00:01BFM Bourses, vos placements, nos conseils sur BFM Business.
00:05Avec un des architectes de ce portefeuille responsable, BFM Bourses,
00:10on vous écoutait tout à l'heure commenter la séance à Wall Street.
00:13On vous retrouve en plateau, Frédéric Rosier de Mirabeau, bonjour.
00:15Re-bonjour.
00:16Re, oui.
00:17Donc, la semaine a été bonne, on a fait quoi ?
00:21On a fait moins 2,88 sur...
00:23Non, moins 1 et quelques sur le portefeuille et large.
00:27Oui, moins 2,88 pour le CAC 40, l'Eurostock 50,
00:32et on a fait moins 1,23 sur le portefeuille responsable.
00:35Donc, oui, oui, on a bien tenu le coup, c'est ça.
00:37Oui, d'ailleurs, depuis le début de l'année, il faut souligner,
00:40on fait quasiment trois fois la performance du marché européen depuis le début de l'année,
00:45avec, c'est vrai que des secteurs qui ont été extrêmement favorables la semaine dernière.
00:50On en parlait tout à l'heure, mais notamment, nos valeurs de croissance
00:55et liées notamment à l'intelligence artificielle,
00:58puisqu'il y en a dans le portefeuille ESG qu'on gère,
01:02ont fortement progressé la semaine dernière.
01:04Donc, oui, c'est une très, en relatif, une très belle semaine,
01:08et depuis le début de l'année, franchement, un très beau début d'année.
01:11Avec notamment, on parlait des valeurs tech, mais...
01:14SAP !
01:15Alors, ça, c'est enfin !
01:17Ouf ! Oui, c'est ça !
01:19Ça a bien rebondi sur les logiciels depuis deux semaines.
01:23Depuis un gros mois, on sent que les flux reviennent.
01:25Mais alors, SAP, on a vraiment bien, bien profité.
01:27Oui, et alors, surtout, dernière journée,
01:31parce que ça a été extrêmement compliqué, même en début de semaine,
01:35SAP est un éditeur, bien sûr, de logiciels,
01:38qui est un acteur majeur, voire essentiel,
01:42dans tout ce qui est cloud européen, intelligence artificielle européenne.
01:45Et la publication de SAP, elle est plutôt rassurante,
01:48alors qu'on était vraiment en train de taper dessus,
01:51et de la quiétude, notamment liée à Anthropik,
01:54et oui ou non, l'avenir du logiciel.
01:56C'est une société qui a annoncé quand même 20% de croissance,
01:58et ce qu'on appelle la Blacklog, c'est-à-dire le carnet de commandes,
02:02à plus de 25%.
02:03Donc ça, ces chiffres-là, nous rassurent,
02:06parce qu'on se posait honnêtement des questions.
02:08Est-ce que oui ou non, on est dans le vrai ou pas avec cette société ?
02:11Oui ou non, parce que c'est très capitalistique comme activité.
02:14Il y a beaucoup, bien sûr, de main-d'œuvre au sein de SAP,
02:17et donc des questions par rapport au suréquipement de l'entreprise
02:19dans un contexte difficile.
02:21Et ces chiffres-là nous rassurent.
02:23Alors peut-être qu'on n'aura pas un rebond exceptionnel,
02:26mais on est peut-être aussi, on s'inscrit peut-être
02:28dans une forme de retour à la normale
02:30pour le secteur des logiciels,
02:32même en Europe au sens large,
02:33et des technologies européennes au sens large,
02:35qui va peut-être rattraper quand même
02:37le petit retard, j'exagère,
02:41par rapport aux entreprises américaines,
02:42dans le gros retard qu'elles ont par rapport aux entreprises américaines,
02:45et c'est pour ça qu'on est encore dessus,
02:47et on restera dessus.
02:48Puis on a aussi nos cadors à nous,
02:50on a un biais cognitif,
02:52Nvidia, Intel, Qualcomm, etc.
02:55Et Infineon !
02:56Infineon !
02:57Et puis tout l'écosystème qui est autour,
03:00c'est-à-dire les gestionnaires d'énergie,
03:02nos Schneider Electric,
03:03et Eaton,
03:04Eaton dans le portefeuille.
03:05Eaton qui marche très très bien,
03:07parce que c'est vrai que dans ce que vous faites,
03:09notamment des data centers,
03:11vous avez besoin de ce qu'on appelle des modulateurs,
03:13qui sont capables de générer notamment
03:15les changements de tension qu'on a sur le réseau électrique.
03:18Et il faut maintenir une électricité stable
03:21pour pouvoir continuer à produire dans les data centers,
03:25et donc l'intelligence artificielle.
03:26Et Eaton, à l'instar de gros acteurs français
03:28qu'on connaît bien, Schneider, Legrand,
03:30Rexel par exemple,
03:32ou des ABB,
03:33ou même Siemens,
03:34est un acteur essentiel
03:35dans cette industrie
03:37d'intelligence artificielle
03:40et des data centers.
03:41Donc quand on a vu les CAPEX,
03:43les investissements par rapport à ça,
03:45et notamment les investissements liés à l'énergie,
03:48la maîtrise de l'énergie liée aux data centers,
03:50Eaton sera bien sûr,
03:51et ça explique le parcours exceptionnel
03:53que fait l'entreprise,
03:54notamment depuis deux semaines
03:55avec une forme d'accélération surprenante,
03:57est un acteur qui va profiter de cette dynamique-là.
04:00Donc on est toujours sur Eaton,
04:02et je pense que c'est un titre
04:03qui devrait encore largement en profiter,
04:06à l'instar, je le répète,
04:07des entreprises françaises
04:08qui sont très très bien positionnées
04:09à l'échelle même mondiale sur ce secteur.
04:12Dernière chose,
04:13c'est vrai qu'on parlait de biais comportemental,
04:15il y a un petit truc,
04:16on était à fond sur la tech
04:17depuis quelques séances,
04:19ça nous a peut-être fait louper
04:21deux, trois considérations fondamentales
04:23autour de groupes un peu plus industriels,
04:25Safran par exemple,
04:26qui est en hausse aujourd'hui,
04:27plus 1,9%,
04:28qui a mal réagi sur la publication.
04:30C'est ça.
04:31Alors, lorsqu'on a par exemple
04:33des indications sur,
04:34vous savez que Safran,
04:35c'est un constructeur majeur
04:38dans l'avionique,
04:39et notamment sur la motorisation,
04:42avec le programme LIP
04:43qui remplace le CFM56,
04:45aujourd'hui quand on prenait l'avion,
04:46vous avez une grande chance
04:49d'avoir un moteur Safran.
04:50Et là, on pensait qu'avec le contexte difficile,
04:54et on le sait notamment pour
04:56les compagnies du Golfe,
04:58notamment que cette problématique
05:00allait peser sur l'activité
05:02et le carnet de commande.
05:03Pas du tout.
05:04Pas du tout.
05:04Donc on a une dynamique sur le civil
05:06qui est très très forte chez Safran.
05:08Alors je ne parle pas volontairement
05:09puisqu'on est dans le cadre de la partie défense.
05:13Oui, parce que c'est eux qui fabriquent
05:14entre autres les moteurs du Rafale.
05:15Aussi.
05:16Oui, très positionnés dans la défense
05:19et motorisation liée à la défense.
05:21Et donc sur l'aviation classique,
05:24très forte progression.
05:26On est vraiment sur une très très belle surprise.
05:29Il y a des inquiétudes honnêtement
05:31sur la capacité de répondre à ce carnet de commandes
05:33qui, on le sait, est quand même grande.
05:35Donc on verra s'ils sont capables.
05:37Mais on est quand même dans une entreprise
05:38qui va avoir une croissance à deux chiffres,
05:40entre 10 et 15 % sur l'année,
05:42avec ce qu'on appelle une génération
05:44de fricage faute depuis 3 milliards.
05:45Et n'oubliez pas aussi une chose,
05:46c'est qu'elle est dans un programme
05:47de rachat d'actions.
05:48Donc c'est un gros plan de rachat d'actions.
05:51D'ailleurs, qui a repris ce lundi.
05:53Donc on va avoir plusieurs centaines
05:55de millions d'actions.
05:56Ça, France qui explique la hausse aussi d'aujourd'hui
05:58qui vont être rachetées sur le marché.
05:59Donc un effet relativement important
06:01qui devrait porter le titre.
06:02Donc là, il fallait vraiment saisir
06:04peut-être cette occasion de baisse
06:05pour revenir sur le titre
06:07et globalement même sur le secteur.
06:09C'est ce que font les investisseurs.
06:11Aujourd'hui, le titre gagne 1,11 %.
06:13On est à 273 euros.
06:14Frédéric Rosier, Mirabeau, merci.
06:17Co-architecte de ce portefeuille,
06:19responsable BFM Bourse.
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