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  • il y a 9 heures
Ce mercredi 25 février, Ronan Blanc, gérant obligataire chez Montpensier Arbevel, et Guillaume Launay, directeur général de Quaero Capital, ont abordé le nouveau record atteint par le Nikkei, les pressions politiques qui pèsent sur le Yen, une année charnière pour les banques centrales, et les inquiétudes du marché concernant l'IA, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Vous avez l'habitude de ce rendez-vous, deux acteurs de marché ce matin avec en plateau Ronan Blanc,
00:06gérant obligataire chez Montpensier-Arbevel, bonjour Ronan, et Guillaume Launay, directeur général de Quairo Capital.
00:12Bonjour Guillaume Launay, merci à tous les deux pour être présents ce matin, encore beaucoup d'actualités,
00:16beaucoup de résultats d'entreprises, on voit qu'une nouvelle fois c'est des mouvements qui sont très violents,
00:21la Bourse de Londres l'illustre très bien, avec donc GIAGO, leader des spiritueux qui perd 6%,
00:25à l'inverse HSBC qui gagne 6%, ou en tout cas les indices européens sont sur des plus hauts historiques,
00:31que ce soit à Londres, à Paris, bref on n'arrête pas de battre des records en ce moment.
00:34Un petit regard peut-être Ronan sur le Nikkei, qui là aussi a touché un record historique ce matin,
00:40plus de 2% de gains à la clôture, avec notamment Sanae Takashi qui a nommé deux membres du côté
00:47de la Banque du Japon,
00:48elle espère ainsi peut-être dissuader le gouverneur de remonter ses taux à court terme ?
00:54Oui c'est ça, c'est une manière un petit peu de le corneriser,
00:57après c'est deux personnes qui viennent du monde universitaire,
01:01donc on aurait espéré peut-être des gens un petit peu plus au fait de ce qui se passe dans
01:07le marché,
01:08donc c'est cette thématique de reflation finalement qui est voulue par le Japon depuis un petit moment.
01:13Le point de vigilance, c'est encore une fois le maître mot,
01:17on sait que les banques japonaises sont prêteuses au reste du monde,
01:22et il y a un risque de rapatriement de capitaux de leur part.
01:26On a commencé à en avoir un petit peu les premières figures avec le rallye qu'on a eu ces
01:31dernières semaines sur les taux japonais,
01:33donc là ça s'est stoppé, parce que c'est une petite piqueur de rappel sur le fait qu'il
01:36va quand même avoir des dépenses supplémentaires
01:38dans un contexte où il y a concurrence à peu près mondiale sur l'accès finalement à l'épargne,
01:44et cette tendance au rapatriement de capitaux, pour nous elle va se poursuivre,
01:49ça veut dire qu'il y aura des perdants, et les perdants ça sera sans doute peut-être un peu
01:53les Européens et les Américains,
01:55vers qui les banques japonaises vont moins se tourner pour prêter.
01:58Donc on sait qu'on a une concurrence qui est internationale sur la levée de dettes,
02:03on a des montants de dettes à lever qui sont extrêmement importants aux Etats-Unis et en Europe,
02:10et il va falloir trouver des sources de financement,
02:13et c'est une source principale qui va commencer, continuer à se tarir pour nous.
02:192026 ?
02:192026 c'est quand même une année clé pour les banques centrales,
02:22on en reparlera après, entre la Boj, la Fed, la BCE, on est quand même à des tournants majeurs.
02:27Alors tournants majeurs en plus, d'autant plus qu'on a quand même de bonnes surprises au niveau de l
02:32'inflation,
02:33j'en avais juste avant, peut-être un point de vue mitigé sur ce qui se passe aux Etats-Unis,
02:38la vérité c'est que Trump a un peu gagné son pari sur l'inflation,
02:43et on est plutôt en train de voir le soufflet retomber,
02:46donc ça donne finalement une marge de manœuvre à la Fed et au prochain gouverneur pour baisser ses taux,
02:52et accompagner finalement cet élan de reprise,
02:54parce que là, honnêtement, s'il y a quelque chose de factuel aujourd'hui,
02:57c'est que le taux de surprise économique,
02:59donc c'est la manière dont les investisseurs sont surpris de la vigueur ou du ralentissement,
03:03et plutôt à la hausse.
03:04Donc on a, c'est factuel, aux Etats-Unis et aussi en Europe,
03:08une reprise est en train de s'inscrire,
03:11s'inscrire un petit peu plus dans la durée,
03:13avec une inflation qui, pour l'instant, notamment aux Etats-Unis, est under control.
03:18Donc c'est, d'un point de vue marché, un catalyseur positif,
03:21et c'est pour ça que nous on reste constructif sur les actifs risqués,
03:24malgré les poches de risque, et notamment toute la vague liée à l'IA,
03:27dont on aura l'occasion de reparler peut-être un petit peu plus tard.
03:29– Guillaume Launay, directeur général de Koua Eurocapital,
03:32est-ce que le Nikkei ne s'emballe pas un peu trop vite, là, ce matin ?
03:342% sur deux nominations ?
03:36– Bien sûr.
03:37– Le marché des devises, le marché obligataire est resté calme ce matin, rien n'est joué.
03:41– On fait tout un point de la reflation,
03:43donc c'est un terme qu'on prononce rarement,
03:45donc on a effectivement la nomination de deux économistes universitaires,
03:51qui sont reflationnistes,
03:52c'est-à-dire qu'ils vont privilégier une politique d'affaiblissement du Yen,
03:57et une politique de baisse d'impôts,
03:59et une politique en fait qui, c'est une histoire de change, quoi.
04:03Et le marché réagit, chaque fois que la monnaie s'affaiblit,
04:06les courbes de taux se repentifient,
04:08et donc on revoit à nouveau, comme tu le disais,
04:11la partie longue des courbes, qui prend 5-6 points de base,
04:14ou 4-5 points de base, sur le 30, puis sur le 10,
04:16puis jusqu'à remonter au taux court, qui ne bouge pas trop.
04:19Il y a un tout petit peu de contamination sur les US,
04:22avec un tout petit peu de pick-up sur le 10 en US,
04:24mais vraiment très marginal.
04:26Et sur l'Europe, il ne se passe pas grand-chose.
04:28Je serais un peu plus modéré que Renan,
04:30sur la reprise de la croissance dans une inflation complètement maîtrisée.
04:35Je trouve quand même qu'en Europe, la croissance, c'est vraiment faible.
04:38Il ne se passe pas énormément de choses en dehors de l'Espagne.
04:41Et est-ce que ça ouvre la porte à des baisses de taux,
04:43comme était évoqué dans votre meeting précédent ?
04:46C'est affreusement ennuyeux, la politique de la BCE en ce moment.
04:49Il ne se passe rien.
04:50On est à deux depuis un moment.
04:53Ça ne bouge pas, il n'y a pas de direction précise.
04:55Il y avait Schnabel, qui il y a un an, nous expliquait
04:57qu'il fallait peut-être monter les taux en 26.
04:58Maintenant, ça a disparu du spectre.
05:01Peut-être qu'on aura une baisse de taux,
05:02mais vraiment sans conviction, sans rien.
05:04Peut-être 25 BP, peut-être...
05:06Enfin, rien, rien du tout.
05:07En tout cas, cette annonce de la nuit,
05:09avec Sanaït Akashi, qui place deux universitaires à la Beauj,
05:12la semaine dernière, c'était des pressions politiques du côté de la BCE,
05:16pression politique, bien sûr, de Donald Trump sur la Fed.
05:20Ça montre bien, Ronan Blanc,
05:22que politique et politique monétaire sont liées entre eux, intimement.
05:27De toute façon, on a des banques centrales qui sont assiégées depuis des mois,
05:30donc c'est particulièrement visible aux États-Unis,
05:32parce que Trump ne s'en cache pas,
05:34mais y compris côté européen.
05:37On sait que c'est des gens qui se parlent.
05:39On ne reviendra sans doute pas aux programmes de dépenses qu'on a eus
05:42avant le Covid et pendant le Covid
05:44sur programmes de quantitative easing, achat de dettes.
05:48En tout cas, c'est plutôt souhaitable.
05:52Maintenant, en Europe,
05:53peut-être qu'on aura quand même une surprise
05:55avec un départ de Christine Lagarde plus précoce qu'annoncé,
06:00mais on retrouve quand même de l'air et de la capacité un petit peu à agir.
06:05Je suis assez partisan sur un accompagnement à petits pas
06:09avec peut-être deux baisses de taux côté BCE sur la deuxième partie de l'année,
06:12pour justement accompagner ce petit élan de reprise.
06:15Encore une fois, je ne suis pas catégorisé la reprise européenne
06:18comme ce qui se passe aux États-Unis,
06:20mais c'est quand même visible,
06:23et notamment sur la partie small, avec un crédit.
06:26Et ça, c'est quelque chose qui est particulièrement visible
06:29et dont on parle assez peu,
06:31c'est que le crédit s'est relancé,
06:33tant côté ménage qu'entreprise, y compris en Europe.
06:35Donc l'appétit pour le crédit,
06:36et bien le fait que malgré une visibilité
06:38sur le cycle économique et politique qui est faible,
06:40ça, ça ne va pas changer,
06:41et c'est pour ça que nous, on reste positif sur la partie crédit,
06:44là où il y a de la visibilité.
06:45Aujourd'hui, les gens se relèveraient,
06:48se ré-endettent un petit peu,
06:50alors sur de bas niveaux,
06:51parce qu'il y a un nettoyage des bilans
06:53côté entreprises européennes
06:54qui a été assez significatif,
06:55mais nous, sur le crédit Aïn,
06:57on voit quand même de plus en plus
06:59de deals, de fusion-acquisition
07:02qui viennent se refinancer,
07:03un petit peu de remontée de dividendes,
07:06des dépenses d'investissement,
07:07c'est quelque chose qu'on n'avait pas vu
07:08depuis un petit moment.
07:10Donc c'est du petit pas,
07:11mais c'est des pas qui sont plutôt constructifs
07:13et qui nous amènent finalement
07:15à construire un scénario
07:17somme toute assez positif
07:19sur les actifs risqués,
07:21et sur les actifs risqués européens en particulier,
07:23sur lequel il y a quand même du retard,
07:24et globalement,
07:25les investisseurs internationaux
07:27sont plutôt sous-exposés.
07:29Et c'est bien la preuve
07:30que les investisseurs se diversifient,
07:31que ce soit en termes de classes d'actifs,
07:33en termes de zones géographiques,
07:34avec notamment des indices européens
07:36qui sont sur des plus hauts,
07:37un beau rattrapage également de Séoul
07:39ou encore du Nikkei
07:40depuis le début de l'année.
07:42L'intelligence artificielle,
07:44ça pèse sur les marchés désormais.
07:46Avant, c'était un booster,
07:47maintenant c'est un sujet d'inquiétude.
07:48C'est vrai que le marché ne sait pas
07:50comment juger cette intelligence artificielle.
07:53On aura les résultats d'NVIDIA ce soir.
07:55Comment vous regardez, Guillaume Lonnet,
07:56ce sujet IA,
07:57sur la partie obligataire
07:59et sur la partie action ?
08:01Sur la partie IA en elle-même,
08:05c'était une IA qu'on sollicitait
08:07pour avoir des informations
08:08avec du stockage de schémas
08:10qui étaient préfabriqués
08:13et qu'on pouvait diffuser
08:15à une grande quantité d'individus.
08:17Maintenant, l'IA,
08:19elle est différente.
08:21Elle est différente en ce sens
08:22qu'elle a besoin de beaucoup plus d'énergie.
08:23Donc nous, déjà,
08:24sur la partie non cotée
08:26et sur les besoins en énergie future
08:29et en souveraineté énergétique des pays,
08:34il y a un changement majeur.
08:35Donc aujourd'hui,
08:37ce n'est pas tellement le modèle d'IA,
08:38c'est l'agent IA qui va tout changer.
08:40Vous aurez cinq ou six agents
08:41chez vous à la maison
08:42et vous allez les programmer
08:43pour faire un certain nombre de choses.
08:45Et donc chaque individu
08:46va faire des milliers de requêtes
08:47alors que pour l'instant,
08:48on fait une requête, par exemple,
08:49pour envoyer un reporting client.
08:50On fait son reporting,
08:52on l'envoie à mille clients.
08:53C'est un document
08:54qu'on va taper dans une base.
08:55Là, ce qui change,
08:57c'est l'agent IA fait sur mesure
08:58pour vous,
08:59pour un client donné.
09:01Et là-dessus,
09:01il y a beaucoup de documents,
09:03de recherches qui sortent.
09:04La conclusion,
09:06c'est que peu importe le modèle d'IA,
09:09peu importe son évolution,
09:10cloud,
09:11ce que vous voulez,
09:11les plus pointus,
09:12ce n'est pas le sujet.
09:13Le sujet,
09:13c'est qu'on va saturer
09:15nos capacités énergétiques,
09:17la possibilité d'alimenter
09:19nos data centers,
09:21la possibilité de répondre
09:23à une multitude de requêtes.
09:24On parle sur l'IA des agents,
09:27enfin l'agent IA,
09:28la multiplicité des agents IA à venir.
09:30C'est 30 à 40 fois
09:32ce qu'on demande aujourd'hui
09:33à une IA en termes d'énergie.
09:35Donc l'enjeu pour nous,
09:37c'est de regarder la souveraineté,
09:39la France en termes d'énergie.
09:40C'est un avantage énorme pour la France
09:42avec son parc nucléaire.
09:44Et c'est vraiment l'enjeu du futur.
09:46C'est comment s'assurer
09:47qu'on aura une énergie
09:52qui soit accessible aux Français,
09:54qui soit souveraine
09:56et qui ne puisse pas être
09:57sous la mesure
09:58ou sous le risque
10:00de subir une sanction
10:01d'un pays
10:02chez qui on se fournirait.
10:03Ça, c'est l'enjeu.
10:04Et c'est clair
10:06que si vous vous mettez
10:06du côté des États-Unis
10:08et que vous avez
10:08tous les leaders de l'IA
10:09qui sont américains,
10:10en dehors de Mistral en France peut-être,
10:12mais globalement,
10:13ils sont tous américains,
10:14les ressources énergétiques
10:15aux États-Unis
10:16sont saturées parfois.
10:17Il y a eu des échecs de réseau,
10:18il y a eu des interruptions de réseau
10:20à cause de la demande.
10:22Et clairement,
10:23la souveraineté énergétique,
10:24c'est l'enjeu.
10:25Donc l'implication pour les marchés,
10:27c'est nécessairement
10:28sur les valeurs cotées
10:29de l'énergie
10:30et tout ce qu'on ne regarde
10:32pas encore vraiment aujourd'hui.
10:33On parle tout le temps
10:34de l'IA
10:35ou de l'agent IA,
10:36mais on ne regarde pas
10:36comment ça fonctionne
10:37et quels sont les besoins énergétiques
10:38qui vont derrière.
10:39Ça, c'est l'enjeu du futur.
10:41Et c'est donc l'implication
10:43pour le non-coté,
10:44c'est effectivement
10:45du financement
10:47de centrales nucléaires,
10:48le fait que maintenant
10:48le nucléaire rentre dans
10:49la taxonomie,
10:50ça aide.
10:52Et depuis quelques jours,
10:52les inquiétudes,
10:53c'est également sur les perdants
10:54de l'IA.
10:55Ce n'est pas pour rien
10:55que Blue Capital a dû...
10:57Oui, c'est parce qu'en fait,
10:58on a commencé...
10:59Le marché cherche les perdants,
11:01donc cherche
11:02quels sont les secteurs
11:03qui sont disruptés
11:05par le développement de l'IA.
11:07Et cette disruption,
11:08on a trouvé qu'elle touchait
11:10les fabricants de logiciels,
11:11les éditeurs de logiciels.
11:12Donc, on s'est mis
11:12à sanctionner Salesforce
11:13à tout le monde.
11:14Et puis tout d'un coup,
11:15on se dit,
11:15ça va être un peu plus compliqué
11:16de mettre Salesforce à terre
11:17et peut-être que Claude
11:19ne va pas savoir faire
11:20tout à fait ce que fait
11:21Salesforce aujourd'hui.
11:22En tout cas,
11:22ça prendra du temps.
11:23Donc, l'enjeu,
11:25il est...
11:26Alors, il y a effectivement
11:27des secteurs qui sont...
11:28Pardon, je suis un peu long.
11:29Qui sont disruptés régulièrement
11:31par ce qu'on imagine
11:33être l'IA
11:33ou l'agent IA demain
11:35et en quoi il va se répandre
11:36partout.
11:38Effectivement,
11:39c'est un chambardement,
11:40un bouleversement énorme
11:42de notre économie
11:43et des enjeux
11:44de souveraineté énergétique.
11:46Le cas Blue Capital
11:47vous inquiète.
11:48Ronan Blanc,
11:49ce fonds,
11:49c'est un fonds
11:50par rapport aux 300 milliards
11:51d'actifs que gère la société
11:52qui est assez modeste,
11:53mais ça envoie quand même
11:54un signal.
11:55Sur la partie d'aide privée,
11:57risque de défaut, etc.
11:58En fait,
11:58on est sur une révolution industrielle.
12:00Sur la partie logicielle,
12:02on a parlé de SaaS Apocalypse
12:03parce que globalement,
12:04tout le monde a été mis
12:05dans le même sac.
12:06Aujourd'hui,
12:06le message,
12:07c'est que l'IA
12:08est plutôt un accompagnateur,
12:10un partenaire
12:11pour la bonne et simple raison
12:11que l'IA s'appuie surtout
12:12sur des données
12:13qui sont publiques.
12:14Or,
12:15les fabricants de logiciels
12:16travaillent depuis des années
12:17et des années
12:18sur la fabrication
12:19de leurs propres données.
12:20Donc, en fait,
12:20c'est là où pour nous,
12:22le raccourci est peut-être
12:23un petit peu facile,
12:24mais c'est le propre
12:25de toute révolution industrielle.
12:26C'est-à-dire qu'à un moment donné,
12:27on est un peu perdu
12:29parce qu'on a l'impression
12:32qu'il va y avoir
12:32des changements
12:33très significatifs
12:33et sans doute
12:34des gains de productivité
12:35qui vont être importants.
12:36Et ces gains de productivité,
12:37à la différence
12:39dans le passé
12:39où ça touchait principalement
12:41l'école bleue,
12:41là, ça va toucher principalement
12:42aussi l'école blanc.
12:44Donc, on a encore une fois
12:45un petit peu du mal
12:46à atterrir.
12:47La vraie différence
12:48sur la partie non cotée,
12:49notamment aux US,
12:50c'est que le SAS,
12:51ça représente 10 à 15 %
12:53de ce qui a été levé
12:55en dette privée.
12:56Donc, c'est là où,
12:56en fait,
12:57il y a le babelès,
12:58c'est qu'on sait
12:59qu'il y aura de la casse
13:00et où il y aura de la casse
13:01sur une proportion
13:02relativement significative
13:03des investissements
13:04qui ont été opérés
13:05en dette privée
13:06aux Etats-Unis.
13:06En Europe, c'est différent
13:07puisqu'on est sur
13:08l'économie plus traditionnelle,
13:11industrielle
13:12et typiquement
13:13sur la île européenne
13:14qui est un petit peu
13:14notre champ d'action.
13:15c'est autour des 2,
13:172,5.
13:17Et là-dessus,
13:18il y a plutôt des entreprises
13:19qui ciblent
13:21des petites PME
13:22avec des abonnements
13:23qui sont assez faibles
13:24à l'année
13:25et on ne voit pas
13:26en quoi ces gens-là
13:27vont être complètement
13:27balayés par l'IA.
13:29Donc, il y a vraiment
13:29cette dichotomie
13:30entre les deux marchés.
13:33Là où c'est compliqué,
13:35c'est que le premier réflexe,
13:36c'est de se dire
13:36que ce qui se passe
13:36aux Etats-Unis
13:37va être importé en Europe
13:39et quelque part,
13:39on va être balayé
13:40par la même vague.
13:41Donc, c'est là
13:42où il faut être un peu
13:43nuancé
13:43et faire preuve
13:44un peu de sang-froid.
13:45C'est toujours évident
13:46quand tout est un petit peu
13:48balayé.
13:49Mais c'est notre rôle
13:51d'aiguiller aussi
13:52les clients
13:53et les investisseurs
13:54vers les poches
13:57de résistance
13:57face à cette vague IA
14:00qui est censée
14:00tous nous balayer demain.
14:01Pour l'instant,
14:02il n'y a pas eu
14:02des défauts majeurs
14:03dans ce secteur
14:03des logiciels.
14:04C'est juste
14:05un petit vent de panique
14:06sur les retraits
14:08d'un fond.
14:09Néanmoins,
14:10Jamie Dimon
14:10se montre inquiet.
14:11Scott Besson dit bien sûr
14:12qu'on surveille la situation.
14:13Est-ce qu'il y a
14:14un effet domino possible ?
14:15Les effets dominos,
14:17on en a connu dans le passé.
14:18On a vu
14:19crise financière,
14:20ça avait commencé
14:20un petit peu comme ça
14:21où c'était cantonné
14:22et finalement,
14:22on va chercher la liquidité
14:24là où elle est
14:25et c'est comme ça
14:26que se transmet finalement
14:27des débuts de crise.
14:31Honnêtement,
14:32c'est une poche
14:33qui semble plutôt
14:34bien cerclée.
14:35On a eu
14:36quelques redites,
14:37notamment sur
14:38les banques régionales
14:39américaines.
14:40Souvenez-vous,
14:40il y a un an et demi,
14:41deux ans,
14:42il y a eu un début
14:44d'allumage de feu
14:45qui a été rapidement éteint
14:46avec la prise de participation
14:48notamment
14:48de JP Morgan.
14:50Aujourd'hui,
14:51la vraie différence,
14:52c'est qu'on a un système financier
14:54qui est sur des socles
14:55beaucoup plus solide,
14:57beaucoup plus sain.
14:58C'est aussi
14:58les enseignements
15:00de la crise
15:00de la dette souveraine
15:01et l'obligation
15:02d'avoir des matelas
15:03de sécurité
15:03beaucoup plus épais
15:04que par le passé.
15:06C'est aussi pour ça
15:07que le crédit
15:07s'est réveillé
15:08et que les banques
15:09notamment européennes
15:10ont cette capacité
15:11de nouveau
15:12à prêter
15:13dans un contexte
15:13où la croissance
15:14est relativement
15:16à tonne
15:16pour accompagner
15:17cette reprise.
15:18Donc oui,
15:18il y aura des perdants,
15:19oui,
15:19il y aura des gagnants,
15:20mais tout le monde
15:20ne sera pas perdant
15:21dans cette histoire non plus.
15:22Chez Coeuro Capital,
15:23vous faites du non-côté,
15:24Guillaume Launay,
15:25ça vous inquiète là
15:26ce qui se passe
15:26un petit peu
15:27sur la dette privée ?
15:29À ce stade,
15:30on ne voit pas
15:31de contamination,
15:32des chocs,
15:33des chocs.
15:34Si on revient
15:35deux secondes
15:35sur ce qui se passe
15:36depuis 5-6 ans,
15:37on a asséni
15:38le compartiment
15:39à yield,
15:41triple C,
15:42très très risqué.
15:43Pourquoi ?
15:44Parce que ces émetteurs
15:45n'arrivaient plus à émettre.
15:46Donc ils sont partis
15:46dans le secteur
15:47de la dette privée
15:47pour se financer
15:48tout simplement
15:49parce qu'énormément
15:50d'argent a été levé
15:51sur ce secteur.
15:52Donc c'est le shadow banking,
15:54vous appelez comme vous voulez.
15:55Mais globalement,
15:56toute la partie rétée,
15:57la partie notée
15:57des émetteurs,
15:58ce compartiment
15:59s'est asséni
16:00en éjectant
16:02tous les emprunteurs
16:03qui sont très mal
16:04notés.
16:04Ils sont allés
16:05dans la dette privée.
16:05Donc ce n'est pas illogique
16:06qu'il y ait quelques chocs
16:08et qu'il y ait des perdants
16:09puisqu'ils n'arrivaient pas
16:10à emprunter
16:10sur les marchés publics.
16:11Il y a tellement d'argent
16:12dans la dette privée
16:12qu'ils sont venus emprunter là.
16:13Sur le non-coté,
16:15à ce stade,
16:15on n'a pas de problème
16:16pour se refinancer.
16:18Je pense qu'en France,
16:19compte tenu du choc
16:20qu'il y a eu
16:20sur le spread
16:20de Watteboune,
16:22etc.,
16:22nos banques françaises
16:23encore nous appliquent
16:25des marges
16:25de refinancement
16:26sur les actifs non-cotés
16:27qui sont,
16:33qui ont des finances
16:34publiques saines.
16:35On a pu l'observer
16:36notamment récemment
16:37avec des spreads
16:38qui peuvent être
16:39plus serrés
16:39d'environ 30 ou 40 points
16:40de base.
16:41Sur le non-coté,
16:42on a eu effectivement
16:43un T3 et un T4,
16:44je parle en infrastructure,
16:46qui a été significativement,
16:48qui a été étonnant.
16:49C'est-à-dire qu'on a revu
16:50un retour,
16:51une arrivée énorme
16:52d'investisseurs
16:53dans le secteur de l'infra.
16:54On était en train
16:55de finaliser une levée
16:56de fonds chez Coero
16:57et on a eu vraiment
16:59beaucoup d'envie
17:00d'investir
17:01et beaucoup de commitments
17:02de clients institutionnels
17:03qui sont venus
17:05investir sur des thématiques
17:06qui sont des thématiques
17:07qui sont des thématiques
17:09d'infrastructures essentielles.
17:10Je pense notamment
17:11au secteur de l'eau,
17:12des réseaux, etc.
17:13qui rencontrent
17:14véritablement
17:15les investisseurs,
17:16le besoin des investisseurs.
17:17Donc oui,
17:18il s'est passé des choses
17:19sur le secteur
17:19du non-coté infra
17:20très significative
17:23avec un élan d'investissement
17:24venant de toute l'Europe
17:25et même des États-Unis
17:27et de l'Angleterre
17:28et on a pu le ressentir
17:29chez nous
17:29avec des investissements
17:31très importants.
17:32Le private equity,
17:33là aussi,
17:34on est sur du non-coté,
17:35on est sur une autre
17:35classe d'actifs,
17:36là c'est des participations.
17:38Là aussi,
17:38il y a des inquiétudes
17:39aujourd'hui.
17:40Il y a toujours des
17:41participations.
17:42Du mal à sortir,
17:43le prix de l'argent
17:43n'est pas le même
17:44qu'il y a cinq ans.
17:45Tout est un peu
17:46plus compliqué.
17:48Tout est plus long
17:49et la liquidité
17:50à la sortie
17:51effectivement
17:52prend beaucoup plus
17:53de temps.
17:54L'appétit
17:54pour acheter
17:55des actifs
17:56non-cotés
17:57est là,
17:58mais il est plus long
17:59à exécuter.
17:59Donc c'est plutôt
18:00le temps d'exécution
18:01qui s'est rallongé
18:05et puis les compartiments
18:06les plus early stage
18:07sont les plus durs
18:07à financer.
18:08On n'a pas la même
18:09liquidité sur le plus
18:10résilient pour l'instant,
18:11c'est le secteur
18:12de l'infra.
18:12Le moins résilient,
18:13enfin le plus difficile
18:14à réactiver,
18:15c'est le secteur
18:15du venture.
18:17Mais globalement,
18:17je ne dirais pas
18:18que ce soit
18:18qu'il y ait de crise
18:20particulière.
18:20Au contraire,
18:20il y a un appétit
18:21renouvelé des investisseurs
18:23sur le non-coté.
18:24C'est ce qu'on a pu
18:25observer en tout cas
18:25au T3, T4,
18:26de 25.
18:27Pas de crise particulière
18:28au non-blanc
18:29sur le non-coté ?
18:30Je pense que les gens
18:32ont pris conscience
18:33aussi qu'il y a
18:33une prime d'illiquidité
18:35qui n'était peut-être
18:36pas suffisamment épaisse
18:37et qui s'est reconstituée
18:39avec la concurrence
18:40d'autres classes
18:40d'actifs liquides
18:41sur lesquelles
18:42les taux de rémunération
18:44sont plus élevés.
18:45On évoquait
18:46le Aïl d'Européen,
18:46vous êtes autour
18:47de 5,5-6.
18:48C'est sûr que pendant
18:49le Covid,
18:50quand vous étiez
18:50à 2,5-3,
18:51c'était peut-être
18:51aussi plus simple
18:52d'arriver avec
18:53des argumentaires béton
18:54sur un fonds de dette privée.
18:57Tout ça,
18:57c'est un petit peu retombé
18:59et dans un contexte
19:00où la visibilité
19:01sur le cycle
19:01reste quand même
19:02relativement faible,
19:04l'allocation sur les poches
19:06les plus liquides
19:07des marchés
19:07a quand même
19:08tendance à augmenter.
19:09Donc voilà,
19:10peut-être un aiguillage
19:11moins significatif
19:11qu'avant
19:12sur les parties
19:15actives privées.
19:16Pour autant,
19:17le canal n'est pas fermé
19:18et j'ai envie de dire
19:19heureusement.
19:20Merci à tous les deux.
19:20Ronan Blanc,
19:21Géran Brigataire,
19:22Chimon Pansier,
19:22Arbevel,
19:22Guillaume Lenay,
19:23directeur général
19:23de Quairo Capilet,
19:24de vous avoir accompagné
19:25ce matin.
19:26de Quairo Capilet,
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