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  • il y a 22 heures
Ce mercredi 6 mai, les marchés de la tech qui enchaînent les records, Emmanuel Moulin proposé à la tête de la Banque de France et les défis qui l'attendent, ont été commentés par Jean-Pierre Petit, président des Cahiers Verts de l'Économie, Roland Gillet, professeur d'économie financière à l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, et André Loesekrug-Pietri, président de Jedi (Joint European Disruptive Initiative), dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Allez, on est de retour pour la seconde partie de l'émission, il est 10h passée de 1 minute, vous
00:04êtes toujours en direct sur BFM Business, c'est les experts, nouvel horaire 9h30, 10h30, tous les jours sur l
00:12'antenne, en direct, bien évidemment, on va parler des marchés, des marchés qui s'envolent de record en record, le
00:19monde s'embrase et les marchés regardent ailleurs, Jean-Pierre Petit, les puces notamment, poussent les indices ce matin,
00:28Intel et Samsung discuteraient avec Apple, ça fait flamber Samsung, là je vois, on est à plus 14%, plus de
00:36plus 14% ce matin, Samsung qui a franchi la barre des 1000 milliards de dollars de capitalisation, les marchés
00:46sont-ils aveugles à la grande marge du monde ?
00:49Non, je ne pense pas, ils regardent la réalité, la réalité, alors, il faut quand même savoir que plus de
00:5440% du SP500, qui est l'indice phare mondial, est composé de valeurs tech, au sens large du terme,
01:02c'est-à-dire à la fois les semi-conducteurs, le hardware, le software, les services communication, médias,
01:07même plus que ça, c'est-à-dire à 42, 43, absolument, et alors, les marchés ont atteint un point
01:14bas après quand même l'entame de la guerre d'Iran le 30 mars, ils ont quand même baissé entre
01:19le 28 février et le 30 mars,
01:21mais ils n'ont pas baissé énormément par rapport à ce qu'on aurait pu anticiper, et surtout depuis, ils
01:25ont rebondi, alors le SP500, je n'ai pas regardé la cote hier, mais ça devait faire environ du 9%,
01:30et l'essentiel des 9% est dû à la tech, quand je dis l'essentiel, c'est la quasi
01:35-totalité, parce que si on regarde le SP500 hors tech, c'est presque autour de zéro,
01:40voilà, je n'ai pas regardé le cours d'hier, mais donc c'est la tech, mais il faut savoir
01:44que la tech baissait depuis fin octobre par rapport au point bas du 30 mars,
01:50alors que le résultat était excellent, ce qui fait que la valorisation, n'oublions pas que la valorisation, c'est
01:55cours sur bénéfice,
01:56donc la valorisation s'est effondrée en fait, et donc les investisseurs voyant que la tech n'était pas trop
02:02touchée,
02:03et puis voyant qu'il y avait des affaires à faire à partir du 30 mars en fait, fondamentalement,
02:09puisque la tech a largement surperformé l'indice général, et surtout l'ensemble des indices de la planète,
02:16les résultats ont été très bons, alors on se méfie de ceci, il y a toujours des doutes quand même,
02:20c'est pour ça que ça régule bien le marché,
02:21il y a des doutes sur la dette pour Oracle, il y a des doutes sur le flux d'investissement,
02:26parce que les perspectives d'investissement explosent à la hausse, qui va financer ça ?
02:30Il y a toujours les doutes sur la monétisation d'Open AI, il y a des doutes sur la consommation
02:37d'électricité,
02:38il y a des doutes sur la circularité, c'est-à-dire sur les liens capitalistiques et les liens financiers
02:43qu'il y a entre tous les acteurs de l'IA,
02:46enfin bon bref, il y a toujours des doutes qui régulent un peu le truc, sur Meta par exemple,
02:49le discours de Zuckerberg n'a pas tellement convaincu, il faut dire qu'en termes de cash flow, ce n
02:58'est pas terrible,
02:58donc c'est sanctionné par rapport aux autres, mais les autres ont dégagé de très bons résultats,
03:02donc ils regardent la réalité.
03:04Donc la confiance, beaucoup de doutes, mais pourtant la confiance surpasse tout ça.
03:08Voilà, avec une valorisation qui était moins bien, alors attention quand même,
03:10parce que perspective de bénéfice par action pour l'ensemble de la tech cette année, quand même c'est 42%,
03:17c'est supérieur à l'année dernière quand même, donc il faut un petit peu faire gaffe.
03:21Fallait jouer le rebond technique, là je conseillerais aux investisseurs, pour ceux qui l'ont joué bien évidemment,
03:26d'alléger un peu, de regarder un peu les trucs, mais voilà.
03:29Donc on se calme, enfin ça tient, parce que tout le monde pariait quand même sur un conflit court au
03:33Moyen-Orient,
03:34fin avril, bon on voit que ça continue, encore ce matin on apprend qu'un navire de CMA, CGM,
03:40qui est par ailleurs propriétaire du groupe BFM et a été victime d'une attaque,
03:46plusieurs blessés sur le navire, donc on voit que le conflit est quand même loin d'être terminé.
03:51Que pensez-vous en longilet de ces marchés qui vont de record en record ?
03:56D'abord il faut distinguer, et vous l'avez très bien fait, la tech du marché,
04:01le marché ne bat des records à cause de la tech notamment, pas que, mais notamment,
04:05et aussi des sociétés pétrolières, notamment aux Etats-Unis, qui se portent évidemment pour le moment très très bien.
04:11Mais globalement, ce que les investisseurs doivent voir, c'est quelqu'un qui dit quelque chose,
04:16qui annonce quelque chose et qui le réalise.
04:18Oui, dans la tech, c'est ce qui se passe depuis déjà longtemps.
04:21Et la rupture viendra le jour, et vous le voyez bien,
04:24alors que les marchands sanctionnent très fort celles qui ne sont pas dans ce cas-là,
04:27et pas d'ailleurs que dans la tech aujourd'hui.
04:28c'est ceux qui démontrent que, une fois, on leur pardonne un petit peu,
04:33la deuxième fois, alors on ne leur pardonne plus du tout,
04:35c'est d'être en dessous des attentes.
04:37Ici, pour le moment, c'est l'effet contraire.
04:39Et ça, sur son violon.
04:40Combien de gens pariaient, en dehors même de la crise iranienne,
04:43que les résultats seraient, pour Apple, ceux qui sont,
04:46parlons même pas de ceux d'Alphabet, ici c'est vraiment autre chose.
04:49On voit qu'il y a quand même...
04:5040 milliards, maintes...
04:53Et n'oubliez pas non plus une chose, vous l'avez rappelé,
04:56c'est le rapport court-bénéfice qui est important quand on regarde de façon très,
04:59je vais dire, sommaire, les marchés,
05:01mais quand on les regarde, c'est l'actualisation des profils à venir,
05:04donc clairement des sociétés de forte croissance,
05:06l'évolution des taux d'intérêt liées éventuellement à l'inflation,
05:09et c'est ça aussi qui a créé, avec tout le monde était sur le volet maintenant,
05:12les taux d'intérêt vont remonter partout,
05:14et c'est pour le risque d'ailleurs,
05:15par rapport aux banquiers centraux qui eux-mêmes s'interrogent sur
05:18ils vont les laisser, ils vont les remonter,
05:20ils vont devoir les baisser, enfin soit,
05:21mais les taux longs ont quand même monté,
05:23et n'oubliez pas non plus une chose,
05:25si on regarde l'Europe par rapport aux Etats-Unis,
05:27regardez où est le taux à 10 ans allemand,
05:29aujourd'hui autour de 3%,
05:32aux Etats-Unis on est autour de 4,5%, je vais dire.
05:35Oui, et hier ou avant,
05:36on était proche des 5% aussi.
05:38Clairement ça veut dire qu'ils partent avec, je vais dire,
05:40un handicap lié à des taux d'intérêt plus élevés,
05:43et des anticipations d'inflation,
05:44étant donné les tarifs et ainsi de suite de Trump,
05:47qui créent l'incertitude au niveau de ce qui va se passer.
05:49Mais malgré les taux,
05:51sur la tech,
05:52le fait que maintenant, effectivement,
05:55on voit qu'il va y avoir quelqu'un comme Warch,
05:57par exemple, ça a clairement joué aussi un rôle,
06:00ce n'est pas un pantin qui a été remis.
06:02Le futur président de la Réserve fédérale américaine.
06:04On peut penser qu'il va faire les choses convenablement,
06:07et je répète de toute façon,
06:08même s'il avait été autrement,
06:09pour le moment il y a déjà des gens
06:11qui votent plutôt pour la baisse des taux,
06:12mais ils sont largement en nombre inférieur
06:15à ce qu'il faut comme majorité
06:17pour les faire baisser,
06:18et donc on voit qu'on confie encore la Banque Centrale,
06:22pour le moment aux Etats-Unis,
06:23la direction à des gens qui ont montré par le passé...
06:26Des gens sérieux ?
06:27Oui.
06:27Et ça, ça a donné aussi un résultat.
06:30Indépendant ?
06:32C'est ce qu'il dit en tous les cas.
06:33Alors on sait qui l'a nommé,
06:35mais je pense aussi qu'il a, lui pour le coup,
06:38une vraie réputation à tenir,
06:41et ce n'est pas quelqu'un qui est dans le besoin,
06:42vous avez vu.
06:43Il rassure les marchés en tout cas.
06:44Oui, oui, oui, et il connaît les marchés,
06:45et il connaît la crise,
06:46et il a bien géré à un moment donné la crise.
06:48Alors je ne dis pas que c'est la solution,
06:49je dis juste que tout ça explique
06:50pourquoi aujourd'hui la tech se porte très bien.
06:53André, le Scoug, Piétri,
06:55que pensez-vous de ces marchés,
06:57de cette tech qui vole de record en record ?
07:00Ce qui est assez frappant,
07:02c'est que pendant longtemps,
07:03on a considéré la tech comme un...
07:06comme plutôt dans la partie portefeuille dynamique
07:09par rapport aux actions un peu plus défensives.
07:12Et en fait, on se rend compte aujourd'hui
07:13que la tech, d'abord, elle profite
07:14de cette immense révolution de l'IA.
07:18Et j'entendais aussi,
07:19depuis un, deux, trois mois,
07:20tout le monde prédisait
07:21« ça y est, on est dans la bulle de l'IA ».
07:23Oui, il y a peut-être de la circularité
07:25des choses un peu...
07:25On attend les revenus des boîtes de l'IA,
07:27c'est pour ça, c'est comment...
07:28Sauf que quand même,
07:29tout le monde aujourd'hui
07:30est en train de voir la révolution
07:32dans les organisations.
07:33Alors peut-être que ça ne se transmet
07:35pas encore en termes de productivité,
07:37ce qu'on avait vu pendant longtemps également.
07:39Paradoxe de solo.
07:40Voilà, mais on voit que c'est en train
07:42d'être une...
07:43Ce n'est pas une évolution.
07:44SIR, c'est une révolution.
07:46Ça, c'est sûr.
07:47Ce qui est donc frappant,
07:48c'est qu'en fait, on se rend compte
07:49que la tech a aussi un aspect très défensif,
07:51puisqu'aujourd'hui, la tech joue
07:52sur le côté plus souveraine.
07:55On parle de Samsung,
07:56on parle de Nvidia,
07:57on parle de TSMC.
07:58Elle joue également sur
08:01l'aspect énergie.
08:03Donc, ça sera à qui
08:04fera des modèles
08:05beaucoup plus frugaux, moins...
08:07C'est ça quand même, aujourd'hui,
08:08le critère.
08:09Et évidemment, aujourd'hui,
08:11la tech est massivement utilisée.
08:13On l'a bien vu avec l'offensive
08:15américaine au début, fin février.
08:17Projet Maven.
08:18Elle est utilisée dans le monde
08:20de la défense.
08:20Les drones, les satellites, etc.
08:22Donc, en fait,
08:23ils profitent aussi massivement
08:24de cet aspect défense.
08:27Donc, est-ce qu'aujourd'hui,
08:28c'est des valeurs de performance
08:29et c'est des valeurs défensives ?
08:31En fait, je pense qu'elles sont
08:32un peu les deux.
08:32Ce qui explique aujourd'hui que,
08:34finalement, la crise
08:35ne semble pas les toucher.
08:37Je pense que ce qui devrait
08:38vraiment nous alerter,
08:39c'est que quand on regarde,
08:40quand on fait un calcul,
08:41alors je compare flux et stock,
08:42mais la capitalisation boursière
08:46de Nvidia,
08:47plus de TSMC,
08:48plus de Samsung,
08:50c'est aujourd'hui plus
08:51que le PIB allemand.
08:52Oui.
08:54Et donc, la déconnexion,
08:55ce qui devrait nous alerter,
08:57cette espèce d'immense déconnexion
08:58entre l'économie réelle européenne,
09:00complètement sluggish,
09:01qui est complètement un peu
09:02dans les choux,
09:03qui n'avance pas,
09:04et une tech.
09:05Et donc, en fait,
09:06l'écart est en train d'augmenter
09:08de manière prodigieuse,
09:09l'écart de prospérité
09:10pour chacun de nous.
09:11C'est ce qui s'appelle une bulle,
09:13non ?
09:13Oui.
09:13Alors, une bulle ?
09:15C'est l'écart entre l'économie réelle
09:17et l'écart entre l'Europe
09:19et la tech américaine.
09:21Non, c'est pas l'avance.
09:22Je ne voulais pas dire
09:23que c'était une bulle,
09:23je voulais dire que c'était
09:24l'écart entre l'Europe
09:25et...
09:25Non, mais moi,
09:25je vous pose la question,
09:26est-ce que ce n'est pas
09:26ce qu'on appelle une bulle ?
09:27Alors, c'est vrai
09:28qu'on a les Etats-Unis d'un côté,
09:29où la croissance est double
09:30et l'Europe...
09:31Une bulle d'un sommet de bulle.
09:33Moi, j'ai beaucoup étudié ça,
09:34j'ai même écrit des bouquins là-dessus.
09:36Ce n'est pas la même chose.
09:37Une bulle peut durer très longtemps.
09:39Irving Fischer annonce une bulle
09:41aux Etats-Unis
09:41à l'été 1926
09:44et elle n'éclate seulement
09:45que le 3 septembre 1929.
09:47Donc, il s'est gouré
09:47pendant un peu plus de trois ans.
09:49Voilà.
09:50Et d'ailleurs,
09:50il a regretté toute sa vie
09:51parce qu'après,
09:51il a pris la porte de sa lune.
09:53Enfin bon,
09:54je ne reviens pas là-dedans.
09:55On n'est pas sur un sommet de bulle.
09:57Moi, j'ai un modèle
09:58à partir de 10 critères
09:59à pondération fixe
10:00qui caractérisent
10:01les sommets de bulle historiques
10:04de 29, de 2000,
10:05du Nikkei en 89
10:07et aujourd'hui,
10:08on n'est pas à 100%.
10:09Voilà.
10:10On est où ?
10:13On est où, cher Jean-Pierre Pusse ?
10:14À 73%
10:15pour être tout à fait...
10:16D'accord.
10:16Donc, il faut un peu faire gaffe.
10:18C'est la chose quand même.
10:19Oui, oui, il fait ça.
10:19On est un peu dans la zone...
10:20Voilà, il faut prendre voir.
10:22Alors, attention quand même
10:22sur la résistance
10:23du marché action américain,
10:26il regarde quand même
10:26la macro-américaine quand même.
10:28Parce que si l'économie américaine
10:29rentrait en récession,
10:30il y aurait quand même
10:30aussi un petit problème
10:31pour la tech.
10:32Or, l'économie américaine
10:33au premier trimestre,
10:342% en rythme anualisé,
10:35elle va un peu souffrer.
10:35Mais très modérément,
10:37nous, on est à 0,6%.
10:38On est au premier trimestre,
10:39en zone euro,
10:39on est à 0,6%.
10:40On a une réserve fédérale
10:42qu'on va qualifier de pragmatique
10:44en un mot,
10:45alors que la BCE s'excite
10:47pour essayer de nous faire penser
10:48qu'il faut absolument
10:49remonter les taux au mois de juin.
10:51Donc, alors qu'on est proche de la récession...
10:54Nous, on est plus proche,
10:56plus nettement plus proche
10:58de la récession
10:59que les États-Unis.
11:01Donc voilà, c'est ça aussi.
11:03Donc, tant que la...
11:04Parce que la productivité est bonne
11:05quand même aux États-Unis,
11:06si tu lis un peu.
11:06Donc, c'est ça aussi
11:08qui donne confiance.
11:09Ce n'est pas seulement
11:10les résultats de la tech
11:11ou la valorisation.
11:11C'est aussi que l'environnement global
11:13macro fonctionne,
11:15résiste plutôt bien aux États-Unis
11:16ou beaucoup mieux qu'en Europe.
11:18Bon, ça me donne un contexte particulier
11:20pour le futur gouverneur
11:22de la Banque de France.
11:24Hier, Emmanuel Macron
11:25a officialisé la nomination,
11:28en tout cas la désignation,
11:29d'Emmanuel Moulin
11:32comme candidat
11:33à la succession
11:34de François Villeroy de Gallo
11:35à la Banque de France.
11:37Alors, ce n'est pas fait.
11:38Le gouverneur,
11:39l'impétrant,
11:40doit passer devant
11:42la commission,
11:43une commission ad hoc,
11:45en tout cas,
11:46à la fois à l'Assemblée
11:47et au Sénat.
11:48Et donc,
11:48il doit recueillir
11:50l'accord
11:51à 3 cinquièmes
11:52des parlementaires.
11:56Simplement,
11:56allez, je continue avec vous,
11:58Jean-Pierre,
11:58vous venez de décrire
11:58un environnement
12:01assez particulier.
12:02Quels vont être
12:04les défis
12:06pour ce futur gouverneur
12:07de la Banque de France ?
12:07Justement,
12:08on ne sait pas.
12:08Et c'est ça
12:09qui est dommageable.
12:11C'est l'incertitude.
12:12Je reviens sur ce que tu disais
12:13tout à l'heure,
12:13sur l'absence de débat.
12:14On nomme un type,
12:15mais on ne sait même pas
12:15ce qu'il doit faire.
12:17Quelle est sa doctrine ?
12:18J'aimerais bien savoir,
12:19par exemple.
12:20J'aimerais bien qu'il nous dise,
12:21M. Moulin,
12:22je ne le connais pas,
12:23donc je ne fais pas
12:24de procédation,
12:25qu'il nous dise
12:25comment on va tenir
12:26au cours des prochaines années
12:27avec les taux réels
12:27tels qu'ils sont aujourd'hui
12:33qui vont exploser.
12:34La transition démographique,
12:35puisque le vieillissement...
12:36Comment on fait ?
12:37Est-ce qu'il y a un système
12:38d'audition ?
12:38Oui, il y a un système d'audition.
12:40Il doit être validé
12:40par l'Assemblée nationale.
12:44Mais non,
12:44mais il n'y a pas de...
12:46Le problème,
12:46c'est que dans les auditions,
12:48ce n'est pas ça
12:48qu'on lui demande.
12:50C'est aussi très politique.
12:52Alors l'enjeu
12:52pour Emmanuel Moulin,
12:54qui est en campagne
12:55dans l'avance,
12:55c'est qu'évidemment,
12:56il était secrétaire général
12:58de l'Élysée
12:58jusqu'à la semaine dernière.
13:00C'est ça le sujet.
13:00Emmanuel Macron
13:01a déjà nommé M. Ferrand
13:04au Conseil constitutionnel,
13:06Amélie de Montchalin
13:08à la Cour des Comptes
13:09et que donc,
13:10les oppositions...
13:10C'est toujours la même histoire.
13:12C'est-à-dire,
13:12on nomme les...
13:13Sur les doigts.
13:14Ce n'est pas péjoratif,
13:15ce que je veux dire,
13:15mais on nomme les copains,
13:16les gens qui ont travaillé pour vous.
13:17On est dans la sphère
13:19politico-administrative
13:20qui s'auto-promeut,
13:21qui s'auto...
13:21Voilà, c'est toujours la même.
13:23Emmanuel Moulin est quand même
13:23issu de Merci,
13:24a été le directeur
13:26et le cabinet de Christine Lagarde.
13:27Mais peu importe.
13:28Mais ça ne garantit pas, là.
13:30Mais Jean-Claude Montrichet
13:32a été directeur du Trésor,
13:34gouverneur de la Banque de France.
13:35Emmanuel Moulin a été
13:36directeur du Trésor aussi.
13:37Quelle a été sa politique monétaire
13:38en 2008 et en 2011 ?
13:40C'est une catastrophe.
13:41Les taux réels sont montés.
13:42L'euro est monté
13:43à un niveau totalement délirant.
13:45Et ça a accéléré
13:45la désindustrialisation.
13:47Vous croyez que c'est le diplôme ?
13:48Enfin, vous croyez
13:49que c'est la formation initiale ?
13:50Mais que c'est peut-être
13:5125 ou 30 ans de carrière
13:53dans les pays et la finance.
13:54Mais ce n'est pas du tout
13:55une garantie
13:56parce que ces gens-là
13:56ne risquent rien.
13:58Ces gens-là ne risquent rien.
13:59Ils sont dans des casques
14:00comme sous la monarchie
14:01où c'était le roi
14:02qui nommait...
14:03C'est sur moi le plus véhément
14:04mais je vois que Jean-Pierre
14:05est en forme ce matin.
14:06Mais non mais c'est la réalité.
14:08Non mais je décris la réalité.
14:09La question que vous posiez
14:09tout à l'heure
14:09sur l'aspect démocratique,
14:12ça c'est typiquement
14:12un renouvellement
14:13qui est absolument indispensable.
14:15On passe son temps
14:16en temps des ministres
14:16qui disent
14:17il faut que les Français
14:17comprennent, etc.
14:19Là on a une opportunité
14:20pour une nomination
14:21d'avoir quelqu'un
14:22qui va présenter
14:23quasiment une feuille de route
14:25puisqu'en fait,
14:26pauvre de lui
14:27parce qu'il arrive
14:27dans une situation épouvantable.
14:29Plus de 5% de déficit,
14:31une charge de la dette
14:31qui devient insoutenable,
14:33une pression politique
14:34parce que ça c'est
14:34la bonne nouvelle.
14:35Enfin je crois
14:36dans la population française
14:37le sujet de la dette
14:38est devenu un sujet majeur.
14:40Ça c'est quand même
14:41une nouveauté.
14:42Donc il va avoir
14:43une pression terrible.
14:45C'est l'occasion
14:46où jamais
14:47il peut même lui-même,
14:48de lui-même,
14:49ça serait là pour le coup
14:50il fera après un grand coup
14:51de proposer
14:52qu'il expose sa vision.
14:55effectivement la crainte
14:56que j'ai comme Jean-Pierre
14:57c'est que
14:58peut-être qu'il n'en a pas
15:00mais ou
15:00qu'on pense juste
15:02que parce que
15:02s'il a fait tout ça
15:03dans le passé
15:04qu'il est suffisamment...
15:05Il a été à des postes
15:06et donc ça le qualifie.
15:08Mais a-t-on fait le vide ?
15:09Non mais pardon Jean-Pierre,
15:10quand on a une expérience
15:11professionnelle,
15:11vous avez suivi
15:12la macroéconomie
15:13est-ce qu'il a réussi ?
15:14Est-ce qu'il a réussi ?
15:15T'as regardé ?
15:16Ne regarde pas
15:16la suite des postes.
15:18Est-ce qu'il a réussi ?
15:19Vous avez donc une légitimité
15:19à parler du sujet.
15:20Raphaël,
15:21est-ce qu'il a réussi
15:21dans chacun de ses postes ?
15:22C'est ça que j'aimerais savoir.
15:24C'est pas aligner les postes
15:25parce que quand on est
15:26inspecteur des finances
15:26tu le sais bien
15:27on a accès à des postes
15:29et d'ailleurs le gouverneur
15:30de la Banque de France
15:31depuis...
15:31Il administrateur civil
15:32en l'occurrence
15:33mais pas inspecteur des finances.
15:34Le plus souvent
15:35il sort de l'inspection
15:36des finances.
15:37Les grands corps de l'État
15:38ont accès
15:39à des postes systématiques.
15:41Donc Raphaël,
15:43ce qui est important
15:44c'est son bilan
15:44mais je ne fais pas
15:45de procès d'intention
15:45je ne le connais pas
15:46mais regardons son bilan déjà
15:48et puis surtout
15:49regardons son projet
15:50ça a tout à fait raison.
15:51Quel est son projet ?
15:53Parce qu'on a l'impression
15:53Les auditions vont être
15:54l'occasion de le savoir,
15:57de le développer.
15:58On ne l'a jamais vu ça.
15:59On ne l'a jamais vu
15:59parce qu'à l'Assemblée nationale
16:00bon bah je suis désolé
16:01mais les politiques monétaires
16:03sont publiées en direct
16:03donc on peut
16:04vous les regarder
16:04et ce sera très probablement intéressant.
16:07On verra si les parlementaires
16:08sont à la hauteur.
16:09C'est selon vous
16:09mes experts là
16:10autour de la table
16:11quels sont les défis
16:12du prochain gouverneur.
16:14On reviendra sur la dernière lettre
16:15au président de la République
16:17de François Villeroy
16:18de Gallo
16:18où il utilise
16:20des mots très intéressants
16:21étonnants
16:22pour un gouverneur
16:24de banque centrale
16:25pour un banquier central
16:26il parle notamment
16:27de gérontocratie.
16:28On en parlera
16:29dans quelques minutes
16:30mais Roland Gillet
16:32l'œil extérieur
16:33à la France
16:34peut-être
16:35moins passionné
16:36dépassionné
16:37autour de la nomination
16:38du gouverneur
16:39de la Banque de France.
16:40Ce jeune pays
16:41qui est la Belgique.
16:42Dites-nous tout.
16:42Il est sur BFM Business
16:43qu'on arrive à se passionner
16:44comme ça
16:44pour les nominations
16:45d'un gouverneur
16:46pour un banquier central
16:47j'aime beaucoup.
16:48On vous écoute Roland Gillet.
16:49Mais autant le rôle
16:49est important
16:50bien sûr
16:51le rôle du banquier central
16:52dans chacun des pays
16:54de la zone euro
16:54mais autant quand même
16:55les décisions importantes
16:56au niveau de la politique monétaire
16:58se prennent par un conseil
16:59de gouverneur
17:00qui se réunit
17:01à Francfort
17:01au sein de la BCE.
17:03dont je ne voudrais pas
17:04doucher quand même
17:06les ardeurs
17:07c'est les grosses décisions
17:09il faudra avoir
17:10un consensus
17:11au niveau des gouverneurs
17:13lors des réunions
17:14de la banque
17:14en tous les cas
17:15au niveau par exemple
17:16des taux directeurs.
17:17Alors il n'y a pas
17:17que les taux directeurs
17:18évidemment heureusement
17:19dans les compétences
17:20d'une banque nationale
17:21mais aujourd'hui
17:22on sait quand même
17:23que les grosses compétences
17:24sont à Francfort
17:25donc il faut quand même
17:25le rappeler.
17:26Donc même vous diriez
17:27la France a décidé
17:28qu'elle va dire
17:29le gouverneur a dit
17:30que sur l'évolution
17:31des taux d'intérêt
17:31il faudra convaincre
17:32les autres collègues
17:33et les problèmes
17:34d'inflation
17:34ne sont pas tout à fait
17:35les mêmes en France
17:36qu'ailleurs
17:36les problèmes de déficit
17:37ne sont pas les mêmes
17:38je viens d'un autre
17:39grand pays
17:39l'Espagne
17:40ne sont plus du tout
17:41les mêmes en Espagne
17:42ils ont fait le boulot
17:43donc clairement
17:44cette difficulté
17:45d'arriver
17:46à avoir une politique
17:47coordonnée
17:48dans des états
17:48qui ne le sont pas
17:49nécessairement
17:50en termes de politique
17:50économique
17:51de déficit public
17:52de la manière
17:53dont ils les adressent
17:54va toujours être un problème
17:55quand on fixe les taux directeurs
17:57on les fixe
17:57pour toute la zone euro
17:58et donc ici
17:59c'est sûr que c'est très important
18:00et vous rappelez
18:01la manière dont ça doit être transparent
18:03la manière dont on doit vérifier
18:04les capacités
18:04moi je pense quand même
18:05que c'est important aussi
18:06bien sûr de voir
18:07non pas que les diplômes
18:08mais voir également
18:09si la personne
18:10a à chaque fois eu
18:11ou le plus souvent
18:13des succès
18:14et de voir aussi
18:14ce qu'elle souhaite faire
18:15au niveau de
18:16ce qui sont encore
18:16les prérogatives
18:17de chaque banquier centraux
18:19dans son pays
18:20mais sur les points importants
18:21quand vous parliez
18:22de taux d'intérêt
18:22ou de taux d'intérêt réel
18:24et ainsi de suite
18:25c'est des initiatives
18:26qui ne peuvent être faites
18:27qu'entre banquiers centraux
18:29responsables
18:30ce qu'ils le sont normalement
18:31au niveau du conseil
18:32des gouverneurs
18:33que les choses soient claires
18:34aujourd'hui
18:34même si demain
18:36étant donné la position
18:37de la France
18:38qui s'est un peu
18:39décrédibilisée
18:40j'entends par rapport
18:40aux autres pays
18:42bien sûr
18:44je ne suis pas sûr
18:45que c'est elle
18:45qui va pouvoir être
18:46le leader là-dessus
18:47alors qu'elle fasse pression
18:47vu la taille de la France
18:48heureusement
18:49la France est un grand pays
18:50mais c'est ça
18:51qu'il va voir
18:52c'est comment est-ce
18:52qu'on rend
18:53à la France
18:54via aussi son gouverneur
18:55une action
18:56qui montre
18:57qu'on ne sera pas
18:58dans le volet
18:58qui a déçu beaucoup
18:59c'est-à-dire de dire
19:00on a bien vu les déficits
19:02mais on sera meilleur
19:02l'année suivante
19:03en voyant qu'il dérape encore
19:05et ça c'est des éléments
19:06promis demain
19:06on fera le boulot
19:07et donc je vous dis
19:08et j'ajoute quand même
19:09que dans mon pays
19:10on a eu aussi cette tendance
19:11et par moments
19:12vu la taille
19:12la petitesse de notre pays
19:13on a été obligé
19:14nous de rectifier vite
19:15parce que la pression
19:16qui s'exerce sur un petit pays
19:18de l'Europe
19:18n'est pas la même
19:19que sur un grand
19:19qui dit à un moment donné
19:20c'est pas les technocrates
19:21de Bruxelles
19:22qui vont nous dire
19:22ce qu'on a à faire
19:23je voulais qu'on revienne
19:24sur la lettre
19:26au président de la république
19:27la dernière lettre
19:28au gouverneur
19:29au président de la république
19:31où il utilise
19:32un terme
19:33qu'on n'a pas
19:34l'habitude
19:34d'entendre dans la bouche
19:36d'un banquier central
19:38il liste trois défis
19:40François Villorois de Gallo
19:41au prochain président
19:42de la république
19:43en réalité
19:44c'est un
19:45comme vous l'avez dit
19:46Roland Gillet
19:46le rétablissement
19:48des finances publiques
19:49mais pourquoi
19:49pour arrêter
19:50de faire porter
19:52le poids
19:53des déficits
19:54et de la dette
19:55sur les générations
19:56futures
19:57et de
19:58de
19:59rétablir
20:00une forme
20:00d'équilibre
20:01entre
20:02les générations
20:03il parle
20:04de la France
20:05comme d'un pays
20:07gérontocratique
20:07on n'a pas l'habitude
20:08d'entendre ça
20:09quand même
20:09André
20:10j'ai envie de vous
20:11entendre là-dessus
20:12est-ce qu'on vit
20:13en France
20:13en gérontocratie ?
20:15évidemment
20:15et en plus
20:17déjà il y a un aspect
20:18purement technique
20:18auquel on réfléchit peu
20:20avec l'augmentation
20:21bienvenue
20:22de l'espérance de vie
20:23tous les ans
20:24le barycent
20:25c'est-à-dire
20:25le poids central
20:27du corps électoral
20:28augmente de trois mois
20:29on a basculé
20:30en 2025
20:31les plus de 50 ans
20:32sont majoritaires
20:33depuis l'année dernière
20:34dans le corps électoral
20:36donc évidemment
20:36les politiques
20:37courent après
20:38la majorité
20:39on revient sur ce sujet
20:41aujourd'hui
20:41les pays qui gagnent
20:42les entreprises
20:43qui gagnent
20:44c'est une conviction
20:46que j'ai depuis longtemps
20:46c'est celles qui font
20:47des grands paris
20:48calculés
20:49mais des grands paris
20:50c'est le pari
20:51du véhicule électrique
20:52en Chine
20:52c'est le pari
20:54de la tech
20:55aux Etats-Unis
20:56c'est le pari
20:57des puces
20:57à Taïwan
20:59aujourd'hui en France
20:59et en Europe
21:00on aurait du mal
21:01à voir quels sont
21:01nos grands paris
21:02on avait le Green Deal
21:03que dès qu'on a
21:04la première crise
21:04boum
21:05on est en train
21:05d'évacuer
21:06et forcément
21:07les grands paris
21:08c'est pas l'apanage
21:08des gens
21:09qui ont un certain âge
21:10parce que
21:11votre horizon
21:12il est plus court terme
21:13que des pays jeunes
21:15qui forcément
21:16vont investir
21:17leur avenir
21:17et je pense que
21:18c'est le coup de pied de l'âne
21:20la lettre
21:21de François Villeroy
21:22de Gallo
21:22c'est à la fois
21:23le coup de pied de l'âne
21:23au président de la République
21:24pour montrer
21:25que son grand projet
21:26de réforme des retraites
21:27ça a fait pchit
21:28et le coup de pied de l'âne
21:29également à notre Premier Ministre
21:30qui quand même
21:32a réussi à se maintenir
21:33parce que
21:34en fait il a
21:35complètement fait des concessions
21:37lâché surtout les efforts
21:38et donc
21:40je pense que
21:41oui peut-être
21:42que ça peut sembler
21:43anecdotique
21:43mais je pense que
21:44c'est aujourd'hui
21:44le vrai sujet
21:47et ça ne va que nous
21:48en fait ce qu'il est
21:49en train de dire
21:50c'est que
21:50si on ne s'adresse pas
21:51à ce sujet
21:52avec du courage politique
21:54et qu'on l'explique
21:54et bien on va faire
21:55le lit des extrêmes
21:56et qu'on ne se sortira pas
21:58des finances publiques
21:58si on ne change pas ça
22:00radicalement
22:00non mais il faut qu'ils disent
22:01comment on le fait
22:02parce que je veux dire
22:03c'est assez dire
22:04les finances publiques
22:05ça dans toutes les lettres
22:06des gouverneurs
22:06ils disent
22:07mais il faut juste dire
22:07comment exactement
22:08voilà c'est tout
22:09quant à la lutte intergénérationnelle
22:11il faut qu'ils disent
22:12comment on va lutter
22:13c'est en augmentant
22:14les taux d'emploi
22:15à tous les âges de la vie
22:15et notamment aux âges seniors
22:16c'est tout
22:17c'est son troisième défi
22:18c'est le défi de l'emploi
22:19et de la qualité de l'emploi
22:20c'est que les seniors
22:21travaillent plus longtemps
22:23je veux juste revenir avant
22:24parce que
22:25le problème de la banque centrale
22:28c'est pas un problème seulement
22:29de coordination entre les intérêts
22:31il y a un problème européen
22:32qui est le niveau des taux réels
22:33qui est trop élevé
22:34par rapport
22:35voilà
22:35non non mais je veux dire
22:36mais je suis bien d'accord
22:37il faut s'attaquer à ça
22:37il faut qu'Emmanuel Moulin
22:39le dise à madame Schnabel
22:41parce que c'est elle
22:42la plus virulente
22:43il y a 3 ou 4 membres du board
22:44hier qu'on dit
22:45qu'il fallait augmenter les taux
22:46mais quand vous dites ça
22:47parce que ça
22:48vous avez entièrement raison
22:49ça se décidera quand même
22:50à Francfort
22:51et ça se décidera
22:52entre ces deux là
22:53ça se décidera par un vote
22:55avec le nombre de pays
22:56je suis d'accord
22:56et c'est celui qui aura la majorité
22:58et il y en a un qui va rentrer
23:00frustré dans son pays
23:01en disant
23:01moi j'aurais voulu
23:01les taux plus bas
23:02et moi j'aurais voulu
23:03les taux plus haut
23:03et c'est ça aussi
23:04qui ne va pas
23:05parce que même à imaginer
23:06que ce que vous dites
23:07est juste
23:07et c'est vrai
23:08que c'est correct
23:09par le côté
23:10il faut bien entendu
23:11pouvoir avoir quelqu'un
23:12qui porte le message
23:13mais il n'en reste pas moins
23:14que vu les disparités
23:15entre les pays
23:16qu'elles soient au niveau fiscal
23:17ou autre
23:17même si vous vouliez
23:18vous accorder aujourd'hui
23:19à dire voilà le meilleur taux optimal
23:21il y en a qui vont sortir
23:23gagnants
23:23il y en a qui vont sortir perdants
23:24parce que la situation économique
23:25n'est pas du tout la même
23:26et n'impose pas
23:27les mêmes taux d'intérêt réels
23:29et ça
23:30cette coordination est importante
23:31il faut quand même
23:32un discours politique européen
23:33comme Mario Draghi l'a eu
23:34et ce que j'aimerais
23:35puisque Raphaël a demandé
23:36quel est le principal défi
23:38d'Emmanuel Moulin
23:39c'est de dire ça
23:40c'est de porter la voix
23:41de Jean-Pierre Petit
23:42à Francfort
23:43et de se confronter
23:44à Madame Schnabel
23:45parce que s'il ne se confronte pas
23:46il tient un discours policier
23:48comme d'ailleurs
23:48il y a un aspect leadership
23:50où il est essentiel
23:51c'est ça que les parlementaires
23:53doivent tester
23:53pendant ces auditions
23:54pardon de revenir au sujet
23:56de la discussion
23:56qui est celle de la gérontocratie
23:58en France
24:00Roland
24:00il y a deux points
24:01pour moi qui sont importants
24:03et André l'a dit
24:04c'est
24:05on se rend compte
24:06que ça augmente
24:07deux trois mois
24:07chaque mois
24:08mais qu'est-ce que c'est
24:10finalement on a un ARP
24:11avec effectivement
24:14l'âge des gens
24:15on sait
24:15c'est d'ailleurs
24:15au niveau des retraites
24:17un des enjeux
24:18qui est le plus prévisible
24:19si on accepte
24:20les gens qui nous rejoignent
24:22ou les gens qui nous quittent
24:23on sait où on va
24:24donc là forcément
24:25on sait qu'on va nécessairement
24:26être dans beaucoup de pays
24:27vers des problèmes
24:28un deuxième élément
24:29c'est qu'il existe
24:32des zones géographiques
24:32qui n'ont pas
24:33le même problème
24:34pour une seule et unique raison
24:35et regardez un peu
24:37ce que ça soulage
24:37alors je n'ai pas dit
24:38que c'était bien
24:38je vous dis juste
24:39que ça soulage
24:39le gouvernement américain
24:41ou le gouvernement hollandais
24:42c'est quand vous avez
24:44un système de pension
24:45qui fonctionne par capitalisation
24:47vous n'avez pas ce problème
24:48sur le dos
24:49et au contraire
24:50si la bourse se passe bien
24:51vous donnez du pouvoir
24:52d'achat à des gens
24:53parce que leur argent
24:54a été bien placé
24:55et a généré des profits
24:56qui vont pouvoir
24:57aujourd'hui utiliser
24:58et beaucoup de gens
24:59ne comprennent pas
25:00aux Etats-Unis
25:00à tort ou à raison
25:01on ne parle pas de Donald Trump
25:02on parle de façon générale
25:03pourquoi des gens
25:04sont si sensibles
25:05parfois au milieu
25:06d'une petite ferme
25:08au milieu des Etats-Unis
25:09à l'activité économique
25:10ils sont agriculteurs
25:10parce qu'ils voient
25:11qu'ils gagnent parfois plus
25:12avec l'action
25:12qui est menée
25:13dans la croissance
25:14de leur économie
25:15parce qu'ils en récoltent
25:16une bonne partie aussi
25:17dans leur fonds de pension
25:18et donc clairement
25:19ici on a d'autant plus
25:20un débat important
25:21au niveau européen
25:22qu'on a essentiellement
25:23sur des systèmes de répartition
25:24avec des assurances
25:26complémentaires éventuellement
25:27mais en tous les cas
25:28sur les régimes traditionnels
25:29que n'ont pas
25:30d'autres pays
25:31et un dernier point
25:32que je voudrais souligner
25:33qui me paraît important
25:33et de nouveau
25:34vous l'aviez dit
25:36tous les deux
25:36au niveau de la France
25:37et au niveau des autres pays
25:38dans la politique industrielle
25:40on est quand même capable
25:41quand on fait les choses ensemble
25:42d'avoir un Airbus aujourd'hui
25:44qui a reçu moins d'argent public
25:45que n'a reçu Boeing
25:46dans le temps
25:47et qui est un vrai concurrent
25:48donc on a quand même
25:49des capacités
25:49si on se met ensemble
25:50je pense que c'est très important
25:52de le rappeler
25:52ce sera le mot de la fin
25:53merci à tous les trois
25:54Roland Gillet
25:55André Lescrouille-Piétry
25:56et Jean-Pierre Petit
25:57pour cette émission passionnante
25:59disponible en podcast
26:00et replay
26:00sur toutes les plateformes
26:01sur l'application BFM Business
26:03bien sûr
26:04tout de suite
26:04c'est BFM Entreprises
26:06spécial
26:07outils RH
26:08animés par Sandra Gondoin
26:10quant à nous
26:10on se retrouve demain
26:12même heure
26:13nouvel horaire
26:149h30
26:1510h30
26:15même endroit par contre
26:17toujours l'antenne de BFM Business
26:18très bonne journée à toutes et à tous
26:20à demain
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