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  • il y a 4 mois
Ce jeudi 23 avril, Vincent Juvyns, responsable de la stratégie d'investissement chez ING, et Samy Chaar, chef économiste chez Lombard Odier & Cie, ont abordé la demande de Kevin Warsh d'une Fed plus discrète, la hausse record de Wall Street portée par l'IA, ainsi que la révision à la baisse des prévisions de croissance de l'Italie et de l'Allemagne pour cette année, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:029h34 c'est l'heure du face à face ce matin avec donc comme promis vincent juvins depuis la belgique
00:07responsable de la stratégie d'investissement de ing bonjour vincent merci de nous accompagner en
00:12compagnie de sami char depuis genève le chef économiste de la banque lombard odier et compagnie
00:17bonjour sami merci à tous les deux d'être là beaucoup de sujets donc on aura du temps ce matin
00:22beaucoup de sujets avec donc l'italie mais également l'allemagne qui revoit la baisse
00:26leurs prévisions de croissance pour cette année wall street qui est sur des records boostés
00:30notamment par l'intelligence artificielle quand du côté des cours du pétrole on repasse au delà des
00:35100 dollars ce matin 103 dollars plus 1,5% pour le baril de brenne commençons peut-être par
00:42kevin warch aussi qui a été auditionné sami char c'était l'un des grands moments de la semaine
00:48mardi qu'est ce que ça nous apporte cette audition de kevin warch et puis comment ça nous permet un
00:52petit peu d'anticiper la politique monétaire aux états unis car certes les résultats d'entreprise
00:56c'est très important pour la bourse mais ce qui compte aussi et surtout c'est le prix de
01:00l'argent à venir oui bien sûr et on a quand même eu un quelque chose de relativement convenu du
01:06côté
01:07de kevin warch il faut se rappeler que ça reste évidemment un professionnel quand même de la
01:11politique monétaire qu'il a déjà été au bord de gouverneur de la fed et donc il a eu un
01:17discours
01:17je trouve très convenu sans très très grande surprise là où il aura forte affaire c'est le
01:23moment où il sera en place et ça c'est un gros problème pour lui parce que il n'est
01:26pas encore
01:27en place vous êtes toujours le sénateur tillis qui qui bloque sa possibilité de passer devant
01:31le sénat et si éventuellement il finit par être en place il aura ce grand conflit de loyauté entre
01:38d'un côté finalement les attentes de trump qui l'aura nommé mais de l'autre les 11 autres
01:43gouverneurs de la réserve fédérale américaine qui encore une fois ne vont pas transiger sur leur
01:48vous savez que le le la fed fonctionne à la majorité pas à l'unanimité et donc warch est
01:55une voix parmi 12 il y aura donc 11 autres voix à convaincre il devra faire cet équilibrisme entre
02:02entre trump et le reste du board donc ce que ça veut dire pour la fed effectivement c'est que
02:07on s'attend pas à des décisions de politique monétaire très très disruptives dans les trimestres à
02:13revenir surtout post post changement de leadership en plus que kévin warch doit pouvoir accéder au siège
02:22de président de la fed et là dessus c'est vrai que rien n'est gagné pour l'heure puisqu
02:26'on voit bien
02:26que les sénateurs démocrates n'ont pas envie de lui laisser le tapis rouge et puis du côté des
02:31sénateurs républicains on a un sénateur qui bloque pour l'instant puisqu'il estime qu'il faut avant tout
02:38laisser jérôme powell de côté dans cette histoire de rénovation de la fed qui a coûté plusieurs milliards
02:47oui exactement il n'est pas encore en place un warch aujourd'hui il passe devant des commissions mais
02:52il ne passe pas encore devant le sénat vous avez ce fameux sénateur républicain qui s'appelle le
02:56sénateur tillis qui encore une fois bloc la nomination de warch tant que la situation de
03:00powell n'est pas n'est pas résolue tillis n'a rien à perdre il ne va pas se représenter
03:04au sénat et donc
03:06il peut aller un petit peu jusqu'au bout il va falloir quand même trouver une porte de sortie
03:09notre sentiment c'est que peut-être que powell sera là un peu plus longtemps que prévu ce qui est
03:15finalement très bien pour tout le monde offre un peu de visibilité mais encore une fois warch finira
03:19bien par accéder à cette position un jour ou l'autre et lorsqu'il le fera encore une fois il
03:26aura
03:26vraiment cet exercice d'équilibrisme à faire mais je vous rappelle par rapport aux autres possibilités
03:32avant warch qui était qui était nommé qu'on aurait pu avoir quelqu'un de beaucoup plus disruptif que
03:38warch maintenant si je dois émettre un jugement final sur warch ça reste quelqu'un qui fait de la
03:43politique et je pense que et vincent et moi on préfère avoir à la tête de la fête quelqu'un
03:47qui ne fait
03:48que de la politique monétaire et pas de la politique politicienne puisque le beau père de warch
03:55warch qui est ronald lauder est un très très gros donateur de trump donc évidemment c'est là où warch
04:02n'est forcément pas le choix préféré des économistes mais enfin on aurait pu avoir bien pire quand même
04:07avec la compagnie estée lauder un compagnie américaine de cosmétiques du côté de la belgique
04:13vincent juvins comment vous avez regardé cette audition de kevin warch et puis comment vous vous
04:17anticipez la suite maintenant sachant que pour rappel le mandat de jérôme powell prend fin le 15 mai
04:23alors tout d'abord très ravi d'analyser cette situation avec sami depuis genève en effet en
04:27effet je souscris ce que vient de dire sami en effet on est content d'avoir quand même un kevin
04:31warch comme candidat pas trop disruptif dieu sait qu'on en avait évidemment nombre d'autres qui
04:35pouvaient l'être davantage pense notamment à stephen mirren qui avait quand même suscité pas
04:40mal d'interrogations je voudrais sur cette politique monétaire américaine à rappeler qu'à court terme en
04:45effet il ya peu de changements attendre celle ci un double mandat on le sait bien inflation plein
04:51emploi inflation on est à 3,3 % donc on est trop haut donc clairement il n'y a pas
04:57il n'y a pas matière
04:57à assouplir la politique monétaire pour l'instant et sur le plein emploi on peut débattre mais enfin
05:02on y est sans doute relativement proche même scott besent le secrétaire au trésor aux états unis
05:08souscrit à l'idée que c'est pas le moment de baisser les taux donc c'est vrai que les
05:12perspectives à
05:13court terme en termes de taux directeur aux états unis c'est plutôt en tout cas le statu quo qui
05:16devrait
05:17prévaloir ce qui n'arrange pas les marchés mais enfin ne les embête pas particulièrement on voit
05:21que wall street aujourd'hui retrouve ces niveaux ces niveaux records il ya peut-être une interrogation
05:26et qui n'a pas encore été soulevé par sami mais s'il allait sans doute le faire plus tard
05:30mais
05:30permettez moi peut-être permettez moi de l'aborder qui est sans doute en tout cas les réticences qu'à
05:34kevin warche par rapport à l'utilisation du bilan de la fête on lui prête notamment lors de ses précédents
05:39passage à la fête en tout cas des le fait que ce soit pas un fervent supporter de l'expansion
05:46du
05:47bilan de la fête qui avait atteint rappelez-vous un 9000 milliards de dollars au plus fort des
05:52différentes crises que nous avons passé ces derniers temps fait qu'ils rachetaient à tour
05:56de bras des titres adossés à des créances hypothécaires ou des bons du trésor américain
06:00alors on sait évidemment que les assouplissements quantitatifs avec quelque part s'étaient
06:04substitués à des baisses de taux kevin warche estime lui-même qu'une hausse du bilan de la
06:09fête de 1000 milliards équivaut à 50 points de base de baisse de taux et a signalé qu'il
06:14privilégierait les baisses de taux aux augmentations bilan de la fête ça pourrait se reheurter à une
06:19réalité de marché c'est que les états unis ces dernières années pour différentes raisons
06:23ont augmenté la part court terme de leur dette dans leur endettement total tant et si bien que dans
06:29l'année qui vient à peu près 25% de la dette américaine devra être refinancée
06:34et dans les quatre ans on parle même de 40% c'est deux fois plus que ce qu'on
06:39peut avoir en
06:39europe notamment et ça veut dire qu'il faudra que ces nouvelles émissions soient absorbées par les
06:45marchés et si pas soit absorbé par un autre acteur et à ce moment là la fête évidemment entrerait en
06:51ligne de compte donc ceci en tout cas reste une question évidemment pour les marchés si on voit
06:55qu'en termes de politique monétaire taux directeur il n'y a rien à attendre à court terme à plus
06:59long terme
07:00ont prêt à kévin warge de velléité en tout cas d'avoir une politique plus accommodante sur les
07:04taux notamment parce qu'il souscrit à l'idée que l'intelligence artificielle en passera dans
07:09on en parlera dans un instant va permettre les gains de productivité qui sont déjà palpables aux
07:13états unis et qui permettront à l'économie d'afficher une croissance forte sans générer de tensions
07:18inflationnistes oui justement l'intelligence artificielle c'est le sujet en ce moment des marchés c'est la
07:23préoccupation principale c'est un petit peu l'élément qui fait que chaque jour ou presque les éléments les
07:29indices touchent des niveaux records hier soir c'est un nouveau record pour le snp 500 plus
07:331% à la clôture plus 1,6% pour le nasdaq comment vous expliquez sami char qu'en ce
07:39moment le marché
07:40se focalise uniquement sur l'ia sur les valeurs des semi-conducteurs et puis ignore tous les sujets
07:44g politique politique en ce moment c'est l'ia l'ia l'ia l'ia oui etienne mais quelque
07:49part le marché a
07:50quand même raison si vous voulez dans les médias et nous en tant que citoyens le sujet dominant c'est
07:59enfin vous savez que les marchés sont une machine à récompenser avant tout le business et la capacité
08:04des entreprises à générer des profits or ce qu'on sont selon on se rend compte c'est que dans
08:08ce monde
08:09là très perturbé par la géopolitique c'est au final un monde qui n'est pas si mauvais que ça
08:14pour le
08:15business et les entreprises parce que c'est un monde cette tension géopolitique qui oblige les
08:21différents agents économiques à investir pour leur sécurité économique penser au pays du golfe ils vont
08:25devoir mettre des centaines de milliards dans leur défense dans leur technologie dans l'alimentaire
08:30dans l'eau les européens on le sait bien avec les allemands en tête de pont qui vont devoir mettre
08:36des centaines de milliards dans la défense dans l'infrastructure dans l'énergie et peut-être dans
08:40la technologie et les américains eux cherchent à garder ce leadership au niveau de la technologie
08:45et donc on voit vous avez encore entendu des annonces hier de dizaines de milliards d'investissements par
08:51les entreprises américaines la même chose se fait en asie parce qu'il ya tout un écosystème de
08:56technologie qui qui qui se construit également en asie et finalement pour les marchés c'est ça
09:01l'histoire dominante c'est pas c'est pas l'iran l'histoire dominante c'est ce cet énorme cycle
09:07de
09:08capex d'investissement dans ce secteur de la technologie qui crée de la demande cette demande
09:13génère des profits évidemment cette profitabilité elle est récompensée par les marchés donc il ne faut
09:19pas se tromper au niveau boursier il n'y a pas que la géopolitique et le moyen-orient comme
09:23histoire il ya surtout cette formidable histoire de l'expansion des investissements notamment privés
09:32dans ce secteur là pour atteindre les gains de productivité dont parlait vincent et finalement
09:38c'est une histoire qui amène et qui soutient la profitabilité des entreprises et c'est pour ça que
09:44les bourses se comportent comme elles se comportent et c'est quand même une histoire nous sur laquelle
09:48on on souhaite rester accroché donc on reste investi dans la technologie aux états unis mais
09:53également en asie oui ça profite surtout au secteur technologique sami char parce que malheureusement
09:57beaucoup d'entreprises subissent l'incertitude ambiante le fait que beaucoup de sociétés ont gelé
10:02certains projets d'investissement enfin tout cela c'est aussi une réalité il ya une partie de l'économie
10:06qui souffre de cette guerre au moyen-orient oui une partie qui souffre mais finalement ces grands plans d'investissement
10:13qu'on est en train de voir pas que dans la technologie on a vu des grands plans d'investissement
10:16dans
10:16l'énergie on a vu des grands plans d'investissement dans la défense ben finalement bien sûr il ya des
10:20secteurs qui souffrent mais on se rend compte qu'il n'y a pas qu'un seul secteur qui bénéficie
10:24de ces grands plans d'investissement il y en a plusieurs et donc on commence à voir des entreprises et
10:28plusieurs secteurs et plusieurs régions qui bénéficient de ça et donc le la réalité du marché est plus
10:34équilibrée que ce qu'on pourrait penser c'est pas uniquement la technologie il ya des investissements
10:38donc beaucoup beaucoup d'autres secteurs mais effectivement il ya des secteurs peut-être un
10:42peu plus traditionnels qui souffrent mais quand on fait la moyenne des deux et bien finalement on a
10:47un environnement de marché qui reste qui reste acceptable sans être encore une fois complètement
10:52complaisant c'est sûr que les montants dans l'IA sont juste monstrueux la semaine prochaine les GAFA
10:56vont publier leurs résultats ça sera intéressant de voir où ils en sont dans les fameux 600 milliards
11:00d'investissements dans l'intelligence artificielle qui était évoquée au mois de février lors des résultats annuels du côté de
11:07la
11:07belgique du côté de bruxelles comment vous analysez cette situation vincent juvins oui je dirais de la
11:13manière que ce que vient d'évoquer sami alors j'ai pu l'évoquer d'ailleurs sur votre plateau à
11:17distance
11:17d'ailleurs on a une conviction sur sur le secteur technologique depuis depuis un an et demi chez ingé
11:23on a une conviction renouvelée en ce début d'année malgré le trou d'air au mois de février notamment
11:29sur
11:29le secteur des softwares qui finalement sentir pas trop mal aujourd'hui malgré les craintes qu'on
11:34avait pu avoir au mois de février on a un secteur qui est essentiellement devenu meilleur marché depuis
11:39début d'année il se négocie à 24 fois les bénéfices attendus on est aujourd'hui les alentours de 18
11:43fois alors que les attentes bénéficiaires n'ont fait qu'augmenter et ont été renforcés par les
11:47résultats publiés et en effet comme vous le signaliez etienne la semaine prochaine on rentre dans le
11:51dur puisqu'on aura évidemment les résultats la plupart des géants de la tech on en a déjà un
11:54certain nombre à sml évidemment notamment tsmc on a eu plutôt plutôt des résultats de bonnes factures
12:01j'ai peut-être envie puisque finalement sami a brillamment évoqué le cas du secteur de technologie
12:06qui est peut-être tout d'ouvrir en tout cas la discussion sur sur un autre secteur qui aujourd'hui
12:10bénéficie un petit peu du contexte particulier qu'on connaît au moyen-orient où il ya des
12:14investissements importants qui sont réalisés aussi et qui est lié quelque part un peu à ce secteur
12:18de la technologie ce secteur des énergies renouvelables dans un secteur qui nous est cher chez
12:22ing pour assurer cette transition énergétique on voit que à chaque crise énergétique on l'a vu dans
12:27les années 70 on a vu en 2022 on le voit actuellement il ya réellement un renforcement de la prise
12:32de
12:32conscience de la nécessité de diversifier notre mix énergétique on l'entend très fort dans les
12:36mesures du gouvernement en france notamment pour aider la population il ya vraiment essayé de les
12:40aider à justement se désensibiliser aux énergies fossiles avec des voitures électriques avec des
12:46pompes à chaleur on voit que c'est un secteur qui cette année bien affiche une performance qui est
12:51quasi équivalente à celle du secteur des énergies fossiles donc on voit évidemment tout l'intérêt d'être
12:56exposé à gens de matière et là on peut en tout cas se dire que ça fait partie des secteurs
13:00qui
13:01bénéficient d'investissements structurellement en hausse pour les prochaines années et où les
13:05investisseurs pourraient aux côtés de la technologie en tout cas souhaiter s'adosser aujourd'hui alors
13:11évidemment les véhicules électriques qui ont le vent en poupe actuellement mais les technologies
13:15climatiques de manière générale sont plébiscité alors l'europe la france notamment possède en tout
13:21cas quelques pépites en la matière au delà de ça l'essentiel de la chaîne de valeur sur énergie
13:26renouvelable et production de technologies climatiques on sort retrouve quand même assez
13:31fort en chine pays qui qui profite assez bien de cette transition énergétique actuellement du côté
13:37de l'allemagne et de l'italie ces dernières heures les gouvernements donc décidé de revoir à la baisse
13:42leurs prévisions de croissance finalement berlin ne fixe plus 1% mais 0,5% quand l'italie est passé
13:48de
13:480,9 à 0,6 du côté de l'ombardi et compagnie quelles étaient vos prévisions avant ces annonces
13:55est ce que vous j'ai que c'est des visions assez pessimiste enfin on est quand même sur quand
14:01même
14:01une prévision qui est très faible en 0,5% de croissance pour cette année en allemagne qu'est ce
14:07qui pousse aujourd'hui frédéric schmerz à être aussi pessimiste samichard oui on est alors on a fait
14:16effectivement la même démarche c'est à dire que le le choc au moyen-orient est quand même une réalité
14:21qui ramène un peu plus d'inflation que dans le scénario près guerre en iran et un peu moins de
14:27croissance donc évidemment que il ya une forme de petit ralentissement inflationniste et on reste un
14:32petit peu dans cette idée que quand même le conflit va continuer de désescalader donc si on se trompe sur
14:38cette question là l'impact économique sera encore plus fort mais admettons qu'on reste dans un environnement
14:43où le prix du pétrole est autour des 100 voire moins on sent que l'impact économique sera là mais
14:49il sera quand même contenu on parle pas de récession on parle pas de de ralentissement trop marqué on a
14:55nous des attentes pour pour la zone euro légèrement sous les 1% alors qu'on était légèrement au dessus
15:01des 1% avant conflit donc c'est la même direction par contre vous avez raison et tienne de mentionner
15:07je trouve que le le chiffre allemand me paraît très très conservateur est ce qui cherche à faire ça
15:14pour pousser finalement les grands plans d'investissement qui ont été annoncés à à s'accélérer ce qui pourrait
15:20soutenir l'économie ce serait peut-être ce qui est un peu sous-jacent mais mon sentiment c'est qu
15:24'avec les
15:25les 60 milliards de plans d'investissement dans la défense dans l'énergie qui font partie de cette de ces
15:31nouveaux plans s'ils sont vraiment implémentés ils commencent à être implémentés en 2026 je pense que
15:35l'économie allemande devrait être capable de performer un tout petit peu mieux mais enfin
15:39tenter si bien que le prix du pétrole encore une fois reste autour des 100 voire en dessous plutôt
15:44que à 120 ou 150 ce qui évidemment amènerait sur notre donc on est un peu moins conservateur sur
15:49les attentes de croissance on reconnaît évidemment que le choc énergétique va impacter négativement
15:54la croissance mais il ya des effets compensatoires et notamment pour l'allemagne le premier effet
15:58compensatoire c'est quand même ses plans fiscaux ils commencent à être intégrés dans le
16:04système et mon sentiment c'est qu'on pourrait avoir des surprises quand même un peu plus positif
16:08que ce chiffre qui me paraît qui me paraît quand même très bas d'autant plus que les prix du
16:12gaz
16:13sont quand même bien dégonflés ces dernières semaines encore ce matin on est à 45 euros le
16:17mégawatt heure en europe sur le ttf il faut voir qu'au mois de février juste avant le conflit en
16:23iran
16:23on était aux alentours des 30 euros et on est monté au delà des 60 euros au mois de mars
16:27on est à 45 euros
16:28ce matin le baril de pétrole est à 100 dollars vincent juvins mais sachant que l'euro a retrouvé
16:33des couleurs ça fait quand même un coussin d'amortisseur assez notable oui mais enfin néanmoins pour terminer ce
16:40débat ce sera peut-être le petit point de divergence entre sami et moi je suis peut-être dans le
16:44camp des
16:45conservateurs pour ce qui est des perspectives conjoncturelles en europe alors certes je souscris
16:51à ce qui vient d'être évoqué sur le plan de relance allemand qui est une bonne chose et qui
16:54soutiendra évidemment la croissance qui l'aurait fait d'autant plus si on n'avait pas eu ce choc
16:58taxationiste l'allemagne n'en reste pas moins évidemment très sensible à l'évolution des prix
17:03d'énergie d'ailleurs enfin des annonces en tout cas de ces derniers jours sur la cessation de
17:08l'approvisionnement en pétrole du kazakhstan vers l'allemagne qui permettait notamment d'alimenter
17:14toute la région de berlin est évidemment un nouveau contre contre temps pour l'allemagne au delà de
17:20ça à l'échelle européenne rappelons évidemment que ce que fait l'allemagne en termes de politique
17:24budgétaire et bien la plupart des autres pays font l'inverse ou en tout cas essayent de contenir
17:29l'expansion de leurs finances publiques c'est le cas en france c'est le cas en belgique c'est
17:32le cas
17:32dans un certain nombre d'autres pays qui n'ont pas cette marge de manoeuvre budgétaire l'europe on
17:37le sait est la plus sensible au prix d'énergie puisqu'elle n'en possède pas sur son sol donc
17:43je suis toujours
17:44assez prudent sur les perspectives de croissance européenne nous avons une perspective de croissance
17:49inférieure à 1% chez ING il me semble que dans dans les économies mondiales c'est sans conteste
17:56l'économie qui sera la plus challengée par ce qui se passe actuellement et je suis sur les marchés
18:03financiers relativement prudent sur les actifs européens dans ce contexte là puisqu'on voit
18:08que les pépites du luxe aujourd'hui patine bien de la baisse de la demande au moyen-orient et puis
18:12généralement du fait du tourisme qui soit qui soit en berne et on voit que sur les autres segments
18:18c'est un petit peu plus difficile les bancaires qui avaient bien apporté les indices jusqu'il ya
18:22peu pas souffrent quelque part de l'aplatissement de la courbe des taux de cette croissance qui patine
18:26et de la moindre demande de prêt donc on a des moteurs de performance sur les marchés financiers qui
18:32sont aujourd'hui un petit peu à la peindre alors certes on a des pépites technologiques comme
18:35à sml mais enfin l'annonce de tsmc la nuit dernière du report des investissements dans les dernières
18:41machines à sml pèse aujourd'hui sur le cours donc on a quand même pas mal de pas mal de
18:46défis en
18:47europe dans le contexte actuel qui me fait être plutôt prudent dans mes perspectives pour l'économie
18:52européenne et dans mes perspectives pour les marchés européens on leur préfère actuellement les marchés
18:57émergents dans notre allocation d'actifs chez ing prudence macro et également sur les marchés pour
19:02l'europe du côté de ing du côté de lombardier et compagnie comment aujourd'hui sami char vous êtes chef
19:07économie vous arrivez à conjuguer la vision macro avec l'investissement puisque vous êtes également
19:12responsable de l'investissement pour lombardier et compagnie oui je ferai quand même écho à ce
19:17qu'a dit vincent c'est vrai qu'on est peut-être un tout petit peu moins négatif sur l
19:20'europe donc on
19:21est neutre à aujourd'hui on espère on compte quand même sur le fait que la situation globale amène les
19:27européens à prendre un peu leur destin en main et faire plus d'investissements vous avez compris
19:30l'investissement le capex c'est vraiment un moteur important pour nous dans la manière dont on a nous le
19:35capital c'est aux états unis et on en asie qu'on en voit le plus donc c'est là
19:39qu'on est le plus
19:40investi mais enfin on espère quand même qu'en europe ça finira par parvenir donc on a on a cette
19:45neutralité sur les actions européennes on est surpondéré sur la technologie d'ailleurs comme
19:51le disait vincent et sur les pays émergents parce que la technologie on en trouve finalement aux états
19:56unis et en asie en asie du nord donc on aime quand même hong kong on aime la chine par
20:02ce biais
20:03là taïwan et la corée sont également des sources d'investissement et globalement on a un niveau de
20:08risque qui reste j'ai envie de dire relativement bien maîtrisé mais on n'est pas sous investi
20:13aujourd'hui on regarde un petit peu au travers de cette réalité moyenne orientale on s'ancre sur ce
20:19cycle de capex et ce cycle de la technologie qui est quand même qui est quand même très global et
20:25je
20:25dirais qu'on a des portefeuilles qui qui s'en sont bien bien sorti donc voilà on reste évidemment dans
20:30dans sur une sur une ligne de crête mais dans un environnement tendu qui peut basculer un peu des
20:36deux côtés je pense que c'est important de de rester un peu dans le peloton et d'éviter les
20:40choix trop trop drastique donc aujourd'hui on on maintient ces ces portefeuilles tels qu'on les a
20:44construits et qui nous semble qu'il nous semble bien à même de supporter la situation merci à tous
20:50les deux de nous avoir accompagné sami char donc depuis jeune économiste de lombardier compagnie
20:54depuis bruxelles vincent juvins le responsable de la stratégie d'investissement de ing
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