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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-04-09##

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News
Transcription
00:00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Périco Légas.
00:00:08Bonjour et bienvenue en ce jeudi 9 avril 2026, vous êtes bien sûr Sud Radio, la France dans tous ses
00:00:14états, ma chère Maud, oui, elle est dans un drôle d'état.
00:00:16Mais il y a aussi des choses intéressantes à dire et on est toujours plein d'espoir dans cette émission
00:00:21parce qu'on reçoit des gens formidables.
00:00:24Donc vous êtes toujours à mes côtés, Julien Delmas est en...
00:00:26On sent la lassitude dans votre voix quand même.
00:00:28Non, non, non, non, mais c'est un métier, c'est un métier, l'actualité est découvante, mais il y
00:00:33a aussi des gages de satisfaction.
00:00:36Et c'est le cas aujourd'hui, on va raconter que des choses positives à peu près et on va
00:00:40peut-être un petit peu se disputer avec Benjamin Morel que je reçois tout à l'heure.
00:00:43Donc voilà, en gros les sujets du jour, eh bien, censé préserver la nature et limiter les dégâts du progrès,
00:00:52l'écologie est-elle de gauche ?
00:00:53Eh bien, il semblerait qu'elle ne soit pas si à gauche que ça, puisque son but, c'est justement
00:00:57de préserver des choses.
00:00:58Donc qui dit préservation et conservation, ce n'est pas forcément une thématique de gauche.
00:01:02Nous en discutons à 12h10 avec François Devoyer, chef d'entreprise agricole.
00:01:07C'est peut-être entre paysans et entrepreneurs.
00:01:10Ça existe, c'est un statut qui correspond à une réalité.
00:01:12Et journaliste surtout, c'est notre confrère à la revue Élément.
00:01:17Les vieux, démerdez-vous.
00:01:19Je vous en prie.
00:01:20Écoutez, c'est un peu ce qu'on croit comprendre quand on voit que le gouvernement envisage de priver certains
00:01:24seniors de l'aide à domicile,
00:01:26toujours pour des raisons évidemment probablement pondues par des énarques.
00:01:30Nous aurons l'avis à 12h45 de Guillaume Richard, PDG de All Wiscar.
00:01:37Wiscar.
00:01:38Wiscar, qui est la société leader du service d'aide à la personne.
00:01:44Quand la République française s'émancipera-t-elle enfin de ce jacobinisme qui lui fait tant de mal ?
00:01:51Ça c'est moi qui pose la question, c'est un petit peu éditorialisé.
00:01:54L'Alsace a-t-elle le droit de redevenir une région à part entière ?
00:01:57Nous venons d'apprendre hier que le vote a finalement été adopté.
00:02:03Enfin, le retour de l'Alsace à son statut de région à part entière a été adopté.
00:02:07Et j'en débattrai de 13 à 14h avec Benjamin Morel, politologue, maître de conférences en droit public à l
00:02:14'université de Paris-Panthéon-Alsace et auteur de La France en miettes.
00:02:18Vous avez compris, il y aura un jacobin contre un girondin.
00:02:20L'ajouterait, qui risque d'être passionné, mais toujours sous la bénédiction de l'esprit républicain, bien entendu.
00:02:26Je serai l'arbitre.
00:02:26Et puis, ma chère Maud, on aura aussi quelques perles.
00:02:30On va parler de Rémi Lechat, qui fout le daoua dans le voisinage et qui a fait condamner sa propriétaire.
00:02:35Voilà, ça vous met l'eau à la bouche ou pas ?
00:02:39Pas du tout, mais vous nous expliquez pas ça avec beaucoup de talent.
00:02:41Et puis on parlera aussi des élèves, de moins en moins nombreux dans les années qui viennent.
00:02:46C'est un peu le drame du ministère de l'éducation nationale et c'est vous qui en parlerez tout
00:02:50à l'heure, Péricault.
00:02:50On ne fait plus d'enfants.
00:02:51On ne fait plus d'enfants ?
00:02:52Donc j'ai compris que si on ne fait plus d'enfants, il n'y a plus d'élèves.
00:02:54Je ne savais pas que les élèves étaient des enfants.
00:02:56Au départ.
00:02:57Mais si, on va se rendre compte que oui.
00:03:00Sud Radio.
00:03:01La France dans tous ses états.
00:03:03L'humeur de Péricault.
00:03:04Alors, Désir d'Alsace, c'est le nom que les parlementaires qui ont voulu redonner à l'Alsace son statut
00:03:10de région
00:03:11avaient pris Désir d'Alsace pour ce débat parlementaire
00:03:14qui a commencé le 7 avril à l'Assemblée nationale.
00:03:20Il s'agissait tout simplement de faire en sorte que la région Alsace,
00:03:24composée par le Haut-Rhin et le Barin,
00:03:25qui était une région à part entière jusqu'à la réforme de 2016,
00:03:30retrouve son statut de région puisqu'elle avait été fusionnée par cette réforme de M. Hollande,
00:03:34cette réforme absurde qui va à l'encontre, j'allais dire,
00:03:39des bonnes règles des territoires français,
00:03:41de l'histoire des territoires, de nos régions, de nos provinces, de nos cultures.
00:03:44Donc la région Alsace qui avait été intégrée à la région Grand Est,
00:03:48alors il y a Haut-de-France, Grand Est, des noms ridicules,
00:03:51Autant Occitanie et Normandie, ça correspond à quelque chose,
00:03:54et ils se retrouvaient avec la Lorraine, l'ancienne région Lorraine, l'ancienne région Champagne.
00:03:59Et alors pour compenser le fait que l'Alsace avait été fusionnée avec ces deux territoires,
00:04:03avec lesquels elle n'a pas de lien historique,
00:04:04qu'on avait installé la capitale régionale à Strasbourg.
00:04:08Et des parlementaires, notamment des députés Renaissance,
00:04:12mais soutenus par 97 autres députés à l'Assemblée nationale,
00:04:15ont demandé est-ce que l'Alsace peut retrouver son statut de région à part entière,
00:04:18elle le mérite, et le débat était ouvert donc à partir du 7 avril.
00:04:23Alors là, pluie d'amendements de la gauche,
00:04:25les Jacobins qui ont voulu torpiller le projet,
00:04:27qui ont vidé de son sens,
00:04:28donc le temps des amendements a dépassé celui prévu par le Parlement
00:04:34pour discuter, et donc à minuit ça s'est arrêté,
00:04:36donc continuation du débat hier, mercredi 8 avril,
00:04:40dans une certaine expectative,
00:04:42pourtant on sentait qu'il y avait une majorité de députés favorables
00:04:45à cette résurrection de la région Alsace,
00:04:48et finalement, eh bien, désir d'Alsace a eu gain de cause,
00:04:52et l'Assemblée nationale a validé le projet de recréation
00:04:56d'une région Alsace à part entière,
00:04:59de façon à ce que le roi Orin et le Barin
00:05:01puissent reconstituer ce territoire historique,
00:05:04Je veux juste rappeler que l'histoire de l'Alsace,
00:05:06pourquoi une région à part entière ?
00:05:08L'Alsace fait partie, comme certains territoires historiques de la France,
00:05:11on pense à la Bretagne, on pense à la Corse,
00:05:13qui a déjà un statut à part entière,
00:05:15le Pays Basque aussi, les Flandres,
00:05:16voilà, l'histoire de France, c'est la composition,
00:05:19le rassemblement par la République et par la monarchie,
00:05:21par la monarchie d'abord, la République ensuite,
00:05:23des territoires qui n'étaient pas français au départ,
00:05:25quand on voit les cartes de l'ancienne France,
00:05:27on a fait la République française,
00:05:28et le jacobinisme de la Révolution,
00:05:31guidé par M. Robespierre,
00:05:32donc les instants de la terreur,
00:05:33et puis les guerres de Vendée,
00:05:35on a réprimé les particularismes locaux,
00:05:37on a effacé les langues régionales,
00:05:38et on a fusionné le peuple français
00:05:40dans une unité, voilà, d'homo jacobinus,
00:05:43et bien malgré tout,
00:05:45les tempéraments, les esprits et les mémoires ont résisté,
00:05:48et donc, l'Alsace retrouve son statut,
00:05:50n'oublions pas qu'elle avait été annexée à la France
00:05:52par Louis XIV au traité de Westphalie,
00:05:54en 1648, reconfirmé en 1715,
00:05:57et ensuite, il s'est passé quelque chose d'hallucinant,
00:05:59en 1870, la guerre est provoquée par Bismarck
00:06:02et le Kaiser allemand,
00:06:04pour récupérer l'Alsace-Lorraine,
00:06:06Napoléon III est vaincu à Sedan,
00:06:08l'Alsace-Lorraine devient l'Alsace-Moselle,
00:06:10intégré à l'Empire allemand,
00:06:11avec des députés au Reichstag,
00:06:141870-1918,
00:06:15en 1918, victoire de la guerre de 14-18,
00:06:18les Français, Clémenceau, Poincaré reprennent Strasbourg,
00:06:21on réintègre la région Alsace à la République française,
00:06:23en lui gardant quand même son statut du Concordat,
00:06:26et surtout, le statut de la Sécurité sociale
00:06:29que Bismarck avait fait,
00:06:30qui était privilégiée pour les Alsaciens.
00:06:32En 1940, les Allemands reviennent,
00:06:34Hitler réannexe l'Alsace,
00:06:37réintègre au Reich, au Troisième Reich,
00:06:39donc de 40 à 44,
00:06:40et en 44, libération,
00:06:42et l'Alsace redevient,
00:06:43sort du Troisième Reich,
00:06:45et redevient une région française
00:06:47pour devenir une région
00:06:48avec la réforme régionale de 1982.
00:06:51Il est normal que les Alsaciens
00:06:52aient voulu préserver cette spécificité,
00:06:54il y a une culture,
00:06:55il y a une langue alsacienne
00:06:55qui est une langue germanique,
00:06:56il y a des traditions,
00:06:57il y a un savoir,
00:06:57c'est une région formidable,
00:06:59ce sont des citoyens exemplaires,
00:07:00il n'y a pas plus patriote que les Alsaciens,
00:07:02voilà,
00:07:03et ils ne se trouvaient pas très à l'aise
00:07:04avec les Champenois et les Lorrains
00:07:05pour lesquels on a beaucoup d'admiration et d'affection,
00:07:07mais nous trouvons légitime,
00:07:09et bien que l'Alsace retrouve son entité territoriale
00:07:11dans une administration républicaine,
00:07:13et puis peut-être qu'elle aura peut-être un jour un statut.
00:07:14Rappelons juste qu'il y a eu un référendum
00:07:16pour la fusion des départements,
00:07:18mais comme Colmar avait peur de passer
00:07:19sous le joug de Strasbourg,
00:07:21le référendum avait été repoussé par les Alsaciens.
00:07:23Aujourd'hui, on retrouve la légitimité historique,
00:07:25la République se porte bien,
00:07:26et les Jacobins n'ont qu'à aller boire une bière,
00:07:30et puis manger de la saucisse de Strasbourg,
00:07:32s'ils ne sont pas contents.
00:07:34Les Jacobins, nous, pour l'instant,
00:07:36à Sud Radio,
00:07:37je ne dis pas qu'on est Girondins,
00:07:38mais on est quand même sensibles aux identités régionales,
00:07:40aux particularismes locaux,
00:07:42et nous sommes des citoyens de la République,
00:07:44et de fervents patriotes,
00:07:45nous donnerons notre vie sur la patrie,
00:07:46pas besoin du général Mandon
00:07:47pour aller se faire tuer pour la France.
00:07:49Merci, je vous en prie.
00:07:49Et on aime la bière et la saucisse.
00:07:51Vous restez bien avec nous sur Sud Radio,
00:07:52on est en direct jusqu'à 14h,
00:07:54je vous propose de disserter sur une question,
00:07:56l'écologie est-elle de gauche,
00:07:57voire d'extrême gauche ?
00:07:58On en parle en direct dans un instant
00:08:00avec François Devoyer,
00:08:01n'hésitez pas à nous appeler au 0826 300 300.
00:08:04A tout de suite.
00:08:11L'écologie est-elle de gauche,
00:08:13voire d'extrême gauche ?
00:08:14Depuis plusieurs années,
00:08:15Europe Ecologie Les Verts
00:08:16s'en est attribué le monopole,
00:08:17mais c'est aussi parce que la droite
00:08:18lui a laissé le champ libre.
00:08:20C'est sans compter les innombrables lobbies,
00:08:22une influence ingérable
00:08:23dont on va parler aujourd'hui
00:08:24avec un chef d'entreprise du secteur agricole.
00:08:26Il est également journaliste
00:08:27pour la revue Élément.
00:08:28Bonjour François Devoyer.
00:08:30Bonjour, bonjour Maud, bonjour Péricault.
00:08:31Bonjour François Devoyer,
00:08:33merci d'être en direct et en studio.
00:08:34ici sur Sud Radio.
00:08:36J'aime bien la façon dont Maud vous a présenté.
00:08:38Chef d'entreprise dans le secteur agricole,
00:08:40ça veut dire qu'on peut être à la fois paysan
00:08:42et on est quand même un entrepreneur.
00:08:43Exactement.
00:08:44Et c'est tout l'enjeu du débat agricole français.
00:08:46La loi d'agroécologie de Stéphane Neufolle
00:08:47prévoyait en disant
00:08:48attention, c'est quand même des chefs d'entreprise,
00:08:50il y a des enjeux économiques.
00:08:51Le durable, oui,
00:08:52mais il faut que ce soit rentable.
00:08:53Rentable et durable, voilà.
00:08:54Tout à fait.
00:08:55Et donc, aujourd'hui,
00:08:57l'écologie est au cœur de ce débat,
00:08:59on s'en est emparé,
00:09:00c'est devenu une idéologie,
00:09:01une source de conflits,
00:09:03des anathèmes sur les paysans
00:09:04qui sont des pollueurs,
00:09:05d'autres qui sont au contraire
00:09:06des défenseurs un peu idéologues,
00:09:07selon les syndicats auxquels ils appartiennent,
00:09:09de la nature absolue,
00:09:11mais la nature, elle est méchante,
00:09:12elle est cruelle,
00:09:12c'est pas quelqu'un de gentil.
00:09:14Donc voilà,
00:09:14je voudrais faire le point avec vous,
00:09:16j'allais dire,
00:09:17le bon sens,
00:09:18équilibrer le bon sens paysan.
00:09:20Est-ce qu'on peut être chef d'entreprise
00:09:21et en même temps un paysan à part entière
00:09:23qui cultive la terre,
00:09:24qui élève des animaux ?
00:09:25Et est-ce que, aujourd'hui,
00:09:27l'écologie, finalement,
00:09:29c'est plutôt une valeur de préservation,
00:09:32de conservation,
00:09:33de transmission ?
00:09:34Or, elle est aux mains,
00:09:35sur le plan politique,
00:09:36elle est aux mains de parquis très à gauche,
00:09:38très idéologisé.
00:09:39Où est le juste milieu ?
00:09:41Ah, il est toujours délicat à trouver.
00:09:43Qu'est-ce qu'un vrai écologiste ?
00:09:45Est-ce qu'il a une couleur politique ?
00:09:46J'ai une formule,
00:09:48l'écologie est de droite
00:09:49quand elle protège un héritage
00:09:51et elle est de gauche
00:09:52quand elle combat une prédation.
00:09:53Elle devrait être de gauche
00:09:56et de droite, naturellement,
00:09:57elle devrait faire
00:09:58plus qu'aucun autre sujet
00:10:00compromis et consensus.
00:10:02L'ennui, c'est qu'elle a été captée,
00:10:03l'écologie,
00:10:05ce souci de la nature,
00:10:07finalement, a été capté
00:10:08dans les années 70
00:10:09par la gauche politique
00:10:11et a été, finalement,
00:10:14stérilisée,
00:10:15rapetissée
00:10:15et globalisée à la fois.
00:10:17C'est-à-dire qu'on l'a transformée
00:10:18en monstre
00:10:19et on se retrouve aujourd'hui
00:10:20avec une droite
00:10:21qui a abandonné totalement
00:10:22le champ de l'écologie
00:10:24à la gauche.
00:10:26Sur quelle base ?
00:10:26Le progrès industriel
00:10:27est une démarche capitalistique ?
00:10:29Exactement.
00:10:30Donc, le capitalisme,
00:10:31c'est l'ennemi de l'écologie
00:10:33puisque c'est lui
00:10:34qui pollue avec l'industrie
00:10:35et qui transforme
00:10:36nos campagnes en usines.
00:10:37Donc, l'écologie est de gauche.
00:10:38Tout à fait.
00:10:38Et bien, c'est un sophisme.
00:10:39Et la droite s'est contentée
00:10:40de gérer les externalités négatives.
00:10:43C'est-à-dire,
00:10:43on gère les pollutions,
00:10:44les dégâts,
00:10:45mais on ne pense pas,
00:10:46et en particulier,
00:10:47je pense qu'une planification
00:10:49serait nécessaire
00:10:49si on pense à l'agriculture,
00:10:51on ne pense pas au temps long,
00:10:53on ne pense pas justement
00:10:53à la préservation du patrimoine,
00:10:56des paysages,
00:10:56à la beauté tout simplement
00:10:58parce que c'est peut-être là
00:10:59la source de toute écologie,
00:11:00c'est la sensibilité littéraire
00:11:02et esthétique
00:11:03à la contemplation de la nature.
00:11:05Pourtant, vous vous souvenez,
00:11:06vous êtes jeune.
00:11:07Moi, j'étais gamin en 1974,
00:11:08il y avait René Dumont,
00:11:09un des premiers candidats écologistes
00:11:11à la présidentielle.
00:11:12Tout à fait.
00:11:12Voilà, il faisait son allocution
00:11:15de campagne électorale,
00:11:16assis sur une table,
00:11:17il y avait une pomme,
00:11:18et puis ensuite,
00:11:19on a eu le premier leader politique
00:11:20qui a vraiment marqué le piste,
00:11:21qui était Brice Lalonde,
00:11:23qui n'était pas à gauche,
00:11:25il était centre droit,
00:11:26il est toujours là,
00:11:26d'ailleurs,
00:11:27on va le recevoir
00:11:29le 15 avril,
00:11:31Sud Radio organise
00:11:31le printemps,
00:11:32le printemps de la planète,
00:11:34et il viendra témoigner
00:11:34des débuts de l'écologie politique
00:11:36pour constater
00:11:37qu'elle est allée peut-être
00:11:38un peu au-delà
00:11:38de sa vocation initiale.
00:11:40J'écouterai attentivement
00:11:41et vous parlez de 1974,
00:11:43on oublie souvent
00:11:44qu'avant même 1974,
00:11:46il existait une écologie politique
00:11:48qui était portée
00:11:49par des hommes de droite.
00:11:50Je pense en particulier
00:11:51au discours de Chicago
00:11:52de Georges Pompidou.
00:11:54Absolument.
00:11:55Avec une citation
00:11:57véritablement sublime
00:11:58qui pour moi devrait être
00:11:59le manifeste écologique
00:12:01de l'ensemble des partis politiques
00:12:03en France.
00:12:03« L'emprise de l'homme
00:12:04sur la nature
00:12:05est devenue telle
00:12:06qu'elle comporte
00:12:07le risque de destruction
00:12:08de la nature elle-même.
00:12:11Elle est, la nature,
00:12:12un cadre précieux et fragile
00:12:13qu'il importe de protéger.
00:12:14La formule est superbe
00:12:16pour que la terre
00:12:17demeure habitable à l'homme. »
00:12:19Bien sûr.
00:12:19« Pour que la terre
00:12:19demeure habitable à l'homme. »
00:12:21Et du coup,
00:12:21je me souviens avant lui,
00:12:22le général de Gaulle
00:12:23au discours de Bayer en 1946,
00:12:25une seule phrase
00:12:26« Et surtout,
00:12:27veillons à préserver
00:12:28notre bonne vieille mère,
00:12:29la terre. »
00:12:30Il avait déjà conscience
00:12:31que le progrès industriel
00:12:32pouvait mettre
00:12:33la ressource
00:12:33pour mettre l'environnement
00:12:34en danger.
00:12:35On en est où aujourd'hui ?
00:12:36Alors, il y a des partis politiques,
00:12:38il y a des partis écologiques,
00:12:39ils ont fait quelques triomphes,
00:12:40ils ont conquis
00:12:41des grandes villes de France
00:12:42et finalement,
00:12:43quand on les entend bien,
00:12:45on parle rarement
00:12:46de pâquerettes,
00:12:48de fulgés...
00:12:48On ne parle jamais d'écologie,
00:12:49ces gens ne parlent pas...
00:12:50On parle de droits sociaux,
00:12:51on parle d'immigration,
00:12:52on parle de conquête sociale,
00:12:53on parle de conflits,
00:12:54on parle de fascisme,
00:12:55on parle de...
00:12:56C'est terrible.
00:12:57Exactement.
00:12:57Mais pourquoi la droite
00:12:58ne réagit-t-elle pas dans ce cas ?
00:13:00Elle ne s'empare-t-elle pas du sujet ?
00:13:02En fait,
00:13:03elle refuse d'entendre
00:13:04qu'il y a un enjeu climatique,
00:13:06il y a un enjeu environnemental,
00:13:08il y a un enjeu en termes de biodiversité,
00:13:10de pollution.
00:13:11Cet enjeu est absolument...
00:13:13Il dépasse tous les clivages.
00:13:15Exactement,
00:13:16il devrait dépasser tous les clivages.
00:13:17Ensuite,
00:13:17on peut avoir une approche
00:13:18plutôt conservatrice
00:13:19ou plutôt progressiste.
00:13:21Et face à cet enjeu,
00:13:22justement,
00:13:22il y a un déni de la droite
00:13:24qui laisse finalement
00:13:26la nature être mutilée,
00:13:28tout comme...
00:13:28Et vraiment,
00:13:29c'est un déni pour moi
00:13:30un miroir,
00:13:30un déni semblable
00:13:31à celui de la gauche
00:13:32sur les questions migratoires
00:13:33et démographiques.
00:13:34C'est très intéressant
00:13:35de voir que les raisonnements
00:13:37sont les mêmes.
00:13:38Ça s'appelle des tabous.
00:13:39Ça s'appelle des tabous.
00:13:40Exactement.
00:13:41Et la droite
00:13:42a transformé l'écologie
00:13:43en tabou.
00:13:44Elle ne veut pas s'en occuper.
00:13:45Elle ne veut pas en parler
00:13:46ou alors vraiment
00:13:47de manière très,
00:13:47très accessoire,
00:13:48très superficielle.
00:13:50En privé,
00:13:50les élus de gauche
00:13:51vous avouent très volontiers
00:13:52qu'il y a un problème
00:13:53avec l'immigration
00:13:53et avec la délinquance.
00:13:54Tout à fait.
00:13:55En faisant quelquefois
00:13:55un lien de l'un à l'autre.
00:13:57À droite,
00:13:57les responsables vous disent
00:13:58bien sûr qu'il faut prélever
00:14:00les cultures,
00:14:01bien sûr,
00:14:01mais c'est essentiel.
00:14:03On a besoin
00:14:03de produits phytosanitaires
00:14:04pour certains types
00:14:05d'agriculteurs
00:14:06qu'il faut exporter
00:14:07où la productivité
00:14:11si on veut préserver
00:14:11la source pour les générations
00:14:12à venir.
00:14:13Il faut faire attention.
00:14:14Mais ça reste
00:14:14de la conversation privée.
00:14:15Pour le reste,
00:14:16c'est du tabou.
00:14:16Parce qu'ils estiment
00:14:17que ce n'est pas opérant
00:14:19électoralement.
00:14:19Ce n'est pas utile.
00:14:20Ça ne leur fait pas
00:14:21gagner de voix.
00:14:22Heureusement qu'on ne fait pas...
00:14:24Il n'y a pas de droite écolo
00:14:24à aller chercher.
00:14:25À l'heure actuelle,
00:14:26elle est infinitésimale.
00:14:29Si ce n'est que
00:14:30les électeurs écologistes
00:14:31qui votent écologique,
00:14:33Europe Écologie,
00:14:34les Verts,
00:14:34depuis longtemps,
00:14:35se rendent compte
00:14:36que, j'allais dire,
00:14:37la mission,
00:14:38la dimension écologique
00:14:39de ce parti politique
00:14:39est assez réduite
00:14:40et que, finalement,
00:14:41ils s'en retournent.
00:14:42Et là, les écologistes
00:14:43sont en train de perdre
00:14:43de la voix
00:14:44parce qu'ils ne font plus
00:14:44de l'écologie.
00:14:46Ils font la politique
00:14:46de gauche.
00:14:48François de Voyon
00:14:49va appliquer
00:14:49les lois agricoles.
00:14:51Stéphane Folle,
00:14:52en 2014,
00:14:52la loi d'avenir,
00:14:53c'était une loi
00:14:54sur l'agroécologie.
00:14:55C'était un ministre
00:14:55de gauche socialiste.
00:14:56Il a fait la totalité
00:14:57du quinquennat
00:14:58de François Hollande.
00:14:59C'était un ingénieur agronome.
00:15:00C'est un ingénieur agronome.
00:15:02Il a mis en place
00:15:02cette loi
00:15:03qui avait été votée
00:15:04très consensuellement
00:15:05à l'Assemblée nationale
00:15:05en septembre 2014
00:15:06où il disait bien
00:15:07l'agroécologie,
00:15:09bien sûr,
00:15:09il faut préserver
00:15:10l'environnement
00:15:10mais n'oublions pas
00:15:11que les agriculteurs
00:15:12ce sont d'abord
00:15:13des hommes d'entreprise
00:15:14qui connaissent
00:15:15des agricultrices,
00:15:15des hommes d'entreprise.
00:15:16Donc, il faut concilier
00:15:17le durable
00:15:18avec le rentable.
00:15:19C'était ça la prise.
00:15:20Et là, la loi
00:15:21d'Anne Gennevar
00:15:21et la prochaine loi
00:15:22qui va sortir
00:15:23plus les lois du plomb,
00:15:24on envoie totalement
00:15:25la poubelle.
00:15:26Je vous disais tout à l'heure
00:15:27en rentaine,
00:15:28on jette le bébé
00:15:28et que l'on dit
00:15:29oui, il faut peut-être
00:15:30rétablir un peu
00:15:30les équilibres.
00:15:31Il y a des produits
00:15:32phytocénitiens
00:15:32dont on a besoin
00:15:33pour certains types
00:15:34de cultures
00:15:35mais on ne peut pas
00:15:36comme ça se débarrasser
00:15:37de 20 ans
00:15:38de conquête environnementale
00:15:39et les jeter à la poubelle.
00:15:40Et puis, c'est un manque
00:15:42d'ambition absolument effarant
00:15:44face à la crise agricole
00:15:45et vous le savez mieux,
00:15:46personne qui est tragique
00:15:47aujourd'hui.
00:15:48On va sans doute
00:15:49connaître la troisième année
00:15:50pour la majorité
00:15:52des exploitations
00:15:52de déficits
00:15:53ou en tout cas
00:15:54d'angoisse permanente.
00:15:55Là, je connais
00:15:56des agriculteurs
00:15:56qui préfèrent
00:15:58au bout du rouleau
00:16:00et qui là
00:16:01réfléchissent
00:16:02à laisser leur exploitation
00:16:03en friche
00:16:03l'année prochaine
00:16:04parce que l'inconnu
00:16:05est tel sur le prix
00:16:06des intrants,
00:16:07des engrais
00:16:08qui soient phosphatés
00:16:09ou azotés
00:16:09qu'ils hésitent même
00:16:11à travailler leur terre
00:16:12l'année prochaine.
00:16:13Vous rendez compte
00:16:13du symbole ?
00:16:14C'est tragique.
00:16:15On va cesser d'exploiter la terre
00:16:16parce qu'on n'est pas sûr
00:16:17de vendre nos produits
00:16:17au moment où nous savons
00:16:19que pour la première fois
00:16:19la France a importé
00:16:21plus de produits alimentaires
00:16:22de l'étranger
00:16:23qu'elle en a produits
00:16:23sur son sol
00:16:24alors qu'elle a
00:16:24toutes les capacités.
00:16:26Pour utiliser
00:16:27une expression paysanne
00:16:27on marche bien cul
00:16:28par-dessus tête.
00:16:29Et dire qu'on était
00:16:31le grenier de l'Europe
00:16:32pendant des siècles même
00:16:34puisque dès le 18ème siècle
00:16:35c'était la grande puissance française
00:16:37c'était celle de pouvoir
00:16:38nourrir ses habitants
00:16:39mais exporter par ailleurs
00:16:40et en faire une richesse.
00:16:42Il y avait d'ailleurs
00:16:43sur le plan agricole
00:16:44mais également
00:16:45parce qu'on l'oublie souvent
00:16:46mais sur le plan forestier
00:16:47une gestion de très long terme
00:16:49je veux dire
00:16:49la forêt de Troncet
00:16:50ou la forêt de Rambouillet
00:16:51elles ont été protégées
00:16:53et plantées en futé de chêne
00:16:54déjà au 17ème siècle
00:16:56à l'époque de Colbert.
00:16:57Des chefs-d'oeuvre
00:16:57des monuments naturels
00:16:58qui font partie
00:16:59des gloires de la France.
00:17:00Parce qu'en Europe
00:17:00et c'est le problème
00:17:02d'ailleurs de l'influence
00:17:02de l'écologie américaine
00:17:04nous avons une vieille histoire
00:17:06de paysages transformés
00:17:08apprivoisés par l'homme.
00:17:10En Europe
00:17:10l'écologie est un combat
00:17:12qui a des allures
00:17:13d'accouplement
00:17:13entre l'homme et la nature.
00:17:15Ce n'est pas du tout le cas
00:17:15de l'autre côté de l'Atlantique.
00:17:17En France
00:17:17nous n'avons que deux
00:17:18microscopiques forêts primaires.
00:17:20Tout le reste du paysage
00:17:21a été façonné par l'homme
00:17:22depuis le néolithique.
00:17:23On le voit sur les débats
00:17:24sur les rivières.
00:17:24Les écologistes veulent réguler.
00:17:26On casse les déversoirs,
00:17:28on casse les moulins.
00:17:29Il faut retrouver,
00:17:30il faut redonner au cours
00:17:31de la rivière
00:17:31son passé naturel
00:17:33tel qu'à l'air secondaire.
00:17:34C'est-à-dire un petit ruisseau
00:17:35en été,
00:17:35un torrent en hiver.
00:17:36Et c'est précisément
00:17:37le fait qu'on ait fait
00:17:38des barrages
00:17:38tous les deux kilomètres
00:17:39et des moulins.
00:17:39Ça a créé ce paysage
00:17:41et cet environnement.
00:17:42Exactement.
00:17:43Les rivières,
00:17:43les chemins de Halage
00:17:44ont disparu.
00:17:45Les bords de rivières
00:17:46aujourd'hui sont livrés
00:17:47à la broussaille
00:17:48et c'est triste pour tout le monde.
00:17:50Moins de reflire.
00:17:50François Levé,
00:17:51vous parliez tout à l'heure
00:17:51du déni de la droite
00:17:52au sujet de l'écologie
00:17:53parce que la question de base
00:17:56de cet entretien
00:17:57c'est l'écologie est-elle de gauche ?
00:17:59La gauche,
00:17:59est-ce qu'elle n'a pas fait
00:18:00de l'écologie
00:18:00une espèce de symbolisme ?
00:18:02Est-ce qu'elle ne traite pas
00:18:02l'écologie comme un symbole
00:18:03et est-ce que finalement
00:18:04ça n'a pas transformé
00:18:05l'écologie en écologisme
00:18:06qui a tué l'écologie
00:18:08dans le débat public
00:18:08et dans le débat politique ?
00:18:10Tout à fait,
00:18:10c'est un totem
00:18:11et surtout elle se l'est appropriée.
00:18:12Elle dénie à tout autre
00:18:14qu'elle-même
00:18:15de pouvoir évoquer le sujet
00:18:17et surtout elle considère
00:18:19que justement
00:18:19comme le disait Perico,
00:18:21le fait de réfléchir
00:18:22à une entreprise durable
00:18:23quand on parle d'agriculture
00:18:24ça n'est pas simplement
00:18:26le paysan boulanger
00:18:27qui vit sur une micro-surface.
00:18:29Il vit de son travail le paysan.
00:18:30Exactement.
00:18:31Il a besoin de vivre de son travail.
00:18:32Et de faire des bénéfices
00:18:33au long terme.
00:18:35Le mot bénéfice
00:18:36est une affreuse insulte
00:18:37aux yeux de la gauche
00:18:38écologique actuelle.
00:18:39C'est tout de même dramatique
00:18:41de ne pas raisonner
00:18:42surtout.
00:18:43On devrait pouvoir
00:18:44en France
00:18:44on aurait cette culture
00:18:46de raisonner sur le long terme.
00:18:47C'est ce qui nous manque aussi.
00:18:49Je vais vous citer
00:18:49un exemple étonnant
00:18:50mais la Chine aujourd'hui
00:18:52est un exemple à suivre
00:18:53sur bien des sujets
00:18:54en matière d'écologie.
00:18:55Ça peut sembler
00:18:56aberrant.
00:18:56Oui, ça peut être surprenant.
00:18:57Ils ont tout étudié.
00:18:58Le travail effectué
00:18:59est hallucinant.
00:19:00Exactement.
00:19:01Mais parce qu'ils ont
00:19:01le temps long
00:19:02et c'est ce qui nous manque.
00:19:03C'est sûr qu'on voit
00:19:04en agriculture
00:19:05les lois sont détricotées
00:19:06aussitôt qu'elles sont votées.
00:19:07Elles sont des micro-mesures.
00:19:09C'était le cas
00:19:09de la loi Duplomb
00:19:10qui n'est franchement
00:19:12pas à la hauteur des enjeux.
00:19:13Qui parle de la formation
00:19:14des agriculteurs ?
00:19:15Ça prend un temps fou.
00:19:16Moi j'ai été
00:19:17bachelier agricole
00:19:18il y a deux ans.
00:19:19Je vous assure
00:19:19qu'il me faudra encore
00:19:20plusieurs années
00:19:20pour me former
00:19:21à être réellement agriculteur.
00:19:23Un peu comme le numerus clausus
00:19:24des médecins.
00:19:25Vous savez,
00:19:25on s'est rendu compte
00:19:2620 ans après
00:19:26ça prend un petit peu de temps
00:19:28de former un médecin.
00:19:29C'est la même chose
00:19:30pour l'agriculture.
00:19:30On va perdre la moitié
00:19:31de nos agriculteurs demain
00:19:32pour les reformer.
00:19:34Et pour les reformer
00:19:34malheureusement
00:19:35l'ILA ne suffira pas.
00:19:36Il faut des hommes.
00:19:37C'est un des rares domaines
00:19:39où l'humain restera
00:19:40au cœur des exploitations.
00:19:41Alors qu'on a en France
00:19:42une science agricole prodigieuse
00:19:43qui s'appelle l'agronomie
00:19:44avec des ingénieurs agronomes
00:19:46qui sont absolument exceptionnels.
00:19:48Mais vous savez
00:19:49François de Voyer
00:19:49quand on a un écologiste
00:19:51qui voit un paysan
00:19:51qui gagne de l'argent
00:19:52c'est suspect.
00:19:53Un paysan
00:19:54s'il respecte l'environnement
00:19:55il doit être pauvre.
00:19:56Ils ont du mal
00:19:57à comprendre
00:19:57qu'on peut à la fois
00:19:58respecter l'environnement
00:19:59et gérer son entreprise
00:20:00de façon positive.
00:20:01Et pour cela
00:20:02il faut s'adapter au terroir
00:20:03c'est-à-dire qu'il est naturel
00:20:04dans les grandes plaines
00:20:05de la Beauce
00:20:06qui existent depuis
00:20:06déjà Rabelais
00:20:07on parlait
00:20:08de ses sauts de plat
00:20:08très fertiles
00:20:10comme est Beauce
00:20:11c'est ce qu'il dit
00:20:11à sa jument
00:20:12quand il traverse
00:20:12ce paysage
00:20:14et bien
00:20:15on devrait pouvoir accepter
00:20:17qu'il y a une agriculture
00:20:18en France
00:20:18qui est productiviste
00:20:19qui exporte
00:20:20et qui forcément
00:20:21emploie de la chimie
00:20:23des intrants
00:20:23une agriculture biologique
00:20:26j'allais dire
00:20:27exceptionnelle
00:20:28en termes de qualité
00:20:29de production
00:20:29et puis une agriculture
00:20:31intermédiaire
00:20:31qu'il faut aider
00:20:32parce que c'est aussi
00:20:33le gros mot
00:20:33on est passé
00:20:34de 44% de subventions
00:20:36au niveau de l'OCDE
00:20:37à l'agriculture
00:20:39à 25%
00:20:41de la valeur agricole
00:20:43et en fait
00:20:44contrairement à ce
00:20:44qu'imaginent les gens
00:20:45les agriculteurs opéens
00:20:46sont très peu aidés
00:20:47un agriculteur français
00:20:49est aidé
00:20:49trois fois moins
00:20:50qu'un norvégien
00:20:50deux fois moins
00:20:51qu'un suisse
00:20:51est presque
00:20:5320 ou 30%
00:20:54de moins
00:20:54qu'un américain
00:20:54la raison de plus
00:20:55qui retrouve son espoir
00:20:57et son énergie
00:20:57dans le marché intérieur
00:20:58merci François Devoyer
00:20:59d'avoir été aujourd'hui
00:21:00sur Sud Radio
00:21:00d'avoir témoigné
00:21:01sur ce produit
00:21:02d'engagement
00:21:03en disant attention
00:21:04l'écologie ne fait pas
00:21:05forcément du bien
00:21:05à l'agriculture
00:21:06merci Perico
00:21:07vous restez bien avec nous
00:21:08sur Sud Radio
00:21:09on est ensemble
00:21:09jusqu'à 14h
00:21:10dans un instant
00:21:11les perles
00:21:11et vos appels
00:21:12au 0826 300 300
00:21:13à tout de suite
00:21:16Sud Radio
00:21:17la France
00:21:18dans tous ses états
00:21:19les perles du jour
00:21:20face à la hausse
00:21:21des arrêts maladie
00:21:22le conseil de l'assurance maladie
00:21:24appelle le gouvernement
00:21:24à trouver des solutions
00:21:26consensuelles
00:21:26qu'est-ce que ça veut dire ?
00:21:28les solutions consensuelles
00:21:29ça veut dire que
00:21:30le gouvernement
00:21:31demande aux instances
00:21:34tout simplement
00:21:34de bien penser
00:21:37qu'est-ce qu'un arrêt maladie
00:21:38les conséquences
00:21:39est-ce que c'est toujours justifié
00:21:40le corps médical
00:21:41est-ce qu'il doit donner
00:21:42des arrêts maladie
00:21:43de façon aussi catégorique
00:21:44et ensuite
00:21:46je pense qu'inévitablement
00:21:47on arrivera à un moment donné
00:21:48sur la rétribution
00:21:49le temps de l'indemnité
00:21:50de l'arrêt maladie
00:21:51et surtout
00:21:53des codes
00:21:53des codes
00:21:54j'allais dire
00:21:55médicaux
00:21:56qui font qu'avant
00:21:57de
00:21:58avant
00:21:58de donner un arrêt maladie
00:22:00on sait que c'est un débat
00:22:02énorme
00:22:02aujourd'hui
00:22:03dans la société française
00:22:03au niveau du social
00:22:04parce qu'on considère
00:22:05quelquefois
00:22:06il y a des arrêts maladie
00:22:07on ne va pas dire
00:22:08on ne va pas parler de fraude
00:22:09on ne va pas parler d'abus
00:22:10mais quelquefois
00:22:11qui vont au-delà
00:22:13de ce que
00:22:13de ce que
00:22:14la raison
00:22:16suggère
00:22:16il y a beaucoup de gens
00:22:17qui se mettent systématiquement
00:22:18en arrêt maladie
00:22:19dès qu'il y a un problème
00:22:20aujourd'hui
00:22:21nous sommes des choses fragiles
00:22:22les susceptibilités
00:22:24le travail est devenu
00:22:26de plus en plus éprouvant
00:22:26les patrons sont
00:22:27de plus en plus difficiles
00:22:28donc on est vite déprimé
00:22:30et donc
00:22:31les arrêts maladie
00:22:32se multiplient
00:22:34un peu comme
00:22:35une solution sociale
00:22:37j'échappe au monde
00:22:38et je me mets en arrêt maladie
00:22:39souvent les gens vous le disent
00:22:40parce que c'est comme ça
00:22:41je vais me mettre en arrêt maladie
00:22:42comme s'ils avaient la certitude
00:22:43il y a la facilité
00:22:44de se mettre en arrêt
00:22:44et puis il y a des gens
00:22:45qui en ont vraiment besoin
00:22:46voilà
00:22:46donc de façon consensuelle
00:22:49ça veut dire qu'il va y avoir
00:22:50sans parler d'état généraux
00:22:51mais probablement
00:22:52des tables rondes
00:22:53et on essaiera
00:22:53de faire en sorte
00:22:54que l'arrêt maladie
00:22:55devienne le plus exceptionnel possible
00:22:56et ne soit
00:22:58accordé
00:22:59que sur une situation médicale
00:23:00totalement établie
00:23:02le débat est ouvert
00:23:05un conflit de voisinage
00:23:06s'éternise
00:23:07depuis plus de deux ans
00:23:08à cause d'un chat
00:23:09miaou
00:23:10l'affaire de Rémi le chat
00:23:11touche à sa fin
00:23:12depuis plus de deux ans
00:23:14à Agde
00:23:14dans l'Hérault
00:23:15il défrait la chronique judiciaire
00:23:17ce chat roux
00:23:18fait l'objet d'un litige
00:23:19entre sa propriétaire
00:23:20une enseignante retraité
00:23:21et son voisin
00:23:22un artiste peintre
00:23:23le voisin dénonce
00:23:24des intrusions répétées
00:23:25du félin sur son terrain
00:23:26et des dégradations
00:23:27y compris à l'intérieur
00:23:28de sa maison
00:23:28alors le 17 janvier 2025
00:23:30la propriétaire
00:23:32avait été condamnée
00:23:32à empêcher son chat
00:23:33de pénétrer sur la propriété
00:23:34de son voisin
00:23:35sous peine d'une astreinte
00:23:36de 30 euros par jour
00:23:37elle a également été condamnée
00:23:39à verser 450 euros
00:23:40de dommages et intérêts
00:23:41et figurez-vous que mardi
00:23:42le tribunal judiciaire
00:23:44de Béziers
00:23:44a finalement ramené
00:23:46à 100 euros
00:23:46la somme à verser
00:23:47ça fait cher
00:23:48la balade chez le voisin
00:23:49alors voilà une affaire
00:23:50qui a pris des proportions
00:23:51insensées
00:23:52mais c'est toujours mieux
00:23:53qu'un coup de fusil
00:23:54trouvez pas ?
00:23:55bah écoutez
00:23:56j'espère que ça va s'en sentir là
00:23:57mais sinon le chat
00:23:58peut finir à la casserole aussi
00:24:00c'est compliqué
00:24:00vous pouvez pas interdire
00:24:01à moins de l'enfermer
00:24:02mais ça arrive
00:24:03chez tellement de personnes
00:24:04nous à la campagne
00:24:06c'est pareil
00:24:06on va pas porter plainte
00:24:08parce qu'il y a un chat
00:24:09qui vient chez nous
00:24:09c'est un drame ancien
00:24:10c'est la mère Michèle
00:24:11qui a perdu son chat
00:24:12et le père Hustukry
00:24:13qui lui a répondu
00:24:14la mère Michèle
00:24:15ton chat n'est pas perdu
00:24:15en fait il est en train
00:24:16de bouillir dans la casserole
00:24:17voilà
00:24:18en France
00:24:19les écoles, collèges et lycées
00:24:21vont perdre 1,7 million d'élèves
00:24:23d'ici une dizaine d'années
00:24:24Péricault
00:24:25d'ici 2035
00:24:26l'école va devoir s'adapter
00:24:271,7 million d'élèves
00:24:29en moins
00:24:30ça veut dire des enfants en moins
00:24:31bah oui
00:24:31ça suit la démographie
00:24:32ça veut donc dire
00:24:33suppression de postes de professeurs
00:24:35et suppression de classes
00:24:36traumatisme
00:24:37dans l'éducation nationale
00:24:39il va falloir s'adapter
00:24:41rien que dans le département
00:24:43de la Seine-Saint-Denis
00:24:45il va y avoir 284 classes en moins
00:24:48d'ici 2035
00:24:50voilà
00:24:51et des postes d'enseignants en moins
00:24:53donc des emplois en moins
00:24:54est-ce que l'éducation nationale
00:24:55pourra continuer à faire face
00:24:57à sa mission éducative
00:24:59avec des enseignants en moins
00:25:02en même temps effectivement
00:25:03si la population scolaire se réduit
00:25:06est-ce que les classes vont être
00:25:07un petit peu plus petites
00:25:08avec moins d'élèves
00:25:08voilà
00:25:09il faut repenser à tout ça
00:25:11c'est pas facile
00:25:12parce que ce ministère
00:25:12est toujours confronté
00:25:14à des gestions de personnel
00:25:15à des crises évidemment
00:25:16parce que c'est un métier difficile
00:25:18c'est un métier éprouvant
00:25:19et là en plus
00:25:20il faut aussi supprimer des postes
00:25:21on sait la susceptibilité
00:25:22des syndicats français
00:25:23des syndicats d'enseignants
00:25:25donc voilà
00:25:25le futur ministre
00:25:26de l'éducation nationale
00:25:27qui sortira
00:25:28du gouvernement de 2027
00:25:30aura à mon avis
00:25:31beaucoup de pain sur la planche
00:25:32c'est un sujet épineux
00:25:33surtout l'école de la république
00:25:34c'est essentiel
00:25:35qu'on ne se plante pas
00:25:36une fois plus
00:25:36toutes les réformes
00:25:37qui ont été menées
00:25:38jusqu'à présent
00:25:38ont été catastrophiques
00:25:39les études PISA
00:25:40c'est l'effondrement total
00:25:41il y a des spécialistes
00:25:43qui vous disent
00:25:43que c'est devenu la fabrique du crétin
00:25:45espérons que cette réduction
00:25:46démographique permettra
00:25:47de redistribuer les cartes
00:25:49et de mettre les points
00:25:49sur les i
00:25:51Début novembre
00:25:52un banquet du canon français
00:25:54avait été annulé
00:25:54sous pression de l'extrême gauche
00:25:56en Ile-et-Vilaine
00:25:56et ça pourrait se reproduire
00:25:58à Caen dans quelques jours
00:25:59c'est quoi le canon français
00:26:00Péricault ?
00:26:01Le canon français
00:26:01est une initiative
00:26:02qui est faite
00:26:03par les amis
00:26:04de Pierre-Edouard Sterrin
00:26:05qui est un milieu
00:26:06conservateur catholique
00:26:08voilà
00:26:08les gens disent
00:26:09c'est l'extrême droite
00:26:09c'est tout simplement
00:26:10des jeunes
00:26:11qui se rassemblent
00:26:12et qui ont envie de célébrer
00:26:13le patrimoine
00:26:14alimentaire français
00:26:15territorial
00:26:16régional
00:26:17on boit du vin
00:26:18on mange du pâté
00:26:18voilà
00:26:19on se met à Béret
00:26:20et on fait travailler
00:26:21les artisans locaux
00:26:22et on met en valeur
00:26:24le patrimoine local
00:26:24on fait travailler
00:26:25les artisans locaux
00:26:26c'est tout à fait sympathique
00:26:27c'est pas une dérive
00:26:28c'est pas un meeting politique
00:26:30voilà
00:26:30c'est des gens
00:26:31qui croient en des valeurs
00:26:31qui ont une certaine idée
00:26:32de la France
00:26:33qui font du mal à personne
00:26:34on ne fustige personne
00:26:35et on se rassemble
00:26:36pour partager
00:26:37dans un moment de convivialité
00:26:38et d'amitié
00:26:39les gloires alimentaires
00:26:41traditionnels
00:26:41du terroir français
00:26:42donc voilà
00:26:43il y a des susceptibilités
00:26:44alors à Perpignan
00:26:45vous vous souvenez
00:26:47Indochine
00:26:47ne voulait pas y aller
00:26:48parce que la commune
00:26:49était passée
00:26:49au rassemblement national
00:26:50avec monsieur
00:26:50le Wallyu
00:26:51donc on prive
00:26:52les habitants
00:26:52de Perpignan
00:26:54d'Indochine
00:26:54et là c'est
00:26:55ah ben non
00:26:55on ne veut pas du canon
00:26:57le canon français
00:26:58mais vraiment
00:26:59pour le coup
00:26:59il n'y a jamais eu
00:27:00une seule dérive
00:27:00il n'y a pas eu
00:27:01une seule polémique
00:27:02avec le canon français
00:27:02le parti communiste
00:27:03fait une fête
00:27:03qui s'appelle
00:27:04la fête de l'humain
00:27:04tous les ans
00:27:05qui est une fête
00:27:05technologique
00:27:06tout le monde va
00:27:06la droite
00:27:07la gauche
00:27:08et tout le monde y va
00:27:09même les gens
00:27:09qui ne sont pas communistes
00:27:10on est reçus
00:27:10on fait de bien
00:27:11et bien là figurez-vous
00:27:12que le prochain canon français
00:27:13on parlait d'Alsace tout à l'heure
00:27:14et bien il aura lieu
00:27:15à Strasbourg
00:27:16c'est un bonheur
00:27:17et les Alsaciens
00:27:18sont ravis d'accueillir
00:27:19le canon français
00:27:20alors je ne sais pas
00:27:20s'ils boiront du rouge
00:27:21ils boiront peut-être
00:27:22du Gevostraminer
00:27:23du Riesling
00:27:24il y aura peut-être
00:27:25du Knack
00:27:25je crois qu'il y a
00:27:26beaucoup beaucoup
00:27:26mais oui
00:27:27alors le patrimoine
00:27:28gastronomique alsacien
00:27:29mais c'est un trésor
00:27:30absolu
00:27:31les bretzels
00:27:33écoutez un jour
00:27:33je demanderai à Patrick Roger
00:27:34et à Jean-Marie Bordry
00:27:36qu'on délocalise à Strasbourg
00:27:37mais partout
00:27:38ne faisons pas de jaloux
00:27:39et allons
00:27:41goûter tout ce qui se fait en France
00:27:42Emmanuel Galasso
00:27:43et vous
00:27:43on mettra la ville
00:27:44dans un état
00:27:45dans un drôle d'état
00:27:46ça sera Strasbourg
00:27:48dans tous ses états
00:27:48voilà
00:27:51une belle histoire
00:27:52cette fois
00:27:52avec un SDF
00:27:53embauché par l'enseigne
00:27:54devant laquelle
00:27:55il faisait la manche
00:27:56vous vous rendez compte
00:27:57il mendier
00:27:57la patronne de
00:27:58c'est un quoi
00:28:00comme boutique
00:28:01c'est un action
00:28:01c'est un action
00:28:02mais oui
00:28:02on en disait pas beaucoup
00:28:04de bien la dernière fois
00:28:05écoutez là
00:28:05c'est une belle histoire
00:28:06il mendiait quelques pièces
00:28:07on lui a donné un travail
00:28:09Ronnie
00:28:0941 ans
00:28:10vient d'être embauché
00:28:11en CDI
00:28:12au magasin Action
00:28:13de Lonaguet
00:28:14au nord de Toulouse
00:28:16après avoir fait la manche
00:28:17devant pendant des mois
00:28:18il avait déposé son CV
00:28:20à l'entrée du magasin
00:28:21et ça a payé
00:28:22il est désormais chargé
00:28:23de ranger les rayons
00:28:24parfois tenir la caisse
00:28:25bref
00:28:25un job qui responsabilise
00:28:27et qui humanise surtout
00:28:28le soir
00:28:29alors malgré tout
00:28:30Ronnie dort encore
00:28:31dans une tente
00:28:32qui est située dans le réduit
00:28:33désaffecté d'une maison abandonnée
00:28:35il cherche un logement
00:28:36donc appelle au propriétaire
00:28:37sait-on jamais
00:28:38si vous avez un logement
00:28:39à allouer à petit prix
00:28:40à Toulouse
00:28:41ou autour de Toulouse
00:28:42Ronnie vous attend
00:28:43et a besoin de vous
00:28:43c'est une histoire magnifique
00:28:45parce qu'effectivement
00:28:46les SDF sont un drame
00:28:48je crois que monsieur Macron
00:28:49à son élection en 2017
00:28:50avait dit à la fin
00:28:51de mon premier quinquennat
00:28:52plus de SDF
00:28:54il y a beaucoup de choses
00:28:54qui n'auraient pas dû disparaître
00:28:55qui ont été multipliées par 12
00:28:56il devait aussi effacer les causes
00:28:58qui faisaient que les français
00:29:00votaient pour la rassure nationale
00:29:01elles ont été multipliées par 10
00:29:03donc voilà
00:29:03en tout cas c'est cette symbolique
00:29:05formidable
00:29:05surtout de cette commerçante
00:29:07qui n'était pas obligée
00:29:08elle donne sa chance à cet homme
00:29:10finalement ça se révèle
00:29:11extrêmement positif
00:29:12alors est-ce que tous les SDF
00:29:14sont
00:29:15SDF
00:29:15sans domicile fixe
00:29:17sont-ils susceptibles
00:29:18de retrouver
00:29:18leur vie normale
00:29:20c'est pas sûr
00:29:21capable de retravailler
00:29:22c'est-à-dire qu'il y a ceux
00:29:23qui sont vraiment
00:29:24dans une situation de détresse
00:29:25absolue
00:29:26de fracture totale
00:29:27avec le monde
00:29:28et on voit bien
00:29:28ils sont pris en charge
00:29:29quelquefois
00:29:29mais il y en a quand même
00:29:30beaucoup trop en France
00:29:31et on voit que quelquefois
00:29:32c'est des situations
00:29:33qui sont intenables
00:29:34pour un pays comme
00:29:35la République française
00:29:36pour quand même
00:29:37une puissance mondiale
00:29:38et par contre
00:29:38il y en a ceux
00:29:39qui demandent qu'un petit geste
00:29:40pour se réinsérer
00:29:41dans la société
00:29:41qui sont prêts à travailler
00:29:43donc rien n'est jamais perdu
00:29:44alors
00:29:46est-ce que cet exemple-là
00:29:48pourrait servir
00:29:48aux services publics
00:29:49aux pouvoirs publics
00:29:50pour dire
00:29:51on va les examiner un par un
00:29:52et aujourd'hui
00:29:54il y a des postes
00:29:55qui ne sont pas fournis
00:29:56parce qu'il y a des travaux
00:29:56que les français
00:29:57ne veulent pas faire
00:29:57peut-être que
00:29:58si on se met autour
00:29:59d'une table
00:29:59et qu'on réfléchit
00:30:00il y a peut-être des gens
00:30:01qui sont sans domicile fixe
00:30:02qui ne demandent qu'à
00:30:03se réinsérer dans la vie normale
00:30:04et qui seraient ravis
00:30:05de trouver même un petit boulot
00:30:06enfin une activité
00:30:07qui leur rende leur dignité
00:30:08et leur honneur
00:30:09je pense qu'en France
00:30:10on pourrait réfléchir
00:30:11à cette question
00:30:11et je crois qu'il y a suffisamment
00:30:12de gens courageux
00:30:13comme cette patronne
00:30:14de magasins actions
00:30:15pour pouvoir vivre l'expérience
00:30:22Et puis le printemps
00:30:23l'enseigne française emblématique
00:30:25a annoncé hier
00:30:26la suppression
00:30:27de 229 postes en France
00:30:29On a beaucoup parlé
00:30:30ces derniers temps
00:30:31des grands magasins parisiens
00:30:33avec l'arrivée de Chine
00:30:35au bazar de l'hôtel de ville
00:30:36ils sont tous en difficulté
00:30:38là le printemps
00:30:39c'était un symbole
00:30:39ma grand-mère
00:30:40c'était le printemps
00:30:41j'avais une grande-tente
00:30:42c'était au contraire
00:30:42les Galeries Lafayette
00:30:43qui sont des institutions
00:30:44et voir aujourd'hui
00:30:45qu'ils sont obligés de fermer
00:30:46avec suppression de postes
00:30:48ça veut dire que
00:30:48le mode de consommation
00:30:49est différent
00:30:49ça veut surtout dire
00:30:51que la concurrence
00:30:52des produits étrangers
00:30:53notamment vendus en ligne
00:30:54est une catastrophe
00:30:55pour le commerce de proximité
00:30:57parce que les grands magasins parisiens
00:30:58c'est quand même
00:30:59du commerce de proximité
00:31:00mais à grande échelle
00:31:01voilà
00:31:02et si le printemps
00:31:03au cœur de Paris
00:31:03se met à réduire
00:31:05sa superficie
00:31:06et à supprimer des emplois
00:31:07c'est quand même
00:31:08un signal
00:31:08pas du tout bon
00:31:09très très très mauvais
00:31:11pour l'économie française
00:31:11pour notre vie sociale
00:31:13pour notre lien social
00:31:14et pour l'activité économique
00:31:16d'une ville comme Paris
00:31:16espérons
00:31:17que ces souffrances
00:31:18que ces tragédies
00:31:19permettront à la classe politique
00:31:21de prendre les mesures
00:31:21qu'il faut
00:31:22voilà
00:31:23il y a d'autres choses
00:31:24à fermer en France
00:31:25il y a d'autres activités
00:31:26économiques à supprimer
00:31:27et il y a des produits
00:31:28de consommation
00:31:28qu'on ne devrait pas trouver
00:31:29chez nous
00:31:29parce qu'ils n'ont rien à y faire
00:31:30si ce n'est détruire
00:31:31nos emplois
00:31:32et notre industrie
00:31:33et sauver des institutions
00:31:34comme le printemps
00:31:35une partie de nos aînés
00:31:36sera-t-elle bientôt
00:31:37privée d'aide à domicile
00:31:39c'est une vraie question
00:31:40qu'on va traiter
00:31:41dans un petit instant
00:31:42et on attend vos appels
00:31:43vos réactions
00:31:43parce qu'on est tous concernés
00:31:450 826 300 300
00:31:47pour intervenir en direct
00:31:49sur Sud Radio
00:31:50à tout de suite
00:31:59Une partie de nos aînés
00:32:00sera-t-elle bientôt
00:32:01privée d'aide à domicile
00:32:03le gouvernement prévoit
00:32:04de repousser l'âge
00:32:04auquel les personnes
00:32:05nécessitant une aide à domicile
00:32:06pourraient bénéficier
00:32:07d'une exonération
00:32:08de cotisations patronales
00:32:10de 70 à 80 ans
00:32:12une disposition prévue
00:32:14dans la loi finance pour 2026
00:32:15qui risque de pénaliser
00:32:17de nombreux français
00:32:18on en parle avec le patron
00:32:19de WeCare
00:32:19leader des services
00:32:21à la personne en France
00:32:22Guillaume Richard
00:32:22bonjour
00:32:24Bonjour Guillaume Richard
00:32:25merci d'être en direct
00:32:26aujourd'hui sur Sud Radio
00:32:29pour nous parler
00:32:29de ce sujet essentiel
00:32:31qui est l'aide à la personne
00:32:33et en particulier
00:32:34aux personnes âgées
00:32:35on voit bien
00:32:35qu'il va y avoir
00:32:36des restrictions économiques
00:32:38ou budgétaires
00:32:39de la part d'un gouvernement
00:32:40qui a l'air moins soucieux
00:32:42des anciens
00:32:43que des seniors
00:32:44que des jeunes
00:32:45c'est quelque chose
00:32:46que vous voyez venir
00:32:47depuis un moment
00:32:47ça fait longtemps
00:32:48qu'on est en train de dire
00:32:49il faut réduire les aides
00:32:50sociales à la personne
00:32:51c'est une conséquence
00:32:53de j'allais dire
00:32:54de la faillite de la France
00:32:55ou c'est une nouvelle idéologie
00:32:57qui s'installe
00:32:58chez nos gouvernants
00:33:00alors je ne pense pas
00:33:01que le gouvernement
00:33:02aujourd'hui
00:33:02cherche à réduire
00:33:05les aides
00:33:05pour les jeunes
00:33:06pour les personnes âgées
00:33:07il faut savoir
00:33:08qu'aujourd'hui
00:33:09quand on soit
00:33:10une personne âgée
00:33:10qu'on soit une personne
00:33:11en situation de handicap
00:33:12qu'on soit un jeune enfant
00:33:14il y a des aides
00:33:15qui existent
00:33:16et qui permettent
00:33:17de faire appel
00:33:19à ces services
00:33:19de façon déclarée
00:33:20donc c'est
00:33:20la PCH
00:33:22la prestation
00:33:22de compassion
00:33:23du handicap
00:33:23pour les personnes
00:33:24handicapées
00:33:25la PAG
00:33:25pour les jeunes enfants
00:33:27la prestation
00:33:27d'accueil
00:33:28du jeune enfant
00:33:28ou
00:33:29en ce qui concerne
00:33:30les personnes âgées
00:33:31la PAG
00:33:32la location
00:33:32personnalisée
00:33:33d'autonomie
00:33:33et cette APA
00:33:35elle ne bouge pas
00:33:36ce qui est prévu
00:33:38aujourd'hui
00:33:39de faire
00:33:39ce que le gouvernement
00:33:40prévoit de faire évoluer
00:33:41c'est une exonération
00:33:43de cotisation
00:33:44non sociale
00:33:44qui concerne
00:33:46100%
00:33:47des personnes
00:33:48au-delà de 70 ans
00:33:49et uniquement
00:33:50les personnes
00:33:50au-delà de 70 ans
00:33:51indépendamment
00:33:53totalement indépendamment
00:33:54de leur situation
00:33:55que vous soyez
00:33:56dans une
00:33:57pleine forme physique
00:33:58ou que vous soyez
00:33:59dépendant
00:34:00vous bénéficiez
00:34:00de cette exonération
00:34:02et donc
00:34:04le vrai point
00:34:06en réalité
00:34:07c'est pas tant
00:34:07est-ce que
00:34:09on va supprimer
00:34:10pour les plus de 70 ans
00:34:11en fait
00:34:11il faudrait
00:34:12concentrer ces aides
00:34:13pour les personnes
00:34:14qui en ont vraiment
00:34:15besoin
00:34:15c'est-à-dire
00:34:16les personnes
00:34:16qui sont dépendantes
00:34:17donc
00:34:18le point majeur
00:34:20c'est pas
00:34:21une question d'âge
00:34:22c'est une question
00:34:24de
00:34:24on a des aides
00:34:25qui servent
00:34:27qui permettent
00:34:28aux personnes
00:34:28qui en ont réellement
00:34:29besoin de faire appel
00:34:30au service
00:34:31à la personne
00:34:32et ces aides
00:34:32sont faites
00:34:33sous forme
00:34:33d'allocations
00:34:34de prestations
00:34:35qui sont versées
00:34:37en fonction
00:34:37du niveau de dépendance
00:34:38du niveau de fragilité
00:34:39de la personne
00:34:40et puis après
00:34:41comme tout à chacun
00:34:43une personne
00:34:44qui est
00:34:45qui a 70
00:34:46qui a 80
00:34:47qui a 85
00:34:47qui a 90 ans
00:34:48si elle est en pleine forme
00:34:49et bien elle bénéficie
00:34:51exactement
00:34:52des mêmes
00:34:53dispositifs
00:34:54qui est le crédit
00:34:55d'impôt
00:34:55de 50%
00:34:56sur
00:34:57toutes les dépenses
00:34:59effectivement supportées
00:35:00par les clients
00:35:01dans le cadre
00:35:02des saisies
00:35:03à la personne
00:35:03et qui divise
00:35:04la facture
00:35:05effective payée
00:35:06par le client
00:35:06par deux
00:35:07et qui est en fait
00:35:08un dispositif
00:35:09lui qui n'est pas
00:35:10un dispositif
00:35:10pour permettre
00:35:11de faire appel
00:35:12à ces saisies
00:35:12à la personne
00:35:12c'est un dispositif
00:35:13pour que les gens
00:35:14déclarent leurs prestations
00:35:15plutôt que les fassent
00:35:17passer dans du travail
00:35:18non déclaré
00:35:19Lyon Richard
00:35:20quelle est la véritable
00:35:22raison de cette réforme
00:35:24je vous posais au départ
00:35:25c'est uniquement économique
00:35:26ou c'est une façon
00:35:27de repenser
00:35:28de rééquilibrer
00:35:29les aides à la personne
00:35:30c'est une nouvelle philosophie
00:35:31ou c'est une adaptation
00:35:32à une situation économique
00:35:34douloureuse
00:35:35alors à la fois
00:35:36c'est une situation
00:35:37c'est une adaptation
00:35:38à une situation économique
00:35:39qui est compliquée
00:35:40mais c'est aussi
00:35:41le recentrer
00:35:42les aides
00:35:43sur les personnes
00:35:43qui en ont vraiment
00:35:44le plus besoin
00:35:45et c'est pas parce qu'on a
00:35:46plus de 70 ans
00:35:46aujourd'hui
00:35:47qu'on est dépendant
00:35:50et donc
00:35:51se dire
00:35:51on va concentrer
00:35:52les aides
00:35:53sur les personnes
00:35:53qui ont vraiment besoin
00:35:55de ces aides
00:35:56c'est à dire
00:35:57les personnes
00:35:57qui sont dépendantes
00:35:58à travers des allocations
00:36:00spécifiques
00:36:01ça c'est ce qu'on a
00:36:02aujourd'hui
00:36:02avec l'appal
00:36:03allocation personnalisée
00:36:04d'autonomie
00:36:05c'est effectivement
00:36:06ce que ça fait
00:36:07et par contre
00:36:08le crédit d'impôt
00:36:09qui lui est accessible
00:36:10à 100%
00:36:11des français
00:36:13c'est un dispositif
00:36:15qui lui est
00:36:15à destination sociale
00:36:17qui permet
00:36:17à chaque client
00:36:18chaque consommateur
00:36:19de sa et sa personne
00:36:20de déclarer
00:36:21et de faire en sorte
00:36:22que le coût du travail
00:36:23déclaré soit équivalent
00:36:24à celui du travail
00:36:25non déclaré
00:36:26donc c'est un dispositif
00:36:27avant tout social
00:36:28pour faire en sorte
00:36:29que les personnes
00:36:31intervenant à domicile
00:36:32soient déclarées
00:36:33et bénéficient
00:36:35de droits sociaux
00:36:36quel organisme
00:36:37quelle entité
00:36:37quelle autorité
00:36:38va décider
00:36:39des critères
00:36:40et des paramètres
00:36:41qui font qu'on attribue
00:36:42à telle ou telle personne
00:36:43tel type de prestation
00:36:44ce sont des
00:36:46aujourd'hui c'est vraiment
00:36:48très clair
00:36:49il y a une grille
00:36:50qui s'appelle
00:36:51la grille Agir
00:36:52avec 6 niveaux
00:36:53qui déterminent
00:36:54le niveau de dépendance
00:36:55de la personne
00:36:56et en fonction
00:36:58du niveau de dépendance
00:37:00vous bénéficiez
00:37:01d'une allocation
00:37:02personnalisée d'autonomie
00:37:03et cette allocation
00:37:04personnalisée d'autonomie
00:37:05est une prestation
00:37:06qui est universelle
00:37:07universelle c'est-à-dire
00:37:08que 100% des français
00:37:09y ont droit
00:37:10alors pas tous
00:37:11dans les mêmes proportions
00:37:12mais si vous êtes très riche
00:37:13vous n'allez avoir
00:37:14que 10% de prise en charge
00:37:15mais si vous faites partie
00:37:16des personnes les plus modèles
00:37:17vous pouvez avoir
00:37:18jusqu'à 100% de prise en charge
00:37:19par la collectivité
00:37:21par la solidarité publique
00:37:23qui fait que
00:37:23si vous êtes une personne
00:37:25âgée dépendante
00:37:25sans ressources
00:37:26et bien
00:37:27la solidarité française
00:37:29va venir à votre aide
00:37:30et va prendre en charge
00:37:31100%
00:37:32de vos dépenses
00:37:34liées à votre dépendance
00:37:35vous voyez
00:37:36on n'est pas en train
00:37:37de remettre
00:37:38l'essentiel en cause
00:37:40c'est un changement
00:37:42avec par ailleurs
00:37:43à mon sens
00:37:44pas un bon point
00:37:46c'est-à-dire qu'on parle
00:37:47de l'âge
00:37:47alors que c'est pas l'âge
00:37:48qui est important
00:37:48c'est le niveau de dépendance
00:37:49qui est important
00:37:50ça on l'avait compris
00:37:51vous-même Richard
00:37:51en tant que PDG de Wicker
00:37:53vous trouvez ces normes
00:37:54et ces codes
00:37:55qui sont adaptés
00:37:56qui correspondent à la réalité
00:37:57ou ça pourrait être amélioré
00:37:58les critères d'intervention
00:38:00et d'octroi
00:38:01de ces droits à la personne
00:38:03c'est plutôt
00:38:04aujourd'hui
00:38:05très correctement fait
00:38:06c'est vraiment basé
00:38:07sur des critères scientifiques
00:38:08et sur le niveau
00:38:09de dépendance
00:38:10des personnes
00:38:10après on pourrait toujours dire
00:38:11qu'il n'y a pas suffisamment
00:38:13d'accompagnement
00:38:14que l'accompagnement
00:38:15est trop centré
00:38:16sur les actes essentiels
00:38:18de la vie quotidienne
00:38:19c'est-à-dire se laver
00:38:20se lever
00:38:21manger
00:38:22s'habiller
00:38:22etc
00:38:24et beaucoup moins sur
00:38:27en fait on fait
00:38:28tout ce qui maintient en vie
00:38:29et pas ce qui fait
00:38:30que la vie est belle
00:38:31et continue
00:38:31à être intéressante
00:38:33à vivre
00:38:34peut-être un peu plus
00:38:36d'accompagnement social
00:38:37un peu plus
00:38:39de temps
00:38:40pour rompre l'isolement
00:38:41pour créer
00:38:43pour en fait
00:38:44vivre pleinement
00:38:45et c'est pas parce que
00:38:47je suis une personne âgée
00:38:48c'est pas parce que je suis
00:38:49partiellement dépendante
00:38:50c'est pas parce que je ne peux plus
00:38:51tout faire
00:38:52que je ne peux plus rien faire
00:38:53et notamment
00:38:54je dois pouvoir continuer
00:38:55à décider d'un certain nombre
00:38:56de choses
00:38:56et continuer
00:38:57à avoir un impact
00:39:00positif sur la société
00:39:01continuer à décider
00:39:03de l'heure à laquelle
00:39:04je me lève
00:39:05de l'heure
00:39:05de ce que je mange
00:39:06de ce que je vais faire
00:39:07et d'avoir des relations sociales
00:39:08avec ma famille
00:39:09mes amis
00:39:10mon entourage
00:39:13mon voisinage
00:39:14voilà
00:39:15donc ça je pense que
00:39:16s'il y a une action
00:39:18à développer
00:39:19elle est plus
00:39:19à ce niveau là
00:39:21plutôt que
00:39:23plutôt que de concentrer
00:39:25juste
00:39:26exclusivement
00:39:26sur le maintien
00:39:28en vie
00:39:28qui n'est pas
00:39:29bien évidemment
00:39:30essentiel
00:39:30mais qui
00:39:31derrière
00:39:32ne répond pas forcément
00:39:33à tous les enjeux
00:39:35du vieillissement
00:39:36de la population
00:39:36si je comprends bien
00:39:38en tant que leader
00:39:38de service
00:39:39d'aide à la personne
00:39:40quand je vous
00:39:40quand je décrypte
00:39:42vos propos
00:39:42vous nous expliquez clairement
00:39:44que la dimension humaine
00:39:45est essentielle
00:39:46dans ses prestations
00:39:47bien sûr il y a la partie technique
00:39:48la partie domestique
00:39:49la partie médicale
00:39:50mais que le lien humain
00:39:51est essentiel
00:39:52dans la bonne qualité
00:39:53dans le bon exercice
00:39:54de cette aide à la personne
00:39:55bien sûr
00:39:56c'est ça qui est fondamental
00:39:58c'est le socle
00:39:59des prestations
00:40:00dans nos services
00:40:01c'est l'humain
00:40:02on est dans les prestations
00:40:03d'humains
00:40:04et puis
00:40:05c'est aussi
00:40:06toute la philosophie
00:40:07qu'il y a derrière
00:40:07toute la philosophie
00:40:08qu'il y a derrière
00:40:09comment est-ce qu'on fait
00:40:09pour pouvoir continuer
00:40:10à écrire
00:40:13sa vie
00:40:14son histoire
00:40:15et non pas
00:40:16juste
00:40:18survivre
00:40:18c'est toute la différence
00:40:20en fait
00:40:20et tout ce qu'on essaie
00:40:21d'apporter
00:40:21on a
00:40:22on a vraiment
00:40:23cette philosophie
00:40:24qui est
00:40:26de
00:40:27mieux vieillir
00:40:27et qui est
00:40:28c'est pas parce que
00:40:29je ne peux plus tout faire
00:40:30que je ne peux plus rien faire
00:40:31il faut continuer
00:40:32à préserver l'autonomie
00:40:33partout où elle est
00:40:34il faut faire ensemble
00:40:35pour stimuler la personne
00:40:37pour qu'elle puisse
00:40:38continuer
00:40:38à se sentir
00:40:41pleinement
00:40:41faire partie
00:40:42de la société
00:40:43vous savez
00:40:44c'est un peu
00:40:44comme Ratatouille
00:40:45dans le dessin animé
00:40:47d'Ouald Disney
00:40:49Ratatouille
00:40:49il n'est pas capable
00:40:50il n'a pas la force physique
00:40:51de faire la cuisine
00:40:51et bien il va s'appuyer
00:40:52sur Rémi
00:40:53pour faire la cuisine
00:40:54mais il va continuer
00:40:55à la faire
00:40:55et moi
00:40:57si je suis une personne âgée
00:40:59dépendante
00:40:59je n'ai plus forcément
00:41:00la capacité physique
00:41:01de faire
00:41:01mais je vais pouvoir
00:41:01avec mon intervenante
00:41:03avec mon intervenant
00:41:05continuer
00:41:06à faire cette recette
00:41:07à diriger
00:41:09à goûter
00:41:10à adapter
00:41:11etc
00:41:12c'est le rapport
00:41:13entre la tête
00:41:14et les jambes
00:41:14tout à fait
00:41:15et on voit bien
00:41:15qu'il y a une solidarité
00:41:16entre la partie
00:41:18mécanique
00:41:18et la partie sentimentale
00:41:19la partie psychologique
00:41:20qui est importante
00:41:21et qui fait un tout
00:41:22pour autant
00:41:23Guillaume Richard
00:41:23est-ce qu'il y aurait
00:41:24malgré tout
00:41:25vous faites une description
00:41:26assez cohérente
00:41:27de ce niveau de prestation
00:41:28aujourd'hui en France
00:41:29en 2026
00:41:30il y aurait certains points
00:41:31qui mériteraient
00:41:31d'être améliorés
00:41:32malgré tout
00:41:32ou repenser un petit peu
00:41:33ou évoluer ?
00:41:36Alors aujourd'hui
00:41:38on a un système
00:41:38qui est vraiment
00:41:40extrêmement intéressant
00:41:41si on le compare
00:41:42à la plupart
00:41:42des autres pays
00:41:44il n'y a pas
00:41:45grand chose
00:41:46à faire évoluer
00:41:47il y a moins
00:41:48de complexité administrative
00:41:49très certainement
00:41:50parce qu'on a accru
00:41:52de façon absolument
00:41:54considérable
00:41:54la complexité administrative
00:41:56dans notre secteur
00:41:57mais sinon
00:41:59on a vraiment
00:42:00un système
00:42:01qui est intéressant
00:42:02parce qu'il est équilibré
00:42:03le crédit d'impôt
00:42:05permet
00:42:06de générer
00:42:07plus de recettes
00:42:08que ce qu'il coûte
00:42:09alors certes
00:42:10le coût est significatif
00:42:12on parle de plus
00:42:12de 6,7 milliards
00:42:14de dépenses
00:42:15mais en fait
00:42:16les recettes
00:42:17sont supérieures
00:42:18on est à 8,9 milliards
00:42:19de recettes
00:42:20donc on a un système
00:42:21qui est équilibré
00:42:22qui permet
00:42:24de lutter
00:42:25contre le travail noir
00:42:26ça c'est hyper important
00:42:27ça permet d'avoir
00:42:28des droits
00:42:29pour les intervenants
00:42:30dans les services
00:42:30à la personne
00:42:31essentiel même
00:42:32c'est essentiel
00:42:32évidemment
00:42:33pour ces métiers
00:42:35quand on compare
00:42:35à l'Espagne
00:42:36par exemple
00:42:36il n'y a rien
00:42:37de tout ça
00:42:38et bien en Espagne
00:42:3999% de l'activité
00:42:41elle se fait
00:42:41de façon non déclarée
00:42:43et à l'inverse
00:42:43en Belgique
00:42:44ils ont mis en place
00:42:45un système
00:42:45avec une prise en charge
00:42:46bien plus importante
00:42:4870% de prise en charge
00:42:49ça veut dire
00:42:50qu'une heure
00:42:51de prestation de service
00:42:52ça vaut coûte
00:42:53moins de 10 euros
00:42:54alors ils ont tué
00:42:54le travail non déclaré
00:42:55mais ça coûte
00:42:56très cher à l'Etat
00:42:57et nous on a
00:42:58une situation
00:42:58qui est équilibrée
00:42:59qui est bien
00:43:01qui génère
00:43:02plus de recettes
00:43:03qu'elle ne crée
00:43:04de coût
00:43:05qui permet
00:43:06qui est un dispositif social
00:43:07hyper intéressant
00:43:08et qui a permis
00:43:11de déclarer aujourd'hui
00:43:13de passer
00:43:13de façon déclarée
00:43:14des centaines de milliers
00:43:16d'emplois
00:43:17donc c'est un système
00:43:18qui est positif
00:43:19il n'y a pas besoin
00:43:20de changer fondamentalement
00:43:21on se rassure
00:43:22que cet aspect social
00:43:23de la république
00:43:24est préservé
00:43:25et je vous remercie
00:43:25pour votre témoignage
00:43:26qui était très précis
00:43:27merci Guillaume Richard
00:43:28merci d'avoir été en direct
00:43:29sur Sud Radio
00:43:30je vais recevoir maintenant
00:43:31Benjamin Morel
00:43:33un politologue
00:43:33maître de conférence
00:43:34en droit public
00:43:35donc un spécialiste
00:43:36des institutions
00:43:37et des constitutions
00:43:38on va parler
00:43:39décentralisation
00:43:40on va parler régionalisation
00:43:41on a vu qu'hier
00:43:42l'Alsace a retrouvé
00:43:43son statut
00:43:44de région
00:43:45à part entière
00:43:45c'est pas sûr
00:43:46que Benjamin Morel
00:43:48est apprécié
00:43:48et bien on va discuter
00:43:50comment on doit organiser
00:43:51le pays
00:43:51est-ce que les territoires
00:43:52sont bien administrés
00:43:54et est-ce qu'il y a
00:43:55une spécificité
00:43:56ou un particularisme
00:43:57dans certaines régions
00:43:58de France
00:43:58qui mériterait
00:43:59d'être traité
00:44:00plus particulièrement
00:44:01par la république
00:44:02vous restez avec nous
00:44:02et on va discuter
00:44:04avec Benjamin Morel
00:44:05et bien sûr
00:44:05vous pouvez nous appeler
00:44:06au 0826 300 300
00:44:16Vous êtes bien sur Sud Radio
00:44:18en ce jeudi 9 avril 2026
00:44:20il est 13h et quelques minutes
00:44:24je reçois Benjamin Morel
00:44:26pour parler d'un sujet
00:44:27épineux, douloureux
00:44:28qui est toujours l'occasion
00:44:29de jouter entre Jacobin
00:44:31et Girondin
00:44:32voilà
00:44:33Benjamin Morel
00:44:34est un républicain
00:44:35incontestable
00:44:36un citoyen exemplaire
00:44:37je prétends l'être aussi
00:44:38nous divergeons sur cette question
00:44:39et en plus
00:44:40nous avons été rejoints
00:44:41par l'actualité
00:44:42puisque hier et avant-hier
00:44:43a été débattu
00:44:45à l'Assemblée Nationale
00:44:46la réidentification
00:44:47du territoire Alsace
00:44:48en région Alsace
00:44:50un désir d'Alsace
00:44:51c'était le projet
00:44:51des parlementaires
00:44:52qui ont porté ce projet
00:44:54à l'Assemblée Nationale
00:44:55Benjamin Morel
00:44:56nous expliquera
00:44:57que le projet
00:44:57alors finalement
00:44:58le projet était adopté
00:44:59hier 8 avril
00:45:00de façon assez formelle
00:45:02mais quand on regarde
00:45:03dans le détail
00:45:04la façon dont il avait voté
00:45:06les amendements
00:45:06qui ont été impliqués
00:45:08c'est pas gagné d'avance
00:45:09on aura en ligne
00:45:10Hubert Hoth
00:45:11député modem
00:45:12du Haut-Rhin
00:45:13qui a porté ce projet
00:45:14qui lui estime
00:45:14que l'essentiel a été fait
00:45:15et puis on discutera
00:45:17pour savoir
00:45:17si finalement
00:45:18ce projet aboutira
00:45:20et est-ce qu'il est normal
00:45:21que les Alsaciens
00:45:22retrouvent une entité
00:45:23territoriale
00:45:24et géographique
00:45:25conforme à leur histoire
00:45:26à leur culture
00:45:27à leur spécificité
00:45:28en sortant de la région
00:45:29Grand Est
00:45:29qui était un petit peu
00:45:30un fourre-tout
00:45:30un peu comme la région
00:45:31Haute-France
00:45:32et d'autres régions
00:45:32on va discuter de tout ça
00:45:34avec Benjamin Morel
00:45:34merci Benjamin Morel
00:45:36d'être avec nous
00:45:37je rappelle que vous êtes
00:45:38maître de conférence
00:45:39en droit public
00:45:40à l'université de Paris
00:45:41Panthéon
00:45:42à Saz
00:45:43vous êtes politologue
00:45:43on vous voit très souvent
00:45:44sur les plateaux de télévision
00:45:45pour décrypter la vie politique française
00:45:47en ce moment
00:45:48qui est particulièrement animée
00:45:49et en particulier
00:45:50depuis la dissolution
00:45:51il se passe quelque chose
00:45:52comme au Galerie de Lafayette
00:45:53tous les jours
00:45:54voilà
00:45:54et vous avez été l'auteur
00:45:55en 2023
00:45:57de La France en miette
00:45:58donc vous vous considérez
00:45:59que contrairement à ce qu'on dit
00:46:01le jacobinisme
00:46:02ne se porte pas si bien que ça
00:46:03que la France a été
00:46:04un petit peu disloquée
00:46:06par des réformes successives
00:46:07de régions et autres
00:46:08aux éditions du CERF
00:46:10et voilà
00:46:11je vous pose la question directement
00:46:12est-ce que la France
00:46:13est vraiment si en miette
00:46:14alors elle est en miette
00:46:15peut-être sur des paramètres
00:46:16autres que celui-là
00:46:17vous vous dites
00:46:18qu'elle est en miette
00:46:18dans son organisation territoriale
00:46:20alors oui en effet
00:46:21il y a d'autres sujets
00:46:22évidemment qui agitent le pays
00:46:23mais il faut bien comprendre
00:46:24que l'idée qu'on aurait un pays
00:46:26un vieux pays
00:46:27jacobin
00:46:28d'ailleurs la notion de jacobin
00:46:29girondin
00:46:29n'a pas beaucoup de sens
00:46:30du point de vue de la révolution française
00:46:31mais qu'importe
00:46:32et qu'on serait immunisé
00:46:33face à des phénomènes
00:46:34qui touchent aujourd'hui
00:46:35la Grande-Bretagne
00:46:36un référendum écossais
00:46:38l'Espagne
00:46:38un référendum catalan
00:46:40c'est loin d'être une évidence
00:46:41c'est d'une certaine façon
00:46:42une façon de considérer
00:46:43qu'on serait immunisé
00:46:45alors qu'on est surtout désensibilisé
00:46:46prenez la région
00:46:47pour laquelle on vote le plus
00:46:48pour des partis
00:46:49nationalistes ou séparatistes
00:46:50en Europe
00:46:51c'est pas l'Ecosse
00:46:52c'est pas la Catalogne
00:46:53c'est la Corse
00:46:54et c'est pas de tout temps
00:46:55les nationalistes corse
00:46:57étaient à 25%
00:46:58il y a encore 10 ans
00:46:59aujourd'hui ils pèsent 70%
00:47:01aux dernières élections territoriales
00:47:03le taux de Breton
00:47:04qui se dit plus Breton que Français
00:47:05pas autant Breton que Français
00:47:07plus Breton que Français
00:47:08est passé en 20 ans
00:47:09de 20 à 40%
00:47:10c'est à peu près
00:47:11le taux d'Ecossais
00:47:12qui se disait plus écossais
00:47:13que britannique
00:47:14avant le référendum de 2016
00:47:15c'est-à-dire qu'ils se sentent
00:47:16Breton à en d'être français
00:47:17Corse à en d'être français
00:47:18et Écossais à en d'être britannique
00:47:21et attendons-nous bien
00:47:22et puis on va beaucoup débattre
00:47:23de ce sujet évidemment
00:47:24on peut avoir une identité locale
00:47:25affirmer moi-même
00:47:26je suis Auvergnat
00:47:27et je tiens ma région Auvergne
00:47:28on parlera sans doute
00:47:29de la Nouvelle-Nôtre
00:47:30qui a été une idiotie
00:47:31néanmoins
00:47:32l'idée qu'il y aurait
00:47:34une identité
00:47:35qui serait consacrée
00:47:36sur le territoire
00:47:38comme étant un
00:47:38supérieur à l'identité nationale
00:47:40et deux supérieurs
00:47:41aux autres identités
00:47:42sur le territoire
00:47:42c'est ça qui est fondamentalement dangereux
00:47:44tout à l'heure
00:47:44vous parliez de la question alsacienne
00:47:46en disant
00:47:47c'est le retour à la région Alsace
00:47:48c'est pas vrai
00:47:49c'est-à-dire
00:47:50ça a été présenté comme ça
00:47:51en effet par les auteurs de la PPL
00:47:52mais c'est pas vrai
00:47:52c'est pas le retour
00:47:53à la région Alsace
00:47:54d'avant la loi NOTRe
00:47:56et encore une fois
00:47:57supprimer l'Alsace
00:47:57au moment de la loi NOTRe
00:47:58était une sottise
00:47:59c'est la création
00:47:59d'une collectivité
00:48:00à statut particulier
00:48:01sur le modèle de la Corse
00:48:02si vous donnez
00:48:04une collectivité
00:48:04à statut particulier
00:48:05aux Alsaciens
00:48:06pourquoi pas la donner aux Bretons
00:48:08pourquoi pas la donner aux Basques
00:48:09et si on s'arrête aux Basques
00:48:10pourquoi pas la donner
00:48:11à l'Ange de Vergnat
00:48:11mais je suis tout à fait d'accord
00:48:12ce n'est qu'un début
00:48:13la Corse a ouvert la danse
00:48:14l'Alsace suit
00:48:15le tout est de savoir
00:48:16Benjamin Moral
00:48:17est-ce qu'il y a des légitimités
00:48:18historiques et politiques
00:48:18qui permettent
00:48:19à certains territoires
00:48:20de la République
00:48:20de s'administrer
00:48:22avec un statut particulier
00:48:22on l'a vu en Italie
00:48:23Val d'Oste, Sicile
00:48:26Autadige
00:48:26la Sardaigne
00:48:27je ne parle pas
00:48:28de République fédérale
00:48:29c'est encore autre chose
00:48:30c'est un autre système
00:48:31mais est-ce qu'on peut
00:48:32en tenant compte de l'histoire
00:48:34de l'aspiration des citoyens
00:48:35de la volonté des élus
00:48:37considérer que la République
00:48:38unée indivisible
00:48:39de Dunkerque à Andail
00:48:40ou de Dunkerque à Ponnebou
00:48:41peut à un moment donné
00:48:42considérer qu'elle a des territoires
00:48:43qui demandent un statut spécifique
00:48:45sans pour autant disloquer
00:48:46sans pour autant émietter la France
00:48:48alors il y a deux sujets
00:48:49si vous voulez
00:48:49est-ce que des territoires
00:48:51qui ont une identité
00:48:52doivent avoir
00:48:53une identité administrative
00:48:54la réponse est oui
00:48:55il est normal
00:48:55qu'il y ait une entité alsacienne
00:48:57qu'il y ait une identité
00:49:00bretonne etc
00:49:00moi j'ai aucun problème avec ça
00:49:01par exemple des débats
00:49:02comme le retachement
00:49:03de la Loire Atlantique
00:49:03à la Bretagne
00:49:04pour moi c'est pas un débat
00:49:05pourquoi pas
00:49:05je veux dire on peut le penser
00:49:07après il y a des sujets économiques
00:49:08qui se posent derrière
00:49:09mais là
00:49:10dès le moment où on a un statut
00:49:11de droit commun
00:49:12il n'y a pas de problème
00:49:12en revanche
00:49:13quand vous créez des collectivités
00:49:14à statut particulier
00:49:15vous mettez en lien deux choses
00:49:17des compétences
00:49:18et une identité
00:49:18par exemple
00:49:19prenons la question
00:49:20d'une région
00:49:21une région ça fait quoi ?
00:49:22du développement économique
00:49:23et des transports
00:49:24dire parce que j'ai
00:49:25le développement économique
00:49:26et les transports
00:49:27mon identité est mieux consacrée
00:49:28a priori le lien n'est pas évident
00:49:30et si jamais vous donnez
00:49:32une collectivité à statut particulier
00:49:34à quelques-uns
00:49:35mais pas à d'autres
00:49:36c'est au nom de quoi ?
00:49:37vous allez me dire
00:49:37parce qu'il y a une identité consacrée
00:49:38mais prenez par exemple
00:49:39prenons le cas le plus abouti
00:49:41qu'est la Corse
00:49:43Gilles Semeni
00:49:43en a été le président
00:49:45j'allais dire
00:49:45la classe politique française
00:49:46dans son unanimité
00:49:48a considéré
00:49:48que c'était plutôt pas mal
00:49:50même s'il y a des perfections
00:49:51vous vous considérez
00:49:52que c'est pas normal
00:49:52que c'est injuste
00:49:53que c'est pas conforme
00:49:54à l'esprit de la République
00:49:55vous savez quand je parle
00:49:56avec des nationalistes corse
00:49:57en règle générale
00:49:58ils me disent
00:49:58je veux un statut
00:49:59à la Nouvelle-Calédonie
00:50:01le statut de la Nouvelle-Calédonie
00:50:02c'est pas moi qui le dis
00:50:03c'est pas Benjamin Morel
00:50:03c'est la CEDH
00:50:04c'est la CGE
00:50:05et c'est
00:50:06enfin c'est le Rénu plutôt
00:50:07et c'est également
00:50:08les accords de Nouméa
00:50:08c'est un statut de colonie
00:50:11quand vous discutez
00:50:12avec un nationaliste corse
00:50:12et qu'il vous dit
00:50:13aujourd'hui
00:50:13je veux un statut colonial
00:50:15c'est bizarre
00:50:15quand vous parlez
00:50:16avec les Alsaciens
00:50:17ils vous disent
00:50:18aujourd'hui
00:50:18je veux un statut
00:50:19à la Corse
00:50:19le statut de la Corse
00:50:20c'est un statut
00:50:21qui a été fait pour quoi ?
00:50:22pour une île montagne
00:50:22je suis pas très spécialiste
00:50:23mais a priori
00:50:24je pense pas que
00:50:25ça s'applique à l'Alsace
00:50:27prenez
00:50:28descendons-nous
00:50:28prenez en Grande-Bretagne
00:50:29en Grande-Bretagne
00:50:31lorsque on a mis en place
00:50:32la Devolution
00:50:32lorsque Tony Blair l'a fait
00:50:34les Gallois
00:50:35ont été consultés
00:50:36ils ont dit oui
00:50:37à un statut
00:50:38de moindre autonomie
00:50:38par rapport aux Écossais
00:50:39qui eux en voulaient vraiment
00:50:40à 51%
00:50:41quelques années plus tard
00:50:43la vie politique galloise
00:50:43était obsédée par un truc
00:50:45mais bon sang
00:50:46nous on est Gallois
00:50:47on n'est pas des sous-Écossais
00:50:48pourquoi est-ce que
00:50:49les Gallois sont plus autonomes
00:50:50ça veut dire que
00:50:50leur identité est meilleure
00:50:51et donc on veut une identité
00:50:52on veut un statut
00:50:53comme les Écossais
00:50:54ce qu'ils finissent
00:50:55par obtenir en 2011
00:50:56que disent les Écossais ?
00:50:58on n'est pas des Gallois
00:51:00nous
00:51:00pourquoi est-ce qu'on aura
00:51:01un statut comme le pays de Galles
00:51:02on veut un statut mieux
00:51:03ce qu'ils obtiennent en 2012
00:51:04les Gallois disent à nouveau
00:51:05on n'est pas des sous-Écossais
00:51:06ils obtiennent à nouveau
00:51:07un statut à l'Écossaise
00:51:08et vous avez un jeu
00:51:09de surenchère
00:51:09je peux vous faire
00:51:10la même démonstration
00:51:11entre pays basques espagnols
00:51:12et Catalogne en Espagne
00:51:13cette fois-ci
00:51:14sur le régime fiscal
00:51:15quand vous avez
00:51:15des nationalistes corses
00:51:16qui demandent un statut
00:51:17à la Néo-Calédonienne
00:51:18et des Alsaciens
00:51:19qui demandent un statut
00:51:20à la Corse
00:51:20on est dans un jeu
00:51:21de comparaison
00:51:22entre identités
00:51:23l'avantage
00:51:24et même dans des pays
00:51:25très centralisés
00:51:26même dans des pays fédéraux
00:51:27l'avantage d'un modèle symétrique
00:51:29c'est que toutes les identités
00:51:30se valent
00:51:31toutes les identités
00:51:32sont légitimes
00:51:33et peuvent avoir
00:51:34voix au chapitre
00:51:35quand vous commencez
00:51:36à créer de la différenciation
00:51:37territoriale
00:51:38vous dites
00:51:38toi t'es bien
00:51:39toi tu sens mauvais
00:51:40toi on ne te connait pas
00:51:41et ça c'est problématique
00:51:43ça crée forcément
00:51:44des tensions
00:51:44ça se crée forcément
00:51:46des récriminations
00:51:47et ça crée un jeu
00:51:48qui in fine fait que
00:51:49plus je m'attache
00:51:51à ma région
00:51:51plus je dois m'éloigner
00:51:52de l'identité nationale
00:51:53pour expliquer que
00:51:54cette région est importante
00:51:55et ça c'est délétère
00:51:56parce que
00:51:57identité régionale
00:51:58et identité nationale
00:51:59normalement doivent aller de pair
00:52:01Benjamin Morel
00:52:02vous présentez la situation
00:52:03avec les comparaisons
00:52:04sur la Grande-Bretagne
00:52:06qui sont encore
00:52:06des cas très spécifiques
00:52:07vous présentez la situation
00:52:08en disant
00:52:09cette forme de décentralisation
00:52:10elle c'est la porte ouverte
00:52:12à des équilibres
00:52:13des iniquités
00:52:13des injustices
00:52:14les citoyens ne sont plus égaux
00:52:15dans la République
00:52:16il concerne des territoires historiques
00:52:18c'est le terme
00:52:19qu'utilise la constitution espagnole
00:52:20pour parler du pays basque
00:52:21de la Galice
00:52:22et de la Catalogne
00:52:23avec une spécificité institutionnelle
00:52:25particulière à l'Espagne
00:52:26mais c'était la gage de la paix
00:52:28parce que ces peuples-là
00:52:29qui sont des nations
00:52:29à l'intérieur des nations
00:52:30l'Espagne utilise le terme
00:52:31de nationalidadés
00:52:32c'est-à-dire
00:52:33de petites nations
00:52:34à l'intérieur de la Grand-Nation
00:52:34il y a en France
00:52:36depuis la nuit des temps
00:52:37des territoires de la République
00:52:38qui ont été annexés
00:52:39de façon un peu brutale
00:52:40ou militaire
00:52:41ou par conquête
00:52:42l'Alsace
00:52:42je l'ai réduit tout à l'heure
00:52:44dans ma présentation
00:52:44a été annexée trois fois
00:52:46à la France
00:52:46l'Allemagne
00:52:47l'a ré-annexée deux fois
00:52:48en 1970
00:52:49en 1940
00:52:50c'est une région
00:52:51avec une spécificité linguistique
00:52:52culturelle ancienne
00:52:53les Alsaciens
00:52:54sont de patriotes irréprochables
00:52:55ce sont des citoyens français
00:52:57ils veulent une spécificité
00:52:59institutionnelle
00:52:59y compris
00:53:00avec peut-être
00:53:01des pouvoirs législatifs
00:53:02les corses
00:53:03selon d'une certaine façon
00:53:04les Bretons l'aspirent
00:53:05Jean-Livre de Drian
00:53:06me disait un jour
00:53:07il n'y a pas de raison
00:53:07que la Bretagne
00:53:08n'ait pas le statut de la Corse
00:53:09qu'est-ce qui vous gêne
00:53:10si la République reste
00:53:11plus unie
00:53:12plus conforme
00:53:13plus en adéquation
00:53:14avec l'histoire
00:53:15et l'attente des citoyens
00:53:16pourquoi vous voulez uniformiser
00:53:17l'institution républicaine
00:53:18qui a prouvé
00:53:19aujourd'hui
00:53:19je suis désolé
00:53:20si la France va mal
00:53:21Benjamin Morel
00:53:21c'est aussi parce qu'il y a
00:53:23un centralisme parisien
00:53:24qui a foutu en l'air
00:53:25les valeurs de la République
00:53:25mais ça c'est un autre problème
00:53:26la question de la centralisation
00:53:27de la décentralisation
00:53:28c'est lié
00:53:29l'Allemagne
00:53:30qui est un pays fédéral
00:53:32vous pouvez être très fier
00:53:33d'être bavarois
00:53:34et dire franchement
00:53:35être saxon
00:53:36c'est un peu la honte
00:53:37n'empêche que dans un modèle
00:53:38fédéral à l'allemande
00:53:39il y a les compétences du Bund
00:53:40il y a les compétences des lenders
00:53:42et il y a la cour de Karlsruhe
00:53:43qui arbitre entre les deux
00:53:45vous voulez ça pour la France ?
00:53:46que vous soyez bavarois
00:53:48ou saxon
00:53:48vous avez les mêmes compétences
00:53:50le problème
00:53:50parce que vous dites
00:53:51ok très bien les bretons
00:53:52c'est particulier
00:53:52pourquoi les Auvergnats
00:53:53ce serait puant ?
00:53:55pourquoi la région Auvergne
00:53:56n'aurait pas le droit
00:53:56au même statut que l'Alsace ?
00:53:57mais si
00:53:58alors je vais vous provoquer
00:53:59si le peuple Auvergnat
00:54:00ou si le peuple Occitan
00:54:01ou si le peuple Bourguignon
00:54:02ou la région
00:54:04les habitants
00:54:05des citoyens de ce pays
00:54:07demandent une particularité
00:54:08il faudra leur donner
00:54:09au nom de quoi ?
00:54:09au nom de la démocratie
00:54:11des droits de l'homme
00:54:12de la République
00:54:13et si vous avez l'Occitanie
00:54:14qui dit
00:54:14oui mais l'Auvergne
00:54:16ça m'appartient
00:54:16ça n'existe pas
00:54:17parce que c'est la grande région Occitane
00:54:20il y a des délimitations historiques
00:54:23qui existent depuis l'année
00:54:23il y a des frontières
00:54:24il y a eu des comtés
00:54:25il y a eu des provinces de France
00:54:26on sentit à l'histoire
00:54:27les provinces
00:54:28prenaient les débats
00:54:28de la fin de l'ancien régime
00:54:30on n'arrête pas
00:54:31de débattre à l'époque
00:54:33sur les limites historiques
00:54:34des provinces
00:54:35et sur la reconfiguration
00:54:36des provinces
00:54:37les provinces n'ont jamais
00:54:38eu des limites stables
00:54:39jamais
00:54:40elles ont complètement évolué
00:54:41et vous évoquez
00:54:42le rattachement de l'Alsace
00:54:44mais en réalité
00:54:44vous avez des territoires
00:54:46qui ont été rattachés
00:54:47bien plus tardivement
00:54:48à la France que l'Alsace
00:54:49sur un référendum
00:54:51plus ou moins contestable
00:54:52le comté de Nice
00:54:53etc
00:54:54donc à ce moment-là
00:54:55jusqu'où
00:54:56entre guillemets
00:54:56on regresse du point de vue territorial
00:54:58pour considérer que
00:54:59eh bien là
00:55:00ça a été rattaché tardivement
00:55:01etc
00:55:01donc je crois sincèrement
00:55:03que là-dessus
00:55:04il peut y avoir
00:55:05un vrai débat
00:55:06sur la décentralisation
00:55:07quel degré de décentralisation
00:55:08ça c'est un débat
00:55:09qui est un débat
00:55:10qui est un beau débat
00:55:10légitime
00:55:11mais le débat sur
00:55:13est-ce que
00:55:14l'identité d'à côté
00:55:15vaut mieux
00:55:16que l'identité
00:55:17qui est encore à côté
00:55:18ce débat-là
00:55:19il est délétère
00:55:19parce qu'in fine
00:55:20il signifie qu'il n'y a plus de français
00:55:21il y a uniquement
00:55:23des identités en concurrence
00:55:24sur un territoire
00:55:25qui est en voie de dislocation
00:55:26c'est ce que nous disent
00:55:27tous les pays
00:55:28qui ont pratiqué
00:55:28cette chose-là
00:55:30que ce soit
00:55:31la Grande-Bretagne
00:55:32que ce soit l'Espagne
00:55:33et donc il faudrait
00:55:35envisager
00:55:35un autre débat
00:55:36on peut débattre
00:55:37sur la décentralisation
00:55:38mais restons un peuple uni
00:55:39et pour rester un peuple uni
00:55:40il faut reconnaître
00:55:42en effet
00:55:42des configurations historiques
00:55:43qui sont des cadres
00:55:46historiquement construits
00:55:46mais il ne faut pas
00:55:48partir
00:55:48dans le jeu
00:55:49et la concurrence
00:55:50des identités
00:55:50vous avez compris
00:55:51je reçois
00:55:51Benjamin Morel
00:55:55nous sommes déjà
00:55:56en désaccord
00:55:56sur cette clivage
00:55:58alors je le traite
00:55:59de Jacobin
00:56:00moi je suis Girondin
00:56:01c'est une lecture
00:56:02de la République
00:56:02et d'une organisation
00:56:03territoriale de la République
00:56:04en fonction des paramètres
00:56:06historiques et régionaux
00:56:07appelez-nous au 0826-300-300
00:56:10au 0826-300-300
00:56:12bien sûr que vous êtes concerné
00:56:13parce que Sud Radio
00:56:14est diffusé partout
00:56:15surtout dans le sud de la France
00:56:17donc nous avons des Savoyards
00:56:18des Corses
00:56:19des Occitans
00:56:19certainement des Bretons
00:56:21des Basques
00:56:21et puis peut-être des Alsaciens
00:56:23appelez-nous
00:56:23et discutons ensemble
00:56:24savoir est-ce que la France
00:56:25est bien constituée
00:56:26telle qu'elle est
00:56:26ou est-ce qu'il y a
00:56:27certains territoires
00:56:28qui auraient droit
00:56:28à un statut particulier
00:56:300826-300-300
00:56:31à tout de suite
00:56:32sur Sud Radio
00:56:39Vous êtes bien sur Sud Radio
00:56:41en jeudi 9 avril 2026
00:56:44je reçois Benjamin Morel
00:56:46maître de conférence
00:56:47en droit public
00:56:48à l'université de Paris
00:56:49Panthéon-Assas
00:56:51constitutionnaliste
00:56:52auteur de la France en miettes
00:56:53donc qui représente
00:56:55ici sur ce ring
00:56:56le camp des républicains
00:56:57plutôt plutôt jacobins
00:56:59et je défends
00:57:00et je défends
00:57:00en tant que journaliste
00:57:01d'origine basque
00:57:02plutôt une diversité régionale
00:57:04avec un respect
00:57:05des particuliers
00:57:05des aspects locaux
00:57:06et nous débattions
00:57:07avec Benjamin Morel
00:57:08à l'instant
00:57:08du futur ou du nouveau statut
00:57:10de la région Alsace
00:57:11ça n'a pas l'air si clair
00:57:12nous sommes en ligne
00:57:13avec Hubert Hoth
00:57:14député Modem du Horin
00:57:16bonjour Hubert Hoth
00:57:16vous me recevez
00:57:18Bonjour je vous reçois très bien
00:57:19voilà
00:57:19alors Hubert Hoth
00:57:20il y a eu un débat
00:57:21à l'Assemblée Nationale
00:57:23avant-hier 7 avril
00:57:24hier 8 avril
00:57:27première lecture
00:57:28première étape
00:57:29ça a été difficile
00:57:30le 7 octobre
00:57:30hier 8 avril
00:57:32il semblerait que le projet
00:57:33ait été adopté
00:57:34par les députés
00:57:34est-ce que c'est bien
00:57:35comme ça qu'il faut lire
00:57:36la chose ?
00:57:37Oui c'est exactement ça
00:57:38oui bien sûr
00:57:39la décision
00:57:41que porte
00:57:42cette PPL
00:57:44adoptée
00:57:44c'est de
00:57:46de reconnaître
00:57:48l'Alsace
00:57:49comme une collectivité
00:57:50à statut particulier
00:57:51qui
00:57:53reprend
00:57:54le périmètre
00:57:55de la collectivité
00:57:56européenne
00:57:56d'Alsace
00:57:57actuelle
00:57:57qui est déjà
00:57:58issue depuis 2019
00:57:59d'une fusion
00:58:01des deux départements
00:58:02Horin et Barin
00:58:03mais qui cette fois
00:58:04emporte avec elle
00:58:05non seulement
00:58:06l'exercice
00:58:07des compétences départementales
00:58:08ce qui était le cas
00:58:09jusqu'à présent
00:58:10mais aussi
00:58:11l'exercice
00:58:12des compétences régionales
00:58:13qui glissent donc
00:58:14du Grand Est
00:58:15sur la collectivité
00:58:17européenne d'Alsace
00:58:18Ce n'est qu'un début
00:58:19de procédure
00:58:20je pense qu'ensuite
00:58:21il va falloir passer au Sénat
00:58:22et faire valider le projet
00:58:23la PPL
00:58:24Bien sûr
00:58:25il y aura la navette parlementaire
00:58:27et c'était la première lecture
00:58:29le Sénat va faire son travail
00:58:30ensuite on verra
00:58:32Est-ce que le rejet
00:58:33de l'amendement du gouvernement
00:58:34hier
00:58:34enfin pas le rejet
00:58:36le fait qu'il n'ait pas pu aboutir
00:58:38est une entrave
00:58:39à la bonne application
00:58:40de cette PPL
00:58:41pour le
00:58:42pour qui s'appelle
00:58:43désir d'Alsace
00:58:46Non je ne pense pas
00:58:47c'est à dire qu'en fait
00:58:49l'amendement
00:58:50qui comportait
00:58:51les ordonnances
00:58:51du gouvernement
00:58:52aurait permis
00:58:54d'avoir
00:58:55une boîte à outils
00:58:56plus complète
00:58:57mais
00:58:57le travail parlementaire
00:58:59n'étant pas terminé
00:59:00ces éléments là
00:59:01qui seront amenés
00:59:03à conforter
00:59:04le dispositif
00:59:05pourront toujours être
00:59:06pourront toujours compléter
00:59:07le texte actuel
00:59:10lors du travail parlementaire
00:59:11qui va être effectué
00:59:12au Sénat
00:59:12puis ensuite
00:59:13en deuxième lecture
00:59:14ou en commission
00:59:15de toute façon
00:59:16toutes les étapes
00:59:18permettent
00:59:18de fignoler
00:59:20et d'ajuster
00:59:22si je puis dire
00:59:23le tir
00:59:24lorsque celui-ci
00:59:25semble
00:59:25c'est bien ça
00:59:26l'intérêt
00:59:27du processus parlementaire
00:59:29c'est d'avoir
00:59:29plusieurs étapes
00:59:30pour aboutir
00:59:31à quelque chose
00:59:32qui soit complet
00:59:33qui intègre
00:59:34tous les moyens
00:59:35pour atteindre les objectifs
00:59:36le premier pas
00:59:38c'était de fixer
00:59:39clairement l'objectif
00:59:40et là
00:59:41nous avons été
00:59:43au rendez-vous
00:59:43je suis avec
00:59:45Benjamin Morel
00:59:46dans le studio
00:59:46nous discutons
00:59:47justement
00:59:47des thèmes
00:59:48de la décentralisation
00:59:49de la régionalisation
00:59:50de la France
00:59:50et de l'aménagement
00:59:51du territoire
00:59:52avec la reconnaissance
00:59:53de particularisme
00:59:54géographique
00:59:54et locaux
00:59:55Benjamin Morel
00:59:56ce projet
00:59:57de désir d'Alsace
00:59:59vous semble
00:59:59aujourd'hui bouclé
01:00:00cohérent
01:00:00vous pensez
01:00:01que c'est pas
01:00:01tout à fait gagné
01:00:02non le texte
01:00:03il est en grande partie
01:00:04incohérent
01:00:04c'est une proposition
01:00:05de loi
01:00:06il n'y a pas
01:00:06d'étude d'impact
01:00:07en l'occurrence
01:00:08sans les ordonnances
01:00:09du gouvernement
01:00:10il apparaît
01:00:10probablement
01:00:11assez inconstitutionnel
01:00:13plus t'as raison
01:00:14c'est-à-dire que
01:00:14le principe de la navette
01:00:16c'est d'améliorer le texte
01:00:16mais il faut bien comprendre
01:00:17qu'il y a un tic-tac
01:00:18c'est-à-dire que déjà
01:00:19il faudrait qu'ils soient
01:00:19inscrits à l'ordre du jour
01:00:20du Sénat
01:00:21c'est pas gagné
01:00:22surtout qu'avant
01:00:22les sénatoriales
01:00:23je rappelle que
01:00:2310 présidents de région
01:00:24ont dit
01:00:25on fait une tribune
01:00:26dans la tribune dimanche
01:00:26récemment pour dire
01:00:27on veut pas de ce texte
01:00:28c'est un démantèlement
01:00:30des régions
01:00:30et donc un Sénat
01:00:31représentant des collectivités
01:00:33territoriales
01:00:33qui inscrirait ce texte
01:00:34avant la période budgétaire
01:00:36ça paraît assez peu probable
01:00:37si jamais il ne l'inscrit pas
01:00:39adieu
01:00:40si jamais il l'inscrit
01:00:41à ce moment-là
01:00:42il peut en débattre
01:00:43mais s'il en débat
01:00:44ça veut dire qu'il doit le modifier
01:00:46ça veut dire qu'il doit l'amender
01:00:47il ne peut pas l'adopter
01:00:48dit conforme
01:00:49parce que s'il est adopté conforme
01:00:50le texte serait tué
01:00:51par le conseil constitutionnel
01:00:52donc à partir de là
01:00:53il faudrait que le texte
01:00:54ensuite revienne
01:00:55à l'Assemblée nationale
01:00:56tous les textes
01:00:57qui au moment
01:00:58d'une potentielle dissolution
01:00:59de l'Assemblée nationale
01:01:00en 2027
01:01:01seront à l'Assemblée nationale
01:01:02seront caduques
01:01:04c'est-à-dire qu'ils s'évaporeront
01:01:06si jamais
01:01:07ils n'ont pas été discutés
01:01:08et votés avant
01:01:09donc vous voyez que le chemin
01:01:10est très très long
01:01:11entre d'un côté
01:01:12les sénatoriales
01:01:13ensuite le budget
01:01:14et enfin les élections présidentielles
01:01:16pour le fait que
01:01:17tous les députés
01:01:19présents
01:01:20lors des débats
01:01:21étaient à peu près conscients
01:01:22du fait que
01:01:23le vote était symbolique
01:01:24et il signifiait quelque chose
01:01:25du point de vue des symboles
01:01:26que voulaient envoyer
01:01:26les uns et les autres
01:01:27notamment
01:01:28le Rassemblement nationale
01:01:29et Renaissance
01:01:30qui ont vraiment été
01:01:31les deux pivots
01:01:32de la majorité
01:01:32qui a été composé
01:01:33ici pour voter le texte
01:01:34les deux ont porté ça
01:01:37mais sans vraiment
01:01:38de possibilité
01:01:39de devoir prospérer
01:01:40à moyen terme
01:01:40Hubert Rott
01:01:41vous entendez
01:01:42Benjamin Morel
01:01:43il émet des réserves
01:01:44il a même des doutes
01:01:45sur l'aboutissement final
01:01:46de cette PPL
01:01:47vous êtes plus optimiste
01:01:48que lui
01:01:49ou vous reconnaissez
01:01:49qu'il peut y avoir
01:01:50une entrave
01:01:50à un moment donné ?
01:01:51Bah écoutez
01:01:52je comprends
01:01:53et je reconnais
01:01:56ce que dit
01:01:57monsieur Morel
01:01:58le parcours
01:01:59est semé d'embûches
01:02:00mais il l'a été
01:02:01depuis le début
01:02:01nous ça fait
01:02:02moi j'ai déposé
01:02:03une première proposition
01:02:05de loi
01:02:05en décembre 2022
01:02:07je venais d'être élu
01:02:08cinq mois avant
01:02:11si on avait
01:02:13considéré
01:02:13l'ampleur
01:02:14ou la force
01:02:15des résistances
01:02:16nous aurions jeté
01:02:17l'éponge tout de suite
01:02:18parce que personne
01:02:19ne pariait
01:02:20sur la possibilité
01:02:21que nous aurions
01:02:21à l'Assemblée
01:02:22de finalement
01:02:23pouvoir glisser
01:02:24ne serait-ce que glisser
01:02:26cette proposition de loi
01:02:27dans l'agenda
01:02:27et bien nous avons réussi
01:02:29malgré tout
01:02:29malgré toutes ces oppositions
01:02:31et ces résistances
01:02:31et ce ne sont pas
01:02:32dix présentes régions
01:02:34qui doivent décider
01:02:35de la souplesse
01:02:37que doit s'accorder
01:02:38la nation
01:02:38sur la manière
01:02:39dont elle va opérer
01:02:41sa décentralisation
01:02:42de la manière
01:02:43la plus concrète
01:02:43il y a une grosse attente
01:02:45en Alsace
01:02:45c'est comme ça
01:02:46depuis 2015
01:02:47et je ne pense pas
01:02:49que nos concitoyens
01:02:50en Alsace
01:02:50soient plus imbéciles
01:02:51que les autres
01:02:52le mécontentement
01:02:53reste puissant
01:02:54reste dominant
01:02:56largement majoritaire
01:02:57cela veut dire
01:02:59que les grandes régions
01:03:00dont on nous promettait
01:03:02toutes les vertus
01:03:04ben non
01:03:04ne sont pas au rendez-vous
01:03:06donc il y a un problème
01:03:08c'est ça
01:03:08faire de la politique
01:03:09ce n'est pas
01:03:09s'aider
01:03:10à la difficulté
01:03:11de faire avancer
01:03:12un processus
01:03:13qu'il soit législatif
01:03:14ou autre
01:03:14c'est se battre
01:03:16pour faire en sorte
01:03:17que l'objectif
01:03:20soit assorti
01:03:21des moyens
01:03:21et bien
01:03:22on travaillera
01:03:23sur les deux
01:03:23sur les deux aspects
01:03:25pour que nous puissions
01:03:26aboutir à quelque chose
01:03:27qui soit de l'ordre
01:03:28de l'attente profonde
01:03:30de nos concitoyens
01:03:30moi je déplore
01:03:32que parmi les forces
01:03:35du bloc central
01:03:35nous soyons
01:03:37quelquefois
01:03:38aussi peu lisibles
01:03:40aussi peu déterminés
01:03:41aussi peu clairs
01:03:43dans ce que nous proposons
01:03:45pour construire
01:03:46notre avenir commun
01:03:46et les gens
01:03:48attendent ça aujourd'hui
01:03:49nos concitoyens
01:03:50s'ils ont cette déclance
01:03:52vis-à-vis du monde politique
01:03:53c'est aussi parce qu'ils
01:03:54ne comprennent pas
01:03:55où on veut les emmener
01:03:56pourtant
01:03:56je ne veux pas laisser ça
01:03:59aux extrêmes
01:03:59bien sûr
01:04:00bien sûr
01:04:01mais vous avez eu
01:04:01une majorité
01:04:02en tout cas sur cette PPL
01:04:03ou hier 8 avril
01:04:04vous avez eu cette majorité
01:04:05Benjamin Morel faisait remarquer
01:04:07avant que vous interveniez
01:04:08monsieur le député
01:04:09monsieur le député
01:04:09du Haut-Rhin
01:04:10que ce que demande
01:04:11le projet
01:04:13désir d'Alsace
01:04:14ce n'est pas seulement
01:04:15la reconstitution
01:04:16de la région Alsace
01:04:16telle qu'elle était
01:04:17avant le découpage
01:04:18de 2016
01:04:19mais un statut particulier
01:04:20qui ressemblerait un peu
01:04:21à celui de la Corse
01:04:22et Benjamin Morel
01:04:23considère que vous n'avez pas
01:04:24légitimité
01:04:25que les Alsaciens
01:04:26n'ont pas légitimité
01:04:27à demander cette spécificité
01:04:29institutionnelle
01:04:29par rapport au reste
01:04:30des régions de la République
01:04:31est-ce que vous partagez
01:04:32cet avis ?
01:04:34non je pense qu'il faut
01:04:34minimiser
01:04:35il ne faut pas
01:04:38faire une légende
01:04:39qui n'existe pas
01:04:40en fait
01:04:41parce que
01:04:41qu'est-ce qu'on demande
01:04:42en clair ?
01:04:42on demande
01:04:43l'Assemblée Corse
01:04:46elle peut légiférer
01:04:47ah non
01:04:48pas encore
01:04:49monsieur le député
01:04:51entre guillemets
01:04:52pour revoir
01:04:53pour le droit
01:04:53l'Assemblée Corse
01:04:55telle qu'elle est
01:04:56telle qu'elle est
01:04:57envisagée par les Corses
01:04:59elle doit pouvoir légiférer
01:05:00elle ne peut pas légiférer
01:05:01non il n'y a pas de pouvoir
01:05:02à part la Nouvelle-Calédonie
01:05:03aucune collectivité
01:05:04dans le sein de la République
01:05:06même des territoires
01:05:07comme Wallis et Futuna
01:05:08qui n'ont pourtant pas de commune
01:05:10mais trois rois
01:05:10n'ont aucun pouvoir législatif
01:05:12elle peut prendre des dispositions
01:05:13qui correspondent à une forme
01:05:14je me suis mal exprimé
01:05:16le combat des Corses
01:05:17il est cela
01:05:19ah oui mais actuellement
01:05:20le statut de la collectivité
01:05:21de la Corse
01:05:22celui que vous copiez
01:05:23c'est pas ça
01:05:23ah non non pas du tout
01:05:25mais surtout
01:05:26la distinction
01:05:27est à faire
01:05:27dans les objectifs
01:05:28l'objectif Corse
01:05:30et l'objectif Asiatien
01:05:31c'est pas la même chose
01:05:32nous nous voulons simplifier
01:05:34simplifier
01:05:37la double couche
01:05:38des collectivités
01:05:39et réunir
01:05:41en une seule collectivité
01:05:42ceux qui dépendent
01:05:44d'une région
01:05:44et ceux qui dépendent
01:05:45d'un département
01:05:45c'est ni plus ni moins que ça
01:05:47c'est pas de la simplification
01:05:48parce que vous construisez
01:05:49en fait une collectivité ad hoc
01:05:52qui demain
01:05:53succèdera peut-être
01:05:54à d'autres collectivités ad hoc
01:05:55dans un territoire
01:05:57les transports appartiendront
01:05:59à un type de collectivité
01:06:00dans un autre territoire
01:06:01à un autre type de collectivité
01:06:03comprenez bien
01:06:04que la possibilité
01:06:05pour les français
01:06:05d'évaluer un projet
01:06:06et un bilan
01:06:07ce qui est le fondement
01:06:07de la démocratie
01:06:08ce qui est le fondement
01:06:09de la décentralisation républicaine
01:06:11deviendra complètement impossible
01:06:12comme déjà
01:06:12c'est le cas
01:06:13au niveau communal
01:06:14avec les différents types
01:06:15d'intercommunalité
01:06:16où les communes
01:06:17ne disposent pas
01:06:18des mêmes compétences
01:06:18selon les différentes limitations
01:06:20et donc à partir de là
01:06:22vous accroissez
01:06:23et vous obscurcissez
01:06:24un peu plus
01:06:25le processus de décentralisation
01:06:26qui n'est pas d'abord
01:06:27un processus
01:06:28de reconnaissance identitaire
01:06:29mais c'est un droit
01:06:30auquel les régions
01:06:30peuvent prétendre
01:06:31c'est un processus
01:06:32de démocratisation
01:06:33des politiques publiques
01:06:34on n'est pas obligé
01:06:34d'uniformiser
01:06:35tout ce qui marche mal
01:06:35il y a des gens
01:06:36qui ont le droit
01:06:36de s'en sortir
01:06:36de leur côté
01:06:37mais bien sûr
01:06:38mais il ne s'agit pas
01:06:39d'uniformiser
01:06:40ce qui se passe mal
01:06:40il s'agit simplement
01:06:41de considérer
01:06:42que vous avez des cadres
01:06:44et que ces cadres-là
01:06:45qui sont ceux
01:06:46de la décentralisation
01:06:47permettent d'exercer
01:06:47des compétences
01:06:48et par ailleurs
01:06:50dernier point
01:06:50il y a également
01:06:54une question
01:06:54auxquelles vous avez
01:06:56peu répondu
01:06:56lors des débats
01:06:57qui est une question
01:06:58d'égalité territoriale
01:07:00parce qu'il y a quand même
01:07:01des Lorrains
01:07:02et des Champenois
01:07:03qui sont les grands perdants
01:07:05de cette affaire
01:07:06c'est un texte
01:07:07sur l'Alsace
01:07:08mais si les grandes régions
01:07:09ont été construites
01:07:09avec tous leurs défauts
01:07:10vous savez moi je suis auvergnat
01:07:11et si on a uni
01:07:12l'Auvergnat-Renal
01:07:13plutôt qu'avec
01:07:15le Limousin
01:07:15c'était pour ne pas unir
01:07:17entre guillemets
01:07:18des régions en difficulté
01:07:19ensemble
01:07:19là vous laissez
01:07:20un arrière-pays
01:07:21qui va être
01:07:22en difficulté économique
01:07:23très importante
01:07:25quand vous prenez
01:07:25les inégalités
01:07:26aujourd'hui
01:07:27qui peuvent par exemple
01:07:27exister en Espagne
01:07:28eu égard au statut particulier
01:07:30qui la peuplent
01:07:31et des riches
01:07:32qui font sécession
01:07:33vous reproduisez un peu
01:07:34le même modèle
01:07:34sur le modèle français
01:07:35et c'est quand même
01:07:36assez étonnant
01:07:37que par exemple
01:07:37je ne parle pas pour vous
01:07:38mais pour le Rassemblement National
01:07:40qui fait des bons scores
01:07:41dans ces territoires
01:07:41en Champagne
01:07:42et en Lorraine
01:07:43qui aime à dire
01:07:44qu'il est aux côtés
01:07:45aujourd'hui des territoires
01:07:46en difficulté
01:07:47voter ce texte
01:07:48qui clairement
01:07:49les abandonne
01:07:50ça paraît quand même
01:07:51assez contradictoire
01:07:52avec ce que prenne
01:07:53toute la journée ce parti
01:07:54et Bérotte
01:07:54vous abandonnez
01:07:55les Lorrains
01:07:55et les Champenois
01:07:57non je ne crois pas
01:07:58parce que les Lorrains
01:07:59et les Champenois
01:08:00et les Ardennais
01:08:01heureusement
01:08:01ont une grande histoire
01:08:02d'ailleurs
01:08:03elles ne datent pas
01:08:03d'il y a 10 ans
01:08:05il y a 10 ans en arrière
01:08:06il n'y avait pas
01:08:07de Grand Est
01:08:07c'est d'où la motivation
01:08:09des grandes régions
01:08:11pour éviter
01:08:12de creuser
01:08:12les inégalités territoriales
01:08:13et si elles n'ont pas
01:08:14de cohérence
01:08:15historique
01:08:16sociale
01:08:16culturelle
01:08:17non il ne faut pas
01:08:18confondre l'inégalité
01:08:19et la particularité
01:08:23on n'est pas égaux
01:08:24du point de vue
01:08:25de la géographie
01:08:26du point de vue
01:08:26de l'histoire
01:08:27monsieur le député
01:08:28ça fait quoi une région
01:08:31une région ça fait quoi
01:08:32ça a quelles compétences
01:08:35mais vous le savez très bien
01:08:36non mais je pose la question
01:08:37parce qu'en fait
01:08:38le but de la région
01:08:39ce n'est pas de faire
01:08:39de la culture
01:08:40c'est de faire du développement
01:08:41économique
01:08:41c'est du développement
01:08:42économique et des transports
01:08:44et donc là en l'occurrence
01:08:45on parle de compétences
01:08:46aménagements du territoire
01:08:47mais le bon développement
01:08:50économique c'est celui
01:08:51qui respecte d'abord
01:08:52les réalités géographiques
01:08:53et quelquefois historiques
01:08:54mais ce n'est pas
01:08:55une histoire d'identité
01:08:56l'identité c'est plus
01:08:58l'identité celle que
01:08:59celle qu'on nous met
01:09:00en contradiction
01:09:02avec notre projet
01:09:03c'est une identité culturelle
01:09:05tout au plus
01:09:05mais moi je ne parle pas de ça
01:09:07mais vous parlez de quoi
01:09:08alors si ce n'est pas
01:09:08une question de développement
01:09:09économique
01:09:09d'identité
01:09:10c'est quoi
01:09:11mais le fossé
01:09:13l'Alsace
01:09:14c'est la partie française
01:09:15du fossé Rédan
01:09:16dont l'axe est nord-sud
01:09:17vous le savez très bien
01:09:18mais là ça ne répond en rien
01:09:19à la question qu'on évoque
01:09:21je vous dis
01:09:22les grandes régions
01:09:23ont été faites
01:09:23pour faire du développement
01:09:24économique et des transports
01:09:25vous me dites
01:09:25c'est le creuset du fossé Rédan
01:09:26mais ça ne marche pas
01:09:27en effet
01:09:28c'est-à-dire que l'objectif
01:09:29c'était d'avoir des régions
01:09:31qui sont plus en difficulté
01:09:32Mont-Auvergne-Natal
01:09:33le limousin
01:09:34la Champagne
01:09:35Ardenne
01:09:35etc
01:09:35et de pouvoir avoir
01:09:37des poumons économiques
01:09:38qui permettent de faire
01:09:39du développement territorial
01:09:40on peut contester
01:09:40moi je ne suis pas un aficionado
01:09:41de la loi Noche
01:09:42je pense qu'elle a été faite
01:09:43de manière extrêmement idiote
01:09:44néanmoins
01:09:46l'objectif
01:09:46des compétences régionales
01:09:48en termes de développement économique
01:09:49et des cadres
01:09:49qui ont été adoptés
01:09:50c'est ça
01:09:50si vous rompez
01:09:51les amars
01:09:52avec la Champagne Ardenne
01:09:53et la Lorraine
01:09:54vous laissez ces régions
01:09:56dans une situation
01:09:57économiquement extrêmement difficile
01:09:58et ça rejoint ce que je disais
01:10:00c'est en fait un abandon
01:10:01à la Champagne
01:10:02c'est le problème de la République
01:10:03et du gouvernement de Paris
01:10:04si l'Alsace demande
01:10:05des compétences particulières
01:10:06pour gérer son histoire
01:10:07pour gérer son avenir
01:10:08et que le peuple alsacien
01:10:10pardon
01:10:10les citoyennes
01:10:11les citoyens alsaciens
01:10:12décident d'avoir cette particularité
01:10:14c'est leur droit démocratique
01:10:15on ne parle pas de culture là
01:10:15non je parle de compétences
01:10:16je parle de compétences
01:10:17compétences territoriales
01:10:19liées à une identité géographique
01:10:20à une spécificité territoriale
01:10:22vous ne pouvez pas le nier
01:10:23le principe de base
01:10:25en République
01:10:25si vous voulez
01:10:26c'est que
01:10:27et c'est le cas depuis
01:10:28enfin c'est pas Benjamin Morel
01:10:29qu'il invite
01:10:29qu'il invente
01:10:30c'est le cas depuis le 3 août 1789
01:10:33le principe c'est
01:10:34l'égalité de tous
01:10:35devant la loi
01:10:36cette égalité de tous
01:10:37devant la loi
01:10:38implique nécessairement
01:10:39encore une fois
01:10:39vous ne parlez pas à un parisien
01:10:41moi j'ai grandi
01:10:42dans des territoires ruraux
01:10:43dans des territoires ruraux
01:10:44et on va lui en jurel
01:10:45et donc dans ce cadre là
01:10:47si jamais
01:10:47mais ça se réforme démocratiquement
01:10:49si le peuple n'en veut plus
01:10:50on change de constitution
01:10:51on change de ma vie
01:10:51et bien dans ce cas là
01:10:51il faut assumer
01:10:52de ne plus
01:10:53de renier toute notre histoire
01:10:54depuis le 3 août 1789
01:10:56moi ceux qui me disent
01:10:57très bien
01:10:57la révolution française
01:10:59les principes des lumières
01:11:00l'indivisibilité de la république
01:11:01je n'en veux pas
01:11:02je n'ai pas de problème avec ça
01:11:03j'accepte
01:11:04mais en revanche dire
01:11:05on va donner un foire législatif
01:11:07à la Corse
01:11:08on va donner des statuts particuliers
01:11:09on va donner
01:11:10en rompant l'égalité territoriale
01:11:12on va donner des compétences
01:11:14eu égard à une identité
01:11:15qui est une identité vécue
01:11:16et bien à ce moment là
01:11:18et pas eu égard à un principe
01:11:20qui est un principe
01:11:21de décentralisation démocratique
01:11:22à ce moment là
01:11:23c'est sortir du cadre républicain
01:11:25pourquoi pas
01:11:26mais il faut l'assumer
01:11:26en un mot
01:11:29répondez
01:11:30à ce que vient de dire
01:11:31Benjamin Morel
01:11:31non moi je ne vois pas
01:11:34les choses de cette manière
01:11:34je pense que
01:11:35l'unité de la république
01:11:37c'est pas ça
01:11:37parce qu'à ce moment là
01:11:38il faut supprimer
01:11:39toutes les régions
01:11:40et n'en faire qu'une seule
01:11:41la région France
01:11:42il faut faire des régions
01:11:43avec des compétences identiques
01:11:45ça n'a pas de sens
01:11:46parce que
01:11:51la géographie détermine
01:11:52un certain nombre
01:11:53de bassins de vie
01:11:53quand on fait violence
01:11:54à la nature
01:11:55et bien
01:11:56pourquoi vous voulez
01:11:57des compétences supérieures
01:11:58à celles des Lorrains
01:11:58ou des Auvergnats ?
01:12:00pardon ?
01:12:00pourquoi vous voulez
01:12:01des compétences supérieures
01:12:02à celles des Lorrains
01:12:02et des Auvergnats ?
01:12:03ou non de quoi ?
01:12:04mais on ne veut pas
01:12:04de compétences supérieures
01:12:05alors pourquoi vous voulez
01:12:06une collectivité assez particulier ?
01:12:07bon je
01:12:08parce que nous avons déjà
01:12:10fait un chemin à ce sens
01:12:11les deux départements
01:12:13adatiens
01:12:13ont été fusionnés
01:12:14ça n'a posé de problème
01:12:15à personne
01:12:16à aucun voisin
01:12:17on demande simplement
01:12:18de pouvoir exercer
01:12:19au plus proche
01:12:20des habitants
01:12:21et du territoire
01:12:22les compétences
01:12:23qui sont dévolues actuellement
01:12:24à une région
01:12:25qui va déforcer
01:12:25les portes de Paris
01:12:27jusqu'au bord du Rhin
01:12:29c'est bien trop loin
01:12:30et ça ne permet pas
01:12:31la souplesse
01:12:32l'agilité
01:12:32et l'efficacité
01:12:33que les gens attendent
01:12:34des politiques publiques
01:12:35alors pourquoi vous avez
01:12:36supprimé des départements
01:12:37si vous voulez être plus proches ?
01:12:38nous avons déjà Paris
01:12:39avec son centralisme
01:12:40si nous voulons vraiment
01:12:41décentraliser
01:12:41mais messieurs
01:12:42on reprend
01:12:42Paris n'est pas le sujet
01:12:44on continue
01:12:44la vérité c'est que
01:12:46les grandes régions
01:12:47ne sont qu'un double
01:12:48c'est pas vloviens
01:12:48elle a vous tapé sur Paris
01:12:49mais je ne demande pas
01:12:50que vous avez
01:12:50vu les départements
01:12:51Benjamin Morel
01:12:52on reprend cette conversation
01:12:53dans quelques instants
01:12:54parce qu'elle n'est pas terminée
01:12:56et on a encore des choses à dire
01:12:57à tout de suite sur Sud Radio
01:12:58je suis avec Benjamin Morel
01:13:00et Uberot
01:13:01député du Rhin
01:13:01à tout de suite
01:13:09vous êtes bien sûr
01:13:10sur Sud Radio
01:13:11en ce jeudi 9 avril
01:13:122026
01:13:13débat passionné
01:13:15entre Benjamin Morel
01:13:16défenseur d'une république
01:13:18une et indivisive
01:13:18très soucieux
01:13:19de l'égalité
01:13:20entre les territoires
01:13:21et le député
01:13:23du Haut-Rhin
01:13:23Uberot
01:13:24qui défend
01:13:25le particularisme
01:13:26de la région Alsace
01:13:27particularisme historique
01:13:28particularisme territorial
01:13:29et géographique
01:13:30qui progresse depuis longtemps
01:13:31pour avoir une distinction
01:13:32et avoir des compétences particulières
01:13:34pour ce territoire
01:13:35comme il a été accordé
01:13:37à d'autres territoires
01:13:38je redonne la parole
01:13:39à Uberot
01:13:41Benjamin Morel
01:13:41vous parlez après
01:13:42Uberot
01:13:43finissez votre démonstration
01:13:44sur la légitimité
01:13:45de la région Alsace
01:13:46à avoir un statut
01:13:47avec des compétences particulières
01:13:48je vais vous donner un exemple
01:13:50qui relève
01:13:51de ce dont nous héritons
01:13:54en matière de décisions
01:13:56qui nous viennent
01:13:57de la grande région
01:13:58du Grand Est
01:13:58nous avions en Alsace
01:14:00depuis bien longtemps
01:14:02depuis le début du XXe siècle
01:14:05un lycée professionnel
01:14:08dans le bassin potassique
01:14:09dans le Haut-Rhin
01:14:10c'est-à-dire l'endroit
01:14:11où on a pendant
01:14:12une centaine d'années
01:14:14exploité la potasse
01:14:16donc du sel
01:14:17dans des couches
01:14:18biologiques
01:14:19à 600 mètres
01:14:20sous la surface du sol
01:14:22ce lycée professionnel
01:14:24a une histoire
01:14:24ce lycée professionnel
01:14:25dispensait
01:14:26des enseignements
01:14:28qui étaient
01:14:29dans trois directions
01:14:30les métiers
01:14:31de la sécurité
01:14:31les chaudronniers
01:14:33et les électriciens
01:14:35avec une compétence
01:14:36bilingue
01:14:37français
01:14:38allemand
01:14:39unique
01:14:39à l'échelle
01:14:40de l'Alsace
01:14:41ce lycée
01:14:42pour des raisons
01:14:43obscures
01:14:44de mise aux normes
01:14:47du bâtiment
01:14:48sur le plan énergétique
01:14:49plutôt que
01:14:50d'investir
01:14:51dans la structure
01:14:52on l'a fermé
01:14:56proposer
01:14:56un écosystème
01:14:58dans lequel
01:14:58des étudiants
01:14:59qui se préparent
01:15:01à devenir
01:15:01les futurs agents
01:15:02de la sécurité
01:15:02du pays
01:15:03d'autres
01:15:04qui deviennent
01:15:05des électriciens
01:15:05capables
01:15:06d'exercer des compétences
01:15:07de par et d'autres
01:15:08du Rhin
01:15:08parce que
01:15:09nos entreprises
01:15:10doivent penser
01:15:11les choses ainsi
01:15:12ici dans le fossé Rénan
01:15:13et bien tout cela
01:15:14c'est une décision
01:15:16qui a été prise
01:15:17par le Grand Est
01:15:18aucun président
01:15:19de région Alsace
01:15:20n'aurait osé faire ça
01:15:24je prends cet exemple
01:15:25il y a des choix
01:15:26politiques malheureux
01:15:27qui ont peut-être
01:15:27à être fait
01:15:28mais je ne vois pas
01:15:28trop le lien
01:15:29en réalité
01:15:30je prends un autre exemple
01:15:31une ligne ferroviaire
01:15:32qui manque
01:15:33pour 30 000 habitants
01:15:358 km
01:15:36pour relier
01:15:37une vallée
01:15:37à l'axe nord-sud
01:15:39qui est l'axe principal
01:15:39le long
01:15:40de l'axe Rénan
01:15:41en Alsace
01:15:42toujours pas fait
01:15:43il a été promis
01:15:44il y a 25 ans
01:15:45il était sur le haut
01:15:45de la pile
01:15:46du temps de la région Alsace
01:15:47en 2013-2014
01:15:48et quand est arrivée
01:15:50la Noël Nôtre
01:15:50et la Grande Région
01:15:51en 2015
01:15:52finit
01:15:53sorti du plan
01:15:55du contrat de plan
01:15:56État-région
01:15:57donc depuis
01:15:58par contre
01:15:59évidemment
01:16:00comme vous l'avez dit
01:16:00M. Morel
01:16:01on va de Paris
01:16:02d'autres
01:16:02et on a fait
01:16:03le même type de ligne
01:16:05pour
01:16:06chez nous
01:16:07c'était 30 000 habitants
01:16:08de l'autre côté
01:16:08ça concernait peut-être
01:16:095 000 habitants
01:16:09on l'a fait
01:16:11donc c'est discutable
01:16:12c'est discutable
01:16:13parce que même
01:16:14le bilan carbone
01:16:15qui est érigé
01:16:16comme la cause majeure
01:16:18pour réaliser
01:16:18ou ne pas réaliser
01:16:19les choses
01:16:20et bien franchement
01:16:21il n'y a pas photo
01:16:22et pourtant
01:16:22on a fait le choix
01:16:23est-ce que c'est ça
01:16:25la Grande Région
01:16:26les péréquations
01:16:27qui freinent
01:16:28ceux qui peuvent
01:16:29aller plus vite
01:16:29et qui accélèrent
01:16:31d'autres
01:16:32qui n'ont pas besoin
01:16:32forcément d'aller plus vite
01:16:34non
01:16:34des moyennes comme ça
01:16:35c'est la France médiocre
01:16:37je n'en veux pas
01:16:39j'aimerais vous répondre
01:16:40monsieur le député
01:16:40parce que vous êtes parti
01:16:41dans un tunnel
01:16:41vous allez faire
01:16:42toutes les missions
01:16:42non
01:16:42non
01:16:43non
01:16:44qui permettent
01:16:45de fonctionner
01:16:47de façon à mettre
01:16:48en lumière
01:16:48ceux qui peuvent avancer
01:16:49parce qu'une Alsace
01:16:50qui fonctionne
01:16:51c'est une France
01:16:52qui va mieux
01:16:53Hubert Roth
01:16:54merci pour votre témoignage
01:16:55merci
01:16:55Benjamin Morel
01:16:56va vous répondre
01:16:57je vous rends
01:16:57à votre débat parlementaire
01:16:58parce que je pense
01:16:59que vous avez des travaux
01:17:00et puis Hubert Roth
01:17:01je vous réinviterai
01:17:02et peut-être
01:17:03Benjamin Morel
01:17:04c'est un débat
01:17:04qui n'est pas clos
01:17:05et je pense
01:17:06qu'il animera la République
01:17:07et il sera peut-être
01:17:08peut-être au cœur
01:17:09d'un des éléments
01:17:10du débat présidentiel
01:17:11de 2027
01:17:11Benjamin Morel
01:17:12vous avez envie
01:17:12de répondre à
01:17:13Oui
01:17:13sur les deux exemples donnés
01:17:15je suis désolé
01:17:16mais c'est ce qu'on appelle
01:17:16un sophisme
01:17:17c'est-à-dire que
01:17:17vous prenez deux projets
01:17:19qui ont avorté
01:17:20sous l'ancienne région Alsace
01:17:21et donc il fallait
01:17:22supprimer l'Alsace
01:17:23et là c'est ce qu'on nous dit
01:17:24il y a deux projets
01:17:25qui ont mal marché
01:17:25avec le Grand Est
01:17:26donc le Grand Est
01:17:27doit disparaître
01:17:28enfin je veux dire
01:17:28voilà
01:17:29ensuite vous avez dit
01:17:30quelque chose
01:17:30de très grave
01:17:31monsieur le député
01:17:31vous avez dit
01:17:32cette péréquation
01:17:33qui nous empêche
01:17:33d'avancer
01:17:34la péréquation c'est quoi
01:17:35les français s'en comprennent
01:17:36sans doute pour la majorité
01:17:37pas ce que fait dire
01:17:38une péréquation
01:17:38il est essentiel
01:17:40la péréquation
01:17:41c'est ce qui permet
01:17:42de distribuer de l'argent
01:17:44des territoires les plus riches
01:17:45aux territoires les plus pauvres
01:17:46prenez aujourd'hui
01:17:48prenez les 20 régions
01:17:50les moins riches
01:17:51de l'Union Européenne
01:17:51lors de la crise de 2008
01:17:54la seule qui ne voit pas
01:17:56son PIB s'effondrer
01:17:58et son taux de chômage
01:18:00croître dans des proportions
01:18:02dantesques
01:18:03qui au contraire
01:18:03voit son chômage baisser
01:18:05c'est la Corse
01:18:06pourquoi ?
01:18:07parce qu'en fait
01:18:08vous avez une péréquation
01:18:09au niveau national
01:18:10prenez la Calabre
01:18:11prenez l'Andalousie
01:18:12tout s'effondre
01:18:13la Corse tient
01:18:14parce qu'il y a
01:18:15une solidarité nationale
01:18:16lors du référendum
01:18:17
01:18:18entendons-nous
01:18:19parce que
01:18:19moi je veux bien
01:18:20qu'il y ait une demande
01:18:21d'Alsace
01:18:21et de région Alsace
01:18:22la consultation
01:18:24qu'a fait le président
01:18:24de la collectivité européenne
01:18:28d'Alsace
01:18:28sur le retour
01:18:29de la région Aldas
01:18:30il y a eu 90%
01:18:31d'abstention
01:18:33mais l'un des arguments
01:18:34c'était
01:18:35l'argent des Alsaciens
01:18:37doit rester en Alsace
01:18:39prenez
01:18:39ce que disent
01:18:40les Flamands
01:18:41pas un sou
01:18:42pour les
01:18:43non mais
01:18:44j'aimerais terminer
01:18:44on a eu un tunnel
01:18:45assez long
01:18:46j'aimerais bien terminer
01:18:47là-dessus
01:18:47c'est un sujet
01:18:48de société
01:18:49que disent les Flamands
01:18:50ils disent pas
01:18:51un euro
01:18:52pour les Wallons
01:18:53la Ligue du Nord
01:18:54la Padanie
01:18:56ça n'existe pas
01:18:56historiquement
01:18:56je veux bien des régions
01:18:57la Padanie
01:18:58ça n'a aucune existence
01:18:59historique
01:18:59c'est une identité régionale
01:19:01qui s'est construite
01:19:01sur un argument
01:19:02cessons de payer
01:19:03nous Italiens du Nord
01:19:04pour le Méso Diurnau
01:19:05même un parti de gauche
01:19:07l'ERC en Espagne
01:19:08le parti catalan
01:19:10a fait une campagne
01:19:11il y a deux ans
01:19:11sur arrêtons de payer
01:19:12pour l'Andalousie
01:19:13si jamais vous faites
01:19:14un tel modèle
01:19:15vous savez qui gagne ?
01:19:16vous savez qui gagne
01:19:17qui gagne ?
01:19:18c'est le Rassemblement National
01:19:19non
01:19:20c'est Paris
01:19:21parce qu'aujourd'hui
01:19:22qui produit la valeur ajoutée
01:19:23dans ce pays
01:19:23c'est plutôt la région parisienne
01:19:25et donc si vous rompez
01:19:26les solidarités nationales
01:19:27là on a entendu
01:19:28lors de ce débat
01:19:28il y a un peuple alsacien
01:19:30il y a un peuple basque
01:19:31il y a un peuple breton
01:19:31très bien
01:19:32si on est dans différents peuples
01:19:33on rompt les solidarités
01:19:35et à ce moment-là
01:19:36et bien ceux qui paieront
01:19:37le plus cher
01:19:38c'est les Auvergnats
01:19:39c'est moi
01:19:39c'est les Limouges
01:19:40c'est la région d'à côté
01:19:42c'est les Corses
01:19:43vous avez une base fiscale
01:19:45de 60 000 personnes en Corse
01:19:46c'est pas de solidarité nationale
01:19:47tout s'effondre
01:19:48Morel
01:19:48c'est le sens de l'histoire
01:19:50et si on en est arrivé là
01:19:51c'est parce que le pouvoir centraliste
01:19:52jacobin
01:19:52ah non non non
01:19:53non Péricault
01:19:54il n'y aurait pas cette fracture territoriale
01:19:56il n'y aurait pas cette fracture territoriale
01:19:58si Paris avait respecté
01:19:59mais je suis en train de vous expliquer
01:20:01justement
01:20:01qu'il y a une fracture territoriale en France
01:20:03mais qu'elle est moins grave qu'ailleurs
01:20:04comment est-ce que vous expliquez
01:20:05que la Corse
01:20:06elle ne s'effondre pas
01:20:07quand la Calabre s'effondre
01:20:08et donc à partir de là
01:20:09moi je veux bien la rupture des solidarités
01:20:11mais là c'est pas la faute à Paris
01:20:12et là quand vous avez un débat
01:20:14qui dit en gros
01:20:15on s'en fiche des Champenois
01:20:16ces gens ils sentent un peu mauvais
01:20:17puis les Lorrains aussi
01:20:18par contre en Alsace
01:20:19pas de péréquation
01:20:20c'est ce qui a été dit
01:20:21il a dit la péréquation
01:20:24ça nous empêche d'avancer
01:20:26en effet ça empêche d'avancer les plus riches
01:20:28vous comme moi on vit à Paris
01:20:29on va être très heureux
01:20:29ceux qui vivent en Auvergne
01:20:31ceux qui vivent en Corse
01:20:32seront très malheureux dans la France
01:20:34qu'on nous prépare
01:20:35je pense que les citoyens
01:20:36et les citoyennes de ces territoires
01:20:37ont le droit de décider
01:20:39et bon on reprend de conversation tout à l'heure
01:20:41vous êtes sur Sud Radio
01:20:42je reçois Benjamin Morel
01:20:43et on parle de décentralisation
01:20:45de région et d'organisation de la République
01:20:47à tout de suite
01:20:50Midi 14h
01:20:51Sud Radio
01:20:51la France dans tous ses états
01:20:53Péricault-Légas
01:20:55Vous êtes bien sur Sud Radio
01:20:56nous sommes dans un débat passionné
01:20:58sur les questions territoriales
01:20:59de régions
01:21:00d'identité régionale
01:21:01de particularisme locaux
01:21:02et j'ai Benjamin Morel
01:21:04ici présent
01:21:05j'allais dire sur le ring
01:21:06qui défend la version plus unitaire
01:21:08de la République
01:21:09et en face de lui
01:21:10au téléphone
01:21:11le député du Haut-Rhin
01:21:12Hubert Roth
01:21:13qui lui a défendu le projet
01:21:14de désir d'Alsace
01:21:15avec un statut particulier
01:21:17des particularismes pour l'Alsace
01:21:18Hubert Roth
01:21:19vous voulez répondre
01:21:20et on conclera cet échange
01:21:22pour continuer l'émission
01:21:23sur l'idée de péréquation
01:21:24qui vous a pas convenu
01:21:26la réponse de Benjamin Morel
01:21:27Non
01:21:28en fait
01:21:29il ne faut pas déformer
01:21:30la pensée
01:21:32moi je
01:21:33C'est ce que vous avez dit
01:21:34monsieur le député
01:21:34Non non non
01:21:35La péréquation
01:21:36qui vous empêche
01:21:37d'avancer
01:21:37Ce type de péréquation
01:21:40c'est-à-dire
01:21:40quand la péréquation
01:21:42freine d'un côté
01:21:43pour éventuellement
01:21:44donner quelque chose
01:21:46en face
01:21:46en fait
01:21:47vous baissez le rythme
01:21:49de tout le monde
01:21:49et c'est ça
01:21:50qui n'est pas bon
01:21:50la péréquation
01:21:51le principe de la péréquation
01:21:52j'y souscris pleinement
01:21:54je crois comme vous
01:21:55que la République
01:21:56tient pour cela
01:21:57Alors on fait comment ?
01:21:58Mais on fait quoi ?
01:21:59Justement
01:22:00on adapte
01:22:00nos institutions
01:22:02à la capacité
01:22:03des territoires
01:22:04à produire de la richesse
01:22:05à être efficace
01:22:06et ensuite
01:22:07s'il faut des péréquations
01:22:08il n'y a aucun problème
01:22:09Mais on la fait comment
01:22:10la péréquation
01:22:10si on ne partage pas
01:22:11les transports
01:22:12ni le développement économique
01:22:13avec la Loire ?
01:22:14Mais ça ça peut se faire
01:22:16on n'a pas besoin de
01:22:16Bah comment ?
01:22:17Moi j'ai bien
01:22:18j'attends la solution
01:22:20On n'a pas besoin
01:22:20Non on peut faire
01:22:21des conférences interrégionales
01:22:23Des conférences interrégionales
01:22:24ça va nous faire une belle jambe
01:22:25Pour le transport
01:22:26ça peut se faire
01:22:26Ah bah oui
01:22:27C'est pas un problème
01:22:27Bah bien sûr
01:22:29Par contre
01:22:29si le principe
01:22:31de la péréquation
01:22:32c'est de
01:22:34de renforcer
01:22:35les moyens des autres
01:22:36à partir de ce qu'on dégage
01:22:37chez nous
01:22:37Bah c'est le principe
01:22:38en effet
01:22:38c'est la solidarité
01:22:40Mais bien sûr
01:22:41mais ça c'est pas en cause
01:22:42on peut le faire
01:22:43Nous ce qu'on demandait
01:22:44c'est plus de souplesse institutionnelle
01:22:46C'est quand même pas compliqué
01:22:47Non mais ça c'est un autre sujet
01:22:48Et ça permet
01:22:50ça permet d'avancer aussi
01:22:51Et c'est ce à quoi on croit
01:22:53On a la conviction de cela
01:22:55Et moi je crois que
01:22:56l'expérimentation
01:22:57à la tienne
01:22:58Si on fait l'expérimentation
01:23:00à la tienne
01:23:00Moi j'ai la conviction
01:23:01qu'on va avoir 3 points de croissance
01:23:02ça marche pas
01:23:03Les 10 ans de Grand Est
01:23:04nous mettent face à un échec
01:23:06et bien transformons
01:23:07cet échec
01:23:08en expérience
01:23:09pour progresser
01:23:10Parce que
01:23:11Vous êtes dans les éléments de langage
01:23:13là monsieur le député
01:23:13Mais nous avons
01:23:14Mais vous aussi
01:23:15Bah non
01:23:16je suis en train de vous expliquer
01:23:17que la péréquation
01:23:17ça fonctionne
01:23:18enfin c'est une nécessité
01:23:20vous m'expliquez
01:23:20que la péréquation c'est bien
01:23:22sauf qu'on sait pas comment le faire
01:23:23Mais la solidarité nationale
01:23:24n'est pas mise en cause
01:23:25Bah si justement
01:23:26non pas principe
01:23:27Bon
01:23:28Mais voilà
01:23:28donc il y a un point
01:23:30sur lequel je suis en accord
01:23:31avec monsieur Morel
01:23:32il n'y a aucun problème
01:23:32c'est que
01:23:33la solidarité nationale
01:23:35doit exister
01:23:36Et le principe
01:23:37le principe de la péréquation aussi
01:23:39mais ça justement
01:23:41ça se dit
01:23:41Ça sera l'occasion
01:23:43d'un prochain échange
01:23:43messieurs
01:23:44je vois que le débat
01:23:45est totalement d'actualité
01:23:47vous
01:23:47voilà
01:23:48je ne peux pas vous départager
01:23:50les deux idées tiennent la route
01:23:51voilà
01:23:52mais la légitimité des Alsaciens
01:23:53à avoir une entité particulière
01:23:54est aussi
01:23:56et je prends
01:23:57non non je prends partie
01:23:57parce que c'est le débat
01:23:58qui est intensif
01:23:59et je respecte des gens
01:24:00qui croient
01:24:00en une particularité
01:24:02et je respecte ce que vous dites
01:24:03qui est une entité Alsace
01:24:05et une région Alsace
01:24:07de manière
01:24:08je dirais
01:24:09classique
01:24:10moi je suis fondamentalement favorable
01:24:11comme une région Auvergne
01:24:13comme une région Corse
01:24:14le problème entre guillemets
01:24:15et c'est ce qu'on évoquait
01:24:16c'est de dire
01:24:17l'Alsace
01:24:18c'est bien
01:24:19l'Auvergne
01:24:20ça pue
01:24:20et quand on crée
01:24:22une collectivisation
01:24:22à un statut particulier
01:24:23alors qu'ailleurs il n'y a pas
01:24:24vous utilisez des armes
01:24:25qui n'ont jamais été utilisées
01:24:27par les défenseurs
01:24:28vous savez sur la Corse
01:24:29non non sur la Corse
01:24:30sur la Corse
01:24:30prenez Péricault
01:24:31vous savez
01:24:31parce qu'on fait du droit quand même
01:24:32en Corse
01:24:33dans le projet qui va arriver
01:24:34on consacre
01:24:36une collectivité
01:24:37à statut particulier certes
01:24:39mais avec une communauté
01:24:40culturelle linguistique
01:24:42et bien
01:24:42qu'est-ce que ça veut dire
01:24:43justement
01:24:43Benjamin Morel
01:24:44non non mais Péricault
01:24:45qu'est-ce que ça veut dire
01:24:46si on n'a jamais considéré
01:24:48la seule communauté
01:24:49qui est reconnue
01:24:49dans notre constitution
01:24:51depuis toujours
01:24:52depuis la révolution
01:24:53c'est la communauté nationale
01:24:54fondée sur des valeurs
01:24:55vous avez vu ce que les jacobins
01:24:57en ont fait
01:24:57vous avez vu dans quel état
01:24:58est ce pays
01:24:58la fracture sociale
01:24:59la détestation
01:25:00c'est ça l'unité nationale
01:25:02je peux terminer
01:25:02je peux terminer
01:25:03mais ne me dites pas
01:25:04que c'est un modèle
01:25:04il a été torpillé
01:25:06il a été contourné
01:25:07il a été fou les pieds
01:25:08Péricault
01:25:08voilà
01:25:09votre idéologie républicaine
01:25:11a mis la France par terre
01:25:12l'idéologie républicaine
01:25:13elle a fait que la Corse
01:25:14ne s'effondre pas
01:25:15parmi les 20 régions
01:25:16j'aimerais finir
01:25:17parce que vous m'avez coupé
01:25:18mais j'aimerais bien terminer
01:25:19ma présentation
01:25:20parce qu'on a quelqu'un
01:25:21qui nous appelle
01:25:21si j'introduis une communauté
01:25:23culturelle linguistique
01:25:24dans la constitution
01:25:25ça veut dire que
01:25:26je crée une communauté
01:25:28et que cette communauté
01:25:29pour des raisons d'égalité
01:25:30je suis obligé de reconnaître
01:25:31toutes les communautés
01:25:32qui font valoir
01:25:34leur particularité dans la République
01:25:35les parents mettent leurs enfants
01:25:36à l'école d'Iwan
01:25:36parce que la fabrique du crétin
01:25:38de la République
01:25:38n'est pas capable de
01:25:39ça n'a rien à voir
01:25:40avec ce que je disais
01:25:40donc là vous sortez
01:25:42des éléments de langage
01:25:43mais j'aimerais bien terminer
01:25:44mon propos
01:25:44parce que vous me coupez
01:25:45depuis tout à l'heure
01:25:45je vais donner la parole
01:25:46à Chantal
01:25:46Chantal vous nous appelez
01:25:47de Bastia c'est ça ?
01:25:50Oui bonjour
01:25:50Bonjour Chantal
01:25:51est-ce que vous êtes attachée
01:25:52au statut actuel de la Corse ?
01:25:55Je voudrais qu'il soit
01:25:56un peu plus important
01:25:57que ce qu'il est aujourd'hui
01:25:59pour le bon et saint présent
01:26:00qu'on est humide
01:26:01et qu'on n'a pas le même statut
01:26:02que les autres îles de France
01:26:05je ne parle pas d'îles de France
01:26:06la région
01:26:07je parle des îles de France
01:26:08des dom-toms
01:26:10donc ça déjà
01:26:11en tant qu'insulaire
01:26:13nous avons les difficultés
01:26:14de tout insulaire
01:26:18alors moi je veux bien
01:26:18qu'on me parle
01:26:19de la République
01:26:20de tout ce qu'on veut
01:26:20mais il n'y a qu'à voir
01:26:21dans quel état
01:26:22sont nos dom-toms
01:26:24d'accord ?
01:26:24donc la France
01:26:25ne s'occupe pas beaucoup
01:26:26en tout cas à Paris
01:26:28les gouvernements
01:26:29bien sûr
01:26:29je ne parle pas du peuple français
01:26:31que ce soit bien clair
01:26:32je fais le distinguo
01:26:34il n'y a qu'à voir
01:26:35à la Réunion
01:26:35ils n'ont pas de l'eau potable
01:26:36de partout
01:26:37à Mayotte
01:26:38c'est le bazar
01:26:39on a du pétrole en Guyane
01:26:41qu'on ne développe pas
01:26:42ça nous aurait bien servi
01:26:43donc on est dom-tom
01:26:45si c'est pour être sur une carte
01:26:47et venir passer
01:26:49les vacances au soleil
01:26:50c'est pas ça
01:26:51de s'occuper de ces îles
01:26:52je veux dire
01:26:53à un moment donné
01:26:54Charles de Gaulle
01:26:55il a perdu un référendum
01:26:57parce qu'il voulait
01:26:57décentraliser les régions
01:27:00je ne vois pas
01:27:01en quoi
01:27:01ce serait un danger
01:27:03si la France est forte
01:27:06et ce que
01:27:06malheureusement
01:27:07elle ne l'est plus
01:27:08je ne vois pas
01:27:09où il est le danger
01:27:11Chantal
01:27:11le temps qui nous est imparti
01:27:12on a compris votre question
01:27:14je demande à Benjamin Morel
01:27:15de répondre
01:27:15on a compris votre question
01:27:16Chantal
01:27:17et merci pour votre témoignage
01:27:18Benjamin
01:27:18alors qu'il y a un problème
01:27:19d'égalité
01:27:19notamment avec les Outre-mer
01:27:20ça c'est une évidence
01:27:21après
01:27:23ce qui est proposé
01:27:24pour la Corse
01:27:24ce n'est pas un statut
01:27:26même au dom-tom
01:27:26c'est un statut
01:27:27à la néo-calédonienne
01:27:28qui encore une fois
01:27:29est un statut colonial
01:27:30j'aimerais bien terminer
01:27:31quand même ma démonstration
01:27:32tout à l'heure
01:27:32qu'est-ce qu'on introduit
01:27:33dans la constitution
01:27:34avec ce projet
01:27:35en un mot
01:27:36je ne m'en ai jamais
01:27:36oui mais chaque fois
01:27:37c'est en un mot
01:27:37vous me coupez dix fois
01:27:38je suis obligé de répondre
01:27:39donc j'aimerais juste
01:27:39terminer ma démonstration
01:27:40on introduit une communauté
01:27:42culturelle, linguistique
01:27:43dans la constitution
01:27:44on n'a jamais introduit ça
01:27:45la seule communauté
01:27:46qui est reconnue
01:27:47par la constitution
01:27:47c'est la communauté nationale
01:27:48moi aujourd'hui
01:27:49je suis enseignant
01:27:50si j'ai un étudiant
01:27:50qui vient me voir
01:27:51et qui me fait
01:27:51monsieur Morel
01:27:52monsieur Morel
01:27:52je veux que ma communauté
01:27:53soit reconnue dans la constitution
01:27:55je lui dis
01:27:55la république ne reconnait
01:27:56aucune communauté
01:27:57la seule communauté
01:27:58qu'elle reconnait
01:27:59c'est la communauté des citoyens
01:28:00demain je lui réponds quoi
01:28:01au gamin
01:28:01je lui dis
01:28:02ah bah si
01:28:02une communauté a été reconnue
01:28:04dans la constitution
01:28:04donc la tienne
01:28:05doit être reconnue aussi
01:28:07je termine
01:28:07je termine Péricault
01:28:10et auquel cas
01:28:12la république devient
01:28:13une addition de communautés
01:28:14soit je lui dis
01:28:15écoute toi ta communauté
01:28:16je suis désolé
01:28:16mais on la reconnait pas
01:28:17auquel cas je reconnais
01:28:18des communautés
01:28:19et je les hiérarchise
01:28:20c'est la définition juridique
01:28:22du racisme
01:28:22vous voyez bien
01:28:23et c'est vraiment
01:28:23la définition juridique
01:28:24du racisme
01:28:25c'est à dire que
01:28:25c'est pas une invention
01:28:26de Benjamin Morel
01:28:26c'est comme ça
01:28:27qu'on définit le racisme
01:28:28donc vous comprenez bien
01:28:29que là dessus
01:28:29quand on rentre
01:28:30dans ce jeu de comparaison
01:28:32on rentre dans quelque chose
01:28:33de délétère
01:28:34en Corse
01:28:35le vrai problème
01:28:36et là je rejoins madame
01:28:37c'est un problème
01:28:38de développement économique
01:28:39voilà une île
01:28:40qui doit être
01:28:42qui doit produire
01:28:43de la valeur ajoutée
01:28:44il faut de l'investissement
01:28:45économique
01:28:45la Corse en elle-même
01:28:47n'a pas les capacités
01:28:47fiscales endogènes
01:28:48pour le faire
01:28:48il y a un vrai jeu
01:28:49de solidarité nationale
01:28:50avec elle
01:28:51comme avec les dom-toms
01:28:52il faut faire de ces territoires
01:28:55de vraies chances
01:28:56pour notre République
01:28:56et pour notre nation
01:28:57on conclura là-dessus
01:28:58Benjamin Morel
01:28:58et de toutes les manières
01:28:59vous reviendrez
01:29:00parce que ce débat
01:29:01est ouvert avec des parlementaires
01:29:02et puis des auditeurs
01:29:03qui pourront aussi témoigner
01:29:04de leur besoin
01:29:06d'appartenir
01:29:06et de s'identifier
01:29:07à un territoire de la République
01:29:08merci Benjamin Morel
01:29:09d'avoir été sur ce jeu de radio
01:29:10aujourd'hui
01:29:10et je vous donnerai bientôt
01:29:11quant au nez
01:29:12je vous dis à lundi
01:29:13demain ça sera André Bercoff
01:29:14qui reprend l'émission
01:29:15et je vous souhaite
01:29:16un bon week-end
01:29:17à bientôt sur Sud Radio
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