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  • il y a 1 semaine
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et Renaud Dély.

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00:04Musique
00:19Bienvenue dans les informés, heureuse de vous retrouver pour décrypter ensemble l'actualité comme tous les jours jusqu'à 9h30.
00:25Bonjour Agathe.
00:26Deux sujets à la une aujourd'hui, le gouvernement confronté à la flambée des prix du carburant.
00:32Agir est-il indispensable ou démagogique ?
00:35Et puis PSLFI, est-ce vraiment l'heure de la rupture ?
00:39Pour nous éclairer ce matin nos informés, Alex Bouillaguet, éditorialiste politique à France Info TV.
00:44Tous les matins, l'interview politique à 7h40. Bonjour Alex.
00:47Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:48Étienne Gérard, directeur adjoint de l'Express. Bonjour Étienne.
00:51Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:52Et Fanny Guinochet, notre éditorialiste économie à France Info. Bonjour Fanny.
00:56On commence donc Renaud avec notre premier débat.
00:59Le gouvernement face à un casse-tête, la flambée des prix du carburant.
01:02L'envol du prix du carburant en effet, conséquence de la guerre qui oppose au prochain moment les Etats-Unis
01:06et Israël à l'Iran.
01:08Le pétrole d'ailleurs s'est envolé hier à plus de 100 dollars, même près de 120 dollars le baril
01:14avant de redescendre le prix du baril de pétrole.
01:18Notamment après les propos de Donald Trump évoquant, selon les termes du président des Etats-Unis, une guerre qui serait
01:24selon lui presque finie.
01:26Voilà ce qui a semblé rassurer, en tout cas pour un temps, les marchés du cours du pétrole.
01:32Mais rappelons que depuis le début de ce conflit, le prix donc des carburants s'est envolé.
01:38Il s'établissait hier en moyenne à 2 euros le litre de gazole, 25 centimes de plus en une semaine,
01:44et 1,4 euros pour le sans-plomb 95 en moyenne, soit 9 centimes de plus en 7 jours.
01:50Que peut faire le gouvernement ? Sommes-nous face à un nouveau choc pétrolier durable ?
01:55Voici la réponse hier de Roland Lescure, le ministre de l'économie et des finances,
01:58était à l'issue d'une réunion avec ses homologues du G7, une réunion qui s'est tenue en visio.
02:03Nous allons suivre les choses de près, nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires,
02:08y compris en puisant dans les réserves de stocks stratégiques, de manière à stabiliser les marchés.
02:14Je veux être très clair, aujourd'hui, il n'y a aucun problème d'approvisionnement de pétrole ni de gaz,
02:19que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis.
02:22Alors parmi les mesures évoquées notamment au sein de l'opposition,
02:25un blocage du prix des carburants qui est réclamé par les insoumis,
02:28peut-être une baisse ou une suspension des taxes.
02:31Et puis il y a donc le recours aux réserves stratégiques de l'Etat,
02:35ça, le ministre Roland Lescure vient de l'évoquer.
02:37Est-ce que ces mesures sont utiles ?
02:39Est-ce qu'elles peuvent être utilisées pour essayer de freiner l'envol des prix des carburants ?
02:44Et puis d'ailleurs, où en est-on ce matin au regard de la volatilité du marché ?
02:49Est-ce qu'il y a matière à s'inquiéter durablement de cette situation ?
02:53Il y a des mots qui font peur, Fanny.
02:55Est-ce qu'on peut dire, déjà, aujourd'hui, qu'on est face à un nouveau choc pétrolier ?
03:00Écoutez, c'est vrai que les ingrédients sont là.
03:03On a vu la hausse du prix du baril.
03:06Elle s'est faite très rapidement, en fait.
03:08Il faut rappeler qu'hier, on disait, le baril a presque frôlé les 120 dollars en début d'année.
03:15C'est-à-dire, il y a deux mois, un peu plus de deux mois, on était autour de 60
03:19dollars.
03:19Donc, c'est vrai que ça va très rapide.
03:21Mais ça fait un peu le yo-yo, parce que ce matin, on est autour de 90 dollars le baril.
03:26Ça, c'est un peu détendu.
03:27Alors, sous l'effet des déclarations de Donald Trump, qui dit, alors, il faut le croire,
03:33mais que ce conflit, cette guerre est quasiment finie.
03:35Mais aussi parce qu'hier, il y a eu une réunion importante des pays du G7,
03:40qui ont dit, écoutez, si besoin, on va libérer du pétrole sur les marchés.
03:45C'est-à-dire qu'on va aller, éventuellement, piocher dans nos réserves stratégiques.
03:50Tous les pays de l'Agence internationale de l'énergie ont, normalement, trois mois, l'équivalent de trois mois de
03:59réserve.
03:59Et ça, ça a détendu, un peu, la situation ?
04:01Et ça, quelque part, ça a détendu, en tout cas.
04:03Mais c'est vrai que là où c'est inquiétant et que c'est difficile à suivre,
04:06c'est que ces prix, ils font le yo-yo.
04:08Et en attendant, on est de toute façon sur une tendance à la hausse,
04:12on l'a vu, qui se répercute dans les stations.
04:16Puisque, comme le disait Renaud, on a franchi les deux euros le litre.
04:21Ça, c'est pour le gazole et un peu moins pour l'essence.
04:24Quelles peuvent être les conséquences de cette situation, Alix, pour la croissance, pour l'activité ?
04:29Alors, naturellement, en premier lieu, c'est pour les consommateurs
04:32et pour ceux qui, effectivement, sont en ce moment en train de faire la queue pour avoir du carburant.
04:36Pour l'instant, on est aux alentours de deux euros par litre.
04:41Le gouvernement, on sent vraiment qu'il n'a absolument pas envie de mettre la main au portefeuille.
04:47Déjà, on a des petits problèmes de déficit, ce qui peut expliquer tout ça.
04:50Donc, on a plutôt le sentiment qu'il veut temporiser.
04:53Pour l'instant, on en est plutôt à des mesures assez cosmétiques.
04:55Le contrôle des 500 stations-service pour éviter les hausses abusives, c'est un premier cap.
05:01Et puis, on agite, effectivement, le hochet de cette fameuse réserve stratégique pour calmer cette hausse des prix.
05:08La France, il faut le savoir, on a un peu plus des 90 jours.
05:12On a 118 jours, c'est-à-dire qu'on peut tenir 4 mois.
05:14Donc, d'après des proches de Sébastien Lecornu, peut-être ce qui pourrait se jouer,
05:21c'est pour gagner du temps, c'est régulièrement saisir ce petit hochet en disant...
05:27Là, déjà, hier, Roland Lescure, il dit, on a cette possibilité-là.
05:31Dans une semaine, 10 jours, ça pourrait être, on va commencer à saisir.
05:34Dans 10 jours de plus, ça pourrait être, on va se réunir.
05:37Pourquoi pas saisir de manière partielle cette réserve ?
05:40Donc, on voit ça.
05:41Et le point final, c'est-à-dire que là où peut-être le gouvernement serait prêt à transiger,
05:46si ça devait durer, ce serait plutôt l'option d'un chèque carburant,
05:50mais ciblé sur les plus modestes et uniquement sur les plus modestes.
05:54Aujourd'hui, même certaines voix à gauche, celle de Bernard Cazeneuve, celle de François Hollande,
05:58sous-entendent que ce serait démagogique aujourd'hui
06:01et que certains font des promesses irresponsables en promettant des chèques avec de l'argent qu'on n'a pas.
06:06Étienne Gérard, agir, indispensable ou démagogique ?
06:09La question, c'est celle du budget de la France.
06:11C'est assez simple.
06:13Agir, instaurer un bouclier tarifaire ou baisser la TVA, différentes estimations,
06:18le bouclier tarifaire, selon la Cour des comptes, ça a coûté 11 milliards d'euros par an, à peu près.
06:23Donc voilà, c'est ce type de somme qui est sur la table.
06:26Est-ce qu'on a aujourd'hui un 11 milliards d'euros à injecter du budget de l'État ?
06:31La réponse, en réalité, est non.
06:33Ou alors, il faut expliquer qu'on ne va pas répondre à nos engagements,
06:38on ne respectera pas nos engagements,
06:40le déficit n'atteindra pas 5% à la fin de l'année,
06:44il sera beaucoup plus haut, donc il faut savoir ce qu'on veut.
06:46Soit on rembourse, on commence à réduire notre déficit
06:50avec en vue un remboursement, enfin, peut-être un jour, de notre dette,
06:54ou alors on laisse filer.
06:56La différence avec 2022, c'est que 2022, il y avait une élection présidentielle,
07:00donc il y avait un intérêt politique, voire politicien,
07:03pour montrer qu'on agissait.
07:05Aujourd'hui, Emmanuel Macron ne se représente pas dans un an,
07:09il n'a plus la même urgence à prendre ce type de mesures.
07:12Jeannin ?
07:13Cette dimension politique est importante, et puis la dimension financière,
07:15le fait que les caisses sont vides,
07:18avec les diverses mesures évoquées par l'opposition,
07:20le bloc de l'âge des prix des carburants, par exemple,
07:22le bouclier tarifaire que vous évoquiez, sont extrêmement coûteuses,
07:24que la France n'a plus les moyens,
07:26explique, me semble-t-il, qu'aujourd'hui,
07:27la première urgence du gouvernement, c'est de parler au marché.
07:31Ce qui explique le fait d'appuyer sur l'éventuel recours aux réserves stratégiques.
07:37Parce que ça, c'est un effet immédiat sur les marchés.
07:39Ce n'est pas très malin, les marchés.
07:41On l'a vu encore hier, il suffit que Donald Trump prononce trois phrases
07:45pour que d'un seul coup, les cours se calment, en quelque sorte,
07:48et que les prix redescendent.
07:50Alors que, tout ça, parce qu'il a dit, la guerre est presque finie,
07:53on sait qu'en l'occurrence, Donald Trump peut se tromper,
07:56c'est déjà arrivé, mais on voit bien que les marchés regardent vraiment
08:00à très très courte vue.
08:01Donc il s'agit d'abord d'essayer d'apaiser, de jouer un peu sur ce climat-là.
08:05Et le fait d'agiter le recours aux réserves stratégiques
08:10a d'abord, me semble-t-il, ce premier rôle-là.
08:12Et puis, pour l'opinion, il y a les fameux contrôles,
08:14les 500 stations-services annoncées par Sébastien Cornu
08:18qui vont être contrôlées.
08:20Serge Papin, le ministre du Commerce, a indiqué ce matin
08:21que 231 l'ont déjà été.
08:24Donc ça, c'est pour montrer à l'opinion qu'on agit effectivement
08:26et qu'on essaye d'éviter les hausses abusives.
08:28Sur 231, Serge Papin a évoqué ce matin 6% de procès-verbaux,
08:33donc de sanctions, ça fait 13 stations.
08:35Donc le gouvernement agit, c'est vrai, mais ce n'est pas quelque chose
08:38en tout cas qui a un effet immédiat sur la vie quotidienne des Français.
08:41Et si je peux me permettre, pour avoir une forme de référent,
08:43parce qu'on se dit, la question c'est à quel moment le gouvernement
08:46va effectivement s'emparer du sujet réellement.
08:48Il l'avait fait en juillet 2022, il y avait une réduction des taxes
08:52de 30 centimes par litre.
08:54Cette ristourne qui avait quand même coûté près de 8 milliards,
08:57elle était restée en place pendant quelques mois.
08:59Et il faut savoir que le baril, à l'époque, avait atteint jusqu'à 133 dollars,
09:03le baril de pétrole.
09:05Là, effectivement, on est retombé, on est aux alentours de 90,
09:09donc ça veut dire qu'il y a une petite marge de manœuvre.
09:12Mais qu'en revanche, aucune intention pour l'instant.
09:16Le blocage des prix demandé par LFI, c'est niait parce que ça crée de la pénurie.
09:21La hausse, la baisse de la TVA demandée par le RN, ça c'est des effets pervers.
09:27C'est un coût astronomique.
09:29Des distributeurs qui finalement seraient libres aussi de fixer leurs propres choix
09:32et que ça profiterait aussi aux plus riches.
09:34Donc ces portes-là, elles sont fermées.
09:36Olivier Faure, juste à 8h30 sur France Info,
09:39proposait de puiser dans les réserves stratégiques,
09:42éventuellement si la situation durait, un chèque très ciblé sur les plus modestes
09:46et qu'aussi au niveau des transports en commun dans les villes, les régions,
09:50il y ait des gestes sur les tickets par exemple.
09:53Fanny Guignochet, dans ce contexte, la Commission européenne met en garde
09:56contre un choc stagflationniste majeur sur l'économie mondiale européenne.
10:01Alors la stagflation, il faut dire que le risque, c'est que vous avez une augmentation de l'inflation,
10:05c'est-à-dire une augmentation des prix,
10:06puisque effectivement vous avez les prix de l'énergie
10:09mais qui se répercutent sur les autres prix.
10:13Et puis en plus, comme le détroit d'Hormuz est fermé,
10:17en tout cas bloqué, vous avez tout un tas de marchandises qui ne peuvent pas passer.
10:21Donc ça aussi, ça fait flamber les prix.
10:23Et en même temps, vous avez une croissance très très flat, très très basse en fait.
10:28Donc c'est vrai que la combinaison des deux, c'est un peu la double peine
10:31et ça veut dire un ralentissement de l'économie.
10:34Et c'est vrai que dans ce contexte, il faut voir comment ça va évoluer.
10:39Pour revenir à tout ce qui est aide, c'est vrai que la France aujourd'hui,
10:44quel que soit le système auquel les aides que vous choisissiez,
10:48baisse de la TVA comme le demande Marine Le Pen,
10:52blocage des prix comme le demandent l'extrême gauche et les filles,
10:55ou encore Olivier Faure qui propose des chèques carburants,
10:59ça coûte, et ça coûte, excusez-moi l'expression, un pognon de dingue
11:05que nous, nous n'avons pas pour passer.
11:08Et c'est pour ça qu'il me semble que le gouvernement a raison d'attendre un peu,
11:12même si on a ces risques de stagflation de la Commission européenne,
11:16ce qui risque de se passer aujourd'hui, c'est d'avoir une petite inflation des prix.
11:19Et tous les experts économiques vous disent,
11:21ce qui va compter, ce qui va être déterminant, c'est la durée de son conflit.
11:24Si effectivement, d'ici une semaine, ce conflit, ça rentre à peu près dans l'ordre,
11:31certains bateaux peuvent repasser par le détroit d'Ormousse,
11:34on met quelques réserves stratégiques,
11:37voilà, si ce conflit part dans l'enlisement,
11:40là, effectivement, on aura une stagflation.
11:42Et dernier point un peu technique,
11:44la Banque Centrale Européenne pourra intervenir en jouant sur les taux de crédit,
11:49les taux d'intérêt, pour essayer de juguler l'inflation
11:51comme elle l'a fait au moment de la crise inflationniste pendant la guerre en Ukraine.
11:57Dans un instant, après la nouvelle sortie taxée d'antisémitisme par Jean-Luc Mélenchon,
12:03est-ce la rupture entre l'EPS et LFI ?
12:06Mais tout de suite, il est 9h18 et c'est l'Info en une minute avec Philippine Thibaudot.
12:11Israël prévient de frappes imminentes dans le sud du Liban,
12:14bastion du Hezbollah pro-iranien.
12:16Le Premier ministre israélien qui affirme que son pays brisait les os du pouvoir iranien
12:21depuis le début de l'offensive et n'en avait pas encore fini avec lui
12:24quand Donald Trump disait hier que la guerre allait bientôt se terminer.
12:28Les déclarations qui rassurent les marchés,
12:31les bourses européennes rebondissent à l'ouverture,
12:33plus 1,91% à Paris,
12:36plus 2,02% à Francfort ce matin.
12:38Le cours du pétrole est aussi remonté cette nuit.
12:41Un G7 Energy se réunit aujourd'hui à Paris.
12:44La question du pétrole sera justement abordée
12:46dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
12:49Face au risque d'abus des hausses des prix à la pompe,
12:52des stations-services ont été contrôlées en France.
12:54Résultat, jusqu'à 16% d'anomalies relevées lors de la première journée hier.
12:59Certaines sanctionnées d'une amende.
13:01Et puis verra-t-on des médailles pour les Français ?
13:03aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina.
13:05Les Blondes ont déjà décroché 5.
13:07Aujourd'hui, place au combiné,
13:08avec notamment le champion paralympique en titre Arthur Bochet,
13:11le super G, qui a commencé il y a 20 minutes.
13:20Les Informés, avec Étienne Gérard,
13:28directeur adjoint de L'Express,
13:29et Alice Bouillaguet, éditorialiste politique à France Info TV.
13:32Vous restez avec nous.
13:34Je vous remercie.
13:35Fanny Guinochet, éditorialiste économie à France Info.
13:38Renaud, on passe à notre deuxième sujet.
13:41En vue des municipales, PSLFI,
13:44qu'en est-il ?
13:44Rupture ou fausse rupture ?
13:46Rappelons qu'en quelques jours,
13:48Jean-Luc Mélenchon, leader insoumis,
13:50à deux reprises s'est amusé à déformer
13:52des patronymes de consonance juive.
13:54D'une part, le pédocrimien américain Jeffrey Epstein,
13:57devenu Epstein.
13:59Et puis d'autre part,
14:00l'eurodéputé français Raphaël Glucksmann,
14:02devenu Glucksmann.
14:03Ceci a fait rire son public à l'occasion de deux meetings.
14:05Mais ça n'a pas fait rire le Parti Socialiste,
14:07qui a adopté la semaine dernière à l'unanimité une résolution
14:09pour condamner, je cite,
14:10« Les caricatures complotistes des propos antisémites
14:12intolérables du leader insoumis ».
14:15Le Parti Socialiste qui rappelle
14:16qu'il n'y a aucun accord national avec la France insoumise.
14:19Il se trouve qu'il y a quelques accords locaux
14:21dès le premier tour.
14:23Une soixantaine de villes dans lesquelles
14:24les insoumis et les socialistes
14:27figurent sur la même liste.
14:30Alors, faut-il distinguer,
14:31Jean-Luc Mélenchon,
14:33des troupes et peut-être d'ailleurs
14:34des électeurs insoumis ?
14:36C'est ce que semblait laisser entendre tout à l'heure
14:38sur ce plateau votre invité Olivier Faure.
14:40Le premier secrétaire du Parti Socialiste.
14:42Où voyez-vous un double jeu ?
14:44Ce que je condamne,
14:45c'est les dérives d'un homme,
14:46de Jean-Luc Mélenchon,
14:48qui entraîne aujourd'hui
14:51à la fois ses militants,
14:53ses élus,
14:55ses sympathisants,
14:56dans une forme de réprobation générale.
14:58Est-ce que tous les insoumis,
15:00est-ce que tous les candidats
15:01qui sont aujourd'hui candidats en France
15:04se rattachent à cette dérive ?
15:06On a le droit,
15:07y compris dans une formation politique,
15:08même si elle est dirigée
15:09une dernière très autocratique,
15:10de se dissocier de son dirigeant.
15:13Sauf que pour l'instant,
15:14ils ne le font pas.
15:15Les candidats ou les dirigeants insoumis
15:16sont totalement solidaires
15:17de Jean-Luc Mélenchon,
15:19à quelques rarissimes exceptions près.
15:22Alors est-ce qu'il s'agit simplement
15:24de la dérive personnelle
15:25d'un homme
15:26qui autoriserait
15:27un certain nombre d'accords
15:28entre les socialistes et les insoumis,
15:30notamment au second tour
15:31des élections municipales,
15:32dans quelques villes
15:33importantes pour la gauche,
15:34ou est-ce que la rupture
15:36peut être définitivement consommée
15:38entre les socialistes
15:39et les insoumis
15:39à l'occasion de ce scrutin ?
15:40Pourquoi il fait cela,
15:42Étienne Gérard,
15:43Olivier Faure,
15:44pas assumer une rupture totale,
15:46c'est quoi ?
15:47Parce qu'il veut permettre
15:48à ces candidats PS
15:50de s'allier
15:50avec des candidats LFI
15:52entre les deux tours
15:53des municipales.
15:53Et plus encore,
15:55ne pas fermer la porte
15:56à des alliances
15:56durant les élections suivantes.
15:58Voilà,
15:59c'est assez simple.
16:01Dissocier les valeurs
16:02de Jean-Luc Mélenchon
16:03et les valeurs
16:04de la France insoumise,
16:05ça me semble acrobatique,
16:07sur le fond,
16:08dans la mesure
16:09où la France insoumise
16:10c'est Jean-Luc Mélenchon.
16:11Et les précédents
16:12ont montré des purges,
16:13ont montré
16:14que quand on n'est pas d'accord
16:15avec Jean-Luc Mélenchon,
16:16on sort,
16:17on est viré
16:17de la France insoumise
16:18ou on n'est pas
16:20habilité à représenter
16:21ce parti
16:22aux élections suivantes.
16:24En réalité,
16:25le PS
16:25et les insoumis,
16:27cette question
16:27de la rupture,
16:29elle va être lancinante
16:30parce que
16:30c'est comme des frères
16:32qui se détestent
16:34sincèrement
16:34mais qui gèrent
16:35une SCI ensemble.
16:37C'est-à-dire que
16:37les intérêts
16:38sont plus forts
16:39que les sentiments
16:41et que la détestation politique.
16:43Réellement,
16:44je pense qu'il y a
16:45une défiance
16:46qui est sincère.
16:48Ils ne peuvent pas
16:49supporter
16:49les uns les autres
16:50la façon de faire
16:52de la politique
16:52de leurs concurrents.
16:54Mais pour autant,
16:55parce qu'ils ne sont pas
16:56assez forts
16:57seuls
16:57pour gagner des élections,
16:59ils sont condamnés
17:00à s'entendre
17:01dans ce camp politique
17:02et c'est ce qu'on verra
17:03sur le terrain
17:04dans l'entre-deux-tours
17:05des municipales
17:05dans quelques jours.
17:06Olivier Faure a eu
17:07des mots très forts
17:07tout à l'heure,
17:08Alex Bliaguet.
17:09Il a notamment accusé
17:10Jean-Luc Mélenchon
17:11de faire de l'électoralisme
17:12vis-à-vis
17:13de l'électorat musulman
17:14qui l'essentialiserait
17:16en le pensant
17:17sensible
17:17au discours
17:19antisémite.
17:19Ce sont des accusations
17:22graves
17:22et pourtant
17:23dans une soixantaine
17:24de villes
17:25il y a des accords
17:25LFI-PS
17:26au premier tour
17:27des municipales.
17:27Oui parce que
17:28c'est un dilemme
17:30pour la gauche
17:30et pour les socialistes
17:31parce que de manière
17:32très concrète
17:33se détourner
17:33de cet allié encombrant
17:34qui est devenu
17:35Jean-Luc Mélenchon
17:36c'est forcément
17:36s'affaiblir
17:37dans les urnes
17:38de manière très concrète
17:40si on prend
17:40quelques villes
17:42pour les écologistes
17:43Bordeaux
17:44avec Pierre Urmic
17:45ou Lyon
17:47avec Grégory Doucet
17:49ça va être compliqué
17:50s'il n'y a pas d'alliance
17:51c'est la même chose
17:53pour les socialistes
17:53à Nantes
17:54avec Johanna Roland
17:55ou encore
17:55Benoît Payan
17:56à Marseille
17:57donc les socialistes
17:58les écologistes
17:59ont dans certains cas
18:01besoin
18:03des insoumis
18:04ce qui est intéressant
18:06en ce moment
18:06c'est la petite musique
18:07que joue la droite
18:08c'est-à-dire
18:09quand on entend
18:11le cordon sanitaire
18:12maintenant
18:12doit être déployé
18:13autour de
18:14Jean-Luc Mélenchon
18:15il faut savoir
18:15que l'histoire
18:16du cordon sanitaire
18:17elle remonte à loin
18:18elle remonte
18:18à 1987
18:20à l'époque
18:21c'était
18:22autour de
18:22Jean-Marie Le Pen
18:23et aujourd'hui
18:25la droite
18:25est en train
18:26d'essayer
18:26de refiler
18:26le mystigri
18:27à la gauche
18:30et notamment
18:31le rôle d'épouvantail
18:32à Jean-Luc Mélenchon
18:34et c'est vrai
18:34quand on entend
18:35les paroles très fortes
18:36que vous avez rappelées
18:37d'Olivier Fort
18:38quand on voit
18:38les dissensions
18:39qu'il y a
18:39depuis le 7 octobre
18:40quand on voit
18:41les ambiguïtés
18:42je dirais plus que ça
18:43sur l'antisémitisme
18:44ce qui s'est passé aussi
18:45autour de la mort
18:46de Quentin Doran
18:47qu'à chaque fois
18:47on se dit
18:48la coupe est pleine
18:49la coupe est pleine
18:50sauf que
18:52vous l'avez dit
18:54effectivement
18:55le rabibochage
18:56de la gauche
18:56se fait toujours
18:58de manière
18:58parfois même
18:59assez rapide
19:00sur l'hôtel électoral
19:01il faut regarder
19:02quand même
19:02d'où on vient
19:03c'est-à-dire qu'il y a
19:04deux ans
19:04il y avait encore
19:05une alliance électorale
19:06au moment des élections
19:06législatives
19:07qui était une alliance
19:08nationale
19:08c'est plus le cas
19:09aujourd'hui
19:09il n'y a pas
19:09d'accord national
19:10il y a une soixantaine
19:11de villes
19:11dans lesquelles
19:12il y a des accords
19:12locaux
19:13mais dans la plupart
19:14des villes
19:15et des grandes villes
19:15il y a une guerre
19:16entre les socialistes
19:16et les insoumis
19:17on le voit
19:17et d'ailleurs
19:19des deux côtés
19:20les insoumis
19:21veulent faire perdre
19:22les socialistes
19:23c'est manifeste à Paris
19:25Sofia Chikirou
19:26est là pour faire perdre
19:26Emmanuel Grégoire
19:27Jean-Luc Mélenchon
19:28a redit hier
19:28que dans tous les cas
19:30de figure
19:30si les listes insoumises
19:31peuvent accéder
19:32au deuxième tour
19:33c'est-à-dire
19:33atteindre 10% des voix
19:34elles se maintiendront
19:35dans tous les cas de figure
19:37donc que ce soit à Paris
19:38peut-être à Marseille
19:39à Toulouse ou ailleurs
19:41les insoumis sont en position
19:42de faire perdre
19:42les socialistes
19:44les mots de Olivier Faure
19:45vous l'avez dit
19:46et puis le communiqué
19:47adopté la semaine dernière
19:49par le bureau national
19:49est extrêmement fort
19:50pour la première fois
19:51les socialistes
19:52dénoncent très clairement
19:53des propos antisémites
19:55intolérables
19:55tenus par Jean-Luc Mélenchon
19:56et puis vous le disiez
19:57Olivier Faure
19:58tout à l'heure
19:59accusait Jean-Luc Mélenchon
20:00d'essentialiser les musulmans
20:02et de leur faire des clins d'oeil
20:03justement
20:03avec ses propos antisémites
20:04pour en tirer
20:04un profit électoral
20:06c'est vrai qu'il y a
20:07un antisémitisme
20:09dans la communauté musulmane
20:10qui ne concerne évidemment
20:11pas toute la communauté musulmane
20:12mais il existe
20:13comme il y a un antisémitisme
20:14catholique
20:15il y a un antisémitisme
20:16d'extrême gauche
20:17comme il y a un antisémitisme
20:18d'extrême droite
20:19on sait que
20:19l'antisémitisme
20:20j'allais dire
20:21est universel en quelque sorte
20:22et cible toujours
20:23les mêmes victimes
20:24les juifs
20:25mais de toutes parts
20:27cette accusation
20:28Jean-Luc Mélenchon
20:29d'attiser
20:30absolument
20:30de jouer sur ce ressort-là
20:32ce qui est extrêmement pervers
20:33c'est une utilisation
20:34extrêmement forte
20:35donc on n'en est plus
20:36dans la situation
20:36il y a deux ans
20:37mais pour les considérations
20:37électorales que vous évoquez
20:39à courte vue en fait
20:39on voit que les socialistes
20:41sont par endroits
20:41tentés quand même
20:42de composer
20:43il y avait une contradiction
20:43d'ailleurs dans le communiqué
20:44de la semaine dernière
20:45du parti socialiste
20:45qui explique
20:46qui est virulent
20:47et qui est très dur
20:47sur Jean-Luc Mélenchon
20:48mais qui explique
20:48en même temps au second tour
20:50si le risque du rassemblement
20:51national existe
20:52une règle s'impose
20:53celle du désistement républicain
20:55est-ce à dire
20:56que ce désistement républicain
20:57pourrait jouer en faveur
20:58d'une liste LFI par exemple
21:00est-ce qu'on pourrait donc
21:01être à la fois
21:02antisémite et républicain
21:03bien sûr que non
21:04donc on voit bien
21:05que là il y a encore
21:06une contradiction
21:06les socialistes
21:07ne sont pas encore allés
21:08au bout de leur logique
21:09comme on disait
21:10jadiste
21:11encore un effort camarade
21:13comment ça va se terminer
21:14tout ça Etienne
21:15est-ce qu'ils vont
21:17repartir ensemble
21:19vers les présidentielles
21:20ce qui sera décisif
21:21c'est les résultats électoraux
21:22est-ce que les élections
21:24permettent
21:24de montrer
21:26qu'il y a un des deux partis
21:27qui est réellement dominant
21:28tant que ce ne sera pas le cas
21:29tout ça peut durer
21:30encore des années
21:31c'est-à-dire une situation
21:32en NBA
21:33on parle de trash talk
21:34dans le basket
21:36c'est-à-dire une manière
21:36de se défier
21:38de se narguer
21:39mais en réalité
21:41aucune décision
21:42sur le fond
21:43n'est prise
21:43en termes de rupture
21:44et de cordon sanitaire
21:45et c'est vrai
21:46que ce sont les dernières législatives
21:47qui avaient permis
21:47aux partis socialistes
21:48de rattraper un peu
21:49leur retard numérique
21:50sur LFI
21:51qui avaient permis aussi
21:51au PS de peser
21:52un peu plus
21:53dans le rapport de force
21:54merci beaucoup les informés
21:55merci Étienne Gérard
21:56directeur adjoint de l'Express
21:57à la une de l'Express
21:58le crépuscule des islamistes
22:0014 pages spéciales
22:01sur la situation
22:02en Iran
22:03à courir acheter
22:04dans tous les bons kiosques
22:05jusqu'à jeudi
22:05dans les meilleurs kiosques
22:06merci Alex Bouillaguet
22:07éditorialiste politique
22:08à France Info TV
22:09tous les matins
22:10l'interview politique
22:10à 7h40
22:11pour vous écouter
22:12et merci Renaud
22:13merci Agathe
22:14les informés reviennent
22:15ce soir à 20h
22:16avec Victor Mathais
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