- il y a 1 heure
Retrouvez Le 18/19 d'Hedwige Chevrillon en replay et en podcast.
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00:00BFM Business et la Tribune présente
00:04Le 18-19 d'Edwis Chevrillon
00:09Vous êtes bien dans le 18-19 avec mon invité Vincent Salimont qui est président du directoire du BMW Group
00:16pour la France.
00:16Bonsoir Vincent Salimont, vous connaissez bien la maison, beaucoup de questions à vous poser évidemment sur BMW.
00:22Vous avez présenté vos résultats, c'était jeudi soir mais vous étiez dans l'avion donc on ne pouvait pas
00:25vous avoir avant.
00:27Mais aussi beaucoup, c'est l'occasion de regarder un peu comment se portent les constructeurs allemands, comment se porte
00:32l'industrie allemande.
00:33Peut-être commencer par ça, une question, est-ce que le conflit, même la guerre qui se passe autour de
00:41l'Iran,
00:41est-ce qu'un impact, comment c'est vécu par les industriels allemands ?
00:45Avec la hausse avec conséquence sur l'énergie évidemment.
00:48On peut avoir une pensée pour les civils qui sont sous les bombes mais j'avoue qu'au niveau industriel,
00:54la force du BMW Group c'est d'avoir une production très flexible.
00:58On a beaucoup investi sur la technologie, sur l'innovation et notamment au niveau de la production
01:03qui fait qu'aujourd'hui on n'est pas impacté.
01:06Je ne veux pas dire qu'on ne sera pas impacté dans le futur mais aujourd'hui il n'y
01:09a pas d'impact au niveau de la production.
01:11Les clients qui ont la chance de commander une BMW ou une Mini se font livrer dans le temps, en
01:16temps et en heure
01:17et avec des voitures qui ont les équipements qu'ils souhaitaient au départ.
01:20Et pour l'industrie allemande, même si évidemment vous êtes plutôt sur l'industrie en France puisque vous êtes en
01:24France,
01:25mais là vous rentrez de Munich, donc comment est-ce que vous voyez les choses ?
01:28Alors honnêtement je pense qu'on ne peut pas parler d'industrie allemande en fait,
01:32on peut parler de groupe automobile parce que vous l'avez vu les résultats ont été présentés.
01:36Oui et ceux de BMW sont meilleurs que les autres.
01:39Exactement en fait, on fait preuve de résilience.
01:41Pourquoi ? Parce qu'on a une stratégie qui est spécifique par rapport aux autres constructeurs.
01:44Oui on va y venir.
01:45On va exactement, donc en fait nos résultats sont vraiment forts aujourd'hui,
01:50on peut être fiers des résultats qui ont été établis par le BMW Group
01:54et ça montre bien qu'une stratégie qui est pérenne, une stratégie de flexibilité
01:59malgré des niveaux d'investissement qui sont très importants.
02:02Oui mais on ne vous inquiétez pas, on va revenir sur BMW Group parce que vous êtes là pour ça.
02:07Moi ma question était un peu plus large si vous voulez sur l'industrie allemande
02:12mais peut-être que vous n'avez pas la réponse tout simplement.
02:14Alors si, l'industrie allemande souffre aujourd'hui, en tout cas l'industrie automobile allemande souffre aujourd'hui
02:19mais c'est moins le cas de BMW Group Group.
02:21Est-ce qu'elle souffre, pourquoi ? Parce que bizarrement la Chine, on le voit bien,
02:27c'est la différence du reste de perception, notamment on va en parler sur la préférence européenne
02:33entre les Français et les Allemands, c'est que les Allemands sont encore plus dépendants de la Chine,
02:38notamment les constructeurs, je crois que la Chine c'est le premier marché pour un BMW, non ?
02:42Alors c'est le premier marché individuel, la région la plus importante c'est l'Europe
02:45mais le premier marché individuel c'est effectivement la Chine.
02:48Mais je crois que ce qui est important en fait, les groupes industriels allemands
02:51qui souffrent aujourd'hui parce qu'ils sont très exposés sur la Chine,
02:55il suffit simplement pour un groupe d'avoir une activité la plus large,
03:00la plus élargie possible je dirais, entre les différentes régions que c'est,
03:04et c'est le cas pour le BMW Group, entre les Etats-Unis, l'Europe et la Chine.
03:09C'est vrai que la Chine a fait un moins 12% l'année dernière,
03:11enfin BMW en Chine a fait un moins 12% l'année dernière,
03:14mais on a fait un plus 5% aux Etats-Unis et un plus 7% en Europe.
03:18Donc ça permet d'équilibrer et ça permet d'être moins dépendant de résultats d'un pays en particulier.
03:23Mais alors qu'est-ce qu'un constructeur comme BMW,
03:25on va rappeler que le BMW c'est aussi bien sûr Mini et puis les Rolls-Royce,
03:30vous avez vendu beaucoup de Rolls-Royce l'année dernière ?
03:32Alors on vend autour de 6 000 voitures par an à peu près.
03:346 000 Rolls-Royce ?
03:36Oui, c'était ça par rapport à l'année d'avant.
03:37Ou au Moyen-Orient justement ?
03:39Alors c'est aux Etats-Unis, en Chine, au Moyen-Orient,
03:41un petit peu en Europe, un petit peu moins en France parce qu'on n'a pas un marché,
03:45on a plutôt un marché de petites voitures en France,
03:47mais c'est aussi la force du BMW Group.
03:49Donc la marque Rolls-Royce gagne de l'argent,
03:52vous en vendez suffisamment pour gagner de l'argent ?
03:55Non, non, mais c'est une question.
03:55Non, non, la marque Rolls-Royce est tout à fait profitable
03:58et vous avez oublié, si je peux me permettre, une activité,
04:01c'est qu'on vend aussi du deux-roues.
04:03On vend aussi BMW Motorrad, en fait la marque qu'on commercialise,
04:06la marque BMW Motorrad.
04:07Le scooter électrique à 10 000 euros, c'est ça ?
04:09Mais ce qui permet d'être présent sur différents segments
04:12et de répondre aux besoins de mobilité d'un certain nombre de clients.
04:16Et plus on est présent sur les segments qui restent premium malgré tout,
04:19et moins on est dépendant des aléas de l'économie justement.
04:22Et qu'est-ce qui, alors si on détaille un peu vos résultats,
04:26donc en fait il y a un recul un peu partout sur vos marges,
04:28sur le chiffre d'affaires, sur le bénéfice,
04:30mais vous résistez malgré de tous ces vents contraires en fait.
04:35Exactement, si vous regardez le bénéfice en fait,
04:37avant impôt on recule de 6%,
04:39après impôt on recule de 3%,
04:41mais on le fait en investissant toujours autant.
04:44C'est-à-dire qu'on a une stratégie d'investissement très forte,
04:47plus de 8 milliards d'euros encore en 2025,
04:49qui nous permet d'être présents sur toutes les motorisations en fait,
04:53et c'est important,
04:54c'est qu'on a une approche de neutralité technologique.
04:57La position de BMW Group qui n'a pas changé ces dernières années,
05:00contrairement à d'autres constructeurs qui il y a 5 ans disaient
05:02on va aller sur le tout électrique,
05:04nous on disait il y a 5 ans,
05:06on privilégie toutes les technologies,
05:08parce qu'il faut écouter les consommateurs,
05:10les automobilistes,
05:11dans toutes les régions,
05:12et il faut pouvoir répondre à leurs demandes.
05:13Ça ne nous empêche pas de vendre des voitures 100% électriques,
05:15puisque dans le monde, l'année dernière,
05:17on a vendu 442 000 voitures 100% électriques,
05:20on a déjà 1 500 000 voitures sur la route,
05:22on a vendu 642 000 voitures électrifiées,
05:25avec les voitures hybrides rechargeables,
05:27mais on vend également,
05:29et on continue à développer des véhicules thermiques,
05:31parce que dans certaines régions,
05:33c'est important pour pouvoir répondre à la demande du marché,
05:36et même en France,
05:37on voit que certains clients ont toujours besoin de véhicules thermiques,
05:41soit parce qu'ils ne sont pas convaincus par l'électrique,
05:43soit parce qu'ils ont besoin d'une autonomie
05:44qui fait qu'ils ne peuvent pas rouler en 100% électrique.
05:47On reviendra sur la question de l'électrique,
05:48parce que c'est important,
05:49et puis chez nous, en France,
05:50il y a eu quand même,
05:50vous savez,
05:52il y a eu beaucoup, beaucoup de débats.
05:54Juste pourquoi, à votre avis,
05:55BMW s'en sort plutôt bien,
05:57par rapport à Volkswagen ou Mercedes ?
05:58Parce qu'on a une stratégie pérenne.
06:01Ce n'est pas le cas de Mercedes et de Volkswagen ?
06:03Ce n'est pas le cas.
06:04Alors, je ne vais pas citer,
06:05je ne vais pas parler de stratégie de mes concurrents,
06:07mais si vous regardez,
06:08je vous invite,
06:08et j'invite les téléspectateurs,
06:10à regarder la stratégie de certains constructeurs
06:12il y a cinq ans.
06:14En fait, au moment de la pandémie,
06:15en 2020,
06:16beaucoup de constructeurs ont dit
06:17on arrête le thermique,
06:18on ne fait que du 100% électrique.
06:21Or, le BMW Group,
06:22parce qu'on a du recul,
06:23parce qu'on a lancé
06:24notre première voiture 100% électrique
06:26en 2013,
06:27et qu'on a lancé notre stratégie
06:29d'électrification de la gamme
06:31en 2007,
06:32donc vous voyez,
06:32il y a près de 20 ans,
06:33on connaît les clients 100% électriques,
06:35on connaît nos clients,
06:36et on savait que
06:37toute la clientèle
06:38ne serait pas prête
06:39rapidement à basculer
06:40sur 100% électrique.
06:41C'est pour ça que,
06:42oui, on a lancé une voiture
06:43100% électrique en 2013,
06:45mais en parallèle,
06:47on a lancé des voitures
06:47hybrides rechargeables
06:49pour assurer la transition,
06:51faire en sorte
06:51qu'ils puissent passer
06:52du thermique
06:53au 100% électrique
06:54à terme
06:55avec une voiture
06:56hybride rechargeable
06:57qui permet de faire
06:58un petit peu de 100% électrique.
06:59Et en 2020,
07:00nous annoncions
07:01pour 2030
07:0350% de notre volume
07:04en 100% électrique,
07:06ce qui veut dire
07:06que le thermique
07:07ou l'hybride rechargeable
07:09représenterait encore
07:1050% de notre volume,
07:11et c'est le cas,
07:12et c'est la stratégie
07:13qui paye,
07:13c'est pour ça que nos résultats
07:14sont différents
07:15de ceux d'autres constructeurs.
07:16Quel est le taux de pénétration
07:17des voitures chinoises
07:19en Allemagne ?
07:19Vous connaissez ça ?
07:20Ah non, je ne pourrais pas vous dire.
07:21Non, je suis désolé,
07:22je ne connais pas le...
07:22Non, est-ce que BYD
07:23est très très présent ?
07:25Alors, vous savez,
07:26j'ai travaillé en Norvège,
07:27donc j'ai travaillé,
07:28j'ai été patron de la Norvège
07:29il y a une dizaine d'années,
07:30et c'est un marché
07:31qui est très très électrifié.
07:3395% des ventes
07:35sont 100% électriques,
07:36donc effectivement,
07:37les marques chinoises
07:39sont en train de monter,
07:40et en France aussi,
07:41c'est le cas,
07:42mais ce qui est
07:43une très bonne chose,
07:44parce que vous savez
07:44que l'ouverture du marché
07:47a toujours poussé
07:48l'innovation technologique,
07:50la concurrence
07:50a toujours poussé
07:51à faire mieux,
07:52et en l'occurrence,
07:54le BMW Group,
07:55nous, en France
07:56et dans le monde,
07:56à chaque fois qu'on a eu
07:57des concurrents,
07:58en fait,
07:58on a toujours progressé.
07:59Donc est-ce que vous bénéficiez
08:03de la technologie chinoise
08:04justement sur l'électrique,
08:05parce que c'est très présent,
08:06vous nous l'avez dit,
08:07en Chine,
08:08qui est votre premier marché,
08:09hors évidemment l'Europe,
08:11mais bon,
08:12est-ce que vous bénéficiez
08:14de la technologie chinoise ?
08:16Vous bénéficiez
08:16de notre technologie.
08:18Votre technologie développée
08:19en Chine ?
08:19Je vous explique
08:20comment ça se passe.
08:20Non, pas du tout développée
08:21en Chine,
08:23développée essentiellement
08:23en Europe,
08:24en tout cas pour les produits
08:25des marchés européens
08:26ou des produits
08:26des marchés américains,
08:28développée en Europe,
08:29en fait,
08:29on a un centre de compétences
08:31en Allemagne,
08:32en fait,
08:32à Munich,
08:33qui développe
08:34nos moteurs électriques,
08:35qui développe
08:36nos batteries,
08:37qui développe même
08:39le cahier des charges
08:40de production
08:40des cellules.
08:42On a même
08:42une petite usine,
08:43en fait,
08:44qui permet de prédéfinir
08:45le processus
08:46de production
08:47des cellules électriques
08:49qui sont dans les batteries.
08:50Et ensuite,
08:51effectivement,
08:51on va produire
08:52là où
08:53les spécialistes,
08:54les experts,
08:55mais qui ne sont pas
08:56qu'en Chine,
08:56il y a aussi la Corée.
08:57Samsung,
08:58par exemple,
08:58est un de nos fournisseurs.
09:00Nous produisons
09:01là où
09:02le marché est présent.
09:03Donc aujourd'hui,
09:04c'est essentiellement
09:05en Asie,
09:05mais on travaille
09:06avec nos partenaires
09:06pour justement
09:07rapatrier
09:08la production
09:08des cellules
09:09en Europe.
09:10Et c'est le cas
09:10aujourd'hui en partie
09:11parce qu'on a
09:13une stratégie
09:15de faire en sorte
09:15que notre production
09:16soit la plus centralisée
09:18là où le marché existe.
09:21ça fait lien
09:22tout de suite
09:22avec la question
09:23de la préférence
09:25européenne.
09:25Vous savez
09:26qu'il y a un texte
09:26qui est en préparation
09:27qui a été présenté
09:29par ces journées
09:29et le commissaire
09:31français,
09:32enfin européen
09:33parce qu'évidemment
09:34il n'y a pas
09:35de nationalité française
09:36on va dire.
09:37Quelle est la position
09:38allemande ?
09:38Parce qu'on sait
09:39que le BDI
09:39qui est l'équivalent
09:40du MEDEF allemand
09:41est très divisé là-dessus.
09:43Même le patron du BDI
09:44a parlé des anciens
09:45et des modernes
09:46donc ça a fait grincer
09:47quelques dents
09:49et même au sein
09:50des constructeurs allemands
09:52il y a beaucoup
09:53de divergences
09:54sur la question
09:55de la préférence européenne.
09:57Quelle est votre position
09:58Vincent Salimant ?
10:00En fait la position
10:01du BMW Group
10:01est relativement simple
10:02c'est que les instances
10:04européennes,
10:05les instances législatives
10:07doivent nous fixer
10:08des objectifs,
10:09des objectifs ambitieux
10:10de réduction
10:11des émissions de CO2,
10:12de décarbonation
10:13du parc,
10:14pas d'électrification
10:15du parc,
10:15de décarbonation
10:16du parc exactement.
10:18C'est une taxe carbone
10:18et puis en fait
10:19qui taxerait
10:19notamment des voitures chinoises.
10:21Les instances
10:21doivent fixer
10:23des objectifs
10:24et ensuite
10:24chargent aux entreprises,
10:26aux industriels
10:27de développer
10:28des technologies
10:29permettant
10:29d'atteindre ces objectifs.
10:30Non c'est d'accord
10:32mais...
10:32Et que ce soit fabriqué
10:33en Europe ou pas,
10:34peu importe.
10:35Si c'est toute la question,
10:36c'est de dire justement
10:37il faut que ça soit
10:38fabriqué en Europe
10:39et si ce n'est pas
10:39fabriqué en Europe
10:40mais par exemple en Chine,
10:42à ce moment-là
10:42il y a une taxe
10:43qui va s'appliquer.
10:43Donc vous voyez
10:44et c'est l'enjeu
10:45de savoir
10:46est-ce qu'il faut cette taxe ?
10:47Est-ce qu'il faut...
10:48Qu'est-ce qu'il faut mettre ?
10:49Est-ce que le Brésil
10:50avec qui on a un accord
10:51sur le Mercosur ?
10:52Est-ce que le Brésil
10:52fait partie de l'Europe
10:53en tous les cas
10:54sur la question
10:55du Made in Europe ?
10:56Voilà, c'est quoi
10:57la position de BMW ?
10:57La position à l'ESAM
10:59c'est qu'il faut limiter
11:00les taxes au maximum en fait.
11:01Il faut essayer
11:02de ne pas fermer les frontières.
11:03Parce que les avances
11:04ne sont pas très positives là-dessus.
11:05Alors tout le monde
11:06n'est pas aligné,
11:06c'est clair.
11:07En tout cas,
11:07c'est la position
11:08du BMW Group.
11:09Il faut éviter
11:09de fermer les frontières
11:10parce que la fermeture
11:11des frontières
11:11est un frein
11:12à l'innovation.
11:13Et en l'occurrence,
11:14la position du BMW Group
11:15c'est d'ouvrir les frontières
11:17à nous de développer
11:18les technologies,
11:19à nous de produire
11:19là où on le souhaite.
11:20Et vous savez,
11:21notre intérêt
11:22c'est de produire
11:23le plus près possible
11:24du consommateur.
11:24Et d'ailleurs,
11:25on l'a annoncé,
11:26c'est qu'on a un objectif
11:27de baisse d'émissions de CO2
11:29et cet objectif
11:30il est de 60 millions
11:31de tonnes
11:32entre 2019
11:33et 2030
11:34et nous y arriverons
11:35et la preuve,
11:36c'est que nous sommes
11:37le seul constructeur européen
11:38aujourd'hui
11:39à atteindre les objectifs
11:40d'émissions de CO2
11:41fixés par l'Europe
11:43sans avoir
11:43à acheter
11:45des droits
11:47de bonification
11:48à certains constructeurs.
11:49Donc vous,
11:49on voit la position
11:50mais comme certains,
11:51en fait,
11:51c'est l'innovation,
11:53enfin les taxes,
11:53ça bloque l'innovation
11:54et donc vous dites
11:55il faut plutôt
11:56se développer,
11:57trouver les bonnes innovations
11:58et pas forcément
11:59bloquer les voitures chinoises
12:01à l'entrée.
12:02Il ne faut pas fermer.
12:04Effectivement,
12:04je peux prendre un autre exemple,
12:05c'est qu'il y a 30 ans,
12:07vous me demandiez
12:08quand j'avais commencé
12:08chez BMW Group France
12:09justement,
12:10c'est il y a 30 ans,
12:10il y avait des quotas
12:11sur les voitures japonaises.
12:13A l'époque,
12:14BMW en France
12:15vendait 24 000 voitures.
12:16Maintenant,
12:16on parle de fermeture
12:17de frontières,
12:18de quotas
12:19pour,
12:20enfin,
12:20d'essayer de freiner
12:22les importations
12:23de voitures
12:24de marques chinoises.
12:25En l'occurrence,
12:26l'année dernière,
12:26BMW a vendu
12:27trois fois plus de voitures,
12:2861 000 voitures.
12:29Donc vous voyez,
12:30plus il y a de concurrence,
12:31en France,
12:31oui,
12:31tout à fait,
12:32et on a vendu
12:332 500 000 voitures
12:34dans le monde,
12:34donc on est toujours
12:35sur un train
12:36tout à fait compétitif,
12:37on a gagné
12:37des parts de marché,
12:38nous sommes leaders
12:39de la mobilité premium,
12:41donc plus il y a de concurrence,
12:42plus on progresse
12:42et plus on avance.
12:43Parce que vous savez bien
12:44que notamment en France,
12:45il n'y a pas forcément
12:45cette même ligne,
12:47donc c'est là où
12:47il y a une différence
12:48entre les constructeurs
12:50automobiles français
12:51et les constructeurs
12:51automobiles allemands.
12:53Mais c'est aussi
12:54ce qui fait la différence
12:55et la force de BMW Group,
12:56c'est qu'aujourd'hui
12:57on ouvre des usines.
12:58Il y a un autre sujet
12:59qui a pénalisé
13:00un peu vos résultats,
13:01c'est la question
13:02des droits de douane
13:03qui ont pesé,
13:05ils ont pesé
13:06de 1,5%
13:09sur votre...
13:10et puis vous prévoyez
13:11sur 1,6 point,
13:12je vois 1,25 l'année prochaine.
13:141,25 absolument,
13:15un tout petit peu moins.
13:17Comment l'impact
13:19le plus fort,
13:19il est réalisé comment ?
13:20Sachant que vous avez
13:21une usine aux Etats-Unis,
13:22vous ?
13:22On a notre plus grosse usine
13:24du groupe aux Etats-Unis.
13:26Nous sommes le premier
13:27exportateur en valeur
13:28de véhicules américains,
13:30quasiment un constructeur américain.
13:31Oui, pourtant c'est les BMW
13:32qui ont agacé Donald Trump
13:34et qui sont peut-être
13:35à l'origine des droits de douane
13:37avec les odyses,
13:38la crispation.
13:39L'impact que ça a
13:40sur le marché américain,
13:41c'est quoi ?
13:42Alors, l'impact que ça a
13:44sur le marché global en fait,
13:45parce que ce n'est pas
13:45que le marché américain,
13:46vous l'avez dit,
13:47c'est 1,5% sur notre rentabilité
13:49de l'année dernière.
13:50Ce sera, on prévoit,
13:511,25 cette année
13:53et donc c'est ce qu'on disait
13:54tout à l'heure,
13:55évitons ces taxes
13:56parce que ce sont des taxes
13:57en fait qui freinent
13:58à l'innovation.
13:59Vous savez, on continue
14:00à investir 8 milliards d'euros par an
14:02mais ça a un impact
14:03sur notre rentabilité,
14:04ces taxes.
14:04Donc, moins on sera taxé,
14:06plus on pourra investir
14:07et plus on pourra travailler
14:09sur la décarbonation du parc
14:11et si je me permets
14:12une petite remarque,
14:13c'est qu'on parle beaucoup
14:14du prix de l'essence aujourd'hui
14:15et vous savez,
14:16une voiture thermique moderne
14:18émet 25% de CO2 de moins
14:21donc consomme 25% de moins
14:23qu'une voiture qui a 10 ans.
14:25Donc, si on veut réduire
14:26la consommation,
14:27si on veut réduire
14:28les émissions de CO2,
14:29en fait, il faut renouveler ce parc.
14:31Il faut travailler
14:32sur la décarbonation du parc
14:33et pas uniquement
14:34son électrification
14:35parce que certains clients
14:36ne sont pas prêts.
14:37Oui, ça c'est clair
14:38mais ça, il faut dire ça
14:39au Parlement européen,
14:40vous êtes d'accord.
14:41Mais on le fait,
14:41on discute avec les politiques
14:42tout à fait
14:43qui commencent à entendre.
14:44Je fais un tout petit détour
14:48Vincent Salimant,
14:49vous produisez toujours
14:50beaucoup en Ukraine
14:52parce que c'était en Ukraine
14:53où vous aviez une partie
14:55justement de...
14:56je ne sais pas,
14:57j'étais à un point du moteur
14:58qui était fabriqué.
14:59Il y avait une partie en fait,
14:59c'était une cape de communication
15:00dans la vie.
15:00Oui, une cape de communication,
15:01c'est ça.
15:01Là, je vous dirais une bêtise
15:03parce que c'était une usine
15:05en fait qui était près de la frontière
15:06côté des polonais
15:07et je vous dirais une bêtise
15:09donc je préfère ne pas vous répondre.
15:10parce que j'en souviens
15:10avec CET aujourd'hui
15:12celui qui est le président
15:13du conseil de surveillance
15:14de BMW,
15:15j'avais des discussions
15:17sur ce sujet-là.
15:18Parce qu'à l'époque,
15:18on produisait en Ukraine
15:19et effectivement,
15:20la production avait été arrêtée
15:21pour les raisons.
15:22Sur la question des voitures électriques,
15:24d'abord sur 2035,
15:25vous, c'est quoi votre position ?
15:27C'est on doit électrique,
15:30ok, il faut maintenir le cap
15:31mais il faut aussi
15:32continuer à produire
15:33quoi ?
15:34Des hybrides ?
15:36En fait, c'est la neutralité technologique
15:38en fait pour deux raisons.
15:39c'est qu'il faut pouvoir répondre
15:40à la demande des consommateurs
15:41et faire en sorte
15:42de décarboner le parc.
15:43Donc ça veut dire quoi ?
15:44C'est vente de l'électrique,
15:4526% du mix pour BMW en France
15:48l'année dernière
15:48et 44% pour Mini.
15:50C'est aller sur l'hybride rechargeable
15:52donc toujours un petit peu de thermique
15:53pour assurer la transition.
15:55C'était 22% l'année dernière
15:56donc on était une voiture sur deux
15:57quasiment en électrifier
16:00en fait tout simplement en France.
16:02Il faut pouvoir répondre
16:03à la demande des consommateurs
16:05et donc c'est pour ça
16:06que cette neutralité technologique
16:08le permettra
16:09et si je me permets
16:10une remarque supplémentaire
16:11c'est qu'en France
16:12je suis isolé
16:13je vous donne des chiffres français
16:14le parc automobile
16:16représente 40 millions de voitures.
16:18Si on veut décarboner
16:1940 millions de voitures
16:21l'année dernière
16:21on a vendu en France
16:22le marché
16:22je ne parle pas de BMW
16:23le marché a immatriculé
16:26le marché a immatriculé 327 000 voitures
16:27100% électriques.
16:29Vous imaginez quel rythme il faudra
16:30pour électrifier 100% du parc.
16:33Donc notre position est de dire
16:35mais utilisons toute la technologie
16:37qui existe sur le marché
16:38et il existe par exemple
16:40des biodiesels
16:41qui permettent d'émettre
16:4290% de CO2
16:44de moins sur les voitures
16:46qui sont sur le parc actuel
16:48qui peuvent être tout à fait
16:50utilisées par les BMW
16:51les mini et d'autres marques
16:53bien évidemment
16:54et ça permettra justement
16:55d'avoir un parc
16:56qui émet moins de CO2
16:57alors qu'aujourd'hui
16:58ces émissions augmentent.
16:59Mais en même temps
16:59Vincent Salimant
17:00vous êtes très présente
17:01sur les réseaux sociaux
17:02et vous aviez interpellé
17:03la ministre de l'Environnement
17:05en disant
17:05il faut baisser la fiscalité
17:06sur les voitures électriques
17:07si vous voulez un choc.
17:09Elle vous a répondu
17:10c'était il y a un mois
17:10je crois à peu près.
17:11Alors on a l'occasion
17:13de discuter
17:13en fait effectivement
17:14la ministre de l'écologie
17:15et je m'en félicite
17:16je l'avais interpellé
17:17en disant vendons
17:17442 000 voitures électriques
17:19en France
17:19ce qui était le volume
17:20du BMW Group
17:21dans le monde
17:22en 2025
17:23et ce qui représente
17:24sur un marché
17:24à 1 700 000 voitures
17:26on a fait 1 630 000
17:28l'année dernière
17:28donc c'est un peu optimiste
17:2926% du mix
17:31et la ministre
17:32alors aucun lien
17:33avec le défi
17:34que j'avais lancé
17:35bien évidemment
17:35a annoncé un objectif
17:37de 33%
17:38de véhicules électriques
17:40cette année
17:41en 2026 en France
17:42on peut s'en féliciter
17:43Mais sur la fiscalité
17:4433%
17:45c'est un...
17:46c'est un objectif
17:48un peu lunaire
17:49et surtout ça dépend du marché
17:50c'est ok pour 33%
17:52mais sur un marché
17:52à 1 7 000
17:53pas sur un marché
17:54à 1 4 000
17:54ou à 1 5 000
17:55et donc pour la fiscalité
17:56vous avez raison
17:57il faut arrêter
17:58de matraquer l'automobile
17:59il y a eu 21 changements
18:01de fiscalité
18:03en 5 ans
18:03c'est comme
18:04un prix de Rénov'
18:05on n'y comprend rien
18:05du coup
18:0621 changements
18:07de fiscalité
18:07donc ce qu'on dit
18:0821 changements
18:09en 5 ans
18:10depuis 2020
18:11ce qu'on dit
18:12c'est un moratoire
18:13sur les taxes
18:13sur le malus
18:14pour les véhicules thermiques
18:15et pour l'électrique
18:16dans l'automobile
18:17on ne parle pas
18:19de véhicules neufs
18:19sans parler de véhicules
18:20d'occasion
18:20donc il faut accompagner
18:22le véhicule électrique
18:23d'occasion
18:23via un bonus
18:24le easing social
18:25et notamment pour les fautes
18:26d'entreprise
18:27parce que c'est ça
18:27qui crée le marché
18:28de l'occasion
18:29toute dernière question
18:30le télétravail
18:31chez vous c'est quoi ?
18:32alors chez nous
18:33c'est 12 jours par mois
18:3412 jours par mois
18:356 jours possibles
18:36d'affilé
18:37parce qu'on considère
18:38que le télétravail
18:39en fait à partir du moment
18:40où on a des collaborateurs
18:42motivés
18:42et qui sont fiers
18:44de travailler
18:44pour BMW Group
18:45ils sont efficaces
18:47tout autant au siège
18:48qu'à la maison
18:49voire un petit peu plus
18:50à la maison
18:51et ben voilà
18:51comme ça c'est dit
18:52moi ce qui est bien
18:53c'est clair
18:53la position
18:55elle est assez nette
18:56chez BMW
18:57on est chez les Allemands
18:58merci beaucoup
18:59Vincent Salimond
18:59d'avoir été avec nous
19:00donc le président
19:01du directoire
19:02de BMW Group
19:03pour la France
19:04dans un instant
19:05on parlera
19:05de l'enjeu des municipales
19:07on a le sentiment
19:07que c'est de la prime
19:09à la radicalité
19:10qu'est-ce que ça veut dire
19:11on essaiera de comprendre
19:12en fait pourquoi
19:13il y a cette radicalité
19:14c'est à veut dire
19:15que le maire
19:15c'est peut-être
19:16le dernier bouclier
19:17par rapport
19:17aux peurs des français
19:19on en parlera
19:19avec Antoine Fouché
19:21le président de Quintet de Conseil
19:22que vous connaissez bien
19:23et Edouard Tétrault
19:23président des Ponts Neufs
19:25et conseiller de dirigeant
19:25d'entreprise
19:26à tout de suite
19:29le 18-19
19:30d'Edwish Chevrillon
19:31sur BFM Business
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