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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.

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00:00:00120 minutes à faux, bonjour à tous, ravie de vous retrouver comme chaque après-midi sur CNew,
00:00:05vous accompagne jusqu'à 17h, sans tarder à quasiment 15h, on fait un point d'abord sur l'actualité.
00:00:10Audrey Bertheau, bonjour.
00:00:11Bonjour Julien.
00:00:12Les Émirats annoncent leur retrait de l'OPEP à partir de mai.
00:00:16Les Émirats arabes uniques vont se retirer de l'organisation des pays exportateurs de pétrole menés par IAD et de
00:00:21l'alliance OPEP+,
00:00:23comptant aussi la Russie, ce sera à partir du 1er mai.
00:00:25Mais cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Émirats arabes uniques,
00:00:30ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, c'est ce qu'a expliqué l'agence OAM.
00:00:35Une cérémonie d'hommage national au sergent Anissé Girardin qui a eu lieu ce matin.
00:00:39On prendra d'ailleurs ces prochaines secondes la direction de l'Assemblée nationale,
00:00:41car une minute de silence lui sera consacrée. Audrey.
00:00:44Oui, vous voyez ces images.
00:00:46La cérémonie s'est tenue au sein du 132e régiment d'infanterie sinotechnique,
00:00:51une cérémonie présidée par la ministre des Armées, Catherine Vautrin.
00:00:54Anissé Girardin est décédée mercredi dernier, des suites de ses blessures,
00:00:58après une embuscade dans le sud du Liban.
00:01:01Un autre soldat français, l'adjudant Florian Montorio, a été tué dans cette embuscade.
00:01:06Et on ira à l'Assemblée nationale dans les secondes qui viennent, comme je le disais.
00:01:10Emmanuel Macron, qui lui de son côté n'était pas présent à cette cérémonie d'hommage,
00:01:14puisqu'il poursuit sa visite en Andorre précisément.
00:01:16Un déplacement particulièrement symbolique.
00:01:19Au-delà de ses fonctions de président de la République,
00:01:21il occupe un rôle particulier dans cette principauté, celui de coprince.
00:01:25En tant que coprince d'Andorre, Emmanuel Macron est tenu d'effectuer une visite officielle
00:01:29dans la principauté au cours de son mandat.
00:01:31Plusieurs sujets sensibles seront abordés, en particulier la question des droits des femmes
00:01:35et celle de l'interruption volontaire de grossesse, toujours interdite en Andorre.
00:01:40Et puis on va conclure ce journal parce qu'on prend cette image en direct.
00:01:45Il y a Elbrun Pivet qui monte à la tribune au perchoir, plus précisément de l'Assemblée nationale.
00:01:50Une séance de questions au gouvernement que l'on suivra par ailleurs sur notre antenne cet après-midi.
00:01:54On va laisser la parole à la présidente qui va rendre hommage au caporal-chef, Anissé Gérardin.
00:01:59Mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues.
00:02:02Le 18 avril, une patrouille française de la force intérimaire des Nations Unies au Liban
00:02:08a été la cible d'une embuscade meurtrière.
00:02:12Touché par des tirs ennemis, l'adjudant Florian Montorio a succombé à ses blessures.
00:02:20Âgé de 39 ans, père de deux enfants, il incarnait la rigueur, le sang-froid et l'esprit de sacrifice.
00:02:30En 2010, en Afghanistan, il avait ainsi héroïquement sauvé un camarade,
00:02:35ce qui lui valut une citation avec attribution de la croix de la valeur militaire.
00:02:40En portant secours à Florian Montorio, le sergent Anissé Gérardin a été grièvement blessé.
00:02:46Il nous a quittés le 22 avril dernier.
00:02:50Ce soldat, au tempérament calme et réfléchi, s'était toujours distingué par un engagement
00:02:54et une exemplarité sans faille, salué par la médaille d'argent de la Défense nationale.
00:02:59Il avait 31 ans. Il était père d'un enfant.
00:03:04Florian Montorio et Anissé Gérardin étaient tous deux engagés pour la France.
00:03:09Ils sont tous deux morts pour elle.
00:03:12En votre nom, j'exprime la solidarité totale de l'Assemblée nationale
00:03:16à leurs compagnes, à leurs proches et à leurs frères et sœurs d'armes.
00:03:20À nos deux autres soldats blessés dans cette même attaque,
00:03:23nous adressons nos voeux de complet rétablissement.
00:03:26Nos pensées se tournent enfin vers tous nos militaires mobilisés pour la paix au Proche-Orient
00:03:31comme partout dans le monde.
00:03:34Mes chers collègues, en signe d'hommage à Florian Montorio et à Anissé Gérardin,
00:03:40je vous demande d'observer une minute de silence.
00:03:44Merci.
00:03:44Merci.
00:03:44Merci.
00:03:46Merci.
00:03:57Merci.
00:04:27Je vous remercie.
00:04:32Je vous remercie.
00:04:34L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:04:38Voilà pour cette minute de silence solennel et parfaitement respectée évidemment par l'hémicycle
00:04:44hommage au caporal-chef Girardin, au sergent-chef Montorio décédé quelques jours plus tôt.
00:04:50La nation rend hommage après cet hommage national que l'on a pu suivre ce matin présidé par la ministre
00:04:56des Armées.
00:04:57Pour m'accompagner cet après-midi, autour de la table, Yohann Huzah du service politique.
00:05:00Bonjour Julien.
00:05:01Bonjour cher Yohann.
00:05:01Bonjour à Judith.
00:05:02Judith Weintraub, grand reporter.
00:05:04Merci d'être là.
00:05:05Merci à Mehdi Raich de nous accompagner cet après-midi également, analyste politique.
00:05:08On retournera.
00:05:09On va faire des allers-retours cet après-midi puisque ce sont les traditionnelles questions au gouvernement sur plusieurs sujets.
00:05:14Le carburant, les déclarations polémiques d'Emmanuel Macron à propos de l'Algérie, le rapport à l'oncle.
00:05:20Nous irons entendre les questions des députés et les réponses du gouvernement au long de cette première heure.
00:05:25Parlons d'ailleurs de cette commission d'enquête sur la neutralité, le financement de l'audiovisuel public.
00:05:30a prouvé hier, donc vous l'avez suivi sur notre antenne, le rapport rédigé par le député Charles Laloncle, le
00:05:36député UDR.
00:05:36Cette décision qui ouvre donc la voie finalement à cette diffusion du rapport le 4 mai prochain.
00:05:41Un document de 400 pages, publication du rapport qui a été voté avec 12 voix pour et 10 contre avant
00:05:47de rentrer dans le fond.
00:05:49Je voudrais qu'on voit le détail du vote avec vous Yohann Huzah.
00:05:52Peut-être un premier dégagement avec vous, un premier commentaire.
00:05:56La première chose à dire, peut-être, c'est quand même qu'on a assisté à un petit événement dans
00:06:00l'événement hier,
00:06:01c'est-à-dire un vote d'union des droites.
00:06:04Je trouve que c'est assez rare pour être souligné, ne serait-ce que quelques secondes.
00:06:08Oui, c'est rare, y compris à l'Assemblée nationale, où c'est vrai, il est rare que la droite,
00:06:14quand elle s'allie, obtienne ce genre de victoire.
00:06:17Là, ça a fonctionné et c'est heureux, naturellement, ça a fonctionné contre une gauche qui, elle aussi, était unie.
00:06:23Puisque vous remarquez que l'ensemble des partis de gauche et d'extrême-gauche se sont unis pour que ce
00:06:29rapport soit censuré,
00:06:30parce que c'est bien le terme qu'il faut utiliser, le rapport rejeté aurait été un rapport censuré.
00:06:36Donc la gauche n'a pas réussi à censurer ce rapport, c'est heureux.
00:06:41Il a fallu des heures de négociation, Judith Veintraub, avançons sur cette commission qui nous a tenu en haleine une
00:06:46partie de l'après-midi hier,
00:06:47toute l'après-midi hier, pour obtenir cette publication après des mois de commission.
00:06:52C'est quand même lunaire ce qui s'est passé hier.
00:06:56Un premier commentaire, vous aussi ?
00:06:57Oui, ce qui est lunaire surtout, c'est l'abstention d'Ensemble pour la République.
00:07:02Oui.
00:07:02On se rappelle que Gabriel Attal avait expliqué hier matin sur Europe 1 que ça ne serait pas normal que
00:07:10des mois de travail parlementaire
00:07:12soient rayés d'un trait de plume par un vote négatif, puisque si les députés et les commissaires avaient voté
00:07:19contre,
00:07:20le rapport aurait disparu quand est bien.
00:07:25Mais que néanmoins, il recommandait à ses troupes l'abstention.
00:07:30Courageux, mais pas téméraire.
00:07:31Exactement.
00:07:32Moi, c'est cette ambiguïté qui me frappe beaucoup, ainsi que l'abstention des deux députés, les démocrates,
00:07:40dont un, Erwan Balanant, s'est distingué pendant les travaux de la commission et ce matin encore sur la radio
00:07:47par ses accusations complotistes, disant que Charles Aloncle était manipulé, avait un dessin politique.
00:07:58Ce ne sont pas les termes exacts, mais c'est l'idée.
00:08:00Ce sera très intéressant d'évoquer ça tout à l'heure, a écrit Charles Ramos, député Modem,
00:08:03également, qui sera avec nous en direct depuis l'Assemblée nationale.
00:08:06En attendant, Mehdi, je vous donne la parole, je voudrais qu'on l'entende,
00:08:07parce que Charles Aloncle était l'invité de Pascal Praud ce matin.
00:08:11Plusieurs extraits à vous faire entendre.
00:08:12D'abord, la cible. Il a été une cible pendant des mois et des mois. Écoutez-le.
00:08:17Depuis le début, sur les antennes du service public, j'ai été accusé de tous les maux.
00:08:22Ce sont pourtant des entreprises qui sont soumises pendant six mois au contrôle de la représentation nationale.
00:08:28Il y a un principe constitutionnel qui est l'évaluation des politiques publiques.
00:08:31Et depuis le début, de la présidente de Radio France à la présidente de l'Assemblée nationale
00:08:35à ce président macroniste de la commission d'enquête,
00:08:38ils se sont d'une certaine façon ligués pour discréditer mes questions, discréditer mes travaux.
00:08:43Et ce n'est pas digne des travaux de l'Assemblée nationale.
00:08:46Il a obtenu une victoire hier, Charles Aloncle, elle est de taille,
00:08:49vu l'adversité rencontrée par le rapporteur pendant ces mois de commission.
00:08:53C'est une victoire de taille.
00:08:54D'ailleurs, de manière générale, cette commission, elle était particulièrement suivie.
00:08:57D'ailleurs, peu importe les médias, c'était particulièrement suivie.
00:09:00Donc, il y a une attente énorme autour de ce sujet de la commission.
00:09:02Donc, il fallait absolument que ce rapport sorte.
00:09:04C'est un objet démocratique.
00:09:05J'insiste sur un point.
00:09:07Les députés, ils sont élus de la nation.
00:09:09Donc, ils sont censés nous rendre des comptes à nous, au final.
00:09:11Donc, ce rapport, qui est sur les dépenses publiques dans le cadre du visuel français,
00:09:16doit absolument être examiné par les Français.
00:09:19Ensuite, les conclusions, ce sont les Français eux-mêmes qui vont se les faire.
00:09:21Ça, ce n'est pas à nous d'en juger.
00:09:22Oui, rapport adopté et publié ne signifie pas proposition de loi, mesure, application de quelques changements que ce soit.
00:09:30Donc, sa diffusion doit être...
00:09:32En fait, elle est pour les Français.
00:09:34Donc, quand je vois les positions de certains députés qui hurlent au complotisme,
00:09:37ou quand je vois notamment hier le député Sacha Houillet qui parle de torchon.
00:09:41Et en fait, ce n'est pas à lui d'en juger.
00:09:42C'est aux Français.
00:09:43Ils vont lire le rapport.
00:09:44Ils en feront eux-mêmes leurs conclusions.
00:09:45Et ensuite, ils tireront les conséquences lors de l'élection présidentielle.
00:09:48Si des propositions sont faites dans les programmes sur ce sujet, ça sera aux Français de décider.
00:09:52Donc, moi, j'insiste sur le point.
00:09:53C'est que c'est un objet important, cette commission et ce rapport.
00:09:56Cette commission a fait l'objet d'un tel bataille médiatique que les Français doivent s'informer sur ce sujet.
00:10:01Et la publication de ce rapport est nécessaire en ce sens.
00:10:03Un rapport qui reste en travers de la gorge de la Macronie à LFI.
00:10:07Écoutez, Yelbron Pivet, pour elle, Charles Lalonde a été trop dans la lumière ces dernières semaines.
00:10:12Écoutez-la.
00:10:15Ah, alors, elle va arriver dans un instant.
00:10:18Ce qui est sûr, c'est qu'il est parvenu à capter une attention médiatique, Charles Lalonde,
00:10:22les politiques, cette communication bien rotée, sa pugnacité, son sang-froid dans les auditions.
00:10:27On a retrouvé Yelbron Pivet.
00:10:29Vous commenterez cela ?
00:10:31Je salue son travail, mais il a été, et je l'ai dit et je l'ai dénoncé, peut-être
00:10:36un peu trop dans la lumière.
00:10:38Moi, j'attends de mes parlementaires que lorsqu'ils mènent un travail de cette ampleur, qu'ils restent vraiment concentrés
00:10:45sur leur travail parlementaire.
00:10:47Et c'est vrai que parfois...
00:10:49Est-ce que c'est interdit par le règlement de faire des interviews ou pas ?
00:10:52Non, ce n'est pas interdit.
00:10:53Ce qui est interdit, c'est de divulguer des informations qui doivent rester confidentielles.
00:10:56Ce qui n'est quand même pas très respectueux de l'Assemblée nationale, c'est de faire des annonces en
00:11:03médias avant de les faire à l'Assemblée, etc.
00:11:06Je l'ai rappelé à l'ordre, mais comme j'ai rappelé à l'ordre, plusieurs rapporteurs ou présidents de
00:11:11commissions d'enquête,
00:11:12quand ils dépassent un peu le cadre, c'est juste mon rôle.
00:11:15Moi, je suis là pour faire respecter les institutions et pour faire en sorte que le Parlement puisse exercer pleinement
00:11:20ses missions.
00:11:21Commentaire, Yann Zahir ?
00:11:22D'abord, je peux dire qu'avec Judith, nous avons bondi exactement au même moment.
00:11:26Ce n'est pas pour rien que je vous ai mis côte à côte.
00:11:28Quand Yann Brun Pivet dit, moi, ce que j'attends de mes parlementaires, enfin pardon, ce ne sont pas ses
00:11:33parlementaires.
00:11:34Excusez-moi du peu, les parlementaires ont été élus par les Français pour représenter les Français.
00:11:39Ils n'ont pas fait allégeance à Yann Brun Pivet, les parlementaires.
00:11:42Donc, moi, cette expression me choque beaucoup parce que naturellement, le fond, la forme traduit le fond.
00:11:48Vous avez bien compris.
00:11:49Donc, déjà, ce petit correctement me semblait utile.
00:11:54Ensuite, l'ensemble des parlementaires de cette commission, qui ont une sensibilité de gauche, voire d'extrême-gauche, évidemment, ne
00:12:01veulent pas que ce rapport sorte.
00:12:03Pourquoi ? Parce que l'audiovisuel est en grande partie à gauche.
00:12:06Bon, donc, les journalistes, une partie des journalistes, en tout cas du service public, sert les intérêts des députés, des
00:12:14responsables politiques de gauche.
00:12:16Donc, naturellement, le vote de la commission hier, il est extrêmement clair.
00:12:20Tous les députés, tous les parlementaires de gauche ont voté contre.
00:12:24Ça n'est évidemment pas un hasard.
00:12:25Je constate que Mme Brun Pivet a plutôt cette sensibilité politique-là.
00:12:29Donc, ça ne me surprend pas qu'elle ait essayé d'entraver, parce que c'est bien ce qui s
00:12:33'est passé, pardon.
00:12:34Elle a essayé d'entraver le travail parlementaire de Charles Lalong.
00:12:38Elle l'a fait notamment en se rendant sur France Inter le jour de l'audition devant cette même commission
00:12:42de la numéro 1 de Radio France.
00:12:44Ça n'est pas anodin.
00:12:45Et ce qui est intéressant, c'est de voir, parce qu'on va réagir à toutes les interventions politiques qu
00:12:52'on a entendues ces dernières heures.
00:12:53Et vous allez voir qu'on monte crescendo dans un espèce de discrédit qui, parfois, relève vraiment de...
00:12:59Enfin, on se demande d'ailleurs sur quelle base argumentaire relève ce discrédit.
00:13:03Jérémy Patry-Lettus, que l'on connaît bien désormais également, qui a été le président macroniste de cette commission.
00:13:08Pour lui, Charles Lalongle, aujourd'hui, est le cheval de troie du Rassemblement National.
00:13:13Je me demande si Charles Lalongle n'est pas le cheval de troie du Rassemblement National
00:13:19qui a souhaité, avec cette commission d'enquête, préparer les esprits à une privatisation de l'audiovisuel public.
00:13:25Il s'en défend. Il dit qu'il veut sauver l'audiovisuel public.
00:13:28Quand on veut sauver l'audiovisuel public, on propose des efforts de gestion.
00:13:32J'en formulerai.
00:13:32Mais on ne propose pas la baisse d'un milliard d'euros du budget de l'audiovisuel public.
00:13:37Ça, c'est un choix politique.
00:13:39Il doit l'assumer.
00:13:41Judith, c'est sûr que quand, pour la première fois quasiment de notre histoire parlementaire,
00:13:46un député qui siège aux côtés du RN marque la vie justement du Parlement, la vie démocratique,
00:13:52c'est sûr que ça déplaît.
00:13:53Ça déplaît au Macroniste, ça déplaît à la gauche.
00:13:55Oui, alors là, les termes qu'utilise Jérôme Patry-Lettus sont insultants.
00:13:59Bien sûr.
00:13:59Il accuse...
00:14:00Mais il est diffamé matin, midi et soir.
00:14:02Insultants et complotistes.
00:14:04D'ailleurs, bravo à Benjamin Duhamel qui a très bien mené l'interview parce que Patry-Lettus disait
00:14:10« Non, non, mais je pose ça sur la table, je pose la question ».
00:14:13Et Benjamin Duhamel lui a dit « Non, vous ne posez pas la question, vous insinuez qu'il est au
00:14:17service d'un projet politique,
00:14:20voire au cœur d'un complot ».
00:14:22C'est vraiment du complotisme à l'état pur, d'autant plus que Charles Alloncle a dit,
00:14:28à mon grand regret, que son ambition n'était pas de privatiser l'audiovisuel public.
00:14:34Je trouve qu'il a été très, très timoré dans ce qu'on sait de ses propositions,
00:14:38à savoir la fusion de des chaînes.
00:14:41Je ne sais pas si on a le droit de...
00:14:44On ne peut pas trop en parler parce que le rapport n'est pas censé encore avoir été publié.
00:14:49Donc les préconisations de Charles Alloncle qui ont fuité dans la presse,
00:14:52elles ont été qualifiées par lui-même de fake news.
00:14:54Donc il faut être prudent sur ces préconisations, sachant que lui-même les a démentis.
00:14:59On peut parler de ce qu'il n'y a pas dans le rapport et de ce qu'il n
00:15:02'y a pas dans les propositions.
00:15:03Il n'y a pas dans les propositions la privatisation de l'audiovisuel public.
00:15:07Et je le regrette.
00:15:09Donc vraiment, le procès que lui attente Jérôme Patry-Lettus est complètement infondé.
00:15:14Quant à... Pardon, je reviens un instant sur Yael Broun-Pivet qui veut jouer les maîtresses d'école.
00:15:20C'est une maîtresse d'école inéquitable.
00:15:23Qu'a-t-elle dit à Jérôme Patry-Lettus ?
00:15:26Jérôme Patry-Lettus hier,
00:15:30alors qu'un article paraissait dans Le Monde au moment même
00:15:34où la commission d'enquête se réunissait pour décider de publier ou non le rapport,
00:15:39lui non seulement commentait les propositions dont il n'avait pas le droit de faire état à l'extérieur,
00:15:46étant le président de cette commission d'enquête,
00:15:48il devait respecter cette contrainte plus qu'aucun autre manque de la commission d'enquête.
00:15:53Je n'ai pas entendu Yael Broun-Pivet ce matin le réprimander,
00:15:57alors qu'elle a recadré, selon l'expression...
00:16:00Mais c'est une forme de deux points de mesure autour de cette commission
00:16:03qu'on n'a pas vue peut-être dans d'autres commissions précédentes.
00:16:06Je pense notamment à celle qui visait directement CNews.
00:16:08Mais bon, c'est une autre histoire.
00:16:10Commentaire, oui Mehdi ?
00:16:12Mehdi Raich ?
00:16:12Je suis d'accord avec ce que vient de dire Judith,
00:16:14mais il y a un point dans ce que dit M. le député qui est intéressant.
00:16:18Il signale, et ça dit tout l'univers mental de nos députés,
00:16:21il dit qu'on ne peut pas baisser d'un milliard le budget de l'audiovisuel public,
00:16:26mais si c'est nécessaire.
00:16:27Si on voit qu'il y a de l'argent qui a dépensé n'importe comment,
00:16:31quelle est la logique ?
00:16:31D'ailleurs, on ne doit pas donner moins d'argent à l'audiovisuel public,
00:16:35mais si c'est nécessaire, si on voit qu'il y a des économies à faire,
00:16:37donc quelle est la logique ?
00:16:38S'il veut proposer d'autres réformes, il dit je veux faire d'autres propositions
00:16:42sur la gestion financière.
00:16:44Mais si on se rend compte dans ce rapport que la gestion est déjà catastrophique
00:16:48et qu'on peut faire des économies, donc quelle est la logique ?
00:16:50Non, c'est bizarre, la BBC on peut, d'ailleurs il y a des mesures d'économie
00:16:53qui viennent d'être annoncées à la BBC.
00:16:55Mais on ne touche pas aux services publics.
00:16:57C'est-à-dire que l'univers mental fait qu'on ne peut pas baisser la dépense publique,
00:17:01notamment dans le cadre de...
00:17:02Mais quand on parle d'un système médiatique et politique...
00:17:05Johan, vous allez réagir, mais juste, avant l'émission,
00:17:07il y a Edvi Plenel qui a retweeté un article du Monde
00:17:10et qui a apporté son commentaire.
00:17:12Comme le rappelle cette éditoriale,
00:17:13donc il cite un éditorial publié dans le Monde aujourd'hui,
00:17:15et la commission d'enquête de l'Assemblée nationale
00:17:17a décidé de publier un rapport sans vérité ni intégrité.
00:17:20Il propage de fausses informations
00:17:22et relaie la propagande des médias privés du groupe Bolloré.
00:17:26Voilà où nous en sommes pour la gauche qui n'a aucun argument.
00:17:30Parce qu'on nous parle de fausses informations et de mensonges,
00:17:33mais ce rapport, il était amendable.
00:17:35Tous les députés pouvaient, s'ils voyaient des mensonges
00:17:37ou des contre-vérités, l'indiquer dans le rapport.
00:17:40C'est leur droit le plus légitime.
00:17:42Il n'y a aucun argument.
00:17:44Une minute avant de partir en pause.
00:17:45Encore une fois, pardon.
00:17:46Monsieur Plenel mène avec les députés,
00:17:51les hommes politiques de gauche,
00:17:52mène avec Pédiapart un combat politique et idéologique.
00:17:55Il s'inscrit dans ce cadre-là, monsieur Plenel.
00:17:58Pourquoi voulez-vous changer l'audiovisuel public
00:18:024 milliards d'euros par an
00:18:03quand l'audiovisuel public sert vos intérêts ?
00:18:06L'audiovisuel public aujourd'hui en France
00:18:08sert les intérêts idéologiques et politiques de la gauche.
00:18:12Vous n'avez qu'à écouter France Inter.
00:18:14Je vous assure, si vous écoutez France Inter,
00:18:15c'est tout à fait éclairant.
00:18:17Vous vous rendez bien compte que si vous êtes de gauche,
00:18:19vous n'avez aucun intérêt à ce que tout cela change.
00:18:21Donc, naturellement, vous votez contre la publication de ce rapport
00:18:25et vous faites en sorte que surtout, rien ne change.
00:18:27Qu'on maintienne effectivement les milliards d'euros versés tous les ans,
00:18:31qu'on ne change rien à la fausse neutralité,
00:18:33puisqu'il n'y a pas de neutralité sur une grande partie du service public.
00:18:36Donc, ils sont cohérents avec eux-mêmes.
00:18:39Ils votent en réalité pour le maintien et la conservation de leurs propres intérêts.
00:18:43On marque une courte pause.
00:18:44On se retrouve très très vite.
00:18:46Il y a encore beaucoup de choses à entendre et à dire,
00:18:48et notamment sur les qualificatifs dont est affublée Charles Lalonde
00:18:52ces dernières heures encore.
00:18:54A tout de suite sur CNews.
00:18:58De retour à 15h24 sur l'antenne de CNews.
00:19:02On revient un petit peu plus tôt parce qu'on va aller à l'Assemblée nationale
00:19:04dans un instant.
00:19:05Une première question qu'on va prendre en direct de la part d'un député
00:19:08ou membre du gouvernement sur les sujets des carburants.
00:19:11Johan Uzay toujours avec nous, Omedi Raich, Judith Weintraub.
00:19:16On va attendre avant de revenir sur le rapport à l'oncle,
00:19:19puisque cette question, on va aller la prendre en direct dans une poignée de secondes,
00:19:21ce que l'on peut dire peut-être, Johan ou Judith,
00:19:24dans un premier temps, c'est que cette crise des carburants,
00:19:28elle nous touche de plein fouet.
00:19:30Elle impacte le pouvoir d'achat des Français.
00:19:32Je notais encore cet après-midi, oui, avant de prendre l'antenne,
00:19:35que le prix du baril de Brent a augmenté de 5%,
00:19:38que les vacances des Français sont menacées.
00:19:41La résilience française qui est observée désormais depuis plusieurs semaines
00:19:46et ces vacances qui sont un moment important, évidemment,
00:19:50qui seront impactées également.
00:19:51On voit ces voiles qui commencent à être annulés.
00:19:53On en parlera plus précisément tout à l'heure.
00:19:54Mais c'est le quotidien de nos compatriotes qui est impacté au jour le jour.
00:19:58Oui, et le gouvernement lâche au fur et à mesure que la colère monte.
00:20:02Mais pour l'instant, il lâche des clopinettes.
00:20:05Alors, je ne suis pas pour le quoi qu'il en coûte,
00:20:09ni pour des aides et des subventions massives.
00:20:11Mais je persiste à dire ce que je disais il y a déjà plusieurs semaines au début de la crise.
00:20:16Il y a dans la part du prix payé par le consommateur de carburant,
00:20:22un machin épouvantable qui s'appelle le certificat d'économie d'énergie.
00:20:29Je ne prétends pas avoir lancé le sujet.
00:20:31Mais depuis que j'ai commencé à en parler...
00:20:33Qui pourraient faire baisser les prix d'une vingtaine de centimes.
00:20:36C'est ça.
00:20:37Entre 16 et 18 centimes d'euros, très exactement, par litre.
00:20:41Et en fait, ça sert à financer...
00:20:43Alors, le dernier truc, c'est les pompes à chalob.
00:20:46Enfin, en gros, c'est la transition énergétique
00:20:52qui n'est vraiment pas l'urgence du moment.
00:20:54On file à l'Assemblée nationale.
00:20:56Philippe Brun, député PS, qui interpelle le gouvernement sur cette question.
00:21:01Merci, Madame la Présidente.
00:21:03Mesdames et Messieurs les ministres, mes chers collègues.
00:21:05Ma question s'adresse à Monsieur le Premier ministre.
00:21:08Monsieur le Premier ministre,
00:21:09entendez-vous la détresse des Français qui travaillent ?
00:21:13De cette France qui décroche aujourd'hui sous le poids de la hausse des prix
00:21:18et en particulier de la hausse exponentielle des prix du carburant.
00:21:22Les Français qui ont vu l'augmentation depuis 5 ans déjà
00:21:25de 25% des prises alimentaires, de 50% des prises énergétiques,
00:21:29ont vu l'explosion des factures de carburant,
00:21:32plus 30% sur le gasoil, plus 25% sur le sans-plomb.
00:21:37Et face à cette explosion, Monsieur le Premier ministre,
00:21:39vous avez été muet pendant au moins 3 semaines.
00:21:423 semaines où il n'y a eu aucune réponse concrète à leurs difficultés.
00:21:46Dans notre département, Monsieur le Premier ministre,
00:21:48département de l'heure, le trajet, domicile, travail moyen est de 60 km.
00:21:52Et ce sont des centaines de milliers de personnes,
00:21:55des millions de Français qui se retrouvent aujourd'hui dans l'incapacité d'aller travailler.
00:22:00D'autres pays européens, eux, ont pris les mesures qui s'imposent,
00:22:03notamment le gouvernement socialiste espagnol,
00:22:05par une baisse des taxes et le blocage des marges des distributeurs et des producteurs.
00:22:10Alors nous avons entendu vos annonces, Monsieur le Premier ministre,
00:22:12c'était il y a quelques jours.
00:22:13Vous proposez seulement d'aider 3 millions de Français.
00:22:16Mais nous voulons le dire ici,
00:22:18ce sont les 40 millions d'automobilistes qu'il faut aujourd'hui aider.
00:22:21Tous ces Françaises et ces Français qui font des trajets longs pour aller travailler chaque matin.
00:22:27Alors Monsieur le Premier ministre,
00:22:28les Français attendent des mesures concrètes.
00:22:30Celle que vous avez proposée,
00:22:31c'est un remboursement pour seulement 3 millions d'entre eux,
00:22:34dans un guichet qui ne sera ouvert que dans 3 mois.
00:22:37Comment peut-on en effet penser que cette solution concrète
00:22:41va régler les problèmes immenses de trésorerie
00:22:43qu'ont aujourd'hui les Français pour aller travailler ?
00:22:47Des solutions existent.
00:22:49Êtes-vous prêts à agir ?
00:22:50Je vous remercie, Monsieur le député.
00:22:53La parole est à Madame Maude Bréjon,
00:22:55ministre en charge de l'énergie et porte-parole du gouvernement.
00:23:02Merci Madame la Présidente,
00:23:03Mesdames et Messieurs les députés,
00:23:05Monsieur le député Brun.
00:23:05Vous parlez d'abord de la France qui travaille.
00:23:08Cette France qui travaille,
00:23:09on a décidé de l'aider avec le Premier ministre
00:23:12dès les premiers jours du conflit.
00:23:13Dès les premiers jours du conflit,
00:23:15en étant aux côtés des secteurs les plus exposés.
00:23:18Je pense aux pêcheurs,
00:23:20je pense aux agriculteurs,
00:23:21je pense au secteur du BTP,
00:23:23je pense aux transporteurs les plus en difficulté
00:23:25parce que derrière ces activités,
00:23:27ce sont des emplois et donc ce sont des salaires.
00:23:30Nous avons ensuite décidé d'être aux côtés des Français
00:23:35les plus fragiles.
00:23:36C'est quelque chose que vous pourriez légitimement demander.
00:23:39Oui, ça concerne 3 millions de Français.
00:23:41Effectivement, les Français les plus précaires,
00:23:43ceux pour qui le prix à la pompe est le plus impactant sur le pouvoir d'achat.
00:23:47Ces décisions, nous les avons prises
00:23:49en prenant en compte ce qui est la réalité des finances publiques.
00:23:53Et je vous ai entendu, M. Brun, sur une chaîne de télé,
00:23:57dire que l'État s'enrichissait sur le dos de cette crise.
00:24:00Je voudrais vous le dire ici,
00:24:01c'est complètement faux
00:24:02et proprement irresponsable de tenir ce type de propos.
00:24:05Jamais l'État ne s'est enrichi sur le dos d'une crise.
00:24:08Entre la baisse de la consommation
00:24:10et la hausse des taux d'intérêt,
00:24:12l'État ne gagne jamais d'argent
00:24:14sur le dos d'une crise énergétique.
00:24:17Et donc, être au gouvernement aujourd'hui,
00:24:19c'est trouver ce juste équilibre
00:24:22entre le soutien à l'activité,
00:24:24le soutien aux ménages les plus modestes
00:24:26et en même temps la responsabilité financière
00:24:28parce que l'argent qu'on dépense,
00:24:30c'est l'argent qu'on ne mettra pas demain
00:24:32dans les services publics
00:24:33ou pour baisser les impôts.
00:24:34Je vous remercie.
00:24:36Merci beaucoup, Mme la ministre.
00:24:38Monsieur le député.
00:24:39Madame la ministre.
00:24:40Alors, et la réponse du député
00:24:42qui restait quelques secondes.
00:24:43...ont explosé de 2 milliards.
00:24:45C'est ce dans les documents
00:24:46que nous avons été transmis à la Commission des finances.
00:24:48Lors du dernier mois,
00:24:50rien que sur les carburants,
00:24:51l'État a gagné 270 millions supplémentaires.
00:24:54Il est urgent de rendre cette manne
00:24:56aux Français qui travaillent.
00:24:57Merci, M. le député.
00:25:00Oui, il vous reste du temps, Mme la ministre.
00:25:08Monsieur le député Brun,
00:25:10je vous renvoie à toutes les données
00:25:11qui ont été publiées et mises à jour
00:25:13par le ministre David Amiel.
00:25:16Entre, je le redis,
00:25:17la baisse de la consommation,
00:25:18la hausse des taux d'intérêt
00:25:19et la hausse des OPEX sur place
00:25:21au Moyen-Orient,
00:25:22aujourd'hui, c'est entre 4 et 6 milliards
00:25:24que cette aide coûte à l'État français.
00:25:28Merci beaucoup, Mme la ministre.
00:25:30Voilà, donc, pour l'intégralité
00:25:32de cet échange,
00:25:33donc, entre le député Philippe Brun-Péès
00:25:36et la porte-parole du gouvernement.
00:25:37On va revenir à partir de ces heures
00:25:39sur toutes ces considérations
00:25:40qui vous regardent de très, très près,
00:25:43qui vous concernent de très, très près,
00:25:45puisque le carburant impacte les vies au quotidien.
00:25:47On fera le point également
00:25:48sur les pénuries éventuelles de kérosène,
00:25:50ces vols annulés,
00:25:51qui, là encore, peuvent inquiéter
00:25:52beaucoup de Français à l'approche de l'été.
00:25:5515h30, avant de repartir,
00:25:56un peu plus de 15h30 même, pardonnez-moi,
00:25:58avant de repartir sur ce qu'il faut comprendre,
00:26:01encore une fois, de cette commission
00:26:02et de ce rapport adopté hier.
00:26:03L'essentiel de l'actualité,
00:26:04Audrey Bertheau nous a rejoint sur le plateau.
00:26:06À la une, Audrey,
00:26:07la situation au Proche-Orient.
00:26:08L'armée israélienne a ordonné l'évacuation
00:26:10de nouveaux villages dans le sud du Liban.
00:26:11Cet ordre d'évacuation survient
00:26:13alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur
00:26:14depuis le 17 avril.
00:26:16On va tout de suite rejoindre
00:26:17notre envoyée spéciale en Israël,
00:26:19Pauline Trevzer.
00:26:20Pauline, bonjour.
00:26:21Les opérations de Tsaël se poursuivent.
00:26:23Benjamin Netanyahou a d'ailleurs revendiqué
00:26:25une liberté d'action au Liban
00:26:27pour contrer les menaces du Hezbollah.
00:26:33Oui, Audrey, l'armée israélienne
00:26:34a intensifié ses frappes
00:26:35dans la région de Tire
00:26:37et dans la vallée de la BK.
00:26:39Et justement, nous avons pu interviewer
00:26:41avec Fabrice Elsner,
00:26:43un colonel qui dirige une unité de Tsa,
00:26:45les pilotes des opérations
00:26:47qui se passent au Liban.
00:26:49Nous l'avons notamment interrogé
00:26:51sur le rôle de la finule
00:26:53qui opère à leur côté au sud-Liban
00:26:55et sur les deux Français,
00:26:56les deux casques bleus
00:26:57qui ont été tués par ces terroristes du Hezbollah.
00:27:00Je vous propose de les goûter.
00:27:03Je suis vraiment désolé
00:27:05pour tous les soldats français
00:27:07qui ont été tués par le Hezbollah.
00:27:12Le Hezbollah veut tuer tout le monde
00:27:13donc j'espère que les Français comprendront
00:27:15qu'il faut une présence militaire
00:27:17de la finule plus importante ici
00:27:18pour que le Hezbollah ne revienne pas
00:27:20au sud-Liban
00:27:20ou ne revienne pas du tout.
00:27:28Voilà pour les mots du colonel.
00:27:30En tout cas, ce qu'on peut vous dire ici,
00:27:32c'est que la situation est encore
00:27:33extrêmement dangereuse
00:27:35puisqu'à l'instant,
00:27:36on vient d'entendre encore des explosions
00:27:38dues à des échanges de tirs
00:27:40entre l'armée israélienne et le Hezbollah.
00:27:43Merci beaucoup Pauline Trevzer
00:27:44avec Fabrice Elsner en Israël.
00:27:47La situation au Mali maintenant,
00:27:48elle reste très fragile
00:27:49après deux jours de combats intenses.
00:27:51Les djihadistes ont lancé des attaques
00:27:53contre l'agente malienne au pouvoir
00:27:55depuis maintenant 2020.
00:27:57Le ministre de la Défense
00:27:58fait partie des victimes.
00:27:59Toutes les informations
00:28:00avec Sarah Varni.
00:28:03Le Mali plonge dans une situation
00:28:05explosive après une série d'attaques
00:28:07coordonnées menées par les djihadistes
00:28:09ce week-end.
00:28:10La ville clé de Kidal,
00:28:12dans le nord du Mali,
00:28:13est tombée sous contrôle
00:28:14des rebelles Touareg
00:28:15et des groupes djihadistes.
00:28:16Les séparatistes Touareg
00:28:18ont annoncé avoir convenu
00:28:19d'un accord permettant
00:28:20aux mercenaires russes
00:28:21de quitter la ville.
00:28:22Ces paramilitaires
00:28:23avaient appuyé
00:28:24l'armée malienne
00:28:25lors de la reprise
00:28:26de ce bastion
00:28:27de la rébellion Touareg
00:28:28en novembre 2023.
00:28:30De son côté,
00:28:31le chef d'état-major
00:28:32de l'armée au pouvoir
00:28:33affirme maintenir
00:28:34une position militaire
00:28:35à 100 kilomètres de Kidal.
00:28:37Nous sommes dans un processus
00:28:39de réadaptation
00:28:40de nos forces
00:28:41avec un repositionnement
00:28:43de nos forces
00:28:44sur la localité
00:28:46de Anifis
00:28:48en gardant
00:28:49pratiquement
00:28:49toutes nos positions.
00:28:50Repositionnement
00:28:51sur la position
00:28:51de l'Anifis
00:28:52en gardant nos positions.
00:28:53Nous restons
00:28:53dans la région de Kidal.
00:28:54Samedi,
00:28:55le ministre de la Défense
00:28:56et pilier de la Jeunte
00:28:57a été tué
00:28:58dans un attentat suicide
00:28:59mené contre sa résidence
00:29:01à Kati
00:29:01près de Bamako.
00:29:03Des tirs ont également
00:29:04été entendus
00:29:05à Gao
00:29:05et sévarés
00:29:06dans le centre du pays.
00:29:08Depuis le début
00:29:09des hostilités,
00:29:10le général
00:29:11Assimi Goïta,
00:29:12chef de la Jeunte,
00:29:13n'a pas été vu
00:29:14et n'a pas pris la parole.
00:29:15Le Mali
00:29:16est depuis 2012
00:29:17en proie
00:29:18aux conflits
00:29:18et aux violences
00:29:19de groupes djihadistes
00:29:20affiliés notamment
00:29:21à Al-Qaïda
00:29:22et Daesh
00:29:23ainsi que des groupes
00:29:24criminels communautaires
00:29:25et indépendantistes.
00:29:28Retour en France.
00:29:29Erreur médicale,
00:29:30infection,
00:29:31un rapport alarmant
00:29:32de la Cour des comptes
00:29:33sur les établissements
00:29:33de santé français.
00:29:34Aujourd'hui en France,
00:29:35il y a plus de gens
00:29:37qui meurent d'une maladie
00:29:38nosocomiale
00:29:39que d'un accident de la route
00:29:40selon la Cour des comptes.
00:29:41Pire encore,
00:29:42plus d'un tiers
00:29:42des erreurs médicales
00:29:43ou des décès
00:29:44qui surviennent
00:29:45après une opération
00:29:45pourraient être évitées.
00:29:47Le détail
00:29:48d'Anaïs Baucher.
00:29:51Être victime
00:29:52d'une erreur médicale
00:29:52lors d'une hospitalisation,
00:29:54une peur universelle
00:29:55chez tous les patients.
00:29:56Dans un rapport
00:29:57publié lundi soir,
00:29:58la Cour des comptes
00:29:59a mené une étude
00:30:00sur la qualité des soins
00:30:00dans les hôpitaux.
00:30:01Et le verdict est sans appel.
00:30:03Si l'institution
00:30:04note des progrès,
00:30:05de grandes lacunes persistent.
00:30:07Premier constat alarmant,
00:30:09les infections contractées
00:30:10à l'hôpital,
00:30:10dites infections nosocomiales,
00:30:12qui provoquent la mort
00:30:13de 4000 personnes
00:30:13chaque année.
00:30:14Un nombre supérieur
00:30:15à celui des victimes
00:30:16des accidents de la route.
00:30:17Tous les 4 ans,
00:30:18les établissements de santé
00:30:19sont évalués
00:30:20par la Haute Autorité
00:30:21de Santé
00:30:21pour être certifiés
00:30:23sur différents critères
00:30:23de qualité et de sécurité
00:30:25des soins.
00:30:25Si la Cour des comptes
00:30:26souligne une certification
00:30:27de plus en plus exigeante,
00:30:29elle observe que 12%
00:30:30d'entre eux
00:30:31ne sont pas certifiés
00:30:31ou sous condition.
00:30:33Elle note également
00:30:34le manque d'information
00:30:34des patients
00:30:35sur les résultats
00:30:36de ces évaluations.
00:30:37L'institution pointe aussi
00:30:38du doigt
00:30:39le manque de transparence
00:30:40concernant les événements
00:30:41indésirables graves
00:30:42associés aux soins.
00:30:43Si la Cour des comptes
00:30:44estime qu'entre 160
00:30:45et 375 000 événements
00:30:47surviendraient chaque année,
00:30:48moins de 7200 ont été déclarés
00:30:50en 2024.
00:30:51Des événements
00:30:51qui devraient selon le rapport
00:30:53être intégrés
00:30:53dans le processus
00:30:54de certification
00:30:54avec des sanctions prévues
00:30:56en cas de non-déclaration
00:30:57des établissements.
00:30:58Un manque de qualité
00:30:59dans les soins
00:31:00qui coûte cher,
00:31:01selon le rapport,
00:31:02entre la réparation
00:31:03des préjudices évitables,
00:31:04les soins inutiles
00:31:05ou à faible valeur
00:31:05et les infections
00:31:06nosocomiales,
00:31:07le montant de la facture
00:31:08s'élèverait entre 35,2
00:31:10et 38,2 milliards d'euros.
00:31:13Je fais quoi là ?
00:31:14Pub ?
00:31:15Voilà pour l'essentiel.
00:31:16Merci beaucoup Audrey Berthaud.
00:31:17On marque une courte pub.
00:31:18On se retrouve juste après.
00:31:20On ira encore une fois
00:31:21à l'Assemblée nationale.
00:31:22On continue d'évoquer
00:31:22le rapport Charles Aloncle
00:31:24avec le député Ramos
00:31:26également
00:31:26qui nous attend en direct
00:31:28pour répondre
00:31:28à quelques questions.
00:31:29A tout de suite.
00:31:33Nous sommes de retour
00:31:34sur le plateau
00:31:35de 120 minutes.
00:31:36Infos avec tous mes invités
00:31:38Judith Weintraub,
00:31:39Johan Uzaï
00:31:40et Mehdi Raich.
00:31:41On continue de s'intéresser
00:31:42à la commission
00:31:44sur l'audiovisuel public
00:31:45et ce rapport
00:31:46publié hier
00:31:47après moult remous
00:31:49et incertitudes.
00:31:50Richard Ramos nous attend
00:31:51mais on va
00:31:51à l'Assemblée nationale.
00:31:53D'abord
00:31:53Fathia Kelwa-Hachi
00:31:55qui s'adresse au gouvernement
00:31:56sur cette question.
00:31:57La culture et les médias
00:31:58sont sous emprise.
00:32:00Et c'est notre société entière
00:32:01qui se retrouve
00:32:02sous la mainmise
00:32:03d'un milliardaire.
00:32:05Le saccage
00:32:06de la maison d'édition Grasset
00:32:07et la dérive
00:32:08de la commission d'enquête
00:32:09sur l'audiovisuel public
00:32:11sous les ordres
00:32:12de M. Bolloré
00:32:13ne sont bien sûr
00:32:15que la suite logique
00:32:16de sa stratégie.
00:32:17Une stratégie
00:32:18fondée sur la haine
00:32:19des médias,
00:32:20la haine du service public,
00:32:22le rejet du monde intellectuel
00:32:24et du monde universitaire.
00:32:26Une stratégie
00:32:27qui a ses relais
00:32:28comme Charles Aloncle
00:32:29qui fait voter un rapport
00:32:31à charge
00:32:32contre l'audiovisuel public
00:32:34sous prétexte
00:32:35de le sauver.
00:32:36Une stratégie
00:32:37qui a ses éléments
00:32:38de langage
00:32:39quand M. Bolloré
00:32:40parle d'une petite caste
00:32:41pour parler
00:32:42du monde
00:32:42de l'édition.
00:32:44Nous ne l'avons d'ailleurs
00:32:45jamais connu
00:32:46dans notre histoire
00:32:47un empire aussi vaste.
00:32:49Il est dédenteur
00:32:49du groupe Hachette,
00:32:51des enseignes
00:32:51de distribution
00:32:52relais
00:32:53du groupe Havas.
00:32:54Il finance tout,
00:32:55la musique,
00:32:56le cinéma,
00:32:56les jeux vidéo.
00:32:57Son empire
00:32:58est désormais
00:32:58tellement conséquent
00:33:00qu'il est présent
00:33:01à chaque instant
00:33:02de notre vie.
00:33:03Cette semaine,
00:33:04un phénomène inédit
00:33:06s'est produit
00:33:07en France.
00:33:08Un phénomène inédit.
00:33:09Plus de 200 écrivains
00:33:11annoncent
00:33:12qu'il quitte
00:33:13Grasset
00:33:14suite au licenciement
00:33:15du directeur général.
00:33:17Ces deux exemples
00:33:18nous rappellent
00:33:18le projet
00:33:19de l'extrême droite.
00:33:21Instrumentaliser
00:33:22l'information
00:33:22et la culture
00:33:23à des fins idéologiques.
00:33:25Rappelons-nous
00:33:26s'il vous plaît
00:33:27des mots
00:33:27d'Humberton Eco
00:33:28dans
00:33:29« Comment reconnaître
00:33:31le fascisme ? »
00:33:33D'ailleurs,
00:33:33qui a été réédité
00:33:35il y a peu
00:33:36chez Grasset.
00:33:37Il disait
00:33:37« Pour les fascistes,
00:33:39la culture
00:33:40est suspecte.
00:33:41En cela,
00:33:42qu'elle n'est
00:33:42synonyme
00:33:43d'esprit critique. »
00:33:45Alors,
00:33:45Madame la Ministre,
00:33:46comment,
00:33:47s'il vous plaît,
00:33:48allez-vous protéger
00:33:48les auteurs
00:33:49face aux dérives
00:33:50qu'accompagne
00:33:51la concentration
00:33:52éditoriale ?
00:33:53Comptez-vous mettre
00:33:54en place
00:33:54la clause de conscience
00:33:55que les écrivains
00:33:56nous réclament ?
00:33:57Merci,
00:33:58Madame la Ministre.
00:33:58Merci beaucoup,
00:33:59Madame la députée.
00:34:00La parole est à
00:34:00Madame Catherine Pégard,
00:34:02ministre de la Culture.
00:34:08Madame la Présidente,
00:34:10Mesdames et Messieurs
00:34:10les députés,
00:34:12Madame la députée,
00:34:14je crois que vous mélangez
00:34:15beaucoup de choses
00:34:16à la fois.
00:34:19Je crois que vous mélangez
00:34:21beaucoup de choses
00:34:21à la fois.
00:34:22J'ai suivi l'émotion
00:34:24comme vous
00:34:25qui a saisi
00:34:26le monde de l'édition
00:34:27dans les derniers jours.
00:34:29Nous avons besoin
00:34:30de grands éditeurs.
00:34:31Les grands éditeurs
00:34:32font les grands auteurs
00:34:34puisque c'est eux
00:34:34qui détectent
00:34:35les premiers,
00:34:36les écrivains
00:34:37de demain.
00:34:38Nous avons
00:34:39les plus beaux catalogues
00:34:40de l'édition mondiale,
00:34:42je pense.
00:34:43L'édition française
00:34:44est reconnue
00:34:44dans le monde
00:34:45et donc je serai
00:34:47particulièrement vigilante
00:34:48à ce qu'on continue
00:34:50à protéger
00:34:51nos éditeurs
00:34:51et à protéger
00:34:53nos auteurs.
00:34:53Ça, c'est la première question.
00:34:56Ensuite,
00:34:57Madame la députée,
00:34:58vous faites allusion
00:35:00à l'audiovisuel public
00:35:02et à un rapport
00:35:03qui a été rendu
00:35:04ce dernier jour
00:35:05qui n'est toujours
00:35:06pas rendu public
00:35:06puisqu'il le sera
00:35:07le 4 mai.
00:35:09Je voudrais rappeler
00:35:10un peu solennellement
00:35:11dans le taux du moment
00:35:13que l'audiovisuel public
00:35:14est notre bien commun,
00:35:16le bien commun
00:35:17de tous les Français,
00:35:18comme l'édition d'ailleurs
00:35:19est notre bien commun
00:35:20et l'expression
00:35:21de notre souveraineté culturelle.
00:35:23Il est évidemment légitime
00:35:25que cet audiovisuel public
00:35:26soit l'objet de débats,
00:35:28qu'on s'interroge
00:35:29sur sa gestion,
00:35:30sur ses missions
00:35:30et si l'on peut
00:35:32sans doute s'interroger
00:35:33sur les conditions
00:35:34lesquelles les débats
00:35:35ont eu lieu
00:35:35depuis des semaines,
00:35:38il y a,
00:35:38vous le savez,
00:35:39la forme et le fond
00:35:40et le fond pour nous,
00:35:42pour le gouvernement,
00:35:43se résume
00:35:44assez simplement.
00:35:45En réalité,
00:35:47les vrais défis,
00:35:48les seuls défis
00:35:49pour le service public
00:35:51audiovisuel
00:35:51nous ramènent
00:35:52à notre conception
00:35:53du pluralisme,
00:35:55à nos choix démocratiques,
00:35:57compréhendus
00:35:57au temps de l'édition
00:35:58d'ailleurs.
00:35:59Ces vrais défis,
00:36:00ce sont la menace
00:36:01inquiétante
00:36:01de la désinformation,
00:36:03les fausses informations,
00:36:05les réseaux sociaux
00:36:06dont le service public
00:36:07peut être l'antidote.
00:36:08C'est une nouvelle ambition
00:36:10pour le service public
00:36:12autour d'objectifs concrets
00:36:14au service
00:36:15de nos concitoyens
00:36:16que nous travaillons.
00:36:17Merci beaucoup
00:36:18Madame la Ministre,
00:36:19c'est terminé.
00:36:19Madame la Ministre,
00:36:21Madame la Ministre,
00:36:22c'est terminé.
00:36:24Merci beaucoup.
00:36:26Voilà,
00:36:27donc pour cet échange
00:36:27entre la députée
00:36:28Léfi de Seine-Saint-Denis
00:36:29et la ministre de la Culture.
00:36:31Je salue Richard Ramos
00:36:31qui est avec nous,
00:36:32députée Modem,
00:36:33pour revenir également
00:36:34sur cette commission.
00:36:36Monsieur Ramos,
00:36:36je vous demande
00:36:3740 secondes
00:36:38parce que les mots
00:36:39de la députée Léfi
00:36:40à l'encontre
00:36:41de notre groupe
00:36:43méritent une réponse
00:36:44sur le plateau.
00:36:45Vous me donnez 40 secondes
00:36:46et je viens tout de suite
00:36:47vers vous,
00:36:48je vous le promets
00:36:48et je m'en excuse par avance.
00:36:49Yohann Uzaï,
00:36:50juste un mot
00:36:51sur ce que l'on vient d'entendre
00:36:52de la part de la députée Léfi,
00:36:53s'il vous plaît.
00:36:53C'est une députée
00:36:54qui est socialiste
00:36:55et apparentée,
00:36:56qui n'est pas de la France insoumise,
00:36:57qui est une députée socialiste,
00:36:58mais c'est vrai
00:36:58que ses propos sont extrêmement graves.
00:36:59Pardonnez-moi,
00:36:59j'ai cours.
00:37:01Au-delà de la stratégie habituelle,
00:37:03la nazification de l'adversaire,
00:37:05parce que Charles Aloncle
00:37:06a à nouveau été nazifié,
00:37:08fascisé,
00:37:09on constate,
00:37:10je crois que ça saute
00:37:11aux yeux de tout le monde,
00:37:12que la gauche et l'extrême gauche
00:37:13ont un problème personnel
00:37:15avec Charles Aloncle.
00:37:16Peut-être ne supporte-t-il pas
00:37:18que Charles Aloncle
00:37:19ce soit lui aussi
00:37:20la Nouvelle-France.
00:37:21Charles Aloncle,
00:37:21il incarne cette Nouvelle-France.
00:37:22Il n'y a pas que Bali Bagayoko
00:37:24qui incarne la Nouvelle-France.
00:37:25Charles Aloncle,
00:37:25il a une trentaine d'années,
00:37:27il a un avenir politique
00:37:29probablement un peu plus
00:37:30important qu'il attend,
00:37:31sans doute ne supporte-t-il pas cela.
00:37:34Et au-delà de ce problème personnel
00:37:35avec Charles Aloncle,
00:37:37il est évident que la gauche,
00:37:39l'extrême gauche,
00:37:40cherche à nouveau à censurer.
00:37:42Moi j'explique souvent sur ce plateau
00:37:43que l'extrême gauche
00:37:44ne veut pas débattre avec vous.
00:37:46Elle veut imposer ses idées.
00:37:47Et lorsqu'elle n'y parvient pas,
00:37:49elle cherche à censurer,
00:37:50à vous empêcher de parler.
00:37:52Et bien c'est précisément
00:37:53ce qu'elle fait là.
00:37:53Elle a voulu censurer ce rapport
00:37:55en votant contre sa parution.
00:37:57Elle n'y est pas parvenue.
00:37:59Donc maintenant, fake news
00:38:00sur fake news
00:38:01pour tenter de discréditer ce rapport.
00:38:03Nous retrouvons là
00:38:04l'ensemble des procédés
00:38:05habituels
00:38:06de l'extrême gauche.
00:38:08C'est cela
00:38:08qui doit nous alarmer
00:38:09profondément aujourd'hui.
00:38:10Et on va continuer
00:38:11d'en parler dans un instant.
00:38:12Je remercie Richard Ramos,
00:38:13député modem du Loiret,
00:38:14d'avoir patienté.
00:38:15Merci beaucoup
00:38:16d'être en direct avec nous
00:38:17sur CNews.
00:38:18Monsieur Ramos,
00:38:19on met au lendemain
00:38:20cette adoption
00:38:21du rapport Charla Long
00:38:22sur l'audiovisuel public
00:38:23avec les remous
00:38:24que nous avons tous observés
00:38:26et qui continuent même
00:38:27sur les bancs
00:38:28de l'Assemblée nationale
00:38:29aujourd'hui.
00:38:30Je voudrais évoquer le modem.
00:38:31Le modem qui a,
00:38:33notamment par l'intermédiaire
00:38:34du député Balanant,
00:38:35décidé de s'abstenir hier
00:38:37lors du VOB.
00:38:38Député Balanant,
00:38:39modem,
00:38:40membre de cette commission
00:38:40d'enquête,
00:38:41qui annonce aujourd'hui
00:38:42vouloir lancer
00:38:43une contre-enquête.
00:38:44Richard Ramos,
00:38:45qu'est-ce que ça veut dire
00:38:46que l'heure de la riposte
00:38:48a sonné ?
00:38:51Non, d'abord,
00:38:52moi je voulais simplement
00:38:53dire ici
00:38:54qu'on ne peut pas
00:38:55empêcher un rapport
00:38:56de sortir.
00:38:57Quand on a six mois
00:38:58de travail,
00:38:59un rapport,
00:38:59il doit sortir.
00:39:00Sinon, ça veut dire
00:39:00que le travail parlementaire,
00:39:02il ne compte pas.
00:39:03Et donc,
00:39:04vous connaissez ma liberté.
00:39:05Je suis suffisamment venu
00:39:07débattre avec vous
00:39:08sur le plateau,
00:39:09avec M. Usaï.
00:39:10Il m'est arrivé
00:39:10de ne pas être d'accord,
00:39:11mais on débat.
00:39:11On débat parce que
00:39:12c'est la liberté,
00:39:13le débat.
00:39:14Et donc,
00:39:14ce qui est important
00:39:15de dire,
00:39:15c'est que ce rapport
00:39:16devait sortir.
00:39:17Il est sorti.
00:39:18Il me semble
00:39:19que le député Balanant,
00:39:20Erwan Balanant,
00:39:21n'a pas parlé
00:39:22de contre-rapport.
00:39:23Il a dit que,
00:39:24il n'y en a qu'un rapport,
00:39:25c'est celui-là.
00:39:26Par contre,
00:39:27il y aura à travers
00:39:27ce rapport-là
00:39:28des propositions
00:39:29et peut-être
00:39:30des commentaires du rapport.
00:39:31Mais il n'y a pas
00:39:32de contre-rapport.
00:39:33Et je pense que c'est
00:39:33ce que va faire
00:39:34le député Balanant.
00:39:35Il a parlé de contre-enquête,
00:39:37excusez-moi,
00:39:37mais dans ce cas-là,
00:39:38j'ai du mal à comprendre
00:39:39les mots.
00:39:39Et puis,
00:39:40je reviens sur ce que vous avez dit
00:39:41il y a 30 secondes,
00:39:42Richard Ramos.
00:39:42Je sais que le dialogue
00:39:43est possible avec vous
00:39:45et je m'en réjouis,
00:39:46mais si ce rapport
00:39:47doit absolument sortir
00:39:48parce que c'est le chemin
00:39:48démocratique
00:39:49qui doit se faire,
00:39:52pourquoi ne pas voter pour,
00:39:53alors ?
00:39:56Il y a un sujet,
00:39:58c'est qu'on va rentrer
00:39:59un peu dans la technique.
00:40:00Quand vous avez
00:40:00une mission d'information
00:40:01ici au Parlement,
00:40:03quand vous votez,
00:40:04vous votez pour l'édition
00:40:05du rapport.
00:40:06Quand vous êtes
00:40:07dans une commission d'enquête,
00:40:09vous votez parce que
00:40:10vous êtes d'accord
00:40:11avec le rapport.
00:40:12Ce n'est pas tout à fait
00:40:12la même chose.
00:40:13Moi, je le dis,
00:40:14il est bien que ce rapport sorte
00:40:16et maintenant,
00:40:17il va faire le débat.
00:40:17S'il y a des erreurs
00:40:18dans le rapport,
00:40:19eh bien, on l'amendera.
00:40:20S'il y a des choses justes,
00:40:21eh bien,
00:40:21elles seront mises en valeur.
00:40:22Et donc, moi,
00:40:23je pense qu'aujourd'hui,
00:40:24et d'ailleurs,
00:40:25vous le voyez,
00:40:25l'abstention finalement
00:40:27du mouvement médiocrafe
00:40:28a permis également
00:40:29que ce rapport sorte.
00:40:30Et donc, je pense
00:40:31qu'on ne pouvait pas être pour
00:40:33parce que c'était approuvé
00:40:34le rapport.
00:40:35On est dans une commission
00:40:35d'enquête
00:40:36et pas une mission
00:40:36d'information,
00:40:37mais on a permis
00:40:38qu'il sorte.
00:40:39Et moi, vous savez,
00:40:39l'homme libre que je suis,
00:40:41je suis pour qu'on puisse
00:40:42débattre sur un rapport
00:40:43qui a été autant travaillé
00:40:44à l'Assemblée nationale.
00:40:46Autoriser la publication
00:40:47ne signifie pas pour autant
00:40:48être d'accord avec,
00:40:49mais bon,
00:40:49on ne va pas épiloguer
00:40:52là-dessus.
00:40:52Parce que je voudrais...
00:40:53C'est pas ça le sens
00:40:55du vote.
00:40:56C'est la publication du rapport
00:40:58et vous pouvez être
00:40:59en désaccord avec ce rapport
00:41:00et en effet,
00:41:01comme vous le dites
00:41:01très démocratiquement,
00:41:02Richard Ramos,
00:41:03le valider pour diffusion
00:41:04parce que c'est le chemin
00:41:05démocratique
00:41:06qui doit se faire.
00:41:08Bon, passons à autre chose.
00:41:10Moi, je m'intéresse
00:41:10à ce contre-rapport
00:41:11qui est voulu,
00:41:12cette contre-enquête.
00:41:14C'est comme ça en tout cas
00:41:14que l'a nommé Erwann Balanant
00:41:15ce matin.
00:41:17Si on l'écoute,
00:41:18ça veut dire que
00:41:19le rapport de M. Aloncle
00:41:20a moins de valeur
00:41:21qu'un autre rapport.
00:41:25Non, pour moi,
00:41:26ce rapport-là,
00:41:26il a le même rapport.
00:41:28C'est-à-dire que
00:41:28ce sont des outils parlementaires.
00:41:30Il ne faut pas détourner
00:41:31les outils parlementaires
00:41:33à des fins politiques.
00:41:34Donc là,
00:41:35ce rapport-là,
00:41:36il est sur la table,
00:41:37il va permettre le débat,
00:41:38il va être publié.
00:41:39J'ai échangé avec Erwann Balanant.
00:41:41Il me semble que
00:41:42ce qu'a voulu dire
00:41:43Erwann Balanant,
00:41:44c'est qu'il trouve
00:41:45qu'il y a des choses
00:41:46dans le rapport
00:41:46qui sont inexas
00:41:47et donc il va amender,
00:41:49j'ai envie de dire,
00:41:49le rapport.
00:41:49Mais ce n'est pas un contre-rapport.
00:41:50Il n'y a pas de contre-rapport.
00:41:52Il n'y a qu'un seul rapport,
00:41:53c'est celui qui est édité
00:41:54par l'Assemblée nationale.
00:41:55C'est un principe.
00:41:56On n'est pas en train
00:41:57de faire de la politique politicienne,
00:41:58on est en train de parler
00:41:59d'outils parlementaires.
00:42:01Et donc,
00:42:01il n'y a qu'un seul rapport,
00:42:02c'est celui de M. Aloncle.
00:42:03Il va être publié,
00:42:04on le débattra.
00:42:05Il y aura des gens
00:42:05qui seront d'accord
00:42:06sur certains sujets
00:42:07et pas sur d'autres.
00:42:08C'est ça que doit faire
00:42:09Erwann Balanant
00:42:10s'il n'est pas d'accord
00:42:11avec, je dirais,
00:42:12une partie de ce rapport-là.
00:42:13Mais je pense que
00:42:14c'est ce qu'il a dit.
00:42:15En tout cas,
00:42:15c'est ce qu'il nous a dit
00:42:15ce matin à la réunion de groupe.
00:42:17En tout cas,
00:42:17les mots contre-enquête
00:42:19viennent de M. Balanant
00:42:20et je ne fais que les retranscrire.
00:42:23Il dit également
00:42:23que Charles Aloncle veut,
00:42:25et je le cite encore une fois,
00:42:26recréer l'ORTF,
00:42:32Ramos,
00:42:32l'audiovisuel,
00:42:33c'est 4 milliards par an
00:42:34qui coûtent aux contribuables.
00:42:36Est-ce qu'on peut reconnaître
00:42:37tout de même aux Français
00:42:38le droit,
00:42:38à travers le rapporteur Aloncle,
00:42:41de s'intéresser
00:42:42à l'utilisation de leur argent ?
00:42:46Mais bien évidemment,
00:42:47il faut regarder,
00:42:49c'est de l'argent public.
00:42:50Et moi, je suis encore une fois
00:42:51pour le pluralisme.
00:42:52C'est-à-dire qu'on a des médias
00:42:53qui sont des médias privés
00:42:55et on doit avoir
00:42:55un média public de qualité.
00:42:57Mais comme c'est de l'argent public,
00:42:59évidemment,
00:43:00il faut qu'on regarde
00:43:00où sont les dépenses.
00:43:02C'est de l'argent public,
00:43:04c'est de l'argent des Français.
00:43:05Il est normal qu'on regarde.
00:43:07Et finalement,
00:43:07ce rapport-là,
00:43:08le fait qu'il sorte,
00:43:09on va pouvoir regarder
00:43:10ce qu'il y a dedans
00:43:11et les Français
00:43:11vont pouvoir regarder
00:43:12et débattre.
00:43:13Et donc,
00:43:13c'est une bonne chose.
00:43:14Mais oui, évidemment,
00:43:15on doit savoir
00:43:16où va l'argent des Français,
00:43:17notamment dans le dialogue public.
00:43:19Dernier mot avant
00:43:19de vous libérer,
00:43:20Richard Ramos.
00:43:21On se souvient également
00:43:22que fin février,
00:43:24pendant cette commission,
00:43:25Erwann Balanant
00:43:25avait lancé à Charles Aloncle,
00:43:28pardonnez-moi,
00:43:29t'inquiète,
00:43:30on va te régler
00:43:31avant de quitter
00:43:32l'Assemblée nationale,
00:43:33visiblement excédé
00:43:34par les questions
00:43:36du rapporteur.
00:43:37On a surtout l'impression
00:43:38qu'à travers ces déclarations,
00:43:39vous appelez comme vous voulez,
00:43:41contre rapport,
00:43:42contre enquête,
00:43:42en tout cas contre offensive,
00:43:44riposte sonnée
00:43:45par le modem,
00:43:46par l'intermédiaire
00:43:47de votre collègue,
00:43:47on a surtout l'impression
00:43:48que M. Balanant
00:43:49est dans un règlement de compte
00:43:50avec Charles Aloncle.
00:43:53Je ne crois pas,
00:43:54moi je crois qu'on est
00:43:55dans le débat
00:43:55et dans la liberté.
00:43:56Vous savez,
00:43:57je le répète,
00:43:58je suis beaucoup
00:43:58sur vos plateaux,
00:43:59sur CNews,
00:43:59on me le reproche souvent
00:44:00parce que j'aime la liberté,
00:44:02j'aime la liberté de ton,
00:44:03quand je suis face
00:44:03à M. Usaï,
00:44:04de temps en temps,
00:44:06je suis libre
00:44:06et il est libre
00:44:07et on débat.
00:44:07Et donc on a besoin
00:44:08de différentes chaînes,
00:44:09de différents supports
00:44:10et de différentes idées.
00:44:12Je pense qu'on crève
00:44:13d'avoir les mêmes idées
00:44:14et donc débattons
00:44:14quand on a des idées différentes,
00:44:16on a un rapport
00:44:16qui est sur la table,
00:44:17alors débattons.
00:44:18Merci beaucoup Richard Ramos,
00:44:20député modem du Loiret.
00:44:21Je vous conseille
00:44:21d'écouter CNews d'une oreille
00:44:23parce que Yohan Usaï
00:44:25va réagir dans un instant
00:44:26à cette interview ensemble.
00:44:28Cher Richard Ramos,
00:44:30passez une très bonne après-midi
00:44:31sur les bancs de l'Assemblée.
00:44:32Merci d'avoir agi.
00:44:33Merci Richard,
00:44:34à bientôt sur nos plateaux.
00:44:37Yohan Usaï,
00:44:37un commentaire ?
00:44:38Non mais d'abord
00:44:39on constate très vite
00:44:40que si Richard Ramos
00:44:41et Erwan Balanant
00:44:43sont dans le même parti,
00:44:45ils ne sont quand même
00:44:46pas sur la même ligne.
00:44:47ce qu'il illustre le mieux
00:44:49c'est qu'il est tout à fait possible
00:44:50de débattre effectivement
00:44:50avec Richard Ramos
00:44:51qui vient sur nos plateaux
00:44:53alors qu'il est impossible
00:44:54de débattre avec Erwan Balanant
00:44:57qui est dans une guerre personnelle
00:44:59effectivement avec Charles Aloncle
00:45:00et vous avez cité
00:45:01ces propos prononcés
00:45:02par Erwan Balanant
00:45:03lors de cette commission d'enquête
00:45:05où il a dit à Charles Aloncle
00:45:06« t'inquiète,
00:45:07on va te régler ».
00:45:08De mémoire de journaliste politique,
00:45:10je n'avais jamais entendu
00:45:12quelque chose comme cela
00:45:13dans le cadre d'auditions
00:45:15de ces commissions d'enquête.
00:45:16Ce qui s'est passé est gravissime.
00:45:18Donc je vais vous parler tout à l'heure
00:45:19de cette députée socialiste
00:45:20qui a passé son temps
00:45:21à nazifier Charles Aloncle.
00:45:24Je vous parle de cette gauche
00:45:25qui veut en permanence censurer
00:45:27dès lors que vous n'êtes pas d'accord
00:45:29avec elle.
00:45:30Eh bien je constate
00:45:31qu'Erwan Balanant,
00:45:32membre du Modène,
00:45:33est lui aussi un peu
00:45:34dans cette stratégie
00:45:36et qu'il a utilisé des moyens
00:45:37pour décrédibiliser Charles Aloncle
00:45:39qui ne sont pas des moyens
00:45:40disons-le républicains.
00:45:44le député Ramos,
00:45:45Richard Ramos
00:45:46ne peut évidemment pas le dire
00:45:48en ces termes
00:45:48mais je constate que là
00:45:49à l'instant
00:45:50il a eu quand même
00:45:51bien du mal
00:45:51à défendre Erwan Balanant.
00:45:52Il nous reste deux minutes
00:45:53avant le journal de 16h
00:45:55et je voudrais qu'on ouvre
00:45:56une page internationale
00:45:58pour faire un point
00:45:58sur l'actualité internationale
00:46:00avec Dora Abdelrazik
00:46:01qui nous a rejoint en plateau.
00:46:02Nous allons ouvrir cette page
00:46:03au 60ème jour de guerre en Iran.
00:46:06Dora,
00:46:06avant le journal de 16h
00:46:07alors que la situation
00:46:08est toujours figée
00:46:09entre les Etats-Unis
00:46:10et le régime iranien
00:46:11on a appris ces dernières minutes
00:46:12que les Émirats arabes unis
00:46:14ont annoncé leur retrait
00:46:16de l'OPEP
00:46:17l'organisation des pays
00:46:18exportateurs de pétrole.
00:46:19Exactement,
00:46:20une annonce choc
00:46:21qui risque d'avoir
00:46:22de lourdes conséquences
00:46:23sur ces deux groupes
00:46:25de pays exportateurs
00:46:26de pétrole
00:46:26et de facto évidemment
00:46:28leur chef de file
00:46:29l'Arabie saoudite
00:46:30a compté donc du 1er mai
00:46:31les Émirats
00:46:32ne feront plus partie
00:46:33de ces dispositifs.
00:46:34Une décision
00:46:35qui va rebattre
00:46:36les cartes
00:46:37du marché pétrolier mondial
00:46:38puisque les Émirats figuraient
00:46:40parmi les rares producteurs
00:46:42disposant avec l'Arabie saoudite
00:46:43d'importantes capacités
00:46:45de production supplémentaires
00:46:47donc capables vraiment
00:46:48d'influencer directement
00:46:49les équilibres
00:46:50du marché mondial.
00:46:51Alors il y a deux lectures
00:46:52à faire justement
00:46:52de cette annonce.
00:46:53D'abord,
00:46:54Abu Dhabi veut s'affranchir
00:46:55justement des contraintes
00:46:58de quotas de l'OPEP
00:47:00et puis deuxièmement
00:47:01c'est aussi en quelque sorte
00:47:03une réponse à l'Arabie saoudite
00:47:06elle prend cette distance
00:47:07vis-à-vis des pays du Golfe
00:47:09on a vu pas mal
00:47:11de frictions
00:47:12entre Abu Dhabi
00:47:14et Riyad
00:47:15juste après
00:47:16justement
00:47:17l'éclatement
00:47:17de la guerre en Iran
00:47:18une décision
00:47:19qui intervient également
00:47:19alors que les pays du Golfe
00:47:21sont actuellement réunis
00:47:22à Riyad
00:47:23pour discuter
00:47:24de l'escalade iranienne
00:47:26dans la région
00:47:26et de la menace
00:47:27qui pèse
00:47:28sur la navigation maritime.
00:47:29Les pays du Golfe
00:47:30qui sont pris en otage
00:47:31avec une crainte
00:47:32celle d'un conflit gelé.
00:47:34Oui, vivre à côté
00:47:36de l'Iran
00:47:38c'est quelque chose
00:47:39de difficile
00:47:40ils alertent
00:47:40sur la situation
00:47:41la confrontation permanente
00:47:43justement
00:47:43n'est pas une option
00:47:44viable
00:47:45elle conduirait
00:47:45à une instabilité chronique
00:47:47incompatible
00:47:48avec leurs ambitions
00:47:49économiques
00:47:50et leur modèle
00:47:50de développement
00:47:51je vous propose
00:47:51d'écouter
00:47:52le porte-parole
00:47:53du ministre
00:47:55des Affaires étrangères
00:47:56du Qatar
00:48:01Nous devons résoudre
00:48:02ce problème
00:48:03et trouver une issue
00:48:04qui permet d'assurer
00:48:05à la sécurité du monde
00:48:06un répit
00:48:07face à ce qui se passe
00:48:08actuellement
00:48:08tout en offrant
00:48:09des solutions durables
00:48:10pour l'avenir
00:48:13Nous ne voulons pas
00:48:14assister à une reprise
00:48:15des hostilités
00:48:15dans la région
00:48:16prochainement
00:48:16nous ne voulons pas
00:48:17avoir un conflit gelé
00:48:18qui serait ravivé
00:48:19à chaque fois
00:48:20qu'il y ait une raison politique
00:48:23Voilà, le Qatar
00:48:24qui est au même titre
00:48:25que d'autres pays
00:48:26appelle à une solution durable
00:48:27en prenant en compte
00:48:28les enjeux régionaux
00:48:30alors c'est une question vitale
00:48:32évidemment pour les pays du Golfe
00:48:33leurs économies dépendent
00:48:34du pétrole, du gaz
00:48:35et du tourisme aussi
00:48:36on a appris que
00:48:37d'ailleurs
00:48:38les Émirats Arabes Unis
00:48:40avaient annulé
00:48:40plus de 30 000 vols
00:48:42depuis le début
00:48:43de la guerre
00:48:44en Iran
00:48:45Et l'impact du tourisme
00:48:46d'ailleurs
00:48:46je profite pour en parler
00:48:48en France
00:48:48et pour les Français
00:48:49nous y reviendrons également
00:48:50à partir de 16h30
00:48:51Merci beaucoup
00:48:52et on vous retrouvera
00:48:52justement en fin de 120 minutes
00:48:54pour un nouveau point
00:48:55sur cette action internationale
00:48:56Merci Dora Abdel Razik
00:48:5816h à passer de 1 minute
00:49:00l'essentiel
00:49:01de ce qu'il faut retenir
00:49:01également par ailleurs
00:49:02avec Audrey Berthaud
00:49:03et on poursuit nos débats
00:49:05Les Émirats Arabes Unis
00:49:06vont se retirer
00:49:07de l'organisation
00:49:08des pays exportateurs
00:49:09de pétrole
00:49:09menée par Riyad
00:49:10et de l'alliance
00:49:11Opel Plus
00:49:12comptant aussi la Russie
00:49:13ce sera à partir
00:49:14du 1er mai
00:49:14cette décision
00:49:16reflète la vision stratégique
00:49:17et économique
00:49:17à long terme
00:49:18des Émirats Arabes Unis
00:49:19En visite aux Etats-Unis
00:49:21le roi Charles III
00:49:22va s'adresser
00:49:23au congrès américain
00:49:24ce soir à 21h
00:49:25heure française
00:49:26le roi tentera
00:49:27d'apaiser les tensions
00:49:28entre les deux pays
00:49:29autour de la guerre
00:49:29en Iran
00:49:30demain
00:49:31le couple royal
00:49:32doit se rendre
00:49:32à New York
00:49:33pour visiter
00:49:34le mémorial du 11 septembre
00:49:35avant de s'envoler jeudi
00:49:36pour le territoire britannique
00:49:38des Bermudes
00:49:39dans l'océan Atlantique
00:49:40et puis en Corée du Sud
00:49:41l'ex-première dame
00:49:42a été condamnée
00:49:43à 4 ans de prison
00:49:44en appel
00:49:44Kim Keong
00:49:46a été condamnée
00:49:47pour manipulation
00:49:48boursière et corruption
00:49:49elle aurait manipulé
00:49:50le cours de l'action
00:49:51d'un concessionnaire
00:49:52automobile sud-coréen
00:49:53coréen
00:49:54l'ex-première dame
00:49:55aurait aussi accepté
00:49:56des cadeaux de luxe
00:49:57de la part d'une organisation
00:49:58religieuse
00:49:59Merci Audrey
00:50:00rendez-vous à 16h30
00:50:01Audrey Berthaud
00:50:02pour un nouveau point
00:50:02sur l'actualité
00:50:03Johan Usaï
00:50:04Mehdi Raïs
00:50:04Judith Weintrop
00:50:05toujours autour de la table
00:50:06pour évoquer ce déplacement
00:50:08hier
00:50:08tiens maintenant
00:50:09dans l'arriège
00:50:10d'Emmanuel Macron
00:50:11qui s'en est pris
00:50:11aux politiques
00:50:12qui veulent se fâcher
00:50:14avec l'Algérie
00:50:14ce sont tous des
00:50:15maboules
00:50:16à lancer le chef de l'Etat
00:50:18en clair
00:50:18des démagogues
00:50:19irresponsables
00:50:20dont la surenchère
00:50:21menacerait le fonctionnement
00:50:22de l'économie et des services publics
00:50:23les explications d'abord
00:50:24avec Sarah Varni
00:50:27Entre Bruno Retailleau
00:50:28et le président de la République
00:50:30Emmanuel Macron
00:50:30la tension est montée d'un cran
00:50:32en cause
00:50:33une pique lancée
00:50:34par Emmanuel Macron
00:50:35contre les partisans
00:50:36d'une ligne dure
00:50:37avec le pouvoir algérien
00:50:38lors de sa visite
00:50:40dans un hôpital arriégeois
00:50:41Allez dire à tous les maboules
00:50:43qui nous expliquent
00:50:43qu'il faudrait se fâcher
00:50:44avec l'Algérie
00:50:45Se sentant viser
00:50:46le candidat LR
00:50:47à la présidentielle
00:50:48Bruno Retailleau
00:50:49n'a pas tardé à réagir
00:50:50Aujourd'hui
00:50:51Emmanuel Macron
00:50:52s'en est pris
00:50:53à ceux qui comme moi
00:50:54sont partisans
00:50:54de la fermeté
00:50:55avec l'Algérie
00:50:56Je veux lui répondre
00:50:57calmement
00:50:57mais fermement
00:50:58ce faux prétexte
00:51:00ne vise qu'à dissimuler
00:51:01les vrais problèmes
00:51:01Emmanuel Macron
00:51:02assure néanmoins
00:51:03n'avoir visé personne
00:51:04Je suis dans une approche positive
00:51:06Je dis qu'on a besoin
00:51:07de ces femmes et ces hommes
00:51:08qui servent notre pays
00:51:09Je vise personne
00:51:10L'ancien ministre
00:51:11de l'Intérieur
00:51:11accuse Alger
00:51:12de refuser
00:51:13de reprendre
00:51:13certains ressortissants
00:51:14malgré les accords
00:51:15en vigueur
00:51:16Le problème
00:51:17ce ne sont pas
00:51:18les médecins algériens
00:51:19mais les centaines
00:51:19d'OQTF dangereux
00:51:20qui n'ont plus rien
00:51:21à faire en France
00:51:22Il estime également
00:51:23que la politique
00:51:24des bons sentiments
00:51:25est condamnée à l'échec
00:51:26avec le pouvoir algérien
00:51:27et appelle le président
00:51:28à plus de courage
00:51:30et de fermeté
00:51:31On va en discuter
00:51:32Écoutez la réaction
00:51:33de Marine Le Pen
00:51:33aujourd'hui
00:51:34Je note la trumpisation
00:51:36d'Emmanuel Macron
00:51:39Il semblerait
00:51:40qu'il prenne modèle
00:51:41sur le président
00:51:43des Etats-Unis
00:51:43qui a un langage
00:51:45extrêmement cru
00:51:45Ça c'est pour la forme
00:51:47Pour le fond
00:51:49je trouve
00:51:50cette indignation
00:51:52indigne
00:51:52parce que la réalité
00:51:54c'est qu'il est tout à fait
00:51:55naturel que dans notre pays
00:51:56nous fassions passer
00:51:59aux médecins étrangers
00:52:01un examen
00:52:02au même titre d'ailleurs
00:52:02que les médecins français
00:52:03pour être sûr
00:52:05que les gens
00:52:06qui viennent chercher
00:52:07des soins
00:52:07aient les soins
00:52:08de meilleure qualité possible
00:52:09Judith
00:52:10un commentaire ?
00:52:12Oui alors ça
00:52:12c'est la réponse
00:52:13de la bergère au berger
00:52:15N'est-ce pas ?
00:52:15On a souvent accusé
00:52:17Marine Le Pen
00:52:18et notamment
00:52:18dans le camp macroniste
00:52:19d'être une admiratrice
00:52:21de Donald Trump
00:52:23
00:52:23elle fait le parallèle
00:52:25entre
00:52:25La rosée rarosée
00:52:27l'expression
00:52:27de Donald Trump
00:52:28et d'Emmanuel Macron
00:52:31sur le fond
00:52:32ce qu'il dit
00:52:34est complètement
00:52:35insensé
00:52:36d'abord c'est d'un niveau
00:52:37d'une médiocrité
00:52:40absolue
00:52:41c'est encore
00:52:42une contradiction
00:52:43rappelez-vous
00:52:44à une période
00:52:44pas si lointaine
00:52:45Emmanuel Macron
00:52:46était pour
00:52:47plus de fermeté
00:52:49Rotaillot était encore
00:52:50en poste
00:52:50à l'époque
00:52:51on l'avait tous
00:52:52pris
00:52:54pour un encouragement
00:52:55à Bruno Rotaillot
00:52:57ministre de l'Intérieur
00:52:58puisqu'Emmanuel Macron
00:53:00souhaitait qu'on se montre
00:53:01plus ferme
00:53:02vis-à-vis de l'Algérie
00:53:03mais en fait
00:53:03ça c'était avant
00:53:04voilà c'était avant
00:53:05on avait mal compris
00:53:06maintenant Bruno Rotaillot
00:53:08c'est l'homme
00:53:09par lequel
00:53:09la dégradation
00:53:10des relations
00:53:11franco-algériennes
00:53:12est arrivée
00:53:13Emmanuel Macron
00:53:14Emmanuel Macron a recommencé
00:53:15avec sa stratégie
00:53:18de la serpillière
00:53:20vis-à-vis
00:53:21de l'Algérie
00:53:23du président
00:53:24Téboune
00:53:24et le président
00:53:25Téboune
00:53:26fait ce qu'on fait
00:53:26avec une serpillière
00:53:27et s'essuie les pieds
00:53:28sur la France
00:53:29d'Emmanuel Macron
00:53:29quand il évoque
00:53:30ces maboules
00:53:32le président de la république
00:53:33il ne cite aucun nom
00:53:34mais évidemment
00:53:35que chacun
00:53:35est le premier intéressé
00:53:36aura reconnu
00:53:38Bruno Rotaillot
00:53:38partisan de la fermeté
00:53:39j'ai envie de dire
00:53:40que cette déclaration
00:53:41Johan
00:53:42c'est le résumé
00:53:44chimiquement pur
00:53:45diront certains
00:53:45de la Macronie
00:53:46le déni de la réalité
00:53:47une analyse qui est fausse
00:53:49la déconnexion
00:53:50et puis du mépris
00:53:51et également
00:53:51dans sa façon
00:53:52de s'exprimer
00:53:53et de s'adresser
00:53:54à ces fameux maboules
00:53:55il y aurait beaucoup
00:53:56de choses à dire
00:53:57et on pourrait parler
00:53:57de ça pendant deux heures
00:53:58mais ce qui me semble
00:53:59le plus important
00:54:00on va faire 30 secondes
00:54:01déjà ce sera pas mal
00:54:02ce qui me semble
00:54:02le plus important
00:54:03dans la déclaration
00:54:04gravissime
00:54:05d'Emmanuel Macron
00:54:06c'est de constater
00:54:07que l'immigration
00:54:08de masse
00:54:09a désormais
00:54:10une influence
00:54:10sur la politique étrangère
00:54:12de la France
00:54:12parce que c'est cela
00:54:13que ça signifie
00:54:14en réalité
00:54:14quand le président
00:54:15de la république
00:54:16s'adresse de cette manière là
00:54:18à Bruno Rotaillot
00:54:20vous avez raison de le dire
00:54:21mais il y a une partie
00:54:21des français aussi
00:54:22bien sûr
00:54:23il a bien conscience
00:54:24de ce qu'est désormais
00:54:25la sociologie
00:54:26de notre pays
00:54:26et on est obligé
00:54:28de constater cela
00:54:29parce que c'est un fait politique
00:54:30je parle de quelque chose
00:54:31qui existe désormais
00:54:33dans notre pays
00:54:33ça n'est pas la première fois
00:54:34que la politique étrangère
00:54:36de la France
00:54:36est dictée par des considérations
00:54:39qui ne devraient pas
00:54:40avoir d'influence
00:54:41sur le choix présidentiel
00:54:42là je suis intimement
00:54:44persuadé que c'est le cas
00:54:45mais surtout qu'il est
00:54:46à compter de la plaque
00:54:46il nous parle des médecins
00:54:48dont on a besoin
00:54:48mais pas pour les raisons
00:54:49qu'il évoque
00:54:50et ce que évoque
00:54:51Bruno Rotaillot
00:54:52c'est cette stratégie française
00:54:54de la serpillère
00:54:54c'est cette fin de non recevoir
00:54:57sur les OQTF
00:54:58et ces humiliations
00:54:59à répétition
00:55:00depuis que le Sahara occidental
00:55:02a été reconnu
00:55:03par le président de la république
00:55:04mais naturellement
00:55:04et ce n'est pas la première fois
00:55:05qu'il tient ce genre de propos
00:55:06effectivement
00:55:08souvenez-vous
00:55:08en 2016
00:55:09d'ailleurs il avait dit
00:55:09que la France avait commis
00:55:10un crime contre l'humanité
00:55:12en allant en Algérie
00:55:14bon
00:55:14et bien je vous redis
00:55:15moi ce fait politique
00:55:17important
00:55:17et gravissime
00:55:19l'immigration de masse
00:55:20a une influence
00:55:21sur la politique étrangère
00:55:23de la France
00:55:23il faut le constater
00:55:25et éventuellement
00:55:26en tirer les conséquences
00:55:27échanges
00:55:28il y a quelques instants
00:55:28à l'Assemblée nationale
00:55:29Mediray
00:55:29je vous allez réagir
00:55:30je dois juste qu'on entend
00:55:31de la question
00:55:31de la députée UDR
00:55:33Annan Mansouri
00:55:34et la réponse
00:55:34du ministre des affaires étrangères
00:55:36Jean-Noël Berreau
00:55:36c'était il y a quelques minutes
00:55:38à peine à l'Assemblée nationale
00:55:39on découvre
00:55:40nous ne voulons pas la guerre
00:55:41avec qui que ce soit
00:55:42mais nous voulons un état fort
00:55:43qui se respecte
00:55:44et se fait respecter
00:55:46pas d'un président
00:55:47qui joue les docteurs Maboul
00:55:48pour reprendre ses mots
00:55:49quand le président de la république
00:55:51s'occupera-t-il correctement
00:55:52de nos relations internationales
00:55:54dernière prérogative
00:55:55lui restant
00:55:56Le gouvernement
00:55:57sous l'autorité du Premier ministre
00:55:59n'a qu'une seule boussole
00:56:00c'est de défendre
00:56:00l'intérêt de la France
00:56:02et des Français
00:56:02et l'intérêt des Français
00:56:03en Algérie
00:56:04qu'ils soient sécuritaires
00:56:06qu'ils soient migratoires
00:56:07ou qu'ils soient économiques
00:56:08et cela passe nécessairement
00:56:10par un dialogue
00:56:11très exigeant
00:56:12pour obtenir
00:56:13des résultats
00:56:14et cela fonctionne
00:56:15après le déplacement
00:56:16du ministre
00:56:17de l'Intérieur
00:56:18après un an
00:56:19de blocage complet
00:56:20la coopération
00:56:21entre la France
00:56:23et l'Algérie
00:56:24sur le plan migratoire
00:56:25et sécuritaire
00:56:25a repris
00:56:27il y a de premiers résultats
00:56:28ils doivent se consolider
00:56:30alors bien sûr
00:56:31ça n'est pas encore
00:56:32une situation satisfaisante
00:56:34bien sûr
00:56:34il faut aller
00:56:35beaucoup plus loin
00:56:35bien sûr
00:56:36nous restons mobilisés
00:56:37pour obtenir
00:56:38la libération définitive
00:56:39de notre compatriote
00:56:40Christophe Gleize
00:56:41mais faire croire
00:56:43aux Françaises
00:56:43et aux Français
00:56:44qu'en rompant définitivement
00:56:45le dialogue
00:56:46avec les pays
00:56:47qui nous entourent
00:56:48et que par l'invective
00:56:49on peut obtenir des résultats
00:56:51c'est soit de l'aveuglément
00:56:52soit de la démagogie
00:56:54Madame la députée
00:56:55Média Raich
00:56:56alors quand j'entends
00:56:57Jean-Noël Barraud
00:56:57dire
00:56:58la situation n'est pas
00:56:59satisfaisante
00:56:59alors je vais traduire
00:57:00quand vous avez un ressortissant français
00:57:01qui est enfermé en Algérie
00:57:02ce n'est pas une situation
00:57:04satisfaisante
00:57:04c'est quand même
00:57:05assez lunaire comme propos
00:57:06je reviens sur ce que vient
00:57:07de dire Ruan
00:57:07je suis en grande partie d'accord
00:57:09en fait c'est parce que
00:57:10le poids de la communauté algérienne
00:57:11et de la diaspora algérienne
00:57:12il est très important
00:57:13notamment dans les grandes villes
00:57:14donc il y a une question
00:57:14du vote derrière
00:57:15donc quand Emmanuel Macron
00:57:16tient ce type de propos
00:57:17il fait de l'ingénierie communautaire
00:57:18donc c'est purement politique
00:57:19et moi ce qui m'inquiète
00:57:20c'est que
00:57:21quand on connait
00:57:22comment fonctionne
00:57:22le régime algérien
00:57:23il faut quand même se dire
00:57:24qu'une grande partie
00:57:25de leurs enfants
00:57:26du régime algérien
00:57:28de la gente militaire algérienne
00:57:29fait ses études en France
00:57:30eux ils connaissent tout de nous
00:57:30nous on est incapables
00:57:32de comprendre
00:57:32comment eux fonctionnent
00:57:33je prends un exemple très concret
00:57:34quand Emmanuel Macron dit
00:57:36qu'il faut de la sévérité
00:57:37j'ai l'impression
00:57:37qu'il fait de la sévérité
00:57:38peut-être avec Vladimir Poutine
00:57:39mais par rapport aux algériens
00:57:41il ne le fait jamais
00:57:42c'est une part de...
00:57:44Pardon mais dites-vous
00:57:44interrompre
00:57:45mais revenons même à la base
00:57:46de ce sujet
00:57:47il est en train de s'exprimer
00:57:49face à des médecins algériens
00:57:51je ne vois pas le rapport
00:57:52entre les médecins algériens
00:57:54et nos sujets de discorde
00:57:56avec Alger
00:57:58ça n'a rien à voir
00:57:59c'est en cela
00:58:00qu'il est complètement
00:58:01à côté de la plaque
00:58:01dans cette déclaration
00:58:02Emmanuel Macron
00:58:03le fait que c'est uniquement
00:58:03de l'ingénierie communautaire
00:58:05et moi ce qui m'inquiète derrière
00:58:06c'est que
00:58:07je rappelle quand même
00:58:07ce qu'est le pouvoir algérien
00:58:08à la fin de la décennie noire
00:58:10il y a 300 000 morts en Algérie
00:58:12on signe la concorde civile
00:58:14c'est-à-dire que l'état algérien
00:58:15dit aux islamistes
00:58:16qui ont tué 300 000 personnes
00:58:17l'état est exsangue
00:58:18on n'est plus capable
00:58:19de vous faire face
00:58:20on signe
00:58:20et puis on vous donne la grâce
00:58:227 ans plus tard
00:58:23il y a la charte
00:58:23sur la concorde civile
00:58:24c'est-à-dire que toute personne
00:58:25qui revient en Algérie
00:58:25sur ce qui s'est passé
00:58:26durant la décennie noire
00:58:27il va direct en prison
00:58:28le pouvoir algérien
00:58:30était bout de date
00:58:30de cette époque
00:58:31ils sont construits
00:58:32dans cette idéologie-là
00:58:32ils ne comprennent
00:58:33que le rapport de force
00:58:34si vous n'êtes pas
00:58:35dans le rapport de force
00:58:35avec eux
00:58:36ils servent de vous
00:58:37comme du serpillère
00:58:37et c'est exactement
00:58:38ce à quoi on a affaire
00:58:39aujourd'hui
00:58:40donc quand même
00:58:40on comprend cette posture
00:58:42et qu'il est quelque part
00:58:43un peu dans le
00:58:43il faut un dialogue exigeant
00:58:45mais excusez-moi
00:58:46Téboune il rigole
00:58:46il est en train de se dire
00:58:47mais je suis désolé
00:58:48mais je te marche dessus
00:58:49quand je veux
00:58:50donc tous ces sujets-là
00:58:51mis bout à bout
00:58:52la question économique
00:58:53la question sécuritaire
00:58:54la question migratoire
00:58:55la question de santé
00:58:56avec les médecins algériens
00:58:58mais du côté algérien
00:59:00ils doivent rigoler
00:59:00de se dire
00:59:01mais on a à la fois
00:59:02Christophe Gleize
00:59:02on vous a fait quelque part
00:59:03miroiter avec
00:59:04avec Boulême Sansal
00:59:05on vous a quelque part
00:59:06foutu la honte
00:59:07à l'international
00:59:07et vous êtes encore
00:59:09en train de nous dire
00:59:10on va construire
00:59:11un dialogue exigeant
00:59:12ben non
00:59:12au moment il faut
00:59:12de la fermeté
00:59:13il faut savoir poser
00:59:14le point sur la table
00:59:15et dire
00:59:16je vous regarde droit
00:59:17dans les yeux
00:59:17c'est fini
00:59:17là maintenant
00:59:18on parle autrement
00:59:19et maintenant c'est sévère
00:59:20on est incapable de le faire
00:59:22c'est l'Algérie
00:59:22qui se fâche avec nous
00:59:23et a priori pas le contraire
00:59:24c'est l'Algérie
00:59:25qui détient encore une fois
00:59:26aujourd'hui
00:59:27un de nos compatriotes journalistes
00:59:29bien sûr Christophe Gleize
00:59:29c'est l'Algérie
00:59:30qui refuse de récupérer
00:59:31ses ressortissants
00:59:32qui entretient
00:59:33cette rente victimaire
00:59:34depuis 1962
00:59:35il nous envoie régulièrement
00:59:37des signaux de détestation
00:59:38il y a un moment
00:59:39pour qu'il y ait une relation
00:59:40il faut être deux
00:59:41dirait l'autre
00:59:42Judith Ventrobe
00:59:44oui bien sûr
00:59:45mais tous les signaux
00:59:46on ne peut pas dire tout
00:59:48puisque Emmanuel Macron
00:59:49a fait un petit peu
00:59:50de en même temps
00:59:51y compris dans les relations
00:59:53franco-algériennes
00:59:54la plupart des signaux
00:59:55les jours perdent
00:59:56disons les jours perdent
00:59:57Emmanuel Macron
00:59:58a envoyé des signaux
00:59:59de soumission
01:00:00il a donné le point
01:00:02au régime
01:00:04du président Tebboune
01:00:05encore une fois
01:00:05ce n'est pas l'Algérie
01:00:06c'est le régime
01:00:07du président Tebboune
01:00:09il s'est aplati
01:00:12évidemment
01:00:12en remontant
01:00:14à la colonisation
01:00:15crime contre l'humanité
01:00:17mais
01:00:19ensuite
01:00:20ça n'a été
01:00:20de pire en pire
01:00:22il ne fallait pas
01:00:24humilier
01:00:24vexer
01:00:26son homologue
01:00:28algérien
01:00:28il lui a fait des papouilles
01:00:30rien n'a marché
01:00:31rien n'a fonctionné
01:00:32y compris
01:00:33les visites
01:00:34de Jean-Noël Barraud
01:00:35dont on pouvait espérer
01:00:37qu'elle se traduirait
01:00:38par une amélioration
01:00:40du sort
01:00:41de nos compatriotes
01:00:43rien ne s'est passé
01:00:45en général
01:00:46quand on utilise
01:00:47une stratégie
01:00:48et que ça ne fonctionne pas
01:00:50on en change
01:00:51lui persévère
01:00:52dans l'erreur
01:00:53et puis pour finir
01:00:54sur cette histoire
01:00:55des médecins
01:00:56je rappelle
01:00:56qu'en 9 ans
01:00:57de politique médicale
01:00:59il y a 10 ministres
01:01:00de la santé
01:01:00qui se sont succédés
01:01:01depuis 2017
01:01:03il a tout faux
01:01:04Emmanuel Macron
01:01:05parce qu'on en a besoin
01:01:06de Sébastien
01:01:06parce qu'on n'en forme pas
01:01:07il y a sa responsabilité
01:01:08à lui
01:01:09combien de jeunes français
01:01:09sont partis
01:01:10se former
01:01:11à devenir dentiste
01:01:13à l'étranger
01:01:13et bien sûr
01:01:14et les écoles
01:01:16de médecine roumaine
01:01:17qui sont pleines
01:01:17de français
01:01:18parce qu'on n'a pas le droit
01:01:19de redoubler sa deuxième année
01:01:20en France
01:01:21on en est là
01:01:21il nous reste 7 minutes
01:01:23avant la pub
01:01:24et de parler de votre quotidien
01:01:25les carburants
01:01:26et les choix
01:01:27peut-être
01:01:27qui sont faits
01:01:28pour les vacances
01:01:29avec des compromis
01:01:30à faire malheureusement
01:01:31pour beaucoup d'entre nous
01:01:32mais d'abord
01:01:33ces rappels à l'ordre
01:01:34ces retenues sur indemnité
01:01:35ces exclusions temporaires
01:01:37les sanctions
01:01:38contre les députés
01:01:39se multiplient
01:01:39depuis 2017
01:01:41elles sont passées
01:01:42de 26
01:01:42en 1958
01:01:44et entre 1958
01:01:46et 2016
01:01:4726 pardon
01:01:48à 145
01:01:49sur les 10 dernières années
01:01:51soit une explosion
01:01:52de près de 80%
01:01:53selon les informations
01:01:54de nos amis
01:01:54de Europe 1
01:01:55plus de la moitié
01:01:56des mesures disciplinaires
01:01:57accordées sous la 5ème république
01:01:59visent des élus
01:02:00de la France insoumise
01:02:01les explications
01:02:02Pierre Crépy
01:02:03il y a des scènes
01:02:05qui prêtent à sourire
01:02:07et puis il y a
01:02:08celles qui choquent
01:02:08vous êtes un imposteur
01:02:10et un assassin
01:02:12pour leurs éclats
01:02:13les deux députés LFI
01:02:15François Ruffin
01:02:16et Aurélien Saint-Toulon
01:02:17tous deux été réprimandés
01:02:18par l'Assemblée
01:02:18et depuis plusieurs années
01:02:20les sanctions disciplinaires
01:02:21de toutes sortes
01:02:22se multiplient
01:02:22point important
01:02:23leur rythme a explosé
01:02:25depuis 2017
01:02:26et l'arrivée au pouvoir
01:02:27d'Emmanuel Macron
01:02:28avant cette date
01:02:29l'Assemblée avait prononcé
01:02:3126 sanctions
01:02:31en près de 60 ans
01:02:33soit un rythme d'une
01:02:34tous les deux ans
01:02:35mais depuis 2017
01:02:36on n'en compte pas moins
01:02:37de 145 en moins de 10 ans
01:02:40soit plus d'une par mois
01:02:41et parmi les plus sanctionnés
01:02:43un parti politique
01:02:45revient plus de 90 fois
01:02:46la France insoumise
01:02:48qui rassemble
01:02:49plus de la moitié
01:02:50des sanctions
01:02:50à elle seule
01:02:51un parti pourtant créé
01:02:53en 2016
01:02:54pour Yael Brunpivet
01:02:55présidente de l'Assemblée
01:02:57depuis bientôt 4 ans
01:02:58il n'y a pas vraiment de hasard
01:03:00l'essentiel des sanctions
01:03:02va viser ce groupe
01:03:03spécifiquement
01:03:04parce que
01:03:05effectivement
01:03:06c'est le groupe
01:03:06qui a une action
01:03:07la plus radicale
01:03:08dans l'hémicycle
01:03:08mais vous aurez constaté
01:03:10puisque vous avez regardé
01:03:11attentivement les sanctions
01:03:12ça concerne tout le monde
01:03:14tous les partis
01:03:14ont été sanctionnés
01:03:15tous
01:03:16mais en particulier
01:03:17le Rassemblement National
01:03:18qui arrive à la seconde place
01:03:20des partis dont les députés
01:03:21ont reçu le plus de sanctions
01:03:23une polarisation
01:03:24qui pourrait se retrouver
01:03:25au coeur
01:03:25de la campagne présidentielle
01:03:27de 2027
01:03:29des sanctions
01:03:29qui n'ont jamais été aussi nombreuses
01:03:30sous la 5ème république
01:03:31Johan
01:03:32plus de 90
01:03:32concernent les élus de LFI
01:03:33un chiffre d'autant plus notable
01:03:34que le mouvement
01:03:35a été fondé en 2016
01:03:37Oui mais c'est une stratégie politique
01:03:39d'ailleurs la France Insoumise
01:03:40a théorisé cette stratégie politique
01:03:42c'est la bordélisation
01:03:44de la vie politique
01:03:44alors ça se traduit naturellement
01:03:46par les propos des élus
01:03:48et les propos de leur chef
01:03:50Jean-Luc Mélenchon
01:03:51qui veut cliver toujours plus
01:03:52bordéliser la société
01:03:54et ça se traduit naturellement
01:03:56dans l'hémicycle
01:03:57par des démonstrations
01:03:58qu'on a pu voir
01:03:59sur les images
01:04:00qui viennent d'être diffusées
01:04:02donc il n'y a pas de surprise
01:04:04et ça va continuer
01:04:05je peux déjà vous l'assurer
01:04:06ils ne vont pas tout de suite
01:04:07changer de stratégie
01:04:08alors ils vont un peu se calmer
01:04:09Jean-Luc Mélenchon
01:04:10notamment dans ses paroles
01:04:11va sans doute se calmer
01:04:12dans les derniers mois
01:04:13qui nous sépareront
01:04:14de l'élection présidentielle
01:04:15pour tenter de rassembler
01:04:16un peu plus de monde
01:04:17mais la stratégie in fine
01:04:19à long terme
01:04:20va rester la même
01:04:21parce que c'est une stratégie
01:04:22qui lui réussit
01:04:23plutôt bien
01:04:25même si évidemment
01:04:26cette stratégie
01:04:27fait que
01:04:27à mon sens
01:04:28Jean-Luc Mélenchon
01:04:29ne pourra jamais gagner
01:04:29une élection présidentielle
01:04:30mais en tout cas
01:04:31ça lui permet d'obtenir
01:04:33un nombre de députés
01:04:34qu'il n'a jamais eu
01:04:35jusqu'à présent
01:04:35d'avoir une caisse
01:04:37de résonance
01:04:37qui est importante
01:04:38dans notre pays
01:04:39donc oui naturellement
01:04:40ça va continuer
01:04:41la violence en politique
01:04:42Judith
01:04:43bon elle a toujours existé
01:04:45on ne va pas être
01:04:45on ne va pas faire
01:04:47les perdreaux de l'année
01:04:48comme on dit
01:04:48ce qui saute aux yeux
01:04:49aujourd'hui
01:04:50en revanche
01:04:50c'est le niveau intellectuel
01:04:52et le type d'outrance
01:04:53dont fait par l'extrême gauche
01:04:55c'est ça
01:04:55en fait on a l'impression
01:04:56que
01:04:57pour la France insoumise
01:05:00être près du peuple
01:05:01ou faire peuple
01:05:02c'est être grossier
01:05:04vulgaire
01:05:05insultant
01:05:06et utiliser la violence verbale
01:05:09ne pas serrer la main
01:05:10des adversaires
01:05:10je suis désolée
01:05:11moi je ne fais pas de lien
01:05:14entre le niveau de revenu
01:05:16le niveau d'éducation
01:05:18et la civilité
01:05:20le comportement en société
01:05:21et la plupart des gens
01:05:25qui ont du mal
01:05:26à joindre les deux bouts
01:05:28apprécient
01:05:30que leurs représentants
01:05:31que les représentants du peuple
01:05:32se comportent bien
01:05:34parce qu'en fait
01:05:35c'est un reflet d'eux-mêmes
01:05:36donc être
01:05:38avoir
01:05:39qu'on leur propose
01:05:41comme reflet
01:05:42des gens
01:05:43qui sont à deux doigts
01:05:45d'en venir aux mains
01:05:46quand ils n'en viennent pas aux mains
01:05:48qui éructent
01:05:49qui parlent un français
01:05:50dans beaucoup de cas
01:05:52très très problématique
01:05:54sans tenir compte
01:05:56des origines
01:05:57je le précise
01:05:58du député en question
01:05:59je parle de
01:06:01député
01:06:01franco-francain
01:06:02dont le français
01:06:04est la langue maternelle
01:06:06qui ne savent pas s'exprimer
01:06:07et bien ça
01:06:08ce n'est pas du tout
01:06:09une image flatteuse
01:06:10y compris
01:06:10quand on est un français
01:06:11en difficulté financière
01:06:14et peu éduqué
01:06:15et qu'on appartient
01:06:17vraiment à cette catégorie
01:06:18sur les illustrations
01:06:19on a envoyé le visage
01:06:20de Louis Boyard
01:06:21il y a un instant
01:06:21je me souviens
01:06:21qu'au tout début
01:06:22de la dernière mandature
01:06:24c'était l'image
01:06:24de Louis Boyard
01:06:25qui refusait de serrer la main
01:06:26qui était Benjamin
01:06:27vous savez au moment du vote
01:06:28qui refusait de serrer la main
01:06:30de Philippe Ballard
01:06:31notamment le député RN
01:06:33le brouhaha permanent
01:06:35au sein de l'hémicycle
01:06:36là encore en 2022
01:06:37alors que se formait
01:06:39cette nouvelle législature
01:06:41Renaud Muselier
01:06:42qui était président
01:06:42de la région Sud-Provence
01:06:43avait dénoncé
01:06:44je le cite
01:06:45je reprends cette citation
01:06:46parce que je l'ai trouvé
01:06:47assez marquante
01:06:48un problème de comportement
01:06:49chez LFI
01:06:49avec une gauche
01:06:50disait-il
01:06:51sale, débraillée
01:06:52et qui crie partout
01:06:53c'était un bon résumé ?
01:06:55oui c'est un bon résumé
01:06:56de toute façon
01:06:57c'est 145 sanctions
01:06:58c'est ça ?
01:06:59140 ?
01:06:59non
01:06:59145 en tout
01:07:00et plus de la moitié
01:07:02sur les dix dernières années
01:07:03et plus de la moitié
01:07:04sont du fait
01:07:05de la France Insoumise
01:07:06bah
01:07:06ce sont des médailles
01:07:08plus de 90
01:07:08ce sont autant de médailles
01:07:09pour la France Insoumise
01:07:10je rejoins Johan
01:07:12c'est une tactique politique
01:07:13c'est une idéologie
01:07:13c'est parfaitement pensé
01:07:14ça sert à deux choses
01:07:15d'une polariser l'opinion
01:07:17et deux
01:07:18faire parler de soi
01:07:19plus on parle de nous
01:07:20moins les autres sont visibles
01:07:21donc il n'y a plus que nous
01:07:22et l'adversaire
01:07:23qu'on veut désigner
01:07:24qui est en l'occurrence
01:07:24le Rassemblement National
01:07:25on parle de l'émotique
01:07:26mais il y a aussi les comportements
01:07:27sur les réseaux sociaux
01:07:28il y a aussi les comportements
01:07:29sur les réseaux sociaux
01:07:29et de manière générale
01:07:30dans les prises de positions publiques
01:07:32dans les interviews
01:07:32les sujets abordés
01:07:34on peut parler de
01:07:34tout le monde
01:07:35a des exemples en tête
01:07:37de sortie de route
01:07:39de Jean-Luc Mélenchon
01:07:40c'est parfaitement pensé
01:07:41c'est tactique
01:07:42c'est idéologique
01:07:42c'est cynique
01:07:43mais c'est la France insoumise
01:07:44je ne suis absolument pas surpris
01:07:45cumuler autant de polémiques
01:07:46en si peu de temps
01:07:47c'est quand même
01:07:47c'est un record
01:07:4940 secondes
01:07:50tout cela s'inscrit
01:07:52dans une période
01:07:53dans laquelle nous connaissons
01:07:54une baisse du niveau intellectuel
01:07:56il y a un lien
01:07:57pardon
01:07:57on assiste dans le même temps
01:07:59à une baisse
01:08:00du niveau intellectuel
01:08:01des parlementaires
01:08:02le niveau intellectuel de Jean-Luc Mélenchon
01:08:03n'est pas bas
01:08:04monsieur Usaï
01:08:05vous aurez constaté comme moi
01:08:06que Jean-Luc Mélenchon
01:08:07n'est pas parlementaire
01:08:08non mais il est
01:08:08j'entends bien
01:08:09mais on l'évoque
01:08:10depuis le début de ce débat
01:08:11parce qu'il est le grand instigateur
01:08:14de tous ses députés
01:08:16il dicte un peu leur comportement
01:08:18non mais pardon
01:08:19il y a aussi le brouhaha général
01:08:22le rapport de force
01:08:24la violence
01:08:25pardon
01:08:25la violence dans l'hémicy
01:08:26quand vous par exemple
01:08:28mettez votre pied
01:08:29sur un ballon de football
01:08:30représentant la tête d'un ministre
01:08:32pardon
01:08:32ça c'est condamnable
01:08:34d'accord
01:08:34et je dis moi effectivement
01:08:35que les deux vont de pair
01:08:37à la fois le niveau intellectuel
01:08:40qui a considérablement baissé
01:08:41notamment à l'extrême gauche
01:08:43et la bordélisation
01:08:44voire la violence
01:08:45qui a gagné l'hémicycle
01:08:47c'est un fait
01:08:48il y a un lien
01:08:48j'en suis persuadé
01:08:49ce qui alimente
01:08:5010 secondes même pas
01:08:51ce qui alimente la défiance
01:08:52des français envers le politique
01:08:53tout est simple
01:08:54on marque une pause
01:08:55et on s'intéresse à vos vacances
01:08:57dans un instant
01:08:58si vous avez une réservation
01:08:59sur un vol
01:08:59sera-t-il annulé
01:09:0151% des français
01:09:02ont fait le choix
01:09:03de passer leurs vacances
01:09:04exclusivement dans l'hexagone
01:09:06les petits renoncements
01:09:07alors que la crise économique
01:09:08est toujours aussi incertaine
01:09:10à tout de suite
01:09:13De retour sur le plateau
01:09:15de 120 minutes infos
01:09:15en direct sur CNews
01:09:16merci de nous rejoindre
01:09:17tout de suite
01:09:17l'essentiel de l'actualité
01:09:19avant le retour des discussions
01:09:20Audrey Berthaud
01:09:20Une cérémonie d'hommage national
01:09:23a eu lieu ce matin
01:09:24au sergent Anissé Girardin
01:09:25cérémonie présidée
01:09:26par la ministre des armées
01:09:28Catherine Vautrin
01:09:28Anissé Girardin
01:09:30est décédée mercredi
01:09:31des suites de ses blessures
01:09:32après une embuscade
01:09:33dans le sud du Liban
01:09:34un autre soldat français
01:09:35l'adjudant Florian Montouriau
01:09:37a été tué dans cette embuscade
01:09:39une minute de silence
01:09:40a été observée également
01:09:41à l'Assemblée nationale
01:09:43Emmanuel Macron
01:09:44poursuit sa visite en Andorre
01:09:46où il occupe un rôle particulier
01:09:47dans cette principauté
01:09:48celui de coprince
01:09:49en tant que coprince d'Andorre
01:09:51Emmanuel Macron
01:09:51est tenu d'effectuer
01:09:52une visite officielle
01:09:53dans la principauté
01:09:54au cours de son mandat
01:09:55plusieurs sujets sensibles
01:09:57seront abordés
01:09:57lors de ce déplacement
01:09:58en particulier
01:09:59la question des droits des femmes
01:10:01et celle de l'interruption
01:10:02volontaire de grossesse
01:10:03toujours interdite en Andorre
01:10:05erreur médicale
01:10:07infection décès
01:10:08un rapport alarmant
01:10:09de la cour des comptes
01:10:10sur les établissements
01:10:10de santé français
01:10:11aujourd'hui en France
01:10:13il y a plus de gens
01:10:14qui meurent d'une maladie
01:10:15nosocomiale
01:10:16que d'un accident de la route
01:10:17selon la cour des comptes
01:10:19pire encore
01:10:19plus d'un tiers
01:10:20des erreurs médicales
01:10:21ou des décès
01:10:21qui surviennent
01:10:22après une opération
01:10:23pourrait être évitée
01:10:53Merci beaucoup Audrey
01:10:54le président de la commission
01:10:56d'enquête sur l'audiovisuel public
01:10:57est en train de s'équiper
01:10:59je ne sais pas si je vous prends
01:11:00le court monsieur le député
01:11:01est-ce que vous m'entendez
01:11:02est-ce que vous me recevez
01:11:05merci beaucoup de votre disponibilité
01:11:07en tout cas
01:11:07de prendre quelques minutes
01:11:08pour répondre à nos questions
01:11:10c'est vrai que
01:11:11avec le député à l'oncle
01:11:12vous avez été au coeur
01:11:14de l'actualité
01:11:15ces derniers mois
01:11:16pour le meilleur
01:11:17et pour le pire
01:11:17j'ai envie de dire
01:11:18avec cette commission
01:11:20qui a été suivie
01:11:20par un maximum de français
01:11:22avec une conclusion
01:11:24qu'on a tous observé
01:11:26hier en direct
01:11:27mais surtout
01:11:27beaucoup de tergiversation
01:11:29des heures de négociation
01:11:30pour obtenir hier
01:11:31finalement
01:11:32la publication
01:11:33de ce rapport
01:11:34tant controversé
01:11:35c'est quand même
01:11:37ahurissant
01:11:37pour les français
01:11:38ce qui s'est passé
01:11:39ces dernières semaines
01:11:40et ce point d'orgue
01:11:42hier
01:11:42est-ce que vous en avez conscience ?
01:11:46Moi j'ai été attaché
01:11:47à la transparence
01:11:48si les français
01:11:49ont pu suivre
01:11:49la commission d'enquête
01:11:50c'est que je refusais
01:11:51les demandes de huis clos
01:11:52parce que je souhaitais
01:11:53que ces auditions
01:11:54puissent se tenir
01:11:54devant les français
01:11:55on a organisé
01:11:57200 heures de débat
01:11:5867 auditions
01:11:59c'est un record
01:12:00dans une commission d'enquête
01:12:01cette commission d'enquête
01:12:02elle a travaillé
01:12:03mais vous avez raison
01:12:05il y a une vraie difficulté
01:12:06sur le vote
01:12:07d'un rapport parlementaire
01:12:09puisque finalement
01:12:09on demande aux députés
01:12:11de voter pour la publication
01:12:12d'un rapport
01:12:13moi je pense que demain
01:12:14le vote
01:12:15devrait être sur la publication
01:12:17au nom de la commission d'enquête
01:12:18d'un rapport
01:12:19ou au nom du rapporteur
01:12:21de poser le principe
01:12:22de la publication
01:12:23d'un rapport parlementaire
01:12:24car quand on a travaillé
01:12:25des mois
01:12:26sous le regard des français
01:12:27il est normal
01:12:28que le rapport soit publié
01:12:29la question
01:12:30et elle est tout à fait légitime
01:12:31et c'était la discussion
01:12:32d'ailleurs hier
01:12:33c'est est-ce que ce rapport
01:12:34doit être fait
01:12:34au nom de l'ensemble
01:12:35de la commission d'enquête
01:12:36ou au nom du rapporteur
01:12:38mais en tous les cas
01:12:39je crois qu'il faut prévoir
01:12:40sa publication
01:12:40en tout cas moi j'ai voté
01:12:41pour sa publication
01:12:42non pas parce que je partageais
01:12:44la méthode du rapporteur
01:12:45ou ses propositions
01:12:46mais parce que je considérais
01:12:48que la transparence
01:12:49elle était importante
01:12:50c'est la transparence
01:12:51que j'avais d'ailleurs garantie
01:12:52tout au long des travaux
01:12:53c'est vrai qu'a priori
01:12:54les français n'auraient pas compris
01:12:55que ce travail parlementaire
01:12:58fait accessoirement
01:12:59avec leur argent
01:13:00ne puisse pas arriver
01:13:01jusqu'à eux
01:13:02ces prochains jours
01:13:03il y a beaucoup de commentaires
01:13:04qui sont faits sur ce rapport
01:13:06sur les méthodes d'audition
01:13:09notamment
01:13:10on a eu des propos très forts
01:13:12qu'ils viennent de la Macronie
01:13:13ou de la gauche
01:13:14de la gauche également
01:13:16on parle de mensonges
01:13:18de méthodes trumpistes
01:13:21de règles enfreintes
01:13:22est-ce qu'il porte tous les mots
01:13:24Charles Lalonde
01:13:25je me permets
01:13:26alors n'y voyez pas
01:13:27une attaque personnelle
01:13:28mais lorsque pendant
01:13:30une commission
01:13:31en pleine réunion de commission
01:13:33on s'adresse directement
01:13:35au journal Le Monde
01:13:36en donnant des informations
01:13:38sur les préconisations éventuelles
01:13:40de Charles Lalonde
01:13:41est-ce que déjà
01:13:42soit
01:13:42on n'est pas
01:13:43déjà en train
01:13:44d'enfreindre la règle ?
01:13:48Mais vous avez raison
01:13:49il y a eu une hyper médiatisation
01:13:51de la commission d'enquête
01:13:52quand le rapporteur
01:13:53et je ne veux pas polémiquer avec lui
01:13:54donne une interview
01:13:55la veille de la consultation
01:13:57du rapport
01:13:58par les députés
01:13:59dans le JD News
01:13:59je crois que
01:14:00l'hyper médiatisation
01:14:01de la commission d'enquête
01:14:02elle est à la fois salutaire
01:14:03parce qu'elle permet aux français
01:14:04de suivre la commission d'enquête
01:14:06mais elle ne me permet pas
01:14:07à chaque instant
01:14:07de garantir un cadre
01:14:09qui soit serein
01:14:10qui soit digne
01:14:11c'est toute la difficulté
01:14:12il faut faire la transparence
01:14:13et moi je le redis
01:14:14j'ai souhaité que les auditions
01:14:15puissent être suivies par les français
01:14:16je l'assume
01:14:17ça m'a été reproché
01:14:18y compris par certains
01:14:19dans la commission d'enquête
01:14:20et en même temps
01:14:21et vous le comprendrez parfaitement
01:14:22quand vous menez
01:14:23un travail parlementaire
01:14:24une commission d'enquête
01:14:25ça ressemble
01:14:26en quelque manière
01:14:27à une forme judiciaire
01:14:29c'est très solennel
01:14:30une commission d'enquête
01:14:31les personnes prêtent serment
01:14:32je peux les poursuivre
01:14:33pour parjure
01:14:34ça exige de la part
01:14:35des députés
01:14:36du rapporteur
01:14:36mais pas que de lui
01:14:37de ma part comme président
01:14:38et des membres
01:14:39de la commission d'enquête
01:14:40une forme de retrait
01:14:42une forme de devoir
01:14:43de réserve
01:14:44tout au long des travaux
01:14:44de la commission d'enquête
01:14:45et vous avez raison
01:14:46j'ai également une part
01:14:47de responsabilité
01:14:48j'ai perdu mon sang-froid
01:14:49quand Charles Aloncle
01:14:51a porté une accusation
01:14:52une insinuation
01:14:52qui était grave contre moi
01:14:54et à ce moment-là
01:14:55c'est vrai que j'ai suspendu
01:14:56la séance
01:14:57quand on fait de la politique
01:14:58et quand on est un homme politique
01:14:59on s'empêche
01:15:00je crois
01:15:01c'est la formule
01:15:01et cette interview
01:15:02que vous donnez au monde
01:15:03en pleine réunion
01:15:04vous la regrettez également ?
01:15:09Je ne veux pas polémiquer
01:15:10avec le rapporteur
01:15:11mais admettez que la semaine
01:15:13de consultation du rapport
01:15:14et je lui ai dit
01:15:15je ne veux pas polémiquer avec lui
01:15:16la semaine où on consultait
01:15:18nous son rapport
01:15:19il est allé s'exprimer
01:15:20dans différents médias
01:15:21à la télévision
01:15:22sur la radio
01:15:22dans la presse
01:15:23il a souhaité
01:15:24cette hyper médiatisation
01:15:26de la commission d'enquête
01:15:27et donc effectivement
01:15:28à partir du moment
01:15:29où le rapporteur
01:15:29et je ne lui reproche pas
01:15:30je lui ai dit directement
01:15:32donc je ne veux pas
01:15:33l'interpeller ici
01:15:33par plateau interposé
01:15:35à partir du moment
01:15:36où c'est son choix
01:15:37il a réalisé un documentaire
01:15:39sur votre antenne
01:15:40en pleine commission d'enquête
01:15:41il a décidé
01:15:42c'est son choix
01:15:43d'hyper médiatiser
01:15:44cette commission d'enquête
01:15:45La chaîne prend ses responsabilités
01:15:47M. Alloncle n'a rien réalisé
01:15:49du tout
01:15:50et nous avons fait
01:15:52à titre informatif
01:15:53comme nous faisons
01:15:54plein de documents
01:15:55et de reportages
01:15:55sur cette antenne
01:15:56un document
01:15:57sur un homme
01:15:57au coeur de l'actualité
01:15:59ces dernières semaines
01:16:01Oui allez-y
01:16:02Ce n'est pas une remise en cause
01:16:04ce n'est pas une remise en cause
01:16:05du documentaire
01:16:06je dis qu'effectivement
01:16:07cette commission d'enquête
01:16:08elle a été médiatisée
01:16:09et qu'il y a eu des prises de parole
01:16:10du rapporteur
01:16:11de ma part
01:16:12des députés
01:16:12pendant la commission d'enquête
01:16:14dans des interviews
01:16:15dans des reportages
01:16:16et donc je considère
01:16:18qu'effectivement
01:16:18c'est un constat
01:16:19elle a été hyper médiatisée
01:16:20en tout cas suivie par les français
01:16:21et vous avez parfaitement raison
01:16:23de dire
01:16:23qu'à partir du moment
01:16:24où les français
01:16:24avaient suivi cette commission d'enquête
01:16:26qu'ils s'y étaient intéressés
01:16:27il est normal maintenant
01:16:28qu'ils puissent lire le rapport
01:16:29et se faire un avis
01:16:30c'est pour ça que j'ai voté
01:16:31en faveur de la publication
01:16:32de ce rapport
01:16:32même si j'ai des différences politiques
01:16:34avec le rapporteur
01:16:35Je voudrais juste finir
01:16:36et vraiment
01:16:36j'en terminerai là
01:16:38sur ces règles
01:16:40enfreintes
01:16:40si lignes rouges
01:16:41dépassées ou pas
01:16:42donc on estime
01:16:44si je vous entends bien
01:16:45monsieur Patry
01:16:45il est juste
01:16:46que monsieur Allong dépasse
01:16:47la ligne rouge
01:16:48parce qu'il s'entretient
01:16:50avec des médias
01:16:50donc le choix
01:16:51c'est aussi
01:16:52de dépasser la ligne rouge
01:16:56Non je pense
01:16:57qu'on peut réfléchir
01:16:58collectivement
01:16:58au delà de nos différences politiques
01:16:59sur la manière
01:17:00dont on peut
01:17:02le rapporteur
01:17:03le président
01:17:03les députés
01:17:04s'exprimer dans les médias
01:17:05pendant une commission d'enquête
01:17:06parce que
01:17:07vous l'avez bien vu
01:17:08parfois ça peut conduire
01:17:09à des règlements de compte
01:17:10quand le rapporteur
01:17:11et Nagui
01:17:11se sont
01:17:13querellés
01:17:13par réseaux sociaux
01:17:14interposés
01:17:15moi comme président
01:17:16ça me place
01:17:16dans une position difficile
01:17:17parce qu'ensuite
01:17:18j'assiste à un règlement de compte
01:17:19et d'ailleurs je crois
01:17:20que les français
01:17:20y ont insisté
01:17:21je pose simplement la question
01:17:22je ne suis pas la police
01:17:24des débats
01:17:24je ne suis pas la police
01:17:25des pensées
01:17:25je dis simplement
01:17:26qu'une commission d'enquête
01:17:27c'est un outil de contrôle
01:17:29puissant
01:17:30solennel
01:17:30et que parfois
01:17:31les querelles
01:17:32ou les interpellations
01:17:33par réseaux sociaux
01:17:34interposés
01:17:34ou par médias interposés
01:17:35ne facilitent pas
01:17:37la conduite
01:17:38d'une commission d'enquête
01:17:39ou en tout cas
01:17:39la garantie
01:17:40qu'elle puisse se dérouler
01:17:40dans un cadre serein
01:17:42Dernier mot
01:17:43monsieur Patrie
01:17:43Léthus
01:17:44avant de vous remercier
01:17:45d'avoir pris le temps
01:17:46de nous répondre
01:17:47bon ce rapport
01:17:47il sera publié
01:17:48la semaine prochaine
01:17:50les français vont le découvrir
01:17:51vont découvrir
01:17:51les préconisations
01:17:52du rapporteur
01:17:54il doit y avoir
01:17:55une suite
01:17:56de vraies mesures
01:17:57des propositions de loi
01:17:58des choses doivent changer
01:17:59dans l'audiovisuel public
01:18:03vous savez moi
01:18:04j'ai été administrateur
01:18:05de Radio France
01:18:06je suis administrateur
01:18:07de France Média Monde
01:18:08au nom de l'Assemblée Nationale
01:18:09c'est à dire que
01:18:10j'exerce ce travail
01:18:11de contrôle
01:18:11au sein des conseils
01:18:12d'administration
01:18:13et je vous invite d'ailleurs
01:18:14j'invite Charles Aloncle
01:18:15à demander les comptes rendus
01:18:16de ces conseils d'administration
01:18:17et il verra
01:18:18que j'y mène un travail
01:18:19exigeant
01:18:20et donc j'ai toujours dit
01:18:21je crois que j'avais d'ailleurs
01:18:22dit sur votre antenne
01:18:23il y a quelques mois
01:18:24que les manquements
01:18:25et les dysfonctionnements
01:18:25qui peuvent exister
01:18:26dans l'audiovisuel public
01:18:27doivent être corrigés
01:18:28que ce que la Cour des comptes
01:18:29a révélé dans son rapport
01:18:30doit trouver des réponses importantes
01:18:32et puis
01:18:33je n'en doute pas
01:18:34le débat présidentiel
01:18:36qui s'ouvre devant nous
01:18:37permettra de discuter
01:18:38projet contre projet
01:18:39idée contre idée
01:18:40de l'avenir
01:18:41de l'audiovisuel public
01:18:42ça sera un beau débat
01:18:43je l'espère
01:18:44qui pourra être débattu
01:18:45discuté
01:18:46encore une fois
01:18:47projet contre projet
01:18:48idée contre idée
01:18:49en tout cas
01:18:50cette commission d'enquête
01:18:50elle ne peut pas rester
01:18:51lettre morte
01:18:52chaque groupe politique
01:18:53pourra y apporter
01:18:56une suite
01:18:56une suite politique
01:18:57avec des propositions
01:18:58très concrètes
01:18:59moi je rédigerai
01:18:59un avant-propos
01:19:00et je formulerai
01:19:01de nombreuses propositions
01:19:02complémentaires
01:19:03à celles du rapporteur
01:19:04pour réformer
01:19:05l'audiovisuel public
01:19:06merci beaucoup
01:19:07Jérémy Patrier
01:19:08l'étuse
01:19:08député horizon
01:19:09président de cette commission
01:19:10d'enquête
01:19:11sur l'audiovisuel public
01:19:12merci d'avoir répondu
01:19:13aux questions de CNews
01:19:15on avance
01:19:16on avance
01:19:16avec cette crise internationale
01:19:18qui perdure
01:19:18depuis le déclenchement
01:19:19des hostilités
01:19:20entre les Etats-Unis
01:19:21Israël et l'Iran
01:19:22fin février
01:19:23elle bouscule
01:19:23chacun l'aura saisi
01:19:25radicalement
01:19:26le visage
01:19:26des vacances d'été
01:19:27qui se profilent
01:19:28parmi les français
01:19:29ayant déjà choisi
01:19:30leur destination estivale
01:19:3268%
01:19:33passeront au moins
01:19:33une partie
01:19:34de leur congé en France
01:19:3551%
01:19:36exclusivement
01:19:37dans l'Hexagone
01:19:38chiffre record
01:19:39progression spectaculaire
01:19:40de 15 points
01:19:41par rapport à l'année dernière
01:19:42pardon
01:19:43les explications
01:19:43dans ce sujet
01:19:44on en parle particulièrement
01:19:45avec vous
01:19:46Thierry Brosse
01:19:46dans une seconde
01:19:48des autoroutes embouteillées
01:19:50des quais
01:19:51de gare bondée
01:19:52ces images
01:19:53pourraient bien
01:19:53se multiplier
01:19:54cet été
01:19:55à l'approche
01:19:56de la période estivale
01:19:57de nombreux français
01:19:59prévoient de rester
01:20:00dans le pays
01:20:00pour leurs vacances
01:20:0151% partiront
01:20:03uniquement
01:20:03dans l'Hexagone
01:20:04soit 15 points
01:20:05de plus
01:20:06que l'an dernier
01:20:06on a eu un début
01:20:07d'année
01:20:07depuis janvier
01:20:08plutôt attentiste
01:20:10sur les réservations
01:20:11et on constate
01:20:12depuis 4-5 semaines
01:20:13une vraie accélération
01:20:14des tendances
01:20:15de réservations
01:20:16sur juillet-août
01:20:17nous qui sommes
01:20:18chez Maeva
01:20:18spécialisés
01:20:19sur la destination
01:20:20France
01:20:20on voit des taux
01:20:22de croissance
01:20:22vraiment intéressants
01:20:24sur juillet-août
01:20:24à ce stade
01:20:25on est à peu près
01:20:25à 18% de croissance
01:20:26sur les séjours
01:20:27en France
01:20:28par rapport
01:20:29à l'année dernière
01:20:29si les français
01:20:30seront moins nombreux
01:20:31à franchir
01:20:32les frontières
01:20:32cet été
01:20:33c'est notamment
01:20:34raison de la flambée
01:20:35des prix des billets
01:20:36d'avion
01:20:36et même si le prix
01:20:38de l'essence
01:20:38reste élevé
01:20:39la voiture
01:20:40reste souvent privilégiée
01:20:41jugée plus économique
01:20:42tout comme le train
01:20:43parmi les destinations
01:20:45les plus plébiscitées
01:20:46figurent la Provence
01:20:47Alpes-Côte d'Azur
01:20:48l'Occitanie
01:20:49ou encore la Bretagne
01:20:51une autre tendance
01:20:52se dessine également
01:20:53pour de nombreux français
01:20:54les réservations
01:20:55de dernière minute
01:20:56signent d'une volonté
01:20:57de flexibilité
01:20:58mais derrière cet engouement
01:21:00se cache aussi
01:21:01une autre réalité
01:21:02près de 3 français
01:21:04sur 10
01:21:04ne partiront pas
01:21:05en vacances
01:21:06il y a cette information
01:21:08qu'il faut décrypter ensemble
01:21:09Thierry Bross
01:21:09expert énergie
01:21:10je le rappelle
01:21:10on apprend ces dernières minutes
01:21:12que les émirats arabes unis
01:21:15décident de sortir
01:21:16de l'OPEP
01:21:17de l'organisation
01:21:17des pays exportateurs
01:21:18de pétrole
01:21:20le plus simplement
01:21:21du monde
01:21:21pour les gens
01:21:22qui nous regardent
01:21:22qu'est-ce que ça signifie ?
01:21:24d'abord je pense
01:21:25que c'est une décision
01:21:26mûrement réfléchie
01:21:27je vous rappelle
01:21:27que le ministre
01:21:28de l'industrie
01:21:29des émirats arabes unis
01:21:31avait dit
01:21:31il y a un mois
01:21:32la fermeture
01:21:33des détroits d'Hormuz
01:21:34est un acte
01:21:35de terrorisme
01:21:36un acte
01:21:37de terrorisme économique
01:21:38c'est un des seuls
01:21:39hommes politiques
01:21:39à avoir dit ça
01:21:40et donc je pense
01:21:41qu'il prend acte
01:21:43qu'il ne peut plus être
01:21:44dans la même pièce
01:21:45que l'Iran
01:21:45il prend acte
01:21:46que quand vous avez
01:21:47un voisin
01:21:48qui veut votre mort
01:21:50qui veut votre mort
01:21:51économique
01:21:52finalement c'est peut-être
01:21:52pas le meilleur moyen
01:21:53d'aller en réunion
01:21:55avec lui
01:21:55donc ça c'est le premier point
01:21:56le deuxième point
01:21:57et bien finalement
01:21:59je crois que c'est quelque chose
01:22:00qui va faire plaisir à Trump
01:22:01parce que les émirats arabes unis
01:22:02veulent un prix du baril
01:22:04moins cher
01:22:04ils veulent produire plus
01:22:06ce sont les seuls
01:22:07avec l'Arabie saoudite
01:22:08à avoir ce qu'on appelle
01:22:09de la capacité résiduelle
01:22:10inemployée
01:22:11c'est les seuls
01:22:11lorsqu'Hormuz sera réouvert
01:22:13à pouvoir appuyer
01:22:14sur un bouton
01:22:15et mettre plus de barils
01:22:16sur le marché
01:22:16et donc faire baisser
01:22:18aussi les prix
01:22:19mais ils sont les seuls
01:22:20à avoir cela
01:22:20avec l'Arabie saoudite
01:22:21et donc ils se disent
01:22:23aussi de l'OPEP
01:22:23je pense qu'il y avait
01:22:24finalement deux solutions
01:22:25soit l'Iran était exclu
01:22:27de l'OPEP
01:22:27soit effectivement
01:22:28certains vont partir
01:22:30parce qu'ils ne peuvent plus
01:22:31être à la même table
01:22:31que l'Iran
01:22:32qui devient un état
01:22:34véritablement terroriste
01:22:35même pour ses voisins
01:22:36Un mot sur les prix
01:22:37des carburants à la pompe
01:22:38on va venir inverser
01:22:39cet impact sur les vacances
01:22:41on est très très loin
01:22:42de voir le bout de la crise
01:22:43je crois que le baril
01:22:44ce matin a encore pris 5%
01:22:46je ne sais pas si on peut
01:22:47afficher les prix en direct
01:22:48mais avant de venir en plateau
01:22:50je crois qu'on était
01:22:50à 110-111 dollars
01:22:52on est loin
01:22:53merci beaucoup aux équipes
01:22:54alors le Brent n'est pas à zéro
01:22:56ce serait magnifique
01:22:58nous sommes loin
01:22:59de voir le bout de la crise
01:23:00Oui on est très loin
01:23:01puisque chaque jour qui passe
01:23:03et que le Détroit reste fermé
01:23:05et bien la crise s'aggrave
01:23:07c'est ce que tous les experts
01:23:09essayent d'expliquer
01:23:10alors les politiques
01:23:10ont du mal à le comprendre
01:23:11mais chaque jour qui passe
01:23:13et bien on a 12 millions
01:23:14de barils par jour
01:23:15qui manquent sur le marché
01:23:16c'est ce que le directeur
01:23:18exécutif de l'agence
01:23:19nationale de l'énergie
01:23:20essaye d'expliquer
01:23:21c'est ce que Patrick Pouyanné
01:23:22essaye d'expliquer
01:23:23pour le moment
01:23:24on a vu finalement
01:23:25que la hausse du prix
01:23:26mais bientôt
01:23:27on va avoir un problème
01:23:28de pénurie
01:23:29alors la pénurie
01:23:30elle ne se fera pas
01:23:31par le fait
01:23:31qu'on ne va plus pouvoir
01:23:32aller à la pompe
01:23:34il n'y aura plus d'essence
01:23:34à la pompe
01:23:35mais la pénurie
01:23:35elle se fera
01:23:36par le signal prix
01:23:37parce que vous avez vu
01:23:38dans votre reportage
01:23:39le fait que certains français
01:23:41ne pourront plus payer
01:23:42ces produits de luxe
01:23:44l'impact psychologique
01:23:45on n'en parle pas beaucoup
01:23:46parce qu'évidemment
01:23:46que l'impact sur le porte-monnaie
01:23:48il est énorme
01:23:48alors vous n'êtes pas psychologue
01:23:49mais il y a
01:23:51un impact global
01:23:52sociétal
01:23:53social
01:23:53j'ai envie de dire
01:23:54sur les prix de l'énergie
01:23:56quand on franchit
01:23:57cette barre des 2 euros
01:23:59il y a ce sentiment
01:23:59en effet
01:24:00que l'impact psychologique
01:24:01et on en vient
01:24:01à ces choix
01:24:02des français
01:24:02qui veulent rester en France
01:24:03qui ne veulent pas s'éloigner
01:24:06ces avions
01:24:06qui commencent à être annulés
01:24:08notamment dans les campagnes
01:24:09low cost
01:24:09l'impact
01:24:11sur le mental
01:24:11il est aussi fort
01:24:12que celui sur le porte-monnaie
01:24:13c'est la sensation
01:24:14qu'on a
01:24:15oui
01:24:15et il aura des conséquences
01:24:16très longues
01:24:17regardez
01:24:18finalement
01:24:18le programme électronucléaire français
01:24:20il a été construit pour ça
01:24:21pour être résilient
01:24:22et donc
01:24:23ce qui va se produire
01:24:24c'est qu'il va y avoir
01:24:24des changements de comportement
01:24:26alors effectivement
01:24:26on trouve ça irritant
01:24:28mais il va y avoir
01:24:29des changements de comportement
01:24:30vous avez des gens
01:24:31qui vont acheter
01:24:31des voitures électriques
01:24:32il y en a de plus en plus
01:24:33en ce moment
01:24:34vous allez avoir
01:24:35peut-être des innovations
01:24:36il faut pouvoir se les permettre
01:24:37oui il faut pouvoir se les permettre
01:24:38mais il y a des gens
01:24:39qui pouvaient se les permettre
01:24:40qui ne l'avaient pas fait
01:24:41donc là ils vont le faire
01:24:42et encore une fois
01:24:43après il y aura peut-être
01:24:44de la démocratisation
01:24:46de ces véhicules là
01:24:47mais aujourd'hui
01:24:48on voit bien
01:24:49qu'il va y avoir
01:24:49une accélération
01:24:51de la transition énergétique
01:24:52alors que
01:24:53pendant très longtemps
01:24:54on avait toujours pensé
01:24:55que la transition énergétique
01:24:56ça se discutait
01:24:57dans un bureau
01:24:57à Bruxelles
01:24:58ou à Paris
01:24:58la transition énergétique
01:25:00ce sont les consommateurs
01:25:01qui la font
01:25:02j'ai l'habitude de dire
01:25:03qu'il y a 100 ans
01:25:04on ne s'est pas séparé
01:25:06de l'huile de graisse
01:25:07de baleine
01:25:07pour faire plaisir aux baleines
01:25:09mais c'est parce que
01:25:09Rockefeller a inventé
01:25:11le kérosène
01:25:11et que le kérosène
01:25:12c'était moins cher
01:25:13et meilleur
01:25:14le transport aérien
01:25:16venons-y
01:25:16merci
01:25:16vous êtes vraiment
01:25:17l'expert
01:25:18parfait
01:25:18vous me faites mes transitions
01:25:20également
01:25:20le transport aérien
01:25:22qui affronte une tension
01:25:23inédite
01:25:24sur le kérosène
01:25:26on assiste déjà
01:25:27pour l'instant
01:25:28c'est une portion congrue
01:25:29on est à 2 ou 3%
01:25:30d'annulation de vol
01:25:31sur les compagnies low cost
01:25:32mais qui sait
01:25:33de quoi sera fait demain
01:25:34le touriste
01:25:35le tourisme
01:25:36va-t-il résister
01:25:37à cette pression énergétique
01:25:39et non
01:25:40c'est ça le grand problème
01:25:41alors 2%
01:25:41c'est aujourd'hui en Europe
01:25:43si vous regardez en Asie
01:25:44c'est beaucoup plus
01:25:44vous avez des compagnies en Asie
01:25:46qui sont déjà
01:25:46complètement clouées au sol
01:25:48bien sûr
01:25:48notamment les gros hub
01:25:49dans les émirats
01:25:50exactement
01:25:50et donc ce qu'il faut
01:25:51quand même comprendre
01:25:52c'est que sur le prix
01:25:53d'un billet d'avion
01:25:54outre les taxes
01:25:54que le gouvernement
01:25:55rajoute régulièrement
01:25:56il y a 40%
01:25:58qui sont le prix du kérosène
01:25:59quand vous voyez
01:26:00le prix du kérosène
01:26:01qui multiplie par 2
01:26:02et bien votre prix du billet
01:26:03il augmente de 40%
01:26:05et donc la question
01:26:05c'est est-ce que vous pouvez
01:26:06vous payer ce nouveau prix du billet
01:26:08ou est-ce que vous ne pouvez pas
01:26:10et dans ce cas là
01:26:10les compagnies vont arrêter
01:26:12d'affrêter certains vols
01:26:13malheureusement
01:26:14il viendra un jour
01:26:16plus ou moins
01:26:17proche de nous
01:26:18où on va nous parler
01:26:18de rationnement
01:26:20alors
01:26:20et là je reviens au pétrole
01:26:21et au prix du carburant
01:26:22bien sûr
01:26:23oui
01:26:23je crois pas
01:26:24je crois que
01:26:25finalement
01:26:26le signal prix fera le job
01:26:27si je peux me permettre
01:26:28l'expression
01:26:29c'est-à-dire qu'effectivement
01:26:30avec un prix du pétrole
01:26:32ou de l'essence à la pompe
01:26:33qui va monter
01:26:33qui va continuer à monter
01:26:35si vous imaginez un monde
01:26:36où Hormuz reste fermé
01:26:38moi dans mon modèle
01:26:39on augmente le prix du baril
01:26:41de l'ordre de 30 dollars
01:26:42par mois
01:26:43et donc vous augmentez
01:26:44le prix à la pompe
01:26:45de l'ordre de 20 centimes
01:26:46par litre par mois
01:26:47et donc effectivement
01:26:49vous allez avoir
01:26:50malheureusement
01:26:51de la pauvreté énergétique
01:26:52qu'il va avoir
01:26:53et puis de l'autre côté
01:26:54vous n'avez plus d'économie
01:26:55pardon
01:26:55ah oui oui
01:26:56mais évidemment
01:26:57vous allez avoir
01:26:58un problème de récession
01:26:59effectivement
01:27:00quand on dépasse
01:27:01les 120-130 dollars
01:27:02par baril
01:27:03on imagine
01:27:03qu'on peut avoir
01:27:04une récession économique
01:27:05vous faites partie
01:27:05des gens qui m'ont fait
01:27:06le plus peur
01:27:07ces dernières semaines
01:27:08je ne sais pas
01:27:08si vous vous souvenez
01:27:09on était ensemble
01:27:09il y a 2-3 semaines
01:27:11sur ce même plateau
01:27:13et vous avez évoqué
01:27:14avec moi
01:27:14et je voudrais savoir
01:27:14si cette vérité
01:27:16d'il y a 3 semaines
01:27:16vous la maintenez
01:27:17aujourd'hui
01:27:18que si la crise continue
01:27:20et si cette guerre
01:27:21ne prend pas fin
01:27:22rapidement
01:27:22dans les semaines
01:27:23les mois qui viennent
01:27:23on pourrait arriver
01:27:24aisément à 3-4 euros
01:27:26le litre d'essence
01:27:26mais oui
01:27:28si vous regardez
01:27:29le prix du baril
01:27:30a augmenté 30 dollars
01:27:31d'accord
01:27:32et c'est un mois
01:27:33de guerre
01:27:35chaque mois qui passe
01:27:36vous allez l'augmenter
01:27:37de 30 dollars
01:27:37c'est à peu près mécanique
01:27:38il n'y a pas un seuil
01:27:39indépassable
01:27:40ça n'existe pas
01:27:42regardez le prix du gaz
01:27:43en 2022
01:27:44il est monté
01:27:45à des prix astronomiques
01:27:46et donc finalement
01:27:48encore une fois
01:27:48100 dollars le baril
01:27:50ça vous fait peur
01:27:51mais dans mon monde
01:27:52c'est pas très cher
01:27:53dans le monde d'un pétrolier
01:27:54c'est pas très cher
01:27:55100 dollars par baril
01:27:56on a fait 148
01:27:57il y a quelques années
01:27:58et 100 dollars par baril
01:27:59c'est 100 dollars
01:28:00pour 158 litres
01:28:01donc c'est moins cher
01:28:02qu'une bouteille d'eau
01:28:03que vous allez acheter
01:28:03au supermarché
01:28:06vu comme ça
01:28:07donc c'est pour ça
01:28:08vous voyez
01:28:10on pourrait
01:28:11je pense qu'on peut
01:28:12avoir des prix
01:28:13qui montent
01:28:13je pense que les traders
01:28:15pour aujourd'hui
01:28:16ne pricent que
01:28:17l'instant T
01:28:18et l'instant T
01:28:19il est très incertain
01:28:20merci beaucoup
01:28:21Thierry Bross
01:28:22et j'espère qu'on aura
01:28:23l'occasion de vous revoir
01:28:24sur ce plateau
01:28:25parce que c'est toujours
01:28:25très éclairant
01:28:26de vous entendre
01:28:27merci à tous les quatre
01:28:28d'avoir participé
01:28:29à cette émission
01:28:29merci aux équipes
01:28:30en rédaction
01:28:31et notamment
01:28:32Martin Mazur
01:28:33et Thomas Goussard
01:28:34qui ont préparé
01:28:34l'émission
01:28:35Laurence Ferrari
01:28:36dans un instant
01:28:37évidemment
01:28:37j'ai le plaisir
01:28:38de vous retrouver
01:28:38demain 15h
01:28:39pour 120 minutes info
01:28:40bonne soirée
01:28:40sur CNews
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