Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 heures
Marco Bertone, cofondateur et directeur général de Syntetica, était l'invité de Sandra Gandoin dans Le Pitch de l'émission Good Morning Business, ce mardi 21 avril. Il est revenu sur leur procédé chimique innovant, capable de recycler les déchets textiles riches en polyamides, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Good morning business, le pitch.
00:03Le pitch, ce matin, on va décarboner l'industrie textile.
00:07C'est Marco Bertone qui est avec nous, cofondateur et directeur général de Synthetica.
00:12Bienvenue dans la matinale de l'économie.
00:14Vous avez une minute pour pitcher Synthetica.
00:16Merci.
00:17Aujourd'hui, moins d'un pour cent de déchets textiles sont réellement recyclés.
00:21Chaque année, plus de 100 milliards d'euros de déchets textiles,
00:25la plupart à base de plastique, sont en cinéa.
00:27Chez Synthetica, on utilise de la chimie verte pour faire des déchets plastiques,
00:31une ressource infinie.
00:33Notre premier procédé chimique est capable de recycler les textiles riches en polyamide
00:38en leur brique de base, les monomères.
00:41Ces monomères sont ensuite utilisés pour refaire du polyamide recyclé,
00:44de la même qualité que celle d'issue du pétrole,
00:46mais en boucle fermée et à un coût très compétitif.
00:50Aujourd'hui, on travaille déjà avec des marques leaders comme Victoria's Secret et le groupe Etam
00:54et nous avons levé un peu plus de 7 millions d'euros.
00:56On prépare désormais le passage à l'échelle industrielle
00:59avec une première usine de démonstration en France,
01:03dès l'année prochaine, capable de recycler des centaines de tonnes par an
01:06avant d'un déploiement à l'international.
01:09Synthetica s'est transformé le plastique d'hier en matière première de demain.
01:14Merci.
01:14Voilà pour ce pitch.
01:16Déjà, moi j'aimerais savoir, où est-ce qu'il y a du nylon ?
01:18Il y en a partout ?
01:19Il y en a partout, il y en a du coup dans l'industrie de la mode, dans les lingeries,
01:24faits de monde sport, doudounes, les airbags, l'automotive.
01:28Il y a vraiment plusieurs endroits où on le trouve.
01:31Anthony ?
01:31Et donc du coup, alors vous nous avez expliqué brièvement,
01:33mais donc on recompose finalement les particules de base, finalement les monomères,
01:39et ensuite on arrive à reproduire ce que vous dites du nylon de même qualité.
01:43On a vraiment les mêmes propriétés d'élasticité, de solidité,
01:48on se retrouve avec exactement le même matériau
01:50et on peut recréer finalement d'autres vêtements avec ?
01:52Exactement, c'est vraiment là la force de notre process.
01:54Aujourd'hui, on a un procédé chimique qui arrive à casser les chaînes du polymère
01:59dans la forme textile pour trouver ce qu'on appelle des monomères,
02:02c'est vraiment les briques de base avec lesquelles on construit aujourd'hui le polyamide.
02:07Aujourd'hui, c'est issu du pétrole, mais avec un procédé de polymérisation,
02:11on arrive à attendre une pureté de 99.99% de pureté
02:16et des polymères qui ont toutes les caractéristiques,
02:21du coup des propriétés de viscosité, etc.,
02:24pour refaire ensuite des fils pour l'industrie textile,
02:27mais aussi des polymères de high performance pour l'industrie automotive
02:32et plein d'autres industries techniques.
02:34Donc à partir d'un t-shirt usagé, on peut reproduire un t-shirt neuf en fait ?
02:38Oui, le t-shirt, ce n'est pas le meilleur exemple pour mettre le collant,
02:41la lingerie, tous ces types de vêtements, exactement.
02:44Est-ce que justement cette matière, elle coûte plus cher que la matière originale ?
02:48Du coup, non, à échelle industrielle, non.
02:51Du coup, dans la chimie, il faut avoir une certaine économie d'échelle.
02:55Du coup, l'année prochaine, on va construire cette usine de démonstrations,
02:58des centaines de tonnes.
02:59Là, il y aura un certain premium qu'on appelle le scaling premium.
03:02Mais à l'usine full scale en 2030,
03:05là, il n'y aura pas de premium par rapport au nylon vierge.
03:09Donc quand vous aurez fait les économies d'échelle,
03:10effectivement, il n'y aura pas de surcoût.
03:12Exactement.
03:12Alors, en prenant en compte les prix actuels du pétrole qui sont assez hauts
03:16ou même avec des prix plus bas ?
03:18Non, on a fait notre modélisation globalement avec les prix plus bas.
03:21Donc c'est clair qu'aujourd'hui,
03:23on peut même trouver plus de compétitivité avec le pétrole.
03:26Et surtout, c'est vraiment d'actualité, ce qu'on propose aux marques,
03:29c'est vraiment de déconnecter la production de l'industrie textile
03:34avec la production du pétrole.
03:36Et c'est un vrai parcours pour le futur.
03:40Pour ces marques, ce sont vos clients,
03:42mais en réalité, ce sont leurs fournisseurs de tissus
03:45qui vont faire appel à vous.
03:47Exactement.
03:48Donc il y a une double relation.
03:49Aujourd'hui, les marques sont celles qui ont le problème,
03:52les clients, les problèmes réglementaires,
03:55un peu l'argent aussi pour investir dedans.
03:58Mais en effet, nous, on vend des granulés plastiques
04:01qui sont filés par leur chaîne de valeur.
04:03Et du coup, on vend directement à eux,
04:05mais avec le soutien de la marque
04:08qui nous donne aussi les déchets textiles.
04:09Donc c'est toute une relation circulaire.
04:13Justement, ces déchets textiles, vous les sourcez,
04:15vous avez dit, donc, chez des marques de lingerie,
04:17Etam ou encore Victoria's Secret.
04:19Ce sont des déchets, mais c'est-à-dire que c'est les gens
04:22qui les ramènent chez Etam ou c'est les surplus des collections finalement ?
04:26On a vraiment deux.
04:28On a deux types de déchets.
04:29Les déchets pré-consumers, déchets post-consumers.
04:32Pré-consumers, c'est les chutes de production générées surtout en Asie.
04:36En Europe, on n'en fait pas beaucoup.
04:39Et ensuite, on a le post-consumers
04:41et c'est vraiment ce qu'on jette à la poubelle.
04:43Par contre, ce n'est pas donné directement à Synthetica.
04:46Il y a des collectes, des tris.
04:47Et ensuite, c'est revendu à Synthetica
04:50parce qu'il y a quand même un coût de tri.
04:52Et ces marques, du coup, Victoria's Secret et Etam,
04:55elles sont aussi intéressées par la phase d'après ?
04:58C'est-à-dire, une fois que vous avez reconstruit finalement des collants ou autres,
05:03ils pourraient vendre du collant recyclé par vos soins ?
05:06Exactement.
05:07Donc, on a pas mal d'annonces qui vont arriver
05:09dont je ne peux pas parler aujourd'hui.
05:10Mais aujourd'hui, on a des clients qui viennent à la fois sur la partie déchets.
05:15Donc, ils ont des déchets qu'ils aimeraient recycler
05:17ou ils ont des matières qu'ils aimeraient sourcer
05:20en textile-to-textile polyamide.
05:23Et du coup, on propose les deux aux clients.
05:25Mais c'est clair que les meilleurs clients sont celles qui font les deux
05:28pour vraiment fermer la boucle.
05:30Vous parliez de votre première usine de démonstration
05:32qui va ouvrir, a priori, l'année prochaine.
05:34Vous recrutez, je crois.
05:35Oui, bien sûr.
05:36Vous recrutez quoi ? Combien de personnes ? Quel profil ?
05:39Donc, aujourd'hui, on est en train de boucler une levée de série A
05:44qui sera bientôt annoncée.
05:45Et avec ça, on va vraiment monter toute une équipe d'ingénierie
05:49pour monter cette usine.
05:51Et après, des opérateurs industriels
05:52en partenariat avec un gros industriel français
05:55qui sera aussi bientôt annoncé.
05:59Merci beaucoup, Marc Aubertone, d'être venu ce matin dans le puits,
06:02cofondateur et directeur général de Synthetica.
06:04Merci.
06:05Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations