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  • il y a 12 heures
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et Renaud Dély.

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00:03Générique
00:06Bonjour et bienvenue, si vous nous rejoignez dans les informés, c'est parti pour une demi-heure de décryptage de
00:11l'actualité.
00:12Bonjour Renaud. Bonjour Agathe.
00:14A la une ce matin, France-Algérie, Emmanuel Macron contre les maboules.
00:18Le président critique les partisans d'une ligne dure avec Alger au détour d'une conversation sur les médecins étrangers.
00:25Et puis le rapport parlementaire sur l'audiovisuel public va être publié, mais que vont devenir ces préconisations ?
00:33Ils proposent notamment de fusionner France 5 avec France 2.
00:37Pour nous éclairer ce matin, nous informer Valérie Gage, chef du service politique de RFI.
00:42Bonjour Valérie. Bonjour Agathe.
00:43Et Henri Vernet, éditorialiste à France 24, Radio-Orient et France Info TV.
00:47Bonjour Henri. Bonjour.
00:48On commence donc Renaud avec notre premier sujet, Emmanuel Macron contre les maboules.
00:54Et oui, c'était lors d'un déplacement hier dans la Riège.
00:57Et Renaud avec un langage fleuri.
00:59Voilà, en rencontrant des personnels soignants.
01:01Le chef de l'État, c'était en l'occurrence précisément à l'hôpital de Lavlanet,
01:05a évoqué la situation des médecins étrangers,
01:08notamment le besoin de médecins étrangers pour pallier les manques du système de santé français.
01:15Et il en a profité pour dénoncer donc ce qu'il appelle tous les maboules,
01:19maboules, comme on disait à la récré, effectivement.
01:22Les maboules qui voudraient se fâcher avec l'Algérie, par exemple,
01:25alors que nous avons besoin des médecins qui ont obtenu leur diplôme en Algérie.
01:28Ils sont près de 8 000 à peu près, sur un total de près de 20 000 médecins
01:32qui ont obtenu leur diplôme à l'étranger.
01:35Il n'a cité personne, Emmanuel Macron,
01:37mais Bruno Retailleau s'est reconnu,
01:39puisqu'il a publié un communiqué pour dénoncer la politique des bons sentiments
01:43avec le régime algérien qui est, selon lui, selon Bruno Retailleau, voué à l'échec.
01:49Alors, qui a raison ?
01:50Quelle méthode faut-il adopter quand on traite avec le régime algérien ?
01:54La réponse, il y a quelques minutes sur ce plateau,
01:55de celle qui était votre invitée, Maude Bréjon, porte-parole du gouvernement.
01:59On voit que cette politique de non-contact ne permet pas d'avancer
02:03parce que nous n'arrivons pas à obtenir les laissés-passés consulaires
02:06qui nous permettent d'exécuter les obligations à quitter le territoire français.
02:09Ce sont des sujets extrêmement complexes.
02:12Bruno Retailleau le sait.
02:14Tout ça va nécessiter du dialogue.
02:16Et c'est ce que porte le président de la République qui a raison.
02:19Valérie Gasse, vous qui parlez le Macron couramment,
02:22que voulait dire le président ?
02:25Moi, il y a deux choses.
02:26En effet, comme vous le disiez,
02:28on retrouve le langage fleuri des débuts d'Emmanuel Macron à l'Élysée.
02:32Et en fait, c'est assez amusant
02:34parce qu'ils étaient un peu retenus, bridés sur ces petits mots.
02:37Le pognon de dingue.
02:38Le traverser la rue.
02:39Ceux qui ne sont rien et qui lui avaient valu beaucoup d'ennuis.
02:41au début de son premier quinquennat.
02:44Donc là, c'est la fin de son deuxième quinquennat.
02:46Et revoilà le langage un peu imagé du président de la République.
02:49Alors, qu'est-ce que ça veut dire ?
02:51Dans cette année de bilan,
02:53et parmi les sujets sur lesquels il fait un bilan,
02:55il y aura forcément la politique franco-algérienne
02:58et les relations franco-algériennes.
02:59Donc, c'est une manière aussi de mettre un petit pied dans la présidentielle
03:06et de lancer un sujet.
03:07D'ailleurs, Bruno Retailleau s'est immédiatement emparé de ça.
03:11Peut-être qu'Emmanuel Macron, finalement, lui rend un petit peu service
03:14parce que c'est une bonne opportunité pour lui de refaire valoir
03:16que la fermeté, ça marche.
03:19Et puis, Emmanuel Macron, il a beau dire,
03:21avec ce langage fleuri,
03:24les maboules qui veulent se fâcher avec l'Algérie,
03:26à un moment, il s'est fâché aussi avec l'Algérie,
03:28à des moments, il essaye de concilier avec l'Algérie
03:30et il n'y a rien qui a vraiment marché avec l'Algérie.
03:32Donc, il devrait aussi peut-être prendre une part de ce bilan
03:36qui n'est pas totalement positif.
03:38C'est ça, parce qu'on va reparler du fond et du problème
03:40que pointe Emmanuel Macron,
03:42celui de la façon dont les médecins étrangers sont accueillis
03:44ou plutôt mal accueillis en France.
03:45Mais sur la relation avec l'Algérie, Henri Vernet,
03:49Emmanuel Macron est vraiment en position
03:50de critiquer les partisans d'une ligne dure ?
03:53Alors, pas vraiment, parce que la sienne non plus
03:55n'a pas tellement marché.
03:56En réalité, les deux lignes, celle de la fermeté,
03:58qui était prônée quand Retailleau était ministre de l'Intérieur,
04:02il y avait vraiment cette division.
04:03D'un côté, l'Elysée et également le Quai d'Orsay
04:05qui était sur cette ligne plutôt de dialogue et de fermeté.
04:08Même si, comme eux, de dialogue et donc plutôt
04:10d'y mettre les formes et donc diplomatique.
04:13Même si c'est vrai qu'il y avait eu des sautes d'humeur
04:15de la part d'Animal Macron qui, à un moment,
04:16avait lui-même parlé de rente mémorielle
04:18avec laquelle exagérait Alger,
04:20enfin, par laquelle Alger tenait en permanence un petit peu Paris.
04:23À un moment, il avait même accusé Alger de se déshonorer.
04:25C'était au début de la captivité de Sansal.
04:28Et donc, bon, mais il était plutôt revenu
04:31avec Jean-Noël Barraud sur cette ligne plutôt
04:32de douceur pour simplifier les choses.
04:35Tandis que Retailleau, lui, prenait,
04:36Bruno Retailleau, prenait la ligne de fermeté.
04:39Il allait très haut.
04:39Il avait même parlé, rappelez-vous, cet épisode
04:42des OQTF, donc des, comment dire,
04:44des expulsés frappés d'obligation de quitter
04:46le territoire français, notamment un influenceur
04:49islamiste qui appelait vraiment à la violence
04:50en France.
04:51Eh bien, ces OQTF avaient été refusés,
04:54comment dire, renvoyés en France sur le tarmac même
04:56de l'aéroport d'Alger.
04:57Et donc, on voit bien qu'on a bien vu à plusieurs reprises
05:00que la ligne dure de Retailleau n'a pas davantage payé.
05:03Il a fallu en réalité attendre son départ
05:05pour que, par l'entremise de l'Allemagne,
05:07finalement, Boalem Sansal soit libéré.
05:10Mais tous les problèmes restent en suspens.
05:11Et notamment notre confrère Gleis,
05:14qui est le journaliste qui reste encore, lui,
05:16dans les géoles algériennes.
05:17Bref, aucune de ces deux lignes, en réalité, ne marche,
05:20même si, à l'heure actuelle, est relancée celle de la diplomatie
05:23avec un voyage récent du ministre de l'Intérieur,
05:26Laurent Nunez, qui a, comment dire,
05:29commencé à restaurer la coopération sécuritaire, policière.
05:34Mais c'était vraiment un début.
05:35Et là, tout à l'heure, c'était intéressant,
05:36ce que disait Maude Bréjon, sur les laissés-passés consulaires.
05:39Parce que l'un des gains qu'avait obtenu Nunez à Alger
05:43il y a deux mois, c'était justement, comment dire,
05:45de pouvoir accréditer de nouveau des consuls algériens.
05:48Parce que, vu le gel qui a régné pendant un certain temps,
05:51il n'y avait même plus de consuls.
05:53Et sans consul, évidemment, il en manquait un gros tiers.
05:56Et donc, pas d'expulsion possible.
05:58Il semblerait que, donc là, des consuls, le réseau se soit reformé.
06:01Mais pour l'instant, visiblement, ça ne paye toujours pas,
06:03puisque ces expulsions, on vient de dire,
06:05Maude Bréjon ne sont toujours pas effectives.
06:07Donc, il y a un petit réchauffement, mais ça ne marche pas encore totalement.
06:10C'est pour ça qu'aucune des deux lignes ne fonctionne elle seule,
06:13ou aucune des deux lignes n'échoue complètement elle seule.
06:16Mais ce qui est vrai, c'est que la fameuse politique dite de fermeté,
06:19de dire, on supprime les visas,
06:22en attendant, justement, que les laissés-passés consulaires soient délivrés par l'Algérie
06:26pour qu'elle récupère ses ressortissants sous le QTF.
06:30On prend un certain nombre de mesures, justement,
06:34pour réprimer, en quelque sorte, le régime algérien.
06:36Ça ne peut pas fonctionner parce que,
06:38et on l'avait vu d'ailleurs, y compris au moment de la détention de Boilem Sansal,
06:42Bruno Rotaillot était en pointe pour obtenir la libération de Boilem Sansal.
06:46Justement, il en rajoutait dans la dénonciation du régime algérien à ce moment-là,
06:50notamment parce que l'écrivain franco-algérien Boilem Sansal
06:53était prisonnier dans les geôles d'Alger.
06:55Et comme par hasard, le régime algérien a attendu cinq semaines
06:58après son départ de la place Beauvau
07:00pour le libérer une fois que Laurent Nunez, lui, avait renoué des contacts
07:04et effectivement par l'intermédiaire de l'Allemagne,
07:06comme l'a rappelé Henri Vernet.
07:08Tout ça pour dire qu'on peut faire des moulinets avec le bras
07:11et hurler à la politique de fermeté.
07:13De toute façon, la France, par définition, n'est pas seule
07:15puisqu'il s'agit de relations avec un autre État,
07:17lequel est tellement proche en termes d'intérêt.
07:20Alors évidemment, il y a les liens historiques,
07:21mais même d'intérêts économiques, de proximité, de population, etc.
07:26Il est, entre guillemets, plus facile de prendre des sanctions
07:30à l'endroit d'un État lointain avec lesquels on a des intérêts
07:32beaucoup moins imbriqués qu'avec ceux de l'Algérie.
07:35Donc aucune des deux politiques ne fonctionne parfaitement.
07:38C'est pour ça qu'il y a un jeu de posture.
07:40Et d'ailleurs, Bruno Rotaillot le sait très bien,
07:41parce qu'il le fait aussi à des fins électoralistes et intérieures.
07:45Il faut rappeler que Bruno Rotaillot est en campagne présidentielle.
07:47Alors sur le fond, Emmanuel Macron s'est insurgé hier contre notre système
07:52qui contraint les médecins hors Union européenne à repasser des concours
07:57pour obtenir des équivalences de diplôme en France,
08:00des médecins qui viennent principalement d'Algérie.
08:03Henri Verney, on a l'impression qu'Emmanuel Macron,
08:05après près de 10 ans au pouvoir, il découvre le système français ?
08:08C'est ça qui est agaçant.
08:09En effet, quand vous dites qu'il vient de passer 10 ans au pouvoir,
08:11en plus, rappelez-vous, quand il arrive au pouvoir,
08:14c'est quand même celui qui veut tout, enfin pas libéraliser,
08:17mais quand même, il veut desserrer les carcans.
08:19Et notamment, il est en guerre.
08:20Il avait d'ailleurs, c'était visible dans sa loi,
08:22qui avait été très controversée, mais quand même,
08:24la loi économie de Macron, avec notamment les bus flexibles,
08:28enfin tout ce qui visait vraiment à desserrer l'emprise sur l'économie.
08:34Il était par exemple contre le monopole des pharmaciens,
08:37le monopole des notaires, tout un tas de monopoles.
08:39Et donc ça, on pourrait considérer que ça en fait partie,
08:41c'est-à-dire faciliter l'accès à des médecins hors UE
08:45à venir à exercer le pouvoir,
08:46mais que ne l'a-t-il fait pendant ces 10 années ?
08:49Donc c'est ça qui est agaçant.
08:50En effet, à tous les niveaux, on est en campagne là.
08:52Je reviens un instant sur l'Algérie,
08:53parce que bien évidemment, c'est Retailleau qui était visé
08:55dans son propos sur les mabous.
08:57– En tout cas, il s'est reconnu.
08:58– Oui, mais il s'est reconnu à raison,
09:00mais d'autant plus à raison que ça le sert,
09:02parce qu'il faut bien dire que l'opinion française,
09:04elle est quand même plutôt sur cette tendance-là,
09:06c'est-à-dire la fierté française,
09:07qui a été un peu blessée quand même
09:09par les rhodomontades algériennes à répétition.
09:11On se rappelle d'ailleurs que quand il y a eu cet épisode
09:13dont je parlais tout à l'heure,
09:15Retailleau avait crié à l'humiliation de la France.
09:18Il avait plutôt été, comment dire,
09:19eu un écho dans le pays.
09:21Il est en campagne, et évidemment c'est ça.
09:23– Ça rappelle sa belle période à Beauvau,
09:25alors qu'il a regardé sa superbe.
09:26– Mais bien sûr, il était déjà en campagne à l'époque,
09:28parce qu'à l'époque, il était en campagne
09:29pour la présidence des DLR.
09:31Le danger quand même, c'est que l'Algérie,
09:33avec laquelle déjà on vient de le dire,
09:34la relation reste quand même très très compliquée.
09:36Le dégel n'a pas encore totalement eu lieu.
09:38Et ça va devenir un objet de campagne, c'est évident.
09:40Là, ça l'est devenu, et plutôt dans la dureté.
09:43Il faut quand même savoir que traditionnellement,
09:45tout candidat important, disons,
09:46une présidentielle, fait le voyage âgé.
09:48Macron l'avait fait lui-même en 2016.
09:50Il avait d'ailleurs déclenché,
09:51avec le crime contre l'humanité,
09:53il avait déclenché un certain tollé en France.
09:55Là, il est prévu que les diplomates s'attendent
09:56à ce que cette année,
09:58enfin en tout cas entre cette année et 2027,
10:00ce voyage n'existe pas,
10:02parce que les relations sont tellement gelées
10:03entre les deux pays que non.
10:04Et ce sera un enjeu de campagne à qui sera le plus dur,
10:06c'est une évidence.
10:08Valérie Gass, sur le fond, j'aimerais bien,
10:10est-ce qu'Emmanuel Macron dit vrai,
10:12le système est absurde,
10:14et il faudrait peut-être aider davantage
10:16les médecins étrangers ?
10:17Emmanuel Macron fait le constat aussi
10:19qu'il y a des déserts médicaux,
10:20et des régions en France,
10:21et des endroits en France
10:22où on n'a pas accès aux médecins,
10:23et qu'on a besoin de ces médecins venus de l'étranger.
10:25Donc en fait, il fait son propre constat d'échec,
10:27comme on l'a dit.
10:28Et il est vrai que face à cette carence,
10:32peut-être qu'il faudrait en effet assouplir les règles,
10:34mais c'est le chien qui se mord la queue,
10:35on en revient toujours à la problématique.
10:37Pourquoi n'a-t-il pas assoupli ces règles,
10:39et si c'était nécessaire,
10:40pourquoi attendre un déplacement dans l'Ariège
10:42avant un déplacement à Andorre,
10:44pour lâcher une petite phrase comme ça,
10:46dont il sait très bien qu'elle va faire boule de neige
10:48et provoquer des polémiques,
10:49et dont en fait, est-ce que la visée,
10:52c'est de vraiment dénoncer un système
10:53qui ne fonctionne pas sur les déserts médicaux,
10:55ou de mettre un pavé dans la mare de la campagne présidentielle,
10:57et d'obliger tout ce petit marigot à réagir.
11:01Et en fait, naturellement,
11:03le premier d'entre eux, c'est Bruno Retailleau,
11:04mais il n'y a pas que lui qui est sur la ligne de fermeté.
11:06Même un Édouard Philippe était aussi
11:08pour la remise en cause des accords franco-algériens de 1968.
11:11Donc en fait, c'est un sujet qui concerne tout le monde,
11:13c'est un vrai sujet de campagne.
11:14Mais je pense que c'est assez bien vu, de ce point de vue-là,
11:16parce qu'au-delà même de l'Algérie,
11:18on voit qu'on est dans un moment où, par exemple,
11:19on a vu Bruno Retailleau surréagir à la décision
11:22du premier ministre espagnol Pedro Sanchez
11:25de régulariser 500 000 travailleurs sans-papiers en Espagne.
11:29Et il annonce, Bruno Retailleau,
11:30que s'il était élu à l'Élysée,
11:31il veut rétablir des contrôles très stricts aux frontières espagnoles
11:34parce que les sans-papiers régularisés en Espagne
11:38menaceraient, selon lui, de déferner en France.
11:40Avec une contradiction, on ne comprend pas bien
11:42pourquoi ces sans-papiers régularisés,
11:44qui sont pour l'écrasante majorité hispanophone,
11:46ils viennent d'Amérique du Sud,
11:48abandonneraient un statut de travailleurs légaux en Espagne
11:50pour une vie de clandestin en France.
11:52Ce que je veux dire par là, c'est qu'au-delà du cas de l'Algérie,
11:55on voit que cette question, justement,
11:57de l'immigration, des sans-papiers, etc.,
11:59et donc de l'apport de l'immigration
12:02dans la société française, par exemple,
12:04ou en Europe, c'est un vrai sujet.
12:05Et quand on voit les résultats économiques
12:07en Espagne aujourd'hui,
12:08et l'ensemble des pays européens,
12:10la plupart des pays européens,
12:12se heurt à une grave crise démographique,
12:13et la France aussi, et on le voit.
12:15En Italie aussi, Giorgia Meloni,
12:16a régularisé des centaines de milliers
12:18de travailleurs sans-papiers,
12:20ce qui, là, ne fait pas pousser des cris d'orfraie,
12:21d'ailleurs, de l'Ontario.
12:22Et en France, on a un énorme problème
12:23de déserts médicaux,
12:24il y a des Français qui n'arrivent pas
12:24à trouver des médecins,
12:25et on viendrait mettre des bâtons dans les roues.
12:27On parle de quelques milliers
12:28de médecins étrangers,
12:29des personnes qui sont diplômées,
12:31qui viennent pour s'insérer.
12:32Ce que je veux dire,
12:33c'est qu'il y a, évidemment,
12:34vous l'avez dit,
12:35un aveu d'impuissance
12:36de la machine gouvernementale
12:37depuis dix ans,
12:39ou neuf ans,
12:40au cours desquels Emmanuel Macron
12:41est au pouvoir pour faire ce constat.
12:42C'est une forme d'aveu d'impuissance,
12:43de constater qu'il n'a pas réussi
12:44à lever, justement,
12:45ces verrous et ces difficultés
12:47qui contraignent, par exemple,
12:47des médecins qui ont obtenu
12:49leur diplôme à l'étranger
12:50à repasser des examens en France,
12:52même s'ils exercent déjà
12:53en France à l'hôpital.
12:55Donc, il y a des dispositifs
12:56qui sont vraiment particulièrement complexes.
12:57Donc, ça, c'est un aveu d'impuissance,
12:59effectivement,
12:59sur l'incapacité à réformer ce système.
13:01Mais sur le fond,
13:02je pense que c'est un vrai sujet,
13:03au-delà des postures
13:05et des instrumentalisations politiques
13:06des uns ou des autres,
13:07et notamment de Bruno Retailleau.
13:08Il faut rappeler qu'en mars 2025,
13:09il avait menacé
13:10de claquer la porte du gouvernement Bayrou
13:12si jamais François Bayrou,
13:14à l'époque Premier ministre,
13:14ne tordait pas le bras de l'Algérie
13:16pour qu'elle reprenne
13:17ses ressortissances sous le QTF.
13:18Finalement, il a démissionné
13:19six mois plus tard
13:20parce que Sébastien Lecornu
13:21avait nommé de façon extrêmement brève
13:23et éphémère Bruno Le Maire,
13:25ministre de la Défense.
13:25Donc, on voit bien
13:26qu'il y a des sujets
13:27qui servent aussi,
13:28on l'a dit,
13:28au premier chef
13:29de la période de campagne.
13:30Parce que Bayrou,
13:31à l'époque Premier ministre,
13:32lui-même avait adressé
13:33un ultimatum
13:34qui s'était perdu
13:34dans les dames.
13:35Donc, il est quand même vrai
13:36que c'est facile
13:37pour les Retailleaux
13:38de surfer sur ce thème-là.
13:40Il faut rappeler qu'à l'origine,
13:41quand même,
13:41c'est la position de la France
13:42qui a reconnu la marocanité
13:44du Sahara occidental
13:45comme la plupart des pays
13:46de la communauté internationale.
13:48D'ailleurs,
13:48qui s'est alignée
13:48sur cette position,
13:49c'est ça qui a déclenché,
13:50qui a braqué l'Algérie.
13:52Mais qui est aussi,
13:53peut-être,
13:54d'un point de vue,
13:54sans doute,
13:54même légitime
13:55d'un point de vue géopolitique,
13:56cette décision.
13:57Mais tonton,
13:58tu savais très bien
13:58qu'elle allait mettre
13:59le coup de rafaudre
13:59Et certains diplomates
14:00lui avaient reproché, d'ailleurs.
14:02Les informés,
14:03dans un instant,
14:03on va se demander
14:05ce qu'il faut faire
14:06ou de ce que va devenir
14:08le rapport de Charles Lalonde
14:10sur l'audiovisuel public.
14:11Mais pour l'instant,
14:11il est 9h20
14:12et c'est l'Info en une minute
14:13avec Philippine Thibodeau.
14:17Transparence,
14:17c'est l'appel
14:18de la porte-parole
14:18du gouvernement
14:19invité du 832 France Info.
14:22Maud Bréjon s'adresse
14:23aux compagnies aériennes
14:24qui, pour certaines,
14:25augmentent les prix des billets
14:26face à la hausse
14:27des tarifs du kérosène.
14:29Elles leur demandent
14:29d'être le plus raisonnable possible
14:31vis-à-vis des prix.
14:32Le gouvernement annonce
14:33également recevoir
14:34les compagnies
14:35pour préparer l'été
14:36et les départs en vacances.
14:37La guerre au Moyen-Orient
14:38et les négociations qui durent.
14:40La Maison-Blanche
14:41confirme avoir reçu
14:42une nouvelle proposition iranienne.
14:44Un hommage national
14:45à 11h dans la Marne
14:46au sergent Anis et Gérardin.
14:48Ce casque bleu français
14:49est mort la semaine dernière
14:50au Liban
14:51dans une embuscade
14:52attribuée au OSB
14:53la libanais.
14:54La cérémonie sera présidée
14:55par la ministre des Armées
14:57Catherine Vautrin.
14:58Un contre-rapport
14:59en réponse à celui
15:00sur l'audiovisuel public.
15:01C'est ce qu'assure
15:02le député Modem
15:03Erwan Balanan
15:04au lendemain de l'adoption
15:05par la commission d'enquête
15:07des préconisations de Charles Alon
15:08qui seront donc publiées
15:10dans une semaine.
15:11Il plie cloué au sol
15:12depuis plusieurs mois.
15:13Air Anti ne redécollera plus.
15:15La compagnie aérienne régionale
15:16est placée en liquidation judiciaire
15:19faute d'offres de repris
15:20jugées crédibles.
15:23France Info
15:26Les informés
15:28Renaud Delis
15:29Agathe Lambret
15:33Les informés
15:34avec Valérie Gasse
15:34chef du service politique
15:35de RFI
15:36et Henri Verney
15:37éditorialiste à
15:38France 24
15:38Radio-Orient
15:39et France Info TV
15:41On se penche maintenant
15:42sur notre deuxième sujet
15:44Renaud
15:44le rapport parlementaire
15:46sur l'audiovisuel public
15:47il va être publié
15:49mais les mesures
15:50vont-elles être appliquées ?
15:51Ce rapport donc rédigé
15:52par Charles Alon
15:53le député
15:54sciotiste de l'Hérault
15:56a finalement été validé
15:57en tout cas pour sa publication
15:58hier à l'issue
15:59d'une très longue réunion
16:00à huis clos
16:01des députés membres
16:02de cette commission
16:03d'enquête
16:04dans un climat
16:05extrêmement électrique
16:06et un vote favorable
16:07de justesse
16:08y compris d'ailleurs
16:09le président
16:10de la commission
16:11le député horizon
16:12Jérémy Patrielletus
16:14qui s'est opposé
16:15aux méthodes du rapporteur
16:16comme une bonne partie
16:17du rapport
16:17a voté pour
16:18pourquoi il expliquait ce matin
16:20chez nos confrères
16:21de France Inter
16:21Je me suis opposé
16:23aux rapporteurs
16:23j'ai combattu
16:24ces méthodes
16:25tout au long
16:25de la commission d'enquête
16:26vous avez raison
16:27les insinuations
16:27les accusations
16:28sans preuve
16:29les calomnies
16:30j'ai même suspendu
16:31les auditeurs le savent
16:32la commission
16:33quand j'ai considéré
16:34qu'elle se transformait
16:35en tribunal politique
16:36mais contrairement
16:37à ce que j'ai lu
16:38je ne me suis pas couché
16:39devant l'extrême droite
16:41je combats
16:42l'extrême droite
16:43maintenant
16:43plus que jamais
16:45je refuserai
16:46toujours
16:46d'utiliser leur méthode
16:47la censure
16:48la remise en cause
16:49de la liberté d'expression
16:50je leur laisse
16:52Jérémy Patrilatus
16:53a carrément accusé
16:55d'ailleurs Charles Aloncle
16:56d'être le cheval de Troie
16:57de la privatisation
16:58de l'audiovisuel public
16:59on sait
17:00que c'est par exemple
17:01une mesure qui est proposée
17:02par le Rassemblement National
17:02s'il accède au pouvoir
17:03l'année prochaine
17:04donc que vont devenir
17:05les préconisations
17:06de ce rapport
17:07qui ne comportent pas
17:08la proposition
17:08de la privatisation
17:09mais un milliard
17:10d'économies
17:11pour l'audiovisuel public
17:13notamment avec des suppressions
17:14de chaînes
17:14ou des fusions de chaînes
17:16est-ce que ce rapport
17:17va accoucher d'un texte
17:19et d'une grande réforme
17:20visant à faire des économies
17:22dans l'audiovisuel public ?
17:23Le paradoxe
17:24Valérie Gasse
17:25c'est que ce rapport
17:26il est très contesté
17:27la méthode aussi
17:28de la commission d'enquête
17:28est contestée
17:29mais les députés
17:30ont quand même voté
17:31en faveur de la publication
17:33Oui en fait ils se coupaient
17:36les cheveux en quatre
17:36depuis le week-end
17:37pour savoir chacun
17:38individuellement
17:40ce qu'ils allaient faire
17:41parce qu'en effet
17:41comme le disait Renaud
17:42il y avait la menace
17:44de permettre à Charles
17:46à l'oncle
17:46et à l'extrême droite
17:47de se victimiser
17:49au nom de la censure
17:50dont il aurait été
17:52l'objet
17:52si les députés
17:54avaient refusé
17:54la publication
17:55de ce rapport
17:56ce qui n'est quand même
17:57pas courant
17:58à l'issue du travail
17:59d'une commission parlementaire
18:01donc finalement
18:02à deux voix près
18:04et après des tergiversations
18:05des hésitations
18:06en effet les députés
18:07ont validé
18:08cette publication
18:09et il y a eu
18:10la bataille
18:11pendant la commission
18:11la bataille
18:13des tergiversations
18:13au moment de voter
18:15sur publication ou pas
18:16et validation
18:17de ce rapport
18:18il va y avoir
18:18une bataille après
18:19en effet on l'a entendu
18:20dans les titres
18:21Erwan Balanant
18:22l'un des députés
18:23modem de cette commission
18:24veut faire un contre-rapport
18:26donc c'est pas fini
18:28cette affaire
18:29et ça va être
18:29là aussi
18:31certainement
18:31un enjeu
18:32de débat
18:32de polémique
18:33et de prise de position
18:34des uns et des autres
18:34dans une année
18:36présidentielle
18:36pour ceux qui nous écoutent
18:38nous sommes à Radio France
18:39et aussi sur France Info
18:40télé
18:41donc nous sommes concernés
18:42en ce que manque
18:43du service public
18:44mais ça ne nous empêche pas
18:45de nous interroger
18:46Henri Vernet
18:47qu'est-ce qu'on sait
18:48des préconisations
18:49de ce rapport ?
18:51ça c'est le paradoxe
18:52théoriquement
18:53il devrait être tenu
18:54enfin secret quasiment
18:55pour être dévoilé
18:57lundi
18:57lundi 4 mai
18:58mais bien sûr
18:59tout a largement fuité
19:00j'entends d'ailleurs
19:00le président de la commission
19:01lui-même ce matin
19:02donner quelques éléments
19:03alors je crois que ça a été cité
19:04tout à l'heure
19:05il y a notamment ces idées
19:06de fusion
19:07diverses et variées
19:08par exemple entre France 2
19:10enfin France Télévisions
19:11France 2
19:11et France 5
19:13alors chaîne qui a priori
19:14est quand même plutôt vouée
19:14au côté culture
19:16éducation
19:17donc ce serait peut-être
19:17un paradoxe
19:18d'en faire un seul ensemble
19:21le président lui-même
19:22aussi a ses idées
19:22il n'y a pas que le rapporteur
19:23je l'entendais parler
19:24par exemple
19:25d'une fusion
19:26entre France Télévisions
19:27et Radio France
19:28donc là aussi
19:29il y a un grand ensemble
19:30qui n'est pas forcément
19:31enfin ce n'est pas le cas aujourd'hui
19:32donc ce n'est pas forcément
19:34la cohérence la plus totale
19:35et peut-être que la mesure
19:36la plus choc
19:37qui est préconisée
19:37pour le coup
19:38par le rapporteur
19:39par Charles Laloncle
19:39c'est vraiment
19:40c'est un milliard
19:41d'économies
19:42et notamment
19:43en visant tous les programmes
19:44de divertissement
19:45un milliard
19:46sur un budget de cas
19:47ça veut dire que
19:48c'est amputé d'un quart
19:49c'est évidemment
19:50changer de facto
19:52la nature même
19:53de la maison
19:55France Télévisions
19:55et Maude Bréjon
19:56la porte-parole
19:57du gouvernement
19:59disait ce matin
20:00à 8h30
20:00c'est un milliard
20:01d'euros d'économies
20:02c'est la destruction
20:03annoncée du service public
20:05Renaud
20:05c'est le problème
20:06de cette commission d'enquête
20:07c'est que c'était
20:07une très bonne idée
20:08qui a tourné au gâchis
20:10parce qu'elle a été
20:10instrumentalisée politiquement
20:11une commission d'enquête
20:12parlementaire
20:13sur la neutralité
20:14le fonctionnement
20:15et le financement
20:15du gâchis public
20:16c'est une idée
20:16parfaitement légitime
20:18qui aurait pu susciter
20:19mais si on ne vivait pas
20:20la période politique
20:21qu'on connaît
20:21peut-être un débat
20:22plus serein
20:23et plus constructif
20:23à l'arrivée
20:24on a eu d'abord un style
20:25la façon dont les travaux
20:27ont été menés
20:29350 postes
20:30du rapporteur
20:31sur le seul réseau X
20:32pendant toute la durée
20:33des travaux
20:34donc c'est pour ça
20:35que ça n'avait même pas de sens
20:36d'ailleurs de ne pas publier
20:37ce rapport
20:37puisque de toute façon
20:38il est déjà quasiment sur X
20:40par la voix même
20:41du rapporteur
20:42où il aura été
20:42dans les heures qui viennent
20:43donc tout est transparent
20:44mais il y a une forme
20:45d'instrumentalisation
20:45voire d'hystérilisation
20:46des débats
20:47on a assisté
20:47à tous ces incidents
20:49parce que tout ça
20:50s'inscrit dans un contexte
20:51bien précis
20:51au-delà des économies
20:52qui peuvent être légitimes
20:53il y a un projet politique
20:55qui consiste
20:55soit à démanteler
20:56soit à dépecer
20:57soit à privatiser
20:58l'audiologie publique
20:59qui est celui du Rassemblement National
21:01et pourquoi pas
21:02je veux dire
21:02si les Français votent
21:03en ce sens
21:04évidemment ils auront
21:05toute légitimité
21:05pour le mettre en oeuvre
21:06et donc ce rapport
21:07et le travail du député
21:08Charles Lalonde
21:09qui dit qu'à titre personnel
21:10il n'est pas pour la privatisation
21:11je le rappelle
21:12s'inscrit dans ce contexte-là
21:13donc c'est vrai
21:14qu'on est déjà
21:16dans une autre bataille
21:17qui se déroule
21:18d'ailleurs parfois
21:19dans d'autres pays
21:20aussi
21:20qu'on a vu à l'oeuvre
21:21dans d'autres pays
21:22et il faut juste rappeler aussi
21:23au passage
21:24que nos confrères du monde
21:24ont rappelé hier
21:25c'est normal
21:26l'éventuelle privatisation
21:27suscite des appétits
21:28que le groupe Bolloré
21:29par l'intermédiaire
21:30de sa branche médiale
21:32à Gardère News
21:32avait soufflé des questions
21:33aux députés
21:34des questions à poser
21:35aux dirigeants
21:36des députés publics
21:36donc ce n'est pas
21:37un rapport totalement neutre
21:39on va dire à ce stade
21:40Merci beaucoup
21:41les informés
21:42Merci Henri Verneil
21:43éditorialiste à France 24
21:45Radio Orient
21:46et France Info TV
21:47Valérie Gasse
21:48chef du service politique
21:49de RFI
21:49Merci
21:51Merci Renaud
21:52Merci Agathe
21:52On se retrouve demain
21:53et les informés
21:54reviennent ce soir
21:55à 20h
21:56avec Renaud Blanc
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