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  • il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00Face à la hausse des carburants, les routiers et les agriculteurs sont mécontents, mécontents des aides qui sont proposées par
00:06le gouvernement.
00:06D'où la manifestation ce matin sur le périphérique parisien, d'où la réunion à Matignon.
00:11Et nous allons en rue de Varennes retrouver Marie Roux en direct pour BFM TV. Réunion à Matignon toujours en
00:17cours Marie.
00:20Oui exactement, des réunions interministérielles qui sont devenues quasi hebdomadaires depuis le début de la crise au Moyen-Orient.
00:27Le thème aujourd'hui c'est le plan d'électrification pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles.
00:32C'est surtout l'occasion pour le gouvernement de montrer qu'ils suivent attentivement l'impact de la hausse des
00:38carburants pour ajuster les aides sans gaspiller le moindre centime.
00:42Nouvelle proposition d'ailleurs du ministre du Travail Jean-Pierre Farandou qui ouvre la porte au chômage partiel pour les
00:49entreprises qui ont vu une baisse d'activité brutale depuis le début de la crise.
00:53L'objectif est bien ce de conserver nos emplois et nos compétences.
00:57Une aide estimée à 70 millions d'euros qui s'ajouterait déjà à l'aide mise en place pour faire
01:02face à la hausse des carburants annoncée vendredi dernier.
01:05Sur ce sujet, Roland Lescure, le ministre de l'économie qui est à l'intérieur, qui suit cette réunion,
01:10est bien annoncée qu'elle pourrait être prolongée, reconduite au mois de mai si la situation l'exige.
01:16En tout cas, cette réunion à Matignon, elle fait office de cession de travail.
01:20Il ne faut pas s'attendre à de grandes annonces, notamment pour les gros rouleurs.
01:24Le Premier ministre prévient pas d'aide généralisée, pas de chèque en blanc.
01:28L'objectif du gouvernement, c'est surtout de montrer leur présence, leur suivi et leur réactivité face à cette crise
01:34qui évolue jour après jour.
01:35Voilà Marie Roux avec Vincent Gauthier en direct de la cour de l'hôtel de Matignon.
01:40Nous sommes avec Alexis Giberg qui est le président de l'Organisation des transporteurs routiers européens
01:45qui ont fait une démonstration de force aujourd'hui avec cette opération escargot sur le périph.
01:49Mais également, demain, c'est prévu sur la recade bordelaise et donc en région jusqu'à la fin de la
01:55semaine.
01:56Vous avez entendu ce qu'a dit Marie, donc il y avait déjà les annonces de vendredi dernier.
02:00S'ajoute la possibilité de chômage partiel pour les entreprises en grande difficulté ?
02:04C'est une mesure qui va dans le bon sens ?
02:06Bien sûr, c'est évidemment une mesure qui va dans le bon sens.
02:09On la salue.
02:10Il y a un réel travail aujourd'hui du gouvernement et depuis le début pour essayer de répondre à cette
02:17situation qui est dramatique pour nos entreprises
02:20qui sont principalement des TPE, des PME, 80-90% des entreprises du transport routier
02:26qui fait à peu près 800 000 emplois dans la branche toute entière,
02:31qui sont ces petites entreprises.
02:33Et la brutalité, la rapidité de la hausse du carburant a généré des difficultés telles qu'il fallait apporter des
02:40réponses.
02:40Ce que nous disons aujourd'hui, c'est que les réponses apportées ne sont pas à la mesure de la
02:45gravité de la situation.
02:46Vous dites que ce sont des mesurettes ?
02:49On peut les appeler comme vous voulez, on pense qu'elles ne sont pas aujourd'hui à la mesure de...
02:53Qu'est-ce qu'il faudrait de plus ?
02:54Ce qu'il faudrait, c'est faire plus, faire mieux et plus simple.
02:58Mais c'est les taxes ?
02:59Les taxes, finalement, on n'a pas trop la main là-dessus,
03:03vu que vous avez aujourd'hui une situation complexe sur le plan budgétaire,
03:07que les chèques en blanc sont évidemment à proscrire, on le comprend bien,
03:10on est nous-mêmes patrons de PME, on sait ce que sont les équilibres entre les plus et les moins.
03:15Donc non, c'est pas la situation.
03:16La question aujourd'hui, c'est plutôt de trouver les bons arbitrages,
03:19de savoir ce que nous préférons faire.
03:21Quel est le coût de l'inaction aujourd'hui si nous ne faisons pas les aides,
03:24qui sont à la hauteur des enjeux ?
03:25En 2022, on parlait d'une enveloppe de 400 millions d'euros
03:29pour aider les transporteurs routiers dans une situation comparable et similaire.
03:34Cet argent, aujourd'hui, on demande quelque chose d'équivalent,
03:37parce que réellement, la difficulté est bien là.
03:40Il s'agit en fait de compenser des pertes sèches.
03:42Donc une enveloppe de 400 millions.
03:44Les pertes sèches générées par 30% de hausse en deux semaines
03:47sur des coûts de revient qui sont de l'ordre de 30%
03:51dans une entreprise de transport routier,
03:54avec des marges qui sont de l'ordre de 1%.
03:57Finalement, vous vous apercevez qu'assez rapidement,
03:59ces entreprises sont à sec.
04:00Elles n'arrivent pas à payer leurs factures,
04:02à payer leurs salariés.
04:03Et donc, les bons licenciés, vous mettent la clé sous la porte ?
04:05Mais bien sûr.
04:06En fait, la réalité, c'est bien celle-là.
04:08Si vous regardez sur deux ans en arrière,
04:10vous avez 5 000 défaillances d'entreprises.
04:12Notre secteur est déjà sinistré.
04:13Vous dites 400 millions.
04:14Pour l'instant, le gouvernement a mis 70 millions sur la taille.
04:16Et pas pour les transporteurs, mais aussi pour la pêche.
04:2050 millions pour les transports et 70 millions au total.
04:24Pour les pêcheurs, pour les transporteurs, on n'est pas en 400 millions.
04:26Oui, mais à la différence, pardonnez-moi,
04:28c'est que le monsieur parlait de 400 millions d'euros,
04:31mais c'était pour l'année entière, l'année 2022.
04:33Là, on est bien sûr.
04:3450 millions pour les transporteurs routiers
04:36pour le seul mois d'avril,
04:38avec des mesures qui sont reconductibles
04:40si la situation le nécessite pour mai, juin ou au-delà.
04:46Ça sera en fonction, effectivement, de cette crise.
04:49Sauf que, Gaëtan, il n'y a pas que les transporteurs
04:51qui souffrent dans cette crise de l'énergie.
04:54Et d'ailleurs, quand on regarde dans le détail,
04:56ces mesures ne s'adressent qu'aux TPE, PME
04:59qui sont en situation difficile.
05:01Là aussi, c'est très important,
05:03parce que le gouvernement n'arrose pas
05:06l'ensemble des transporteurs routiers.
05:09Par ailleurs, une autre chose aussi qui est très importante,
05:11vous parliez tout à l'heure des mesures de chômage partiel
05:14qui ont été proposées par le ministre du Travail aujourd'hui.
05:18C'est pas en nous ?
05:18Ces mesures, encore une fois,
05:20elles ne sont à destination des secteurs
05:23qui sont en première ligne de cette crise.
05:26Notamment, par exemple, le secteur du plastique
05:29qui connaît aujourd'hui des problèmes d'approvisionnement
05:32ou bien encore les tours opérateurs
05:34qui ont été obligés de revoir un certain nombre de voyages.
05:38Donc, on voit bien que les mesures qui sont prises en ce moment,
05:42encore une fois, deux différences par rapport à 2022-2023
05:45que vous évoquiez.
05:47Un ciblage très précis vers tous ces secteurs
05:50ou ces entreprises en très grande difficulté,
05:53liées notamment à cette crise au Moyen-Orient.
05:56Et puis, encore une fois, toutes ces mesures
05:58qui ont été annoncées par le gouvernement,
06:00que ce soit les 70 millions qui ont été annoncées vendredi
06:04ou bien encore les mesures de chômage partiel,
06:07sont aujourd'hui entièrement financées
06:10par des coupes budgétaires dans les ministères.
06:13Elle a aussi très, très grande différence
06:15par rapport à 2022 ou 2023.
06:16On explique comment on va financer tout ça.
06:18On avait ratissé l'âge et au final,
06:19on s'était trouvé avec une facture juste colossale.
06:22Avant de faire réagir Mme Giverney,
06:24député ensemble à la République de l'Inde,
06:26on n'avait pas parlé, Guillaume Daré,
06:27de mesures spécifiques pour les gros rouleurs la semaine dernière ?
06:30Oui, mais pour l'instant, il n'y en a pas, effectivement.
06:31Le gouvernement travaille dessus,
06:32mais pour l'instant, ça n'a pas été annoncé.
06:34C'est là où, effectivement, il y a eu un certain nombre de critiques
06:36de la part des particuliers.
06:38Alors, on a vu que ce matin, si j'ose dire,
06:40à bon escient, le gouvernement a rappelé,
06:42a fait un peu de pub autour du paiement bientôt
06:45des chèques énergie, effectivement,
06:47avec 700 000 foyers potentiellement supplémentaires
06:49qui pourraient être concernés,
06:51non pas parce qu'il y a de l'argent supplémentaire,
06:52mais parce que c'est des foyers qui n'avaient pas forcément
06:55connaissance qu'ils pouvaient avoir accès,
06:56qui ne demandaient pas ce chèque-là.
06:58Ça, ça existait déjà, c'est payé à chaque fois,
07:00à chaque printemps.
07:01Mais c'est vrai que le gouvernement dit,
07:02regardez, il faut le faire,
07:03parce que ça permettra d'aider aussi certains foyers,
07:06certains particuliers qui ne bénéficient pas
07:08de ces aides ciblées.
07:09Mais c'est vrai que pour l'instant,
07:10pour ce qui est des gros rouleurs,
07:11eh bien, il n'y a pas d'annonce qui a été faite.
07:13Madame Giverney, est-ce qu'il faut mettre la main à la poche ou pas ?
07:15Je crois qu'on ne va pas avoir le choix
07:16d'effectivement venir en soutien.
07:19Mais par contre, moi, je soutiens le gouvernement
07:21qui fait attention,
07:21parce que ce conflit peut s'engager dans la durée.
07:25Donc, il ne faut pas tout dépenser maintenant.
07:27Je crois qu'il faut vraiment être très ciblé
07:29et le gouvernement est à la manœuvre.
07:32Moi, j'étais encore en entretien avec Maude Brejon
07:34la semaine dernière,
07:35où elle consulte très largement,
07:37comme j'étais ancienne ministre de l'Énergie.
07:40Et donc, moi, d'abord,
07:41je déconseille vivement de toucher aux taxes
07:44et je suis très contente de M. Giberg.
07:46Pourquoi donc ?
07:47Parce que, d'abord,
07:48je suis pour remettre à plat toute la fiscalité de l'énergie.
07:51Ça, on a besoin de le faire.
07:51On ne le fait pas au moment d'une crise.
07:53Mais vous ne le faites pas quand il n'y a pas de crise.
07:55C'est le problème.
07:56On l'appelle depuis des mois et des mois.
07:58Vous savez qu'il y a en Espagne aujourd'hui ?
08:00Mais attendez, en Espagne aujourd'hui,
08:02chez nos voisins espagnols,
08:04un conducteur m'expliquait
08:06que le gasoil est à 1,70€.
08:09En Espagne,
08:09quand il refranchit la frontière en France,
08:11c'est à 2,10€.
08:13Comment vous expliquez ça ?
08:14C'est le même produit
08:15parce qu'ils ne sont pas producteurs de pétrole non plus,
08:17les espagnols.
08:18Ils sont comme nous.
08:18Alors comment ça fait qu'il y a autant de différence ?
08:20Ils font des choix différents.
08:21Ils sont aussi dans des situations budgétaires
08:23qui sont différentes.
08:24Meilleur.
08:25On est en train de payer
08:26votre mauvaise gestion budgétaire ?
08:27Vous et la majorité actuelle ?
08:29Non, on est en train de payer aussi
08:30le fait qu'on a ouvert les robinets
08:32trop vite, trop tôt,
08:33au moment des crises.
08:34Vous regrettez le quoi qu'il en coûte ?
08:36Moi, je crois qu'en tout cas,
08:37il faut apprendre de notre expérience.
08:39Et là, on est beaucoup plus précautionniers.
08:40C'était une erreur le quoi qu'il en coûte ?
08:41Non, je ne pense pas que c'était une erreur.
08:42On devait être fourmis,
08:43on était cigales en fait.
08:44Et en fait, il faut pouvoir
08:46venir en soutien,
08:47mais être beaucoup plus précautionné.
08:48Et je crois que les Français
08:49ont compris aussi.
08:50L'expérience, elle est globale.
08:51Elle est au niveau du gouvernement,
08:53des parlementaires,
08:53mais des Français également.
08:54Vous ne croyez pas à la colère sociale
08:58qui pourrait monter ?
08:59Là, ça commence par les opérations
09:01de cerveau.
09:01C'est évidemment possible.
09:02C'est évidemment possible.
09:03On sait que c'est quelque chose
09:04qui nous échappe
09:05parce que c'est à l'extérieur
09:06de nos frontières.
09:07Mais on paye aussi la solidarité
09:09à la décision française
09:10de ne pas engager dans le conflit
09:11sur le détroit d'Hormuz.
09:13À un moment donné,
09:13il faut savoir ce qu'on veut.
09:15Est-ce qu'on répond à l'appel
09:16de Donald Trump en disant
09:17on va libérer le détroit d'Hormuz,
09:19tout va aller mieux
09:19et on va réussir
09:20à passer cette crise énergétique ?
09:22Ou alors, on a des principes
09:23également sur la question du conflit
09:25et la position de la France.
09:27Mais ça, ça veut dire
09:27qu'on va en payer les conséquences
09:28et on va en payer les conséquences
09:30de manière collective.
09:31Attendons.
09:32Vous dites que le gouvernement
09:33doit attendre,
09:34faire des aides ciblées.
09:35En fait, il faut gagner du temps
09:36pour que la crise se termine.
09:38Oui, mais alors,
09:39moi, je pense d'abord
09:41que la crise ne va pas se terminer.
09:42En priant que ça passe vite, en fait.
09:43Oui, mais en fait,
09:44elle ne va pas se terminer rapidement.
09:45Et même si elle se termine rapidement,
09:47on est quand même rentré
09:48dans une autre étape
09:49de guerre commerciale
09:50parce qu'il y a ce conflit armé,
09:52évidemment,
09:52mais il cache en fait
09:53une guerre commerciale
09:54que mène Trump
09:55vis-à-vis de la Chine.
09:57Et de toute manière,
09:58même si ce conflit est résolu,
10:00on sait que ça va frapper ailleurs
10:01parce qu'il a très bien compris
10:02que l'énergie
10:03est une ressource stratégique mondiale
10:06et pour laquelle
10:07on doit pouvoir
10:08être indépendant.
10:09Ce sont finalement
10:09les classes moyennes
10:10qui vont payer à nouveau.
10:10Jean-Ban Bardella
10:11disait ce matin, effectivement,
10:12que la politique d'échec,
10:13ça laissait des millions de Français
10:15des classes moyennes oubliées.
10:17On voit bien
10:17tous les profiteurs de crise,
10:18dont les populistes,
10:19qui en profitent, évidemment,
10:21pour pointer tous ceux
10:22qui vont avoir des difficultés.
10:24On fait tous de la politique,
10:26on est d'accord,
10:26mais le besoin
10:27de venir en soutien,
10:28c'est pour ça qu'il va y avoir
10:28besoin de venir en soutien,
10:30serait ciblé.
10:31Mais il y a quand même
10:31un plan d'électrification
10:33à long terme.
10:34Il y a une programmation
10:35pluriannuelle de l'énergie.
10:36La France n'a pas rien fait.
10:38Vous me taxiez sur la question
10:39de la gestion du budget.
10:41Ça fait quand même des années
10:42qu'on dit qu'il faut électrifier.
10:44Et je sais que le secteur
10:45des transports est allant
10:47également là-dessus.
10:48Quand vous allez interroger
10:48tous ceux qui ont fait déjà
10:49ces investissements,
10:51quand ils ont déjà fait
10:52ces investissements
10:53sur notamment des camions
10:54ou des cars électriques,
10:56bon, ben, eux,
10:56personne ne dise rien.
10:58Il y en a quelques-uns
10:59et en fait,
11:00ils ont fait leurs chiffres
11:01parce qu'on sait
11:01que les transporteurs,
11:02ils sont au centime près.
11:03Et quand ils sont au centime près,
11:04quand ils font leurs calculs,
11:06au niveau de l'électrification,
11:07on voit bien qu'en 3 à 5 ans,
11:09on a amorti son camion
11:10et qu'on est beaucoup moins
11:11dépendants du budget.
11:12On va continuer d'en discuter
11:13avec vous, Alexis Giberg,
11:15mais je voudrais qu'on aille voir
11:16Laurie Decret.
11:17Laurie Decret est infirmière libérale.
11:19Elle travaille dans
11:19les Pyrénées-Atlantiques.
11:21Bonsoir, Laurie Decret.
11:22Merci d'être en direct avec nous.
11:25Bonsoir.
11:25Comment est-ce que votre travail
11:27est impacté par la crise
11:29des carburants, alors ?
11:31Alors, en fait,
11:32à l'heure actuelle,
11:32nous, en milieu rural,
11:34il est vrai qu'on fait
11:35beaucoup de kilomètres.
11:36On va jusqu'à 250 kilomètres
11:37par jour pour voir nos patients.
11:40Entre deux maisons,
11:41il peut se passer
11:41une vingtaine de kilomètres.
11:44Aujourd'hui,
11:45on ne peut pas répercuter
11:46cette hausse sur nos patients
11:49puisqu'on est dans des secteurs
11:50conventionnés par la Sécurité sociale.
11:52Donc, c'est notre trésorerie
11:53personnelle, finalement,
11:54qui est très impactée.
11:57Ça représente un surcoût
11:59de combien pour vous ?
12:02À l'heure actuelle,
12:03on a 150 euros de surcoût
12:05par rapport au mois précédent.
12:08Quand vous entendez
12:09les responsables politiques,
12:10ceux qui sont au manet,
12:11dire qu'on n'a plus les moyens
12:12de faire des chèques importants,
12:14des remises,
12:15de baisser la TVA,
12:16comment vous réagissez ?
12:19On ne se sent pas soutenus
12:20dans notre profession.
12:21On a su montrer
12:23qu'on pouvait être présents
12:24en cas de crise
12:27à maintes reprises.
12:29Et aujourd'hui,
12:29on ne se sent pas soutenus.
12:30Et le problème,
12:31c'est que beaucoup de cabinets
12:33vont fermer,
12:34mais c'est surtout le patient
12:35qui en pâtit,
12:36parce qu'on va se voir
12:37refuser des soins.
12:38On va devoir réfléchir
12:40en termes de rentabilité,
12:41ce qui n'est pas du tout
12:44l'argument de notre profession
12:46en libéral.
12:47On réfléchit aux besoins
12:49du patient.
12:49On a développé
12:51du maintien à domicile
12:52depuis quelques années.
12:53On a promis
12:54le maintien à domicile.
12:55Et aujourd'hui,
12:56on ne nous met pas
12:57les moyens, finalement,
12:58pour maintenir
12:59ces matins à domicile.
13:01Mais Laurie Decré,
13:02j'ai entendu
13:02certaines de vos collègues
13:03dire, finalement,
13:05on va prioriser
13:05les patients.
13:06C'est-à-dire qu'on va voir
13:07ceux qui sont atteints
13:08de pathologies graves
13:10en priorité.
13:12Et puis,
13:13les autres,
13:13on reporte au lendemain
13:14pour faire le moins
13:15de trajets possible.
13:16Est-ce que c'est ce que
13:17vous pourrez mettre
13:18en place, vous aussi ?
13:19Exactement.
13:20Ah oui.
13:21Et on se voit même
13:22refuser des patients
13:23parce qu'ils habitent
13:23trop loin.
13:25Et en fait,
13:26on dépenserait plus
13:27d'argent en carburant
13:29que ce que nous paierait
13:31la sécurité sociale
13:32en termes de soins.
13:34Gaëtan Mélin ?
13:35On a vu un certain nombre
13:36de professions,
13:37notamment libérales
13:38comme cette personne,
13:40qui, après la crise
13:41de 2022 et 2023,
13:43ont choisi le véhicule
13:45électrique, justement,
13:46pour faire face
13:47à cette différence
13:49et pour ne plus être
13:51dépendants des variations
13:53de carburant.
13:54Est-ce que c'est un choix
13:55que vous pourriez faire ?
13:57Pas du tout.
13:59Je pense qu'au niveau
14:00de l'électrique,
14:01on est sur...
14:02Alors, déjà,
14:03il y a une question
14:03d'autonomie de la voiture,
14:06que nous,
14:06on fait beaucoup de kilomètres.
14:07Puis après,
14:08on a quand même
14:08notre vie aussi personnelle
14:11et que si on a des déplacements
14:12à faire entre deux tournées
14:14personnellement,
14:15on n'aurait pas assez
14:16de batterie, en fait,
14:17tout simplement.
14:18Donc, il y a d'accord
14:20le côté professionnel,
14:21mais on a aussi
14:21un côté personnel à gérer.
14:23Olga Givernais, réponse.
14:24Écoutez, moi,
14:25ce que j'ai envie
14:25de répondre à Laurie,
14:26moi, j'ai un véhicule électrique.
14:28C'est un i2008
14:28qui reste à la maison
14:29quand je suis ici à Paris.
14:31Vous faites combien
14:31de kilomètres par an ?
14:33Je suis à 25 000 kilomètres par an.
14:35Et vous êtes à combien, Laurie ?
14:3745 000.
14:38Oui, oui.
14:39Et donc, de mettre...
14:40Bien sûr, non, mais évidemment,
14:41moi, je ne roule pas tous les jours
14:42parce qu'il y a des jours
14:43où je suis à Paris.
14:45Mais on est plusieurs quand même
14:46à avoir des véhicules électriques.
14:48Il y a des possibilités
14:49de prêts et de partage
14:50de voitures.
14:50Voilà, moi, ça me donnera envie
14:52de me dire que les jours
14:54où je n'ai pas...
14:54En tant qu'infirmière,
14:55elle peut avoir des urgences.
14:56C'est plus aléatoire.
14:58Bien sûr.
14:58Pour elle, vous voyez.
14:59Non, mais évidemment.
15:00Et puis là, c'est à la journée
15:01où ça peut être à plusieurs jours.
15:03Mais je crois qu'on est quand même
15:04aussi dans la volonté
15:05que les véhicules de particuliers
15:07soient mis en partage.
15:08Il y a des plateformes
15:09qui permettent de le faire.
15:10Il y a la possibilité également
15:11de s'en servir.
15:11Le leasing social.
15:12Le leasing social.
15:14Allez-y, je vous voyais réagir.
15:18Non, non, mais il faut
15:20qu'on trouve des solutions ensemble.
15:21Allez-y, Madame Decret.
15:22Je ne suis pas du tout convaincue.
15:23Je ne suis pas du tout convaincue
15:24puisque nous, on est quand même
15:26dans un milieu rural.
15:28On n'est pas sur le grand de ville.
15:29Le leasing social,
15:30c'est pour le milieu rural.
15:31Oui, non, mais il faut
15:31l'électrification qu'elle se développe.
15:34À la campagne, il faut trouver des bornes.
15:35Allez-y, M.
15:35Non, non, non, il faut arrêter là.
15:36Il faut arrêter.
15:37Attendez, attendez.
15:38J'ai 400 kilomètres d'autonomie
15:39sur ma voiture pour la journée.
15:41Je fais toute ma circonscription
15:43plus le département également.
15:44Dans l'un.
15:45Vous êtes dans l'un.
15:46Dans l'un.
15:46Il va falloir quand même
15:47arrêter ces choses sur l'autonomie.
15:49Il y a sur les nouveaux véhicules,
15:51sur les véhicules en interesse sociale.
15:52Combien vous avez coûté votre véhicule ?
15:53On peut les mettre en...
15:55Combien vous avez coûté votre véhicule ?
15:57Mon véhicule, il a coûté 40 000 euros.
16:01C'est le choix du modèle que j'ai fait.
16:03C'est une Peugeot.
16:04Maintenant, il y a des...
16:05Le leasing social.
16:06Le leasing social qui représente
16:07combien par mois ?
16:08C'est quoi ?
16:08250 ?
16:09Entre 50 euros pour les ménages
16:12les plus modestes,
16:13oui, des petits modèles,
16:14Jusqu'à 150 euros,
16:15ça dépend des revenus.
16:17Encore une fois, pardonnez-moi,
16:18mais la cible,
16:19ce sont les ménages moyens,
16:21ce sont les professions libérales,
16:23ça a été vraiment ciblé pour elles.
16:25Et aujourd'hui, encore une fois,
16:27on a plusieurs exemples
16:29d'infirmières libérales
16:30qui font aujourd'hui leur tournée
16:32grâce aux véhicules électriques
16:33et qui aujourd'hui
16:34ne sont pas concernées
16:35par cette variation.
16:36La question, c'est
16:38combien de kilomètres
16:39on prend par jour ?
16:41Et Laurie, je ne sais pas
16:42quel est le nombre de kilomètres,
16:43mais elle a dit 40 000.
16:45Non, mais à la journée.
16:46250, elle a dit.
16:47Ça tient 300,
16:49ça tient 300 en montagne
16:51et avec de la neige.
16:53Et même l'hiver ?
16:53Et l'hiver, évidemment.
16:54Alors, juste, Laurie Declay,
16:56pardon, puisqu'on a
16:56les représentants routiers
16:57et l'électrique pour les camions,
16:59c'est pour quand alors ?
17:00Le plus tôt possible,
17:01le plus vite possible,
17:02mais là encore,
17:03c'est une question d'argent,
17:04de financement.
17:06Et finalement, vous voyez,
17:06aujourd'hui, on est en train
17:07de réfléchir à ces pistes
17:09prospectives,
17:10certes très importantes,
17:11évidemment,
17:12ça permet de décarboner,
17:13mais nous, notre sujet aujourd'hui
17:14est un sujet d'urgence,
17:16d'urgence vitale.
17:18Ces sommes-là d'argent
17:19dont vous parliez en 2022
17:21étaient assorties,
17:22d'une part,
17:23à des aides directes,
17:24c'est ce que nous demandons
17:24aujourd'hui,
17:25les fameux 400 millions d'euros,
17:26et d'autre part,
17:27à des aides à la pompe,
17:28qui, elles,
17:29ont coûté 8 milliards.
17:31Aujourd'hui,
17:32ce n'est pas ce que nous demandons
17:32le plus rapidement.
17:33Ce que nous demandons
17:34le plus rapidement,
17:35c'est des aides directes,
17:36et puis ensuite,
17:37de réfléchir à tout le reste,
17:38c'est-à-dire comment électrifier,
17:40mais dans ce cas-là,
17:41comment faire financer ça
17:42par nos clients,
17:43par les donneurs d'or,
17:44par les parties prenantes ?
17:45Comment aussi trouver des manières
17:46de faire payer plus vite,
17:48mieux ?
17:48Comment mieux répercuter,
17:50finalement,
17:50ces hausses
17:50qui risquent de continuer ?
17:52Car la situation aujourd'hui
17:53que nous vivons
17:54va peut-être durer
17:55sur une période très longue.
17:57Donc,
17:57on a besoin d'aller vite,
17:58et on a aussi besoin
17:59de regarder ce qui se passe à côté,
18:01chez nos voisins,
18:01en Europe.
18:02Parce qu'en Italie,
18:04en Espagne,
18:04ils n'ont pas attendu.
18:05Ils n'ont pas attendu.
18:06Et donc,
18:06qu'est-ce que ça génère ?
18:08Ça génère aussi
18:08une grande difficulté
18:10sur le plan social,
18:11puisque là,
18:11on est en déficit de...
18:12Pourquoi nos voisins
18:13peuvent le faire
18:13et pas chez nous ?
18:14On n'est plus compétitifs,
18:15tout d'un coup,
18:15juste parce que d'autres
18:16ont baissé le coût du carburant
18:18tout de suite.
18:18Mais le problème,
18:20c'est qu'en fait,
18:20les aides qu'on met aujourd'hui,
18:22c'est à perte,
18:23puisqu'en fait,
18:23on vient financer les producteurs.
18:25On vient financer les...
18:26Non,
18:26on finance juste les pertes sèches.
18:28C'est tout.
18:28Parce que si on a perdu
18:29et qui n'est pas répercutable,
18:31je vous assure.
18:32Il faudra bien rembourser
18:33ces aides,
18:33encore une fois.
18:34C'est que chaque aide
18:36distribuée,
18:36il y a un moment.
18:39Alors que si on les avait mis
18:40en investissement
18:41pour l'électrification,
18:42bon,
18:42ben voilà,
18:43ce serait une coche.
18:44On n'est pas les assez bides.
18:45On n'a pas pris.
18:47Mais bien éminemment,
18:47on a eu cet exemple
18:48de 2022-2023,
18:50il aurait fallu accélérer.
18:51Oui,
18:52merci à tous.
18:53On voit bien
18:53que l'enjeu est plus global.
18:56Il va continuer d'évoluer,
18:58c'est notre souhait.
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