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  • il y a 2 jours
Tous les jours, les informés débattent de l’actualité autour d'Agathe Lambret et de Renaud Dély.

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00:05Bienvenue dans Les Informés, votre rendez-vous de décryptage de l'actualité.
00:11Bonjour René.
00:12Bonjour Agathe.
00:13Deux sujets à la une ce matin.
00:15Jusqu'où ira la brouille entre le gouvernement et les patrons ?
00:18Sont-ils vraiment fâchés ?
00:20D'ailleurs on se posera la question.
00:22Et puis lors des réquisitions dans le procès Le Pen,
00:24les juges peuvent-ils vraiment priver les électeurs de la favorite à la présidentielle ?
00:29Pour nous éclairer ce matin, nos informés,
00:32Agnès Nusbaum, correspondante pour Bloomberg News,
00:35vous venez de publier, accrédité 7 ans au palais de Macron, aux éditions du Seuil.
00:39Bonjour Agnès.
00:39Bonjour.
00:40Et Jean-Rémi Baudot, chef du service politique de France Info.
00:43Bonjour Jean-Rémi.
00:43Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:45On commence donc Renaud par notre premier débat.
00:48Le gouvernement est le patron vraiment fâchés ou pas ?
00:51Alors ça y est en tout cas, le budget a été définitivement adopté hier
00:55et ce budget a une mécontente d'abord nombre de groupes parlementaires,
00:58y compris d'ailleurs au sein du bloc central qui a pourtant approuvé ce budget.
01:02Et puis il est mécontente aussi les patrons, les chefs d'entreprise
01:05qui reprochent au gouvernement de les mettre à contribution,
01:10de leur imposer un effort fiscal supplémentaire,
01:12notamment avec la reconduction de la surtaxe de l'impôt sur les sociétés
01:14pour les grandes entreprises.
01:16Et puis aussi de ne pas avoir supprimé des impôts de production
01:19que le gouvernement avait initialement envisagé de supprimer.
01:22Alors, est-ce que les patrons sont vraiment en colère ?
01:26Et comment est-ce que le gouvernement peut calmer cette colère des patrons ?
01:30Eh bien, Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes Publics,
01:33qui était votre invitée il y a quelques minutes,
01:35a un message à leur intention.
01:37Vous vous souvenez bien sûr de la chanson des Charlots.
01:40Eh bien, elle reprend le titre de cette chanson.
01:42Merci patron !
01:43D'abord, je voulais remercier.
01:46Parce qu'en 2025, dans un monde où il y avait de l'instabilité,
01:48où il y avait les droits de douane de Trump,
01:50où il y avait d'abord une année aussi en 2025 qui a commencé sans budget.
01:53À la fin, ce sont les entreprises qui ont investi, qui ont embauché,
01:57qui ont fait qu'on a 0,9% de croissance en 2025.
01:59Ce n'est pas le gouvernement qui décrète la croissance,
02:01ce sont les entreprises qui l'a créée, avec leurs salariés, avec les Français.
02:04Et ça, c'est une bonne nouvelle.
02:06Merci patron !
02:07Alors, est-ce que ça suffira à apaiser les chefs d'entreprise ?
02:09Est-ce que ceux-ci ont raison de critiquer à leurs yeux,
02:12en tout cas un budget qui rompt, d'après eux, avec l'œuvre du macronisme,
02:15notamment en matière de soutien à l'activité, de politique de l'offre ?
02:19C'est vrai que les chefs d'entreprise avaient été plutôt bien traités
02:22en termes d'allègement de charges par Emmanuel Macron
02:26depuis qu'il a accédé à l'Elysée.
02:29Bref, jusqu'où ira cette brouille entre les chefs d'entreprise et le gouvernement ?
02:34Est-ce qu'elle est légitime, la colère des patrons, Jean-Rémy ?
02:37C'est difficile de répondre à cette question,
02:40parce qu'effectivement, il y a des choses qui ont bougé.
02:42Il y a des impôts qui sont là.
02:44Il y a un contexte international qui est très mauvais,
02:46il faut le dire, et ça, c'est très mauvais pour le business.
02:48Ça, c'est évident.
02:49Le contexte politique est très mauvais pour le business.
02:51Ça, c'est évident.
02:52Par contre, si on regarde un petit peu en arrière,
02:55même dans les six derniers mois, il faut voir d'où on part.
02:57Il y a six mois, il y a même trois mois, quatre mois,
02:59on parlait de la taxe Zuckman.
03:01On parlait de la remise en cause totale du pacte d'Utrecht,
03:04qui est un processus pour transmettre les entreprises,
03:08qui a été réformé, qui n'a pas été supprimé.
03:11Il y avait un débat il y a quelques mois sur les aides aux entreprises.
03:14À la fin, il n'y a rien de tout ça dans le budget.
03:17Donc, il faut, je pense, raison garder.
03:20Mais il y a quand même une surtaxe qui est prolongée.
03:21Oui, il y a une surtaxe de 7,3 milliards.
03:23Mais d'ailleurs, Amélie de Manchal, elle l'a dit,
03:24elle n'est pas supérieure à l'année dernière.
03:26Et par ailleurs, ça ne touche que 300 entreprises.
03:28Donc, ça veut dire qu'en fait, 99, peut-être 90,9% des entreprises
03:33ne sont pas concernées.
03:34Et c'est là où peut-être le MEDEF et d'autres,
03:37finalement, se positionnent du côté des gros,
03:40des grosses boîtes, peut-être légitimement,
03:43effectivement, pour faire passer des messages.
03:44Mais l'écrasante majorité des sociétés
03:47ne sont pas concernées par les impôts.
03:50Donc, il y a, moi, le message qui m'étonne
03:52dans le discours des patrons,
03:54c'est qu'ils ont une forme de posture un peu misérabiliste,
03:57un peu victimisée.
04:01Et je pense que, certes, le contexte n'est pas bon pour le business,
04:04mais en même temps, quand on est chef d'entreprise,
04:06il y a un moment où il faut aussi faire preuve d'être un peu optimiste.
04:11Et là, je n'ai pas l'impression que les patrons français
04:12se montrent très optimistes.
04:13Jean-Rémi le disait, Ania,
04:16300 entreprises concernées par cette taxe.
04:18Et pourtant, il y a une solidarité chez les patrons.
04:21Même le patron des petites et moyennes entreprises
04:24critique ce budget.
04:25Parce qu'au fond, ce qu'ils ont l'air de déplorer,
04:28c'est aussi une rupture de confiance
04:30et puis une sorte de choc
04:33entre la promesse originelle d'Emmanuel Macron,
04:36que vous connaissez bien,
04:36la politique de l'offre, Pro Business, tout ça,
04:39et ce budget aujourd'hui.
04:40Il y a peut-être une désillusion aussi ?
04:41Absolument.
04:42Comme vous le disiez, c'était la promesse initiale
04:44qui est trahi et la désélection des grands patrons
04:47et des petits patrons ne date pas, en fait, de ce budget,
04:50ni d'ailleurs du budget précédent.
04:51En fait, elle date de la dissolution.
04:53Et c'est d'ailleurs, parce que ce que je raconte dans le livre,
04:55c'est qu'à partir du moment où
04:56Macron dissout l'Assemblée nationale,
04:59il perd sa majorité et il doit
05:00compter avec les socialistes
05:03pour ne pas être renversé.
05:04Et donc, pardonnez-moi cette métaphore douteuse,
05:05mais ce budget, c'est issu d'un accouchement au forceps
05:08après des mois de gestation difficile,
05:10de parents qui ne s'entendent pas sur tout.
05:12Donc, c'est évidemment un compromis.
05:14Ce n'est pas un budget socialiste,
05:15comme peuvent le dire LR.
05:17Ce n'est pas non plus un budget
05:18qui correspond au projet macroniste de politique de l'offre.
05:21Et c'est effectivement une déception pour ses patrons,
05:24puisque je vous rappelle que l'ancien patron du MEDEF,
05:28Geoffroy Roux de Bézieux, en 2023,
05:30disait que jamais il n'y avait eu un tel basculement
05:32en faveur de la politique pro-business,
05:35en faveur de la politique de l'offre,
05:36en France, si ce n'est sous Emmanuel Macron.
05:39Évidemment, aujourd'hui, ce projet,
05:41ce n'est plus possible sans majorité à l'Assemblée nationale.
05:43Est-ce que c'est un tournant, Renaud ?
05:45Est-ce que c'est un budget socialiste ?
05:47Il ne reste plus rien de la politique du président ?
05:50Alors, ce serait, quand on regarde mesure par mesure
05:53au sein du budget,
05:54ce serait excessif et caricatural de qualifier
05:56ce budget de « socialistes », comme certains le font à droite.
05:59Après, pourquoi est-ce que ce qualificatif
06:01colle un peu à ce budget ?
06:02D'abord, parce que les socialistes eux-mêmes
06:04revendiquent de nombreux succès,
06:06de nombreuses concessions qu'ils ont obtenues
06:08du gouvernement dans ce budget,
06:10comme dans le projet de loi de financement
06:11de la Sécurité sociale,
06:12avec la suspension de la réforme des retraites.
06:14Donc, eux-mêmes ont mis en scène
06:15leur succès, relatif,
06:18mais réel aussi sur certains points,
06:20et à l'inverse,
06:21ceux qui, jusque-là, tenaient ce discours pro-business,
06:23de soutien à la politique de l'offre,
06:26de soutien à l'activité d'allègement des charges
06:28pour les chefs d'entreprise,
06:29eux, en quelque sorte, ont baissé d'un ton.
06:31On ne les entend plus.
06:32Donc, il faut comprendre, si j'ose dire,
06:34dans la tonalité,
06:35la déception des patrons
06:37qui ont été, entre guillemets,
06:40chouchoutés depuis l'accession
06:42d'Emmanuel Macron à l'Élysée,
06:44et qui, là, en tout cas,
06:45dans le discours ambiant,
06:46sont devenus, ou redevenus,
06:49les mal-aimés, en quelque sorte.
06:50Et c'est le sentiment qu'ils ont,
06:52c'est-à-dire qu'ils ont le sentiment
06:53d'être maltraités,
06:55bien plus que ce qu'il y a,
06:56effectivement, dans le budget en question.
06:58La reconduction de cette fameuse surtaxe
07:00qui ne concerne que quelques centaines
07:01de très grosses entreprises,
07:03ça n'est pas une mise en péril
07:05de la politique de l'offre elle-même,
07:07et des allègements de charges considérables
07:09qui ont été concédés par nos patrons.
07:12Pas seulement, d'ailleurs,
07:13sous Emmanuel Macron.
07:14Il faut rappeler que cette politique
07:15d'attractivité,
07:17elle a été lancée par François Hollande.
07:19C'est dans le droit fil, d'ailleurs,
07:21de ce qu'avait fait François Hollande,
07:22ce qu'a poursuivi comme politique
07:23Emmanuel Macron sur ce point.
07:25Donc, il y a un discours ambiant
07:26sur lequel ils surfent
07:28pour, effectivement,
07:29se mettre en scène un petit peu,
07:31mettre en scène leur colère.
07:32Et résultat, eux-mêmes font de la politique.
07:34On l'a vu avec cette proposition
07:35de CDI jeunes,
07:37voire de SMIC jeunes.
07:38Oui, et on va en parler de ce CDI, Renaud.
07:40Mais juste, Jean-Rémy,
07:42est-ce que ce climat pour les patrons
07:44à l'issue de plusieurs semaines
07:46de débats parlementaires aussi,
07:47où les patrons ont été ciblés,
07:49les plus riches ont été ciblés ?
07:51Le fait que l'impôt de production
07:53qui devait être supprimé
07:54n'est finalement pas supprimé,
07:55est-ce que ça peut peser, concrètement,
07:57sur la croissance, sur l'activité ?
07:59Oui, c'est possible.
08:00Parce qu'encore une fois,
08:02pour reprendre ce que je disais tout à l'heure,
08:03quand on est chef d'entreprise,
08:04on a besoin d'être optimiste,
08:05on a besoin de croire en l'avenir,
08:06on a besoin de penser
08:07et d'avoir un cadre relativement précis.
08:12La difficulté qu'on les patrons actuellement,
08:13c'est qu'effectivement,
08:14il y a des charges qui bougent,
08:15il y a des éléments
08:16et une instabilité politique et fiscale
08:18qui rend les investissements très compliqués.
08:21Mais c'est évident,
08:22si vous avez des travaux à faire chez vous,
08:24même vous en tant que particulier,
08:25et si vous n'êtes pas tout à fait sûr
08:27de vos impôts à la fin de l'année,
08:28vous n'allez peut-être pas
08:29engager les mêmes frais.
08:30Donc ça, c'est une certitude.
08:32Les patrons, ils sont confrontés à ça.
08:34Je ne vais pas dire que les patrons
08:35juste se font victimiser par plaisir.
08:38La réalité, c'est que le contexte n'est pas bon.
08:39Ça, c'est une certitude.
08:41Après, il y a des vrais sujets
08:42sur lesquels les entreprises
08:43pourraient peut-être avancer.
08:44D'ailleurs, il y a eu une sortie du Medef
08:46ce week-end, il y a quelques jours,
08:47sur la question d'un CDI jeune.
08:49Je ne sais pas si on va y revenir.
08:50Pour relancer l'emploi des jeunes.
08:51Pour relancer l'emploi.
08:52Un CDI qui pourrait être rompu
08:53dans les premières années plus facilement.
08:54Voilà, tout ça s'inscrit dans un dialogue
08:56qu'il y a entre le patronat et les syndicats.
08:59Il est assez clair que le patronat et le syndicat
09:01sont pour l'instant incapables de s'entendre.
09:03Le Medef, il a les mêmes difficultés
09:05que les autres organisations patronales et syndicales.
09:07C'est qu'il est aussi poussé par sa base.
09:08Donc, tout ça est un contexte
09:09qui est honnêtement assez explosif,
09:11assez compliqué à gérer.
09:14Et c'est certain que ce n'est pas bon pour le business.
09:15CDI jeune, bonne ou mauvaise idée ?
09:17Je ne suis pas tout à fait d'accord.
09:19Excusez-moi, Jean-Amie Baudot.
09:20Je ne pense pas que quand le Medef
09:21avance cette proposition d'un CDI jeune
09:23qui serait plus facile à rompre,
09:25sans motif, au cours des trois premières années, etc.
09:27Ce qui rappelle évidemment,
09:28pour les plus anciens d'entre nous,
09:29le souvenir du CPE qui avait été...
09:31Contra-première embauche.
09:32Voilà, le contrat premier embauche
09:33qui avait été poussé,
09:35et même adopté sous Dominique de Villepin.
09:37Adopté et aussitôt promulgué
09:39et aussitôt suspendu d'ailleurs,
09:40parce qu'il n'a jamais été mis en œuvre
09:41au revue du tollé.
09:42Je ne pense pas que ça s'adresse aux syndicats.
09:44Je ne pense pas que quand le Medef
09:45fait cette proposition-là,
09:46c'est pour le mettre dans la discussion
09:47avec les partenaires sociaux.
09:49Parce que c'est impossible,
09:51c'est inimaginable que les syndicats,
09:53et on l'a vu d'ailleurs dès leur première action,
09:54et le Medef dit
09:55non, non, mais c'est juste pour
09:55nous soumettre à la discussion,
09:57adhère à cette proposition-là.
09:58C'est plutôt une façon, me semble-t-il,
09:59de faire de la politique
10:00dans la perspective de la présidentielle
10:02qui approche.
10:02C'est de mettre des idées dans le débat ?
10:04Non, mais c'est du lobbying, justement.
10:05D'abord à l'adresse du Bloc central,
10:06en disant n'oubliez pas, nous sommes là.
10:08Là, vous nous avez, entre guillemets,
10:09un peu abandonnés.
10:10Donc voilà des propositions
10:11qu'il faut remettre
10:12dans le cadre de l'élection présidentielle à venir.
10:14Je pense que, et on le voit bien,
10:16d'ailleurs, toute une frange du Medef,
10:17en tout cas du patronat,
10:18est draguée par la Rassemblement nationale,
10:20plus particulièrement par Jordan Bardella.
10:21Donc je pense que c'est aussi quelque chose
10:22qui est à dresser aussi
10:25en filigrane aux RN et aux autres partis
10:28qui seront dans la campagne présidentielle.
10:30Je pense que c'est plus une façon
10:31de faire du lobbying
10:32et, là encore, de la politique
10:33dans la perspective de 2027.
10:35C'est, Jean, que le chômage des jeunes
10:36en France est trois fois plus élevé
10:38qu'en Allemagne.
10:39Donc c'est une vraie question
10:40que le Medef pointe avec cette proposition
10:43dont on en parlera certainement.
10:45Dans un instant, l'heure des réquisitions
10:47dans le procès Le Pen.
10:48À quoi faut-il s'attendre ?
10:50Mais tout de suite, 9h17
10:51et c'est l'Info en une minute
10:52avec Maureen Sunniar.
10:54La fille de l'ancien ministre,
10:56Jack Lang, démissionne du syndicat
10:58des producteurs indépendants.
10:59Caroline Lang est citée
11:00dans l'affaire Jeffrey Epstein,
11:02ce financier américain
11:03au cœur d'un scandale sexuel.
11:05Les deux ont des liens financiers.
11:06Ils ont confondé en 2016
11:08une société offshore
11:09dans les Îles Vierges.
11:10Jack Lang, lui,
11:12dit assumer ses liens avec Epstein
11:13mais dit que rien ne laissait supposer
11:15de ses crimes à l'époque.
11:17Il échappe à la peine de mort.
11:18Tom Félix, un Français de 34 ans,
11:20a été acquitté.
11:21Il était soupçonné
11:22de trafic de drogue en Malaisie.
11:24C'est un immense soulagement,
11:25réagit le ministre des Affaires étrangères.
11:27Jean-Noël Barraud qui s'exprime aussi
11:29sur la situation en Iran.
11:30Le chef de la diplomatie estime
11:31que les négociations avec le régime
11:33doivent d'abord viser la fin
11:35de la répression avant le nucléaire.
11:37Au moins 30 000 personnes
11:38ont été tuées ces dernières semaines
11:40dans le pays.
11:41Le chef de la diplomatie iranienne
11:42a été mandaté ce matin
11:43par le président iranien
11:45pour négocier avec Washington.
11:47Et puis deux matchs ce soir
11:48pour les huitièmes de finale
11:49de la Coupe de France de foot.
11:51Reims sera face au Mans
11:52à 20h30.
11:53Et à 21h10,
11:54l'OM affrontera
11:55le stade Rennais
11:56de rencontres.
11:56A suivre sur France Info.
12:00France Info
12:01Les informés
12:05Renaud Delis
12:06Agathe Lambret
12:07Les informés
12:11et Cania Newsboom
12:12correspondante pour Bloomberg News.
12:14Vous venez de publier
12:15accrédité 7 ans
12:16au Palais de Macron
12:17aux éditions du Seuil.
12:19Et Jean-Rémi Baudot
12:19chef du service politique
12:20de France Info.
12:22On passe à notre deuxième débat
12:23Renaud.
12:24C'est le moment
12:25des réquisitions
12:26dans le procès
12:27des assistants parlementaires
12:28européens
12:28du Rassemblement National.
12:30Après trois semaines
12:31d'audience
12:31pour ce procès
12:32en appel
12:33avec aujourd'hui
12:34l'heure des réquisitions
12:35pour Marine Le Pen
12:36et les dix autres prévenus
12:37qui ont fait appel.
12:38Rappelons qu'en première instance
12:39Marine Le Pen
12:40a été notamment condamnée
12:41à quatre ans de prison
12:42dont deux fermes
12:42et cinq ans d'inéligibilité
12:44avec exécution provisoire
12:45pour détournement
12:46de fonds publics
12:47au détriment
12:47du Parlement européen.
12:49Il y a une inéligibilité
12:51qui donc la priverait
12:52de candidatures
12:53à l'élection présidentielle
12:54de 2027.
12:55Alors
12:55est-ce qu'au Rassemblement National
12:57on ne peut pas
12:58se faire évidemment
12:59à cette idée
13:00à cette perspective ?
13:01Voici ce qu'on disait hier
13:01sur France Info
13:03Laurent Jacobelli
13:04le porte-parole
13:04du Rassemblement National.
13:06Nous sommes une démocratie
13:07où la principale candidate
13:08à l'élection présidentielle
13:09pourrait être empêchée
13:10de participer.
13:12Je crois qu'il y a
13:13très peu de démocratie
13:13où ça se passe
13:14et que ça pose question
13:15quand même
13:15sur le calendrier
13:16de tout cela
13:17mais Marine Le Pen
13:18je le dis
13:18va défendre
13:20son point de vue
13:21et va combattre
13:22comme elle sait le faire.
13:23Alors est-ce que
13:24la favorite des sondages
13:25peut effectivement
13:26être empêchée
13:26de concourir
13:27pour des raisons judiciaires ?
13:28Est-ce que ce statut
13:29d'ailleurs de favorite
13:30la protège
13:31d'une éventuelle
13:31devrait la protéger
13:32d'une éventuelle
13:33condamnation à l'inéligibilité ?
13:34Et puis est-ce que
13:35les juges
13:35ont la légitimité ?
13:37Est-ce que la justice
13:37est légitime
13:38pour justement
13:39influer
13:40sur le cours
13:41de la présidentielle
13:41en condamnant
13:42tel ou tel candidat ?
13:44Est-ce que les juges
13:45ont trop de pouvoir
13:45Agnès Nussbaum ?
13:47Vaste question
13:47presque philosophique.
13:49Moi je n'aimerais pas
13:50être à la place
13:50des juges en fait
13:51parce qu'ils savent
13:52très bien
13:53que c'est un débat
13:53d'autres sociétés
13:54qui sera instrumentalisé
13:56et sans doute
13:56dont le Rassemblement
13:57national va se saisir
13:58pour se recamper
14:00si d'aventure
14:01Marine Le Pen
14:01était empêchée
14:02de se présenter
14:02en 2027
14:03je fais le pari
14:05que le Rassemblement
14:06national aura beau jeu
14:07de dire
14:08que c'est encore
14:09un parti anti-système
14:10qui est empêché
14:11de participer au jeu
14:13alors que c'est un parti
14:14qui est le premier parti
14:14d'opposition
14:15à l'Assemblée nationale
14:16aujourd'hui
14:16qui est présent
14:18sur les plateaux
14:19et qu'on entend beaucoup
14:20donc là
14:21à voir
14:22ce que vont faire
14:23les juges
14:23la vraie question
14:24aujourd'hui
14:24c'est est-ce que
14:25cette impossibilité
14:28de se présenter
14:28va être immédiatement
14:30ou pas
14:30mise en oeuvre
14:31et en réalité
14:32comme on est dans
14:32un état de droit
14:33c'est effectivement
14:35au juge de décider
14:35mais il y aura
14:36des débats
14:36très très durs après
14:37vous êtes d'accord
14:39Jean-Rémy
14:39au juge de décider
14:41mais ça risque
14:42de faire polémique
14:43évidemment
14:43mais c'est une drôle
14:44de manière
14:44de prendre le débat
14:45en réalité
14:45puisque les juges
14:47ne devraient pas
14:47être en question
14:48c'est la loi
14:48ils n'ont rien fait
14:50en dehors du cadre
14:51de la loi
14:51donc si aujourd'hui
14:52la loi n'est pas
14:53bonne
14:53il faut tout simplement
14:54la changer
14:54le point
14:55épatant la condamnation
14:56éventuelle de Marine Le Pen
14:57qu'effectivement
14:58le fait que
14:59l'exécution provisoire
15:01le fait que
15:02elle soit inéligible
15:04avant même
15:05d'avoir fait appel
15:06au fond c'est ça
15:07mais ils n'étaient pas
15:08obligés de l'appliquer
15:08cette exécution provisoire
15:09ils n'étaient pas
15:09obligés de l'appliquer
15:09mais la loi
15:10oui mais ils n'étaient pas
15:11obligés de l'appliquer
15:11oui bien sûr
15:12mais dans ce cas-là
15:15si les politiques disent
15:18par exemple
15:18ça ne doit pas
15:19s'appliquer aux politiques
15:20et bien qu'ils changent la loi
15:21et qu'ils assument
15:22devant les électeurs
15:23de changer la loi
15:23et ce sera très intéressant
15:25de voir les arguments
15:25qu'ils mettent en avant
15:26au Parlement
15:27il faut quand même se rappeler
15:28que quand cette loi
15:28a été votée
15:29c'était l'unanimité totale
15:30et que tout le monde
15:31était d'accord
15:32pour dire que
15:33le fait que
15:34les hommes et femmes politiques
15:36devaient être
15:36absolument transparents
15:38et absolument
15:38irréprochables
15:40et que donc
15:40la justice devait être sévère
15:41bon
15:42quelques années plus tard
15:43on voit que le discours
15:43a changé
15:44le discours et la société
15:45ont changé
15:46on est loin de cette ère
15:47de la propriété
15:48à tous les étages
15:49où il fallait absolument
15:50l'avé plus blanc que blanc
15:52c'est-à-dire qu'on parle quand même
15:52de millions d'euros détournés
15:53on parle d'une forme
15:55d'organisation
15:56alors Marine Le Pen
15:56dit que ça n'était pas
15:57un système
15:58mais les prévenus
15:59ces derniers jours
16:00ils ont eu du mal
16:01à justifier
16:02les différentes embauches
16:03et c'est vrai que
16:04l'appel avait plutôt
16:05bien commencé
16:05pour le Front National
16:07de l'époque
16:08qui avait tenté
16:09de faire un profil
16:10un peu différent
16:11et d'avoir une posture
16:12un peu différente
16:13et là sur les derniers
16:14jours d'audience
16:14ça a été assez catastrophique
16:16pour la défense
16:17c'est peut-être aussi ça
16:18le sujet
16:18c'est qu'en fait
16:19ils se rendent compte
16:20que c'est compliqué
16:20après
16:21il faut que
16:23effectivement
16:24les juges
16:24soient dans une posture
16:25extrêmement inconfortable
16:26et je crois que
16:27je n'aimerais pas non plus
16:28être à leur place
16:28mais la réalité
16:29c'est que les juges
16:30s'appliquent la loi
16:30donc si la loi doit être changée
16:31c'est aux parlementaires
16:32c'est à la représentation nationale
16:34de le changer
16:35et ce sera intéressant
16:36de voir quels arguments
16:36ils mettent en avant
16:37ce sont les juges
16:38qui ont le pouvoir
16:38d'arrêter Marine Le Pen
16:39aujourd'hui Renaud
16:40parce que ses affaires
16:41ne l'arrêtent pas
16:42dans l'opinion
16:42ça ne change rien
16:43non mais on verra
16:44on verra ce que décideront
16:44les juges
16:45est-ce que ce sera
16:46juste le moment venu
16:46mais l'argumentaire
16:47du RN
16:48pour répondre précisément
16:50à votre question
16:51non seulement ça ne change rien
16:52je reviens juste
16:52sur votre question
16:53non seulement ça ne change rien
16:54mais il y a déjà
16:55un candidat de substitution
16:56ce qui est un problème politique
16:57d'ailleurs pour Marine Le Pen
16:57Jordane Bardella
16:58est déjà dans les starting blocks
16:59donc ça n'est pas
17:01un problème politique
17:02je suis d'accord avec vous
17:03pour le RN
17:04ce qui complique
17:05la tâche d'ailleurs
17:06de Marine Le Pen
17:07pour se poser en victime
17:08d'un complot des juges
17:10comme elle le disait
17:10en première instance
17:11comme elle ne le dit plus
17:12maintenant d'ailleurs
17:12elle a abandonné
17:13cet argument là
17:14mais pour revenir
17:15à l'argumentaire du RN
17:16qui consiste à dire
17:16quand même
17:17les juges pourraient priver
17:18les électeurs
17:20de la favorite
17:21de la présidentielle
17:23selon les sondages
17:24c'est un drôle d'argument
17:25je trouve
17:25parce que
17:25est-ce que ça signifie
17:26que si elle était
17:27à 3 ou 5%
17:28dans les sondages
17:29elle pourrait être condamnée
17:30ça ne poserait pas de problème
17:31et qu'à 30%
17:31il y aurait une forme
17:32de totem d'immunité
17:33en quelque sorte
17:34ça piétine évidemment
17:36un principe de base
17:37fondamental du droit
17:38qui est l'égalité
17:39de tous les citoyens
17:41devant la loi
17:41tous les citoyens
17:43la loi est la même
17:44pour tous
17:44la déclaration des droits
17:46de l'homme le rappelle
17:46qu'elle protège
17:47ou qu'elle punisse
17:48la loi est la même
17:48pour tous
17:49donc qu'on soit
17:49à 5, 15 ou 35%
17:51dans les sondages
17:52évidemment
17:52la même loi
17:53ça applique
17:54le deuxième point
17:54c'est ce que vous disiez
17:55c'est que les juges
17:57ils appliquent la loi
17:58qui est décidée
17:59par les législateurs
17:59donc ce sont les législateurs
18:01c'est-à-dire les parlementaires
18:02qui décident de la loi
18:03or c'est vrai
18:04depuis une trentaine d'années
18:05les parlementaires
18:07n'ont cessé d'alourdir
18:08les sanctions
18:08à l'endroit
18:09des politiques fautifs
18:10notamment ce délit
18:11cette peine
18:12pardon
18:12d'inéligibilité
18:13qui s'est considérablement
18:14banalisée
18:15y compris avec
18:16l'exécution provisoire
18:17il faut rappeler
18:18que le RN
18:19a largement participé
18:21de cet alourdissement
18:22des sanctions
18:22en 2013
18:23Marine Le Pen
18:24elle prônait
18:24l'inéligibilité à vie
18:26pour les candidats
18:27condamnés
18:28pour détournement
18:29de fonds publics
18:30tiens
18:30détournement de fonds publics
18:31c'est précisément
18:31le délit
18:32qui lui est reproché
18:33dans ce procès
18:34des assistants fictifs
18:36du UFN
18:36devenu RN
18:37on se rappelle l'ancien slogan
18:38du Front National
18:39main propre
18:40tête haute
18:40je pense qu'il faut faire attention
18:42aussi que les supporters
18:44que le camp de Marine Le Pen
18:46s'indigne d'une éventuelle
18:47condamnation
18:48en appel
18:48comme ils l'ont fait
18:49après la condamnation
18:49en première instance
18:50c'est normal
18:50c'est inévitable
18:51mais quand on regarde
18:52dans l'opinion
18:53l'opinion en général
18:56ne considère pas
18:57que les juges
18:57sont trop sévères
18:59y compris à l'endroit
19:00des politiques
19:01c'est plutôt le laxisme
19:02qui est l'opinion répandue
19:04concernant le fonctionnement
19:05de la justice
19:06et on l'a vu d'ailleurs
19:07les mobilisations déclenchées
19:09par le Rassemblement National
19:10au lendemain de la condamnation
19:11en première instance
19:11ont rassemblé
19:12un noyau de partisans
19:13qui sont extrêmement déçus
19:15mais n'ont pas
19:16scandalisé le pays
19:18il faut bien comprendre
19:19le narratif
19:20qui a été fait
19:20autour de ce procès
19:22qui a été
19:23notamment par
19:23évidemment
19:24le Rassemblement National
19:24ils ont beau jouer
19:25de le faire
19:26c'est normal
19:26ils en ont fait
19:27un procès politique
19:28il faut bien comprendre
19:30que ça a fait aussi
19:31dans l'opinion
19:31que le jugement
19:33n'a pas été compris
19:34notamment cette exécution
19:34provisoire qui est
19:35effectivement peut-être
19:36contestable
19:36et qui mérite peut-être
19:37d'être débattue
19:38mais il y a une offensive
19:40politique
19:40une offensive médiatique
19:41qui fait que le débat
19:42c'est aussi focalisé
19:43sur une espèce de procès
19:44politique
19:44les juges normalement
19:45ne sont pas dans
19:46un procès politique
19:47Agnès Nussbaum
19:48on est dans un état de droit
19:49donc effectivement
19:50idéalement la loi
19:51s'applique à tout le monde
19:52même aux puissants
19:52même aux favoris
19:54d'une présidentielle
19:55et en fait
19:55il y a déjà des limites
19:56sur les personnes
19:58qui peuvent se présenter
19:59à une présidentielle
20:00il faut avoir au moins 18 ans
20:01il ne faut pas être déchu
20:02de ses droits civiques
20:02enfin voilà
20:03c'est effectivement
20:04c'est au juge de décider
20:06après on peut débattre
20:06de la loi
20:07Juste un point
20:08parce qu'on entend
20:08effectivement cette décision
20:10elle pourrait influer
20:10sur le cours de la présidentielle
20:11mais est-ce que ça veut dire
20:12que les juges ne devraient plus
20:13accomplir leur mission
20:14à l'approche d'un scrutin
20:15en l'occurrence
20:15à l'approche de la présidentielle
20:16ça pose un autre problème
20:17on a entendu ce discours
20:18au moment de
20:19quand François Fillon
20:20était mis en examen
20:21en pleine campagne présidentielle
20:22en 2017
20:23ses supporters
20:25se sont indignés
20:27et ont considéré
20:28que cette décision
20:29des juges
20:29à l'époque
20:30c'était une mise en examen
20:31leur volait
20:32en quelque sorte
20:33le scrutin
20:33ça a sûrement joué un rôle
20:34sur les résultats
20:35sauf que maintenant
20:368 ans plus tard
20:389 ans plus tard
20:38bientôt
20:38on constate que François Fillon
20:41a été définitivement condamné
20:42et très lourdement
20:43notamment à 5 ans
20:43de l'IJMT
20:44dans cette affaire
20:44est-ce que les juges
20:46auraient dû
20:46ne pas poursuivre
20:48et qu'ils puissent
20:49éventuellement bénéficier
20:50de l'immunité présidentielle
20:51et rester pendant 5 ou 10 ans
20:52hors de portée de la justice
20:54ou est-ce que
20:55à l'inverse
20:56heureusement que la justice
20:57à l'époque
20:58a agi
20:59et que
20:59quand on constate
21:01qu'à la fin
21:02de toute la procédure
21:03de toutes les procédures judiciaires
21:04finalement
21:04François Fillon
21:05a été condamné
21:05merci beaucoup
21:06les informés
21:07merci
21:08Agnès Newsbaum
21:09je rappelle
21:09votre livre
21:11accrédité
21:127 ans
21:13au palais de Macron
21:14aux éditions du Seuil
21:15pour comprendre
21:16de l'intérieur
21:17la présidence
21:18Macron
21:19merci
21:19Jean-Rémi Baudot
21:20du service politique
21:21de France Info
21:22Agnès Bloomberg
21:23à demain Renaud
21:25à demain Agathe
21:26très bonne journée
21:27les informés reviennent
21:28ce soir à 20h
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