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  • il y a 13 minutes
Avec Nicolas Tryzna, député LR du Val-de-Marne

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##SUD_RADIO_VOUS_EXPLIQUE-2026-05-07##

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Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:05Il est 7h40, Sud Radio vous explique le financement des campagnes électorales.
00:11Et de 2027 notamment, parce que ça vient, c'est un énorme problème démocratique pour beaucoup.
00:18Le Rassemblement National ne trouve pas de banque en France.
00:22Et donc il y a un député qui propose une loi, c'est Nicolas Trizna, député LR du Val-de
00:27-Marne, qui est avec nous.
00:28Bonjour.
00:28Bonjour.
00:29Énorme problème démocratique parce que là j'ai vu que le Rassemblement National ne reçoit que des refus de la
00:36part des banques françaises.
00:38Est-ce que c'est normal ?
00:40Bien sûr que ce n'est pas normal.
00:41Alors il n'y a pas que le Rassemblement National, ils seront clairs.
00:43Aujourd'hui, pour être candidat à une élection, vous avez la nécessité et l'obligation d'avoir un compte de
00:47campagne.
00:47C'est la loi.
00:48Si vous n'en avez pas, vous ne pouvez pas être candidat.
00:49Le problème c'est qu'aujourd'hui on est soumis aux banques privées qui ouvrent ou pas.
00:53Et en fait, factuellement, il faut passer les fauches collines devant une banque qui a le choix ou pas d
00:59'ouvrir.
00:59Et d'ailleurs si Marine Le Pen, en l'état de ce que je comprends, de ce que j'ai
01:02lu, n'arrive pas à ouvrir un compte,
01:04c'est parce que les banques ont peur de l'image que ça pourrait leur donner.
01:07Mais le problème c'est que ce n'est pas à nous d'être responsables de l'image des banques.
01:12La réalité est purement démocratique.
01:14Si on est candidat, on doit avoir une banque.
01:15Et il n'y a pas un problème quand même de refus de vente ?
01:20Parce que ça arrive dans certains secteurs où si on nous refuse la vente, on peut être accusé de discrimination
01:27ou autre, etc.
01:28Et les banques peuvent choisir en fonction de l'orientation politique.
01:32Si on est purement législateur, oui, normalement vous avez un recours possible auprès de la Banque de France qui peut
01:38forcer une banque à ouvrir.
01:39Maintenant je vous invite, quand vous êtes candidat, à forcer la main de la banque, vos relations après vont être
01:44un peu compliquées.
01:45Et puis de toute façon, on demande aux banques de jouer un rôle qu'elles n'ont pas à jouer.
01:48Dans le cadre de la démocratie, ça ne me semble pas illogique que ce soit l'État qui soit responsable.
01:52Parce qu'en réalité, quand vous êtes candidat, vous avez l'obligation d'avoir un compte de campagne, très bien,
01:56que l'État joue ce rôle.
01:57Et c'est le but de revu son loi que j'ai déposé.
01:59Alors voilà, on va revenir dans un instant.
02:00Parce qu'il y avait déjà eu un certain François Bayrou qui avait proposé une certaine banque de la démocratie,
02:06quand même.
02:07Ça ne nous a pas échappé, il y a quelques temps. On en est où de cette banque de la
02:10démocratie ?
02:10Je vous confirme, c'est pire que ça. Ça fait dix ans qu'on en parle.
02:12François Bayrou avait ouvert le débat dans le garde des Sceaux en 2017.
02:16Il y a eu ensuite une enquête, un rapport fait par Yael Brunpivet, à l'époque président de la commission
02:22des lois, et mon collègue Philippe Besselin.
02:24Et en fait, à chaque fois on travaille, on propose, et puis on s'arrête.
02:28Et à chaque élection, c'est un marronnier, vous me direz, ça occupe la presse.
02:31Mais à chaque fois, on revient sur le sujet, on réouvre le dossier, on dit, c'est compliqué.
02:36Souvent c'est le RN, mais il n'y a pas que le RN.
02:38Parce que le nombre de candidats qui n'y arrivent pas...
02:39Je vous rappelle quand même qu'il y a un an et demi maintenant, un candidat en marche, des Français
02:44de l'étranger,
02:45s'est retrouvé, pardon, Renaissance, s'est retrouvé inéligible,
02:49parce qu'il n'a pas pu ouvrir un compte de campagne dans les temps.
02:51C'était député des Français vivant en Espagne.
02:54Bon, alors, quelle est votre proposition, pour essayer de changer ça ?
02:57La proposition, c'est qu'en fait, cette banque, le terme banque, il n'y a pas bon,
03:01mais qu'une agence ouvre les comptes de campagne, gère les comptes de campagne,
03:06valide les comptes de campagne, valide aussi les remboursements et les prêts,
03:09ce qui permettrait qu'en fait, quand vous êtes une agence de l'État,
03:12l'idée est relativement simple, c'est qu'en fait, l'État devienne l'organisateur de la démocratie.
03:16Ce qui est déjà le cas, puisqu'en fait, c'est les ministères intérieures qui organisent les élections.
03:20Donc, c'est simplement redonner à l'État, le cœur de son rôle, organiser la démocratie.
03:24Donc, leur permettre, factuellement, que cette banque, ce n'est plus une banque privée,
03:27ça serait une banque d'État, ça peut être par exemple une filiale de la Caisse des dépôts,
03:30qui serait simplement là pour ouvrir le compte, permettre à un candidat,
03:34à partir du moment où il est candidat, d'avoir un compte de campagne,
03:36peut-être lui prêter de l'argent, et lui permettre d'être candidat et de faire une campagne,
03:39parce que ça fait de l'argent une campagne.
03:41En fait, pour garantir, quoi, en quelque sorte, quoi.
03:44Pour garantir et pour enlever un problème de plus au candidat,
03:47pour avoir été candidat un certain nombre de fois dans ma vie,
03:48je vous certifie, vous avez plein de choses à gérer.
03:52Votre discours politique, vos documents, vos militants, vos documents administratifs,
03:57et Dieu sait qu'en a.
03:57Et bien, sincèrement, si vous pouvez enlever ce petit point en plus sur les comptes,
04:00qui sont très stressants, parce que l'argent, il faut le trouver.
04:03Mais si en plus, déjà, vous n'arrivez pas à trouver la banque qui vous l'ouvre,
04:07ma première campagne électorale, il y a maintenant 7 ans,
04:10on a eu 4 refus de banque avant de pouvoir ouvrir le compte.
04:13Et quand vous entendez François Bayrou, il y a 10 ans,
04:15qui disait que lui-même, président d'un gros parti quand même,
04:17n'arrive pas à ouvrir, il y a un vrai problème.
04:19Bon, mais ça semble effectivement du bon sens, ce que vous dites,
04:24mais il y a quand même deux autres questions derrière.
04:26Est-ce que cet établissement pourrait prêter de l'argent ?
04:29Parce que parfois, c'est le problème aussi, c'est qu'il faut prêter de l'argent.
04:33Vous êtes en plein dans le sujet.
04:34Alors, moi, mon sentiment et mon avis, ce n'est pas tellement le prêt, c'est l'avance du remboursement.
04:40Alors, un peu de spécificité.
04:42Mais le prêt aussi, si vous avez besoin.
04:44Alors là, je crois que l'Assemblée nationale a de l'argent de côté.
04:46Oui, parce qu'ils ont été candidats.
04:47Mais s'ils n'en avaient pas, oui.
04:49Mais, soyons clairs, aujourd'hui, quand vous êtes candidat, à la fin, vous avez un plafond de remboursement.
04:53Donc, vous êtes remboursé d'une somme, on sait combien vous allez avoir d'argent qui va vous être remboursé.
04:57Pourquoi l'État n'avance pas cet argent avant ?
05:00Comme une banque, alors.
05:01Donc, comme une banque.
05:01Mais, en fait, cet argent, l'État va vous le rendre à la fin.
05:04Donc, en fait, s'il vous le donne pendant la campagne, plutôt que vous le rendre six mois après, qu
05:06'est-ce que ça change ?
05:07Pour l'État et les finances de l'État, absolument rien.
05:09Par contre, pour le candidat, ça lui permet d'avoir de l'argent pour avancer.
05:11Et puis, pardon, pour l'Assemblée nationale, il y a aussi un sujet.
05:14Parce que, quand on voit qu'aux dernières élections, ils ont dû faire appel à de l'argent de l
05:20'étranger, ça pose un sujet.
05:22Alors, moi, ça m'a mis beaucoup qu'un parti qui se veut souverainiste demande de l'argent à l
05:26'étranger.
05:26Mais le vrai sujet, c'est que ça ne devrait pas être possible.
05:28Ça devrait être géré totalement en France pour une campagne française.
05:31Bon, alors, on pond des lois et on fait un tas de choses à l'Assemblée nationale.
05:34On devrait quand même s'intéresser à ça.
05:35Est-ce que, vous, votre proposition de loi, ce n'est pas nécessairement, d'ailleurs, pour l'ERN ou pour
05:40machin,
05:41mais, enfin, comme vous le dites, c'est pour la démocratie, à un moment donné, c'est important.
05:45Est-ce que votre proposition de loi peut aller jusqu'au bout parce que la présidentielle 2027 arrive ?
05:50Alors, les échanges que j'ai pu avoir à différents niveaux de l'État, à différents niveaux de l'Assemblée
05:54nationale,
05:55me laissent penser qu'on puisse avoir une chance d'y aboutir.
05:57Maintenant, on en écoute tout au début.
05:59Bah oui, parce qu'il faut installer une structure, tout c'est...
06:01Alors, ça peut être très rapide.
06:03Ça peut être extrêmement rapide, en réalité.
06:05Il y a même des choses qui peuvent se faire par décret.
06:07Donc, maintenant, le sujet s'ouvre.
06:08Et grâce à vous tous dans la presse qui en parlez, ça devient un vrai sujet parce que c'est
06:11une vraie question démocratique.
06:13Et donc, j'espère... Je suis encore naïf, je ne suis député que depuis six mois.
06:16J'ai tendance à penser que si on n'ouvre pas le sujet...
06:18Et vous savez, le bon côté de la période qu'on est en train de vivre, c'est que tout
06:22peut arriver.
06:22Parce que comme il n'y a pas de majorité, tout peut arriver.
06:24Alors, bon, mais vous avez un agenda ou pas ?
06:27Parce que c'est vrai qu'il y a un compte à rebours.
06:30Il y a un compte à rebours, tout le monde le sait.
06:32J'ai même eu des échanges avec Matinu encore hier,
06:34qui me laissent penser que tout le monde est conscient de l'urgence du sujet.
06:37Si votre question, c'est que c'est à l'ordre du jour, la réponse est non.
06:39Maintenant, à l'ordre du jour, ça se modifie.
06:41On a encore un peu de temps, quand même.
06:44Un peu de temps, là, c'est quoi ? C'est au mois de mai, au mois de juin ?
06:48Ce n'est pas moi qui décide cette partie-là.
06:50Mais par contre, c'est urgent.
06:51Donc oui, ça doit être fait très rapidement.
06:52La campagne présidentielle va commencer réellement en septembre.
06:53Avant l'été, vous pensez qu'elle va être étudiée ?
06:55Avant l'été, j'espère qu'on aura avancé sur le sujet.
06:58Je ne dis pas que la loi elle-même sera votée et dénégociée.
07:01Ce sera trop tard, non ?
07:02Ça dépend. Il y a des choses qu'on peut voter en urgence.
07:04Et puis, en fait, il y a des lois qui peuvent se voter très vite.
07:06Parce qu'en réalité, quand il y a deux articles, ça peut se voter en une demi-journée.
07:09Donc, il y a des choses qui se réfléchissent.
07:11Mais après, il faut montrer l'établissement public, quand même.
07:14Pas forcément.
07:15Parce qu'encore une fois, on peut avoir des filiales de choses existantes.
07:17On a des agences qui existent.
07:19On peut aussi simplement modifier des agences existantes.
07:21Donc, il y a différents outils possibles.
07:23Cette prohibition de loi, ce n'est plus une prohibition de loi d'appel.
07:25C'est une proposition.
07:26Mais s'il y a d'autres solutions, il y a des gens plus intelligents que moi qui trouvent une
07:28meilleure idée, tant mieux.
07:29Le but, c'est qu'on trouve une réponse à un problème.
07:31Bon, en tout cas, c'est une bonne idée que vous avancez.
07:34C'est essentiel, évidemment, pour notre démocratie fondamentale.
07:39Merci, Nicolas Tricin.
07:40On va suivre ça.
07:41Député LR du Val-de-Marne.
07:42Merci beaucoup.
07:43Merci d'être venu ce matin à Sud Radio.
07:44Et on va suivre ça, évidemment.
07:45Merci, Nicolas Tricin.
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