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Aujourd'hui, c'est au tour de Bruno Retailleau, président des LR, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01R.M.C. Face aux grandes gueules
00:06C'est Bruno Retailleau, l'ancien ministre de l'Intérieur, aujourd'hui candidat à l'élection présidentielle en 2027, le
00:12président des Républicains.
00:13Bonjour M. Retailleau.
00:14Bonjour à vous.
00:15M. Retailleau, soyez rassuré, ici on peut utiliser des expressions chrétiennes.
00:19Par exemple, on peut dire que la présidentielle est un chemin de croix.
00:24Ça vous choque qu'un animateur du service public ait repris une candidate dans un jeu parce qu'elle allait
00:30justement utiliser cette expression un chemin de croix ?
00:33Rien ne me choque plus, simplement il faut avoir une liberté d'expression et il y en a marre de
00:39ces tabous dans tous les sens.
00:42C'est une forme de bien-pensance finalement.
00:44Vous savez, les Français en ont marre.
00:46Parce que quand on est Français, on veut s'exprimer comme on l'entend.
00:51Certains ont une foi, il faut les respecter, d'autres ne l'ont pas.
00:54Et puis, on est imprégné de tout notre langage.
00:56Par exemple, quand vous parlez de l'Hôtel Dieu, comment vous allez appeler l'Hôtel Dieu ?
01:02On a des milliers et des milliers de communes qui commencent par Saint-Laurent, Saint-Martin, Saint-Hilaire.
01:07Très bien, mais c'est notre culture, c'est notre histoire.
01:09Pourquoi est-ce qu'on va la renier ? On ne va pas cracher dessus quand même.
01:13Mais là, ça se passe à la télévision, en direct.
01:15C'est ça qui est étonnant.
01:16Non, justement, pas en direct.
01:18Oui, mais je veux dire, sur le service public...
01:20Qu'est-ce que vous pensez du rapport de la commission d'enquête sur le service public ?
01:25Qu'est-ce qu'il faut faire du rapport de Jean-Lallon ?
01:27Il y a des choses...
01:28Un, d'abord, heureusement qu'il a été publié.
01:32Nos deux députés qui siégeaient dans la commission d'enquête ont voté pour la publication.
01:37Je les avais eus avant pour m'en assurer.
01:39Parce que quand on fait une commission d'enquête, on peut être pour, on peut être contre.
01:43Mais je pense que la masse d'informations, on doit la mettre sur la table.
01:46Ensuite, chacun se positionne.
01:48Je suis en train de préparer, moi, le projet présidentiel pour, notamment, l'audiovisuel.
01:52Parce que dans l'audiovisuel, il y a plus que quand même le service public.
01:56Si on s'en tient au service public, un, ça coûte trop cher.
01:59C'est plus possible, 4 milliards, c'est plus possible.
02:01Donc, il faut faire des économies ?
02:02On devra faire des économies.
02:04C'est impossible autrement.
02:05Comment on fait des économies ? En privatisant ?
02:07Comment on fait des économies ?
02:08Un, en fusionnant.
02:09Je ne suis pas pour une holding.
02:10Je pense qu'il faut fusionner pour qu'on puisse obtenir des gains des économies d'échelle, pour couvrir le
02:17territoire.
02:18Ça, c'est un premier point.
02:20Deux, il faut que... Je ne suis pas pour la privatisation.
02:23Je veux qu'il y ait un pôle de création qui encourage, notamment, un certain nombre de documentaires, la création
02:32audiovisuelle, etc.
02:33Et moi, je veux quand même qu'il y ait ce pôle public dans notre audiovisuel.
02:38Simplement, voilà, je veux que ça soit quand même impartial.
02:41Ah oui ? Il y a un problème de neutralité dans le service public ?
02:44Bien sûr, bien sûr.
02:45Évidemment.
02:46Donc, il faut trouver le bon système.
02:47C'est compliqué quand c'est un homme politique qui le dit, ça.
02:50Parce qu'on se dit, finalement, c'est un homme politique qui aimerait que le service public parle comme lui.
02:55Je vais vous donner un exemple.
02:57Je vais vous donner un exemple très concret, ça d'a dit.
02:58Quand la société des journalistes remette en cause l'arrivée d'Eugénie Bastier sur l'ordre de vérité.
03:04Parce que, grosso modo, elle serait conservatrice ou je ne sais quoi.
03:07Et alors, la pluralité, ça doit exister partout.
03:11C'est de l'argent qui est payé par les Français.
03:14Donc, moi, je n'attends pas que ce soit que de droite.
03:16Je n'attends pas non plus que ce soit que de gauche, vous voyez.
03:18Il y a un juste équilibre.
03:20Donc, un, il faudra faire des économies.
03:22Deux, l'impartialité.
03:23Et trois, il faut qu'il y ait des missions qui correspondent aux services publics.
03:28que le privé ne fait pas.
03:30Je pense au divertissement.
03:33Je pense à tous les territoires.
03:35Voilà, je pense qu'il y a une couverture territoriale qui est importante de l'information dans les territoires.
03:40Je pense à la jeunesse.
03:41Voilà, on doit pouvoir trouver dans le service public des choses qu'on ne trouve pas.
03:45C'est-à-dire que vous trouvez qu'aujourd'hui, il y a trop de jeux ou trop de divertissements
03:48sur les services publics ?
03:49Ça ressemble trop à TF1 ?
03:51Mais donc, alors, dans ce que vous dites, M. Retailleau, vous vous rapprochez du député à l'oncle ?
03:54Puisque lui aussi, il veut développer les documentaires et il trouve que sur France 2, il y a beaucoup trop
03:58de jeux.
03:59Je me rapproche de mes convictions.
04:01Oui, mais vous regrettez qu'il est ce que je dis aujourd'hui.
04:03Non, mais soyons clairs.
04:05Ce que je dis aujourd'hui, je l'ai dit bien avant.
04:08Donc, voilà.
04:10Non, mais il y a des choses qui sont positives, d'autres qui ne le sont pas.
04:13Ce qui est totalement normal.
04:14Quand vous mettez sur la table 70 propositions, ça serait quand même bien rare que vous approuviez les 70 propositions.
04:21Bon, il a sûrement eu aussi un parti pris, mais c'est normal.
04:23Je suis parlementaire depuis des années.
04:25Les commissions d'enquête, je les connais bien.
04:28Citez-moi une commission d'enquête où, finalement, les convictions du rapporteur ou du président ne transparaissent pas.
04:34Ça va faire partie du projet présidentiel.
04:36Il sera dévoilé quand, le projet présidentiel de Bruno Retailleau, alors ?
04:39J'avance avant l'été.
04:41J'avance, vous savez, j'ai présenté...
04:43Combien de propositions ?
04:44Sur l'ensemble, je ne peux pas calculer comme cela, mais aujourd'hui, on a 50 groupes de travail
04:50qui mélangent des élus, des professionnels, sur des thématiques.
04:54J'ai sorti, d'ailleurs, sur le travail, sur Produire Plus, Produire en France plutôt qu'ailleurs.
04:59J'ai sorti la semaine dernière sur La Famille.
05:01Demain, je sors tout près d'une centrale nucléaire.
05:04Mes propositions sur l'électricité, la décarbonation, etc.
05:08Donc, quasiment toutes les semaines, tous les 15 jours, je sors des propositions.
05:12– Donc vous, vous êtes prêt, un peu comme Jean-Luc Mélenchon qui l'a dit dimanche soir.
05:17Il dit, moi, je suis candidat.
05:18Il y a une équipe, un programme, un candidat.
05:21Chez vous, c'est la même chose alors qu'ailleurs, c'est carré ?
05:24– C'est assez carré.
05:25C'est assez carré, mais contrairement à Jean-Luc Mélenchon,
05:28que j'ai fait voter nos adhérents, vous voyez.
05:31J'ai fait voter, voilà, j'ai eu 74%
05:34et ils avaient le choix entre une primaire interne, une primaire un peu plus ouverte
05:38ou me désigner comme le candidat naturel.
05:40– Oui, mais pardon, j'entends pourtant Xavier Bertrand dire,
05:43moi, je suis candidat, Laurent Wauquiez qui a du mal à cacher ses ambitions
05:47ou d'autres à droite.
05:49Est-ce que c'est vraiment carré ?
05:51– Eh bien, maintenant, c'est carré, parce qu'il y a la démocratie.
05:55C'est le propre quand on est attaché à la démocratie.
05:57– Il n'y a qu'un seul candidat LR, c'est vous ?
05:58– Bien sûr, ça y est, moi, je suis légitimé.
06:01D'ailleurs, vous verrez que depuis qu'il y a eu cette élection,
06:04c'est un peu meso voce quand même, voilà.
06:06Et en plus, tout le monde pouvait se présenter.
06:09Mais très franchement, ce que je veux dire à vos auditeurs, aux téléspectateurs,
06:13c'est que 2026, ça ne sera pas n'importe quelle élection.
06:16Moi, je considère que c'est l'élection de la dernière chance.
06:18– La dernière chance de quoi ?
06:20– La dernière chance, parce qu'on est au bord du précipice.
06:22On arrive à un moment…
06:23– On va essayer de la dramatisation totale.
06:24– Non, non, non, je vais vous expliquer.
06:26– Ah, ben, il faut jouer un peu sur la victimisation.
06:28– On arrive.
06:28– On a dramatisation quand même sur le tailleau.
06:30À chaque fois, on leur fait le coup, c'est moi ou le chaos, c'est moi ou le fascisme.
06:34– Ce n'est pas ce que je veux vous dire.
06:35Simplement, le monde, il est dangereux.
06:37Jamais il n'était aussi dangereux.
06:39Depuis cinq siècles, c'est l'Occident qui dirigeait l'histoire du monde.
06:43Ce n'est plus le cas.
06:44Depuis des années, c'était les Américains qui étaient notre garantie
06:47en termes militaires, en termes de commerce, etc.
06:50Ce n'est plus le cas.
06:51Au contraire, ça devient un rival.
06:53Et c'est à ce moment où le monde est le plus menaçant que nous,
06:56on est très faible.
06:57On a 3500 milliards d'euros de dettes.
07:00On pourrait payer demain, en 2030,
07:04120 milliards seulement pour rembourser les intérêts de la dette.
07:08Est-ce que vous savez ce que rapporte l'impôt sur le revenu ?
07:11Un peu plus de 90 milliards.
07:13Ça voudrait dire qu'il est possible que dans 3-4 ans,
07:17on paye plus pour les intérêts de la dette
07:20que ce que rapporte l'impôt sur le revenu.
07:22Mais je me souviens de Jacqueline Moreau au moment des Gilets jaunes.
07:26Qu'est-ce qu'ils font du pognon ?
07:27Mais le pognon, on va le mettre dans des trucs qui sont improductifs.
07:30La dette, elle est détenue par des mains étrangères, en majorité.
07:34Donc on va engraisser, les Français vont engraisser ces gens qui...
07:38Ce que vous nous dites, c'est qu'il faut renationaliser la dette ?
07:42Oui, oui, non, je ne dis pas ça,
07:44parce que je pense que ce n'est pas la question.
07:46Ce que je dis, c'est qu'il faudra que l'État se serre la ceinture,
07:50faire des économies.
07:51Parce qu'il y a plein d'économies à faire, l'économie sociale.
07:53Enfin, tout le monde, pas tout le monde,
07:54mais beaucoup le disent.
07:56Tout le monde veut le dire pour être élu.
07:57Mais quelle économie concrète ?
08:00Par exemple, si vous êtes élu président de la République,
08:03la première économie que vous faites ?
08:05Moi, les économies, je les ferai d'abord pour décourager la Systama.
08:09Les gens que je vois, vous savez,
08:10j'ai commencé depuis des mois et des mois,
08:12un tour de France.
08:13Et j'aime beaucoup le contact avec les gens.
08:15Moi, vous savez, je suis un rural,
08:16je vis dans une commune de 1600 habitants,
08:18je n'ai pas de vie mondaine.
08:20Mes amis, moi, ce sont des gens,
08:22mes voisins qui sont agriculteurs, etc.
08:24Ce sont des gens ordinaires.
08:25Mais quand je vois des gens qui me disent,
08:27écoute Bruno, on bosse très très dur,
08:30on ne gagne pas bien notre vie.
08:31On n'arrive plus à boucler les fins de mois.
08:33Et on a un voisin, on a quelqu'un qu'on connaît.
08:35Lui, il vit au crochet de la société,
08:37il n'a pas besoin de se payer des pleins d'essence actuellement.
08:39Il n'a pas besoin de faire, comment dirais-je,
08:41de faire garder ses enfants.
08:43Et il gagne quasiment autant que nous.
08:46Donc, ce que je ferai,
08:47c'est que je plafonnerai,
08:48je plafonnerai à 70% du SMIC
08:51la totalité des prestations sociales.
08:55Les prestations sociales,
08:56il y en a une quinzaine qui viennent de l'État.
08:58Il y en a d'autres qui viennent,
09:00non, je ne fusionne pas, je vais vous dire pourquoi.
09:02Il y en a d'autres qui viennent, par exemple,
09:03de la caisse d'allocations familiales,
09:04le RSA, par exemple.
09:05Et d'autres qui viennent des collectivités.
09:07Je fais un compte social unique.
09:09Chaque foyer, il y a un foyer fiscal.
09:11Vous avez un compte fiscal.
09:13Eh bien, il y aura aussi un compte social unique.
09:16J'y mets, au moins par mois,
09:18l'ensemble des prestations.
09:20Et les prestations, je les écrète.
09:22Je les plafonne à 70% du SMIC
09:24pour m'assurer qu'il y ait vraiment un écart
09:28entre le revenu du travail et de la solidarité.
09:30Et ça, ce sont des milliards.
09:32Je fais la réforme de l'assurance chômage
09:35parce que certains,
09:37on appelle ça la permittance,
09:38c'est-à-dire qu'on part un peu au chômage,
09:41c'est payé par la société.
09:42Est-ce que vous réduisez le nombre de fonctionnaires ?
09:44Je réduirais aussi,
09:46je réduirais d'environ 250 000
09:48le nombre de fonctionnaires
09:50parce qu'on est à 6 millions de fonctionnaires.
09:51C'est-à-dire que vous...
09:52Pardon, on est à 6 millions de fonctionnaires.
09:53Vous ne voulez pas les départs à la retraite, c'est ça ?
09:55C'est ça.
09:56On a une chance, c'est que la pyramide des âges.
09:59Par exemple, en décembre dernier,
10:00il y a à peu près 145 000 fonctionnaires
10:03qui sont partis à la retraite.
10:05Moi, je pense que,
10:06et je veux d'abord toucher ce qu'on appelle
10:07l'administration administratante.
10:09Il y a besoin de policiers.
10:10Il y a besoin d'infirmières, de gendarmes.
10:13Mais il y a trop de gens qui contrôlent.
10:15Et si on veut moins de normes,
10:16il faut aussi moins de contrôleurs, vous voyez.
10:19Il y a une évidence.
10:20C'est du bon sens.
10:21On s'est interrogé ce matin
10:21sur le rôle de la Banque de France.
10:23Peut-être que ça fait partie de ceux
10:24qu'il faudrait plus dégraisser que les autres.
10:28Ça, c'est pas là.
10:29La Banque de France,
10:30il y a une Banque centrale européenne.
10:32Non mais la Banque de France,
10:33c'est un exemple,
10:34mais je peux vous citer une liste d'office.
10:37À un moment donné,
10:38il y a aussi des choses
10:39qui se passent dans l'administration.
10:41Alors certes, les contrôleurs et tout ça,
10:43mais il y a quand même des pans entiers
10:45de l'administration.
10:47On ne voit pas à quoi ils servent.
10:49Il y a 2000 opérateurs.
10:51Il y a 2000 agences.
10:52Le Sénat a fait une commission d'enquête.
10:55Et dans quelques semaines,
10:56on va voter un texte,
10:57justement pour supprimer des agences.
11:01C'est 80 milliards d'euros.
11:02Eh bien, il y a quelques milliards
11:04à retirer aussi de ces suppressions d'agences.
11:08Ça a démembré l'État.
11:09Du coup, c'est l'État dans l'État.
11:11Ça a démembré l'État.
11:12Et moi, je veux un État fort.
11:14Je ne veux pas un État qui soit dispersé.
11:15Il y a déjà eu une diminution des fonctionnaires
11:17et pourtant, ça n'a pas fonctionné.
11:18Il y a eu 144 000.
11:22sous Nicolas Sarkozy et François Fillon.
11:24Mais aujourd'hui,
11:26vous avez 6 millions.
11:28On a à peu près 1 million de plus
11:30de fonctionnaires qu'il y a 20 ans.
11:32Notamment dans les collectivités.
11:33Est-ce que les services publics,
11:34notamment dans les collectivités,
11:36est-ce que les services publics
11:37se sont améliorés ?
11:38Non.
11:38On a choisi une fonction publique
11:40nombreuse et paupérisée.
11:42Moi, ce que je veux, par exemple,
11:44dans mon projet,
11:45je pense que l'école, c'est capital.
11:47L'école, c'est capital
11:47parce qu'on prépare la France de demain.
11:49Et aujourd'hui,
11:50on n'est pas bon sur les performances.
11:52Les classements PISA en français,
11:53on est 26e rang.
11:54Non, en maths et en français,
11:56on est à 29e rang.
11:57Mais le pire, le pire,
11:59on devrait interdire l'expression
12:00école républicaine.
12:02Le pire aujourd'hui,
12:03c'est que l'école française
12:04n'est plus républicaine.
12:06Pourquoi ?
12:06Parce que c'est en France
12:08que le lien entre la réussite des enfants,
12:11des élèves,
12:11et la position sociale,
12:13le revenu des parents,
12:14ce lien, il est le plus fort.
12:15En clair, quand vous avez des parents
12:18qui ont un certain niveau de vie,
12:20à un niveau socio-culturel,
12:22vous allez réussir.
12:23Et ça, moi, ce que je veux faire,
12:25c'est refaire des maîtres.
12:25Donc, c'est la reproduction sociale
12:26et l'ascension sociale n'existe plus.
12:28Ça n'existe plus.
12:29C'est devenu,
12:31malheureusement,
12:31l'école française est devenue
12:32une machine à reproduire
12:34les inégalités.
12:35Et je veux, moi,
12:35je pense qu'on n'en parle pas assez.
12:37Je veux qu'on reforme
12:38de bons maîtres.
12:39Parce qu'être professeur
12:40des écoles aujourd'hui,
12:42c'est mille fois plus difficile
12:43que les maîtres
12:45que nous, on a connus.
12:46parce que les gamins
12:46sont plus difficiles,
12:47parce que les familles
12:49parfois ont démissionné,
12:50parce qu'il y a les écrans,
12:52etc.
12:53Oui, bien sûr.
12:53Vous les payez mieux,
12:54les profs ?
12:55Exactement.
12:55Je pense qu'il faudra
12:56les former,
12:57pas les former
12:58en master à l'université,
13:00mais dans des instituts
13:02supérieurs de professorat.
13:02L'UFM existait avant ?
13:04Certainement pas sur l'IFM.
13:05Oui, mais l'IUFM.
13:06Et on les formera
13:07aussi par la voie professionnelle,
13:10par l'alternance.
13:11Et on les payera mieux
13:13parce que ça n'est pas normal
13:14qu'aujourd'hui,
13:16par rapport à il y a 30 ans,
13:17ils ont perdu énormément
13:18en termes de pouvoir d'achat.
13:20Donc on a besoin
13:20de moins de profs ?
13:22Exactement.
13:22Il y aura 1,7 million
13:24élèves de moins
13:25en 2035.
13:26Et donc,
13:27on va gagner de la ressource.
13:28Eh bien, cette ressource,
13:29il faudra sans doute
13:30moins de profs,
13:31mais il faudra que...
13:31On pourra mieux payer les profs.
13:32Ah ouais, c'est fondamental.
13:34Si, franchement,
13:36et on cassera
13:37ce que l'éducation nationale fait
13:39en termes de ressources humaines,
13:40parce que, franchement,
13:42le bon sens n'est pas français
13:43dans ce cas-là.
13:44On marche sur la tête.
13:45C'est-à-dire qu'à l'éducation nationale,
13:47on met dans les classes
13:49les plus compliquées
13:50et les plus difficiles
13:51les élèves les plus jeunes
13:52et les plus inexpérimentés.
13:54Et les plus expérimentés,
13:55on les met dans des classes
13:56les plus faciles.
13:57Il faut donner envie
13:57d'aller dans des classes difficiles aussi.
13:59Alors,
13:59pour aller dans les classes
14:00les plus difficiles,
14:01il faudra des primes.
14:02Il faudra des primes.
14:03Exactement.
14:04Moi, je veux une école républicaine
14:08méritocratique.
14:09Le mérite,
14:09que ce soit pour le professeur
14:11ou que ce soit pour l'élève.
14:12Est-ce que vous voulez
14:13une école plus exigeante
14:14sur le niveau des acquis ?
14:19Est-ce que, par exemple,
14:20sur l'orthographe,
14:21sur les connaissances
14:23en scientifique ?
14:24Demandez plus de choses.
14:26Par exemple,
14:27le bac,
14:27aujourd'hui,
14:27on a du mal à savoir
14:28précisément à quoi ça sert.
14:30Ça ne veut plus rien dire.
14:31D'ailleurs,
14:32les élèves ont bien compris
14:33que l'enjeu,
14:33c'est parcours sup
14:34et ce n'est plus le bac.
14:35Est-ce que tout ça,
14:36il faut remettre les choses
14:37un peu dans l'ordre ?
14:37Exactement.
14:38Sur les savoirs fondamentaux,
14:39c'est quelque chose
14:40qui est essentiel.
14:41Il faudra sans doute
14:42un examen de passage
14:43entre le CM2 et la sixième
14:45et parfois faire du redoublement.
14:48Quand un élève,
14:49quand on traîne,
14:50aujourd'hui,
14:50ce sont les parents,
14:51grosso modo,
14:51qui ont la main en disant
14:52« moi, je ne veux pas
14:53de redoublement ».
14:53Mais quand vous traînez
14:54un gamin du CP jusqu'en CM2
14:57et ensuite au collège
14:58qui n'arrive pas
14:59à maîtriser le français,
15:00l'écriture,
15:01c'est fichu.
15:01Donc, on a intérêt
15:03à faire en sorte
15:03qu'il faudra sans doute
15:05aussi des cours de soutien.
15:07Ça, c'est important.
15:08Mais l'école,
15:10c'est vraiment capital
15:10pour notre avenir.
15:11Il faudra abandonner
15:12le collège unique.
15:13On traite les enfants
15:15comme des produits industriels,
15:16comme si c'était les mêmes
15:17au même âge.
15:19Ben non.
15:19Il y a des enfants,
15:20d'abord,
15:21ils peuvent avoir eu
15:22dans leur propre parcours
15:23personnel des pépins.
15:24Ça existe, ça,
15:25des accidents.
15:26Il faut être capable
15:27de les relever.
15:28Et donc,
15:28il ne peut pas y avoir
15:29un collège unique.
15:30Moi, je pense qu'il peut y avoir
15:32notamment des gamins
15:33qui puissent choisir
15:34l'apprentissage dès 14 ans.
15:36Ça sert à quoi
15:36de les vouloir ?
15:37Vouloir les faire durer
15:38jusqu'au bac
15:39si ce n'est pas leur vocation,
15:40l'intelligence de la main.
15:41Vous arrêtez l'école obligatoire
15:42jusqu'à 16 ans ou pas ?
15:43Non, mais non, non.
15:45Je ne parle pas
15:46d'école obligatoire.
15:46Non, non, je suis bien.
15:47Simplement, à 14 ans,
15:49on peut avoir une filière...
15:51On sortait complètement
15:52de l'école à 14 ans.
15:53Non, non, à 14 ans,
15:55ce que je dis,
15:55c'est que c'est le pré-apprentissage.
15:57Voilà.
15:58Mais c'est toujours encadré,
15:59vous voyez.
16:01Bruno Retailleau,
16:01candidat à l'élection présidentielle.
16:02Mais regardez les apprentis,
16:03franchement.
16:04Les apprentis.
16:05Moi, quand j'étais
16:05prison de région,
16:06je m'étais donné
16:07cette priorité.
16:08J'en avais marre
16:08de voir des gamins
16:09et j'en avais marre
16:10qu'en France,
16:11on ait déclassé
16:12les métiers manuels.
16:13C'est énorme.
16:15Vous vous rendez compte
16:16d'être menuisier,
16:17plombier, etc.
16:18Et j'ai encouragé
16:19une association.
16:20Je voudrais leur faire
16:20de la pub aujourd'hui.
16:21L'outil en main,
16:23c'est en général
16:24des compagnons,
16:26des ouvriers,
16:26mais souvent des artisans.
16:27Ils ont été maçons,
16:28plombiers, électriciens.
16:30Et le mercredi,
16:31ils passent du temps
16:32bénévolement
16:32pour que dans des ateliers,
16:34des jeunes gamins
16:36qui ont
16:38plutôt 8, 9 ou 10 ans
16:40et ils deviennent
16:41pendant une après-midi,
16:43on leur apprend
16:43à faire un circuit électrique.
16:45Ensuite, la plomberie.
16:46Ensuite, de la plâtrerie.
16:47C'est de la découverte.
16:48C'est de la découverte.
16:49C'est génial.
16:51Alors que souvent,
16:51l'éducation nationale,
16:53il n'y avait de salut
16:54qu'en la série S,
16:56la série A.
16:57Et là encore,
16:58je pense que ce qu'il faut faire,
17:00tout ce qui est lycée professionnel,
17:02il faut le retirer
17:03de l'éducation nationale
17:04et le confier aux régions,
17:07aux terrains
17:07où on connaît bien
17:08les besoins,
17:09notamment économiques
17:10et aussi avec une gouvernance
17:12région et entreprise.
17:14Voilà.
17:14Bruno Retailleau,
17:15candidat à l'élection présidentielle,
17:16restez avec nous
17:17dans les grandes gueules.
17:18Question de Sandrine Péganze
17:19au habitant,
17:19Didier Giraud.
17:38Il est 11h25,
17:40vous êtes sur RMC,
17:41RMC Story,
17:41il est candidat à l'élection présidentielle,
17:43la tête des Républicains.
17:44C'est Bruno Retailleau
17:45qui est avec nous aujourd'hui
17:46dans le Face au GG.
17:49Les carburants,
17:50est-ce qu'on surtaxe Total ?
17:52Mais si on surtaxe Total,
17:53Total,
17:53dis-moi,
17:54j'arrête les ristournes.
17:55Vous avez choisi votre camp,
17:56le camp Total
17:56ou le camp Le Cornu ?
17:58Je ne veux pas choisir
17:59entre Total et Le Cornu,
18:00simplement,
18:01ce que je veux dire,
18:01c'est qu'on a marre des taxes
18:02et des surtaxes.
18:03Vous avez choisi Total ?
18:05On devrait se dire
18:06quand on est français,
18:07on a une grande entreprise
18:08et Total,
18:09c'est un bouc émissaire.
18:10On a essayé d'ailleurs,
18:12il n'y a pas très longtemps,
18:13on a une mémoire très courte,
18:14il y a seulement trois ans.
18:16On avait fait
18:17deux types de fiscalité,
18:19l'une qu'on avait appelée
18:20la crime,
18:21une contribution,
18:22etc.,
18:23c'était sur les producteurs
18:24d'électricité
18:24et une autre sur le pétrole.
18:26Et ça avait beaucoup déçu.
18:28Ça devait rapporter
18:2812 ou 13 milliards
18:29et ça avait rapporté
18:31quelques centaines de millions
18:32et ça n'avait rien arrangé du tout.
18:35C'est déjà,
18:35moi je le trouve positif
18:36que Total plafonne.
18:38Le problème,
18:39mais les Français le savent,
18:40c'est que par rapport
18:41à ce qu'il fait
18:42dans d'autres pays européens
18:43où l'État baisse
18:45notamment des taxes
18:46ou essaie d'encourager
18:47justement le portefeuille
18:49de ces nationaux,
18:51nous on n'a plus,
18:51il n'y a plus d'argent.
18:52Donc aujourd'hui,
18:53quand je vois par exemple
18:54le Rassemblement National,
18:56il voudrait des milliards
18:57et des milliards,
18:57ça serait entre 15 et 20 milliards,
18:59mais c'est de la dette.
19:01Ça voudrait dire
19:01qu'il faudrait qu'aujourd'hui,
19:04on fasse payer
19:04par nos enfants,
19:06nos petits-enfants,
19:07un truc
19:08pour faire nos plaintes
19:09aujourd'hui,
19:09mais on marche là encore.
19:11Où est le bon sens ?
19:12Et c'est plus possible.
19:13Moi j'ai fait une proposition,
19:15elle est assez simple
19:16parce que
19:17personne ne le connaît d'ailleurs,
19:18la Cour des Comptes
19:19avait critiqué
19:20en 11 ans,
19:21elle a critiqué
19:214 fois le système.
19:22Ça s'appelle
19:23des certificats
19:24d'économie d'énergie.
19:25C'est une sorte de surtaxe.
19:26C'est une sorte de surtaxe.
19:28Pour financer
19:28la transition écologique.
19:29Au moins,
19:30les augmentations
19:31à milliards
19:32qui sont prévues
19:32cette année,
19:34on les arrête.
19:35On les arrête.
19:37Et en plus,
19:38ça ne va pas dans la poche
19:38de l'État.
19:39Donc ça n'est pas
19:40de l'argent
19:40que je retire de l'État.
19:42Oui, mais est-ce que
19:43c'est une bonne idée
19:44d'arrêter
19:45ce qui nous permettra
19:46peut-être demain
19:47d'être moins dépendants
19:48du pétrole ?
19:49Mais c'est terrible.
19:51Demain,
19:52je vais justement
19:53faire mes propositions
19:54sur l'électricité.
19:55Et je vais mettre
19:55sur la table
19:55un projet
19:56qui va permettre
19:57aux Françaises
19:58et aux Français
19:59à partir de 2027,
20:00quand je serai
20:01le Président de la République,
20:02d'économiser
20:03l'équivalent
20:04de deux mois
20:05de facture
20:06d'électricité.
20:07Je vais vous citer
20:08un ou deux exemples.
20:09Premier exemple,
20:11sur les certificats
20:12d'énergie.
20:12Je sors l'électricité
20:13puisqu'aujourd'hui,
20:14l'État veut
20:15qu'on encourage
20:17l'électrification
20:18des usages
20:19et en même temps,
20:20on taxe l'électricité.
20:21Stupide.
20:24Deuxième exemple,
20:25on a
20:25les fameux
20:26DPE,
20:27les diagnostics
20:29de performance
20:30énergétique,
20:30vous savez,
20:31la problématique
20:31des passoires.
20:32Et comme par hasard,
20:35on se rend compte
20:36que parce qu'il y a
20:37des décennies,
20:37des décennies,
20:38on a voulu taper
20:39l'électricité,
20:40avantager le gaz,
20:41qu'il y a un taux
20:42de conversion
20:42où on désavantage
20:44les logements
20:46qui se chauffent
20:46à l'électricité
20:47qui, eux,
20:48sont passoires thermiques
20:49et que des logements
20:51qui sont chauffés
20:52avec de l'énergie fossile,
20:54eux,
20:54ils sont vertueux.
20:55Mais là encore,
20:56c'est complètement dingue.
20:58Donc,
20:59là, par exemple,
21:00ça permettrait
21:00de restituer
21:01sur le marché
21:02un million et demi
21:03de logements
21:04alors que les Français
21:05sont mal logés.
21:07Donc,
21:08vous voyez,
21:08on a l'électricité
21:09depuis 2009,
21:11on a doublé,
21:12on a doublé
21:13le prix de l'électricité.
21:14Donc,
21:15les carburants,
21:15la réponse,
21:16ce n'est pas seulement
21:17les carburants,
21:18c'est sur l'énergie.
21:19Et là,
21:19on peut apporter,
21:20et demain,
21:20j'apporterai des réponses
21:21concrètes.
21:22Je vous en ai donné
21:23deux exemples.
21:24Pareil,
21:24il faut arrêter
21:25de subventionner
21:26les énergies renouvelables
21:28parce qu'elles sont matures.
21:29C'est des milliards
21:30et des milliards.
21:31on ne se rend pas compte.
21:32On a la chance
21:33d'avoir le nucléaire.
21:34Laissons le marché faire,
21:35pas besoin de subventionner.
21:36Exactement,
21:36exactement.
21:37Et si on économise
21:39des milliards,
21:40croyez-moi,
21:41ça se paraîtra
21:42sur la facture
21:42très concrètement
21:43avec deux mois
21:44d'économie par an.
21:45La facture d'électricité.
21:47L'un des enjeux,
21:47c'est aussi la sécurité
21:48des Français.
21:49On a appris,
21:50grâce à nos confrères
21:50d'RTL,
21:51qu'il y a un projet
21:52au sein du ministère
21:53de la Justice
21:54de réduction de peine
21:56pour essayer
21:57de lutter
21:58contre la surpopulation
21:59en prison.
22:00C'est-à-dire,
22:00on va essayer de vider
22:00les prisons
22:01en réduisant des peines,
22:03en expulsant peut-être
22:04davantage les détenus étrangers.
22:06L'idée,
22:06c'est qu'il y ait
22:07de moins en moins
22:07de monde en prison
22:08puisqu'on a ce problème
22:09qui n'est pas à nouveau
22:11de subpopulation carcérale.
22:13Est-ce que ça va
22:13dans le bon sens
22:13ou au contraire,
22:14ce n'est pas un mauvais signe
22:15qu'on va envoyer ?
22:16Ça ne va pas dans le bon sens.
22:17Un, il faut construire des prisons.
22:19Moi, je suis aussi élu local.
22:20Alors, pardon,
22:20mais tous les candidats
22:21à la présidentielle
22:22disent ça,
22:23on dit ça
22:23et jamais
22:24les objectifs
22:25à annoncer
22:26ne sont atteints.
22:28Eh bien,
22:29ça fait plus de dix ans
22:32que je propose
22:33qu'en Vendée,
22:34à la Roche-sur-Yon,
22:36je suis concret,
22:37ou à Fontenelle-Comte,
22:38on construise une prison.
22:39Et les habitants
22:40sont d'accord ?
22:41Les maires sont d'accord ?
22:42On s'est accordé.
22:43Il n'y a pas eu de souci.
22:45Et dix ans après,
22:46on n'a toujours pas la prison.
22:48Les deux prisons
22:48de Fontenelle-Comte,
22:49c'est des petites prisons
22:50et de la Roche-sur-Yon
22:52sont parmi
22:52les plus encombrées.
22:54Il y a une surpopulation
22:56énorme.
22:56Les détenus
22:57ont fait des conneries,
22:58mais c'est quand même
22:59des êtres humains.
23:00On ne peut pas les mettre
23:02plusieurs par cellule.
23:03C'est ce qui se passe
23:03en Vendée.
23:04Et surtout,
23:04M. Rotaillot,
23:05dans l'indignité la plus totale.
23:06C'est ce que je veux dire.
23:07Absolument.
23:07La dignité,
23:08ce n'est pas...
23:09Pour autant qu'ils soient prisonniers,
23:10pourtant,
23:11je ne suis pas connu
23:11pour être taxiste,
23:12mais la fermeté,
23:13c'est aussi de l'humanité.
23:15Quand on fait une bêtise,
23:16on va en prison.
23:17Mais ce que je veux dire,
23:18c'est que...
23:19Non, non,
23:20ça ne va pas dans le bon sens
23:20du tout.
23:21Je vais vous donner un exemple.
23:22C'est ce qu'il faut faire,
23:23nous.
23:24L'exemple des Pays-Bas.
23:25Qu'est-ce qui s'est passé ?
23:26Ils ont fait des courtes peines.
23:28Moi,
23:28j'ai été stupéfait
23:30quand j'étais ministre
23:30de l'Intérieur
23:31de ces gamins
23:32de 14,
23:33de 15 ans,
23:33de 16 ans,
23:34des mineurs
23:35qui pouvaient tuer.
23:36À chaque fois,
23:37je demandais aux gendarmes,
23:38aux policiers
23:38de me donner
23:39les antécédents judiciaires.
23:41Et à chaque fois,
23:42ce n'était pas 10
23:42antécédents judiciaires.
23:44C'était souvent plus de 30.
23:45Ça veut dire qu'en France,
23:46on refuse de les punir.
23:48Moi, ce que je propose,
23:49c'est une autre politique pénale.
23:50Pour les mineurs,
23:51mais aussi pour les autres.
23:52C'est ce qu'a fait la Hollande,
23:53les Pays-Bas.
23:54C'est au premier délit grave
23:56des courtes peines de prison.
23:58La Hollande a fait ça.
23:59Ce qui fait qu'ils ont découragé,
24:00ça a marché.
24:01Au départ,
24:02ils ont rempli les prisons
24:03et ensuite,
24:04les prisons se sont vidées
24:05à tel point que
24:06la Belgique
24:07a loué des places de prison
24:09aux Pays-Bas.
24:10Eh bien,
24:10c'est ce qu'il faut faire aujourd'hui.
24:12Sous Emmanuel Macron,
24:13il y avait
24:14Mme Belloubet
24:15avait fait voter un texte
24:16où, grosso modo,
24:18pour des peines
24:19de moins d'un mois,
24:19de moins de six mois,
24:20même d'ailleurs moins d'un an,
24:21quand vous êtes condamné à la prison,
24:23vous faites zéro prison.
24:24Zéro prison.
24:25Donc,
24:26cette politique de fermeté,
24:27ça peut aller,
24:28justement,
24:29avec le fait
24:29qu'on puisse libérer
24:30à terme les prisons
24:31parce qu'on découragera
24:33des délinquants
24:34quand ils auront fait
24:35une courte peine de prison,
24:37ils réfléchiront à deux fois.
24:38Mais M. Rottagno,
24:39vous savez pertinemment
24:40que d'ores et déjà,
24:41vous le savez,
24:42que les mineurs
24:43sont incarcérés,
24:44sont en détention provisoire
24:45à partir du moment
24:45où ils commettent
24:46des délits ou des crimes,
24:47quand bien même
24:48ils ne sont pas condamnés.
24:49Taillot,
24:49vous n'allez pas me dire ça à moi,
24:50j'y suis tous les jours
24:50dans les prétois.
24:51Mais non,
24:51pas très peu,
24:52bien sûr que non.
24:53Parce que vous parlez
24:54de délits graves,
24:55délits graves,
24:56pour vous,
24:56ça veut dire quoi ?
24:57Moi, en tout cas,
24:57je vous le dis,
24:58de ce que je constate tout le temps,
25:00en tant qu'avocat pénaliste,
25:01c'est que justement,
25:01les mineurs,
25:02quand ils commettent des délits,
25:03comme vous dites,
25:04graves ou même des crimes,
25:05ils sont incarcérés,
25:06ils sont en détention provisoire
25:07et ils sont dans des quartiers mineurs
25:08de prison,
25:09donc ça existe déjà.
25:10Maître,
25:11quand je disais tout à l'heure,
25:12regardez le cas du jeune Elias,
25:13mais je pourrais vous en citer d'autres,
25:15quand je dis 30 antécédents judiciaires,
25:17bien sûr,
25:17c'est avant de tuer,
25:19avant qu'il y ait du sang.
25:20Mais attendez,
25:20ça peut être un outrage,
25:22ça peut être un petit vol à l'étalage,
25:23c'est passé ça peut-être,
25:25c'est la solution.
25:26Mais voilà,
25:26c'est le premier acte aujourd'hui.
25:29Donc à partir du moment
25:30où tu as volé un bonbon,
25:31parce que ça nous est tous arrivé,
25:32quand on était jeune,
25:33donc alors il faudrait être incarcéré
25:35pendant un moment,
25:35c'est ça la sanction ?
25:37Mais parce que quand vous dites,
25:37M. Rotailleau,
25:38quand vous dites que le cas est judiciaire,
25:39vous ne l'avez pas écouté,
25:41qu'est-ce qu'il se passe aujourd'hui ?
25:42Aujourd'hui,
25:43la politique pénale des mineurs,
25:44c'est criminel,
25:45pourquoi ?
25:46Parce qu'ils volent un oeuf,
25:48ils volent un bœuf,
25:49on ne les punit pas,
25:50ensuite ils volent avec violence
25:51et on attend qu'il y ait du sang
25:53pour les punir.
25:54Alors je suis d'accord,
25:55quand il y a du sang,
25:56quand il y a un crime,
25:57ils vont en prison,
25:58mais heureusement.
25:59Moi ce que je veux,
26:00un adolescent qui vole un oeuf
26:02doit être emprisonné
26:03pour qu'il soit sanctionné.
26:04Mais vous savez que la prison,
26:07la prison,
26:07ça fabrique de la récidive.
26:09Là, il faut tendre la main à un mineur.
26:11Ma proposition,
26:11en tout cas,
26:12attendez,
26:12M. Rotailleau finisse,
26:13votre système ne marche pas.
26:15Votre système ne marche,
26:16vous savez pourquoi d'ailleurs,
26:17les narcotrafiquants
26:19utilisent aujourd'hui,
26:19utilisent aujourd'hui
26:20des jeunes pour tuer,
26:23de 14, de 15 ans.
26:24Ils les utilisent parce que ça,
26:26il y a l'impunité.
26:27Et d'ailleurs,
26:28pardonnez-moi M. Rotailleau,
26:28M. Darmanin a créé
26:30cette nouvelle qualification juridique
26:31pour que justement,
26:32l'instrumentalisation des mineurs
26:34par les majeurs
26:35pour commettre des faits
26:36soit aussi maintenant
26:36une circonstance aggravante.
26:38Mais ce que je vous dis,
26:39écoutez-moi bien,
26:40ce que je vous dis,
26:41c'est que quand un mineur,
26:42ce n'est pas pour voler un bonbon,
26:44mais quand il y a un premier délit grave,
26:46alors c'est une courte peine de prison
26:48dans des prisons adaptées.
26:49On ne va pas les mélanger
26:51avec des narcotrafiquants,
26:52avec des terroristes.
26:53ils ont déjà le quartier.
26:53On enchaîne.
26:54Didier Giraud,
26:54moi je vous écoute depuis longtemps,
26:56enfin depuis que vous êtes là,
26:58le projet est sympathique.
27:00Par contre,
27:00il y a un truc qui me gêne,
27:01c'est comment on gère
27:03l'embouteillage à l'arrivée là ?
27:05Parce que vous dites aujourd'hui,
27:07je suis le candidat des LR,
27:09sauf qu'il y a tous ceux
27:10qui ne pourront pas,
27:11comme vous l'êtes,
27:12être candidat des LR officiels,
27:14qui vont monter leur micro-partie,
27:15et qui font que demain matin,
27:17il y aura 25 candidats
27:19sur toute la droite.
27:20Est-ce que vous ne pensez pas quand même
27:22que vous êtes en train
27:23de créer une machine à perdre
27:24à vous tous là ?
27:26Et au fait que la droite,
27:28on va dire,
27:29dite...
27:30La droite est le centre,
27:30on va dire.
27:31Oui, mais ce que j'appellerais
27:32la droite républicaine,
27:34elle ne sera pas au deuxième tour.
27:36Je serai au deuxième tour.
27:38Ah oui, d'accord,
27:39mais ça c'est bien.
27:40Je serai au deuxième tour.
27:40Je vais vous expliquer.
27:43Je vais vous expliquer.
27:45Dans notre famille politique,
27:46je pense que, ça y est,
27:47le débat est clos.
27:48Je suis le candidat naturel
27:49et légitime de LR.
27:51Ensuite, il y a le bloc central.
27:52Il y a Édouard Philippe
27:53et il y a Gabriel Attal.
27:55Aujourd'hui,
27:56les Français ne se sont pas projetés
27:57en 2027.
27:58Pas pour l'instant.
27:59On est d'accord.
28:00Ils ne sont pas obsédés
28:01comme nous par l'élection présidentielle.
28:03Ils ont raison.
28:04Mais ça va venir.
28:05Par contre,
28:05les Français,
28:06ils ont tranché
28:07sur le bilan actuel
28:08d'Emmanuel Macron.
28:098 à 9 Français sur 10
28:11disent que c'est un échec.
28:13Eh bien, expliquez-moi,
28:14je ne vois pas
28:15ces 8 ou 9 Français...
28:16Attendez, j'explique.
28:18expliquez-moi comment ces Français,
28:19à un moment donné,
28:20ne vont pas se réveiller
28:21pour dire,
28:22mais attendez,
28:22ils ont été premiers ministres
28:23d'Emmanuel Macron.
28:25Et donc,
28:26le bilan d'Emmanuel Macron,
28:27ils le porteront sur leurs épaules.
28:28Moi, non.
28:29Vous avez été ministre d'Emmanuel Macron.
28:30J'étais un ministre de cohabitation,
28:32vous voyez.
28:34Écoutez,
28:34je me suis opposé sur l'Algérie,
28:36je me suis opposé sur la Corse,
28:37je me suis opposé sur l'immigration.
28:39C'était connu,
28:39tout le monde.
28:40Si je suis rentré au gouvernement,
28:42ce n'est pas pour les beaux yeux
28:42d'Emmanuel Macron,
28:43c'est pour la France.
28:44Parce que je ne voulais pas donner
28:45le gouvernement de la France
28:46à Mme Castet
28:47et à cette gauche mélanchonisée.
28:49Et si j'en suis sorti,
28:50c'est quand je me suis aperçu
28:51que dans mon dos,
28:52le Premier ministre,
28:53sur les retraites
28:53et plein d'autres choses,
28:55était en train de négocier
28:56avec le premier secrétaire
28:57du Parti Socialiste.
28:58Et donc,
28:59je m'en suis tiré.
28:59Donc,
29:00la droite est l'air.
29:02Ça ne sera pas un problème.
29:03La droite est l'air.
29:04Ce n'est pas ce que je vous dis.
29:05Mais moi,
29:06ce que je suis en train d'essayer
29:08de monter,
29:09c'est un projet
29:10sur la prospérité
29:11où le travail enfin va...
29:12On est dans une société
29:13du travail perdant
29:15pour les travailleurs,
29:16pour les employeurs,
29:17pour tous les actifs.
29:18Il ne faudra juste pas
29:19être le troisième homme.
29:20Non, exactement.
29:21Sur le régalien,
29:22on en parlera.
29:23Il faudra changer la constitution.
29:25Et ensuite,
29:25sur ce que j'appelle
29:26l'immatériel.
29:27La fierté française.
29:28Vous pensez
29:29qu'on peut relever un pays
29:30sans lui redonner sa fierté ?
29:32Or,
29:32depuis des décennies,
29:33on a cultivé,
29:34notamment ici,
29:35à Paris,
29:36la repentance.
29:37C'est le cas de l'Algérie.
29:38On a dit,
29:39les Français,
29:39la France,
29:40elle est coupable
29:41de tous les crimes.
29:42Et on n'a pas appris
29:43aux jeunes Français
29:43d'aimer la France.
29:44Au contraire,
29:45c'était la repentance.
29:46L'histoire,
29:47c'était une histoire,
29:48finalement,
29:49coupable.
29:50Comment voulez-vous
29:50agréger notre destin commun
29:52des jeunes qui sont issus
29:53de l'immigration
29:54qui ne demanderaient que cela ?
29:55Et on leur dit,
29:56mais non,
29:57elle est coupable,
29:58elle est détestable,
29:58ne l'aimait pas.
30:00Donc,
30:00ces éléments immatériels,
30:01Jaurès avait une très belle phrase.
30:02Vous allez comprendre
30:03ce que je veux dire
30:03sur les éléments immatériels.
30:05Jaurès disait,
30:06la patrie,
30:07c'est le seul bien
30:08de ceux qui n'en ont pas.
30:09Eh bien,
30:10quand on n'a pas
30:10de bien matériel,
30:11on est attaché
30:12à notre culture,
30:13à notre mode de vie.
30:14Moi,
30:14je veux défendre
30:15notre mode de vie.
30:17Voilà.
30:17Très bien.
30:18Juste,
30:19c'est fini,
30:19mais deux questions
30:20très rapides.
30:21Ça s'est passé trop vite.
30:23Une qualité d'Emmanuel Macron ?
30:25Une qualité d'Emmanuel Macron ?
30:27Intelligent.
30:28Un défaut ?
30:30Inconstant.
30:30Merci Bruno Retailleau
30:32d'être passé par l'EGG
30:33par les grandes gueules
30:34candidats à l'élection présidentielle
30:352027.
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