Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 semaines
Chaque soir, Hélène Lecomte vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On va passer à une des autres informations de cette soirée.
00:02Elle s'inscrit à l'agenda culturel, mais quand il s'agit de Patrick Bruel,
00:06elle résonne aussi dans l'actualité judiciaire.
00:09Le magazine Voici annonce ce soir qu'il compte maintenir sa tournée des 35 ans,
00:13juste après son retour en France et l'allègement de son contrôle judiciaire.
00:17Il a en effet pu passer quelques jours à l'étranger après une décision favorable de la justice,
00:21décision qui provoquait déjà des remous.
00:24Cette nouvelle annonce ne va rien arranger.
00:26À ce stade, ce n'est pas du conditionnel.
00:28C'est ce que nous disait il y a à peine une heure sur ce plateau le chef des informations
00:32du magazine.
00:33C'est une exclue. Voici la tournée basse-faire, la tournée des 35 ans de Patrick Bruel.
00:37Il sera bien sur scène à Chartres le 2 octobre prochain pour sa première date.
00:42Il ne va d'ailleurs pas tarder à répéter avec la bande de musiciens qu'il a composée.
00:47Il a eu un petit peu de mal à regrouper des musiciens qui voulaient aller dans l'aventure.
00:52Il y a aussi une assurance pour ces musiciens.
00:55Si la tournée était amenée à avorter au bout de quelques dates,
01:00s'il y a trop d'importantes manifestations de féministes,
01:06il y aurait pour eux quand même une assurance qu'ils seraient payés sur les 35 dates,
01:11même s'ils n'en font que 3 ou 10.
01:14C'est quand même une annonce, Alexandra González, qui tombe dans un drôle de timing.
01:19Oui, alors il est actuellement sous contrôle judiciaire,
01:23c'est-à-dire qu'il a des interdictions qui ont été fixées par la justice dans l'attente que
01:28l'enquête se...
01:29En parallèle que les investigations se poursuivent,
01:32mais dans son contrôle judiciaire, pour autant, rien ne l'empêche de se produire sur scène.
01:38C'était son choix cet été d'annuler certaines dates,
01:41et c'est de nouveau son choix d'en maintenir d'autres.
01:44La justice ne s'est pas prononcée pour le moment là-dessus,
01:48et donc il faut rappeler que l'enquête se poursuit,
01:51qu'il y aura peut-être un jour un procès concernant Patrick Bruel,
01:55puisqu'il y a 32 plaintes au moins qui ont été déposées pour le moment,
01:59et qui pourrait, à un moment, le conduire devant une cour d'assises.
02:03On évoquera évidemment cette 32e plainte,
02:06on l'a appris ce matin,
02:07et l'avocate de cette plaignante sera d'ailleurs en direct avec nous dans un instant.
02:11Mais pour rester sur ce qu'annoncée, voici ce soir.
02:14Bonsoir Steven Bellery, vous êtes le chef du service culture de BFM TV.
02:19Cette tournée des 35 ans,
02:22Patrick Bruel a annulé sa participation au festival de l'été,
02:26il a finalement été contraint par l'émoi que provoquait cette affaire
02:32d'annuler aussi les représentations de la pièce de théâtre
02:35qu'il jouait au Théâtre Édouard VII au moment de sa mise en examen.
02:39Cette tournée-là, elle était restée en suspens sur l'agenda ?
02:45Elle n'a pas vraiment été en suspens,
02:47on va dire qu'elle n'a jamais été mise en danger.
02:51Il a annulé en fait une poignée de concerts à Paris,
02:54au Cirque d'Hiver à Paris,
02:56qui étaient en fait les tout premiers concerts qui avaient été annoncés
02:59et qui étaient les concerts de cette tournée.
03:00Il devait uniquement se produire au Cirque d'Hiver à Paris.
03:04Deux semaines après la fin de sa pièce de théâtre,
03:07il n'annulait que trois représentations de cette pièce de théâtre
03:09et il devait dans la foulée partir dans cette tournée de festival.
03:13La pression a été trop forte.
03:15Ce n'est pas le même schéma économique des festivals d'été
03:18et une tournée des Zéniths qui doit commencer le 2 octobre à Chartres.
03:22Cette tournée, elle n'a jamais été mise en danger.
03:25Il a annulé les festivals car le modèle économique n'est pas le même
03:28parce que les festivals ont mis la pression autour de Patrick Bruel.
03:32Mais Patrick Bruel n'a jamais dit que les concerts prévus à l'automne
03:38étaient en danger.
03:39Jamais il n'a dit qu'il y avait des possibilités de remboursement ou autre.
03:43Il sera donc bien sur scène le 2 octobre à Chartres
03:45et il va enchaîner une quarantaine de dates jusqu'à la fin de l'année.
03:49Quelques dates ont été annulées notamment au Canada
03:52mais là aussi le modèle économique n'est pas le même.
03:55C'est extrêmement complexe en fait cette histoire
03:58parce que Patrick Bruel est son propre producteur.
04:00Donc à la fois pour une raison économique,
04:05il n'a aucune velléité, aucune raison d'annuler cette tournée
04:08car il perdrait énormément d'argent.
04:11Steven, je vous interromps parce qu'effectivement ce point-là,
04:15il y a une question financière autour de cette décision.
04:20Oui, bien sûr.
04:21Depuis 2017, Patrick Bruel est son propre producteur.
04:24C'est un cas absolument unique dans l'industrie du spectacle.
04:27Patrick Bruel produit ses propres concerts à 100%.
04:31Alors il y a parfois des coproductions entre des artistes
04:33et des sociétés de production.
04:35Patrick Bruel produit intégralement ses concerts,
04:38c'est-à-dire qu'il gagne 100% des revenus
04:40mais c'est-à-dire qu'il perd aussi 100% des revenus
04:42s'il annule cette tournée.
04:44Mais il va devoir également cette tournée l'assurer.
04:47Il va devoir proposer aux spectateurs un cadre de sécurité.
04:53Et donc la seule et unique possibilité
04:55que cette tournée ne se réalise pas à partir du 2 octobre,
04:58c'est que des préfectures décident, pour plusieurs raisons,
05:03d'annuler certaines dates dans leur territoire
05:06pour des raisons de sécurité.
05:08C'est-à-dire qu'imaginons que des associations féministes soient à Chartres.
05:11Et il y en aura évidemment, plusieurs associations nous ont confirmé
05:14qu'elles seront là, elles seront au rendez-vous.
05:15Et que chaque soir soit tellement compliqué pour Patrick Bruel,
05:19pour les spectateurs, pour les spectatrices
05:21qui se rendent au concert,
05:23que les préfectures décident pour trouble à l'ordre public
05:26d'annuler en amont, en disant que le cadre de sécurité
05:30n'est pas garanti, qu'il n'y a pas suffisamment de sécurité
05:33autour de ces concerts. Et donc, ces concerts sont annulés par la suite.
05:36C'est la seule et unique possibilité
05:38qui puisse se présenter dans les prochaines semaines.
05:41Mais sinon, Patrick Bruel a toujours dit,
05:43ces dernières semaines, ces derniers mois,
05:45que cette tournée des Zenith, il souhaitait la faire.
05:48Après, c'est une question morale.
05:50Est-ce qu'il doit ou pas la faire ?
05:52On voit sur les réseaux sociaux,
05:53beaucoup de femmes, beaucoup de fans
05:56qui disent, eh bien moi, on ne m'a pas proposé
05:59de me faire rembourser mes places de concert.
06:01Voilà, il n'empêche que beaucoup de fans
06:04ont payé beaucoup, beaucoup d'argent
06:06pour aller voir ces concerts.
06:07Et l'économie du spectacle ne propose pas
06:10à ces personnes de se faire rembourser
06:12leur place de spectacle.
06:13Merci beaucoup, Stephen Bellery,
06:15pour ces précisions.
06:19Maître, la tournée pourrait ne pas avoir lieu
06:21si les préfectures, disait Stephen Bellery,
06:23décident qu'il y a un risque de trouble manifeste
06:26à l'ordre public.
06:27Ou, puisque l'allègement du contrôle judiciaire
06:31de Patrick Bruel va être réexaminé
06:33et qu'il y a une décision qui est attendue,
06:35Alexandra, au mois de septembre,
06:37dans quelques jours,
06:39ou si, lors de ce réexamen,
06:42les magistrats devaient estimer
06:44que ce n'était pas une très bonne idée
06:46dans le contexte, avec 32 plaintes,
06:49puisqu'une nouvelle plainte a été déposée aujourd'hui,
06:51que Patrick Bruel remonte sur scène.
06:53C'est possible d'ajouter...
06:54En fait, on a allégé le contrôle judiciaire.
06:57Est-ce qu'il est possible de l'aggraver
07:00lors d'une nouvelle décision ?
07:01Tout à fait.
07:03La Chambre d'instruction a ce pouvoir-là.
07:05C'est-à-dire qu'en fait,
07:06la Chambre d'instruction n'est pas tenue
07:08par l'acte d'appel du parquet
07:14sur ce retrait de cette interdiction
07:16de quitter le territoire français.
07:18Donc en fait, la Chambre d'instruction
07:19peut rebattre les cartes
07:21et aggraver sa situation.
07:23Il n'y a pas de difficulté sur ce point-là.
07:25Il faut bien comprendre
07:26qu'en matière judiciaire,
07:29pour que tout fonctionne bien,
07:32il y ait une séparation des fonctions.
07:34C'est-à-dire que chacun a sa place.
07:36Le parquet peut exprimer son point de vue.
07:38L'avocat de la défense peut exprimer son point de vue.
07:41Les avocats des partis civils
07:42peuvent faire valoir leur position.
07:45Et puis dans l'espace public,
07:47pas dans l'espace judiciaire,
07:48il peut y avoir une mobilisation.
07:50C'est des choses qui arrivent.
07:52Et vraiment, pour que la justice passe
07:54et qu'elle soit bien faite,
07:56il faut que toutes les voix soient entendues
07:57et que les juges puissent trancher sereinement,
08:02loin un petit peu des pancartes de la rue.
08:05C'est leur vocation et c'est leur statut.
08:07Bonsoir, Maître Myriam Gatch Benayoun.
08:09Vous êtes avocate de certaines plaignantes dans ce dossier.
08:12C'est vous qui, ce matin,
08:14portiez à notre connaissance
08:16cette 32e plainte.
08:19Est-ce que,
08:20et on va parler de cette plainte, évidemment,
08:22et du dossier,
08:24mais est-ce que vous avez pu échanger
08:25avec vos clients
08:27après avoir pris connaissance
08:29de cette annonce du maintien
08:30de la tournée de Patrick Bruel ?
08:33Alors, j'ai échangé avec mes clientes
08:35sur la levée du contrôle judiciaire,
08:37mais pas après cette annonce.
08:39Je n'ai pas encore eu le temps
08:40d'échanger avec elles.
08:42J'imagine de là leur colère,
08:45différente les unes des autres.
08:49Je ne sais pas quoi vous répondre.
08:51Il y a l'avocate qui doit répondre,
08:53mais il y a aussi l'avocate engagée
08:55aux côtés des victimes
08:57et l'avocate engagée aux côtés de la société
09:00pour que le regard en France
09:01change sur les violences sexuelles.
09:04Malheureusement, aujourd'hui,
09:06ce n'est pas le signal qu'on donne.
09:08Aujourd'hui, on est...
09:10Bien sûr, il y a la présomption d'innocence,
09:13ça c'est certain,
09:14mais on oublie le respect de la victime
09:17même pendant la phase de l'instruction.
09:20Ce que vous avez beaucoup avancé,
09:22c'est aussi la nécessité de protéger
09:25de potentielles victimes,
09:28de potentiels actes délictuels ou criminels.
09:32Tout à fait.
09:33À la lecture des différentes plaintes,
09:35sans parler du dossier d'instruction,
09:36puisque je n'ai pas le droit,
09:38des différentes plaintes qu'on a pu lire
09:39dans la presse,
09:42toutes les plaignantes sont soit
09:47dans ces concerts,
09:49soit dans les salons de massage,
09:50soit autour de sa vie professionnelle,
09:54ce qui crée un risque certain,
09:57puisqu'aujourd'hui, on est à 32 plaintes,
09:59mais beaucoup plus de plaignantes,
10:01puisqu'il y a des témoignages également
10:03de victimes qui ne souhaitent pas déposer plainte.
10:07Encore une fois, c'est à la justice,
10:09au juge d'instruction,
10:10à la chambre de l'instruction,
10:11le parquet qui le demandera,
10:12de décider si M. Bruel peut continuer ou pas.
10:16Je comprends tout à fait son choix économique,
10:19mais je comprends aussi les aléas économiques
10:22des personnes que je défends.
10:25Une de mes clientes,
10:26qui était très très jeune au moment des faits,
10:28elle a dû arrêter ses études,
10:29elle est en psychotraumatisme sévère,
10:31elle a essayé de les reprendre en vain,
10:33elle n'arrive pas à travailler,
10:34ça fait des années que ça dure.
10:37Voilà, son volet économique à elle
10:38est aussi extrêmement difficile.
10:40Donc on peut tout entendre,
10:42mais ce que je souhaiterais surtout,
10:45qu'on respecte la présomption d'innocence,
10:47c'est une chose,
10:47mais qu'on respecte aussi la population,
10:51les victimes,
10:52et ce qu'on peut en dire,
10:54parce que j'ai l'impression
10:55qu'avec cette présomption d'innocence,
10:57auquel je tiens,
10:59bien sûr en tant qu'avocate
11:00et en tant que citoyenne,
11:02on balaie complètement la victime,
11:05en tout cas celle qui se prétend être victime,
11:07et les potentiels risquent.
11:09On n'est pas dans un dossier
11:10où c'est une seule personne qui porte plainte,
11:12on est dans un dossier
11:13où on a 32 plaintes,
11:15un mode opératoire
11:16qui est assez similaire
11:17entre les plaintes
11:19et une personne qui s'est servie
11:21ou qui se serait servie de sa notoriété
11:24pour faire des victimes.
11:25Aujourd'hui,
11:26il a interdiction d'entrer dans les salons de marissage,
11:28mais pas interdiction de rentrer dans les salles de concert.
11:31J'avoue que la logique m'échappe.
11:34Alexandra,
11:35coup sur coup,
11:36on apprend l'allègement du contrôle judiciaire de Patrick Bruel,
11:39c'est une mesure judiciaire classique.
11:42Elle s'applique,
11:43elle ne s'applique pas qu'à Patrick Bruel,
11:45Bruel a priori,
11:47elle peut s'appliquer pendant des vacances
11:49pour permettre d'aller rendre visite,
11:51par exemple,
11:52à de la famille,
11:53elle sera réexaminée,
11:55on l'a dit,
11:55mais allègement du contrôle judiciaire
11:57et puis à peine rentrer en France.
11:59Cette annonce-là,
12:01alors qu'on apprend
12:02qu'une nouvelle plainte a été déposée,
12:04peut-être y en aura-t-il d'autres,
12:06puisqu'il y a plusieurs avocats,
12:07avocates qui travaillent sur ce dossier,
12:10ce sont des arguments supplémentaires
12:12pour les partis civils
12:13qui se sont déjà indignés
12:14de l'allègement de ce contrôle judiciaire ?
12:17Oui, mais les partis civils,
12:20pour le moment,
12:21n'ont pas voix au chapitre
12:22sur le contrôle judiciaire.
12:24Elles ne peuvent que déplorer
12:27qu'ils puissent bénéficier
12:29d'un allègement de son contrôle judiciaire,
12:32qu'ils puissent aller à l'étranger,
12:33qu'ils puissent poursuivre ses concerts
12:38sans vouloir les annuler.
12:41Mais d'un point de vue judiciaire,
12:43elles ne peuvent pas faire appel
12:44de quoi que ce soit.
12:45Il n'y a que le parquet.
12:46D'ailleurs, le parquet l'a fait,
12:47vous l'avez dit,
12:47ça va être réexaminé en septembre prochain.
12:50Après, il y a évidemment
12:52une notion symbolique,
12:53et l'avocate l'évoquait à l'instant,
12:55mais pour le coup,
12:57la notion que peuvent ressentir les victimes
13:01est au-delà du droit
13:02et au-delà du terrain de la justice.
13:04Elles peuvent se sentir blessées,
13:05mais malheureusement ou heureusement,
13:07en tout cas,
13:07je n'ai pas d'avis à porter là-dessus,
13:08mais d'un point de vue juridique,
13:10elles ne peuvent pas engager
13:12quoi que ce soit là-dessus.
13:14Cynthia,
13:14vous êtes également avec nous
13:15sur ce plateau.
13:18Ce que disait l'avocate
13:19d'une de ces...
13:20de plusieurs victimes,
13:22de plusieurs plaignantes
13:23dans ce dossier,
13:24c'est que, en fait,
13:25ce que craignent ces avocates,
13:26c'est que ces femmes
13:27ne soient pas assez protégées.
13:29Oui, on a vu dans le contrôle judiciaire,
13:31il y a en effet
13:32qu'il ne doit pas fréquenter
13:33les salons de massage,
13:34parce que vous vous souvenez
13:35que ça avait commencé comme ça.
13:36Il y avait eu des plaintes.
13:39Alors, je rappelle aussi
13:4032 plaignantes,
13:41mais dans différents pays.
13:42Alors, pour tous ceux
13:42qui imaginaient
13:43qu'il y a un complot,
13:44etc.,
13:45il y en a en France,
13:46en Suisse,
13:46au Canada,
13:48etc.,
13:48avec des femmes
13:49qui ont près de 20 ans d'écart.
13:50Et donc,
13:51le minimum,
13:51c'est de respecter aussi
13:53la parole
13:53de ces 32 victimes présumées
13:56et imaginer
13:57que ce qu'elles ont raconté,
13:58on l'a très bien vu
13:59dans Ligne rouge à l'instant,
14:00dans le reportage,
14:01on entend des témoignages
14:02qui sont assez similaires,
14:04finalement.
14:04Et donc là,
14:05il a interdiction
14:06d'aller fréquenter
14:07des salons de massage
14:08parce qu'il risquerait
14:10d'avoir un comportement
14:11qui soit identique.
14:12Et on voit bien
14:14que là,
14:15il veut continuer ses concerts.
14:16Vous l'avez mentionné
14:17pour des raisons financières
14:18évidentes,
14:19mais je pense aussi
14:20pour une question
14:21de raison d'opinion publique,
14:22c'est-à-dire
14:23d'essayer
14:23de garder ses fidèles
14:25et de peut-être
14:26faire une pression
14:27aussi médiatique
14:29sur le fait
14:30qu'ils se proclament
14:31innocents.
14:33Stephen Bellery,
14:33vous êtes toujours avec nous,
14:34chef du service culture
14:35de BFM TV.
14:38Ce concert,
14:39cette tournée
14:40qui est annoncée
14:41avec une première,
14:42je crois que vous me disiez,
14:43à Metz.
14:44Le 2 octobre à Chartres.
14:46À Chartres, pardon.
14:47Le concert est complet,
14:49les places se vendent ?
14:51Alors,
14:52disons qu'en fait,
14:53il a ouvert cette tournée
14:54avant l'explosion médiatique
14:56et la prise de parole
14:58de Flavie Flamand
14:59et une grande partie
15:00des places ont été vendues
15:01avant l'explosion
15:03de cette polémique
15:05et donc,
15:06évidemment,
15:07il y a eu un ralentissement
15:08des ventes
15:09après la prise de parole
15:11de Flavie Flamand
15:12et évidemment,
15:13cette écho médiatique.
15:14Il n'empêche qu'aujourd'hui,
15:15on peut encore acheter des places
15:16pour cette tournée,
15:17cette tournée qui est
15:19globalement complète
15:20d'un point de vue économique
15:21pour l'économie du spectacle.
15:22C'est une tournée à succès.
15:23C'est pour cela
15:24que ce serait extrêmement dramatique
15:26pour Patrick Brouel
15:27de l'annuler
15:28d'un point de vue économique.
15:29Il n'empêche,
15:29il reste quelques places
15:30par-ci, par-là
15:31et qu'on peut en acheter.
15:32Mais en fait,
15:33on est face à un dilemme.
15:35C'est ce qu'on appelle
15:35en fait le no-show
15:36dans le jargon du spectacle.
15:39C'est quand une personne
15:40a acheté un billet
15:41et qu'il décide
15:42de ne pas venir au spectacle.
15:44Il n'y a rien,
15:44en fait,
15:45dans les conditions générales
15:46de vente
15:46qui fait que vous allez
15:48récupérer votre argent.
15:49Vous décidez parce que
15:51un empêchement,
15:52un problème familial
15:53de ne pas vous rendre
15:54à un événement culturel.
15:55Eh bien, tant pis,
15:56vous perdez votre argent
15:57et personne ne peut bénéficier
15:58de votre place.
15:59Eh bien, c'est un peu cela
16:00en fait que beaucoup de fans
16:04mettent en avant.
16:04C'est-à-dire que beaucoup de femmes
16:06disent, moi,
16:07face à ces révélations,
16:09je ne peux pas aller voir ce concert.
16:10J'aimerais me faire rembourser.
16:12Et sauf qu'en fait,
16:14rien dans l'entourage
16:15de Patrick Brouel,
16:16dans la société de production,
16:17n'a été proposé
16:17à ces personnes-là.
16:19Et donc, en fait,
16:19ces personnes-là,
16:20peut-être ne voudront pas y aller.
16:22Et ce sera les questionnements.
16:24Est-ce que la salle
16:24sera à moitié vide
16:25alors que les places
16:26auront été vendues ?
16:27Est-ce que les salles
16:28seront complètement pleines
16:29et que ce sera un plébiscite ?
16:30Eh bien, c'est cela
16:31qu'on va voir
16:32dès le 2 octobre.
16:33Est-ce qu'il y aura
16:33des débordements ?
16:35Est-ce qu'il y aura
16:35des affrontements
16:36entre des associations féministes
16:38et des femmes
16:39et des fans
16:40qui sont derrière
16:42Patrick Brouel
16:42depuis des années ?
16:43C'est ce qu'on va voir
16:44dès le 2 octobre.
16:44Et c'est ce qui sera intéressant
16:46à analyser.
16:47C'est un cas unique
16:48dans l'histoire
16:48de l'industrie du spectacle.
16:50Et c'est là-dessus
16:51que joue Patrick Brouel.
16:52Il espère que l'été
16:54a apaisé un petit peu
16:55ce débat
16:56et que le 2 octobre,
16:58il pourra monter
16:59sereinement
17:00sur la scène
17:01de la salle de charte
17:02et pouvoir
17:04affirmer
17:04d'une certaine manière
17:06qu'il est présumé innocent.
17:07Parce que monter sur scène,
17:08c'est aussi dire
17:08qu'il est toujours
17:09présumé innocent.
17:10Renoncer à cette immense tournée,
17:13près de 40 dates,
17:14c'est d'une certaine manière
17:15aussi dire
17:15qu'il est coupable
17:16et donc qu'il est pris
17:17entre tous ses feux
17:19et c'est extrêmement complexe
17:21pour l'artiste qu'il est.
17:22Steven, je vous retiens
17:23une minute.
17:23Alors Patrick Brouel
17:24aurait pu aussi choisir
17:25simplement de rester discret,
17:26ce qui n'est pas forcément
17:27un aveu de culpabilité.
17:30Maître Vincent de la Morandière,
17:31je crois,
17:31une question pour vous.
17:32Non, je voulais réagir
17:33sur un point qui avait été dit
17:34par Steven Bellery,
17:35justement.
17:36C'est que,
17:37indépendamment
17:38de la question
17:39de la culpabilité,
17:39le préfet doit apprécier
17:41de manière concrète
17:43avant l'événement
17:45s'il y a un risque
17:46ou pas
17:46pour l'ordre public.
17:47Et c'est une appréciation
17:49très pragmatique
17:49en disant
17:50est-ce que pour
17:51cette zone-là,
17:52à ce moment-là,
17:53il y a un risque
17:54de trouble
17:54avec cette manifestation
17:56et ses concerts ?
17:57Et c'est lui
17:58qui peut trancher.
17:59Et ce choix,
18:00en fait,
18:01c'est un choix concret,
18:01pragmatique
18:02qui se fait complètement
18:04indépendamment
18:04du débat judiciaire.
18:06Je voulais juste préciser
18:07ce point qui avait été
18:08soulevé par Steven.
18:10Je vais apporter
18:11une autre précision,
18:12Alexandra.
18:12Nous avons évidemment
18:13sollicité les avocats
18:14de Patrick Bruel,
18:15puisque l'on a entendu
18:16l'avocate
18:17de plusieurs plaignantes
18:19pour nourrir
18:21le débat contradictoire.
18:22Ces avocats,
18:23pour l'instant,
18:23ils n'ont pas réagi
18:24à l'annonce
18:26de cette tournée,
18:27mais on va y revenir.
18:28Ils ont fait un communiqué
18:29qui concerne
18:30l'allègement
18:30de son contrôle judiciaire
18:31et son départ
18:33pendant quelques jours
18:34du territoire français.
18:35Mais on est en ligne
18:37avec Marie-France.
18:39Bonsoir, Marie-France.
18:40Vous, vous aviez lancé
18:40une pétition
18:41pour que Patrick Bruel
18:43maintienne ses concerts
18:45et maintienne
18:46ses prestations sur scène.
18:48Steven Bellery,
18:49notre chef du service
18:49culture de BFM TV,
18:51disait que certaines femmes,
18:53peut-être,
18:53allaient maintenant
18:54s'interroger,
18:55puisque la tournée
18:55avait été annoncée
18:56bien avant,
18:57en se disant
18:57je ne suis pas vraiment sûre
18:59d'aller le voir en concert.
19:00Vous, est-ce que vous vous posez
19:01cette question, Marie-France ?
19:04Alors, je suis très fière
19:05de mon pays, la France,
19:06mais je m'appelle
19:07Marie-Neige comme la neige.
19:09Donc, ma pétition
19:10en ce moment
19:11est 11 000,
19:11c'est en signature.
19:13Il y a toujours
19:13des personnes qui signent.
19:15La tournée est complète.
19:17Les concerts sont complets
19:18partout.
19:19On va y aller.
19:20On a créé un groupe
19:23privé,
19:24donc deux fans.
19:27Et voilà,
19:28on est en soutien
19:29et on sera là,
19:31présente.
19:32On sera là,
19:33les concerts sont pleins,
19:34on n'attend que ça.
19:35Je corrige votre prénom
19:37et vous m'excuserez
19:38pour cette erreur.
19:40Est-ce que vous...
19:41C'est pas grave.
19:42Est-ce que lorsque
19:43vous entendez
19:45ces femmes
19:46qui ont porté plainte
19:47contre Patrick Bruel,
19:48est-ce que vous entendez
19:50quand elles disent
19:51qu'elles peuvent être
19:52choquées par le fait
19:53de le voir sur scène ?
19:56Écoutez,
19:57c'est leur point de vue.
19:58Voilà,
19:59c'est leur point de vue.
20:00Moi,
20:00je laisse la justice
20:01traiter ce problème,
20:02voir ce qu'il en est.
20:04Pour l'instant,
20:05vous avez vu
20:05qu'il n'y a que quatre
20:07plaintes,
20:08enfin,
20:08plainte entre guillemets,
20:09puisque pour l'instant,
20:10c'est pas encore jugé.
20:12Enfin,
20:12qui sont à l'étude.
20:13Voilà,
20:14donc écoutez,
20:15moi,
20:15il a l'autorisation
20:17de continuer son métier.
20:19Nous sommes là,
20:20nous serons là,
20:22voilà,
20:22en soutien.
20:24Merci à vous
20:25d'avoir réagi ce soir
20:27sur notre antenne.
20:28en effet,
20:28quatre plaintes
20:29pour lesquelles
20:29Patrick Bruel
20:30est mis en examen
20:30ou placé
20:31sous le statut
20:32de témoin assisté.
20:34Mais aujourd'hui,
20:35on en est à 32 plaintes,
20:37certaines prescrites,
20:38mais qui restent examinées aussi.
20:40On rappelle,
20:42Alexandra,
20:42quatre juges d'instruction,
20:44cinq dans cette affaire ?
20:45Il y a quatre magistrats
20:46à mener ce dossier,
20:47effectivement.
20:48Oui,
20:49Cynthia ?
20:49Oui,
20:49je crois qu'on est à même
20:50un peu plus de plaintes
20:52qui vont être examinées,
20:53puisque là,
20:53en l'occurrence,
20:54il me semble qu'il y en a
20:54huit ou neuf.
20:55On a bien entendu
20:57qu'il y a 32 témoignages.
20:58On le sait aussi
21:00qu'il y a d'autres femmes
21:01qui ont pour l'instant
21:02décidé de ne pas parler
21:03parce que les faits
21:04sont prescrits.
21:05À titre personnel,
21:06j'ai pu recevoir
21:07aussi des témoignages
21:08de femmes
21:09qui s'interrogent
21:10sur le fait
21:11de venir auprès
21:12de la justice.
21:14Moi,
21:14je suis un peu dépité
21:15d'entendre des témoignages
21:17de personnes
21:17qui ne croient pas
21:19les victimes
21:20et qui vont quand même
21:22aller à ces concerts.
21:24Je trouve que c'est...
21:25Alors,
21:25on parlait de l'interruption.
21:27Bon,
21:27il n'y a jamais de violence
21:28avec les féministes.
21:29Donc,
21:30je ne suis pas certaine
21:30que s'il y a trois femmes
21:32comme il y a eu
21:32au Théâtre Édouard VII
21:33de nous toutes,
21:35ça va être un affrontement.
21:37Je ne suis pas sûre
21:37qu'on va pouvoir utiliser
21:38un mot pareil
21:39parce qu'on sait très bien
21:40que les féministes
21:41ne sont pas violentes.
21:42Mais voilà,
21:43je trouve qu'en effet,
21:45il y a une forme
21:45d'indécence
21:46lorsqu'on a autant de femmes
21:48qui témoignent
21:48dans autant de villes,
21:49autant de pays,
21:50avec autant de métiers
21:51à se produire
21:53et à considérer
21:55qu'elles mentent.
21:55Voilà,
21:56au fond.
21:57Il est peut-être important
21:58quand même,
21:58Alexandra,
21:59de rappeler
21:59que le parquet,
22:01lors de la mise en examen,
22:02lors des mises en examen
22:03de Patrick Brel,
22:04avait requis son placement
22:05en détention provisoire.
22:06Et on pouvait se dire
22:08que l'interdiction
22:09quittait le territoire,
22:10c'était une façon,
22:11à ce moment-là,
22:13et à ce moment-là
22:14du dossier,
22:14puisqu'il est aussi
22:16placé sous le statut
22:16de témoin assisté
22:18dans un autre dossier,
22:19dans l'attente sans doute
22:20d'investigation supplémentaire,
22:22de dire
22:22vous n'allez pas
22:23en détention provisoire
22:24mais vous ne quittez pas
22:25la France.
22:25Et c'est ça aussi,
22:26on va en revenir
22:27à cet allègement
22:27du contrôle judiciaire
22:29de Patrick Brel,
22:29c'est ça aussi
22:30qui a pu paraître
22:31très surprenant.
22:33Ça s'est passé,
22:33alors je n'ai plus
22:34la date en tête
22:34mais vous l'aurez évidemment,
22:36et puis quelques mois plus tard,
22:39il y a deux semaines,
22:39ce contrôle est allégé.
22:41Oui,
22:41en fait,
22:42c'est courant
22:43qu'un contrôle judiciaire
22:44puisse être modifié
22:45au cours des investigations
22:47parce que
22:48la personne mise en examen
22:50montre de bons gages
22:51à la justice,
22:52répond aux convocations
22:53et donc
22:55les avocats de la défense
22:56font une demande
22:57d'alléger
22:58les interdictions
22:59qui sont imposées
23:00et si
23:02la justice estime
23:03que les garanties
23:05sont là,
23:05le contrôle judiciaire
23:07est allégé.
23:08Donc,
23:08rien de surprenant
23:09là-dedans.
23:09Ce qui est interpellant
23:12en revanche,
23:13c'est le délai.
23:13C'est-à-dire qu'il a été
23:14mis en examen
23:15fin juin
23:16que le contrôle judiciaire,
23:18c'est-à-dire
23:18les interdictions
23:19ont été prononcées
23:20à ce moment-là
23:21et notamment
23:22l'interdiction
23:23de se rendre
23:23à l'étranger
23:24et
23:25quelques semaines
23:26après seulement,
23:27les avocats
23:28de la défense
23:29font déjà
23:30une demande
23:30pour lever
23:31cette interdiction
23:33et l'obtiennent.
23:34Et ça,
23:34c'est vrai que c'est
23:35assez rare
23:35que si rapidement
23:37la justice
23:38change d'avis.
23:39C'est-à-dire qu'à ce moment-là,
23:40elle aurait pu,
23:40dès le début,
23:41ne pas prononcer
23:42cette interdiction.
23:43Maintenant,
23:44rappelons
23:45qu'il n'a pas
23:46encore été jugé
23:47même s'il y a
23:48énormément de plaintes
23:49qui s'accumulent
23:50contre lui
23:51et vous avez raison,
23:53le nombre de 32
23:54n'est pas définitif
23:56puisque d'autres femmes
23:57commencent
23:58à parler
23:59et à se décider
24:00à porter plainte.
24:01Et d'ailleurs,
24:01là-dessus,
24:02une petite parenthèse,
24:03souvent,
24:04on se demande
24:04pourquoi les femmes
24:05mettent autant de temps
24:06à porter plainte
24:06et pourquoi d'un seul coup
24:08la parole se libère,
24:09etc.
24:09Ce que disent
24:10les avocats
24:11et les avocates
24:12qui travaillent
24:12à leur côté,
24:13c'est que souvent,
24:15quand il s'agit
24:15d'une personnalité,
24:16il y a une réticence
24:17de la personne
24:19à déposer plainte
24:20par crainte
24:22que son nom
24:23soit exposé,
24:24qu'elle soit connue
24:26médiatiquement derrière,
24:28qu'il y ait
24:28de possibles représailles
24:30dans sa carrière
24:30quand c'est quelqu'un
24:31elle-même de connu,
24:32etc.
24:33et que le fait
24:34que d'autres plaintes
24:35arrivent,
24:36cela encourage
24:37des plaignantes
24:38à se dire
24:38s'il y en a d'autres,
24:40peut-être que moi aussi
24:41je vais à mon tour
24:42déposer plainte.
24:43Voilà ce qui explique
24:44le fait que ça soit
24:45un petit peu comme ça
24:46de façon perlée
24:47et qu'au tout début,
24:48il y en a une
24:49et au final,
24:50aujourd'hui,
24:51il y en a au moins 32.
24:52C'est ce qu'on a vu
24:53notamment et c'est
24:54ce qu'avait expliqué
24:55Flavie Flamand,
24:56qu'elle avait finalement
24:57décidé de parler
24:58et de parler publiquement.
25:00On sait aussi d'ailleurs
25:01que dans ce genre
25:02de dossier,
25:04lorsque les mises
25:05en examen
25:07font une déclaration
25:08ou vont avoir
25:11un certain type
25:11de comportement,
25:12ça peut à nouveau
25:13déclencher
25:14des salves de plainte.
25:16Oui, on le sait
25:17parce que ça peut
25:18aussi évoquer
25:19souvent que la personne
25:21se dit innocente
25:22et dans des victimes,
25:24anciennes victimes,
25:25plus anciennes victimes,
25:26se disent
25:27non mais là,
25:27je ne peux pas
25:27laisser passer.
25:28Cette victime,
25:29elle est plus jeune
25:30que moi,
25:31elle a 10 ans
25:32de moins que moi,
25:3320 ans de moins que moi,
25:34je vais aller abonder
25:36même si mon cas
25:36est prescrit
25:38pour signifier
25:39à la justice
25:40que ce que dit
25:41cette plus jeune femme
25:43est vrai
25:43et comme ça,
25:44des femmes en effet
25:45se décident à parler.
25:47Flavie Flamand,
25:48elle aussi,
25:48c'est une personnalité,
25:49vous l'avez mentionné
25:50et tout à l'heure,
25:51c'est évidemment très juste,
25:52on a bien compris,
25:53Patrick Bruel,
25:54c'est une rock star.
25:55Enfin voilà,
25:55dans notre jeunesse,
25:57les femmes criaient Patrick,
25:58tout à l'heure,
25:59Marc Fauvel demandait
26:00est-ce qu'on écoute encore,
26:02etc.
26:02Mais on est plein
26:03à avoir écouté ses chansons,
26:04à les connaître,
26:05etc.
26:05Ça n'enlève rien au fait
26:06qu'en effet,
26:07il a été très connu,
26:08mais force est de constater
26:10qu'il y a de très nombreuses femmes
26:13qui ont témoigné
26:15d'un comportement
26:16assez similaire,
26:18c'est-à-dire d'un homme
26:18qui se jetait sur des femmes
26:20dans un couloir,
26:22dans une salle,
26:23en préparation,
26:23lors d'un massage,
26:25etc.
26:25Et les témoignages
26:26sont assez concomitants.
26:27Et vraiment,
26:28ce reportage que vous avez diffusé,
26:29il est très intéressant
26:30parce qu'on voit vraiment
26:31ces victimes qui parlent,
26:32ces victimes présumées
26:33qui racontent
26:34et on voit bien
26:35qu'elles racontent finalement
26:36des choses assez similaires,
26:38à des endroits très différents
26:39et à un timing très différent.
26:41Est-ce que...
26:42Oui.
26:42Pardon,
26:42j'allais rajouter,
26:43mais rappelons que
26:44pour toutes ces victimes
26:47présumées,
26:48ces plaignantes,
26:49Patrick Bruel,
26:50lui,
26:51nie en bloc
26:51ces accusations.
26:52Il reconnaît avoir eu
26:54des relations
26:54avec certaines d'entre elles
26:55mais lui parle
26:56de relations consenties
26:57et nie complètement
26:58qu'il y ait pu avoir
26:59des viols
26:59ou des tentatives de viol
27:00ou des agressions sexuelles.
27:02On comprend que
27:03cet allègement
27:05de son contrôle judiciaire
27:06lui permet peut-être,
27:07même si elle avait été
27:08annoncée avant
27:09et pas annulée,
27:10ce que nous expliquait
27:11Stephen Meyry,
27:12lui permettre peut-être
27:13de relancer
27:14sa tournée aujourd'hui.
27:16Patrick Bruel
27:16a d'autres activités.
27:18est-ce qu'un allègement
27:21de contrôle judiciaire,
27:22ça peut aussi,
27:22lorsque vous êtes
27:23mise en examen,
27:24vous dire
27:24les choses auxquelles
27:25j'avais renoncé.
27:26Finalement,
27:27maintenant,
27:28je ne me sens plus libre
27:30et je vais reprendre
27:32d'autres activités.
27:33Alors,
27:34il ne faut pas faire
27:34de psychologisme judiciaire.
27:36C'est-à-dire qu'en matière
27:38judiciaire,
27:38il ne faut pas interpréter
27:39l'intention des partis
27:40et des gens
27:40et encore moins
27:41des magistrats
27:42ou de tous les intervenants
27:44à une procédure.
27:45Ce qui est sûr,
27:46il faut le dire,
27:47j'aimerais vous préciser
27:48un point.
27:49Quand vous êtes face
27:49à un dossier
27:50à l'instruction,
27:51vous posez naturellement
27:52une question
27:53quand vous êtes avocat
27:53et que vous conseillez
27:54votre client.
27:55Est-ce que je vais aller
27:57alourdir le dossier,
27:58je vais le complexifier,
27:59je vais le ralentir,
28:01je vais essayer
28:03de sécher le débat,
28:04d'aller plus vite,
28:05etc.
28:06Et là,
28:07on voit bien
28:07que c'est une instruction
28:10qui va partir
28:10pour des années,
28:12peut-être même
28:13une dizaine d'années.
28:14On voit des instructions
28:15qui tirent 10,
28:1615 ans
28:17sur des faits
28:17très complexes
28:18où il y a beaucoup
28:19de partis,
28:19où il y a une défense
28:21qui est très active,
28:22où il y a des partis
28:23civils qui sont très actifs.
28:25Donc c'est quelque chose
28:26qui est vraiment
28:26un temps très long
28:27et le contrôle judiciaire,
28:29vous allez voir,
28:29effectivement,
28:30a changé assez rapidement
28:31dans les premières semaines
28:32et ça a été relevé
28:33par Alexandra.
28:35Mais c'est quelque chose
28:36qui peut durer des années,
28:37c'est quelque chose
28:37qui peut révoquer,
28:38qui peut basculer
28:39vers une détention provisoire.
28:40C'est une épée de Damoclès,
28:42le contrôle judiciaire.
28:43Et c'est quelque chose
28:44qui peut être aggravé.
28:45Steven,
28:45vous êtes toujours avec nous.
28:47Vous le disiez,
28:48Patrick Bruel
28:48est son propre producteur.
28:51Il y a la production
28:52de ses concerts,
28:53mais il a beaucoup
28:54d'autres activités.
28:55Est-ce que l'on sait,
28:57je vous pose un petit peu
28:58la même question,
28:58mais un autre spécialiste
29:01d'un autre sujet,
29:02sur ses autres activités,
29:04il possède un ou plusieurs hôtels,
29:06notamment,
29:07est-ce que là encore,
29:09Patrick Bruel,
29:11de retour en France,
29:13après cet allègement
29:14de contrôle judiciaire,
29:15va se remettre,
29:17entre guillemets,
29:17à ses activités habituelles ?
29:20En fait,
29:20pour résumer,
29:21Patrick Bruel
29:22est face à un dilemme.
29:24Vous savez,
29:24dans l'industrie du spectacle,
29:25il y a une forme
29:26de date de péremption.
29:27Je pense que Patrick Bruel
29:29est extrêmement conscient
29:30du fait que dans trois ans,
29:31il a 70 ans.
29:32Et on en parlait.
29:33L'instruction peut être très longue.
29:35Imaginons que cette tournée
29:36n'ait pas lieu
29:36pour de multiples raisons,
29:38que les préfectures
29:39annulent les dates
29:40les unes après les autres
29:41et qu'il décide
29:42de jeter l'éponge.
29:43Est-ce que sa carrière d'artiste
29:45est terminée ?
29:45Peut-être.
29:46C'est une question
29:47qui doit se poser.
29:48Il a donc d'autres activités
29:49sur lesquelles
29:50il peut se retourner.
29:52Il possède un hôtel
29:53à l'île-sur-la-Sorpe
29:54où il réside également.
29:55Il a une marque
29:55d'huile d'olive.
29:57Il a également du vin
29:58qui se vend extrêmement bien,
29:59un rosé.
30:00Il a de très nombreuses activités.
30:02Il joue au poker.
30:03Il gagne beaucoup d'argent
30:04grâce à cette activité également.
30:06Il voyage dans le monde entier
30:08pour disputer des compétitions.
30:10Il sait qu'il peut se retourner
30:12vers ses autres activités
30:13moins médiatiques
30:14ou qui seront
30:15beaucoup plus discrètes
30:17et dans lesquelles
30:17il peut générer également
30:18de l'argent.
30:19Il n'empêche qu'aujourd'hui,
30:21voilà, Patrick Bourrel
30:21est face en fait
30:23à une question
30:23extrêmement morale.
30:25Peut-il ou pas
30:26continuer à se produire
30:27devant un public ?
30:29Peut-il être applaudi
30:31par des hommes,
30:32par des femmes ?
30:33C'est des questions
30:33qu'il doit se poser
30:34et en fait,
30:35beaucoup de ses fans
30:36aussi se les posent
30:37et il peut également
30:38se recentrer
30:39sur ses autres activités
30:41économiques
30:42qu'il a développées
30:43ces dernières années.
30:44Merci Steven.
30:45On comprend,
30:46il y a une question d'argent
30:48mais il y a d'autres activités.
30:49Donc effectivement,
30:50il y a aussi
30:52peut-être quelque chose
30:53qui est de l'ordre
30:53de l'affirmation
30:54de, vous le disiez,
30:55il nie en bloc,
30:56Patrick Bruel
30:57et donc sans doute
30:58les choses s'inscrivent
30:59peut-être aussi
31:00dans cette perspective-là.
31:03Une des avocates
31:03de ce dossier
31:05estime qu'il faut
31:05désormais confier
31:07l'affaire
31:07ou en tout cas
31:08une partie
31:08au pôle cold case
31:09qui est le pôle
31:10qui s'occupe
31:11des crimes sériels
31:12ou non élucidés
31:14parce qu'on ne traite pas
31:15de la même manière
31:16un dossier
31:17avec une seule plainte
31:18qu'un dossier
31:19dans lequel
31:20il y a aujourd'hui
31:2232 plaignantes
31:23avec des descriptions
31:24qui se ressemblent
31:27ce qui pourrait s'apparenter
31:29en tout cas
31:29c'est ce qui apparaît
31:30dans les plaintes
31:30à un mode opératoire.
31:31Oui, alors c'est vrai
31:33qu'il y a beaucoup
31:33de similarités
31:34entre les différents récits
31:36des plaignantes
31:37c'est-à-dire qu'elle
31:38pour beaucoup
31:39elle raconte
31:40avoir été invitée
31:41un jour
31:41par Patrick Bruel
31:42à une soirée
31:43penser se retrouver
31:44à une soirée
31:45avec lui
31:46mais aussi avec d'autres personnes
31:47soirée mondaine
31:47et arriver sur place
31:49et découvrir
31:49que Patrick Bruel
31:50est seul
31:50et que finalement
31:51c'est un tête-à-tête
31:52et que durant ce tête-à-tête
31:54se produit
31:56un viol pour certaines
31:57une tentative de viol
31:58pour d'autres
31:59ou une agression sexuelle.
32:01Il y a aussi
32:02le volet des masseuses
32:04elles sont cinq
32:06à être masseuses
32:08de profession
32:09et à voir raconter
32:10là encore
32:11un mode opératoire
32:12similaire
32:13d'agression sexuelle
32:14durant des massages
32:15qu'elles effectuaient
32:16dans des lieux
32:18destinés à cela
32:19et qu'elles étaient
32:20nues
32:20sous des serviettes
32:21et qu'il les agressait
32:22sexuellement
32:23au moment du massage.
32:24Lui ça
32:24il le nie
32:26totalement
32:27mais c'est vrai
32:28qu'il y a une forme
32:28de sérialité
32:29comme vous dites
32:30qui pourrait jouer
32:31en la défaveur
32:32de Patrick Bruel
32:33si cela est retenu
32:35par la justice
32:35pourquoi ?
32:36Parce que
32:37aujourd'hui
32:38certains de ces faits
32:39sont très anciens
32:40et donc prescrits
32:41prescrits ça veut dire
32:42qu'ils ne peuvent plus
32:43être jugés
32:44parce que le délai
32:45posé par la justice
32:47est dépassé
32:48mais si la justice
32:50considère
32:50qu'il y a une forme
32:51de sérialité
32:52donc de mode opératoire
32:53similaire
32:54et que tout ceci
32:55finalement s'inscrit
32:56dans un même acte
32:59on va dire
32:59par une même personne
33:01alors si au moins
33:03un des faits
33:03n'est pas prescrit
33:04tous les autres
33:04peuvent être également
33:05jugés
33:06et donc forcément
33:06ça changerait
33:08l'avenir judiciaire
33:09de Patrick Bruel
33:10évidemment c'est un dossier
33:11qu'on va continuer
33:12à suivre
33:12et que vous continuerez
33:13à suivre Alexandra
33:14avec le service
33:14police justice
33:15de BFM TV
33:16merci à vous
33:16d'avoir été sur ce plateau
33:17merci à vous deux
33:18également d'avoir été
33:19à mes côtés ce soir
33:20pour éclairer aussi
33:22cet aspect judiciaire
33:23qui n'est pas toujours
33:25facile à comprendre
33:26c'est un peu plus
Commentaires

Recommandations