48vous êtes là
01:12:49pour faire
01:12:50des activités
01:12:51avec vos élèves
01:12:52qui co-construisent
01:12:53le cours
01:12:54avec vous
01:12:55et bien
01:12:55Jean-Paul Brielli
01:12:56c'est pas que ça vous rassure
01:12:57voyez
01:12:58à Compiègne
01:12:59Laetitia vous confirme
01:13:00qu'elle a vécu
01:13:01cette situation aussi
01:13:02c'est général
01:13:03ou non ?
01:13:03c'est général
01:13:05ce sont des consignes
01:13:07générales
01:13:08il faut bien
01:13:08imaginer que
01:13:09ce que j'appelais
01:13:10la technostructure
01:13:11a envahi
01:13:13tout le domaine
01:13:15décisionnel
01:13:15et ce que l'on impose
01:13:18aux enseignants
01:13:19qui malheureusement
01:13:21quand ils ne sont pas bons
01:13:22bondissent là-dessus
01:13:24en se disant
01:13:24finalement
01:13:25j'ai qu'à mettre
01:13:26les tables par carré
01:13:27et puis passer
01:13:28d'un groupe à l'autre
01:13:29et puis les sortir
01:13:31une fois de temps en temps
01:13:32vous savez
01:13:33la sortie scolaire
01:13:34est devenue un must
01:13:35actuellement
01:13:36ça permet de pas être
01:13:37vraiment devant les élèves
01:13:39la relation
01:13:40face à face
01:13:41est terminée
01:13:43elle est d'ailleurs
01:13:43au nid
01:13:44faites-vous inspecter
01:13:46sérieusement
01:13:47en faisant un cours
01:13:48classique
01:13:49vous allez vous faire
01:13:50assommer
01:13:51par l'inspecteur
01:13:52qui vous dirait
01:13:52que c'est trop vertical
01:13:53mais qui sont
01:13:54pour utiliser une expression
01:13:55chère à mon ami
01:13:56André Bercoff
01:13:57qui sont les rachitiques
01:13:58du bulbe
01:13:58qui ont pu ainsi
01:14:00j'allais dire
01:14:01massacrer l'éducation nationale
01:14:02c'est des directives politiques
01:14:03c'est des programmes
01:14:04qui ont été conçus
01:14:05par des spécialistes
01:14:06oui
01:14:06mais ils se sont cooptés
01:14:08les uns les autres
01:14:08vous savez
01:14:09il y a un truc
01:14:09assez curieux
01:14:10c'est que
01:14:11parmi les
01:14:12les tenants
01:14:13de l'enseignement
01:14:14républicain
01:14:15les tenants
01:14:16de l'élitisme
01:14:16républicain
01:14:17il y a dedans
01:14:18des gens
01:14:19tout à fait remarquables
01:14:20qui se tirent dessus
01:14:21en permanence
01:14:22parce que justement
01:14:24ils mettent en jeu
01:14:26des différences
01:14:26minimes
01:14:27de l'autre côté
01:14:28il y a une bande
01:14:29de minables
01:14:30extraordinaires
01:14:31qui se coopent
01:14:32et qui s'épaulent
01:14:33sérieusement
01:14:34parce qu'ils savent
01:14:35qu'ils ne sont pas bons
01:14:36mais en gros
01:14:37ils ont un effet
01:14:38de meute
01:14:38en quelque sorte
01:14:39et il y a quelques inspecteurs
01:14:42qui sont
01:14:43tout à fait décents
01:14:45on en a connu
01:14:46vous et moi
01:14:47mais
01:14:48ce qu'il faut voir
01:14:49c'est
01:14:50je me rappelle
01:14:51un enseignant
01:14:52il n'y a pas très longtemps
01:14:52qui était inspecté
01:14:54dans l'académie de Versailles
01:14:56et son cours
01:14:58se passe très bien
01:14:59et l'inspecteur
01:15:01lui dit
01:15:02ça ne va pas
01:15:02ça ne va pas du tout
01:15:03parce que les élèves
01:15:05se taisaient
01:15:05il faut qu'il y ait
01:15:08dans la classe
01:15:08un perpétuel
01:15:10papotis
01:15:11le papotis
01:15:12c'est l'enfant
01:15:13adultérin
01:15:14du papotage
01:15:15et du gribouis
01:15:17ça c'est un inspecteur
01:15:18qui préconisait ça
01:15:19il faut que ça
01:15:21bourdonne
01:15:22parce que
01:15:23le bourdonnement
01:15:24est créatif
01:15:26non
01:15:26le bourdonnement
01:15:27empêche
01:15:28de se concentrer
01:15:30sur ce que l'on
01:15:31voudrait écouter
01:15:32et
01:15:33je le dis à tous les parents
01:15:34qui nous écoutent
01:15:38ce soir
01:15:38quand vos enfants
01:15:39rentreront de l'école
01:15:41demandez-leur
01:15:42qu'as-tu appris
01:15:43à l'école
01:15:43aujourd'hui
01:15:44et vous verrez
01:15:45les réponses
01:15:47et 9 fois sur 10
01:15:48le gosse vous regarde
01:15:49et le grandit
01:15:49en disant
01:15:50rien
01:15:50et ils ne savent pas
01:15:52non plus
01:15:52ce qu'ils ont eu
01:15:52dans leur assiette
01:15:53ils ont dit
01:15:53que c'était mou et blanc
01:15:54donc ils ne savent pas
01:15:55si c'est du veau
01:15:55ou du poisson
01:15:56donc on est bien d'accord
01:15:58Laetitia
01:15:58vous voyez que
01:16:00il ne va pas vous rassurer
01:16:01je confirme
01:16:03mais il y a aussi
01:16:04l'enseignement du latin
01:16:06par exemple
01:16:07qui est largement
01:16:08en perte de vitesse
01:16:09et qui va dans le sens
01:16:12de l'abaissement du niveau
01:16:13vous êtes suicidaire
01:16:14Laetitia
01:16:15de nous parler
01:16:15de l'enseignement du latin
01:16:17aujourd'hui
01:16:18mais c'est un vrai sujet
01:16:18c'est venu
01:16:20ce sont des ordres
01:16:23qui ont été donnés
01:16:24à l'époque
01:16:24de Valo Alcacem
01:16:25c'est à dire
01:16:26qu'il ne fallait pas
01:16:27par exemple
01:16:28on ne peut plus faire
01:16:29moi en classe
01:16:30j'ai fait du latin
01:16:31et du grec
01:16:31quand je t'élève
01:16:33on ne peut plus faire les deux
01:16:35c'est l'un ou l'autre
01:16:36et encore
01:16:37c'est même plus du latin
01:16:38c'est de la civilisation
01:16:40latine
01:16:40et là-dedans
01:16:43si vous voulez
01:16:44la maîtrise
01:16:44des déclinaisons
01:16:47elle passe à l'as
01:16:49véritablement
01:16:49alors on le raconte
01:16:51Spartacus
01:16:52on l'enlarge en travers
01:16:53parce qu'il y a une série
01:16:54télévisée
01:16:55qui portera dessus
01:16:56mais savoir véritablement
01:16:58pourquoi le verbe
01:16:59se met à la fin
01:17:00dans la phrase latine
01:17:01ça
01:17:02dans un autre rêve
01:17:03et bien écoutez
01:17:04on peut toujours
01:17:05non mais on peut
01:17:06on peut toujours rêver
01:17:06Laetitia vous continuez
01:17:08à exercer quand même
01:17:09avec conviction
01:17:10oui
01:17:10ah oui oui oui
01:17:11et puis
01:17:11je suis là pour mes élèves
01:17:13pour justement
01:17:15transmettre
01:17:15des connaissances
01:17:17et voilà
01:17:18c'est bien en français
01:17:19qu'en latin
01:17:20vous enseignez à Compiègne ?
01:17:22oui
01:17:22bon et bien on saura
01:17:23qu'il y a encore
01:17:23un établissement
01:17:24en République française
01:17:25qui garde les valeurs
01:17:26merci pour vos témoignages
01:17:27Laetitia
01:17:27merci infiniment
01:17:28merci beaucoup
01:17:30Jean-Paul Brigalli
01:17:31je pense que vous avez
01:17:32quand même des enseignants
01:17:33des anciens collègues
01:17:33qui viennent vous voir
01:17:34en disant
01:17:34qu'est-ce qu'il faut faire
01:17:36qu'est-ce qu'on devient
01:17:37le problème c'est que
01:17:37mes anciens collègues
01:17:389 fois sur 10
01:17:39sont à la retraite également
01:17:42et ils se sont reconvertis
01:17:45dans l'horticulture
01:17:47parce que la pédagogie
01:17:49leur sort par les yeux
01:17:50véritablement
01:17:50ce qu'on leur a fait faire
01:17:53ces 20-30 dernières années
01:17:56c'est terrifiant
01:17:57c'était de l'ordre
01:17:58du harakiri permanent
01:17:59en quelque sorte
01:18:00c'est-à-dire qu'on a été recruté
01:18:03dans des concours
01:18:04qui ne sont pas forcément faciles
01:18:06en fonction de connaissances
01:18:07précises
01:18:08vous savez
01:18:09se taper un programme
01:18:10d'agrégation
01:18:11c'est pas absolument évident
01:18:13bon et
01:18:14à l'arrivée
01:18:15on leur dit
01:18:15mais surtout
01:18:16oubliez tout ce que vous avez appris
01:18:19allez vers les élèves
01:18:20écoutez-les
01:18:21il y a eu un
01:18:22ça date d'il y a très longtemps
01:18:24c'était sous De Gaulle
01:18:26qu'une commission
01:18:27a décidé que
01:18:29c'était la langue de la rue
01:18:30qu'il fallait apprendre aux élèves
01:18:31et non plus la langue
01:18:33des grands écrivains
01:18:34bien sûr
01:18:34Jean-Paul Brigalli
01:18:35nous sommes en ligne
01:18:36avec Eva
01:18:36Eva je vous prends
01:18:37dans quelques instants
01:18:39voilà le temps d'une pause
01:18:40appelez-nous au 0826 300 300
01:18:43comme on fait
01:18:43Eva, Laetitia et Frédéric
01:18:46Jean-Paul Brigalli est là
01:18:47je ne vais pas dire
01:18:48qu'il est chaud bouillant
01:18:48mais il est quand même
01:18:49remonté
01:18:50comme une mécanique
01:18:51contre ce qu'on est en train
01:18:52de faire de l'école sacrée
01:18:53l'école de la république
01:18:54apportez-nous votre témoignage
01:18:56et votre humeur
01:18:57ici c'est le parlons vrai
01:18:58et on accepte
01:18:59toutes les considérations
01:19:27à tout de suite
01:19:30me le trouver
01:19:31pourtant
01:19:31on s'adresse aux parents
01:19:33qui sont là
01:19:34avec des enfants
01:19:34vous nous inquiétez
01:19:36ils le constatent
01:19:37ils n'ont pas besoin de vous
01:19:37pour savoir qu'il y a un effondrement
01:19:39du niveau
01:19:39par rapport à ce qu'ils ont connu
01:19:40les grands-parents
01:19:41je ne vous raconte pas
01:19:42ce qu'ils disent
01:19:42du niveau des petits-enfants
01:19:44est-ce qu'il y a quand même
01:19:45sans dire que ça va tout de suite
01:19:47s'arranger
01:19:47quelles sont les voies
01:19:48et les pistes
01:19:49qu'un gouvernement responsable
01:19:51avec une vraie prise de conscience
01:19:53parce que vous avez rencontré
01:19:54on est dans la fiction là
01:19:55Péricault
01:19:55le gouvernement responsable
01:19:57oui
01:19:58est-ce que
01:19:59si les citoyens français
01:20:01mettent au sommet
01:20:03de la république
01:20:04des gens
01:20:04qui veulent s'en sortir
01:20:05quelles seraient
01:20:06les pistes immédiates
01:20:07que vous
01:20:08imaginez qu'on vous donne
01:20:09tout de suite
01:20:09le ministère de l'éducation nationale
01:20:10avec les pleins pouvoirs
01:20:12pendant trois ans
01:20:13on vous fout la paix
01:20:14quelle est la première mesure
01:20:15que vous prendriez
01:20:16pour essayer d'inverser
01:20:17le cauchemar
01:20:18je vais me faire des amis
01:20:20la fin de la liberté
01:20:22pédagogique
01:20:23c'est-à-dire que
01:20:24sous prétexte
01:20:25de liberté pédagogique
01:20:25vous avez un nombre
01:20:26incroyable d'enseignants
01:20:27qui font tout
01:20:28et n'importe quoi
01:20:29il faut refaire des programmes
01:20:31des programmes
01:20:32extrêmement exigeants
01:20:33des programmes
01:20:34par exemple
01:20:34chronologiques
01:20:35en histoire
01:20:35il faut apprendre
01:20:37l'histoire
01:20:37véritablement
01:20:38savoir d'où l'on vient
01:20:39où l'on va
01:20:40Luc Ferry
01:20:41était directeur des programmes
01:20:42oui
01:20:43mais
01:20:44il faut voir
01:20:45il y a eu des gens remarquables
01:20:46comme directeurs des programmes
01:20:48qui ont été mis
01:20:49complètement à l'écart
01:20:50et
01:20:53il faut absolument
01:20:54refaire les programmes
01:20:55dire aux enseignants
01:20:56dorénavant
01:20:57vous apprendrez ça
01:20:59aux élèves
01:20:59donc directives strictes
01:21:01et vous l'apprendrez comme ça
01:21:02voilà
01:21:02c'est-à-dire que
01:21:04on arrête
01:21:06de divaguer
01:21:07sur l'apprentissage
01:21:08et la division
01:21:09comme une suite
01:21:11de soustraction
01:21:12infinie
01:21:13etc
01:21:13on apprend
01:21:14les quatre opérations
01:21:15de base
01:21:15au CP
01:21:16on les apprend
01:21:17par cœur
01:21:17par cœur
01:21:18le par cœur
01:21:19est absolument essentiel
01:21:20et si vous croyez
01:21:22que ça entame
01:21:24votre être profond
01:21:26c'est une idée
01:21:27absolument bizarre
01:21:28je rappelle une chose
01:21:29simplement
01:21:30c'est que
01:21:30les gosses sont
01:21:32férus de classement sportif
01:21:34oui
01:21:34ils adorent la compétition
01:21:36et les nôtres aussi alors
01:21:37mais
01:21:38en classe
01:21:39il est interdit
01:21:40de les mettre
01:21:40en compétition
01:21:41il faut refaire
01:21:43de la compétition
01:21:44imaginer
01:21:45des passerelles
01:21:47pour les passer
01:21:48d'un niveau
01:21:48à un autre
01:21:49par matière
01:21:50peut-être
01:21:51refaire complètement
01:21:53le système
01:21:55arrêter
01:21:56de recruter
01:21:57des gens
01:21:58pour faire plaisir
01:21:59aux syndicats
01:21:59qui voient uniquement
01:22:01des billets
01:22:02d'adhésion
01:22:03en plus
01:22:03il faut recruter
01:22:04des gens
01:22:05bien formés
01:22:06l'ancien recteur
01:22:07de Paris
01:22:07Christophe Quereiro
01:22:08a mis sur pied
01:22:09des formations
01:22:10sur le modèle
01:22:11des classes prépa
01:22:12qui est venu ici
01:22:13il nous a dit ça
01:22:14Eva vous nous appelez
01:22:15de Béziers
01:22:15Eva dites nous
01:22:16ce que vous ressentez
01:22:18quand vous écoutez
01:22:18Jean-Paul Brielli
01:22:20alors je suis
01:22:21entièrement
01:22:22d'accord avec lui
01:22:23et je ne comprends pas
01:22:26que
01:22:27on ne vous ait pas
01:22:29pris
01:22:31au ministère
01:22:32de l'éducation
01:22:33il a été consulté
01:22:34il a été consulté
01:22:35par des
01:22:35par des hommes d'état
01:22:37il a raison
01:22:38quand il dit
01:22:39qu'il faut
01:22:39le programme
01:22:40il n'est pas là
01:22:41pour 5 ans
01:22:42parce que vous avez
01:22:42un ULUBERLU
01:22:43qui arrive
01:22:44et qui va changer
01:22:45d'idée
01:22:46mais moi j'ai l'impression
01:22:48que l'éducation
01:22:49qu'on donne
01:22:50à nos enfants
01:22:50puisque mon fils
01:22:51avait 7 ans
01:22:52et je l'ai suivi
01:22:54de sa première année
01:22:56de maternelle
01:22:56à 2 ans
01:22:57j'étais parent d'élève
01:22:59jusqu'au lycée
01:23:00et j'ai vu
01:23:01une évolution
01:23:04catastrophique
01:23:04une régression
01:23:05donc une régression
01:23:06ah oui
01:23:07alors notamment
01:23:08du côté des profs
01:23:10submergés
01:23:12pour des raisons
01:23:13qu'on peut comprendre
01:23:15les parents
01:23:16la société
01:23:17qui a changé
01:23:18les valeurs
01:23:19qui ont changé
01:23:20les enfants
01:23:22qu'on écoute
01:23:23et que les parents
01:23:25viennent embêter
01:23:26nos instits
01:23:27ou les professeurs
01:23:28il n'y a pas
01:23:29et moi j'ai vécu
01:23:32avec mon fils
01:23:33j'ai toujours dit
01:23:35à mon fils
01:23:35parce que
01:23:36je suis de 65
01:23:37j'ai eu la chance
01:23:39d'avoir
01:23:39des profs
01:23:41à l'ancienne
01:23:42et je peux vous dire
01:23:44j'avais une prof
01:23:45de français
01:23:46en 5ème
01:23:474ème
01:23:48vous rentriez
01:23:50en classe
01:23:50on entendait
01:23:51les mouches voler
01:23:53il y a longtemps
01:23:54il y a longtemps
01:23:56mais
01:23:56le plus cancre
01:23:58de la classe
01:24:01vous aviez
01:24:02les manches
01:24:03retroussées
01:24:04elle vous disait
01:24:05tu vas faire
01:24:06la vaisselle
01:24:07mais je peux vous dire
01:24:08que cette phrase
01:24:09je l'ai répété
01:24:10à mon fils
01:24:12vous voyez
01:24:12alors
01:24:13l'éducation
01:24:14qu'on a reçue
01:24:15ce qu'on a retiré
01:24:16de l'école
01:24:17de notre enseignement
01:24:18et de certains profs
01:24:20ça se transmet
01:24:21à nos enfants
01:24:21et j'ai toujours dit
01:24:22à mon gamin
01:24:23je te préviens
01:24:25si tu as une mauvaise note
01:24:27c'est que tu l'as méritée
01:24:29parce que tu n'as pas travaillé
01:24:30par contre
01:24:32si
01:24:32l'institut
01:24:33le professeur
01:24:34se plaît
01:24:35de ta personne
01:24:36je ne prends pas
01:24:37ta défense
01:24:38j'irai voir le prof
01:24:39on ira en discuter
01:24:40et bien c'est assez
01:24:41c'est un témoignage
01:24:42assez rare
01:24:43et précieux
01:24:43évidemment il va en sorte
01:24:44que
01:24:46par contre
01:24:47je suis allée
01:24:48au collège
01:24:50rencontrer
01:24:51un professeur
01:24:52de musique
01:24:53une professeure
01:24:55c'était son premier poste
01:24:57et
01:24:59mon fils
01:24:59était en cinquième
01:25:00un gamin
01:25:01à faire rire
01:25:03toute la classe
01:25:04donc
01:25:04elle a mis
01:25:06zéro
01:25:08prochain contrôle
01:25:09à venir
01:25:10ainsi l'autorité
01:25:11merci Eva
01:25:12pour votre témoignage
01:25:13parce que le temps nous manque
01:25:14Jean-Paul Brielli
01:25:15on parle bien
01:25:16de méritocratie
01:25:17c'est bien le fondement
01:25:19de l'école de la république
01:25:20c'est la méritocratie
01:25:21et de la vie politique
01:25:22en général
01:25:22nous en parlons
01:25:23mais l'institution
01:25:24a cessé d'en parler
01:25:26c'est un très gros mot
01:25:27et pour avoir dit
01:25:29méritocratie
01:25:30vous êtes forcément fasciste
01:25:31ah et bien écoutez
01:25:32il faut assumer quelquefois
01:25:33nous le sommes l'un et l'autre
01:25:35donc il y a un certain nombre
01:25:36de fascistes dans ce pays
01:25:37puisque nous croyons
01:25:38beaucoup à la méritocratie
01:25:39surtout nous constatons
01:25:40Jean-Paul Brielli
01:25:41depuis qu'elle n'est plus appliquée
01:25:42ce pays va dans le mur
01:25:43à tous les niveaux
01:25:44culturels
01:25:45politiques
01:25:45sociales
01:25:46et bien sûr économiques
01:25:47vous savez
01:25:48quand on n'a plus les mots
01:25:49pour s'exprimer
01:25:50on sort un couteau
01:25:51et on plante
01:25:52le copain
01:25:53comme on l'a su
01:25:55on le voit tout le temps
01:25:56c'est typique
01:25:58lorsqu'on n'a plus
01:25:59que l'injure à la bouche
01:26:00lorsqu'on n'a plus
01:26:01que l'arme
01:26:02à la main
01:26:03c'est qu'on n'a plus
01:26:05les mots pour ça
01:26:06vous voulez dire
01:26:07que l'apocalypse scolaire
01:26:08conduit à la guerre civile
01:26:09ou favorise la guerre civile
01:26:10favorise la guerre civile
01:26:11et la guerre civile
01:26:12on y va tout droit
01:26:14on va quand même se battre
01:26:15il reste encore
01:26:16des moyens de se battre
01:26:16vous êtes bien d'accord
01:26:17il y a encore des enseignants
01:26:19qui sont à votre côté
01:26:20oui il y a des enseignants
01:26:22qui partagent mes idées
01:26:24ils ne le disent pas
01:26:25tout haut souvent
01:26:26parce que le système
01:26:28est absolument étouffant
01:26:29on pense à eux
01:26:30mais je leur dis quand même
01:26:31à tous
01:26:32à tous
01:26:33enseignants et non enseignants
01:26:35par les temps qui courent
01:26:36il faut beaucoup lire
01:26:38et en même temps
01:26:39faire de la musculation
01:26:41et s'entraîner à la course
01:26:42parce qu'on va vers des temps
01:26:43troublés
01:26:44donc lecture
01:26:45et musculation
01:26:46c'est-à-dire
01:26:47effort intellectuel
01:26:48et effort physique
01:26:49une âme saine
01:26:50dans un corps sain
01:26:51par exemple
01:26:51écoutez c'est une bonne définition
01:26:53on va conclure là-dessus
01:26:54on aura l'occasion
01:26:54de se revoir
01:26:55Jean-Paul Brigheli
01:26:55merci
01:26:56merci à vous
01:26:56merci d'être venu
01:26:57témoigner depuis Marseille
01:26:59et bon
01:27:00j'aurais préféré
01:27:00que vous me disiez
01:27:01il y a une lueur d'espoir
01:27:02on fera encore
01:27:03quand même en sorte
01:27:03qu'on puisse un jour
01:27:04l'espérer
01:27:05merci
01:27:05je vous dis à demain
01:27:07de midi à 14h
01:27:08et je vous laisse
01:27:09avec Brigitte Laé
01:27:10qui va partager avec vous
01:27:11des considérations
01:27:12moins angoissantes
01:27:13que celles de Jean-Paul Brigheli
01:27:14à bien demain
01:27:15merci
01:27:16Sud Radio
01:27:17Sud Radio
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