00:00Alors, il faut savoir que ce sont des enquêtes qui peuvent durer très longtemps.
00:03Hier, un enquêteur nous disait que l'une de ces enquêtes avait duré un peu plus de trois ans.
00:06Et parfois, ces investigations, elles durent quelques jours.
00:10Donc, tout dépend des faits.
00:12Il faut aussi comprendre que c'est un travail collectif,
00:14que le gendarme ou le policier ne va pas travailler seul.
00:16Ici, en l'occurrence, on avait interrogé un gendarme qui nous disait
00:22qu'il va justement se référer à ce qu'on appelle les primo-intervenants.
00:25Ce sont les premières personnes qui arrivent sur les lieux lors des incendies.
00:28Ça peut être un garde-ONF, ça peut être un policier municipal, ça peut aussi être un pompier.
00:32Et sur place, le primo-intervenant va pouvoir commencer à faire quelques actes,
00:37notamment prendre des photos ou encore horodater l'évolution du feu.
00:41Avec ces éléments, les enquêteurs, eux, vont pouvoir déterminer l'origine du feu.
00:45Si c'est accidentel ou si c'est naturel, c'est beaucoup plus simple et beaucoup plus vite résolu
00:50que si c'est la piste criminelle qui est privilégiée.
00:53Si c'est la piste criminelle, les investigations vont être plus longues.
00:56Finalement, ce sont des investigations d'une enquête classique,
01:00c'est-à-dire exploitation des caméras de vidéosurveillance, enquête de voisinage,
01:05appel à témoins, on l'a vu comme en Côte d'Or, et également analyse de la téléphonie mobile.
01:11Des prélèvements, on l'a vu, peuvent être faits directement sur place et envoyés à l'IRCGN.
01:16L'IRCGN, c'est l'Institut de Recherche Criminel de la Gendarmerie Nationale situé à Pontoise,
01:21qui va disposer d'un large panel d'experts et notamment des profilers qui vont pouvoir justement,
01:26si c'est une piste criminelle qui est privilégiée, dessiner le profil de l'incendiaire.
Commentaires