- il y a 5 minutes
Ce lundi 20 avril, Roland Kaloyan, responsable de la Stratégie Actions Européennes chez Société Générale CIB, et Damien Ledda, directeur de la gestion de Galilee AM, tirent les premiers enseignements des résultats des entreprises, dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Avec donc, toujours avec nous en plateau, Damien Leda, directeur de la gestion de Galilée Asset Management, décidément,
00:07et Roland Calouillan, de Société Générale CIB, responsable de la stratégie Action Européenne.
00:13Bienvenue Roland, merci de nous avoir rejoints, puisqu'on va élargir un petit peu plus le débat,
00:17sortir un petit peu de ce focus des ETF, de ces produits indiciels, pour parler des grands sujets de marché,
00:23et puis également d'allocations, de portefeuilles, comment aujourd'hui, notamment chez Galilée Asset Management,
00:29vous exposez au marché Action, que ce soit en termes de zone géographique, mais également en termes sectoriels.
00:34Bon, Roland Calouillan, les indices européens ne sont pas sur des records, contrairement à Wall Street qui enchaîne les plus
00:40hauts.
00:40Au contraire, on a encore des sous-performances depuis le début du mois d'avril,
00:45même si l'Europe est allée à 3-4% de ses plus hauts touchés au mois de février.
00:50Pour vous, est-ce que c'est justifié, ce retard de l'Europe par rapport aux États-Unis ?
00:55Alors, quand on regarde déjà historiquement, à chaque fois qu'on a eu une crise énergétique,
01:00on en a un petit peu regardé, celle-ci est un petit peu plus longue que d'autres,
01:04mais des fois ça a duré quelques jours, quelques semaines,
01:07le marché américain, quasi systématiquement, fait mieux que le marché européen.
01:11Donc ça, c'est effectivement quelque chose à avoir en tête,
01:13dès qu'on touche à la problématique énergétique.
01:15Et c'est plutôt rationnel, j'ai envie de dire, étant donné qu'on a une dépendance en Europe
01:18sur la partie énergie, et en particulier sur la partie pétrole, gaz.
01:24Donc voilà, c'est avec cet angle-là qu'on peut comprendre que,
01:30effectivement, la performance qu'on a depuis le mois de mars,
01:36cumulée avec le début d'avril,
01:38les indices européens sont plutôt en retard par rapport aux indices américains.
01:41Même si c'est une crise énergétique qui, notamment sur le gaz,
01:43pour l'instant, est maîtrisée sur les cours.
01:45Encore ce matin, on est à 45 euros le mégawatt-heure,
01:48on est bien loin des niveaux touchés en 2022 lors de la guerre en Ukraine.
01:52En Europe, on ne parle pas encore de pénurie.
01:54Comment vous abordez la saison des résultats d'entreprise,
01:57notamment pour la partie industrielle,
01:59qui sera bien sûr la plus exposée à cette hausse des prix de l'énergie ?
02:04Alors, pour l'instant, c'est vrai qu'on a commencé à avoir des résultats,
02:07on a, je crois, moins de 3% du stock 600,
02:11des 600 plus grandes valeurs européennes qui ont publié.
02:13Donc, c'est un petit peu tôt pour avoir des conclusions.
02:16Mais effectivement, on va se pencher sur les résultats du T1.
02:20Je pense que les problématiques de hausse des coûts,
02:23on les verra surtout sur le deuxième trimestre,
02:27sur les entreprises européennes.
02:29Il faut voir combien de temps le conflit va durer,
02:31et si la hausse des prix énergétiques va perdurer.
02:34Moi, ce que je constate, c'est que les attentes ne sont quand même pas très élevées
02:37pour le T1, globalement, au niveau des actions européennes.
02:43Ils commencent vraiment à monter en puissance au T2, T3, T4.
02:46Donc, pour moi, le risque est plutôt sur les trimestres à venir que sur celui-ci.
02:51Alors, ce qui est intéressant et ce qui est important aussi,
02:53c'est que, oui, ils vont publier les résultats du T1,
02:55les entreprises du premier trimestre,
02:57mais elles peuvent aussi donner des guidance sur le reste de l'année
03:01et, effectivement, pousser les analystes à revoir à la baisse,
03:03et ça ne sera quand même pas un bon signal.
03:05Sachant qu'en début d'année, les entreprises sont historiquement prudentes.
03:07Ce n'est pas au premier trimestre qu'on revoit à la hausse ces objectifs,
03:10d'autant plus dans le contexte actuel.
03:12Oui, c'est vrai, mais les attentes,
03:14on a commencé l'année avec des attentes encore relativement importantes,
03:17j'ai envie de dire,
03:18avec des attentes de croissance au niveau européen à plus de 10 % cette année,
03:22ce qui est pas mal.
03:23Je vous rappelle que sur les trois dernières années,
03:24on n'a quasiment pas eu de croissance,
03:27un petit peu au-dessus de zéro, un petit peu en dessous,
03:29au niveau européen.
03:31Actuellement, on est à 11 %,
03:32enfin, le consensus est en 11 %.
03:34Nous, à l'Ostége-Général,
03:35on est plutôt sur une thèse à 8 % cette année,
03:39sachant qu'il faut prendre en compte,
03:41que ce soit au niveau du consensus
03:42comme au niveau de nos chiffres,
03:43qu'il y a un secteur qui est en train de voir des révisions fortes à la hausse.
03:48D'ailleurs, c'est un des seuls secteurs,
03:50le seul secteur en Europe,
03:51c'est évidemment le secteur pétrolier.
03:53Et ça, évidemment, ça vient compenser aussi
03:55et masquer la baisse qu'on peut voir,
03:56qu'on verra dans les prochains mois,
04:00les prochaines semaines, sur les autres secteurs.
04:01Notamment en termes de performance,
04:03ça explique la bonne performance de certains indices européens
04:05depuis le début de l'année,
04:06à commencer notamment par la Bourse de Londres.
04:08Chez EGAL, il est à cette management,
04:10comment vous abordez cette saison de résultats,
04:12Damien Ledin ?
04:13Effectivement, comme le disait Roland,
04:15avec des risques de révision baissière à venir
04:17au cours de l'année,
04:20si on regarde froidement les valorisations,
04:22alors sur les marchés américains,
04:24on a effectivement le S&P 500 qui a franchi les 7000 points,
04:27ce qu'il n'avait pas réussi à faire à plusieurs reprises
04:29depuis le début de l'année.
04:30Et puis cette fois, ça y est, c'est passé 7150 points.
04:34Néanmoins, ce qu'il faut avoir en tête,
04:36c'est que 40% encore des valeurs du S&P 500
04:38sont en baisse depuis le début de l'année.
04:40Donc certains secteurs ont tiré les indices
04:43et notamment les 7 magnifiques,
04:45qui étaient très en retard depuis le début de l'année,
04:48là, elles ont bondi de 12%
04:49et aussi contribué à la hausse de l'indice.
04:51Si on regarde les valorisations,
04:53depuis le début de l'année,
04:54on a quand même perdu 2 à 3 tours de PE sur le S&P 500.
04:58On était à 23 fois en début d'année
04:59sur des multiples qu'on considérait comme top-ish,
05:02on ne pouvait pas aller beaucoup plus haut.
05:04Aujourd'hui, on l'est plutôt à 20-21 fois
05:06avec la hausse récente,
05:07c'est un petit peu remonté.
05:08Tout ça pour une croissance bénéficiaire attendue,
05:11encore de 15%,
05:11avec peut-être un peu moins de révision baissière attendue
05:14qu'en Europe, potentiellement,
05:16ou dans les pays émergents.
05:17Donc, pour nous, les marchés américains,
05:19malgré la rotation qui se fait en faveur
05:22d'autres zones géographiques depuis certains mois,
05:24aujourd'hui, ils sont quand même plus attractifs
05:25qu'ils ne l'étaient il y a encore 3 mois.
05:27Donc ça, c'est plutôt intéressant
05:28et c'est plutôt de bonne augure pour la suite
05:30parce qu'on va avoir les deux moteurs de performance
05:32qui se rallument,
05:33la croissance bénéficiaire,
05:34plus un petit peu d'inflation des multiples à nouveau
05:37si jamais le marché veut revenir
05:38sur un sentiment plus positif
05:39et remettre 23 fois les profits sur l'indice.
05:41Pourquoi pas ?
05:42La hausse a été très forte de ces indices américains
05:45depuis la fin du mois de mars,
05:46le début du mois d'avril,
05:47sachant que ces indices n'avaient pas baissé
05:49tant que ça au mois de mars.
05:50C'est vrai qu'ils avaient surperformé
05:52les émergents, mais également l'Europe.
05:54Qu'est-ce qui a fait que d'un seul coup,
05:55la fin mars,
05:56on se réveille en se disant
05:57qu'en fait, il faut acheter des actions américaines ?
05:59Disons qu'on constate quand même
06:00depuis plusieurs mois
06:01un changement de leadership dans les marchés.
06:03Ce sont bien les émergents, l'Europe, le Japon
06:06qui ont surperformé les marchés américains
06:07jusqu'à très récemment encore
06:09et malgré leur baisse plus prononcée sur mars.
06:14Là, le conflit a quand même changé un petit peu la donne,
06:16c'est-à-dire que des pays émergents
06:17comme l'Inde ou comme la Chine
06:18peuvent être impactés,
06:20l'Europe peut être impactée aussi,
06:21les États-Unis beaucoup moins.
06:22Donc les investisseurs sont en train de se dire
06:24finalement, le safe haven des États-Unis
06:27redevient un petit peu pertinent
06:28et on va revoir un petit peu ce phénomène
06:30de réallocation des actifs
06:32envers d'autres zones géographiques.
06:34Néanmoins, comme on l'a vu avec les ETF tout à l'heure,
06:36les flux restent encore là pour l'Europe
06:38et les pays émergents,
06:39mais peut-être un petit peu moindre
06:41que ce qu'il n'aurait été
06:42si le conflit n'avait pas eu lieu.
06:43Quand on s'expose aux actions américaines,
06:46on ne peut pas s'exposer uniquement
06:47à la thématique IA,
06:49sauf que le problème des indices,
06:50c'est que c'est parfois un petit peu le piège,
06:51notamment sur le S&P 500
06:53ou sur le Nasdaq 100.
06:54C'est vrai que ce sont des indices
06:55qui sont très concentrés sur la thématique IA.
06:59Comment aujourd'hui,
07:00chez Galiléa M, Damien Leda,
07:01on s'expose aux actions américaines
07:02tout en mesurant son risque ?
07:04Alors, plusieurs façons de faire.
07:06Si on reste dans le domaine des ETF,
07:08dans les instruments ETF,
07:09on peut utiliser des ETF équipondérés.
07:12Donc là, on va neutraliser
07:13l'effet pondération des grosses capitalisations
07:15ou de certains secteurs du software
07:18un petit peu trop prononcés, notamment.
07:21Donc ça, ça peut être un bon moyen
07:22de le faire sur le Nasdaq,
07:24sur le S&P 500,
07:25sur le MSCI World.
07:27On peut également se positionner
07:29sur des thématiques plus précises.
07:30Donc, par exemple,
07:32on met en avant le cycle de l'eau,
07:33thématique fonds de portefeuille aujourd'hui
07:36dans un environnement
07:37qui reste très volatil
07:39avec des valorisations raisonnables.
07:41On est aux alentours de 18-19 fois
07:43les profits sur ces sociétés-là.
07:44On va retrouver du utilities
07:46qui a le vent en poupe
07:47depuis un certain nombre de mois maintenant.
07:49Des sociétés industrielles,
07:51mais il faut faire un petit peu attention
07:51aux révisions bénéficiaires,
07:53peut-être à la baisse.
07:54Mais néanmoins,
07:55on a une thématique au long cours
07:56avec des méga tendances
07:57qui sont évidemment très puissantes
07:59pour les dix prochaines années
08:00et assez peu volatiles
08:02d'un point de vue boursier.
08:03Donc, fonds de portefeuille
08:04via cette thématique.
08:05Pour être un petit peu plus offensif,
08:07sans jouer l'IA
08:07ou de manière indirecte,
08:08on peut aller chercher
08:09la cybersécurité, par exemple,
08:11qui est une thématique
08:12qui nous paraît assez attractive
08:13aujourd'hui
08:14du point de vue de nos outils,
08:15de nos indicateurs.
08:17Pourquoi ?
08:18Parce que c'est une thématique
08:19qui est un petit peu passée
08:19sous les radars
08:20depuis un an ou deux ans.
08:21On en parlait beaucoup précédemment.
08:23Aujourd'hui,
08:24il y a une recrudescence
08:26des attaques
08:28liées aux agents IA,
08:29notamment,
08:30qui devient de plus en plus perfectionnée.
08:32Donc, c'est des dépenses
08:33sur lesquelles on va difficilement
08:34pouvoir couper
08:35du point de vue des entreprises.
08:37A noter quand même
08:38que le derating de la thématique
08:40est en partie expliqué
08:42par le fait que l'IA
08:43peut remplacer
08:44certaines fonctionnalités
08:45de certains softwares
08:46de cybersécurité.
08:47Néanmoins,
08:48des questions de sécurité
08:49des données critiques
08:51que peuvent avoir les entreprises
08:52et certains acteurs
08:53peuvent quand même avoir
08:54des barrières à l'entrée
08:55suffisamment robustes
08:56pour résister à cette charge-là.
08:58Donc, cybersécurité,
08:59intéressant aujourd'hui,
09:0022 fois les profits,
09:01croissance bénéficiaire,
09:02plus de 20% par an
09:03sur les trois prochaines années
09:04avec un risque de révision
09:05qui nous paraît assez limité.
09:07La cybersécurité,
09:08les utilities,
09:09l'eau,
09:09c'est des sujets
09:10qui vous intéressent
09:11chez Société Générale CIB,
09:13Roland Calloyan ?
09:14Oui,
09:14on est plutôt en phase
09:15sur ces thématiques-là
09:17au niveau global.
09:18Au niveau européen,
09:19j'ai envie de mettre
09:19une thématique
09:21en fait,
09:22on essaye de sortir
09:23du débat
09:25est-ce qu'on va avoir
09:27une escalade
09:28ou est-ce qu'on va avoir
09:30un cessez-le-feu
09:31et un accord ?
09:32Pour sortir de cette thématique-là,
09:34on prend un peu de recul
09:35et on se dit
09:35est-ce qu'il n'y a pas
09:37une thématique
09:38qui va trouver
09:39son catalyseur
09:41dans le début du conflit ?
09:44Et en fait,
09:44il y en a un
09:45qui pour nous ressort,
09:46c'est la thématique
09:47de la souveraineté,
09:48l'indépendance,
09:49de l'autonomie de l'Europe.
09:50Alors,
09:51une fois qu'on a dit ça,
09:52qu'est-ce qu'on met dedans ?
09:53Parce que ça ne représente pas
09:54forcément un secteur.
09:55On va mettre de la défense,
09:56on va mettre de l'énergie,
09:57parce qu'on disait tout à l'heure,
09:59effectivement,
09:59la dépendance énergétique
10:00de l'Europe,
10:00c'est quand même
10:00un point important.
10:02La technologie aussi,
10:03on a parlé beaucoup
10:04de la technologie américaine,
10:05mais il faut aussi
10:06que l'Europe,
10:07et on le voit à chaque fois
10:08qu'on parle du cloud souverain,
10:10on parle de data center,
10:11c'est des thématiques
10:12quand même assez fortes
10:14quand on parle
10:15au niveau
10:15avec un angle souveraineté.
10:17Voilà,
10:17donc,
10:18c'est tous ces secteurs-là,
10:19toutes ces valeurs-là
10:20qu'on va identifier
10:21comme étant très importantes
10:22pour la souveraineté européenne.
10:24Et pourquoi je le mentionne ?
10:25Parce que finalement,
10:26mis bout à bout
10:28ces secteurs
10:28et ces valeurs-là,
10:30on a quand même
10:31une thématique
10:31qui a très bien fait
10:33avant la guerre,
10:33depuis le début de l'année,
10:34et qui continue
10:35à surperformer,
10:37à mieux résister
10:38que les indices européens
10:39depuis le début de la guerre,
10:41avec une performance
10:42qui avoisine les 20%
10:44depuis le début de l'année.
10:44Et est-ce que les résultats
10:45à la fin sont là ?
10:46Parce que c'est vrai
10:47qu'en bourse,
10:47on achète la croissance future.
10:49C'est vrai que le secteur
10:50des énergies vertes,
10:51c'est un secteur
10:51qui a déçu ces dernières années,
10:54qui a pris de plein fouet
10:55la remontée des taux
10:56avec certains projets
10:57qui, du jour au lendemain,
10:58n'étaient plus viables.
10:59Donc c'est vrai
10:59qu'il y a pas mal de valeurs
11:00qui se sont retrouvées
11:01massacrées en bourse.
11:01Le secteur de la défense
11:02qui, au mois de mars,
11:03a fait un mois plutôt timide,
11:05qui n'a pas vraiment profité
11:06de ce regain de tension géopolitique.
11:08Là, vous pensez
11:09qu'il n'est pas trop tard
11:10ou plutôt que le moment
11:11est opportun sur ces secteurs ?
11:13Oui, mais après,
11:14il faut évidemment arriver
11:15avec une approche
11:15assez diversifiée,
11:16pas forcément tout mettre
11:17sur la défense
11:19ou que sur l'énergie.
11:20Pour revenir sur
11:21les valeurs transition
11:22à l'énergie énergétique,
11:24évidemment,
11:25il y a eu le Green Deal
11:26en décembre 2019.
11:27L'annonce 2020
11:28a été une très bonne année
11:29pour ces valeurs-là,
11:312020, 2021.
11:32Et puis, suivi aussi
11:33par l'AIR,
11:34mis en place
11:35par Joe Biden.
11:37Et effectivement,
11:38depuis,
11:39ça a été quand même
11:39très compliqué
11:40sur ces valeurs
11:41dites transition énergétique.
11:43Ce qui est intéressant,
11:44c'est qu'aujourd'hui,
11:44il y a un regain d'intérêt
11:45sur ces valeurs-là,
11:46non pas avec un angle
11:47de transition,
11:49de carbone,
11:50de réduire le carbone,
11:51mais, ce que je disais,
11:52plus sur un angle
11:53souveraineté, autonomie.
11:55Donc, effectivement,
11:55là aussi,
11:56il y a un appétit
11:56qui revient
11:57sur ces valeurs-là.
11:59Et je rajouterai aussi
12:00un autre bloc
12:01qui est lié, évidemment.
12:02C'est tout ce qui est lié
12:03à l'électrification,
12:04que ce soit,
12:04vous mentionnez tout à l'heure,
12:05au niveau des utilities,
12:07mais que ce soit aussi
12:08au niveau des voitures.
12:10On a une performance
12:11très bonne,
12:11c'est-à-dire qu'on regarde
12:12un petit peu
12:12les semi-conducteurs,
12:13les voitures électriques,
12:15enfin,
12:15ceux qui sont vraiment spécialisés,
12:18je parle,
12:18on trouvera évidemment
12:19beaucoup plus
12:20en Asie et aux États-Unis.
12:22Les batteries,
12:23quand on regarde
12:24un petit peu
12:24un indice
12:24qui va capturer tout ça,
12:26c'est aussi,
12:27délivre une performance
12:28très, très bien
12:29en 2026.
12:30Et puis,
12:30vous avez une conviction
12:31également sur l'Allemagne.
12:33Alors,
12:33quand on regarde
12:33le DAX à Francfort
12:34depuis le début de l'année,
12:35il est stable,
12:36c'est vrai qu'il a pas mal baissé
12:37depuis le début du mois de mars,
12:38mais il avait fait
12:38un bon mois de février
12:39et un bon mois de janvier.
12:41Donc,
12:41on revient à la case départ
12:43sur le DAX,
12:44quand le NDAX,
12:45donc c'est le DAX
12:47des moyennes valeurs,
12:48c'est les moyennes valeurs,
12:49les valeurs moyennes,
12:50c'est plus dans ce sens-là,
12:51allemandes,
12:52est à plus 13.
12:53Donc,
12:53ça montre quand même
12:54qu'il y a toujours
12:55un attrait
12:56sur le Mittelstand,
12:57sur les PME,
12:58les ETI allemandes.
13:00Nous,
13:00on reste convaincu
13:01qu'effectivement,
13:02l'Allemagne,
13:03c'est une histoire
13:04pour les prochaines années.
13:06Il y a eu un tournant
13:06effectivement annoncé
13:07en 2025
13:09avec ce plan d'infrastructure,
13:11ce plan de relance
13:12de 500 milliards
13:13sur les 12 prochaines années.
13:15Et puis,
13:16nous,
13:16ce qui nous plaît aussi,
13:17c'est,
13:18j'ai envie de dire,
13:18la politique de l'offre
13:19qui a été mise en place
13:20avec des baisses
13:21de taux d'imposition,
13:22une subvention,
13:23une partie du prix
13:24de l'énergie en Allemagne,
13:26des fonds qui vont investir
13:28dans les start-up
13:32sur la partie digitale aussi.
13:34Donc,
13:34il y a des choses
13:35qui sont en train
13:35d'être mises en place
13:36en Allemagne.
13:38Ça va porter ses fruits
13:39dans les prochaines années.
13:42Donc,
13:43pour nous,
13:43ça reste effectivement
13:44une thématique très forte.
13:45Mais à court terme,
13:46avec la crise énergétique,
13:47on le sait,
13:47le talent d'Achille de l'Allemagne,
13:48c'est l'énergie.
13:50Donc,
13:50c'est encore une fois
13:51assez rationnel
13:52de voir effectivement
13:54plutôt les indices allemands
13:55être en souffrance
13:56depuis le début de la guerre.
13:59Mais nous,
14:00on reste très constructifs
14:01sur cette thématique.
14:02Le CAC 40 gagne 1,5%
14:04depuis le début de l'année.
14:05Le DAX fait zéro.
14:06Bon,
14:06on n'a quand même pas
14:07une énorme différence
14:08entre ces deux indices.
14:10La croissance en Allemagne
14:11qui risque d'être amputée
14:13notamment par les prix
14:14de l'énergie.
14:15Et puis,
14:16dans le même temps,
14:17peut-être des secteurs aussi
14:18qui sont en difficulté.
14:19On parle beaucoup
14:20de l'automobile.
14:21C'est vrai que c'est un grand secteur
14:22en Allemagne
14:22qui forcément,
14:23on la souffre à court terme.
14:24Vous,
14:25vous restez toujours
14:25à l'écart
14:26sur le secteur auto ?
14:27Oui,
14:28on reste à l'écart
14:28sur le secteur automobile.
14:29Et c'est intéressant aussi
14:31de se dire que finalement,
14:33ce qui se passe en Allemagne,
14:35c'est aussi
14:36de transformer
14:36un peu l'économie.
14:38On voit que les industries
14:39qui ont tiré
14:40l'économie allemande
14:41pendant des années,
14:41l'automobile,
14:42la chimie,
14:42sont quand même
14:43beaucoup plus sous pression.
14:45Donc,
14:46ce qu'on peut voir aussi,
14:47c'est ce qu'on appelle
14:48en économie
14:49une courbe en casse,
14:50cette fameuse courbe en casse,
14:51c'est-à-dire
14:51avec certains secteurs
14:52qui vont vraiment
14:52commencer à émerger
14:54en Allemagne
14:55et d'autres
14:55qui vont continuer
14:56effectivement
14:58plutôt à être sous pression.
15:00Donc voilà,
15:01pour répondre à la question,
15:02je ne suis pas forcément,
15:03on n'est pas forcément
15:03très fan
15:05du secteur automobile
15:06actuellement,
15:07même si effectivement
15:07les valorisations
15:08sont très basses.
15:10Sur cette partie européenne,
15:11Damien Ledat,
15:12vous trouvez un petit peu
15:13votre marché ?
15:14Parce que bon,
15:14vous sous-exposez l'Europe
15:16mais vous êtes quand même
15:17présent sur la zone géographique.
15:18On est quand même présent,
15:18oui, tout à fait.
15:19Dans les portefeuilles,
15:20on garde une dominante US,
15:22peut-être un peu moindre
15:23que l'année dernière
15:24ou les deux prochaines années,
15:25mais on va chercher
15:26de l'Europe toujours,
15:27évidemment,
15:28on va chercher
15:28des émergents également.
15:30Si on veut un petit peu
15:31s'exposer à cette région
15:33qui est quand même
15:34sous-valorisée encore,
15:36on peut citer notamment
15:37le Brésil en Amérique latine,
15:39le Brésil qui peut être intéressant
15:40pour se positionner
15:41via des ETF,
15:42qui est un marché
15:43sous-détenu
15:44par les investisseurs
15:45et qui aujourd'hui
15:46a eu un alignement
15:47de certains critères positifs
15:49assez notables,
15:51des baisses de taux
15:51d'intérêt significatives,
15:53une croissance bénéficiaire
15:54très robuste,
15:5535% attendu cette année
15:57eu égard à la flambée
15:58des matières premières
15:59et dans un monde
16:00où on a besoin
16:00de matières premières,
16:01c'est une économie
16:02qui va tirer son épingle du jeu.
16:03Donc le Brésil,
16:04ça nous paraît
16:05assez intéressant
16:05et sur l'Europe,
16:07alors en stock picking,
16:08il y a toujours
16:08des choses à faire,
16:08on trouve des belles opportunités
16:11sur les anciennes valeurs
16:12stars des années 2020,
16:15le segment dit qualité-croissance
16:16qui a beaucoup baissé
16:18en multiples de valorisation.
16:19Aujourd'hui,
16:20on trouve des sociétés
16:21dans le secteur de la santé,
16:22dans le secteur industriel,
16:23dans le secteur de la technologie,
16:24même si on en a assez peu
16:25en Europe,
16:26qui nous paraissent
16:26encore assez attractives
16:28aujourd'hui
16:29pour constituer
16:30un portefeuille diversifié.
16:31Sur la partie ETF,
16:33on peut se positionner,
16:34maintenant que les marchés
16:34ont quand même remonté,
16:35sur des ETF dits qualité,
16:37donc des sociétés qui ont
16:38des très bons fondamentaux,
16:39peu de dettes,
16:40fort ROE notamment,
16:41au cas où on aurait
16:42un peu de baisse,
16:43un peu de recul de marché,
16:44c'est des ETF qui en général
16:46offrent un petit amortisseur.
16:48ROE, c'est les rendements
16:49sur capitaux investis.
16:51Le spatial,
16:52quand vous regardez Elon Musk
16:53qui va mettre en bourse
16:54Starlink ces derniers jours,
16:56Amazon qui rachète
16:57pour plus de 11 milliards
16:58de dollars Global Star,
17:00ça vous donne envie,
17:00ce secteur du spatial,
17:02avec plein de petites pépites,
17:04c'est le cas de le dire,
17:05du côté de Wall Street,
17:06qui connaissent des parcours
17:07depuis le début de l'année,
17:08mais qui sont juste impressionnants.
17:09Oui,
17:10alors c'est une thématique
17:11qui est dans le top 3
17:12chez nous depuis 2-3 ans maintenant,
17:14des performances sont spectaculaires.
17:16Ce qui est intéressant tout de même,
17:17c'est qu'il y a une thématique
17:18qui est assez diversifiée,
17:19on retrouve des sociétés
17:20plutôt à connotation technologique,
17:22d'autres industrielles,
17:24et puis on va retrouver
17:25de la défense plus classique,
17:26du Airbus, du Thalès, du Boeing,
17:28Lockheed Martin et compagnie.
17:30Donc ça reste bien diversifié,
17:32les valorisations sont
17:33un petit peu tendues maintenant,
17:34quand même, malgré tout,
17:36avec cette performance boursière,
17:38il y a de la croissance bénéficiaire,
17:39et puis il y a un vivier de sociétés,
17:41comme vous le dites,
17:41qui arrivent,
17:42qui va encore donner
17:44des opportunités
17:45pour les prochaines années
17:45aux investisseurs
17:46qui souhaitent encore rentrer.
17:47On va peut-être attendre
17:48un recul, si possible,
17:49pour se positionner.
17:50Et bien sûr,
17:50il faudra suivre l'IPO
17:53du groupe d'Elon Musk,
17:55Starlink,
17:56qui doit rentrer...
17:57Non,
17:59SpaceX.
18:00Voilà,
18:00SpaceX.
18:01Et dans SpaceX,
18:01il y a Starlink
18:02qui doit rentrer en bourse,
18:03donc à partir du mois de juin,
18:05ça serait l'une des plus grosses introductions
18:06de ces dernières années
18:08aux États-Unis,
18:09mais également au niveau mondial.
18:10Merci en tout cas
18:11à tous les deux
18:11qui nous a raccompagnés
18:12ce matin,
18:12Damien Leda,
18:14donc directeur de la gestion
18:15de Galilée Asset Management
18:16et Roland Calloyan,
18:17responsable de la stratégie
18:18Action Européenne
18:19chez Société Générale,
18:20CIB.
18:20C'est parti.
Commentaires