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NewsTranscription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états.
00:00:06Le bon choix est dicté par le bon sens. Il faut regarder la vérité en face.
00:00:15Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Péricault-Légas.
00:00:20Vous avez entendu le président Giscard d'Estaing en 1978 avant la campagne des législatives.
00:00:25Le bon choix, il faut regarder la vérité en face. Mais nous, sur Sud Radio, nous sommes sur le parlons
00:00:30vrai.
00:00:30Alors, je ne dis pas qu'on est Giscardien, mais en tout cas, c'est un thème que nous avons
00:00:33à cœur.
00:00:34Bienvenue dans la France de tous ses états en ce mercredi 29 avril 2026.
00:00:39Je suis solidement épaulé par Maud Coffler qui a programmé cette émission.
00:00:43Bonjour à tous.
00:00:43Voilà, Julien Delmas veille à la parfaite diffusion et émission de ce programme.
00:00:50Quant à Emmanuel Galasso, il est à la guet et à l'affût de vos appels au 0826-300-300
00:00:55parce que, je ne sais pas si vous allez vous précipiter, mais vous aurez de bonnes raisons de nous appeler
00:01:00pour partager vos avis, nous poser des questions, intervenir tout simplement sur une actualité toujours fervente.
00:01:06Et puis, Elvine est là pour s'assurer que la pertinence du propos verbal se retrouvera dans l'éloquence du
00:01:13propos numérique
00:01:14sur le site de Sud Radio.
00:01:17Eh bien, figurez-vous que les accidents du travail sont en drague matinique augmentation en France
00:01:22et pourtant, le sujet reste tabou.
00:01:24Curieux, c'est une réalité sociale et pourtant, on en parle toujours avec pudeur.
00:01:28Si tenté qu'on en parle, nous recevons Caroline Roland, militante de la CGT, spécialisée sur cette question
00:01:34qui nous fera part, évidemment, de ces états d'âme sur ces tragédies du quotidien.
00:01:41Mais je pose la question, mais qui veut la mort du fromage au lait cru ?
00:01:45Alors que l'on pouvait penser que les défenseurs du fromage authentique avaient plutôt gagné la formasse gueule du lait
00:01:49cru
00:01:50qui dure depuis 2008 ?
00:01:52Eh bien, pas du tout.
00:01:53Les persécutions administratives et autres harcèlements sanitaires redoublent.
00:01:57Et nous aurons avec nous en ligne, nous entendrons le coup de gueule à 12h45
00:02:02de Patrick Mercier, ancien président du syndicat du Camembert de Normandie,
00:02:06qui a sauvé, c'est lui qui en 2008, face aux agro-industriels, a sauvé les fromages au lait cru.
00:02:11Et il nous dira où en est la situation qui est plutôt inquiétante.
00:02:16De 13h à 14h, enfin à 13h45, vous connaissez notre nouvel horaire,
00:02:19puisque vous êtes les acteurs de cette émission à partir de 13h30, 13h45.
00:02:25Je reçois l'immense, que disent autres ?
00:02:28Est-ce que c'est l'Emil Zola du XXIe siècle ?
00:02:31Il rirait si je lui disais ça.
00:02:32Je reçois Michel Onfray pour parler de son dernier ouvrage,
00:02:37« L'anarchisme tranquille », « L'anarchisme à l'ordre du jour ».
00:02:44« L'anarchisme, l'anarchie positive », exactement son titre.
00:02:48Mais je parlerai aussi avec lui d'un ouvrage qu'il avait écrit en 2021,
00:02:51« L'art d'être français ».
00:02:53Nous verrons avec lui si est-ce que l'anarchisme est l'avenir de la France
00:02:56et est-ce qu'on a encore matière à être fier d'être français ?
00:02:59Pourquoi il faut continuer à aimer notre pays, à être patriote,
00:03:04aimer sa terre, aimer ses paysages, aimer son peuple ?
00:03:08Maud, nous allons également aborder d'autres sujets.
00:03:12Les expulsions des Algériens de la France vers l'Algérie qui ont repris,
00:03:17mais on va essayer de comprendre surtout ce qui se passe derrière,
00:03:19quelles sont les coulisses de cette information.
00:03:21Et puis Roubaix, encore une attaque au couteau,
00:03:24enfin cette fois une menace au couteau de la part d'un élève de 15 ans
00:03:28envers son professeur.
00:03:29Alors c'est un marronnier, on en parle quasiment toutes les semaines.
00:03:31Et en même temps, il faut en parler parce que c'est un sujet de société,
00:03:34pas seulement un fait divers.
00:03:35Un lycée à la mémoire du colonel Bertram qui, dans une salle,
00:03:40prend un nom polémique.
00:03:41Et puis on fera un clin d'œil au grand Jacques Dutronc
00:03:44qui a eu 83 ans hier.
00:03:45On écoutera un petit peu de...
00:03:47C'est moins bien que Michel Sardou, mais on va en parler quand même.
00:03:49Alors ça...
00:03:55Il faut le dire, tel que la situation se présente,
00:04:00remettons à plat le regroupement familial.
00:04:03Je ne suis personne pour lancer cet appel,
00:04:05mais c'est en tout cas un avis partagé par beaucoup de responsables politiques,
00:04:09femmes et hommes, parlementaires, élus, dirigeants, gouvernants,
00:04:12y compris Jean-Luc Mélenchon qui l'a fait allusion à Mayotte.
00:04:15Le regroupement familial fait célèbre, on va dire, célèbre.
00:04:19Cette année, c'est 50 ans.
00:04:21Il fut promulgué sous un gouvernement, Jacques Chirac,
00:04:24par décision de Valéry Giscard d'Estaing
00:04:27qui a reconnu ensuite que c'était peut-être une erreur.
00:04:30Le regroupement familial est un geste humanitaire,
00:04:34notamment pour l'intégration,
00:04:35pour que les étrangers qui viennent en France,
00:04:38les immigrés qui viennent travailler et vivre en France s'intègrent mieux.
00:04:41Il était logique, effectivement,
00:04:42qu'ils puissent être rejoints par leur conjoint,
00:04:45leur conjointe, leur conjointe et les enfants.
00:04:47Le problème, c'est que cette disposition a évolué,
00:04:51elle s'est élargie, elle a été contournée.
00:04:53Elle concernait souvent des ressortissants de pays africains
00:04:58où la polygamie était tolérée.
00:05:01Et à un moment donné, comme j'allais dire,
00:05:04la disposition réglementaire n'était pas assez stricte,
00:05:07eh bien, certains d'entre eux, et beaucoup d'entre eux,
00:05:09ont dit, mais je vais faire venir aussi ma sœur,
00:05:11une cousine, en fait, c'était des épouses,
00:05:13mais tout simplement, ça pouvait être,
00:05:14je vais faire venir mon frère, mes parents,
00:05:17et le regroupement familial s'est transformé
00:05:20en phénomène migratoire de masse.
00:05:22On peut considérer, aujourd'hui,
00:05:24il y a une polémique sur le chiffre,
00:05:26voilà, un article récent du Monde dit,
00:05:28mais c'est pas vrai, il n'y a plus que 10%
00:05:29d'immigration liée au regroupement familial,
00:05:32et même à 5% quand c'est vraiment
00:05:33du regroupement familial non européen.
00:05:36On peut dire, aujourd'hui,
00:05:37et j'ai pris mes sources auprès d'autorités compétentes,
00:05:40que 60% de l'immigration française,
00:05:42aujourd'hui, provient
00:05:44du regroupement familial,
00:05:45parce qu'il a été mal pensé,
00:05:47qu'il n'a pas été contrôlé,
00:05:48qu'il n'a pas été suivi.
00:05:48Il n'est pas question de le remettre en cause.
00:05:51C'est une conquête des droits de l'homme,
00:05:52c'est un honneur de la République
00:05:54de permettre aux gens qui viennent vivre en France
00:05:56d'être rejoints par leur famille,
00:05:59mais bien entendu, dans le cadre
00:06:00de la loi républicaine,
00:06:01il n'y a qu'un conjoint ou une conjointe,
00:06:03et ce sont les enfants qui viennent,
00:06:05et absolument, absolument important.
00:06:07Et c'est comme ça que l'intégration peut se faire.
00:06:09Quand on est en famille,
00:06:09on est avec ceux qu'on aime,
00:06:12ceux avec qui on veut partager la vie,
00:06:14c'est normal qu'ils soient à vos côtés
00:06:15quand on veut s'intégrer,
00:06:16qu'on vienne travailler.
00:06:17Dieu sait, si nous avons besoin
00:06:19des étrangers pour travailler,
00:06:20on en discutait il y a quelques jours
00:06:21avec Nicolas Pouvreau-Montry,
00:06:23on en discutera demain avec lui
00:06:24sur l'immigration,
00:06:25parce qu'évidemment,
00:06:26j'allais dire,
00:06:27l'intelligentsia de gauche
00:06:28considère que pas du tout,
00:06:29il n'y a pas de problème d'immigration,
00:06:30et que tout est meilleur sans eux,
00:06:31on ne pourrait pas vivre.
00:06:32Personne n'a dit le contraire.
00:06:33Il y a quand même un ordre à accepter,
00:06:35une organisation,
00:06:37et une réglementation à faire.
00:06:38Donc, le regroupement familial,
00:06:40oui,
00:06:41n'oublions jamais qu'il n'y a pas
00:06:42d'intégration sans une activité.
00:06:44Le travail ou les études,
00:06:45c'est essentiel.
00:06:46Faire venir des gens
00:06:46à qui on n'offre rien,
00:06:47pas de conditions décentes,
00:06:49pas de travail,
00:06:49c'est très difficile pour s'intégrer,
00:06:51encore moins pour s'assimiler.
00:06:52Et puis, le paradoxe,
00:06:54c'est qu'une des clauses
00:06:55du regroupement familial,
00:06:56c'est de dire,
00:06:56ne peut prétendre
00:06:58au regroupement familial
00:06:59qu'un père ou qu'une mère
00:07:00qui peut évidemment assurer
00:07:01l'hébergement de sa famille
00:07:02quand ils viennent de l'étranger
00:07:03et surtout subvenir à leurs besoins.
00:07:05Attention,
00:07:06si c'est pour qu'ils viennent
00:07:07et qu'ils soient dans l'oisiveté
00:07:08ou l'inactivité,
00:07:09ça ne va pas les aider non plus.
00:07:10Donc, il faut s'associer,
00:07:12il faut toujours associer
00:07:13à un regroupement familial
00:07:13avec une activité professionnelle
00:07:15ou scolaire ou étudiante.
00:07:16Voilà ce qu'il en est.
00:07:17Je pense que le problème
00:07:18sera posé au long
00:07:20de la prochaine campagne
00:07:22d'élection présidentielle.
00:07:23C'est un peu un sujet tabou.
00:07:24Nous le fêtons
00:07:25les 50 ans aujourd'hui.
00:07:26Il n'est pas question
00:07:29limité du tout,
00:07:30mais il faut le repenser,
00:07:31le remettre à zéro
00:07:32parce que sans ça,
00:07:33il sera à l'origine
00:07:33de graves conflits,
00:07:35de clivages,
00:07:36de malentendus
00:07:37et peut-être évidemment
00:07:38de désordres
00:07:39qui sont à regretter
00:07:40et surtout à éviter.
00:07:41Les accidents du travail
00:07:42sont toujours aussi nombreux
00:07:44et le sujet
00:07:44toujours aussi tabou lui aussi.
00:07:46Y avez-vous déjà été confronté ?
00:07:48Y êtes-vous particulièrement sensible
00:07:50vous aussi ?
00:07:51A l'instar de notre invitée
00:07:52dans un instant,
00:07:53Caroline Roland,
00:07:54membre de la CGT,
00:07:55la CGT qui a l'air
00:07:56depuis des années sur le sujet.
00:07:57N'hésitez pas à nous appeler
00:07:59à témoigner
00:07:59au 0826 300 300.
00:08:03Midi 14h,
00:08:05Sud Radio,
00:08:06la France dans tous ses états,
00:08:08le fait du jour.
00:08:09Il n'était qu'une centaine hier
00:08:10à s'être réunis
00:08:11devant le ministère du Travail
00:08:12à Paris
00:08:13pour dénoncer
00:08:14les morts au travail
00:08:15et réclamer des mesures
00:08:16pour faire chuter
00:08:17les accidents
00:08:17et les maladies professionnelles.
00:08:19Sécurité et santé
00:08:20étaient les maîtres mots
00:08:21de ce rassemblement annuel
00:08:22organisé par une intersyndicale
00:08:24dont la CGT
00:08:25en tête de proue.
00:08:25De quoi parle-t-on précisément ?
00:08:28C'est le sujet
00:08:28de cet entretien
00:08:29avec Caroline Roland,
00:08:30membre de la CGT.
00:08:31Bonjour.
00:08:32Bonjour.
00:08:33Bonjour Caroline Roland.
00:08:34Merci d'être à l'antenne
00:08:35en direct sur Sud Radio.
00:08:37Nous abordons avec vous
00:08:38un sujet douloureux
00:08:40et souvent tabou
00:08:42alors que ça fait partie
00:08:43des réalités,
00:08:43j'allais dire,
00:08:44de notre vie sociale
00:08:45et professionnelle,
00:08:46les accidents du travail.
00:08:47Là, on part
00:08:48des morts au travail.
00:08:49Je voyais des chiffres.
00:08:50645 décès en 2021,
00:08:52738 en 2022,
00:08:54759 en 2023,
00:08:56sans contenu à augmenter.
00:08:58En un premier mot,
00:09:01comment les accidents
00:09:02du travail mortel
00:09:03peuvent-ils augmenter ?
00:09:04À un moment où on nous explique
00:09:05au contraire les précautions
00:09:06et que les mesures ont été prises
00:09:07pour éviter ce genre de tragédie ?
00:09:11Ça ne fait qu'augmenter
00:09:12parce que la pression
00:09:13du rendement
00:09:14est toujours plus forte
00:09:16parce qu'on continue
00:09:17à utiliser la sous-traitance,
00:09:20ce qui provoque
00:09:21la dilution des responsabilités.
00:09:23Il y a toujours
00:09:23plus de précarité.
00:09:24Aujourd'hui,
00:09:25on n'embauche que 10%
00:09:26des emplois en CDI.
00:09:28Le management est inadapté.
00:09:31Et sur les chiffres
00:09:33dont vous avez parlé,
00:09:34je voudrais juste revenir
00:09:34sur une chose.
00:09:35C'est que si on ajoute
00:09:36les accidents de trajet,
00:09:38on a 1300 morts par an
00:09:40et pas 700.
00:09:41Donc, ça fait 4 morts par jour.
00:09:42On ne parle pas
00:09:43des maladies professionnelles
00:09:44et de leurs conséquences.
00:09:45Et dans ces chiffres,
00:09:47on n'a pas les agriculteurs,
00:09:48on n'a pas la fonction publique
00:09:49et on n'a pas non plus
00:09:51les travailleurs indépendants.
00:09:52Donc, les chiffres sont scandaleux
00:09:54mais en fait,
00:09:55sont sous-estimés.
00:09:56Justement, Caroline Roland,
00:09:57est-ce qu'on peut définir
00:09:58ce qu'est un accident ?
00:09:59Alors, il y a deux sortes
00:10:00d'accidents de travail.
00:10:01Il y a l'accident de travail
00:10:02et l'accident de trajet.
00:10:03Les deux sont des accidents
00:10:06dans la législation
00:10:07qui sont des accidents de travail.
00:10:10L'accident de travail,
00:10:11c'est le L411
00:10:12du Code de la Sécurité Sociale.
00:10:13C'est toute lésion physiologique
00:10:18ou psychique
00:10:18du fait du travail.
00:10:20Donc, c'est assez large.
00:10:22Et voilà la définition juridique
00:10:24de l'accident de travail.
00:10:25Il est mortel, évidemment,
00:10:26quand vous avez un décès
00:10:28du fait du travail
00:10:29et que vous avez une enquête
00:10:30obligatoire de l'instruction du travail.
00:10:31Lorsqu'on a un cas de décès,
00:10:33lorsqu'on a une mort au travail,
00:10:34est-ce que c'est forcément dû
00:10:37à une erreur du salarié,
00:10:40de l'employé,
00:10:41ce que dit souvent le patronat,
00:10:43ou est-ce qu'il y a
00:10:44des conditions de travail
00:10:45qui, aujourd'hui,
00:10:45restent risquées
00:10:46pour lesquelles on n'a pas pris,
00:10:48pas mis en place
00:10:48les protections nécessaires ?
00:10:51Évidemment.
00:10:52Sinon, il n'y aurait pas
00:10:53d'employeur condamné
00:10:54à ce qu'on appelle
00:10:55la faute inexcusable.
00:10:56Tous les jours,
00:10:57devant le pôle social,
00:10:59des employeurs sont attaqués
00:11:00par des salariés
00:11:01pour faute inexcusable.
00:11:02C'est des employeurs
00:11:03qui ont donc conscience
00:11:04d'un risque,
00:11:05qui ne remédient pas au risque
00:11:06et qui sont donc coupables
00:11:08par omission
00:11:09des lésions
00:11:10qu'ils ont provoquées
00:11:11aux salariés
00:11:12et qui peuvent être mortelles,
00:11:13d'ailleurs.
00:11:14Ça peut porter
00:11:14sur quel genre de situation ?
00:11:15Soit un outillage
00:11:16qui est lui-même dangereux,
00:11:17des machines,
00:11:18une technologie,
00:11:19soit une activité,
00:11:20genre dans le bâtiment
00:11:21où on expose des gens
00:11:22peut-être à la hauteur
00:11:23avec des échafaudages dangereux.
00:11:25On a vu hier,
00:11:26il y a un échafaudage
00:11:26qui s'est effondré à Paris.
00:11:28Est-ce que ce sont
00:11:29ce genre de négligences
00:11:31qui peuvent provoquer
00:11:33des décès
00:11:33alors qu'on pourrait les éviter ?
00:11:38Évidemment,
00:11:39la prévention,
00:11:39elle a son rôle à jouer.
00:11:41Donc le BTP,
00:11:42effectivement,
00:11:42c'est un secteur
00:11:43où il y a beaucoup
00:11:43d'accès en travail,
00:11:44mais pas seulement.
00:11:46Moi, par exemple,
00:11:47je travaille comme navigante
00:11:48dans une compagnie aérienne.
00:11:49En 2005,
00:11:50j'ai perdu une collègue
00:11:51qui est tombée de l'avion,
00:11:52littéralement,
00:11:53sur le tarmac à Orly.
00:11:54D'accord.
00:11:55Et pas plus tard
00:11:56que l'année dernière,
00:11:57au mois de juillet,
00:11:59il me semble,
00:11:59on a de nouveau
00:12:00un commande en bord
00:12:01qui est tombé
00:12:01du haut d'une passerelle.
00:12:03Donc ça,
00:12:03c'est ce qu'on appelle
00:12:04une chute de hauteur.
00:12:04C'est un des risques mortels
00:12:06que j'ai dans mon travail.
00:12:07Et on voit
00:12:08qu'on n'arrive pas
00:12:12à utiliser le passé
00:12:14pour prendre des mesures
00:12:15et arriver à avoir
00:12:16zéro risque
00:12:17dans une entreprise.
00:12:18Mais c'est aussi
00:12:18tous les risques psychosociaux.
00:12:20Un suicide peut être considéré
00:12:21comme accident de travail
00:12:22si on trouve
00:12:23les agissements fautifs
00:12:24de l'employeur,
00:12:25de harcèlement moral,
00:12:26par exemple.
00:12:27Alors là,
00:12:27bien sûr,
00:12:27on rentre dans un autre échelon
00:12:29et c'est une réalité.
00:12:31Est-ce que pour autant,
00:12:32les pouvoirs publics,
00:12:34est-ce que j'allais dire
00:12:35les différentes dispositions
00:12:37gouvernementales
00:12:38mises en place
00:12:38sont suffisantes ?
00:12:39Est-ce qu'il y en a d'abord ?
00:12:40Est-ce qu'il y a des contrôles ?
00:12:41Est-ce qu'il y a des normes ?
00:12:41Est-ce qu'il y a des règles
00:12:42qui sont respectées,
00:12:43qui sont vérifiées
00:12:44par les services publics,
00:12:45qui ne le sont pas toujours
00:12:47ou qui ne sont pas mis en place ?
00:12:48Est-ce que déjà
00:12:49sur le réglementaire,
00:12:50on pourrait faire
00:12:51une petite remise en ordre ?
00:12:54C'est évident.
00:12:55D'abord,
00:12:55il n'y a pas assez de contrôle
00:12:56parce qu'on manque
00:12:57d'inspecteurs du travail.
00:12:58Les effectifs ont fondu
00:12:59de 13 %.
00:13:00Il y a d'ailleurs
00:13:02un rapport
00:13:03qui recommande
00:13:03le doublement
00:13:04des chiffres
00:13:05d'inspecteurs du travail
00:13:06parce qu'ils ont
00:13:07beaucoup trop
00:13:07de salariés
00:13:08à contrôler
00:13:09et ils sont
00:13:10de moins en moins
00:13:11et aussi rencontrent
00:13:13les foudres des employeurs
00:13:14parce qu'on se rappelle
00:13:15de l'inspectrice du travail
00:13:16qui a été tuée
00:13:16lorsqu'elle faisait
00:13:17un contrôle
00:13:18chez un agriculteur.
00:13:19Donc,
00:13:19eux-mêmes
00:13:20sont victimes
00:13:20de burn-out
00:13:21parce qu'ils ont
00:13:22trop de travail
00:13:22et pas assez de moyens.
00:13:24Donc,
00:13:24une des revendications
00:13:25de la CGT,
00:13:25c'est déjà
00:13:26d'accentuer les contrôles
00:13:27par le doublement
00:13:28des inspecteurs du travail,
00:13:30de vérifier aussi
00:13:31parce qu'en fait,
00:13:32il y a très peu de contrôles.
00:13:33Aujourd'hui,
00:13:33par exemple,
00:13:34vous avez un tiers
00:13:34des entreprises
00:13:35qui n'établissent pas
00:13:36leur document unique
00:13:37de prévention des risques.
00:13:38En fait,
00:13:38c'est comme si vous faisiez
00:13:39le tour de votre maison
00:13:40pour voir quels sont les risques,
00:13:42par exemple,
00:13:42la baignoire qui est glissante,
00:13:45une marche qui risque
00:13:47de vous faire chuter.
00:13:48Vous faites le tour
00:13:49de l'entreprise,
00:13:49vous faites l'évaluation
00:13:50des risques
00:13:51et vous mettez
00:13:51des moyens de prévention
00:13:52en face.
00:13:53Par exemple,
00:13:53cette obligation
00:13:54qui fait partie
00:13:55de l'obligation de sécurité
00:13:56dite de moyens renforcés
00:13:57de l'employeur,
00:13:58dans une entreprise,
00:14:01dans 30% des entreprises,
00:14:02ce n'est pas fait.
00:14:03Moi, par exemple,
00:14:04on demande aux entreprises
00:14:05de déposer leur règlement
00:14:06intérieur
00:14:07aux grèves du Conseil
00:14:08des Prud'hommes,
00:14:09qu'ils déposent aussi
00:14:10leur DURP
00:14:11et qu'on les sanctionne
00:14:12quand ils ne le font pas.
00:14:14Vous êtes militante
00:14:15de la Confédération Générale
00:14:16du Travail, justement.
00:14:17Est-ce que sans la présence
00:14:20des syndicats,
00:14:21les travailleurs victimes
00:14:23de ces accidents du travail
00:14:25se réagiraient tout de suite
00:14:26ou il faut quelquefois
00:14:27l'assistance d'un syndicat
00:14:28pour que le salarié
00:14:30ose faire une démarche
00:14:31ou quelquefois
00:14:32ils se disent
00:14:32bon, c'est de ma faute,
00:14:33j'ai fait une erreur
00:14:33et on ne porte pas plainte
00:14:35et on ne se défend pas.
00:14:36Ça peut arriver ?
00:14:37Oui, oui.
00:14:38Il y a beaucoup
00:14:39de classements sans suite,
00:14:40déjà.
00:14:41Il y a beaucoup
00:14:41de salariés qui perdent
00:14:43parce que déjà
00:14:43pour prendre un avocat,
00:14:44ils ont moins les moyens
00:14:45que l'entreprise
00:14:45qui est en phase 2,
00:14:46qui a par définition
00:14:47davantage les moyens.
00:14:49D'ailleurs,
00:14:50la campagne de prévention
00:14:52actuelle,
00:14:52elle tend à culpabiliser
00:14:53les travailleurs.
00:14:54Vous voyez bien
00:14:54qu'il y a un affichage
00:14:55par exemple
00:14:56qui nous dit
00:14:56prendre un arrêt de travail,
00:14:57ce n'est pas bien,
00:15:00ça gêne pour la collectivité,
00:15:03ça nous fait perdre
00:15:04de l'argent, etc.
00:15:04Moi, la campagne de prévention,
00:15:06je ne la vois pas.
00:15:07Ou en tout cas,
00:15:08ce que je vois,
00:15:08ça ne fait pas plaisir
00:15:09quand on me parle
00:15:10de mettre un an
00:15:11sur le casque
00:15:12des alternants
00:15:14pour soi-disant
00:15:15mieux les cibler
00:15:16dans une entreprise.
00:15:17Il ne faut pas faire reposer
00:15:18la santé, sécurité
00:15:19et le travail
00:15:19sur le salarié.
00:15:22En tout cas,
00:15:22pas uniquement,
00:15:23même si le salarié
00:15:24doit porter ses équipements
00:15:25de sécurité.
00:15:26Bien souvent,
00:15:27c'est l'entreprise
00:15:27qui ne fait pas son travail
00:15:28de prévention
00:15:29parce qu'il n'y a pas
00:15:30de sanctions en fait.
00:15:31Et même lorsqu'elle est condamnée,
00:15:33rappelez-vous
00:15:33le scandale d'Orange,
00:15:3535 suicides
00:15:36en 2008-2009.
00:15:38Ils ont écopé
00:15:38de 75 000 euros d'amende
00:15:40ce qui est très peu
00:15:41pour une grande société
00:15:42et quelques mois
00:15:43de prison ferme.
00:15:44Avant de vous recevoir,
00:15:44j'ai cherché à retrouver
00:15:45le son de M. Bompard
00:15:47quand il explique
00:15:47qu'il faut arrêter
00:15:48la mode des suicides
00:15:49qui est quand même
00:15:49un chef-d'oeuvre
00:15:50de l'histoire sociale.
00:15:51Il dit avoir regretté
00:15:53ses propos
00:15:53mais il y en a tellement
00:15:53qu'il regrette.
00:15:54Pour autant,
00:15:55Caroline Roland,
00:15:56lorsque la tragédie survient,
00:15:58est-ce qu'au moins
00:15:59au départ,
00:16:00j'allais dire,
00:16:00l'administration
00:16:01et les services publics
00:16:02font la démarche
00:16:03et le contrôle ?
00:16:03Ensuite,
00:16:04autre chose,
00:16:04c'est l'aboutissement.
00:16:05Mais est-ce qu'il y a
00:16:06tout de suite
00:16:06une réaction des services publics,
00:16:07un contrôle,
00:16:08une vérification,
00:16:09une intervention
00:16:09et une mise en cause
00:16:11de la situation
00:16:11s'il y a une responsabilité
00:16:12de l'employeur ?
00:16:14Il y a une enquête
00:16:14obligatoire
00:16:15de l'inspection du travail
00:16:16mais bien souvent,
00:16:17ce que va faire l'employeur
00:16:18dans un premier temps,
00:16:19c'est émettre des réserves
00:16:20pour que lorsque le salarié
00:16:22déclare l'accident de travail,
00:16:24l'employeur va le déclarer
00:16:25à son tour
00:16:26à la sécurité sociale
00:16:27dans un délai de 48 heures.
00:16:28C'est obligatoire.
00:16:29Mais ensuite,
00:16:30il va émettre des réserves
00:16:31sur l'imputabilité au travail,
00:16:34surtout lorsque l'accident
00:16:37est hors temps
00:16:38et lieu de travail.
00:16:40Alors,
00:16:40ça va être au salarié
00:16:41de prouver
00:16:42que c'est bien du fait du travail
00:16:44qu'il a eu un dommage.
00:16:46Le plus délicat,
00:16:47c'est quand le salarié
00:16:48est décédé
00:16:48parce qu'alors là,
00:16:49c'est à la famille
00:16:49de faire la démarche
00:16:50qui est en deuil.
00:16:52Et bien souvent,
00:16:53c'est le rôle du syndicaliste
00:16:54d'aller communiquer
00:16:55avec la famille
00:16:56et de l'aider
00:16:57à faire toutes les démarches
00:16:58envers la sécurité sociale
00:16:59dans un premier temps
00:17:00et se tourner
00:17:01vers le pôle social
00:17:02dans un deuxième temps.
00:17:03Caroline Roland,
00:17:04est-ce qu'il arrive
00:17:05que la responsabilité,
00:17:06on décide qu'elle incombe
00:17:07exclusivement aux salariés
00:17:08même s'il y a eu
00:17:09un cas de décès
00:17:10et que l'employeur
00:17:12s'en sorte indemne
00:17:13parce qu'on considère
00:17:14que la faute
00:17:14est uniquement liée
00:17:15à l'employé ?
00:17:17Ça peut arriver ?
00:17:18Alors, je vais le dire...
00:17:19Non, c'est extrêmement rare.
00:17:20En fait,
00:17:20il faut concourir
00:17:22à son propre dommage
00:17:24et que...
00:17:25Enfin, tout ça,
00:17:26c'est aux juges
00:17:28d'en décider,
00:17:28les juges du pôle social
00:17:29qui vont dire
00:17:30si c'est un accident
00:17:31de travail ou pas.
00:17:33Mais par définition,
00:17:35quand ça se passe
00:17:35au temps et au lieu
00:17:36de travail,
00:17:36c'est du ressort
00:17:38de la responsabilité
00:17:38de l'employeur.
00:17:39L'employeur
00:17:40tente systématiquement
00:17:41de prouver
00:17:42qu'il y a eu
00:17:42négligence ou erreur
00:17:44ou il y en a
00:17:45qui reconnaissent immédiatement
00:17:46si la tragédie,
00:17:47évidemment,
00:17:48est épouvantable,
00:17:48que c'est une faute
00:17:50au niveau de l'entreprise ?
00:17:53Il y a une tendance
00:17:53quand même
00:17:54à émettre
00:17:54des réserves systématiques
00:17:58pour essayer
00:17:59d'avoir un taux,
00:18:03ce qu'on appelle
00:18:03le taux d'ATMP,
00:18:04c'est le taux de cotisation
00:18:05qui augmente
00:18:06lorsque vous avez
00:18:07beaucoup d'accidents
00:18:08de travail
00:18:08ou de morts au travail.
00:18:10Donc ça,
00:18:10ils essayent d'échapper
00:18:11parce que ça leur coûte
00:18:12un peu d'argent,
00:18:12mais c'est très faible.
00:18:15En fait,
00:18:15il faudrait qu'ils soient
00:18:16sanctionnés
00:18:17beaucoup plus lourdement
00:18:18financièrement
00:18:18pour qu'ils mettent
00:18:19des moyens de prévention
00:18:20en place.
00:18:21Vous y faisiez allusion
00:18:22tout à l'heure.
00:18:22Est-ce que les sanctions
00:18:23sont quand même
00:18:24lourdes quand ça tombe ?
00:18:26La justice et l'administration
00:18:28sont-elles sévères ?
00:18:29Vous aviez l'air de dire
00:18:30que pas toujours.
00:18:33Non.
00:18:34Il y a des condamnations
00:18:35qui ont été
00:18:35quelques fois virulentes.
00:18:36Ça, vous ne pouvez pas
00:18:38le nier,
00:18:39parce que c'était flagrant.
00:18:40En fait,
00:18:41le représentant
00:18:42de la personne morale,
00:18:43il va payer une amende
00:18:44mais avec l'argent
00:18:45de l'entreprise,
00:18:46c'est-à-dire
00:18:46la richesse
00:18:47que finalement
00:18:48les salariés
00:18:48ont créées eux-mêmes.
00:18:49Ils s'auto-assurent.
00:18:50Et en plus,
00:18:52la personne morale
00:18:53va rarement,
00:18:55j'ai envie de dire
00:18:56jamais,
00:18:57en prison.
00:18:58Si je peux comparer
00:19:00avec l'affaire Kerviel,
00:19:01c'est un salarié
00:19:02qui perd beaucoup d'argent
00:19:03à son entreprise.
00:19:04Je ne suis pas en train
00:19:05de dire que ce qu'il a fait,
00:19:06c'était bien du tout.
00:19:07Mais il est copé
00:19:08quand même
00:19:08de 5 ans de prison,
00:19:093 ans fermes
00:19:10et d'un million
00:19:10d'hommages et intérêts.
00:19:12Donc vous voyez bien
00:19:12que quand le salarié
00:19:13commet une erreur
00:19:14ou une faute,
00:19:15il ne paye pas
00:19:16la même facture
00:19:16que l'entreprise.
00:19:17Est-ce que la réforme
00:19:19qui est en cours,
00:19:19la réforme 2026,
00:19:21notamment sur
00:19:21l'exercice du travail
00:19:23qui est en place,
00:19:23qui est en cours,
00:19:25est-ce qu'elle apporte
00:19:26des réponses suffisantes ?
00:19:28Est-ce que cette réforme
00:19:29va dans le bon sens
00:19:29ou elle vous semble insuffisante ?
00:19:32Elle est cosmétique.
00:19:33Nous, ce qu'on demande
00:19:33à la CGT d'abord,
00:19:36c'est qu'on nomme
00:19:37les entreprises
00:19:38où il y a des morts
00:19:39au travail,
00:19:40qu'on ne leur donne
00:19:41pas de subvention.
00:19:43Lorsque le taux d'ATMP,
00:19:45donc d'accident de travail
00:19:45et de maladie professionnelle,
00:19:47est supérieur à la norme,
00:19:48il faut les exclure
00:19:49des marchés publics.
00:19:50Il faut leur interdire
00:19:51l'apprentissage
00:19:52et l'accueil des stagiaires
00:19:53parce qu'aucun Français
00:19:55aujourd'hui n'a envie
00:19:57que son enfant
00:19:58aille dans une entreprise
00:19:59et il perde la vie
00:20:00comme c'est arrivé très récemment.
00:20:02Et il faut surtout
00:20:04d'urgence réduire
00:20:05la précarité au travail
00:20:06parce que lorsqu'on est alternant,
00:20:08en fait,
00:20:08ce qu'on a envie,
00:20:09c'est de bien faire
00:20:10et de faire plaisir à l'employeur
00:20:11et c'est la raison
00:20:12pour laquelle on se met en danger.
00:20:13Et puis, pour terminer,
00:20:15il faut une meilleure communication
00:20:16entre les inspecteurs du travail
00:20:17et les procureurs.
00:20:19Il faut une vraie volonté politique.
00:20:21Il faut que les inspecteurs
00:20:23transmettent aux procureurs
00:20:24le nom des entreprises délinquantes
00:20:26et aussi les juges
00:20:27des conseils de Prud'homme
00:20:28et du pôle social
00:20:29et que les récidivistes
00:20:30cessent leurs agissements.
00:20:32Comme quoi,
00:20:32on abouette en République française,
00:20:34laïque et sociale,
00:20:35il y a encore,
00:20:35est-ce que je comprends,
00:20:36ce que vous nous expliquez,
00:20:37encore du pain sur la planche
00:20:38pour que cette législation,
00:20:39cette réglementation...
00:20:40Merci Caroline Roland
00:20:41pour votre témoignage
00:20:42et pour vos avis pertinents.
00:20:44A bientôt.
00:20:45Que se cache-t-il derrière
00:20:46la reprise des expulsions
00:20:48de la France vers l'Algérie ?
00:20:51Nunez s'en félicite,
00:20:52Rotaillot l'avait espéré.
00:20:54Eh bien, c'est reparti.
00:20:55On va en discuter dans un instant
00:20:56parmi les perles.
00:20:57N'hésitez pas à nous appeler,
00:20:59à réagir.
00:21:09Les expulsions de la France
00:21:10vers l'Algérie
00:21:11ont redémarré
00:21:11ces dernières semaines
00:21:12grâce à des délivrances
00:21:13de laissés-passés consulaires
00:21:14par les autorités algériennes.
00:21:16Oui, il y a eu
00:21:17quelques cas d'expulsions,
00:21:18neuf,
00:21:19puis quelques dizaines
00:21:20qui seraient acceptées
00:21:20par l'Algérie,
00:21:22des OQTF
00:21:22ou des gens qui ont commis
00:21:23évidemment des délits.
00:21:25Évidemment,
00:21:26le ministre de l'Intérieur,
00:21:27M. Laurent Dunez,
00:21:28se réjouit
00:21:29et explique que c'est
00:21:30par sa méthode à lui,
00:21:31non pas la méthode Rotaillot
00:21:32sous-entendu,
00:21:33mais cette méthode
00:21:33de conciliation
00:21:34qui a abouti
00:21:35à ce que l'Algérie
00:21:37accepte
00:21:38de reprendre
00:21:39chez elle
00:21:39des ressortissants
00:21:40qui n'avaient plus rien
00:21:40à faire en France
00:21:41ou qui étaient
00:21:41en situation indélicate.
00:21:43Écoutez,
00:21:45espérons que c'est pas juste
00:21:47quelque chose de symbolique,
00:21:48que c'est pas juste
00:21:49un instant de pause
00:21:51dans la tension
00:21:52franco-algérienne
00:21:52et qu'il y a
00:21:53de vraies résolutions
00:21:54et de la part
00:21:54du gouvernement français
00:21:55dans la fermeté
00:21:58et de part
00:21:59du gouvernement algérien
00:21:59d'accepter
00:22:00de récupérer
00:22:00les gens
00:22:01qui n'ont plus rien
00:22:01à faire en France.
00:22:02On se rappelle quand même
00:22:03de Téboune,
00:22:03à moins qu'il soit revenu dessus,
00:22:04mais qu'il refusait
00:22:05de reprendre
00:22:05des Algériens
00:22:06qui avaient été condamnés.
00:22:07C'est pour ça que je vous dis
00:22:08que j'espère que c'est
00:22:09sérieux, sincère
00:22:10et j'espère que le président
00:22:12Téboune ne se fera pas
00:22:13traiter de maboule
00:22:14par le président
00:22:15de la République française
00:22:16qui a dit
00:22:16mais qui sont ces maboules
00:22:17qui veulent...
00:22:17Ben voilà,
00:22:18écoutez,
00:22:18M. Nunez et M. Téboune
00:22:19pour l'instant,
00:22:20ils font du...
00:22:20Je ne sais pas
00:22:21s'ils font du maboule
00:22:22mais ça va dans le bon sens.
00:22:23Nous serons évidemment,
00:22:24ma chère moudre,
00:22:25extrêmement vigilants
00:22:25non seulement dans tous les médias
00:22:26mais nous pour savoir
00:22:28si c'est de la poudre aux yeux
00:22:29et si on nous en fume
00:22:30ou si c'est une vraie
00:22:31résolution politique
00:22:32avec des suites concrètes
00:22:34et des suites administratives
00:22:35sérieuses.
00:22:37On s'accorde
00:22:38une petite parenthèse musicale
00:22:40parce qu'hier,
00:22:40un autre grand chanteur français
00:22:42fêtait ses 83 ans.
00:22:52Vous avez reconnu
00:22:54Jacques Dutronc
00:22:55qui fêtait donc ses 83 ans.
00:22:59Mais oui,
00:23:00quand j'écoute Jacques Dutronc,
00:23:01moi je ne suis pas
00:23:01comme Michel Sardou,
00:23:02moi ça m'émeut.
00:23:03Jacques Dutronc.
00:23:04Ah bon,
00:23:04Michel Sardou,
00:23:04ça ne vous émeut pas,
00:23:05c'est sordageux ça.
00:23:06Pourquoi vous énervez ?
00:23:0783 ans,
00:23:08il ne les fait pas.
00:23:09C'est un homme
00:23:09qui a eu beaucoup de maladies,
00:23:11qui a eu une vie exceptionnelle.
00:23:13C'est un grand artiste,
00:23:14sa compagne,
00:23:14Françoise Hardy,
00:23:15son fils Thomas,
00:23:16c'est des gens formidables.
00:23:18Dutronc pour moi
00:23:19incarne cette,
00:23:20j'allais dire,
00:23:21cette insolence,
00:23:22c'est un petit peu
00:23:23du rabelé,
00:23:24du Boris Vian
00:23:25et du Zola mélangé
00:23:26avec de l'art,
00:23:27bien entendu.
00:23:28Toujours dans l'élégance,
00:23:29il ne se prive pas
00:23:30d'être quelquefois
00:23:31un peu grivois,
00:23:32un petit peu coquin.
00:23:33Il fait allusion
00:23:34à tous les enjeux,
00:23:35que ce soit la mondialisation
00:23:37et il avait 50 ans d'avance
00:23:38sur certains thèmes,
00:23:40sur certains artistes,
00:23:41mais il le fait toujours
00:23:42avec ce que j'appelle
00:23:43l'esprit français.
00:23:44Là, on va écouter par exemple
00:23:45la chanson
00:23:46500 millions
00:23:46de petits chinois
00:23:48qui était un chef-d'oeuvre.
00:24:15Voyez les thématiques,
00:24:16c'est dans les années 60
00:24:17et déjà on parlait
00:24:18de végétariens,
00:24:19on parle d'immigration,
00:24:20on parle de mondialisation.
00:24:21Il était tout à fait
00:24:23aux normes.
00:24:24C'est un chanteur engagé,
00:24:25mais il ne le fait pas
00:24:26avec de la violence idéologique.
00:24:29Il n'est pas dans le clivage,
00:24:30il n'est pas dans le déligrement,
00:24:31il n'est pas dans la dénonciation.
00:24:32Quelque part,
00:24:33il a soumis
00:24:33toutes ces thématiques,
00:24:34il a dit des choses crues
00:24:36avec beaucoup de courage,
00:24:37mais toujours
00:24:37avec des propos mesurés
00:24:39sans tomber
00:24:39dans une polémique gratuite,
00:24:41dans une polémique inutile,
00:24:42mais avec un talent artistique
00:24:43formidable.
00:24:44Évidemment,
00:24:45moi, ma préférée,
00:24:45elle est un petit peu rabelésienne,
00:24:47elle est un peu grivoise,
00:24:48c'est les Playboys,
00:24:49on va l'écouter.
00:24:49Moi, j'ai un piège à filles,
00:25:01un piège à bout,
00:25:03un joujou extra
00:25:05qui fait craque-boucule,
00:25:08les filles en tombent
00:25:09à mes genoux.
00:25:11J'ai pas peur des petits minets
00:25:13qui mangent leur ronron
00:25:14aux drogstores.
00:25:16Je ne sais pas
00:25:22si cette chanson,
00:25:23aujourd'hui,
00:25:24serait accueillie
00:25:25avec la même ferveur
00:25:26qu'elle a connue
00:25:27à l'époque,
00:25:28mais en tout cas,
00:25:29il met les pieds
00:25:29dans le plat.
00:25:30J'ai un truc extra
00:25:31qui fait craque-boum-eux,
00:25:33je ne sais pas
00:25:33à quoi il fait allusion,
00:25:35ça doit être peut-être,
00:25:36je ne sais pas,
00:25:36son stylo
00:25:37ou son ordinateur.
00:25:38Enfin, en tout cas,
00:25:39les filles en tombent
00:25:40à ses genoux,
00:25:41mais de façon
00:25:42tout à fait correcte.
00:25:43Il n'y a pas de...
00:25:44Ma chère Maud,
00:25:45je n'ai pas de truc extra
00:25:47qui fait craque-boum-eux
00:25:48et je n'ai absolument
00:25:48pas envie que vous tombiez
00:25:49à mes genoux.
00:25:50Mais on embrasse
00:25:51Jacques Dutron,
00:25:53qu'on aime d'amour,
00:25:54ça nous change de sardeau
00:25:55pour lequel j'ai le plus grand respect.
00:25:57Ah, attention !
00:25:58Voilà.
00:25:59Alors,
00:25:59amateur de Tinnor aussi
00:26:00ou de Charles Trenet
00:26:02ou autrement riche chevalier,
00:26:03bien sûr,
00:26:04vous nous appelez
00:26:04aux heures 826-303 ans.
00:26:06On peut célébrer
00:26:07l'anniversaire de l'Armor
00:26:08et nous aurons le plaisir
00:26:09de passer ses chansons
00:26:10à l'antenne
00:26:10et de le décrypter
00:26:12avec la ferveur
00:26:13que l'on connaît
00:26:14et si Maud Coffler
00:26:16accepte de nous parler
00:26:17d'autres choses
00:26:17de Michel Sardou,
00:26:19je suis sûr qu'elle a
00:26:19des talents infiniques
00:26:21et des talents cachés
00:26:22auxquels je tombe,
00:26:23devant lesquels je tombe
00:26:24à genoux tous les jours,
00:26:24évidemment.
00:26:25l'actualité plus polémique,
00:26:27cette fois,
00:26:27la femme du milliardaire
00:26:28Bernard Arnault
00:26:29a fait une déclaration
00:26:31fracassante
00:26:31cette semaine,
00:26:32Péricault.
00:26:32Oui,
00:26:32alors je l'ai regardé
00:26:34l'autre jour
00:26:35à quelle époque
00:26:36de Léa Salamé,
00:26:37c'est une femme libre
00:26:38avec un peu électron libre,
00:26:40elle est artiste,
00:26:41elle joue du piano,
00:26:42elle donnait des propos,
00:26:43voilà,
00:26:43elle parlait de son mari
00:26:44en disant lui,
00:26:44c'est lui un petit peu
00:26:45ma c'est moi.
00:26:46Là,
00:26:47elle a un petit peu étonné
00:26:48parce qu'elle dit
00:26:48qu'elle est très très intéressée
00:26:49par l'islam,
00:26:51voilà,
00:26:51très sensible,
00:26:52elle va d'ailleurs
00:26:53en Afrique
00:26:54et son mari lui a dit
00:26:55sois quand même prudente,
00:26:57fais attention à toi,
00:26:58c'est un couple étrange.
00:26:59Oui,
00:27:00venant de la part
00:27:00de l'homme le plus riche
00:27:01de France,
00:27:02au moment où justement
00:27:03il y a un petit peu,
00:27:04pas de polémique,
00:27:05mais il y a un malaise,
00:27:06on essaie de chercher
00:27:06les bons mots
00:27:07et les bonnes formules
00:27:07pour parler des musulmans,
00:27:09de l'islam,
00:27:09quand elle dit
00:27:10voilà,
00:27:10j'ai un grand intérêt
00:27:11pour cette religion
00:27:13et pour la culture
00:27:14qu'elle représente,
00:27:15au moment où justement
00:27:16il y a les polémiques
00:27:17entre Laurent Lunez
00:27:18qui a la grande mosquée de Paris
00:27:19et qui dit
00:27:19mais vous savez,
00:27:20tu sais mon cher chème,
00:27:21le président de la république
00:27:21est très attaché
00:27:23au développement de l'islam
00:27:24et puis le président
00:27:26qui parle de Maboul,
00:27:28voilà,
00:27:29on est étonné,
00:27:30on essaiera d'en savoir
00:27:31un peu plus,
00:27:32mais enfin,
00:27:33vu son statut de,
00:27:34j'allais dire,
00:27:34elle est la première dame
00:27:35de la fortune française,
00:27:38peut-être qu'elle devrait
00:27:39peut-être penser
00:27:40un petit peu plus
00:27:40à ce genre de propos
00:27:42et à l'interprétation
00:27:43qu'on pourrait en faire,
00:27:43aucune mauvaise intention
00:27:44de notre part,
00:27:45c'est juste pour,
00:27:46voilà,
00:27:46on veut en savoir
00:27:46un tout petit peu plus.
00:27:48Plus polémique,
00:27:51c'est cette élève de 15 ans
00:27:54qui a menacé
00:27:55l'un de ses professeurs
00:27:56avec un couteau.
00:27:57Oui,
00:27:58mais vous vous souvenez
00:27:58des mesures annoncées
00:27:59par François Bayrou
00:28:00lorsqu'il était premier ministre
00:28:01après l'agression mortelle
00:28:03d'une surveillante
00:28:03par un collégien de 14 ans.
00:28:05Le problème,
00:28:06ce n'est pas celui
00:28:06qui tient le couteau,
00:28:07c'est le couteau lui-même.
00:28:08Alors,
00:28:08pour lutter contre
00:28:09les attaques à l'arme blanche
00:28:10dans les établissements scolaires,
00:28:11il avait proposé
00:28:12d'interdire la vente
00:28:13de couteaux aux mineurs
00:28:14et je me souviens
00:28:15des titres de presse,
00:28:16des doutes subsistent
00:28:17sur l'efficacité
00:28:18de cette mesure,
00:28:19sans blague.
00:28:20Du coup,
00:28:20quand tu n'as pas le droit
00:28:21d'acheter un couteau
00:28:22et que ça alors,
00:28:23tes parents ont planqué
00:28:24ceux de la cuisine,
00:28:24eh bien,
00:28:24tu vas à la cantine du collège.
00:28:26C'est ce qu'a fait l'ado,
00:28:27cet ado de 15 ans
00:28:28à Roubaix,
00:28:29contrarié après un différent
00:28:30avec son enseignant
00:28:31à la suite d'un retard.
00:28:32Il n'a pas aimé
00:28:33se faire confisquer son cahier,
00:28:34alors il a quitté
00:28:35la salle de classe,
00:28:36est allé chercher
00:28:36un couteau à la cantine
00:28:37et est revenu menacer
00:28:38son enseignant
00:28:39avec une lame
00:28:40de 20 centimètres.
00:28:41Le collégien a finalement
00:28:42été arrêté
00:28:43par un surveillant
00:28:43qui est parvenu
00:28:44à le désarmer.
00:28:45Il a été placé
00:28:46en garde à vue
00:28:46et a reconnu les faits.
00:28:47On a l'impression
00:28:48de traiter un marronnier
00:28:49tellement ce genre d'histoire
00:28:50est récurrente, Péricault.
00:28:51Alors, ça commence
00:28:52à bien faire,
00:28:53j'ai envie de dire,
00:28:53mais on s'en fout
00:28:55de vos considérations.
00:28:57Trouvons des mesures
00:28:58pour que des jeunes,
00:29:00des adolescents
00:29:01ne puissent pas considérer
00:29:03qu'il convient
00:29:04d'avoir une arme
00:29:05de poing.
00:29:07Un jour,
00:29:08ils vont rentrer
00:29:08avec un flingue,
00:29:09avec un couteau,
00:29:09avec un cutter.
00:29:11Voilà,
00:29:11la vie scolaire,
00:29:12la vie sociale
00:29:12de la jeunesse
00:29:13ne se passe pas forcément
00:29:15avec une arme
00:29:16dans son sac,
00:29:16dans sa poche
00:29:17ou dans son cartable
00:29:18et quand les pouvoirs publics
00:29:20vous disent
00:29:20mais finalement,
00:29:21ça, ça ne sera pas efficace,
00:29:22ça, ça ne va pas servir,
00:29:23ça, ça sera...
00:29:23Mais qu'ils trouvent
00:29:24les mesures qu'il faut.
00:29:25C'est seulement...
00:29:26Enfin, je pense
00:29:26qu'il y a eu...
00:29:27Les quelques morts
00:29:28qu'il y a eu
00:29:28sont quand même
00:29:29des morts de trop
00:29:29qui auraient pu être
00:29:30totalement évitées.
00:29:31Il y a des morts
00:29:31qu'on peut ne pas éviter.
00:29:33Mais là, quand même,
00:29:34mourir poignardé
00:29:34dans son établissement scolaire
00:29:37par un gamin
00:29:37qui est perturbé
00:29:38et qui a pu trouver
00:29:39un couteau de cuisine
00:29:39et qui s'est trouvé
00:29:40parce qu'il a eu une illumination
00:29:41avec cette mission
00:29:42de devoir tuer quelqu'un,
00:29:43quelle que soit la cause,
00:29:44c'est absolument inadmissible.
00:29:46C'est irresponsable
00:29:47de la part des pouvoirs publics.
00:29:49Alors, on va dire
00:29:49le risque zéro
00:29:50n'existe pas.
00:29:51Mais alors, si maintenant
00:29:51on estime bien,
00:29:52oui, ça fait partie
00:29:53des pertes des profits.
00:29:54Vous avez des gamins
00:29:54et des gamines
00:29:55qui se trimbalent
00:29:55avec une arme
00:29:56et avec un couteau
00:29:56puis qui plantent le prof
00:29:57ou la personne
00:29:57qui ne leur plaît pas.
00:29:58C'est ça, la France d'aujourd'hui.
00:30:00Là, je pense qu'il faudra
00:30:01un jour rendre compte
00:30:01de façon un peu plus sérieuse
00:30:03ce que nos dirigeants politiques
00:30:04nous ont proposé
00:30:04comme solution.
00:30:07Alors, un lycée du Rhône
00:30:08va rebaptiser une salle de classe
00:30:10et il a de quoi s'interroger
00:30:11sur le sens du nom choisi
00:30:12parce que le lycée
00:30:14s'appelle comment ?
00:30:15Arnaud Beltrame.
00:30:16Bon, ça c'est formidable.
00:30:18Arnaud Beltrame,
00:30:19Perico, lieutenant-colonel
00:30:20de gendarmerie
00:30:21mort en martyr
00:30:21en sauvant une otage à Trèbes
00:30:22égorgé par un islamiste
00:30:24en tentant de le désarmer.
00:30:25Plus de 500 lieux en France
00:30:26portent son nom,
00:30:27le nom d'un héros
00:30:28au sens le plus noble
00:30:29et le plus strict du terme.
00:30:31Et c'est le nom
00:30:31que porte ce lycée
00:30:32à mes yeux dans le Rhône
00:30:33pour perpétuer la mémoire
00:30:35honorer son acte de bravoure
00:30:36et faire d'Arnaud Beltrame
00:30:37un exemple
00:30:38pour chaque petit français.
00:30:40Eh bien, c'est ce même lycée
00:30:41qui a décidé d'honorer
00:30:42la boxeuse algérienne
00:30:43Imane Khélif
00:30:44en baptisant une salle
00:30:45à son nom
00:30:46dans le cadre d'un projet
00:30:47mené pour l'égalité
00:30:48fille-garçon.
00:30:49Je cite le mail
00:30:50de l'établissement
00:30:51rendu public
00:30:52par la députée RN
00:30:52Tiffany Joncourt.
00:30:53Un travail de réflexion
00:30:55et de sensibilisation
00:30:56a été engagé
00:30:57autour du choix
00:30:58d'une figure inspirante
00:30:59à l'issue d'un vote
00:31:00associant personnel et élève.
00:31:01La salle portera désormais
00:31:03le nom d'Imane Khélif
00:31:04championne olympique
00:31:05boxeuse engagée
00:31:06et symbole
00:31:07de détermination
00:31:08et d'égalité.
00:31:09Le problème
00:31:10c'est cette dernière phrase
00:31:11Perico
00:31:12On sait avec le temps
00:31:13que la France a toujours
00:31:14préféré les héros des autres
00:31:15et on découvre aujourd'hui
00:31:16que des élèves votent
00:31:17pour honorer
00:31:17une boxeuse algérienne
00:31:18qui a fait polémique
00:31:19lors des Jeux olympiques
00:31:20accusée d'être un homme
00:31:21et ayant révélé
00:31:22avoir suivi
00:31:22un traitement hormonal
00:31:23avant la compétition.
00:31:25Elle était de fait
00:31:25dotée d'une force de frappe
00:31:27largement supérieure
00:31:28à celle de ses adversaires
00:31:29féminins
00:31:29mais passons.
00:31:30Arnaud Beltrame
00:31:33Au nom de l'inclusion
00:31:34et de l'égalité
00:31:35on ne baptisera plus jamais
00:31:36les salles de classe
00:31:37Jules Verne ou Pierre Perret
00:31:38Fini
00:31:39on les baptisera
00:31:39avec des noms symboliques
00:31:40et seulement symboliques
00:31:42après tout chacun
00:31:43sa conception de l'égalité
00:31:44homme-femme
00:31:44pour moi vous voyez
00:31:45c'est Jeanne d'Arc.
00:31:46Oui
00:31:46Cherchez l'erreur ma chère Maud
00:31:48là je pense que le dossier
00:31:49relève du gouvernement
00:31:50et je pense que le gouvernement
00:31:53et les législateurs
00:31:53feraient bien de prendre des mesures
00:31:54n'autorisant pas
00:31:55les chefs d'établissement
00:31:56ou des communautés territoriales
00:31:58à décider
00:31:59comme ça
00:32:00de donner des dons
00:32:01qui ne correspondent pas forcément
00:32:02à une nécessité pédagogique
00:32:03et républicaine
00:32:04Alors on passe à un tout autre sujet
00:32:06pour conclure cette heure
00:32:07le fromage au lait cru
00:32:09va peut-être disparaître
00:32:10et le fromage au lait cru
00:32:11est bon pour la santé
00:32:12donc ce serait quand même dommage
00:32:13on en parle dans un petit instant
00:32:15avec l'ancien président
00:32:16de l'association de défense
00:32:17et de gestion de l'AOP
00:32:20producteur lui-même
00:32:20de camembert AOP
00:32:21à tout de suite sur Sud Radio
00:32:23Péricault Légas
00:32:25Maud Coffler
00:32:26Manger du fromage au lait cru
00:32:27permettrait de vivre plus longtemps
00:32:29c'est une étude très sérieuse
00:32:30qui l'a démontré
00:32:31le fromage au lait cru
00:32:32pourrait notamment
00:32:33limiter l'arthrose
00:32:34et pourtant malgré ses vertus
00:32:36cette tradition est menacée
00:32:37on en parle avec un producteur
00:32:39de camembert AOP
00:32:40ancien président
00:32:40de l'association de défense
00:32:42et de gestion de l'AOP
00:32:43Patrick Mercier
00:32:45bonjour
00:32:45bonjour
00:32:46bonjour Patrick Mercier
00:32:47merci d'être en direct
00:32:49à l'antenne de Sud Radio
00:32:51je suis très ému de vous avoir
00:32:52on se connaît depuis longtemps
00:32:53nous avons partagé ensemble
00:32:55des combats
00:32:55et des combats
00:32:56que vous avez menés
00:32:57pour la défense
00:32:58des fromages au lait cru français
00:32:59notamment du camembert
00:33:00de Normandie
00:33:01d'appellation d'origine
00:33:02protégée donc au lait cru
00:33:05vous fûtes celui
00:33:06à qui Jean-Charles Arnaud
00:33:07président du comité national
00:33:08de l'IENAO
00:33:09confia la présidence
00:33:11de cette commission
00:33:12professionnelle
00:33:12en 2008
00:33:13qui devait statuer
00:33:14sur le fait
00:33:15est-ce que le camembert
00:33:16de Normandie
00:33:17doit rester au lait cru
00:33:17puisque le lobby
00:33:18agro-industriel
00:33:19demandait
00:33:19à ce qu'il puisse être
00:33:21élaboré
00:33:21avec du lait pasteurisé
00:33:22c'est-à-dire chauffé
00:33:23à 63 degrés
00:33:24soit du lait thermisé
00:33:26je veux dire
00:33:26presque pasteurisé
00:33:27vous vous étiez opposé
00:33:28ainsi que les autres
00:33:29professionnels et producteurs
00:33:30vous aviez gagné
00:33:31à l'époque
00:33:32c'était François Mignon
00:33:33Premier ministre
00:33:34et Michel Barnier
00:33:35ministre de la Culture
00:33:36la République avait décidé
00:33:38que le camembert de Normandie
00:33:39en septembre 2008
00:33:40le 18 septembre
00:33:41par un arrêté ministériel
00:33:43resterait au lait cru
00:33:45et vous aviez même d'ailleurs
00:33:46restreint l'air d'appellation
00:33:48du camembert de Normandie
00:33:50et vous aviez intégré
00:33:51le fait qu'il fallait
00:33:51de la race normande
00:33:52qui est la race d'origine
00:33:53du lait fermier
00:33:54qui donne du lait cru
00:33:55ces batailles ont été remportées
00:33:57jusqu'à la dernière
00:33:58qui est la bataille
00:33:59sur l'intitulé
00:33:59fabriqué en Normandie
00:34:01qui est illégal
00:34:01interdite par l'Europe
00:34:02interdite par la France
00:34:03que certains industriels
00:34:04continuent à utiliser
00:34:06sur la boîte de camembert
00:34:07fabriqué en Normandie
00:34:08c'est illégal
00:34:09puisque le mot Normandie
00:34:10est réservé
00:34:11à l'appellation
00:34:11d'origine protégée
00:34:12c'est une délimination géographique
00:34:14qui ne peut être utilisée
00:34:15par les industriels
00:34:16pour un produit fabriqué
00:34:17en usine
00:34:18avec du lait pasteurisé
00:34:18là aussi
00:34:19vous avez gagné
00:34:20cette bataille
00:34:20et pourtant Patrick
00:34:21Mercier
00:34:22au terme de ce combat
00:34:23vous êtes
00:34:24je me permets de dire
00:34:25vous êtes un petit peu
00:34:25je vais extrapoler le
00:34:26le Jean Moulin
00:34:27du lait cru français
00:34:28parce que vous vous êtes
00:34:29battu souvent seul
00:34:30malgré que vous ayez eu
00:34:30des responsabilités importantes
00:34:31au niveau professionnel
00:34:33avec vos producteurs
00:34:34qui sont solidaires
00:34:35de votre combat
00:34:35mais je vous ai souvent vu seul
00:34:37je vous ai souvent vu
00:34:38quelquefois désespéré
00:34:39jamais baisser la garde
00:34:41et toujours tenir
00:34:42toujours tenir l'épée
00:34:44et le drapeau
00:34:45du camembert de Normandie
00:34:46haut
00:34:46vous êtes producteur
00:34:47vous-même
00:34:47dans la commune
00:34:49de Champs-Secret
00:34:49dans l'Orne
00:34:50au coeur de ce pays
00:34:52de ce terroir
00:34:53du camembert
00:34:54vous êtes producteur
00:34:55d'un camembert fermier
00:34:56haut lait cru
00:34:58100% vache normande
00:34:59bio
00:35:00à Champs-Secret
00:35:01j'invite les auditeurs
00:35:02et les auditrices
00:35:04de Sud Radio
00:35:05à venir vous voir
00:35:05si un jour
00:35:06il passe par l'Orne
00:35:06à côté de Flerce
00:35:07dans ce merveilleux
00:35:08bocage normand
00:35:09de venir goûter votre fromage
00:35:10qui est un chef-d'oeuvre
00:35:11et vous avez vous aussi eu
00:35:13j'allais dire des tracasseries
00:35:14aujourd'hui
00:35:15vous poussez un coup de gueule
00:35:16Patrick Mercier
00:35:17parce que vous dites
00:35:18même si on a gagné
00:35:19politiquement et administrativement
00:35:20il y a une telle pression
00:35:22une telle harcèlement
00:35:23de telle persécution administrative
00:35:26sur les producteurs
00:35:27de fromage français
00:35:29fermier
00:35:29au lait cru
00:35:30que certains sont peut-être
00:35:31sur le point de lâcher prise
00:35:32et de passer au pasteurisé
00:35:33est-ce qu'on en est bien là ?
00:35:35Oui, la presse sanitaire
00:35:37vous avez dit tout à l'heure
00:35:39les bienfaits du lait cru
00:35:40et moi je pense que c'est
00:35:41un peu comme un vaccin
00:35:43en fait
00:35:44ça nous termine de plein
00:35:46d'un bon bac
00:35:46Patrick Mercier
00:35:47on vous entend mal
00:35:48on va vous reprendre
00:35:49Patrick Mercier
00:35:50on va vous rappeler par téléphone
00:35:52on va vous rappeler par téléphone
00:35:53voilà on vous rappelle
00:35:54parce qu'on vous entend mal
00:35:55voilà on va vous rappeler
00:35:57ce combat que mène Patrick Mercier
00:35:59depuis 2008
00:36:00qui a été une victoire
00:36:01c'est essentiel
00:36:02bien entendu
00:36:03que le lait cru
00:36:04est j'allais dire
00:36:04l'identifiant
00:36:05il est indissociable
00:36:07des fromages français
00:36:08il y a 48 fromages
00:36:09produits laitiers
00:36:10en appellation d'origine protégée
00:36:12sur les 46 fromages
00:36:14en appellation d'origine protégée
00:36:16ancienne AOC
00:36:17aujourd'hui AOP
00:36:19c'est la norme européenne
00:36:20qui reconnaissent l'identité
00:36:22une histoire
00:36:22une tradition
00:36:23un savoir perpétué
00:36:2416 de ces 46 appellations
00:36:26d'origine protégée
00:36:27ont l'autorisation
00:36:28parce que le cahier des charges
00:36:29ne l'avait pas précisé
00:36:3016 ont l'autorisation
00:36:32d'utiliser du lait thermisé
00:36:33c'est-à-dire chauffé
00:36:34à 63 degrés
00:36:3672 degrés
00:36:36c'est la pasteurisation
00:36:3837 degrés
00:36:38c'est la température
00:36:39du lait cru
00:36:39donc voyez
00:36:40on joue sur les normes
00:36:42on joue sur les chiffres
00:36:43et donc le thermisé
00:36:44le thermisé
00:36:45c'est presque du pasteurisé
00:36:45en tout cas
00:36:46ce n'est plus du fromage
00:36:47du lait cru
00:36:47et Patrick Mercier
00:36:48n'en veut pas
00:36:49et pour autant
00:36:50l'administration aujourd'hui
00:36:52les représentants
00:36:53les fonctionnaires
00:36:53on ne sait pas
00:36:54il va nous le dire
00:36:54est-ce que c'est pour protéger
00:36:56ou est-ce qu'ils obéissent
00:36:57aux consignes des lobbies
00:36:58on vous harcède
00:37:01Patrick Mercier
00:37:02il y a une vraie pression
00:37:04de l'administration
00:37:05des services sanitaires
00:37:06et vétérinaires
00:37:07pour contraindre
00:37:08les producteurs
00:37:09de fromage au lait cru
00:37:10de passer au lait thermisé
00:37:12c'est un peu ça
00:37:12qu'il faut comprendre
00:37:14oui
00:37:14vous m'entendez ?
00:37:15oui je vous l'entends très bien
00:37:16allez-y Patrick Mercier
00:37:17donc oui
00:37:18malgré tous les bienfaits
00:37:19du lait cru
00:37:20aujourd'hui
00:37:20c'est un peu comme un vaccin
00:37:22un fromage au lait cru
00:37:24c'est contaminé positivement
00:37:25dans plein de domaines
00:37:26et on a besoin
00:37:27de cette immunité
00:37:28malgré tout ça
00:37:28en fait
00:37:29l'administration
00:37:30se résume
00:37:31à zéro
00:37:32zéro
00:37:32microbe
00:37:33zéro
00:37:35risque infectieux
00:37:36et donc
00:37:37finalement
00:37:37la pression
00:37:38est extrêmement forte
00:37:39sur tous les fabricants
00:37:41même les plus convaincus
00:37:43en fabrication
00:37:44de fromage au lait cru
00:37:45aujourd'hui
00:37:47subissent une pression telle
00:37:48et avec un tel stress
00:37:49nous avons été
00:37:50collectés cet hiver
00:37:51à notre insu
00:37:52de six fromages
00:37:53d'une seule fabrication
00:37:54c'est-à-dire
00:37:54on a vérifié six fois
00:37:56qu'il n'y ait rien
00:37:56dans un lot de fabrication
00:37:58et ça
00:37:59on n'a pas eu le choix
00:38:00l'administration est venue
00:38:01nous prélever à la ferme
00:38:03de ces six fromages
00:38:04sur le même jour
00:38:04en fait
00:38:05comme si
00:38:05tout notre travail habituel
00:38:07qui était de préserver
00:38:09la santé des gens
00:38:09ne valait rien
00:38:10comme si ça ne suffisait pas
00:38:12comme s'il fallait rajouter
00:38:13toujours une couche
00:38:14je suis au comité national
00:38:16des appellations d'origine
00:38:17protégée depuis 25 ans
00:38:18jamais
00:38:19je n'ai vu
00:38:20autant de risques
00:38:21que le lait cru
00:38:22disparaisse
00:38:23pas par un décret
00:38:25qui supprimerait
00:38:25les fromages au lait cru
00:38:26mais par le simple fait
00:38:27que les gens lâchent
00:38:29les gens n'en peuvent plus
00:38:30de cette pression sanitaire
00:38:31alors que nous travaillons
00:38:33nous n'avons jamais
00:38:34travaillé aussi bien
00:38:36sur la préservation
00:38:37de la santé des gens
00:38:38vous êtes les premiers
00:38:39évidemment
00:38:39à respecter les normes
00:38:41à observer
00:38:42les réglementations
00:38:43et on comprend pourquoi
00:38:44et Dieu sait
00:38:45si elles sont drastiques
00:38:45si elles sont sévères
00:38:46et que les fromages au lait cru
00:38:47d'aujourd'hui
00:38:48n'ont presque plus rien à voir
00:38:49avec les fromages au lait cru
00:38:50il y a 50 ans
00:38:51parce qu'il n'y a plus
00:38:52du tout de danger
00:38:53il n'y a plus d'artisanat
00:38:54on est vraiment très encadré
00:38:56Patrick Mercier
00:38:57quelle est la forme
00:38:58de la pression du harcèlement
00:38:59qu'exercent
00:39:00les services publics
00:39:01ce sont des contrôles répétés
00:39:02continus
00:39:03pointilleux
00:39:05en fait c'est la recherche
00:39:06d'une multiplication
00:39:08de germes
00:39:08dans tous les domaines
00:39:09avant on avait
00:39:09les 4 germes pathogènes
00:39:10l'hystéria
00:39:11salmonelle
00:39:12l'échirichia coli
00:39:12staphylococque
00:39:13maintenant on a inventé
00:39:14d'autres
00:39:15d'autres micro
00:39:17micro
00:39:19comment dire
00:39:19dans certaines directions
00:39:21hier c'est nia
00:39:22hier c'est nia
00:39:23il y a plein d'autres microbes
00:39:24qu'on ajoute
00:39:25tout ça par méthode PCR
00:39:26c'est à dire que
00:39:27une méthode PCR
00:39:28ça trouve l'ADN
00:39:29d'une bactérie
00:39:30même si elle est morte
00:39:31on détruit le lot
00:39:32du fromage
00:39:33il y a une trace
00:39:34et donc on dit
00:39:35il y a une trace
00:39:36voilà
00:39:37et donc
00:39:37cette pression sanitaire
00:39:39elle s'exerce bien sûr
00:39:40sur tous les
00:39:40les fabricants de fromage
00:39:42comme les fromageries
00:39:44industrielles
00:39:44fromageries fermières
00:39:45comme moi
00:39:45mais aussi
00:39:46chez les producteurs de lait
00:39:47qui eux aussi
00:39:48ont une pression énorme
00:39:49on connait tous
00:39:53des producteurs de lait
00:39:54qui s'effondrent
00:39:54qui pleurent
00:39:55qui pleurent
00:39:56à force d'avoir bien fait
00:39:57et de ne pas avoir du lait
00:39:59conforme pour la fabrication
00:40:00de fromage au lait cru
00:40:01Patrick Mercier
00:40:01ces contrôleurs
00:40:02ces inspecteurs
00:40:03ils roulent pour qui ?
00:40:04ils roulent pour des intérêts
00:40:06qui nous échappent
00:40:06et qu'on ne peut pas dire
00:40:07ou est-ce qu'ils ont peur ?
00:40:09ils ont besoin de se protéger
00:40:10en devenant plus en plus insistants ?
00:40:11je pense
00:40:12qu'il n'y a pas de pression particulière
00:40:14en dehors du fait
00:40:17ces gens-là ont envie
00:40:18de réussir leur carrière
00:40:19quand ils sont au ministère de la santé
00:40:20donc ils veulent
00:40:21zéro problème à court terme
00:40:23les problèmes à court terme
00:40:24c'est les problèmes
00:40:25dont je viens de parler
00:40:26c'est-à-dire des microbes
00:40:27qui arrivent
00:40:27qu'on est capable de déceler
00:40:29alors qu'avant
00:40:30on ne savait pas le faire
00:40:31alors qu'ils s'en foutent
00:40:32complètement
00:40:33de la malbouffe généralisée
00:40:34qui est en train de gagner
00:40:35qui provoquera
00:40:36du diabète
00:40:37de l'obésité
00:40:40des allergies
00:40:41plein de problèmes
00:40:43la santé
00:40:44là on n'est pas ici
00:40:45mais là c'est pour demain
00:40:46c'est pour plus tard
00:40:47donc en fait
00:40:48leur problème de carrière
00:40:49n'est pas menacé
00:40:50par cette malbouffe
00:40:51alors qu'elle est en train
00:40:52de gagner de façon
00:40:54énorme et magistrale
00:40:55en France
00:40:55et qu'on va en subir
00:40:57les conséquences
00:40:58à des niveaux
00:40:58qui sont absolument incroyables
00:40:59alors pour eux
00:41:01c'est beaucoup plus facile
00:41:02de taper sur
00:41:03tous les petits problèmes
00:41:04à court terme
00:41:05qui sont
00:41:05le maintien
00:41:06en gros
00:41:07de l'artisanat
00:41:07le maintien
00:41:08des arguments
00:41:10de la France
00:41:10en termes
00:41:11de restauration
00:41:13etc
00:41:14tout le patrimoine
00:41:15français
00:41:16gastronomique
00:41:17voilà
00:41:18il risque d'y passer
00:41:19à force
00:41:20d'être hygiéniste
00:41:21au sens
00:41:22de la disparition
00:41:22de tous les microbes
00:41:23hygiéniste idéologique
00:41:24Patrick Mercier
00:41:25on rappelle que
00:41:25le fromage français
00:41:26c'est d'abord du fromage
00:41:27au lait cru
00:41:28et que les fromages
00:41:29qui ne sont pas au lait cru
00:41:30ont droit ou non fromage
00:41:32mais ce sont des produits
00:41:32laitiers
00:41:33industriels
00:41:34le vrai fromage
00:41:34le seul
00:41:35l'unique
00:41:35le seul qui fait
00:41:36les gloires de la France
00:41:37c'est le fromage au lait cru
00:41:38rappelons Patrick Mercier
00:41:39que les grands accidents
00:41:41sanitaires de l'histoire
00:41:42avec des morts
00:41:43c'est un vacherin suisse
00:41:44dans les années 97
00:41:45qui avait provoqué des morts
00:41:47c'était un fromage suisse
00:41:48qui s'appelait
00:41:49Montdor le pauvre
00:41:50l'opprobre est retombé
00:41:51sur l'appellation française
00:41:52mais c'était le marqué
00:41:53qu'il était au lait
00:41:54au lait termisé
00:41:55et surtout
00:41:56le fameux
00:41:56le fameux époisse
00:41:58qui avait provoqué
00:41:59aussi des morts
00:42:00en 1998
00:42:01je me souviens
00:42:02c'était un époisse
00:42:03au lait termisé
00:42:04le lait cru
00:42:05a pu provoquer
00:42:07à un moment donné
00:42:07un problème sanitaire
00:42:08il n'a jamais tué
00:42:09sauf s'il y a une égligence
00:42:10de la part du consommateur
00:42:12ou du transformateur
00:42:13mais le lait cru en soi
00:42:14il porte les germes
00:42:16de la santé
00:42:16c'est lui
00:42:17le fromage le plus sain
00:42:18et les accidents sanitaires
00:42:19ont toujours été provoqués
00:42:20par des fromages termisés
00:42:21ou pasteurisés
00:42:22est-ce qu'on peut le rappeler
00:42:23en ces termes ?
00:42:24Oui
00:42:25et même plus que ça
00:42:26c'est-à-dire que
00:42:27tous ces fromages
00:42:28qui sont des moyens
00:42:28de conservation du lait
00:42:29tout simplement
00:42:29au moment où il n'y avait
00:42:30pas de réfrigération
00:42:31on ne savait pas boire le lait
00:42:32le lait évoluait très vite
00:42:33donc il a fallu trouver
00:42:34un moyen de conservation du lait
00:42:38qui ont traversé les siècles
00:42:39depuis la nuit des temps
00:42:40et ont été faits
00:42:42sans rien d'autre
00:42:44que la nature
00:42:45c'est la nature
00:42:46qui a permis
00:42:47la conservation du lait
00:42:48pour devenir
00:42:49toutes les sortes de fromages
00:42:50qu'on a aujourd'hui
00:42:51par l'hygiénisme
00:42:53imposé depuis la ferme
00:42:54en fait on est en train
00:42:55d'essayer de copier
00:42:56alors avec les règles
00:42:58lait cru
00:42:58je ne dis pas que tous les gens
00:43:00avec les règles lait cru
00:43:01c'est-à-dire
00:43:01un lait qui n'est pas chauffé
00:43:02au de lait de 40 degrés
00:43:03on est en train de copier
00:43:04les fromages industriels
00:43:05par rajout
00:43:06puisqu'il n'y a plus de vie
00:43:07dans le lait
00:43:07et en fait
00:43:08moi je suis un des seuls encore
00:43:09qui ne réfrigère pas son lait
00:43:11avant de fabriquer le fromage
00:43:12l'administration
00:43:13nous l'impose
00:43:14de façon systématique
00:43:15nous sommes en résistance
00:43:17nous sommes des résistants
00:43:18contre l'administration
00:43:19qui veut tout
00:43:20réfrigérer
00:43:20puis pasteuriser
00:43:21et je rappelle
00:43:22que plusieurs médecins
00:43:23ont pris position
00:43:25courageusement
00:43:25parce que c'est quelque chose
00:43:26d'interdit
00:43:27en rappelant que
00:43:28le lait cru
00:43:28est un élément vital
00:43:30y compris pour les femmes enceintes
00:43:31y compris
00:43:32sauf si elles ont un problème
00:43:33de santé
00:43:33y compris pour les enfants
00:43:35de moins de 5 ans
00:43:35auxquels c'est interdit
00:43:36dans les cantines
00:43:37le fromage au lait cru
00:43:38le lait cru est un produit sain
00:43:39s'il est conservé
00:43:40dans des conditions normales
00:43:41et qui n'est pas exposé
00:43:42à des risques
00:43:43c'est un produit extrêmement sain
00:43:44et je rappelle que
00:43:45lorsqu'il y a eu des accidents
00:43:46de santé
00:43:46ce n'est pas le lait cru
00:43:47qui les a provoqués
00:43:48le plus souvent
00:43:49mais des fromages au lait
00:43:50pasteurisés
00:43:51votre combat continue
00:43:52je pense que
00:43:53le camembert de Normandie
00:43:55AOP
00:43:55fermé
00:43:56au lait cru
00:43:56que vous faites
00:43:57reste l'emblème
00:43:58de la France qui gagne
00:43:59j'espère qu'on va se battre
00:43:59tous ensemble
00:44:00vous ne baissez pas les bras
00:44:03nous sommes obligés
00:44:04d'exercer des passions
00:44:05et c'est très difficile
00:44:06aujourd'hui
00:44:07je ne suis pas inquiet
00:44:07pour l'économie de ma ferme
00:44:09je suis inquiet
00:44:09pour toutes les normes sanitaires
00:44:11qu'on ajoute
00:44:11et aussi
00:44:12le fait de partager
00:44:14ces passions
00:44:14avec des gens
00:44:15qui viennent travailler
00:44:15chez nous
00:44:16nous manquons cruellement
00:44:17de main d'oeuvre
00:44:18pour exercer ces passions
00:44:19en plus
00:44:20par l'évocation
00:44:21Patrick Mercier
00:44:22je vais recevoir Michel Onfray
00:44:23dans quelques minutes
00:44:23on va parler de ça évidemment
00:44:24de ces gloires de la France
00:44:26et évidemment
00:44:27courage
00:44:28tenez bon
00:44:28et bien sûr
00:44:29Sud Radio est à votre écoute
00:44:30pour prolonger ce débat
00:44:32si vous avez encore
00:44:33des choses à nous signaler
00:44:34on est de votre côté
00:44:35merci d'avoir été en direct
00:44:36sur Sud Radio
00:44:36vous restez avec nous
00:44:37comme je le disais à l'instant
00:44:38je vais recevoir Michel Onfray
00:44:41auteur de
00:44:41voilà
00:44:42l'anarchie positive
00:44:43et puis je vais aussi
00:44:43parler avec lui
00:44:44d'un ouvrage
00:44:44qu'il avait écrit
00:44:45l'art d'être français
00:44:46est-ce qu'on peut toujours
00:44:47être fier d'être français
00:44:47est-ce qu'il fait bon vivre dans ce pays
00:44:49et est-ce que peut-être
00:44:50que l'anarchie positive
00:44:51est peut-être l'alternative
00:44:52qu'il faut à ce pays
00:44:53pour continuer à vivre heureux
00:44:54dans cette république
00:44:55laïque et sociale
00:44:55voilà
00:44:56à tout de suite sur Sud Radio
00:44:57vous nous appelez au 0826 300 300
00:44:59et Emmanuel Galasso
00:45:01prendra vos appels
00:45:02et bien entendu
00:45:03Michel Onfray
00:45:04il répondra
00:45:04avec le courage
00:45:05la ferveur
00:45:06et voilà
00:45:07l'énergie qu'on lui connaît
00:45:08à tout de suite sur Sud Radio
00:45:0914h
00:45:09Sud Radio
00:45:10la France dans tous ses états
00:45:13le face à face
00:45:15vous êtes bien sur Sud Radio
00:45:17et vous êtes d'autant mieux
00:45:18dans cette France
00:45:19dans tous ses états
00:45:19que je reçois
00:45:20Michel Onfray
00:45:21qui nous fait l'honneur
00:45:22de sa présence
00:45:24c'est toujours un événement
00:45:25de vous recevoir
00:45:25Michel Onfray
00:45:26on va débattre
00:45:27de sujets
00:45:28bien entendu
00:45:28l'actualité
00:45:29va nous fournir
00:45:30les éléments
00:45:31de cette discussion
00:45:32de cet échange
00:45:33vous venez de publier
00:45:35alors
00:45:35c'est extraordinaire
00:45:36comme formule
00:45:37l'anarchisme
00:45:37l'anarchie positive
00:45:39voilà
00:45:39je me souviens d'une phrase
00:45:40que mon papa
00:45:41m'avait inculquée
00:45:43l'anarchisme
00:45:44est la plus haute expression
00:45:45de l'ordre
00:45:45c'était une phrase
00:45:46d'Elysée reclue
00:45:47alors qu'on dit toujours
00:45:48les anarchistes
00:45:48ce sont des gens
00:45:49qui foutent le bordel
00:45:49qui sont là pour la pagaille
00:45:50mais un anarchisme
00:45:51bien conduit
00:45:52peut conduire effectivement
00:45:53à un ordre
00:45:54à une paix absolue
00:45:55et je voudrais qu'on parle
00:45:56également
00:45:56je ne vous présente plus
00:45:57d'un ouvrage
00:45:58qui m'avait bouleversé
00:45:59parmi votre profusion
00:46:00de votre production
00:46:01il faudra un jour
00:46:02quand même
00:46:02que votre contexte
00:46:03on le mette dans un vocal
00:46:04et qu'on disait
00:46:06savoir quels sont
00:46:06vos systèmes cognitifs
00:46:07voilà
00:46:08comment l'être humain
00:46:08pour arriver à une telle productivité
00:46:10vous aviez écrit
00:46:10l'art d'être français
00:46:11de la part d'un anarcho
00:46:13on se dit bon
00:46:14le patriotisme
00:46:15la terre
00:46:15le terroir
00:46:16et vous expliquez
00:46:17c'était une lettre
00:46:17à des jeunes philosophes
00:46:18aux éditions bouquins
00:46:19et vous expliquez
00:46:20quel était l'art d'être français
00:46:21et moi je considérais
00:46:23que c'était aussi profond
00:46:24et aussi puissant
00:46:25même si ce n'était pas
00:46:26de la même obédience idéologique
00:46:27que du Péguy
00:46:28ou que du Barès
00:46:30enfin c'était
00:46:30voilà
00:46:30c'était du Victor Hugo
00:46:31en tout cas
00:46:32c'est un manuel
00:46:33pour aimer la France
00:46:34et comprendre ce qu'est
00:46:35la République française
00:46:35et l'âme française
00:46:36qu'on n'a pas surproduire
00:46:38je voudrais vous en parler
00:46:39avec vous
00:46:39où est-ce qu'on est ?
00:46:40d'ailleurs on va commencer par là
00:46:41l'art d'être français
00:46:43Michel Onfray
00:46:44est-ce qu'on peut encore
00:46:44être fier d'être français
00:46:46aujourd'hui
00:46:47avec tout ce qu'on voit
00:46:48dans notre pays
00:46:49sa classe politique
00:46:49son économie
00:46:50son école
00:46:51qui part à volo
00:46:52cette grande nation
00:46:53qui se délite
00:46:54est-ce qu'il y a encore matière
00:46:55à être fier d'être français ?
00:46:56Oui je trouve
00:46:57d'abord merci
00:46:58pour tout ce que vous venez de dire
00:47:00ensuite vous avez bien signalé
00:47:01que l'art d'être français
00:47:02c'est un livre que j'avais écrit
00:47:03pour des jeunes
00:47:04et je trouve qu'il y a
00:47:06une jeunesse intelligente
00:47:07brillante
00:47:07cultivée
00:47:08qui ne se laisse pas avoir
00:47:10et j'ai plutôt tendance
00:47:12à être pessimiste
00:47:13quand je vois
00:47:14ce que l'école produit
00:47:14fabrique
00:47:15comme crétin
00:47:16comme inculture
00:47:17j'arrive là
00:47:17je descends du train
00:47:18j'ai fait deux heures de train
00:47:20il y avait une gamine
00:47:21qui a passé son temps
00:47:21devant son miroir
00:47:22à se maquiller
00:47:24à se poudrer
00:47:24avec des écouteurs
00:47:25dans les oreilles
00:47:26et avec un truc
00:47:28qui hurlait
00:47:29dans le compartiment
00:47:30et qui a passé
00:47:31le reste de son temps
00:47:33enfin bon voilà
00:47:33chose vue
00:47:34chose vue
00:47:35jeunesse
00:47:36mais il y a cette jeunesse là
00:47:38et puis il y en a une autre
00:47:40et tout n'est pas perdu
00:47:41et donc je pense
00:47:43qu'on peut s'adresser
00:47:43à cette jeunesse là
00:47:45d'abord je crois
00:47:45qu'il y a deux frances
00:47:47que l'une est minoritaire
00:47:48mais vociférante
00:47:49et que l'autre est majoritaire
00:47:50et silencieuse
00:47:51et que la vociférante
00:47:52fait beaucoup de mal
00:47:53c'est à dire qu'elle est
00:47:54dans tous les endroits
00:47:55culturels
00:47:56il y a un islamo-gauchisme
00:47:57qui fait la loi
00:47:58les intellectuels
00:47:59vivent dans les idées
00:47:59ils n'aiment pas beaucoup
00:48:00le réel
00:48:01et quand le réel
00:48:01leur donne tort
00:48:02ils changent de réel
00:48:03et pas d'idée
00:48:05et puis après
00:48:06quand on voudrait
00:48:07un débat d'idées
00:48:08pour le coup
00:48:08et bien là
00:48:09on se fait insulter
00:48:09donc traiter de fasciste
00:48:11de nazi
00:48:11de néo-nazi
00:48:12d'extrême droite
00:48:13enfin de pétiniste
00:48:13de vichiste
00:48:14donc le débat
00:48:15n'est plus possible
00:48:16mais oui
00:48:17on peut être encore français
00:48:18il y a encore matière
00:48:19d'abord vous et moi
00:48:20on a en commun
00:48:21la passion de la gastronomie
00:48:23des vins
00:48:23nous parlions
00:48:24hors micro
00:48:24d'un enjeu majeur
00:48:27à savoir le fromage
00:48:28au lait cru
00:48:30les vins
00:48:31la cuisine
00:48:31mais il y a aussi
00:48:32la musique
00:48:33je suis très ami
00:48:34avec Eric Tanguy
00:48:36qui est un compositeur
00:48:36de musique française
00:48:37ce qui veut dire
00:48:38quelque chose
00:48:39c'est à dire
00:48:39qu'à l'oreille
00:48:39les mélomanes le savent
00:48:41on sait que
00:48:43Fauret n'est pas Brahms
00:48:45on sait que
00:48:46Debussy
00:48:47n'est pas Wagner
00:48:48etc.
00:48:49qu'il y a une musique française
00:48:50il y a une façon française
00:48:51d'exister
00:48:52il y a une façon littéraire
00:48:53d'exister aussi
00:48:54et on pourrait imaginer
00:48:55que
00:48:57Rabelais au 16ème
00:48:59Molière
00:48:59au 17ème
00:49:01au 18ème
00:49:01Volier
00:49:06même Bergson
00:49:07au 20ème siècle
00:49:07on a une tradition
00:49:08de la philosophie française
00:49:09de la ligne claire
00:49:11et puis on a eu
00:49:12une parenthèse
00:49:12qui s'est ouverte
00:49:13avec Sartre
00:49:14qui a collaboré en tout
00:49:15avec l'Allemagne
00:49:16qui en 1943
00:49:18est l'auteur de l'année
00:49:18de la revue Comedia
00:49:19revue Collabo
00:49:20mais il y a Camus
00:49:21en face de Sartre
00:49:22vous êtes d'accord
00:49:23et il y a un Camus
00:49:24qui lui continue
00:49:25maintient le flambeau
00:49:26en disant
00:49:27on peut aujourd'hui
00:49:28c'est à dire
00:49:29dans les années 50
00:49:31penser librement
00:49:31être un libertaire
00:49:32j'ai consacré
00:49:33un livre qui s'appelle
00:49:33l'ordre libertaire
00:49:34à Camus
00:49:35pour en faire
00:49:35l'éloge aussi
00:49:36avec une ligne claire
00:49:37avec une clarté
00:49:39une simplicité
00:49:40il faut être agrégé
00:49:41de philosophie
00:49:42pour lire
00:49:42l'être et le néant
00:49:43mais il faut être juste
00:49:45une personne curieuse
00:49:46pour lire
00:49:47le mythe de Sisyphe
00:49:48ou l'homme révolté
00:49:49et on peut défendre
00:49:50cette France là
00:49:51alors c'est difficile
00:49:52parce qu'on s'en prend
00:49:52plein la figure
00:49:53parce qu'on se fait
00:49:54insulter dans la rue
00:49:55parce qu'on se fait
00:49:55menacer
00:49:56parce que
00:49:57je fais pour faire plaisir
00:49:58à un copain
00:49:59justement pas très loin
00:50:00de Camembert
00:50:01mais au salon du livre
00:50:02de Vimoutier
00:50:02je suis menacé
00:50:04une lettre a été envoyée
00:50:06au préfet de l'ordre
00:50:07en disant
00:50:07qu'il y avait trouble
00:50:08à l'ordre public
00:50:09j'ai appris ça
00:50:10ce sont des gens
00:50:11qui vont créer
00:50:12le trouble
00:50:12à l'ordre public
00:50:13qui demandent
00:50:13à ce que je ne sois pas là
00:50:14parce que je serai responsable
00:50:16du trouble
00:50:16qu'ils vont créer
00:50:17bon il se fait
00:50:18que le préfet
00:50:19me soutient
00:50:20mais que
00:50:21je vais tout de même
00:50:22y aller bien sûr
00:50:22mais je suis un trouble
00:50:24à l'ordre public
00:50:25de par ma présence
00:50:27votre appartenance culturelle
00:50:29historique
00:50:30j'allais dire
00:50:31philosophique
00:50:31à la gauche
00:50:32est incontestable
00:50:32on a eu
00:50:33deux grands écrivains
00:50:34de droite
00:50:35catholique
00:50:35conservateur
00:50:36qui ont pris souvent
00:50:37des positions
00:50:37pour des valeurs
00:50:38dites de gauche
00:50:38Georges Bernanos
00:50:39avec la guerre d'Espagne
00:50:40François Mauriac
00:50:41est-ce que vous êtes
00:50:42le Bernanos Mauriac
00:50:43de la gauche
00:50:43finalement vous dites
00:50:44et vous défendez
00:50:45vous peut-être
00:50:45des valeurs
00:50:46qu'on ne vous incouvait pas
00:50:48le patriotisme
00:50:49la terre
00:50:49la tradition
00:50:50le savoir
00:50:51cette façon d'être français
00:50:52vous êtes libre penseur
00:50:54vous n'avez pas
00:50:54d'a priori
00:50:55idéologique
00:50:56sur une juste cause
00:50:57oui oui
00:50:57d'abord
00:50:58j'ai été prisonnier
00:50:59des catégories
00:51:00de droite et de gauche
00:51:01pendant très longtemps
00:51:02en estimant
00:51:02le fait que
00:51:04il y avait une gauche
00:51:05hugolienne
00:51:06et qu'elle était
00:51:07du côté de Cosette
00:51:08et de Fantine
00:51:10et qu'elle n'était pas
00:51:11du côté des Thénardiers
00:51:12et puis quand la gauche
00:51:13s'est mise du côté
00:51:14des Thénardiers
00:51:15j'ai cessé d'être
00:51:16de cette gauche-là
00:51:17vous êtes toujours
00:51:18Jean Valjean
00:51:18il n'y a pas de problème
00:51:19oui oui oui
00:51:19vous êtes valjeaniste
00:51:20parce que je ne trouve pas
00:51:22je ne pense pas
00:51:22que Victor Hugo
00:51:23redéfendu
00:51:24la location des utérus
00:51:25l'achat et la vente
00:51:26d'enfants par exemple
00:51:27ou l'oubli
00:51:28du petit peuple
00:51:29des gens simples
00:51:30et des gens modestes
00:51:31voir les travailleurs
00:51:32de la mer
00:51:32voir le statut
00:51:33des misérables
00:51:33enfin voir tout
00:51:34Hugo
00:51:35cette gauche-là
00:51:36est restée la mienne
00:51:37simplement
00:51:37cette gauche
00:51:38de Terranova
00:51:39qui a 20 ans
00:51:40j'allais vous en parler
00:51:40c'est l'anti-Terranova
00:51:42voilà
00:51:42c'est très exactement ça
00:51:43et alors on me dit
00:51:44vous n'êtes plus de gauche
00:51:45je dis mais non
00:51:45vous avez changé vous
00:51:47vous changez comme
00:51:47si vous voulez
00:51:48ce n'est pas mon problème
00:51:49c'est le vôtre
00:51:50moi je n'ai pas changé
00:51:51je suis resté de cette gauche-là
00:51:53qui est la gauche
00:51:54proche du peuple
00:51:55des gens simples
00:51:56des gens modestes
00:51:57et qui estime
00:51:58que l'un utérus
00:51:59il faut dire de femme
00:52:01aujourd'hui
00:52:01mais bon
00:52:02l'un utérus
00:52:03ce n'est pas fait pour être loué
00:52:04ce n'est pas fait pour être prêté
00:52:06vendu
00:52:06plutôt
00:52:07enfin c'est fait pour être prêté
00:52:08si l'on veut
00:52:09quand on veut
00:52:09comme on veut
00:52:10mais je dis mais qu'est-ce que c'est que cette gauche
00:52:12qui n'a que mépris
00:52:13pour les gens du peuple
00:52:14qui méprise les gilets jaunes
00:52:15en estimant qu'ils sont évidemment
00:52:18misogynes
00:52:19phallocrates
00:52:20antisémites
00:52:21ce qui est très drôle
00:52:21parce que c'est cette gauche-là
00:52:22qui l'est
00:52:22quand il s'agit de défendre l'islam
00:52:24là pour le coup
00:52:25il n'y a aucun problème
00:52:25on peut estimer que les femmes
00:52:27sont inférieures
00:52:27on peut estimer que
00:52:29les juifs sont à décapiter
00:52:31pourvu que ça se fasse au nom du Hamas
00:52:32tout ça est défendable
00:52:33ça n'est pas ma gauche
00:52:34l'option Terra Nova
00:52:35elle est claire
00:52:36c'est le score de 1,75%
00:52:38d'Anne Hidalgo
00:52:38au suffrage universel
00:52:39la gauche a oublié le peuple
00:52:41le peuple est allé ailleurs
00:52:41il vote mal
00:52:42vous êtes la consécration
00:52:44de la petite fille du comte d'Andersen
00:52:45parce que vous avez osé dire
00:52:46que le roi était nu
00:52:47vous le dites
00:52:48vous le prouvez
00:52:49vous le martelez
00:52:50le roi est nu
00:52:50la gauche a trahi le peuple
00:52:51elle l'a perdu
00:52:52le peuple est allé ailleurs
00:52:53comme vous avez constaté
00:52:54que le peuple ouvrier
00:52:55les électeurs du parti communiste
00:52:57du parti socialiste
00:52:58les sans grades
00:52:59les nantis
00:52:59les abandonnés
00:53:00comme disait Jean-Marie Le Pen
00:53:02sont allés mal voter du mauvais côté
00:53:04et bien en 2015
00:53:05je me souviens
00:53:06deux pages dans l'Ibê
00:53:07signé Laurent Joffrin
00:53:08pour vous expliquer
00:53:10que vous étiez à la porte
00:53:11vous étiez dans le fascisme
00:53:11à la porte du nazisme
00:53:13cet anathème continu
00:53:15ce lynchage continu
00:53:16Michel Onfray
00:53:17ou non ?
00:53:18quelques semaines après
00:53:19il y avait aussi
00:53:19une photo en une du monde
00:53:22j'ai fait la une du monde
00:53:24en disant
00:53:24Michel Onfray
00:53:26fait partie de ces intellectuels
00:53:27dont se réclame
00:53:28le Front National à l'époque
00:53:30donc vous seriez passé
00:53:31du quotidien à la force
00:53:31pour ces gens là
00:53:32oui oui
00:53:32de toute façon
00:53:33c'est l'insulte depuis
00:53:35je ne sais pas quand
00:53:36depuis je ne sais pas quand
00:53:37je pense que peut-être
00:53:38mon péché mortel
00:53:39c'est avec Freud
00:53:40j'ai touché à Freud
00:53:41là vous avez fait fort
00:53:43alors on vous a accusé
00:53:44pour la première fois
00:53:45d'aborder un sujet
00:53:46pour lequel vous n'aviez
00:53:47ni compétence
00:53:47ni légitimité
00:53:49vous avez osé toucher à Freud
00:53:50c'était pas votre sort
00:53:51vous avez osé mettre le pied
00:53:52et Jean-François Kahn
00:53:53l'avait connu
00:53:54quand il avait parlé de philosophie
00:53:55t'es pas philosophe
00:53:55t'as pas te mêlé de ça
00:53:56et vous n'aviez pas
00:53:57à parler de Freud
00:53:58et là vous vous êtes mis
00:53:59à dos des gens
00:53:59qui considéraient
00:54:00que vous aviez passé
00:54:01les bornes
00:54:02oui Jean-François Kahn
00:54:03a fait aussi partie
00:54:03de ceux qui ont estimé
00:54:04que j'étais Marcel Déat
00:54:06avec
00:54:06oui c'est vrai aussi
00:54:09dans Marianne à l'époque
00:54:10avec
00:54:12Bernard Ranglévy
00:54:13lui-même qui s'était fait
00:54:14traiter de Doriot
00:54:15plusieurs fois
00:54:15c'était un paradoxe
00:54:17j'ai eu cette discussion
00:54:18animée avec lui
00:54:18lorsqu'il a dit ça
00:54:19lui il s'est fait accuser
00:54:20de fascisme
00:54:21par rapport à la Serbie
00:54:22par rapport à l'immigration
00:54:23et tout
00:54:24ça veut dire que
00:54:24j'ai porté l'uniforme
00:54:26les uniformes nazis
00:54:27sur le front russe
00:54:27en étant français
00:54:28c'est ça qu'on me reprochait
00:54:29rappelons que Déat et Doriot
00:54:30là il était ancien socialiste
00:54:31l'ancien communiste
00:54:32c'est un exemple
00:54:32bien sûr
00:54:33et Claval était
00:54:34ancien socialiste également
00:54:35c'était fait pour nuire comme ça
00:54:36sous-entendu
00:54:36vous avez exactement
00:54:37le même trajet
00:54:38donc BHL a dit
00:54:39la même chose de moi
00:54:39dans Le Point
00:54:40et puis il y a eu
00:54:42j'oublie son nom
00:54:44une bonne conscience
00:54:45de la gauche
00:54:46qui était très saurélien
00:54:49aidez-moi
00:54:49pour retrouver son nom
00:54:51qui a fini
00:54:53par écrire
00:54:54dans le Figaro
00:54:54après avoir été
00:54:55un grand homme
00:54:55du Nouvel Observateur
00:54:56Julliard
00:54:57Jacques Julliard
00:54:59c'était dans le même numéro
00:55:00et qui a fini à Marianne
00:55:01également comme éditorialiste
00:55:02oui mais c'était
00:55:02les deux dans le même numéro
00:55:03dans Marianne
00:55:05lui aussi avait dit
00:55:05que j'étais
00:55:06Déat et Doriot
00:55:07au moment de la création
00:55:08de la revue
00:55:09Front Populaire
00:55:10donc oui ça continue
00:55:11ça continue encore aujourd'hui
00:55:13racisme etc
00:55:14parce que je cite Darwin
00:55:15parce que je parle
00:55:16de tribus primitives
00:55:17en parlant
00:55:18de l'affiliation de l'homme
00:55:20qui est un livre
00:55:20magnifique de Darwin
00:55:21dont personne ne parle
00:55:22et on a droit à ça
00:55:24en permanence
00:55:25le tribunal
00:55:26les procès
00:55:27donc oui
00:55:28on vous soupçonne
00:55:29d'avoir été quelquefois
00:55:30comme on dit borderline
00:55:32volontairement
00:55:33pour susciter un débat
00:55:35faire de la provocation
00:55:37Michel Onfray
00:55:37vous allez me confirmer
00:55:38vous n'avez jamais
00:55:39renié votre âme
00:55:40et vos valeurs
00:55:40vous pourriez dire
00:55:41si j'ai changé
00:55:42il y a des grands intellectuels
00:55:44qui ont changé
00:55:44qui ont changé
00:55:45d'obédience
00:55:47ou de sensibilité
00:55:47vous vous êtes resté
00:55:49enraciné
00:55:50dans une
00:55:50non pas des certitudes
00:55:51mais des convictions
00:55:53anarchie positive
00:55:54le confirme
00:55:54vous restez un libertaire
00:55:55convaincu
00:55:56qu'il y a un autre monde
00:55:57possible
00:55:58dans cette planète
00:55:58j'ai reçu un courrier
00:56:00il y a quelques jours
00:56:01d'un italien
00:56:05qui me demandait
00:56:06une préface
00:56:06pour un livre
00:56:07qu'il a fait
00:56:07sur Georges Palante
00:56:08Georges Palante
00:56:08c'est mon premier amour
00:56:09c'est mon premier livre
00:56:101989
00:56:11et c'était sous-titré
00:56:12et c'est sur un Nietzschéen
00:56:14de gauche
00:56:15et ça me fait plaisir
00:56:16de reprendre mes notes
00:56:18parce que je n'ai pas bougé
00:56:19sur ces questions-là
00:56:20la fameuse question
00:56:21de l'athéisme social
00:56:22du Nietzschéisme de gauche
00:56:23de l'individualisme
00:56:24comme réponse au collectivisme
00:56:26d'une gauche non-marxiste
00:56:28la critique du libéralisme
00:56:30etc
00:56:30tout ce qui faisait
00:56:32ma pensée de 1989
00:56:34c'est resté exactement
00:56:35la même chose
00:56:35alors évidemment
00:56:36il y a depuis
00:56:37le téléphone portable
00:56:38l'ordinateur
00:56:38la gestation pour autrui
00:56:40il y a internet
00:56:42il y a l'intelligence artificielle
00:56:44enfin il s'est passé
00:56:44plein de choses
00:56:45depuis 20 ans
00:56:45donc on estime
00:56:47que j'ai changé d'avis
00:56:48mais je n'avais pas d'avis
00:56:49sur l'intelligence artificielle
00:56:50il y a 30 ans
00:56:51pour une raison bien simple
00:56:52c'est que ça n'existait pas
00:56:53donc sur des sujets
00:56:55on m'a dit
00:56:55que j'avais changé d'avis
00:56:56non il y a des sujets
00:56:57sur lesquels
00:56:57j'ai donné un avis
00:56:58que je n'avais pas donné
00:56:59pour cause
00:56:59le réel n'était pas
00:57:00en question à cette époque-là
00:57:02mais sur le reste
00:57:04non je suis resté
00:57:05semblable à moi-même
00:57:06j'ai voté à gauche
00:57:07en 80
00:57:08pour des idées
00:57:09que Mitterrand a renié
00:57:11en 1983
00:57:11que je n'ai pas renié moi
00:57:13je reçois Michel Onfray
00:57:15nous parlons de l'art
00:57:17d'être français
00:57:17de la fierté française
00:57:18en même temps
00:57:19est-ce qu'il y a un autre monde
00:57:19est-ce que l'option
00:57:22non pas libérale-libertaire
00:57:23que vous avez dénoncée
00:57:24et qui est votre combat
00:57:24la vraie anarchie positive
00:57:26voilà
00:57:26dans quel état est la France
00:57:28si vous avez envie
00:57:29d'échanger des idées
00:57:31des avis
00:57:31avec Michel Onfray
00:57:32si vous avez envie
00:57:33de le contredire
00:57:34si vous avez envie
00:57:35de l'interpeller
00:57:35ou de partager avec lui
00:57:36les convictions
00:57:37qui font qu'il est devenu
00:57:38ce qu'il est
00:57:39c'est-à-dire une référence
00:57:40pour beaucoup de françaises
00:57:41et de français
00:57:41vous nous appelez
00:57:42au 0826 300 300
00:57:43Emmanuel Galasso
00:57:44attend votre appel
00:57:45et nous savons
00:57:46que Michel Onfray
00:57:47répondra sans le moindre
00:57:48mélangement
00:57:49avec la ferveur
00:57:49et le franc-parler
00:57:50qu'on lui connaît
00:57:51puisque cette radio
00:57:52est dédiée au parlons vrai
00:57:53à tout de suite
00:57:54sur Sud Radio
00:58:02Mercredi 29 avril 2026
00:58:04il est 13h20
00:58:05sur Sud Radio
00:58:06la France dans tous ses états
00:58:07le face-à-face
00:58:08plutôt le côte-à-côte
00:58:09avec Michel Onfray
00:58:11que j'ai le bonheur
00:58:12et l'honneur de recevoir
00:58:13nous dissertons
00:58:14de façon assez large
00:58:15sur la situation de ce pays
00:58:16sur les idées
00:58:17qui animent la France
00:58:18sur les maux
00:58:19de cette société
00:58:19faut-il encore
00:58:20peut-on encore
00:58:21être fier d'être français
00:58:22est-ce que
00:58:23l'anarchie positive
00:58:24sera peut-être la solution
00:58:25qu'il faudra proposer
00:58:26au peuple français
00:58:27pour sortir du marasme
00:58:28pour dire du merdier
00:58:29dans lequel on est plongé
00:58:30vous nous appelez
00:58:31au 0826 300 300
00:58:32Emmanuel Galasso
00:58:33attend votre appel
00:58:34et Michel Onfray
00:58:35ce fera un plaisir
00:58:36de discuter avec vous
00:58:37Michel Onfray
00:58:39la France évidemment
00:58:40n'est pas morte
00:58:41il y avait une phrase
00:58:42de Jaurès
00:58:43qui disait
00:58:43la France ne pourra
00:58:45jamais mourir
00:58:45parce qu'elle est immortelle
00:58:46aujourd'hui
00:58:47elle est quand même
00:58:48bien affaiblie
00:58:49bien fragilisée
00:58:49sur certains socles
00:58:51qu'on pensait intouchables
00:58:52et qui sont en train
00:58:53de s'effriter
00:58:53l'école
00:58:55moi je pense
00:58:56je pense que la France
00:58:56est mortelle
00:58:59vous pensez que la France
00:59:00est mortelle
00:59:01et l'Europe aussi
00:59:03et toutes les civilisations
00:59:04également
00:59:06j'ai fait une partie
00:59:07de ma tête sur Spengler
00:59:08qu'il est toujours
00:59:09de mauvais goût
00:59:09de citer aujourd'hui
00:59:11on cite le titre
00:59:11et puis on dit du mal
00:59:12de lui
00:59:13et personne n'a lu
00:59:14ce livre
00:59:15qui fait quand même
00:59:15mille pages
00:59:16et c'est assez indigeste
00:59:17mais je suis assez
00:59:18Spenglerien
00:59:19c'est à dire que
00:59:19vous qui aimez
00:59:20comme moi la nature
00:59:21vous savez qu'il y a
00:59:22des processus de naissance
00:59:24de croissance
00:59:24de décroissance
00:59:25de disparition
00:59:26et puis voilà
00:59:26c'est la vie
00:59:26que ça marche pour une étoile
00:59:28et que ça marche
00:59:28pour une mouche
00:59:30et la planète vit comme ça
00:59:31depuis des milliards d'années
00:59:32c'est l'univers
00:59:33et les univers fonctionnent
00:59:34exactement
00:59:34enfin du moins
00:59:35notre univers
00:59:36les autres
00:59:36il y a des plurivers
00:59:37des multivers
00:59:38on ne sait pas trop
00:59:38comment ça fonctionne
00:59:39mais du moins
00:59:40ça fonctionne comme ça
00:59:40et nous finirons en supernova
00:59:42un jour
00:59:42il n'y aura plus de peine
00:59:43bien sûr
00:59:44notre univers est né
00:59:46il est en train
00:59:47de mourir
00:59:48il se prépare
00:59:49on a des dates
00:59:49les astrophysiciens
00:59:50nous donnent des dates
00:59:51et puis il va falloir compter avec ça
00:59:52c'est pourquoi des gens
00:59:53comme Musk
00:59:53préparent un véritable avenir
00:59:55ça c'est autre chose
00:59:55mais bon
00:59:56c'est sortir de cette planète
00:59:59notre civilisation est mortelle
01:00:01je ne sais plus qu'un autre
01:00:04pour
01:00:04enfin peu importe
01:00:05pour l'avoir étudié
01:00:06et l'avoir vérifié
01:00:07oui mais là
01:00:08je suis en train d'écrire
01:00:08un livre sur Malraux et De Gaulle
01:00:10et l'univers des formes
01:00:11qui est une collection
01:00:12qu'avait créé Malraux
01:00:13m'a permis de comprendre
01:00:15comment tout ça fonctionne
01:00:15la Sûre, Sumer, Babylone
01:00:17les Grecs, les Romains
01:00:18etc
01:00:18l'Occident et autres
01:00:20on voit bien que les civilisations disparaissent
01:00:21et puis même
01:00:22si vous démarrez avant
01:00:23moi j'ai eu la chance
01:00:25de voir Lascaux
01:00:25et de voir
01:00:27cette grotte
01:00:28la véritable grotte
01:00:29de Lascaux
01:00:30et de voir
01:00:31des civilisations
01:00:33qui ont disparu
01:00:34vous pensez que dans Milan
01:00:35il y aura des grottes
01:00:36on dirait
01:00:36ils mangeaient du fromage au lait cru
01:00:37c'était l'humanité de l'époque
01:00:39je le crois
01:00:39je crois effectivement
01:00:41mais non mais nous avons
01:00:42nous avons déjà
01:00:43Péricault
01:00:43vous le savez très bien
01:00:44on a le même âge je crois
01:00:46ou à peu près
01:00:47on a trois mois d'écart
01:00:48vous êtes du 1er janvier
01:00:49moi du 21 mars
01:00:50ah d'accord
01:00:50nous avons à notre époque
01:00:5259
01:00:52connu des choses
01:00:53vécu des choses
01:00:54qui ne sont plus possibles ou pensables
01:00:55donc ça a disparu
01:00:56d'abord
01:00:57des enfants qui à 12 ans
01:00:59sortaient de l'école
01:00:59mon père avait
01:01:00cet âge là
01:01:01quand il a quitté l'école
01:01:02il était ouvrier agricole
01:01:03et qu'il savait lire
01:01:03écrire, compter
01:01:04à Chambois
01:01:04voilà
01:01:05et ça n'est plus possible
01:01:07il connaissait des poèmes
01:01:08par coeur
01:01:09jusqu'à la fin
01:01:10mon père et moi
01:01:11à 88 ans
01:01:12il connaissait des vers
01:01:13de Victor Hugo
01:01:14ça n'est plus possible
01:01:15ça n'existe pas
01:01:16vous regardiez les étoiles ensemble
01:01:17et quand un avion passait
01:01:18il disait qu'il allait au Pôle Nord
01:01:19et vous l'avez amené un jour
01:01:20non c'est moi
01:01:21qui lui posais des questions
01:01:22parce que mon père
01:01:22n'avait aucun désir
01:01:23et puis effectivement
01:01:24on plantait des pommes de terre
01:01:25un jour
01:01:25et passait un avion dans le ciel
01:01:27et je lui dis
01:01:27mais si on avait un billet gratuit
01:01:29un jour
01:01:29alors que mes parents
01:01:30étaient pauvrissimes
01:01:31où irais-tu ?
01:01:32il m'a répondu
01:01:32au Pôle Nord
01:01:33et vous avez exaucé
01:01:34ce rêve
01:01:35oui
01:01:35à ses 80 ans
01:01:36je me suis dit
01:01:37après tout
01:01:37je peux lui offrir ça
01:01:39aujourd'hui
01:01:40donc on est allés ensemble
01:01:41au Pôle Nord
01:01:41mais vous allez me faire pleurer
01:01:44on a vécu ensemble
01:01:46mon père et moi
01:01:47des choses difficiles
01:01:48à vivre pour d'autres
01:01:49aujourd'hui
01:01:49quand je dis difficile
01:01:50parce que
01:01:51ça n'est plus possible
01:01:52ça n'est plus pensable
01:01:52le rapport à la nature
01:01:54j'ai eu un vrai père
01:01:55un père de ce nom
01:01:58et donc
01:01:58c'était pas un copain
01:01:59c'était pas
01:02:00un nouvelier agricole
01:02:01un prolétaire
01:02:02un vrai prolétaire
01:02:03oui
01:02:04prolétaire dans le sens
01:02:05où il possédait
01:02:06sa force de travail
01:02:07et c'est tout
01:02:07bien sûr
01:02:08mais il possédait
01:02:09des vertus
01:02:10qu'il m'a transmises
01:02:11la dignité
01:02:12le sens de l'honneur
01:02:12enfin bon
01:02:13c'est pas bien de dire ça
01:02:14ça voudrait dire que je les ai
01:02:15mais je travaille
01:02:16à essayer de les avoir
01:02:17mais la dignité
01:02:18le sens de l'honneur
01:02:19le sens du travail bien fait
01:02:20le sens de la parole donnée
01:02:22enfin toutes ces choses là
01:02:22ont été transmises
01:02:23et surtout
01:02:24transmises par l'exemple
01:02:25pas par le verbe
01:02:26et donc
01:02:27donc des valeurs
01:02:28vous avez été élu
01:02:28avec des principes et des valeurs
01:02:29et je trouve que
01:02:31c'est aujourd'hui
01:02:32beaucoup plus difficile
01:02:33que ça ne l'était à l'époque
01:02:34parce que mon père
01:02:34m'enseignait des valeurs
01:02:35que le curé m'enseignait
01:02:37que l'instituteur m'enseignait
01:02:38c'est-à-dire on était entouré
01:02:40quand on avait la chance
01:02:41d'avoir un père comme moi
01:02:42mais qu'on avait la chance aussi
01:02:43d'avoir le catéchisme
01:02:44je mets tout ça entre guillemets
01:02:45enfin le catéchisme
01:02:46du curé du village
01:02:47les leçons de morale
01:02:49de l'instituteur
01:02:49ou de l'institutrice
01:02:50au tableau
01:02:51écrit au tableau
01:02:52mais bien sûr
01:02:52avec des leçons de morale
01:02:54qui nous expliquaient
01:02:55bien Malachi ne profite jamais
01:02:56et l'instruction civique
01:02:57qui nous apprenait
01:02:59nos institutions
01:02:59la démocratie
01:03:00la chronologie
01:03:02on était capable
01:03:02de savoir
01:03:03qu'on était placé
01:03:04dans le temps
01:03:05et qu'on n'était pas
01:03:06le centre du monde
01:03:06alors c'était pas un endoctrinement
01:03:08anarchiste et un libertaire
01:03:09pourtant
01:03:10le père de Michel Onfray
01:03:12le père de l'ouvrier agricole
01:03:13de Chambois
01:03:13le curé et l'instituteur
01:03:15ont fait de vous
01:03:16enfin
01:03:16ils ont accompagné
01:03:17dans votre jeunesse
01:03:18et vous devenez
01:03:19ce que vous êtes devenu aujourd'hui
01:03:20un anarchiste convaincu
01:03:21et sincère
01:03:22apaisé
01:03:23vous n'êtes pas violent
01:03:24vous ne demandez la tête de personne
01:03:25vous n'êtes pas
01:03:27ravachol
01:03:28ni autre
01:03:29plus proche d'Elysée Reclus
01:03:31et de Bacoline quand même
01:03:32non pas Bacoline
01:03:33mais Elysée Reclus oui
01:03:34Elysée Reclus
01:03:35Bacoline effectivement
01:03:35Bacoline était un défenseur
01:03:36de la violence
01:03:37il pensait que la violence
01:03:38était la coucheuse de l'histoire
01:03:39en ce sens
01:03:40il pensait comme Marx
01:03:41moi pas
01:03:42vous pensez qu'il y a une solution
01:03:43apaisée
01:03:44qui pourra aller dans l'archie
01:03:45c'est à dire
01:03:46on s'émancipe des pouvoirs
01:03:48qui finalement
01:03:48nous mentent
01:03:49et nous habilisent
01:03:50oui parce qu'on partage
01:03:51Savoie et moi
01:03:52la France Girondine
01:03:54c'est à dire les paysans
01:03:55qui peuvent aujourd'hui
01:03:56organiser autrement
01:03:57leur production
01:03:58leur distribution
01:03:59leur diffusion
01:03:59en passant par dessus la tête
01:04:01des supermarchés
01:04:02qui nous expliquent aujourd'hui
01:04:03qu'ils sont la solution
01:04:05on a Michel-Edouard Leclerc
01:04:06qui songe à être
01:04:08candidat à la présidence
01:04:09de la République
01:04:09enfin on rêve
01:04:10on voit où ce monde
01:04:10nous a conduit
01:04:11c'est un cauchemar
01:04:12alors qu'on peut aujourd'hui
01:04:13trouver des solutions girondines
01:04:15on peut dans un village
01:04:15dire
01:04:16c'est pas parce que
01:04:17on n'a plus
01:04:18on n'a plus d'école
01:04:19qu'il faut qu'on renonce
01:04:21à l'école
01:04:21on peut très bien
01:04:21refaire une école
01:04:22l'instruction est obligatoire
01:04:23pas l'école
01:04:24pas l'école
01:04:25comme elle fonctionne
01:04:26c'est à dire
01:04:26on peut très bien
01:04:27faire une école alternative
01:04:28dans un village
01:04:29en disant
01:04:29allez hop
01:04:30on se retrousse les manches
01:04:31et puis
01:04:31on va pas attendre
01:04:32de l'argent de Bruxelles
01:04:33vous voulez dire
01:04:33que le cocktail
01:04:34jacobinisme
01:04:35néolibéralisme financier
01:04:36peut être dramatique
01:04:36c'est la catastrophe
01:04:37le jacobinisme
01:04:38c'est ça
01:04:39mais oui
01:04:40tout est décidé à Paris
01:04:41mais comme tout ce qui est décidé
01:04:42à Paris est décidé à Bruxelles
01:04:43on n'a plus qu'à attendre
01:04:45qu'une bonne âme
01:04:47la plupart du temps
01:04:48un maastrichien
01:04:49je dirais
01:04:49de droite ou de gauche
01:04:50nous dise
01:04:50j'ai trouvé un peu d'argent
01:04:51pour vous
01:04:52je ne sais quoi
01:04:52non moi je suis anti-maastrichien
01:04:54anti-libéral
01:04:54pour une gauche anti-libérale
01:04:56très girondine
01:04:57non très girondine
01:04:58anti-jacobine
01:04:59en disant
01:05:00mais laissez faire
01:05:01les français qui ont des idées
01:05:02laissez faire
01:05:03des personnes âgées
01:05:05qui voudraient créer
01:05:06des maisons alternatives
01:05:07dans lesquelles
01:05:08on ne ponctionnerait pas
01:05:102, 3, 4 000 euros
01:05:11à des familles
01:05:12pour s'occuper
01:05:12de personnes âgées
01:05:13en leur donnant
01:05:13des mauvaises soupes
01:05:14ou des cafés tièdes
01:05:16à 16 heures
01:05:17qu'on puisse penser autrement
01:05:18la vieillesse
01:05:19la jeunesse
01:05:20la culture
01:05:21qu'on puisse penser
01:05:22la production
01:05:23qu'on n'aille pas ennuyer
01:05:25vous me donniez
01:05:25tous les détails
01:05:26qu'on ne donnera pas à l'antenne
01:05:28mais sur la façon
01:05:29qu'on a de pourrir la vie
01:05:30des gens qui fabriquent
01:05:31du fromage au lait cru
01:05:32aujourd'hui
01:05:32en leur disant
01:05:33on vous envoie la police
01:05:34de l'hygiène
01:05:34pour détruire vos productions
01:05:37c'est une forme de police
01:05:37de la pensée
01:05:38hygiénique et alimentaire
01:05:39les hygiénistes
01:05:41mastriciens
01:05:41s'en viennent
01:05:42compter le nombre
01:05:42de bactéries
01:05:43et vous disent
01:05:43en prison
01:05:44vous avez fait un fromage
01:05:45qui pourrait être dangereux
01:05:46c'est tout à fait ça
01:05:46et donc
01:05:48un girondin dit
01:05:49mais laissez faire
01:05:50s'ils font un bon fromage
01:05:51que ces gens achètent
01:05:53qu'ils le vendent
01:05:54dans un
01:05:55je ne sais pas
01:05:56un magasin fermé
01:05:57dans un village
01:05:58qu'un maire aura mis
01:05:59à disposition
01:05:59ça aussi
01:06:00c'est la façon
01:06:01girondine de procéder
01:06:02moi j'adore les villages
01:06:03j'adore tous les villages
01:06:04et je suis toujours
01:06:05un peu ému
01:06:06devant des commerces
01:06:07qui ont disparu
01:06:08on voit une échoppe
01:06:09d'épiceries
01:06:10de cordonneries
01:06:11on passe dans un village
01:06:12ça c'est fermé
01:06:13peut-être qu'avec le maire
01:06:14on peut dire
01:06:14mais débrouillons-nous
01:06:16pour que ça puisse être disponible
01:06:17et que là
01:06:18on puisse rencontrer
01:06:19des gens
01:06:19qui pourraient faire
01:06:21des dames
01:06:22ou des messieurs
01:06:23qui sont retraités
01:06:24qui voudraient faire
01:06:25le soir
01:06:25les leçons des enfants
01:06:27en disant
01:06:27on va recevoir les enfants
01:06:28puis on va faire
01:06:28les leçons ensemble
01:06:29on va apprendre à lire
01:06:30on va faire un peu
01:06:30de géographie
01:06:31ou je ne sais quoi
01:06:31créer des alternatives
01:06:33c'est ça l'anarchie positive
01:06:34en 1791
01:06:35vous avez été
01:06:36beaucoup plus proche
01:06:37de Brissot
01:06:38des Girondins
01:06:38plus Baboeuf
01:06:39que de Mirabeau
01:06:41et de Robespierre
01:06:42que l'on met finalement
01:06:42dans la même
01:06:43qui a voté mon système
01:06:44mon héroïne
01:06:45c'est Charlotte Cordé
01:06:45qui était girondine
01:06:47je connais une de ses descendantes
01:06:49voilà effectivement
01:06:50elle était normande
01:06:51c'est elle qui portait
01:06:53les valeurs de la liberté
01:06:53de la République
01:06:55en tuant Marat
01:06:56qui ressemble à certains
01:06:56hommes politiques
01:06:57on ne va pas citer de noms
01:06:58mais il y a des maratisations
01:07:00du discours politique
01:07:01qui sont en ambiance
01:07:02je reçois Michel Onfray
01:07:03avec lequel je débats
01:07:05et je partage évidemment
01:07:06des opinions
01:07:07même si on a pu avoir
01:07:08des divergences
01:07:08avec ferveur
01:07:09vous nous appelez
01:07:10au 0826 300 300
01:07:11Emmanuel Galassoit
01:07:12en votre appel
01:07:13vous pouvez poser
01:07:14toutes les questions
01:07:15à Michel Onfray
01:07:15sur ses ouvrages
01:07:17présents
01:07:17à venir
01:07:18sur l'anarchie positive
01:07:19sur l'art d'être français
01:07:20il a écrit tellement
01:07:21de belles choses
01:07:22d'autres
01:07:22le ventre
01:07:23le ventre des philosophes
01:07:24parce que
01:07:24pour Michel Onfray
01:07:26l'acte alimentaire
01:07:27est indissociable
01:07:27de l'humanité
01:07:28et de notre identité française
01:07:37Il est 13h33
01:07:39je reçois
01:07:39Michel Onfray
01:07:40nous débattons
01:07:42non pas à bâton rompu
01:07:44mais j'allais dire
01:07:45à fromage
01:07:45au lait cru fleuri
01:07:47voilà
01:07:47avec tous les symboles
01:07:48de la terre de France
01:07:49et ce qui nous fait aimer
01:07:50cette patrie
01:07:52je demanderai d'ailleurs
01:07:52tout à l'heure
01:07:53à Michel Onfray
01:07:53si on peut être
01:07:54à la fois anarchiste
01:07:54et patriote
01:07:55je pense qu'il a déjà
01:07:56largement répondu
01:07:57et nous avons des appels
01:07:58bien entendu
01:07:59parce qu'à partir de 13h30
01:08:00cette émission
01:08:01vous en prenez possession
01:08:02elle est toujours à vous
01:08:03mais là un peu plus
01:08:04parce que vous intervenez
01:08:05à l'antenne
01:08:06on vous écoute
01:08:06nous avons Françoise
01:08:07qui nous appelle
01:08:08de
01:08:09Terraçon la ville
01:08:10Dieu
01:08:10alors pour qui connaît
01:08:11Terraçon la ville
01:08:11Dieu
01:08:11c'est une charmante bourgade
01:08:13Françoise vous avez
01:08:14une question à poser
01:08:15à Michel Onfray
01:08:15il me semble
01:08:18bonjour
01:08:19j'ai surtout des remerciements
01:08:21à tous les deux
01:08:22et Michel Onfray
01:08:23parce que
01:08:24j'ai dû quitter l'école
01:08:25après le brevet
01:08:26et je l'ai connu
01:08:28en écoutant
01:08:29les universités
01:08:30et les universités
01:08:31d'été
01:08:31sur France Culture
01:08:33pendant des années
01:08:34grand instant de radio
01:08:35voilà
01:08:36grand moment de radio
01:08:37qu'on n'a plus du tout
01:08:38sur France Culture
01:08:39ah ben on l'a évacué
01:08:40tout de suite
01:08:40oui oui
01:08:41bon ben c'est clair
01:08:42mais franchement
01:08:44il m'a aidé à vivre
01:08:46vous vous rendez compte
01:08:47c'est important
01:08:48dans notre vie
01:08:49on a peu de gens
01:08:50qui nous montrent
01:08:51le chemin
01:08:51ou tout au moins
01:08:52qui nous aident
01:08:53à vivre
01:08:54à réfléchir
01:08:55et il m'a aidé à vivre
01:08:56parce que j'ai loué
01:08:57Françoise
01:08:58qu'est-ce qui vous a
01:08:58plus interpellé
01:08:59dans les propos
01:09:00de Michel Onfray
01:09:01c'est sa simplicité
01:09:04sa simplicité
01:09:05pour expliquer Freud
01:09:06pour expliquer Nietzsche
01:09:08pour inciter à lire
01:09:10et surtout
01:09:11en nous disant toujours
01:09:12ne soyez pas mes adeptes
01:09:14réfléchissez par vous-même
01:09:17je suis émue
01:09:18je suis très émue
01:09:19on comprend tout ce qu'il dit
01:09:20c'est embêtant
01:09:21Michel Onfray
01:09:22il parle de choses
01:09:22très compliquées
01:09:23on comprend ce qu'il dit
01:09:23et il est courageux
01:09:25et il n'a pas varié
01:09:26et il est courageux
01:09:27et il pense au petit peuple
01:09:29si je peux faire une suggestion
01:09:30oui
01:09:31j'ai plusieurs de ses livres
01:09:33effectivement
01:09:34alors j'attends toujours
01:09:35qu'il paraisse en livre de poche
01:09:36parce que j'ai peu de moyens
01:09:37et donc j'attends
01:09:39qu'ils soient en livre de poche
01:09:40pour les acheter
01:09:40et il y en a un
01:09:41que j'ai offert
01:09:42à plein de personnes
01:09:44d'amis
01:09:45qui s'appellent
01:09:46théorie
01:09:46c'est un petit topuscule
01:09:49théorie du voyage
01:09:50poétique de la géographie
01:09:52c'est extraordinaire
01:09:53un chef d'oeuvre
01:09:54extraordinaire
01:09:55je l'ai offert
01:09:56à plein de gens
01:09:57et je le
01:09:58c'est mon livre de chevet
01:10:00et franchement
01:10:01je voulais remercier
01:10:02Michel Onfray
01:10:03parce que
01:10:04ce ne sont pas des mots
01:10:07ça a du sens
01:10:08quand je veux lui dire
01:10:09qu'il m'a aidé à vivre
01:10:10on sent que vous parlez
01:10:11à votre coeur
01:10:12Françoise
01:10:13Michel Onfray
01:10:14il n'y a pas que des gens
01:10:15qui vous agressent dans la rue
01:10:16et qui vous traitent de salopards
01:10:18non non non
01:10:19merci Françoise
01:10:19vraiment je suis très touché
01:10:21parce que
01:10:22c'est ce que je voulais faire
01:10:23moi j'ai été sauvé
01:10:24par Lucien Gerfagnon
01:10:25qui a été mon vieux maître
01:10:26et je me suis dit
01:10:27je voudrais pouvoir
01:10:28faire
01:10:29je veux dire
01:10:29une histoire romaine
01:10:30et un latinisme
01:10:31exceptionnel
01:10:31un trésor vivant
01:10:32qui nous a quitté
01:10:33il y a quelques années
01:10:34et rendre ce que j'ai reçu
01:10:35et là avec Françoise
01:10:36c'est le cas
01:10:36juste une petite anecdote
01:10:38parce que je peux le dire
01:10:39tout de suite
01:10:40mes théories du voyage
01:10:41est un manuscrit
01:10:42que j'avais soumis
01:10:42à Olivier Nora
01:10:43qui venait d'arriver
01:10:44chez Grasset
01:10:45et je me souviens très bien
01:10:46du geste qu'il avait fait
01:10:47il avait pris le manuscrit
01:10:48il avait jeté sur le bureau
01:10:48en me disant
01:10:49c'est pas ton meilleur livre
01:10:51sans blague
01:10:51oui
01:10:51et il m'avait dit
01:10:53on va pas le publier
01:10:55parce qu'il dit
01:10:55il n'y a aucun problème
01:10:56il y a d'autres éditeurs
01:10:57qui sont tout à fait preneurs
01:10:59et Jean-Paul Antoven
01:11:00qui était mon éditeur
01:11:00à l'époque
01:11:01chez Grasset
01:11:02m'a dit
01:11:03pas de problème
01:11:04moi je le prends
01:11:04en livre de poche
01:11:05et on va le faire apparaître
01:11:05directement en livre de poche
01:11:08je me souviens
01:11:08c'est la seule
01:11:09vous m'avez un jour
01:11:09passé un code fil
01:11:10pour me consulter
01:11:11je ne me souviens plus
01:11:11de quoi il s'était
01:11:12vous m'avez posé une question
01:11:13est-ce que
01:11:14voilà
01:11:14et je me suis dit
01:11:14tiens j'aurais contribué
01:11:15un tout petit peu
01:11:16à la théorie du voyage
01:11:17c'était sur un phénomène
01:11:19social et géographique
01:11:20je ne me souviens plus
01:11:21mais le bouquin
01:11:21a eu un succès énorme
01:11:23je ne sais pas
01:11:24auprès des gens
01:11:25qui s'intéressent à la géographie
01:11:26ça a été réédité récemment
01:11:28dans un volume
01:11:29où tout se trouve
01:11:30mes voyages
01:11:31et en fait
01:11:32dans tous les voyages
01:11:33que j'ai pu raconter
01:11:34j'ai fait une dizaine de livres
01:11:35sur des voyages
01:11:36en Inde
01:11:36enfin bon
01:11:37Japon et autres
01:11:38et bien
01:11:39ça reste quand même
01:11:40effectivement
01:11:40la théorie
01:11:42de tous ces voyages là
01:11:43c'était bien
01:11:43effectivement
01:11:44une théorie du voyage
01:11:44que je proposais là
01:11:47mais je suis touché
01:11:48est-ce que
01:11:49puisqu'on parlait de Girondi
01:11:50d'identité culturelle
01:11:52j'aime pas les mots territoire
01:11:53parce qu'il est un terme formidable
01:11:54qui a été récupéré aujourd'hui
01:11:55c'est un terme idéologique
01:11:56on va parler de pays
01:11:57de provinces
01:11:58on n'a pas peur
01:11:59des provinces
01:12:00et c'est l'âme de la France
01:12:01est-ce que
01:12:02vous avez pu vérifier
01:12:04la théorie des climats
01:12:05de Montesquieu
01:12:06la gueule de l'endroit
01:12:07donne une âme
01:12:08aux gens qui y habitent
01:12:09façonne le tempérament
01:12:10la culture
01:12:11selon l'endroit où l'habite
01:12:12de la terre
01:12:12et bien on a des comportements
01:12:13des visions du monde différents
01:12:15en Grèce
01:12:16ce n'est pas la même chose
01:12:17que au Machu Picchu
01:12:18par exemple
01:12:18alors oui
01:12:19mais ce sont des théories
01:12:21à replacer dans leur contexte
01:12:22à l'époque où Montesquieu en parle
01:12:24on est en plein 18ème
01:12:24et on se déplace
01:12:26avec des diligences
01:12:27on se dépasse à pied
01:12:28au pas d'un cheval
01:12:29et donc
01:12:31on ne va pas très très loin
01:12:32Marco Polo
01:12:33a fait un grand voyage
01:12:33pardon
01:12:34Marco Polo a fait un voyageur
01:12:35c'est un voyageur professionnel
01:12:37mais je veux dire que
01:12:38donc même à l'époque de mon père
01:12:40qui était dans 21
01:12:40on allait chercher sa copine
01:12:42avec une bicyclette
01:12:43on l'a retrouvée
01:12:44à 20 kilomètres
01:12:45autour de son village
01:12:46et puis voilà
01:12:46et on ne quittait pas son village
01:12:48donc ça voulait dire quelque chose
01:12:50être enraciné à cette époque-là
01:12:51aujourd'hui c'est plus compliqué
01:12:53c'est-à-dire qu'on prend des avions
01:12:54on prend des TGV
01:12:55ce matin j'ai pris mon petit déjeuner
01:12:57à 200 kilomètres
01:12:58à Caen
01:12:58et puis voilà
01:12:59je suis à Paris là
01:13:00et si je prends un avion
01:13:02je suis dans l'Afrique du Nord
01:13:04avec le même temps de voyage
01:13:06que ce que ça m'aurait pris
01:13:07pour faire
01:13:08qu'en Paris
01:13:09à peu près
01:13:11mais ce que je crois
01:13:12c'est qu'aujourd'hui
01:13:13il n'y a plus des différences
01:13:15locales ou régionales
01:13:16mais il y a des différences
01:13:18civilisationnelles
01:13:18vous avez beau prendre un avion
01:13:19si vous vous retrouvez au Japon
01:13:20ce n'est pas le même monde
01:13:22sans parler de choc
01:13:23ou il peut y avoir un choc
01:13:24si il y a un choc des civilisations
01:13:25moi je crois
01:13:26je défends Huntington
01:13:27depuis que ce livre est paru
01:13:29depuis les années 90
01:13:30c'est ce qui faisait d'ailleurs
01:13:32de moi une espèce
01:13:32de mouton à 5 pattes
01:13:34chez Grasset
01:13:34parce qu'il fallait attaquer cet homme
01:13:36il n'y avait pas de choc des civilisations
01:13:37dire qu'il y avait un choc des civilisations
01:13:39c'était le créer
01:13:40mais il y a vraiment des lieux
01:13:41on pourrait même
01:13:42vous bouez moins
01:13:43qui aime moins la gastronomie
01:13:44mais faire une carte
01:13:46une carte des civilisations
01:13:47à partir de ce qu'on mange
01:13:48la civilisation
01:13:49où l'on mange du chien
01:13:50n'est pas la civilisation
01:13:52où l'on mange par exemple
01:13:53du poulpe cru
01:13:54vous avez en Corée aujourd'hui
01:13:55des gens qui mangent
01:13:56des poulpes crues
01:13:57vivants
01:13:57avec parfois les tentacules
01:13:58qui vous ressortent
01:13:59par les trous de nez
01:14:00et vous avez des gens
01:14:01qui se trouvent étouffés
01:14:02parce que les poulpes
01:14:03descendent parfois dans les poumons
01:14:04et donc effectivement
01:14:05il y a une nourriture civilisationnelle
01:14:07et ce n'est pas exactement
01:14:09la même chose
01:14:09de manger au Japon
01:14:11moi j'ai mangé de la méduse au Japon
01:14:13avec des textures
01:14:14qu'on ne connait pas
01:14:15avec des goûts
01:14:15qu'on ne connait pas
01:14:16et puis si vous allez aujourd'hui
01:14:17en Normandie
01:14:18avec des vrais bons fromages
01:14:20on va les défendre
01:14:20vous avez des livareaux
01:14:22des ponts les verts
01:14:22ou des camemberts
01:14:23des camemberts
01:14:23des vrais
01:14:24et bien là vous avez
01:14:25effectivement des choses
01:14:27qui sont difficiles à manger
01:14:28pour des gens
01:14:29qui ont passé leur vie
01:14:30à New York
01:14:31rappelons Michel Onfray
01:14:32que le fast food
01:14:33au final tue plus
01:14:34que le poulpe cru
01:14:35ou qu'un produit fier
01:14:38Michel nous avons Marc
01:14:39qui nous appelle de Béziers
01:14:40bonjour Marc
01:14:42bonjour Périgo
01:14:43bonjour Michel Onfray
01:14:45bonjour
01:14:45vous êtes interpellé
01:14:46par les propos
01:14:47vous êtes toujours d'accord
01:14:48avec Michel Onfray
01:14:49ou il y a des fois
01:14:49vous n'êtes pas d'accord ?
01:14:51moi je suis à la recherche
01:14:53de la vérité
01:14:53il se trouve que je la trouve
01:14:54souvent dans les propos
01:14:55de M. Onfray
01:14:56alors on vous écoute
01:14:58je dirais même plus
01:14:59je dirais même
01:15:00qu'en Corée
01:15:01on mange des verts à soie
01:15:02en bouillon
01:15:03et il faut faire
01:15:05un certain effort
01:15:05même si on a envie
01:15:06de découvrir
01:15:07des cultures étrangères
01:15:08mais eux viennent chez nous
01:15:12pour goûter le roquefort
01:15:13justement
01:15:14ils en raffolent
01:15:15on les comprend
01:15:16on vous écoute Marc
01:15:18je suis très honoré
01:15:19donc de parler
01:15:20vous l'avez compris
01:15:21à Michel Onfray
01:15:22que je suis
01:15:23un peu surtout
01:15:24dans tous les médias
01:15:26où il intervient
01:15:26et je suis toujours
01:15:29très sensible
01:15:30quand il se réfère
01:15:31à son père
01:15:32j'ai l'impression
01:15:33qu'il parle du mien
01:15:34et figurez-vous
01:15:35que le mien
01:15:36est décédé ce matin
01:15:38donc j'ai voulu
01:15:39lui prendre la parole
01:15:40puisque c'est une façon
01:15:41de lui rendre hommage
01:15:42à travers mon échange
01:15:44avec M. Onfray
01:15:45mais on ne va pas verser
01:15:46dans le sentimentalisme
01:15:47ce n'est pas le but
01:15:48ça c'est personnel
01:15:49je voulais juste
01:15:51évoquer deux points
01:15:52avec lui
01:15:52c'est que d'une part
01:15:54moi ce que je regrette
01:15:55énormément dans les médias
01:15:56c'est qu'il n'y ait pas
01:15:57d'échange
01:15:59posé
01:16:00constructif
01:16:00de deux avis
01:16:03opposés
01:16:03afin que justement
01:16:04les français
01:16:05puissent se faire
01:16:05leur propre idée
01:16:06moi je regrette
01:16:07l'époque où sur ces news
01:16:09on voyait M. Zemmour
01:16:10et notamment
01:16:11en face de M. Onfray
01:16:12mais en face
01:16:13de plein d'autres d'ailleurs
01:16:14et chacun après
01:16:15pouvait se positionner
01:16:16comme par rapport
01:16:17aux propos qui étaient tenus
01:16:18et puis
01:16:19comme vous connaissez bien
01:16:20les médias
01:16:21je voulais vous demander
01:16:22moi
01:16:23ce week-end
01:16:24j'ai entendu une émission
01:16:25sur une chaîne
01:16:26du service public
01:16:27justement
01:16:28où
01:16:30on déplorait
01:16:31l'évolution actuelle
01:16:32les tendances actuelles
01:16:34le peuple
01:16:35qui se retournait
01:16:36enfin ils ne comprenaient pas
01:16:37c'était une chaîne
01:16:38du service public
01:16:38et ils ont parlé
01:16:40de matrice
01:16:40et précisément
01:16:41pour moi
01:16:42la matrice
01:16:42c'est le wokisme
01:16:43c'est le fait
01:16:44qu'à tout verrouillé
01:16:46il n'y aura plus
01:16:47d'individus
01:16:48et c'est ça
01:16:49la matrice pour moi
01:16:49et donc je voulais savoir
01:16:50si ces gens-là
01:16:51d'après M. Onfray
01:16:52est-ce qu'ils sont
01:16:53sincères
01:16:54ou est-ce qu'ils se font
01:16:56manipuler
01:16:56malgré le statut
01:16:58d'intellectuel
01:16:59qui se donne
01:16:59compris Marc
01:17:00nos condoléances
01:17:01pour le départ
01:17:01de votre papa
01:17:02et une pensée
01:17:03pour Gaston Onfray
01:17:04au passage
01:17:04qui aussi était un papa
01:17:05auquel Michel
01:17:06était très attaché
01:17:07Michel Onfray
01:17:08la confrontation
01:17:09aujourd'hui
01:17:10le débat d'idées
01:17:10qui était l'altérité
01:17:11quelque part
01:17:12vire au dénigrement
01:17:13à l'insulte
01:17:14à la violence
01:17:15est-ce que c'est inévitable
01:17:16oui quand je vous disais
01:17:17que nous étions d'âge
01:17:18à avoir connu
01:17:18des époques disparues
01:17:20souvenez-vous
01:17:21chez Bernard Pivot
01:17:21la possibilité
01:17:22de mettre face à face
01:17:24Maurice Bardèche
01:17:25fasciste
01:17:26notre vrai fasciste
01:17:27là pour le coup
01:17:27puisque aujourd'hui
01:17:28tout le monde est fasciste
01:17:29mais lui il disait
01:17:29oui je suis fasciste
01:17:30mais au vrai sens
01:17:31il a assumé
01:17:31les années 30
01:17:32je suis fasciste
01:17:32le temps montait
01:17:33mais ça continue à discuter
01:17:33il était fasciste
01:17:34et il y avait
01:17:34Bernard-Henri Lévy
01:17:35sur le même plateau
01:17:37donc et personne
01:17:38ne s'est insulté
01:17:39personne ne s'est
01:17:40d'abord tout le monde
01:17:41a accepté
01:17:42le principe du débat
01:17:43personne n'a dit
01:17:43je ne rencontre pas
01:17:44ces gens-là
01:17:45je ne sers pas la main d'eux
01:17:46etc.
01:17:46non pas du tout
01:17:47au contraire
01:17:47et c'était très intéressant
01:17:49de voir des gens
01:17:49qui se respectaient
01:17:51avec leurs idées
01:17:52et la possibilité
01:17:53de débattre
01:17:55moi je regrette
01:17:56cette période-là
01:17:57de toute façon
01:17:57je suis interdit
01:17:58de service public
01:17:59depuis plus de 10 ans
01:18:00donc les gens
01:18:01qui aujourd'hui
01:18:01me reprochent ces news
01:18:02je me dis
01:18:02mais vous seriez légitime
01:18:04aujourd'hui
01:18:05si vous aviez estimé
01:18:06que pendant 10 ans
01:18:08j'ai été maltraité
01:18:09mais je ne vous ai pas entendu
01:18:10pendant 10 années
01:18:11de silence
01:18:12sur le service public
01:18:12je vous entends maintenant
01:18:13sur l'endroit
01:18:14où je peux parler
01:18:14et où je parle librement
01:18:16je n'ai jamais reçu
01:18:16un conseil désagréable
01:18:18de la part de Vincent Bolloré
01:18:20ou de qui que ce soit
01:18:21me disant
01:18:22il ne faut pas parler de ceci
01:18:23il ne faut pas parler de cela
01:18:25j'ai écrit un livre
01:18:25qui s'appelle
01:18:25théorie de Jésus
01:18:26récemment pour dire
01:18:27que Jésus n'avait pas existé
01:18:28historiquement
01:18:28et j'ai écrit un livre
01:18:30qui s'appelle
01:18:30l'anarchie positive
01:18:31dont nous parlons
01:18:31qui fait l'éloge de Proudhon
01:18:33et personne ne m'a dit
01:18:34il faudrait arrêter
01:18:35ce genre de sottises
01:18:35ou de bêtises
01:18:36l'athéisme n'a pas sa place ici
01:18:38ou la défense de Proudhon
01:18:39n'a pas du tout
01:18:40donc oui je regrette
01:18:43l'époque où il y avait
01:18:43des débats
01:18:44et où on pouvait
01:18:45échanger et débattre
01:18:46ça n'est plus du tout le cas
01:18:48et on insulte aujourd'hui
01:18:49on insulte
01:18:50on méprise justement
01:18:51avec ces mots
01:18:52nazis, fascistes
01:18:53extrême droite
01:18:53fachos
01:18:54qui en général
01:18:55témoigne d'une faiblesse
01:18:56d'argumentation
01:18:57je reçois Michel Onfray
01:18:59pour un dernier quart d'heure
01:19:0013h45
01:19:01vous avez plus que jamais
01:19:03la parole
01:19:03appelez-nous bien entendu
01:19:04alors là
01:19:05à partir de maintenant
01:19:05vous pouvez intervenir
01:19:07sur la totalité
01:19:08de l'actualité
01:19:09de la journée
01:19:09ou d'ailleurs
01:19:10et Michel Onfray
01:19:12qui va rester avec nous
01:19:13bien entendu
01:19:14répondra
01:19:15participera à ce débat
01:19:16on vous attend sur
01:19:16Sud Radio
01:19:170826 300
01:19:18300
01:19:19à tout de suite
01:19:28Vous êtes bien sûr
01:19:29Sud Radio
01:19:30il est 13h48
01:19:31je reçois
01:19:31Michel Onfray
01:19:32avec lequel
01:19:32nous discutons
01:19:34péniblement
01:19:34de l'avenir de la France
01:19:35et Michel Onfray
01:19:37admet
01:19:37que toute civilisation
01:19:39pourrait disparaître
01:19:40la France
01:19:40laquelle nous croyons
01:19:41et que nous aimons
01:19:42pourrait un jour disparaître
01:19:43si nous ne
01:19:43nous mobilisons pas
01:19:45nous ne nous rassemblons pas
01:19:46pour sauver
01:19:47dans un acte républicain
01:19:48citoyen et patriotique
01:19:49pour sauver
01:19:50ce pays
01:19:50nous avons Romain
01:19:51qui nous appelle
01:19:52de la grande mode
01:19:52il ne veut pas parler de ça
01:19:53il veut parler
01:19:54d'un accident
01:19:55des accidents du travail
01:19:56Romain je vous écoute
01:19:57sur les accidents du travail
01:19:58Oui bonjour à vos auditeurs
01:20:00et bonjour à vous deux
01:20:00bien entendu
01:20:02oui alors effectivement
01:20:03un peu plus tôt
01:20:03j'ai entendu
01:20:04quelques vérités
01:20:05concernant les employeurs
01:20:07au regard des accidents du travail
01:20:08Oui
01:20:08Je voudrais juste citer
01:20:09deux petits exemples
01:20:10très rapidement
01:20:11imaginez un architecte
01:20:13qui construit une villa
01:20:14un peintre
01:20:16qui traîne
01:20:16sur le chantier
01:20:19le maître
01:20:20d'ouvrage
01:20:20je vais venir
01:20:21cet après-midi
01:20:21visiter la villa
01:20:22l'architecte
01:20:23un peu précieux
01:20:23dit au peintre
01:20:25tiens tu vas me plaindre
01:20:25un peu les potales
01:20:27qui sont en haut
01:20:28le gars monte
01:20:29l'employeur n'est pas là
01:20:30le gars monte
01:20:31sur l'instruction
01:20:32de l'architecte
01:20:33il tombe paralisé
01:20:35total de l'instruction
01:20:37qui va en découdre
01:20:39c'est deux ans de prison
01:20:40pour l'employeur
01:20:41pas l'architecte
01:20:42qui n'a même pas été appelé
01:20:43à la barre
01:20:45je vous donne un cas
01:20:46un seul cas
01:20:47un autre cas
01:20:48quelqu'un qui fait un trou
01:20:49avec une carrière
01:20:49bon ivre et méché
01:20:51il fait son trou
01:20:53malheureusement
01:20:54ça dérape
01:20:55une veine
01:20:56au niveau du bassin
01:20:57va exploser
01:20:59et puis il va mourir
01:21:01l'employeur
01:21:02à la plancarte
01:21:03en prison
01:21:04c'est à dire que
01:21:05en termes de contrôle
01:21:06alors c'est vrai
01:21:07que les grosses entreprises
01:21:08sont relativement privilégiées
01:21:09en termes de contrôle
01:21:10de système de sécurité
01:21:11ils ont des CSE
01:21:12qui HSE
01:21:13etc
01:21:14voire des intervenants
01:21:15un peu extérieurs
01:21:16mais les types d'entreprises
01:21:17sont un peu moins protégées
01:21:18et qu'effectivement
01:21:19si on prend par exemple
01:21:20quelqu'un qui prend un camion
01:21:21un bus
01:21:21n'importe quoi
01:21:22il a fumé
01:21:23il a bu
01:21:24ou ce que vous voulez
01:21:24l'employeur ne peut pas
01:21:26le contrôler
01:21:26oui Romain
01:21:27vous faites allusion
01:21:29ce matin je recevais
01:21:29une militante CGT
01:21:31on parlait des carences
01:21:32de la législation
01:21:33dans les accidents du travail
01:21:34et que souvent
01:21:35ça incombait au patron
01:21:37elle considérait
01:21:38qu'au contraire
01:21:38c'était pas assez sévère
01:21:39Michel Onfray
01:21:40vous avez commencé
01:21:41votre carrière comme ouvrier
01:21:42vous étiez ouvrier
01:21:43en usine de produits laitiers
01:21:44vous n'êtes pas resté longtemps
01:21:46mais vous savez
01:21:47qu'il y a un risque
01:21:48quand on travaille
01:21:48de prendre des risques
01:21:50est-ce que c'est toujours
01:21:50la faute du patron
01:21:51est-ce qu'un ouvrier
01:21:52peut commettre une faute
01:21:53et être responsable
01:21:54de son accident
01:21:55ou est-ce que
01:21:55dans un pays
01:21:56où la tendance
01:21:57est quand même
01:21:57de défendre le patronat
01:21:59par rapport aux ouvriers
01:22:00quand il y a une tragédie
01:22:00de ce genre
01:22:02d'abord c'est un travail
01:22:03saisonnier
01:22:03oui oui bien sûr
01:22:05vous avez connu
01:22:06le milieu de l'usine
01:22:07avec des chefs de service
01:22:07avec la chaîne
01:22:08effectivement deux saisons
01:22:10deux saisons fromagerie
01:22:14on accable souvent
01:22:15les patrons
01:22:16moi je pense que le droit
01:22:17normalement
01:22:17c'est pas une théorie générale
01:22:19c'est qui a fait quoi
01:22:20quand comment
01:22:21de quelle manière
01:22:22quel est le type
01:22:22de responsabilité
01:22:23y avait-il la possibilité
01:22:27pour le chef d'entreprise
01:22:28de faire de telle sorte
01:22:28que ça n'ait pas lieu
01:22:29est-ce qu'il y a eu
01:22:30des défauts
01:22:30je suis pour un droit
01:22:32qui ne serait pas idéologique
01:22:33et qui permettrait de dire
01:22:34si là effectivement
01:22:34ça a été fait n'importe comment
01:22:36et le patron est responsable
01:22:38ou alors non
01:22:38il ne l'est pas
01:22:39moi j'ai connu
01:22:40des syndicalistes
01:22:41à Argentan
01:22:42qui estimaient que
01:22:42dès qu'il y avait
01:22:43un accident du travail
01:22:44c'était le patron
01:22:45qui était responsable
01:22:45or ça existe
01:22:46les accidents
01:22:47et on ne va pas mettre
01:22:48on ne peut pas imaginer
01:22:49qu'un patron se moque
01:22:51qui plus est aujourd'hui
01:22:52il y a une époque
01:22:52où on se moquait
01:22:53du fait d'avoir
01:22:53des accidents
01:22:54des morts
01:22:54et puis voilà
01:22:55plus aujourd'hui
01:22:56la vie est sacrée
01:22:56et c'est tant mieux
01:22:57et donc je ne veux pas
01:22:59qu'on accable des patrons
01:23:00qui prennent des risques
01:23:02en employant
01:23:03en faisant travailler des gens
01:23:04et puis en estimant
01:23:06que s'il arrive un malheur
01:23:08monsieur qui parlait tout à l'heure
01:23:09disait voilà
01:23:10quelqu'un qui est alcoolique
01:23:10Romain bien sûr
01:23:12comment on fait
01:23:13quand on a quelqu'un d'alcoolique
01:23:14on le met à la porte
01:23:14si on le met à la porte
01:23:15on va estimer
01:23:15qu'on est un salaud de patron
01:23:17parce qu'on devrait avoir
01:23:18un peu de compassion etc
01:23:19vous gardez quelqu'un
01:23:20dont vous savez qu'il boit
01:23:21puis après on vous dit
01:23:21bah oui mais enfin etc
01:23:22donc je comprends
01:23:23ce que dit monsieur Romain
01:23:24vous me dites
01:23:24oui Romain
01:23:25ce que dit Romain
01:23:26parce que
01:23:27quand vous vous retrouvez
01:23:28au tribunal
01:23:30présenté comme un criminel
01:23:31parce qu'effectivement
01:23:32vous n'avez pas imaginé
01:23:33que tout était possible
01:23:34ou pensable
01:23:35et puis vous avez des ouvriers
01:23:35qui prennent
01:23:37l'exemple qui est donné
01:23:38en disant
01:23:38bah redonne-moi un coup de peinture
01:23:39si un ouvrier dit
01:23:40ah ben non
01:23:41mettez-moi ça par écrit
01:23:42ou je sais pas quoi
01:23:43enfin on y va
01:23:43puis on fait le travail
01:23:44et puis on aime le travail bien fait
01:23:45et puis voilà
01:23:46puis après vous êtes coupable
01:23:47oui il y a effectivement
01:23:48des gens qui vont au tribunal
01:23:50mais parfois
01:23:51vous allez au tribunal
01:23:52et vous avez des peines
01:23:53qui sont des peines de sursis
01:23:54alors elles sont infamantes
01:23:55si l'on veut
01:23:55mais pour aller vraiment en prison
01:23:57je pense que les patrons
01:23:58quand ils vont vraiment en prison
01:23:59c'est que la preuve a été faite
01:24:01qu'ils étaient véritablement coupables
01:24:02on va pas faire une théorie générale
01:24:03mais je pense qu'en matière de justice
01:24:06on apprécie chaque cas
01:24:07tel qu'il est
01:24:09et
01:24:09les responsabilités peuvent être
01:24:11partagées
01:24:12on a droit
01:24:13on a droit à l'erreur
01:24:13Michel nous avons Jean-Bernard
01:24:15qui nous appelle
01:24:16de Saint-Rémy-les-Chevreuses
01:24:17bonjour Jean-Bernard
01:24:19oui bonjour Péricault
01:24:20alors Jean-Bernard
01:24:21vous voulez vous adresser
01:24:22à Michel Onfray
01:24:23vous voulez vous adresser
01:24:24au philosophe
01:24:25ou à l'écrivain
01:24:26aux deux
01:24:27alors on vous écoute
01:24:29je suis tellement impressionné
01:24:32par cette personne
01:24:33je suis depuis trois mois
01:24:35en train de lire
01:24:37toute la trilogie
01:24:38et je termine avec ce geste
01:24:41et en fait
01:24:42et j'ai lu
01:24:43et relu
01:24:44l'art d'être français
01:24:45ah
01:24:45bravo
01:24:46et en fait
01:24:47et en fait
01:24:48quand j'ai
01:24:49un petit coup de baisse de tension
01:24:51je relis
01:24:53l'art
01:24:53l'art d'être français
01:24:55en donnant du docteur Onfray
01:24:56de le matin
01:24:57de le soir
01:24:57de page le matin
01:24:58de page le soir
01:24:59oui absolument
01:25:00et en fait
01:25:02le conseil autour de moi
01:25:04j'ai une très grande famille
01:25:06et en fait
01:25:06donc
01:25:07je lui voulais
01:25:08lui poser la question
01:25:09est-ce que vous êtes encore
01:25:11capable
01:25:11de nous ébouillir
01:25:13pendant
01:25:14peut-être
01:25:15une décennie
01:25:15deux décennies
01:25:16j'ai 75
01:25:1814 ans
01:25:19donc voilà
01:25:19je voudrais finir
01:25:20avec un livre
01:25:22de Michel Onfray
01:25:23dans les mains
01:25:25Michel Onfray
01:25:26c'est la question
01:25:27que je vous posais tout à l'heure
01:25:28vous n'allez pas baisser les bras
01:25:29ça c'est clair
01:25:30est-ce que votre cortex est fatigué
01:25:31vous avez à un moment donné
01:25:32un AVC
01:25:33vous en avez parlé librement
01:25:34est-ce que vous avez gardé
01:25:35votre ferveur
01:25:36votre énergie
01:25:37et est-ce que les gens
01:25:38qui croient en vous
01:25:39vont encore avoir matière
01:25:40à espérer
01:25:40écoutez
01:25:41j'ai même eu un défibrillateur
01:25:42cardiaque
01:25:43depuis quelques mois
01:25:45donc oui
01:25:45deux AVC
01:25:46deux accidents cardiaques
01:25:47etc
01:25:47donc bon
01:25:47la santé
01:25:49j'ai le sens
01:25:50de la précarité de la vie
01:25:51depuis très longtemps
01:25:52très très longtemps
01:25:52ça vous êtes conscient
01:25:53ça peut s'arrêter
01:25:54oui oui oui
01:25:54enfant déjà
01:25:55j'avais une dizaine d'années
01:25:56que je n'imaginais pas
01:25:58que je passerais
01:25:58dans la classe supérieure
01:25:59que je passerais
01:26:01des petits secondaires
01:26:01aux grands secondaires
01:26:02du collège au lycée
01:26:04et donc
01:26:07parce que
01:26:07parce que j'avais un vieux papa
01:26:08enfin quand je suis né
01:26:09mon père avait 38 ans
01:26:10j'ai eu peur de le perdre
01:26:11très vite et très tôt
01:26:13donc je
01:26:13puis ma mère
01:26:15a eu un accident grave
01:26:15de voiture
01:26:16et quelques heures
01:26:17j'ai cru qu'elle était morte
01:26:18c'est ce qu'on m'avait annoncé
01:26:19puis après on m'a dit
01:26:19non elle est gravement accidentée
01:26:20etc
01:26:21donc j'ai un rapport à la mort
01:26:22qui est un rapport quotidien
01:26:24et donc
01:26:25je sais que
01:26:26tout ça ne durera pas
01:26:28et puis
01:26:30il y a un moment donné
01:26:31où on peut se retrouver
01:26:31avec un cerveau
01:26:32qui n'est plus en état de marche
01:26:33donc là
01:26:34on arrête
01:26:35parce que
01:26:36là ça va
01:26:37j'ai perdu un quart
01:26:38de mon champ visuel
01:26:38avec le dernier AVC
01:26:40mais si
01:26:41mon cerveau
01:26:42devient de la bouillie
01:26:42on s'arrête à ce moment là
01:26:43vous laissez quand même
01:26:45quelques messages
01:26:45et même si
01:26:46pour rassurer Jean Bernard
01:26:47même si
01:26:48alors d'abord
01:26:48il y a une production
01:26:49qui arrive
01:26:50sur De Gaulle et Malraux
01:26:52donc vous vous rapprochez
01:26:53de plus en plus
01:26:54j'allais dire
01:26:54de l'identité française
01:26:55des enjeux
01:26:56de ce pays
01:26:58mais déjà
01:26:58si on intègre
01:26:59la totalité de votre oeuvre
01:27:00qui est quand même
01:27:01assez phénoménale
01:27:02on a de quoi vivre
01:27:03sur deux ou trois générations
01:27:04une fois que vous ne serez plus là
01:27:05on aura encore
01:27:06matière à se mettre sous la dent
01:27:07quelques idées
01:27:07quelques sources de débats
01:27:09qui pourront animer
01:27:10la vie politique française
01:27:10Moi je crois que
01:27:11je ne crois pas
01:27:12à la permanence de mon oeuvre
01:27:14d'abord
01:27:15j'ai toujours
01:27:16l'idée d'utiliser le mot
01:27:17mon oeuvre
01:27:18m'étonne un peu
01:27:18mais je pense que
01:27:19les livres sont morts
01:27:21que les lecteurs disparaissent
01:27:22que
01:27:23c'est Bernard
01:27:24qui parlait tout à l'heure
01:27:25Oui Jean Bernard
01:27:25Jean Bernard
01:27:26il nous dit
01:27:27qu'il est septuagénaire
01:27:28donc nous faisons encore partie
01:27:30du monde du livre
01:27:30nous sommes des lecteurs
01:27:31je crois que
01:27:32les librairies ferment
01:27:33les unes après les autres
01:27:34J.B.A. Jeune
01:27:34vient de
01:27:35il est en train de très malade
01:27:37va disparaître
01:27:38vous avez aujourd'hui
01:27:39des libraires
01:27:40qui sont des idéologues
01:27:41qui vendent certains livres
01:27:43mais pas d'autres
01:27:43qui vendent certains éditeurs
01:27:44mais pas d'autres
01:27:45qui font de la prescription idéologique
01:27:47et qui ne vendent pas des livres
01:27:49qui ne contribuent pas
01:27:50donc au commerce des idées
01:27:51qui font plutôt du commerce
01:27:53de livres idéologiques
01:27:54puis vous avez des gens
01:27:55qui aujourd'hui
01:27:56se font écrire des livres
01:27:57par d'autres
01:27:57et les publient sous leur nom
01:27:58vous avez l'intelligence artificielle
01:28:00qui permet à certains
01:28:01de produire des manuscrits
01:28:02etc.
01:28:03moi je pense que
01:28:04les livres vont disparaître
01:28:05les lecteurs vont disparaître
01:28:06et que
01:28:06nous allons nous trouver
01:28:08dans 3 ou 4 générations
01:28:09devant un livre
01:28:10comme on est aujourd'hui
01:28:11devant une pierre cunéiforme
01:28:12bon moi je vous dis
01:28:13que vous êtes le maire du bocage
01:28:14et qu'on aura encore matière
01:28:16à nourrir nos cortexs
01:28:17avec la prose
01:28:18la prose en frayenne
01:28:19merci Michel Onfray
01:28:20d'avoir été en direct
01:28:21en studio
01:28:22sur Sud Radio
01:28:23je pense que nous aurons l'occasion
01:28:24de nous reparler
01:28:25et vous aurez l'occasion
01:28:26de venir sur Sud Radio
01:28:27parce que l'actualité
01:28:28vous donnera matière
01:28:29certainement à des émois
01:28:30à des rappels à l'ordre
01:28:31et peut-être des interpellations
01:28:32à la classe politique
01:28:33merci d'avoir été là
01:28:34je vous laisse avec Michel
01:28:36avec pas Michel Onfray
01:28:37avec Brigitte Lay
01:28:37des considérations
01:28:39beaucoup plus sensuelles
01:28:40mais on pourra peut toujours
01:28:40parler d'anarchie positive
01:28:42sur le plan sentimental
01:28:44j'avais écrit
01:28:44théorie du corps amoureux
01:28:45qui était à l'anarchie
01:28:47ce que
01:28:47la considération anarchique
01:28:50à l'érotisme
01:28:51oui
01:28:51Brigitte Lay
01:28:52vous invitera
01:28:52certainement
01:28:53à très bientôt
01:28:53merci
01:28:55midi 14h
01:28:56la France
01:28:57dans tous ses états
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