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  • il y a 7 semaines
Ce mercredi 6 mai, François Sorel a reçu Frédéric Simottel, journaliste BFM Business, Cédric Ingrand, directeur général de Heavyweight Studio, et Tristan Nitot, directeur associé Communs Numériques et Anthropocène chez OCTO Technology. Ils se sont penchés sur la fronde interne de Google contre l’IA militaire, l'arrivée en 2027 du premier smartphone d’OpenAI doté d’IA, ainsi que sur l'investissement d’au moins 55 milliards de dollars d’Elon Musk dans Terafab, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Le retour de Tech & Co, la quotidienne, le débrief de l'actu-tech encore pendant 30 minutes
00:10avec ce soir sur le plateau de Tech & Co, Cédric Ingrand, journaliste, fabricant de podcasts de très haute qualité.
00:18De très belle qualité.
00:19Fabricant.
00:20Fabricant.
00:21C'est un artisan.
00:21Artisan, c'est de l'artisanat le podcast.
00:23Artisan podcast.
00:25C'est comme ça qu'on va t'appeler maintenant.
00:27Changez-moi le synthétisme.
00:29C'est comme le sabotier de la Creuse.
00:31C'est ça.
00:32Tristan Nitto, directeur associé commun numérique et anthropocène chez Octo Technology.
00:36Et bien évidemment, ancien patron Europe de Mozilla, de la fondation Mozilla Firefox, Mozilla, etc.
00:43Enfin, tout l'écosystème qui existe encore.
00:46C'est 30 ans, c'est ça ?
00:47Les 30 ans récemment.
00:49Pas encore.
00:50Ou les 20 ans ?
00:50Pas loin.
00:51Pas loin.
00:52Non, les 25.
00:53Les 25 ans.
00:55Mon Dieu, toutes ces années qui s'enchaînent les années.
00:56Oui, et dont on ne se souvient pas, finalement.
01:00Parce que voilà.
01:01Et Frédéric Simotel, bien sûr, journaliste à BFM Business.
01:05On repart évidemment du côté de chez Google.
01:08Et évidemment, c'est polémique.
01:10On s'est, on va dire, tant chahuté.
01:13La crainte autour de l'utilisation de l'IA.
01:16Il faut savoir que des salariés au Royaume-Uni de DeepMind, qui est le laboratoire d'intelligence artificielle de Google,
01:21s'inquiètent de l'utilisation militaire de l'IA.
01:24A tel point qu'ils ont demandé hier à leur direction la reconnaissance de deux syndicats.
01:30Voilà, le ton monte.
01:31Clarisse Marion nous explique tout cela et on revient juste après.
01:35Google figure parmi les sept entreprises d'IA avec lesquelles le Pentagone a annoncé la semaine dernière la conclusion d
01:41'accord qui porte sur des opérations classifiées, y compris sur le champ de bataille.
01:46Les salariés veulent s'opposer à l'utilisation de leur technologie par Israël et par l'armée américaine, comme l
01:52'explique John Chatfield, responsable du syndicat CWU au Royaume-Uni, l'une des deux organisations que les salariés souhaitent voir
02:00reconnues.
02:01Ils ont des demandes très claires. Ils ne veulent pas que Google travaille avec des militaires qui s'engagent dans
02:06des crimes de guerre, des génocides.
02:08Ils réclament également la création d'un organe indépendant de supervision éthique et le droit de refuser à contribuer à
02:14des projets pour des raisons morales.
02:19Il y a 20 ans, les gens sont allés dans la tech pour travailler sur des produits qui parfois étaient
02:23pour le bien.
02:23Mais ils ont disparu au profit de contrats militaires et industriels très lucratifs, avec une éthique incroyablement questionnable.
02:33Avant même la signature de l'accord avec le Pentagone, plus de 600 salariés de Google, dont des cadres dirigeants,
02:39avaient signé une lettre pour réclamer à la direction du groupe de renoncer à fournir à l'armée ces modèles
02:44d'intelligence artificielle.
02:47Voilà donc du rififi chez Google.
02:49Alors bon, est-ce que c'est un gros rififi ?
02:51Je ne sais pas parce que Google emploie aujourd'hui combien de dizaines de milliers d'employés, Fred ?
02:58On va avoir cette information.
02:59Justement, j'ai t'entendu à rechercher là-dessus, tu m'as scotché.
03:02Je l'aurai un jour.
03:03Oui, je l'aurai.
03:04Je l'aurai.
03:04Mais plusieurs dizaines de milliers et ils sont 600.
03:07Je crois que c'est 80 000, mais on va vérifier.
03:11Là, on en est à quelques centaines.
03:12Alors évidemment...
03:13C'est ceux qui travaillent sur DeepMind.
03:15C'est ceux qui travaillent sur DeepMind.
03:16Je crois qu'il y en a d'autres aussi en Californie qui ont un peu levé le ton, on
03:22va dire.
03:2350...
03:24Pardon ?
03:25180 000 ?
03:25J'étais à 55 000 ans.
03:27Non, on n'est pas d'accord.
03:29155 millions, ça fait beaucoup.
03:30155 000, ça fait beaucoup.
03:32Je crois que c'est plutôt 55 000 employés, à mon avis.
03:35Bon, écoutez, on va appliquer à l'aise chez Google la 245.
03:37C'est un petit sous-ensemble, mais ça pose plein de questions.
03:40C'est-à-dire que c'est même plus large que ça.
03:42Si tu es DRH, tu regardes un truc pareil.
03:44Ça voulait dire que les salariés doivent avoir un droit de regard sur l'usage qui est fait de leur
03:49travail.
03:50Ouais, alors comment ?
03:51Et puis il y a un vrai comment, parce que là, en l'espèce,
03:55Google dit avoir signé un contrat avec le Pentagone,
03:57où le Pentagone promet qu'ils ne vont pas utiliser l'IA de Google pour faire des armes autonomes,
04:03pour faire ce genre de choses.
04:05C'est un contrat un peu difficile à contrôler.
04:07Tu vois ce que je veux dire ?
04:08Vous voyez le monsieur de l'audit de Google qui l'a tapé à la porte du Pentagone en disant
04:11« Montrez-moi tout ce que vous avez fait avec notre RIA ».
04:13Je pense que la visite va être un peu courte.
04:16Donc je comprends les préventions, parce que c'est vrai que si tu vas travailler dans un géant de la
04:20tech comme ça,
04:21dans un Google, qui longtemps a été une entreprise très quasi-universitaire, en fait,
04:25il faut se souvenir.
04:26Les débuts de Google, c'est « on va embaucher 1400 doctorants,
04:29et puis après on va faire des trucs géniaux, et un jour on verra comment on gagne de l'argent
04:32».
04:32Il se trouve que la dernière partie, ils l'ont très bien réussi.
04:36Mais il y avait une espèce d'idéal.
04:37Souviens-toi le « don't be evil », etc.
04:39Donc je comprends que pour les développeurs, le vécu soit un peu compliqué.
04:45Maintenant, on est à un moment où de toute façon,
04:48si ce n'est pas ton LLM que le Pentagone va utiliser,
04:50c'est celui d'un autre, voire des trucs open source,
04:52voire des choses développées en interne.
04:54C'est compliqué.
04:55De toute façon, ils utilisent tous les modèles, sauf celui d'Anthropic.
05:01Ils sont comme nous, ils en changent tous les trois jours.
05:04Non, parce que comme ils sont quand même bien engueulés avec Anthropic,
05:08finalement, c'est un peu une mesure de rétorsion aussi,
05:11de la part du gouvernement,
05:12de prendre tous les modèles, sauf Anthropic,
05:15en lui demandant « t'as mal, tu t'en veux d'avoir fait un scandale ».
05:21C'est normal qu'il reste chez Google
05:26des fibres de l'ancien Google,
05:29du « don't be evil », des gens qui sont rentrés
05:31et qui croyaient encore à ce genre de choses.
05:33Ce qui est intéressant, et on en parle souvent avec Fred,
05:36c'est qu'aujourd'hui, souvent,
05:39les très bons dans la tech,
05:42enfin, les ingénieurs, les chercheurs, etc.,
05:44choisissent leur boîte parce qu'ils vont être bien,
05:48parce que souvent, cette boîte-là les ressemble,
05:51un peu leur ressemble.
05:52Et c'est vrai qu'on peut imaginer que,
05:55je ne sais pas moi, peut-être certains chercheurs
05:57ne se retrouvent plus chez Google
05:59avec ce changement de vision, etc.
06:03Et est-ce que, et c'est là ma question,
06:05est-ce que finalement, ça ne va pas aussi faire fuir
06:08peut-être les bons éléments de chez Google ?
06:10Alors, ça ne sera peut-être que quelques centaines de personnes,
06:13mais peut-être des personnes qui faisaient avancer la recherche,
06:17trouvaient des produits innovants,
06:18qui iront voir ailleurs,
06:20parce qu'on sait qu'aujourd'hui,
06:22ces gars-là, s'ils s'en vont demain de chez Google,
06:24ils retrouveront de la place ailleurs, en fait.
06:25C'est ça que je...
06:26Alors déjà, le marché leur est favorable,
06:28et deuxièmement, ils ont probablement déjà beaucoup d'argent,
06:32et ils peuvent partir.
06:33Il y a une notion dans la Silicon Valley
06:35qui s'appelle le « fuck you money »,
06:36c'est technique, c'est du jargon,
06:39mais c'est ça, c'est-à-dire en fait,
06:41j'ai suffisamment d'argent pour dire à mon patron,
06:44tu me demandes un truc qui ne me va pas,
06:46merci, au revoir,
06:47c'est par nous, bons amis,
06:48moi je ne travaille pas sur ce genre de choses.
06:50Et aujourd'hui, dans l'IA,
06:53ils ont tous quand même plus ou moins déjà palpé suffisamment,
06:57et ils savent qu'en traversant la rue, si j'ose dire,
07:00ils vont trouver un emploi mieux payé,
07:04avec des promesses qui seront peut-être meilleures,
07:06en particulier chez Anthropique.
07:07Après, ce dont on est en train de se rendre compte aussi,
07:10si on prend un peu de recul par rapport à tout ça,
07:11c'est que l'IA est en train de devenir une technologie souveraine,
07:14au même titre que l'ont été le nucléaire,
07:18au même titre que le devient le spatial,
07:20au même titre que le sont les semi-conducteurs,
07:22et que du coup, l'État ne regarde plus du tout comme avant cette IA,
07:25alors qu'elle est faite par des gens privés,
07:27mais justement, les modèles,
07:30ce sont des privés qui les développent,
07:31mais les modèles, ça devient critique pour l'État.
07:34Alors évidemment, ils ne vont pas nationaliser ces modèles-là,
07:37mais il y a aussi cet esprit-là,
07:39et je pense qu'au niveau des dirigeants,
07:42ils se rendent compte de ça.
07:44Alors maintenant que la pilule ait du mal à passer,
07:45surtout quand on parle d'éthique,
07:48de toutes ces dérives que peut avoir l'IA,
07:50la pilule peut avoir du mal à passer auprès de centaines de développeurs,
07:54aussi bon soit-il,
07:55mais on est en train d'avoir une autre dimension de l'IA pour moi aussi.
08:00La perception, si ça passe mal dans l'entreprise,
08:03c'est un peu gênant,
08:04mais je pense qu'il y a ce côté-là,
08:08que l'État s'y intéresse de très près,
08:10parce que ça devient quelque chose de souverain.
08:13Je pense aussi qu'assez généralement,
08:17c'est un sujet sur lequel je travaille,
08:19souvenez-vous de Steve Jobs qui disait
08:22« Ah, mais l'ordinateur personnel est un vélo pour l'esprit ».
08:26C'était magique, c'était numérique émancipateur,
08:29et aujourd'hui on est nettement plus dans une phase cynique du numérique,
08:33qu'on aille de méta avec tous les problèmes qu'ils ont
08:36avec les addictions de l'adolescence, etc.
08:39Avec Open&I aussi,
08:41qui crée des problèmes auprès des jeunes,
08:46et le tout dans une ambiance politique,
08:50et avec des directions générales
08:52qui font preuve d'obédience
08:57auprès d'un pouvoir
08:58que quand même pas dans l'émancipation des gens,
09:01on va dire publiquement,
09:02eh bien tout ça,
09:04je pense que des gens de « la base »,
09:07c'est-à-dire en gros des ingénieurs payés 300 000 dollars par an,
09:11minimum,
09:13ça ne passe pas,
09:14parce qu'en fait c'est des gens qui n'ont pas changé fondamentalement.
09:17Qu'un Marc Andressen
09:18ait beaucoup évolué,
09:20dans le mauvais sens, oui,
09:22mais que des gens plus ordinaires,
09:24mais quand même de 1,5 million par an,
09:27ça ne passe pas.
09:28Est-ce que tu ne crois pas,
09:29pour nous qui sommes un peu des historiques,
09:33on n'a pas vu totalement la naissance de la Silicon Valley,
09:36on était un petit peu jeunes,
09:36mais justement la Silicon Valley,
09:38elle est quand même née avec l'armée,
09:40enfin tu vois Oracle au départ,
09:41il développe des bases de données pour l'armée,
09:43tout ce travail,
09:44la NASA, l'armée, tout ça,
09:46et puis peu à peu,
09:46ça devient des entreprises privées,
09:49et puis voilà,
09:50qui commencent à partir dans le monde des entreprises,
09:51et là on est dans une génération
09:53qui n'a pas connu ça,
09:54et qui du coup,
09:56tu vois,
09:57c'est aussi une question de discrétion,
09:59tu sais,
09:59quand tu descends l'une des deux autoroutes
10:02qui est entre la 280, etc.,
10:04qui descend dans la Silicon Valley,
10:05évidemment tu vois tous les gens que tu connais,
10:07tu vois les Google,
10:07les machins, etc.,
10:08et puis quand tu pars dans ces parcs d'activité,
10:11tu vois plein de boîtes,
10:12le nom ne me dit rien,
10:14tiens, ça je ne sais pas ce que c'est,
10:15c'est tous des sous-traitants
10:16de la défense américaine,
10:18sur du software,
10:19sur moultes choses.
10:20– Oui, c'était ça.
10:20– Donc en fait,
10:20ça reste un marché gigantesque,
10:22mais qui évidemment fait moins de bruit,
10:24qu'un Apple,
10:25un Meta,
10:26un Google,
10:27etc.,
10:27donc ça reste quelque chose d'important,
10:29en fait,
10:29ce qu'il faut voir dans ces histoires de développeurs
10:32qui disent,
10:33non,
10:33je ne suis pas vraiment d'accord pour qu'on utilise Betrunin,
10:35c'est presque une espèce de démarche de lanceur d'alerte,
10:37parce qu'en fait,
10:38c'est ce qu'ils aimeraient qu'on voit refléter
10:41dans l'opinion publique demain,
10:42c'est-à-dire de dire,
10:43tout comme on a réussi un jour
10:45à avoir des accords
10:46pour encadrer ce qu'on faisait
10:47avec l'arme nucléaire,
10:49je ne dis pas qu'on est exactement
10:50dans la même échelle,
10:51mais il y a quand même des vraies questions
10:52qui se posent
10:53sur ce qu'on peut s'autoriser
10:55à faire ou pas.
10:56Enfin,
10:56c'est presque les nouvelles règles de la guerre
10:57qu'on est en train de définir.
10:58– C'est des nouvelles alliances,
10:59la big tech,
11:00avec la cyber,
11:01les infrastructures,
11:02le renseignement,
11:04la défense,
11:04tout ça,
11:05ce sont ces nouvelles alliances
11:06que l'on voit aujourd'hui
11:07et puis qui nourrissent financièrement aussi.
11:11– Mais bien sûr,
11:11mais quand tu vois l'administration Trump
11:12qui, là, cette semaine,
11:13dit,
11:13peut-être qu'il faudrait finalement
11:14qu'on voit vos modèles
11:16un peu en avance
11:17avant leur sortie.
11:18C'est là aussi,
11:19ce n'est pas dans la culture,
11:20même s'ils ont dit,
11:21oui, ok, très bien,
11:22on va peut-être vous montrer
11:22les versions bêta, etc.
11:24Mais ça,
11:25c'est suite justement
11:26au modèle d'Entropique
11:28qui, tout à coup,
11:30trouve des failles de sécurité
11:32vieilles de 23 ans
11:33dans des systèmes
11:34un peu partout.
11:35Donc,
11:35il y a des enjeux
11:36de défense
11:37qui sont de plus en plus
11:38prégnants
11:39pour les gouvernements.
11:40C'est assez logique
11:41qu'ils s'y intéressent.
11:42Maintenant,
11:42c'est logique aussi
11:43que des gens
11:44qui ont fait leurs études
11:45à Berkeley
11:45disent,
11:46non, désolé,
11:47moi, je ne veux pas.
11:48Désolé,
11:48je n'ai pas envie
11:48de faire des armes autonomes.
11:50– Alors,
11:50j'ai glané quelques chiffres
11:51pendant que vous parliez.
11:52Visiblement,
11:52il y aurait 1000 salariés
11:54chez DeepMind
11:55au Royaume-Uni
11:55qui seraient concernés
11:57et qui veulent créer
11:58même des syndicats.
11:59Donc,
11:59ils ont envoyé…
12:01– Et ça,
12:02c'est un point de douleur
12:02parce que…
12:03– Bien sûr.
12:04Autant vous dire
12:04que chez Google,
12:05on déteste tout ça,
12:06je pense.
12:06– Voilà un autre truc
12:07qui n'est pas dans la culture.
12:08– Voilà, c'est ça.
12:08Et donc,
12:09voilà,
12:10ils essaient de structurer
12:11malgré tout leur défense
12:11et leur mécontentement
12:13en créant deux syndicats.
12:14– Ils ont raison
12:15parce qu'en fait,
12:16c'est en s'unissant
12:17qu'ils vont réussir
12:18à être plus forts
12:19alors que si c'est des individus
12:20qu'on peut les traiter,
12:21enfin,
12:22on divise pour régner
12:23et on en prend un,
12:24on lui fait une augmentation
12:25s'il est d'accord
12:26et puis on en vire deux autres
12:27et puis tout le reste derrière,
12:32les syndicats,
12:33ça va devenir
12:34beaucoup plus compliqué.
12:35– Mais tu sais que
12:35cette histoire des syndicats,
12:36juste pour faire
12:36un petit pas de côté,
12:38il se disait aussi
12:39à l'époque
12:39quand Apple
12:40voulait développer
12:41sa voiture
12:42que Tim Cook avait dit
12:43« Ouh là,
12:43on ne va pas commencer
12:44à partir dans la construction
12:45automobile
12:45avec tous les syndicats
12:46qui se mettent en grève
12:48et tout ça,
12:48ça ne va pas aller.
12:49Il y a une grève,
12:50enfin voilà,
12:50et on sait que
12:51dans ce domaine-là,
12:53il y a des syndicats
12:54très forts.
12:55– On se revient chez Amazon,
12:57Amazon avait tout fait
12:58pour éradiquer
12:59les syndicats
13:00et puis finalement,
13:01ils ont été obligés
13:02de courber les Chines
13:02comme on dit.
13:03– La vraie difficulté
13:03pour Google,
13:04et là où ce n'est pas
13:05comparable avec Anthropik,
13:06c'est qu'en Anthropik
13:06ils ont un produit.
13:08Le problème de Google,
13:09c'est que pour Google,
13:10le gouvernement fédéral américain
13:11c'est déjà un énorme client
13:13en soi,
13:14sur le cloud,
13:15sur le cloud,
13:16Donc ça rend la négociation
13:18un peu compliquée.
13:19– Oui,
13:19donc 1000 employés
13:20DeepMind au Royaume-Uni,
13:22il y en aurait 600
13:23dans la Silicon Valley en fait.
13:25Bon, ça fait 1600
13:26sur 80 et quelques milles,
13:27bon voilà,
13:28mais quand même malgré tout.
13:30Dans l'actu,
13:31toujours du côté de l'IA,
13:33c'est OpenAI
13:34et notamment cette,
13:36comment dirais-je,
13:39cette petite rumeur
13:40qui persiste,
13:42qui vient toujours
13:43de notre,
13:45on va dire,
13:46lanceur d'alerte chinois
13:47qui s'appelle
13:48Minxu Kyo
13:49et qui annonce
13:51que OpenAI
13:52voudrait sortir
13:54dès l'année prochaine,
13:55non pas un petit gadget
13:57IA pour,
13:58on va dire,
13:59avoir une interface
14:00plus poussée
14:01avec Chagipity,
14:02mais carrément
14:02un smartphone
14:03et avec là encore
14:05des ambitions
14:05assez puissantes
14:06puisqu'il viserait
14:0830 millions de ventes
14:09de cet appareil
14:10qui est encore
14:11assez mystérieux
14:12et qui surtout
14:13viendrait concurrencer
14:14voire même
14:14pour OpenAI
14:16Sam Altman,
14:17Jonathan Hive
14:18qui pourrait même
14:18concurrencer l'iPhone.
14:19Bon,
14:20alors ça c'est peut-être
14:21un petit peu,
14:21comment dirais-je,
14:22un petit peu téméraire,
14:23je dirais,
14:24ambitieux.
14:25D'autres ont essayé.
14:25Au moins aujourd'hui,
14:26ils ont eu des problèmes.
14:27D'autres ont essayé.
14:28D'autres ont essayé,
14:29évidemment.
14:30Amazon,
14:31tout ça.
14:31Microsoft avec le Windows Phone,
14:33rappelle-toi.
14:34Ah oui,
14:34mais c'était,
14:34oui,
14:35oui.
14:35Oserais-je rappeler Mozilla ?
14:37Alors,
14:38oui,
14:38pardon.
14:38Oh là là,
14:38je m'en ai.
14:41Attends,
14:41j'ai encore mal.
14:42C'était des gens
14:44qui se disent,
14:45bon,
14:45je me souviens des démos
14:46de Mozilla OS.
14:47Non,
14:48Firefox OS.
14:49Ça s'appelait comme ça.
14:51On était à Barcelone
14:52et tu me disais,
14:53François,
14:53regarde comme c'est génial
14:54et tout.
14:54Et puis poliment,
14:55on regardait les mots.
14:57c'était des smartphones
15:00à 75 dollars.
15:01Oui,
15:01c'est vrai.
15:02C'était pas pour nous,
15:03quoi.
15:03Non,
15:03non,
15:04clairement.
15:04On n'était pas
15:05le cœur de cible.
15:05La vraie question,
15:06c'est qu'est-ce qu'on va faire
15:07avec un smartphone
15:09OpenAI ?
15:10On pourrait se reposer
15:11des questions.
15:11Souviens-toi ici même
15:12quand OpenAI a sorti
15:13son navigateur,
15:14on dit,
15:14ça va tout changer,
15:15ça n'a rien changé.
15:16Moi,
15:17je l'ai utilisé deux fois
15:18et bon,
15:19ok,
15:19finalement,
15:20à quoi ça sert ?
15:20Enfin si,
15:21je vois à quoi ça peut servir
15:22mais ce n'est pas un truc
15:23qui a révolutionné
15:24l'usage de tout le monde,
15:25ce n'est pas un truc
15:25qui est devenu
15:25une espèce d'évidence
15:27pour tout le monde
15:27du jour au lendemain.
15:28Donc,
15:29un smartphone OpenAI,
15:30il y a quand même
15:31beaucoup de...
15:32Je ne parle pas
15:32sur le hardware
15:32parce que le hardware,
15:33ils peuvent le trouver,
15:34ça,
15:34ce n'est pas vraiment
15:35le problème.
15:35Ils sont déjà en phase
15:36et ils prendraient un Android.
15:41Ils seraient déjà
15:42trouvé des capteurs photo
15:44d'excellente qualité
15:45pour justement
15:47avoir une,
15:48comment dirais-je,
15:49une espèce de scan
15:50pour l'IA
15:51encore plus précis
15:52pour qu'elle comprenne
15:52mieux ce qui se passe.
15:54Il ne faut pas oublier
15:54qu'on est l'année
15:55où OpenAI
15:55a envie de s'introduire
15:56en bourse.
15:57Ah,
15:58tu penses que c'est un peu...
15:59Sur fond d'abord
16:00d'un paysage économique
16:01vachement compliqué,
16:03sur fond d'un modèle économique
16:04extrêmement compliqué
16:05pour eux
16:06parce qu'ils sont quand même
16:07devant...
16:07C'est un volcan à l'envers
16:10OpenAI
16:10et c'est...
16:11il faut cracher
16:12des milliards
16:13et des milliards
16:13pour continuer à jouer
16:15alors qu'on ne sait pas
16:16où est l'arrivée,
16:18où est l'atterrissage économique.
16:20Chercher l'image du volcan
16:21et c'est vrai.
16:22Mais non mais tu vois...
16:23C'est un truc
16:24qui aspire du pognon...
16:25On n'arrête pas
16:25d'écrire
16:27méta-amazonais
16:27comme une espèce
16:28de volcan à cache,
16:29ce qui est vrai.
16:30C'est l'inverse.
16:31C'est-à-dire que par contre,
16:32il faut creuser.
16:32Et du coup,
16:34je pense que
16:34ça bat le panne.
16:35Il y a quand même
16:36tout intérêt
16:36à continuer
16:37à alimenter la machine
16:39de je ne suis pas juste
16:40un chat GPT, quoi.
16:42Peut-être qu'ils ont
16:43cette vision
16:44de dire le smartphone...
16:45Enfin,
16:45ce n'est plus l'écran
16:46qui sera l'interface,
16:47ce sera l'IA.
16:49Et donc,
16:49peu importe.
16:50Alors, nous,
16:50on a du mal à le voir
16:51parce qu'évidemment,
16:52on n'est pas nés avec ça,
16:54mais on a grandi
16:54avec ces smartphones.
16:56Peut-être qu'ils ont
16:57une vision
16:58complètement différente
16:58de se dire,
16:59de toute façon,
16:59on parle tellement
17:00des agents IA aujourd'hui,
17:01on va être avec la voix
17:02et tout ça.
17:03Donc, on aura au départ
17:04un smartphone.
17:05Après, ce sera des écouteurs.
17:06À la maison,
17:07on aura une enceinte.
17:07et finalement,
17:08l'interface,
17:09ce sera l'IA.
17:10On parlera nos lunettes,
17:11on parlera...
17:11On n'aura plus...
17:12Mais parce que,
17:13moi, l'histoire,
17:14quand même,
17:14construire un smartphone,
17:15il y a quand même
17:16un écosystème industriel.
17:18Il faut des gens
17:18qui ont des écrans.
17:19Ça se trouve.
17:20Ça se trouve.
17:21Mais en plus,
17:22aujourd'hui,
17:22avec la chaîne logistique,
17:23on voit bien
17:23toute la difficulté
17:24qu'on a à trouver
17:25des composants,
17:26à trouver des composants
17:27de composants,
17:28à assembler tout ça,
17:29à trouver les bons partenaires
17:30qui ne vont pas te lâcher
17:31entre les doigts.
17:31Mais surtout à te convaincre.
17:32surtout à te...
17:33Parce que...
17:34Ils ne vont pas juste
17:35aller taper dans la population
17:36qui n'a pas de smartphone.
17:37Tu sais pas ce que je veux dire ?
17:38Donc, c'est arriver
17:39à te faire migrer
17:39d'un iOS ou d'un Android
17:41où on est quand même
17:42tous assez sérieusement
17:43ferrés dans l'ensemble
17:44par les fichages,
17:46les systèmes.
17:47C'est fait pour.
17:47C'est remarquablement bien.
17:49Même les jeunes générations,
17:50c'est bien,
17:50en 12-13 ans,
17:51c'est l'iPhone qui vise.
17:52C'est pas de dire...
17:52Moi, j'espère avoir
17:53les superbes écouteurs
17:54qui me traduiront tout.
17:55Je confirme.
17:56Après,
17:57Sam Altman avait répondu
17:59aux questions d'un podcaster
18:01il y a quelque temps de cela
18:02et il avait évoqué l'iPhone
18:04en disant que...
18:05Il voulait concurrencer l'iPhone
18:06parce qu'il estimait
18:07que l'iPhone était un produit
18:07d'un autre âge
18:08et que c'était pas un produit
18:11qui était fait pour voir
18:12et entendre
18:12et que lui,
18:13il imaginait
18:14qu'il y avait un smartphone
18:16qui soit plus dans,
18:18on va dire,
18:19la découverte
18:20et l'écoute
18:21et la vision.
18:22Voilà.
18:23Mais après,
18:24bon,
18:24vous avez dit ça...
18:25Bonératif.
18:26Voilà, c'est du narratif.
18:26C'est un bonératif.
18:27Et c'est le moment
18:28de tenir un bon narratif
18:29comme tu le rappelais.
18:31Il y a un moment
18:31où il a besoin d'un narratif.
18:33Après,
18:34quand l'iPhone est arrivé,
18:35voilà,
18:36on sortait
18:38le Blackberry.
18:38J'en connais,
18:39tu dis que ça marcherait pas.
18:40Oui, oui, oui.
18:41Un écran tactile
18:42alors qu'on avait tous
18:42il fallait un écran.
18:43C'est intriguant,
18:44il travaille avec Johnny Hive
18:45donc évidemment
18:45qu'on a envie de voir
18:46ce qu'il va dire.
18:46Mais bien sûr,
18:47évidemment.
18:48On va peut-être même l'acheter
18:49pour vous dire.
18:52Bref,
18:52moi j'y crois pas du tout.
18:53T'y crois pas du tout ?
18:54Non mais pas à l'inquiéter.
18:56C'est vraiment,
18:57je vois pas.
18:58Je vois pas du tout.
19:00Parfois,
19:00j'ai des idées farfelues,
19:01tu vois.
19:01Il y a un semblant
19:03de lumière au bout du tout d'air.
19:04Mais là,
19:05tu vois rien du tout.
19:06C'est le trou noir.
19:07Surtout qu'après,
19:08une fois que t'as ton produit,
19:09t'as quand même tout le marché.
19:10Est-ce que je fais du premium ?
19:11Est-ce que je fais
19:13un peu une grande gamme
19:14pour essayer
19:15qu'un peu de premium,
19:16un peu d'entrée de gamme,
19:17un peu pour...
19:18Et s'il veut en vendre 30 millions ?
19:2030 millions,
19:21c'est le S24.
19:23C'est pas rien.
19:25Il faut...
19:26Non, non.
19:26C'est bon.
19:28On a envie d'y croire.
19:29Oui.
19:29Parce qu'évidemment,
19:30mais dans mes films...
19:31Vivement 2027.
19:32Parce que nous sommes restés
19:33grands enfants
19:33et on essaie de préserver
19:35notre capacité d'émerveillement.
19:37Mais à un moment,
19:37quand même,
19:38la réalité s'impose à nous.
19:39Mais tu te dis,
19:40tu sais,
19:40on va en parler dans un instant,
19:41mais il y a un moment,
19:43un Elon Musk qui débarque
19:44en disant
19:44je vais faire des voitures électriques.
19:45Tu dis,
19:45écoute, t'es gentil.
19:47Les voitures,
19:47c'est pas toi.
19:48Alors je sais,
19:48c'est un peu différent,
19:49mais très.
19:50Voilà.
19:51Mais oui,
19:52pourquoi pas un Johnny Hive
19:54qui réfléchit
19:55sur le monde de demain.
19:57Ils ont un certain neurone
19:59que nous,
19:59on n'a pas eu.
19:59Peut-être qu'ils ont vu
20:00un truc plus puissant.
20:03On a envie,
20:04je crois.
20:05Bon,
20:05écoutez,
20:06là encore,
20:07on attendra 2027
20:08et peut-être qu'on aura
20:08d'autres rumeurs
20:09d'ici là.
20:11On enchaîne avec SpaceX
20:12et XAI,
20:15bien sûr,
20:16avant cette IPO
20:18monstrueuse,
20:18sans doute la plus grande
20:20IPO jamais vue,
20:21on parle de 1250 milliards,
20:23c'est ça ?
20:24Ils auraient même
20:25enrichir Google
20:25de 170 milliards.
20:27Au passage.
20:27Parce que Google
20:28avait investi 15 milliards
20:29au départ dans SpaceX
20:30et donc si ça se fait
20:31à ce niveau-là,
20:32même eux,
20:33ils prendront
20:35170 milliards au passage.
20:36C'est pas mal,
20:37franchement.
20:37C'est bien.
20:38Et pourquoi
20:39parlons-nous de tout ça ?
20:41Parce que,
20:41en fait,
20:41SpaceX veut
20:43absolument
20:44gagner son autonomie
20:45dans le domaine des puces.
20:47On en a déjà parlé ici,
20:48mais là,
20:49il y a un chiffre.
20:49En fait,
20:50Elon Musk voudrait investir
20:5255 milliards de dollars
20:53dans son fameux projet
20:55TerraFab.
20:56Vous savez,
20:57cette gigafactory
20:58de puces
21:00qu'il fabriquerait
21:01en collaboration
21:02avec Intel.
21:03Et il y en a un deuxième,
21:04je ne sais plus qui c'est.
21:06Non,
21:06je crois que c'est que Intel.
21:07Micron,
21:08non,
21:08pas Micron,
21:08je ne sais plus,
21:09ça me reviendra.
21:10Enfin voilà,
21:10en tout cas,
21:10il y a Intel,
21:11ça c'est certain.
21:12Et l'idée,
21:12ça serait de créer
21:13en fait des processeurs
21:14pour tout l'écosystème
21:16Elon Musk.
21:18SpaceX,
21:19les Tesla,
21:20XAI,
21:21XAI,
21:22les robots Optimus,
21:24bien sûr,
21:25et puis,
21:26enfin,
21:27Noralink,
21:28etc.
21:29Il n'a rien inventé,
21:30c'est un truc à l'Apple.
21:31Ouais,
21:32et puis franchement,
21:33il n'a pas tort.
21:34Il n'a pas tort.
21:34Le fait de se dire,
21:35vous savez quoi,
21:35on n'est jamais mieux servi
21:36que par soi-même,
21:37au lieu d'attendre
21:39des puces
21:40qui vont être fabriquées
21:41par les autres,
21:41je vais dépenser
21:42beaucoup d'argent
21:43pour fabriquer
21:43mes propres puces
21:44et je pourrais me faire
21:45du sur-mesure,
21:46un peu ce que fait Apple,
21:47finalement,
21:47sans qu'Apple ne fabrique
21:48pas ses puces aujourd'hui.
21:49C'est ça qui est intéressant.
21:50Alors oui,
21:51c'est vrai,
21:51Apple ne détient pas
21:52ses propres usines.
21:53Après,
21:53pour le reste,
21:54c'est très dans la culture
21:55Musk depuis le début
21:56parce qu'il est de toute façon
21:57dans l'intégration verticale
21:58depuis le début
21:59à faire ses propres
22:01fabres de batterie,
22:02à ne pas se reposer
22:04sur les autres,
22:04quitte à faire du partenariat
22:05avec un Panasonic,
22:07un CATL et les autres.
22:09Donc là,
22:09c'est logique
22:09qu'il le fasse en partenariat.
22:11Mais de fait,
22:11il sait qu'il va avoir besoin
22:13d'énormément de puces
22:13pour énormément d'activités
22:15à court et moyen terme.
22:16Après,
22:17la complexité
22:18par rapport
22:18à ces autres métiers,
22:19c'est quand même
22:21des coûts gigantesques,
22:22une expertise rare.
22:24À SML,
22:24on en parle
22:25que c'est des machines,
22:26il faut savoir
22:27les piloter aussi.
22:29Alors ça,
22:29ça prend du temps
22:30et est-ce qu'Ellen Musk
22:33en a ?
22:33Moi,
22:34c'est ce que je me dis.
22:35À court terme,
22:35il y a un effet d'annonce.
22:37Pour moi,
22:37à moyen terme,
22:37on a une possibilité
22:39d'accélération à long terme.
22:41Soit il devient vraiment
22:42un nouveau pilier historique
22:44comme il est dans l'espace,
22:46comme il est en automobile
22:46et on peut lui faire confiance
22:48de savoir trouver
22:49les bons hommes
22:52jetables aussi.
22:53Ça marche à un moment
22:54et puis une fois,
22:54dès qu'on passe
22:55à la phase 2,
22:56hop,
22:56c'est d'autres compétences
22:57qu'il va faire venir.
22:59Après,
23:00ce qui est toujours,
23:01c'est toute cette compétence autour
23:03et le parallèle
23:04entre la voiture
23:05et l'espace,
23:06il n'y a moins de...
23:07Ce n'est pas une production
23:08de masse
23:09comparé à ces composants.
23:11La voiture,
23:12il est parti de la batterie
23:13et puis c'est un peu
23:14moins compliqué quand même
23:16que les composants.
23:18Maintenant,
23:19voilà,
23:19il y a 55 milliards.
23:20On dit toujours,
23:21nous,
23:21si on voulait monter
23:22une usine en France,
23:23c'est entre 10,
23:2512,
23:2514 milliards.
23:26Donc voilà,
23:2655 milliards,
23:27il est dans l'échelle.
23:30Christian ?
23:31Bon.
23:31Et puis,
23:32il y a un tel
23:33qui est là
23:35où il y a sûrement
23:36encore des ressources
23:39et qui a besoin
23:40d'un coup de pied aux fesses
23:41pour redémarrer.
23:42Donc,
23:43s'il y a quelque chose
23:44que cet homme-là...
23:46Non,
23:46mais OK,
23:47pour repartir dans l'innovation
23:48parce qu'ils sont...
23:50Et justement,
23:51ça peut être l'aiguillon
23:53que...
23:53S'il y a un truc
23:54qui fait bien,
23:55c'est ça quoi.
23:55Surtout,
23:56ça arrive à un moment
23:56où on sait
23:57qu'il y a une cocotte minute,
23:58un moment qui va sauter
23:59entre la Chine et Taïwan.
24:02et qui peut tout à coup,
24:04vraiment,
24:04du jour au lendemain,
24:06mettre en danger
24:07toute la chaîne d'approvisionnement
24:08de l'essentiel des puces,
24:09surtout celle de l'autre gamme
24:11qui alimente
24:12toute la planète.
24:14Donc,
24:14tout à coup,
24:15lancer ça
24:15et le lancer localement,
24:17j'ai envie de dire,
24:18aux États-Unis,
24:18à côté de ses autres usines,
24:20il y a un côté évidemment
24:22à la fois de sauvegarde
24:23de sa propre supply chain
24:25et puis un côté
24:26de souveraineté évident.
24:27C'est ce que tout le monde
24:28aimerait faire,
24:29mais tout le monde
24:29n'a pas les moyens
24:30d'Elon Musk.
24:30Voilà.
24:31Mais est-ce que 55 milliards
24:32suffiront pour fabriquer
24:33ce projet pharaonique
24:35d'usines
24:36qui fabriquent
24:37tous les processeurs
24:37d'Elon Musk ?
24:38On l'a dit,
24:39pour ce prix,
24:39tu ferais 4 fabs normales.
24:41Après,
24:41il faut les usines
24:42d'électricité,
24:44il faut les centres de données,
24:45il faut...
24:45Et puis tout l'écosystème
24:46derrière,
24:47tu vois.
24:47Les puces,
24:48elles ne tombent pas du ciel.
24:49Non, non,
24:50mais...
24:50Il faut tous les fournisseurs
24:51tout autour.
24:52Mais tu l'as dit toi-même,
24:53l'IPO de SpaceX
24:54va rapporter combien ?
24:55Et tu veux,
24:56tout à coup,
24:56l'argent n'est plus un problème.
25:01l'histoire pour que l'argent tombe.
25:02Oui, bien sûr.
25:02Voilà.
25:03Donc,
25:03c'est le serpent
25:04qui se prend la queue.
25:05Il y a un côté
25:10prévision autoréalisatrice.
25:11Tu vois ?
25:12Je vais faire ça.
25:13Ah oui,
25:13alors ça y est,
25:13puis boum,
25:14l'IPO est bonne.
25:15Je pense que,
25:16oui,
25:16la vision aussi
25:17de se dire faire ça
25:19aux Etats-Unis,
25:20tout le monde commence
25:21à s'interroger aussi
25:22sur les chaînes
25:22d'approvisionnement asiatiques.
25:23Enfin,
25:24tout le monde s'interroge
25:24depuis longtemps,
25:25mais sur les chaînes
25:25d'approvisionnement asiatiques.
25:26Aujourd'hui,
25:27on est focalisé un peu
25:28sur d'autres régions du monde,
25:29mais on se dit
25:30que si un jour
25:30ça bouge un peu,
25:34ça va être autre chose
25:34que des Trois-Dormousses,
25:35quoi.
25:36L'histoire,
25:36si ça bouge autour de Taïwan,
25:38c'est pas des pétroliers
25:40qui passeront plus,
25:41là.
25:41On arrête complètement
25:43l'électronique
25:44au niveau mondial,
25:45quoi.
25:45Et là,
25:45ça va être une autre histoire.
25:47Oui,
25:47qui sait peut-être
25:48que demain,
25:49Apple se joindra
25:50au projet TerraFab ?
25:51Non.
25:52Non ?
25:52Non, non, non, non.
25:54Je tentais,
25:55je tentais,
25:55puisqu'on est dans
25:56la politique fission,
25:57dans la science.
25:58Nomme-moi 5 partenariats
25:59avec Apple.
26:01C'est vrai qu'il n'y a pas
26:02beaucoup de partenariats.
26:02Il y en a,
26:03il y en a eu quand même.
26:04Il y en a dont tu n'as jamais
26:05entendu parler,
26:05mais si tu veux,
26:06à la fin de la foire,
26:07la seule marque dont on parle,
26:08c'est Apple.
26:08Oui, c'est clair.
26:09Apple n'est jamais
26:11le numéro 2
26:12et jamais la mouche du coche
26:14qui suit le truc.
26:14Après, ça voudrait dire
26:15qu'il y aura un nouveau
26:16pôle mondial du calcul IA
26:17qui serait...
26:18Oui, c'est clair.
26:20Bon, en tout cas,
26:21tout ça,
26:22très intéressant.
26:22Merci à tous les trois
26:24pour toutes ces analyses.
26:26Voilà, merci Cédric.
26:27Avec plaisir.
26:28A très vite.
26:28Salut.
26:29Cédric, un grand journaliste tech.
26:32Bien sûr, aussi avec nous,
26:34Tristan Nitto, ce soir.
26:35Merci Tristan,
26:35à très vite.
26:36Bien sûr, avec plaisir.
26:37Et Frédéric Simotel
26:39qu'on retrouve demain.
26:40Tu es là demain ?
26:41Oui, on va reparler encore
26:42de tous ces sujets
26:42qui auront encore pris
26:4410 milliards de plus.
26:4510 milliards de plus.
26:46Je le disais tout à l'heure,
26:47c'est quand même étonnant
26:48de se dire que l'étalon,
26:50c'est le milliard de dollars.
26:51C'est ça, c'est ça.
26:51C'est le milliard de dollars symbolique,
26:53en fait.
26:53Tu rachètes une boîte maintenant,
26:57et on est un peu loin de ces chiffres,
26:58en Europe et en France notamment.
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