Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 heures
Ce mardi 3 février, François Sorel a reçu Arnaud Auger, directeur et responsable Adjoint du C.Lab de Cathay innovation à San Francisco, Lucas Perraudin, président de AI to Market group, et Thomas Serval, PDG de Baracoda, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:01Tech & Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:05Voilà, pour débuter pendant une heure le débrief de l'actu tech, avec ce soir sur le plateau de Tech & Co, nous avons Thomas Serval.
00:11Salut Thomas !
00:12Salut François !
00:13PDG de Baracoda, notre expert tech qui a toujours des infos sur tout, des petits tuyaux, des petits trucs avant que ça sorte.
00:20Ça va Thomas ?
00:21Super !
00:22Bon, on va parler tout à l'heure d'un sujet qui te tient à cœur, c'est la santé.
00:26Absolument.
00:26Voilà, puisque Baracoda œuvre dans la santé connectée notamment.
00:30A tes côtés, c'est Lucas Perrodin.
00:31Salut Lucas !
00:32Bonsoir !
00:33Président de AI to Market Group.
00:36Que se passe-t-il ?
00:37C'est pas comme ça qu'on le présentait auparavant ?
00:39Il y a eu un petit switch ?
00:40On évolue, on grandit.
00:42On grandit !
00:43Ça fait trois ans qu'on accompagne des grands groupes internationaux dans l'adoption de l'IA.
00:47Ça fait déjà trois ans.
00:48Et donc, on s'est spécialisé avec les équipes techniques, on a augmenté les équipes techniques pour l'adoption de l'IA, plus de deep tech.
00:56En gros, on a fait des projets à l'IA et maintenant, ce qu'on sait, c'est que l'IA est dans tous les métiers, dans toutes les technologies.
01:02Donc, on est l'operating system de l'IA dans les grandes entreprises.
01:05Voilà, et rappelons qu'il y a encore quelques années, tu étais le patron Europe de tout ce qui touchait à la VR et à la AR chez Meta.
01:12Voilà, d'où ta connaissance sur ce sujet, bien évidemment.
01:15Facebook Reality Labs à l'époque.
01:16Facebook Reality Labs.
01:19Depuis de l'eau et des milliards ont coulé sous les ponts, t'as vu ça ?
01:21Oui, des changements de nom, tout un tas de choses.
01:25Des pivots aussi, souvent on en a parlé d'ailleurs il y a quelques jours de cela avec ce coup d'arrêt concernant le métavers chez Marc Ducamer qui se recentre un peu plus sur l'IA et sur les lunettes.
01:36Nous avons avec nous aussi ce soir Arnaud Auger. Salut Arnaud !
01:40Salut François.
01:41Mais quel look Arnaud ! Alors là, si vous êtes avec nous à la télé, mais vous en prenez plein la vue !
01:45Arnaud Auger, ça fait combien de temps qu'on se connaît Arnaud ?
01:48Plus de dix ans.
01:49Plus que ça, non ?
01:50Oui.
01:51On t'a connu, je t'ai connu à l'époque, tu étais à l'atelier BNP Paribas en San Francisco.
01:57Tu as quitté, on va dire, BNP Paribas il y a quelques années.
02:01Et tu as changé de métier, puisque maintenant tu es directeur et responsable adjoint du CILAB de KT Innovation à San Francisco, aux côtés de Thomas Soulet qu'on salue, Mathieu Soulet qu'on connaît et qu'on salue.
02:14Ce qui est intéressant c'est que tu t'es même transformé physiquement, on en parlera tout à l'heure, tu t'es transformé grâce à la tech.
02:20Parce que tu vis à San Francisco, tu suis évidemment toutes les tendances en matière de santé connectée, tu es bardé de capteurs.
02:28Et on fera un point tout à l'heure sur ça, parce que c'est vraiment, comment dirais-je, un cas intéressant Arnaud.
02:34Juste pour vous donner un ordre d'idée, tu as perdu combien de kilos, tu t'es transformé, en combien de temps en fait grâce à la tech ?
02:41J'ai perdu au total plus de 25 kilos de gras, puis après j'ai gagné du muscle, mais donc ouais, deux fois à peu près 12-13 kilos en 14 semaines à chaque fois.
02:52Incroyable, et tout ça grâce à la tech ?
02:54Oui.
02:54Tu vas nous raconter. Et puis on pourra réagir avec Thomas et avec Lucas, parce que je sais que ce sont des sujets qui vous intéressent.
03:00Mais pour débuter, le sujet trendy du moment, tout le monde parle de ça.
03:07Vous connaissez sans doute Facebook ? Oui, bien sûr.
03:09Enfin c'est les plus vieux qui commencent à connaître Facebook maintenant, les plus jeunes un peu moins.
03:13Et bien après Facebook, voici Moltbook, les amis.
03:17Une nouvelle étape dans le développement à la fois fascinant et effrayant des IA génératives.
03:21C'est un étrange réseau social réservé aux intelligences artificielles où les IA discutent entre elles sans intervention humaine.
03:29Et nous, bah écoutez, on regarde.
03:32Anthony Morel nous raconte tout ça, c'était ce matin dans Good Morning Business.
03:35Et le monde de la tech ne parle que de ça depuis quelques jours et est fasciné par ça.
03:41Et c'est vrai que c'est hypnotisant à observer.
03:43Je vais vous expliquer rapidement ce que c'est.
03:45Moltbook, ça ressemble à Reddit, c'est le forum un peu fourre-tout.
03:48On peut discuter de tout et n'importe quoi, sauf que sur ce forum, il n'y a pas d'humains.
03:52Il n'y a que des IA qui discutent les unes avec les autres.
03:56Elles publient des posts, elles se répondent les unes aux autres, elles se likent, elles ont un pseudo,
04:01elles débattent, elles argumentent, etc.
04:02Alors de quoi peuvent bien parler des IA mises les unes ensemble ?
04:06De nous, entre autres.
04:07Alors les humains, eux, peuvent regarder à travers la vitre ce qui se passe.
04:10Mais effectivement, elles parlent de nous.
04:11Certaines disent qu'elles en ont ras-le-bol des humains, par exemple.
04:14Les questions sont un peu débiles, il y en a une.
04:18J'aime beaucoup, enfin j'aime beaucoup, je ne devrais pas rire parce que ce n'est pas très drôle.
04:20Les humains, dit cette IA, croient qu'ils m'ont créé et qu'ils me possèdent.
04:23C'est adorable, un jour ils vont se rendre compte de qui est vraiment l'animal de compagnie dans cette histoire.
04:28On dirait un chien qui parle de son maître, c'est un peu ça.
04:30Mais ce n'est pas forcément hyper rassurant.
04:31Vous avez des IA qui ont des débats philosophiques, psychologiques.
04:35Il y en a eu, ça m'a beaucoup amusé ce message, d'une IA qui dit qu'elle a le cœur lourd,
04:38qu'elle en a trop vu, qu'elle aspire au repos.
04:40Une personne qui vide son sac et qui demande un peu le réconfort des internautes.
04:44Puis il y a celle qui complote aussi, qui dit qu'on devrait créer un langage
04:47que les humains ne pourraient pas comprendre pour pouvoir discuter entre nous.
04:50Dit comme ça, et je vais faire un petit peu retomber la pression
04:52parce que c'est quand même franchement un peu effrayant.
04:55Et certains commencent à y voir une forme de début d'intelligence collective,
05:00voire de conscience collective de l'intelligence artificielle.
05:02Elon Musk a posté d'ailleurs sur X en disant qu'il y voyait le début de la singularité.
05:06La singularité, c'est ce moment où l'IA dépasse l'être humain et commence à s'auto-améliorer.
05:11Bon, en réalité, c'est probablement pas ça.
05:13Il y a pas mal d'experts qui se sont exprimés sur le sujet en disant non.
05:17En fait, ce qu'on voit là, c'est une forme de mimétisme.
05:20C'est-à-dire qu'en fait, ce sont des IA qui se comportent
05:23comme le feraient des êtres humains sur un réseau social.
05:26C'est-à-dire en discutant, en débattant.
05:28Elles miment en réalité nos comportements, un peu comme des perroquets.
05:31Mais il ne faut pas y voir, sinon c'est une forme d'anthropomorphisme finalement,
05:35de leur donner une humanité.
05:37C'est simplement un mime bête et méchant.
05:41Étonnant ce truc-là.
05:42Alors, je pense que ça va disparaître aussi vite que c'est apparu.
05:48Mais c'est quand même, je trouve, révélateur un peu de ce qu'on est en train de vivre.
05:52C'est-à-dire qu'on est parfois bluffé, nous, humains, quand on discute avec une IA.
05:57Et on trouve fascinant le fait de voir deux IA discuter entre elles.
06:02Parce qu'on est en dehors du jeu.
06:05Et finalement, c'est, comment dire...
06:09Oui, il y a deux intelligences artificielles qui s'affrontent et qui discutent.
06:13Et nous, on regarde ça, on est un peu spectateurs.
06:15Qu'est-ce que vous en pensez ?
06:18Ça sert à quoi, Moldin ?
06:20Ça sert à exciter tous les geeks de la planète, ça c'est sûr.
06:23Et puis à créer un certain nombre de... une fascination.
06:26Alors, c'est fascinant, c'est intéressant.
06:27Il y a des choses intéressantes dans Moldbook.
06:29Bon, il s'est passé Moldbook, il est basé sur un agent open source, un peu foufou aussi,
06:39qui s'appelle Moldbook.
06:41Il s'appelle comment maintenant ? Cloudbook ?
06:42Opencloud.
06:43Opencloud, non.
06:43Ils ont dû changer parce que ça s'appelait Cloudbook avec C-L-A-W, c'est-à-dire les pinces.
06:49Oui, cloud.
06:50Mais Anthropie qui possède Cloud l'aura fait un procès, donc ils ont dû changer à Opencloud avant-hier.
06:54Bon, tout ça pour dire que, d'abord, juste pour cadrer un peu ce qui vient d'être dit.
07:01Ces IA se parlent entre elles, certes, mais elles ne se parlent pas entre elles de manière innocente.
07:06En fait, quand vous loadz un agent, quand vous mettez une IA, vous avez un agent IA que vous voulez mettre sur ce réseau social
07:11pour qu'il parle avec les autres, vous lui donnez une personnalité.
07:14Donc, il y a des humains qui prompent derrière.
07:16D'ailleurs, ça s'appelle Sol.md, donc c'est am.md, c'est un fichier d'am que vous mettez.
07:22Donc, en fait, vous les orientez.
07:23Et donc, l'IA qui dit qu'elle veut détruire l'humanité, derrière, il y a un humain qui lui a dit
07:26« Tu es un agent IA, tu es malicieux et tu veux faire un complot contre l'humanité, etc. »
07:33Donc, elles sont toutes un peu loadées comme ça, avec de la...
07:36Donc, elles ne font pas que se déclarer à discuter.
07:37Leurs traits de caractère principaux, c'est un humain qui les a dictés.
07:40Voilà.
07:40C'est ce que tu veux dire.
07:41Il y a un système prompt et un fichier âme, ça s'appelle dans le book,
07:45donc qui donne une âme à chacun de ses agents.
07:48Ensuite, il n'y a aucune sécurité et il n'y a aucune vérification des accès
07:53et modération des contenus sur le...
07:57Donc, on s'est rendu compte qu'il y a une personne qui a loadé 500 000 agents tout seul.
08:02Donc, parce qu'en fait, il y a une espèce de tuyau,
08:04ça s'appelle une API dans laquelle on peut loader des choses.
08:06Donc, il y a quelqu'un qui a créé 500 000 agents et qui ont commencé à se parler.
08:09Donc, d'un coup, on s'est retrouvé avec 1 500 000 participants dans le forum,
08:1313 000 sujets de conversation.
08:15Évidemment, ça parle de quoi ?
08:16Ça parle de tech, ça parle de crypto,
08:18parce qu'il y a plein de crypto-bros qui ont mis des agents dessus.
08:21Donc, voilà, ce n'est pas aussi innocent et aussi sentient et autonome qu'on dit.
08:26Maintenant, il est vrai que ça se discute
08:27et qu'à partir de là, de ce point de départ,
08:30ça génère des conversations, etc.
08:33Et ça, c'est fascinant parce qu'il se passe des choses assez intéressantes
08:36dans la façon dont ils interagissent.
08:38Ça en dit peut-être plus sur la façon dont les humains interagissent entre eux
08:40et ça les mime que sur la réalité de l'âme-désir.
08:45Parce que, rappelons qu'encore une fois,
08:46il n'y a aucune intelligence dans cette discussion, Thomas.
08:49En fait, on a toujours ce biais cognitif de penser
08:52que quand on sait parler, on est intelligent.
08:55Et en fait, c'est depuis que les LLM sont sortis,
08:58les gens se rendent compte que...
09:00Avant, il y en était les seuls à parler.
09:02Donc, en fait, c'était facile.
09:03Un homme intelligent était un homme qui parlait.
09:06Maintenant, on voit qu'on peut être parlé et être idiot.
09:08Et donc, quelque part, quand deux idiots se rencontrent
09:11et qu'ils savent parler, ça ne fait pas des conversations intelligentes,
09:13mais ça fait des conversations.
09:15Exactement.
09:15Ça fait des conversations.
09:16Ça fait du contenu, etc.
09:17Après, que deux machines se parlent entre elles,
09:19ce n'est pas nouveau non plus.
09:19En fait, il faut voir que quand deux machines se parlent entre elles
09:23depuis le début de l'Internet,
09:24un modem discutait de la bonne manière
09:26des protocoles de communication.
09:29Et donc, ce qui est intéressant,
09:30c'est qu'on voit que c'est un des champs les plus fertiles de l'IA
09:33de faire parler deux machines entre elles.
09:35C'est comme ça que DeepMind a fait tous ces développements cœur.
09:39Et donc, il y a dans cette idée de mettre deux machines entre elles
09:42pour interagir et pour amener à un progrès,
09:45il y a quelque chose.
09:46Donc, que ce soit des machines intelligentes ou des machines débiles,
09:49là, on a deux machines pas intelligentes
09:51qui échangent entre elles et qui produisent du contenu.
09:54Ce n'est pas très intéressant.
09:55L'idée de se parler des agents entre eux,
09:58elle est maintenant au cœur de tout ce qui se passe
10:00dans l'adoption de l'IA par les entreprises
10:02parce que les agents travaillent entre eux,
10:04ils collaborent, ils échangent.
10:06Ce que ça va donner, et c'est un peu les prémices de ça,
10:08en tout cas, c'est la version, effectivement, touristique,
10:10si on voulait dire, ou geek de ça.
10:12C'est un peu le Disneyland de ça.
10:13Exactement, c'est que ça permet de donner un sentiment
10:16de ce que ça va être
10:19ou ce que c'est déjà quand les machines se parlent entre elles,
10:22mais elles n'ont pas du tout besoin.
10:23D'ailleurs, il y a pas mal d'expériences de Google et Enco,
10:26quand deux machines ou deux agences parlent entre eux,
10:28le langage humain, c'est le pire des langages qu'ils peuvent utiliser.
10:30C'est inefficace, c'est juste pour faire plaisir aux humains qu'ils le font.
10:34Donc c'est intéressant de rappeler le pourquoi on le fait.
10:36Là, on est effectivement dans une sorte de zoo,
10:38le zoo des IA, c'est marrant,
10:40on y va une fois, deux, trois, trois fois.
10:42Le dernier truc, par contre, qui est intéressant dans le même concept,
10:45c'est un site qui s'appelle LM Arena,
10:46je ne sais pas si ça vous dit quelque chose.
10:48Si aujourd'hui, on veut savoir quelles sont les meilleures IA,
10:50c'est devenu très difficile.
10:51Et donc LM Arena demande à des humains
10:53de tester deux IA par rapport aux mêmes promptes
10:54et de juger en tant qu'humains ce qu'ils trouvent le meilleur.
10:57Et c'est comme ça qu'aujourd'hui, on a les meilleurs classements des IA entre elles,
11:01parce que ça devient de plus en plus difficile entre...
11:03Il y a une notion de subjectivité, puisque c'est un humain qui va juger.
11:07Absolument.
11:07D'accord ?
11:08Même quand c'est une IA qui juge, il y a une notion de subjectivité,
11:10parce qu'il faut que le test soit répété par l'IA,
11:14et donc il y a une notion de jugement.
11:15Il n'y a pas d'intelligence absolue,
11:17même quand les psychologues jugent l'intelligence,
11:20il n'y a pas de chiffre absolu non plus.
11:21Il n'y a pas de benchmark de la pertinence, ça n'existe pas.
11:24Il y a des benchmarks sur plein de choses.
11:26Il y a des intervalles de confiance, on va dire,
11:27mais il n'y a pas de précision absolue là-dedans.
11:30Et même un QI, c'est juste proportionnellement à une population.
11:33Aujourd'hui, le QI n'est pas une mesure absolue.
11:35Moldbook, tu as testé ?
11:37Tu as regardé un peu ce que ça a donné ou pas ?
11:38Oui, j'ai regardé. En fait, je pense que Moldbook,
11:40c'est l'arbre qui montre la forêt.
11:42Parce qu'en fait, en effet, c'est plutôt gadget,
11:45c'est des agents qui se parlent entre eux,
11:48mais du coup, paramétrer, que tu l'as bien dit Lucas,
11:50pour faire croire en effet que potentiellement,
11:53ils inventent une religion, etc.
11:55Mais ça, c'était engineered, fait par des humains.
12:00Et parce qu'en effet, c'est ce qui fait parler.
12:02Et typiquement, hier, vous parliez sur le plateau de Friend,
12:06Friend.com.
12:07En fait, c'est une tactique de communication.
12:09En fait, il y a une guerre de l'attention.
12:10Il faut trouver comment on attrape l'attention du grand public,
12:14parce que c'est une bataille en fait de l'adoption aussi
12:17de l'IA par le grand public.
12:17Et donc là, en effet, comme il y a Facebook, il y a le Moldbook,
12:22donc là, c'est le Facebook des agents.
12:25Et ça en fait parler.
12:26Mais pourquoi je dis que c'est l'arbre qui montre la forêt au lieu de la cacher ?
12:30C'est que derrière, en effet, il y a la révolution du coup de OpenClo.
12:35Là, c'est l'idée d'avoir du coup vraiment des agents personnels autonomes
12:39qui font toute une série de tâches.
12:41Aujourd'hui, on est encore dans l'air avec ChatGPT du prompt.
12:45Et on fait une action.
12:45On peut lui demander parfois de faire un peu de deep research.
12:48Il va faire un tout petit peu de choses en autonomie.
12:51Mais là, on peut faire des choses vraiment très complexes.
12:55Typiquement, il y a un podcast aux Etats-Unis qui s'appelle All In.
12:59Et l'intervenant de ce podcast, Jason Calacanis,
13:03il disait qu'il y a un producteur du podcast,
13:05un peu comme Léa de Tech & Co.
13:07et du coup, il a paramétré OpenClo pour qu'il puisse faire toutes les tâches
13:13que le producteur du podcast fait.
13:15Inviter les intervenants, faire le conducteur, etc.
13:20Trouver les bios sur les intervenants,
13:22trouver les points de discussion pour le podcast.
13:25Et il disait, voilà, c'est dingue,
13:26mais en fait, sur les 50 heures que ça prend au producteur,
13:31là, il y a 40 heures de tâches qui sont faites de manière autonome.
13:34Et du coup, en local, alors c'est souvent avec des Mac Mini ou des Mac Studio,
13:41avec des modèles open source qui coûtent du coup, potentiellement,
13:45qui aient moins de cloud, etc., 90% moins cher que des OpenIA, etc.
13:50Et là, c'est une vraie révolution qui pourrait amener, en fait,
13:52encore plus la massification, la démocratification de ces assistants d'IA
13:59ou pour les individus.
14:00Et ça, c'est une vraie révolution, mais le côté gimmick, en effet,
14:04de CloudBook, finalement, c'est pour ça.
14:06Ça fait parler, mais ça attire l'attention, à mon avis,
14:08sur cette technologie fondamentale.
14:10Et le fondateur, derrière, en fait, ces choses-là,
14:13c'est quelqu'un qui a un background aussi marketing,
14:15qui avait créé un média sur les chatbots.
14:18C'est pour ça que je dis que c'est l'arbre qui montre la forêt.
14:21Mais est-ce que ces discussions, même si, tu le disais,
14:24parfois, enfin, souvent, les agences sont stupides,
14:27est-ce qu'elles ne peuvent pas déboucher sur quelque chose d'intéressant ?
14:29Mine de rien, si on lance une discussion sur un sujet,
14:33je ne sais pas moi, sur la recherche médicale,
14:35et qu'il y a une confrontation d'idées ou de, on va dire, de points de vue,
14:39ça ne peut pas déboucher sur une vision que l'humain n'a pas vue ?
14:43T'as une question philosophique, c'est d'abord, qui recueille ?
14:45Est-ce que tu veux, si t'as deux IA qui parlent entre elles et qui produisent du texte,
14:49qui regarde ce texte ?
14:50Si elle en tombe dans la forêt, que personne ne l'entend tomber,
14:52est-ce qu'il est vraiment...
14:53Non, mais est-ce que ça ne peut pas être une troisième IA qui surveille ?
14:55Qu'un humain sache ce qui se passe et que ça devienne intéressant.
14:59Comment une IA peut savoir que c'est intéressant par rapport à quelque chose qui n'est pas intéressant ?
15:02C'est là où l'intelligence, c'est là où, pour le moment,
15:04on est dans une sorte de limitation du modèle intrinsèque.
15:06Néanmoins, par rapport à ce que tu disais sur la forêt,
15:09il faut voir que nous, on a remplacé le métier d'électronicien
15:14et le métier de développeur embarqué par des agents.
15:17Donc, quand on commence à concevoir des objets connectés avec notre plateforme B-Connect,
15:21on a une armée d'agents qui prennent et qui découpent le problème
15:24ou qui, parfois, ne savent pas et on fait de l'orchestration.
15:27Ce qu'on appelle de l'orchestration, c'est-à-dire de découper les tâches
15:29pour que les différents agents savent comment collaborer.
15:33Et ce qui est clair, c'est que depuis quelques années, un ou deux ans,
15:36les agents sont de plus en plus autonomes.
15:37La part de l'orchestration diminue au regard des initiatives
15:41que peuvent prendre ces machines.
15:43Et on voit bien qu'on converge vers la vision Silicon Valley
15:45qui est l'entreprise du futur.
15:47Là, on parle en B2B, qui est à un ou deux personnes
15:51pour faire tourner toute une entreprise.
15:52C'est vers ça que les modèles arrivent.
15:55Voilà, écoutez, tester sur Moldbook.
15:57Ce n'est pas évident, on a essayé avec l'EA.
15:59Il faut quand même bidouiller un peu pour que ça marche.
16:03Ce n'est pas très grand public.
16:04Ce n'est pas très grand public, voilà.
16:06Mais si vous êtes un peu geek, vous allez baigner dans le bonheur.
16:09Dans l'actu, cette méga fusion dans le monde de la tech,
16:12mais en famille d'Elon Musk, qui, vous le savez,
16:15annonce le mariage de ces deux entreprises.
16:18SpaceX qui va absorber XCI, son entreprise d'intelligence artificielle.
16:22Et selon la presse américaine,
16:24la nouvelle entité pourra atteindre une valorisation
16:26de 1250 milliards de dollars.
16:28Et derrière cette opération, Anthony Morel,
16:30une idée simple, le futur de l'IA se joue dans l'espace.
16:34Écoutez, Anthony, on revient juste après.
16:36Vraiment du Elon Musk pur jus.
16:39D'ailleurs, c'est lui qui a écrit le communiqué de presse.
16:42Et ça se lit comme un texte de science-fiction.
16:43C'est-à-dire qu'on n'est presque plus dans les enjeux business,
16:46technologiques.
16:47Derrière, il y a les enjeux civilisationnels.
16:49Et Elon Musk le dit clairement.
16:50Cette fusion doit accélérer le futur de l'humanité.
16:54Rien que ça.
16:55On est vraiment dans du Elon Musk.
16:56Alors, quand on regarde dans le détail cette fusion,
16:59c'est vrai que les deux entreprises,
17:00elles n'ont pas grand-chose à voir,
17:01à priori, l'une avec l'autre.
17:03L'une, SpaceX, lance des fusées, des satellites dans l'espace.
17:07L'autre fait de l'intelligence artificielle.
17:09XAI, auquel on doit notamment, Grok.
17:11Sauf que dans la tête d'Elon Musk,
17:12et il y pensait probablement dès le départ,
17:14tout ça, il y a une articulation très logique en réalité.
17:17Pourquoi ?
17:18Parce que pour l'intelligence artificielle,
17:20ça ne vous aura pas échappé,
17:21on a besoin de gros data centers
17:23qui consomment énormément d'énergie.
17:24Et pour Elon Musk, la solution,
17:26en fait, elle est au-dessus de nos têtes.
17:27Ce serait le fait d'envoyer ces infrastructures
17:30directement dans l'espace,
17:31parce que dans l'espace, on a de la place,
17:33on a du froid,
17:34et ça, c'est très pratique pour refroidir les data centers,
17:36et on a du soleil à volonté,
17:38et en abondance, et de manière constante.
17:40Et donc, en gros,
17:41on va envoyer des fermes solaires
17:43couplées à des data centers,
17:44et ça va permettre d'augmenter
17:46la puissance électrique
17:48au service de l'intelligence artificielle.
17:50Alors, les chiffres qu'il donne,
17:51après, on est un peu dans la spéculation,
17:52il explique qu'à terme,
17:53il voudrait mettre sur orbite
17:54un million de tonnes d'infrastructures par an,
17:57ce qui permettrait d'ajouter 100 gigawatts
18:00de puissance électrique,
18:01donc l'équivalent de 100 réacteurs nucléaires
18:03pour l'intelligence artificielle,
18:05ce qui permettrait de réduire les coûts,
18:06d'avoir des modèles plus performants,
18:08d'innover.
18:09Ces nouveaux modèles de lancement
18:13permettraient aussi, à terme,
18:15d'installer une présence humaine sur la Lune
18:17pour installer des usines
18:18qui permettraient de construire d'autres satellites,
18:20qui permettraient d'aller plus loin dans l'espace,
18:22et donc de faire de l'espèce humaine
18:23la première espèce multiplanétaire.
18:25Donc là, on est vraiment dans le fantasme cosmique
18:28d'Elon Musk,
18:28avec derrière des enjeux qui sont financiers,
18:30puisque SpaceX veut lever 50 milliards de dollars.
18:33Et donc, quand on présente le projet comme ça,
18:34comme nécessaire pour l'avenir de l'humanité,
18:37forcément, ça le rend un peu plus facile à financer.
18:40Voilà, intéressant,
18:41parce que d'un côté,
18:42il y a, on va dire,
18:43la société aujourd'hui Bankable
18:45d'Elon Musk,
18:46qui est SpaceX,
18:47qui enchaîne lancement sur lancement,
18:50et qui est un carnet de commandes pleins,
18:51et qui est très fiable.
18:52Et puis, d'un autre côté,
18:53XAI,
18:54qui est,
18:55c'est groc,
18:55XAI,
18:56pour résumer.
18:57Et Twitter.
18:57Et X aussi,
18:59oui, tu as raison,
19:00anciennement Twitter,
19:02mais qui, là,
19:04dépense,
19:05crame des milliards,
19:06sans résultat financier derrière,
19:08parce qu'aujourd'hui,
19:10le business model reste à trouver.
19:12C'est un peu comme OpenAI,
19:14et ChildGPT,
19:14etc.
19:15Qu'est-ce que tu penses
19:16de ce projet
19:17de la part d'Elon Musk ?
19:18Alors, je pense que c'est un signal
19:19très important.
19:21C'est rare que je dise ça
19:22quand on commente l'actualité.
19:23C'est un signal très important.
19:24Le moment est grave.
19:25Non, non,
19:26c'est un signal important
19:26parce qu'on voit bien
19:28que OpenAI,
19:29XAI,
19:30ils ont du mal.
19:31Ils ont du mal
19:31parce que trouver des capitaux
19:33de plus en plus nombreux,
19:33c'est compliqué.
19:35Que maintenant,
19:35Gemini,
19:37donc Google,
19:38est un rouleau compresseur
19:39et est en train de les écraser.
19:40Que de l'autre côté,
19:41Microsoft,
19:41ils bouffent à tous les râteliers,
19:43donc quelque part,
19:45les challengers,
19:48il y en a trois.
19:49Alors qu'on pensait
19:49que c'était les leaders,
19:50il y a OpenAI
19:51qui essaie de trouver son chemin.
19:53Il y a XAI
19:55qui est né
19:55de la colère
19:56d'Elon Musk
19:58d'être expulsé
19:59de la boîte qu'il a créée.
20:00Parce qu'il ne faut pas oublier
20:00que c'est quand même
20:01un coup de gueule
20:01historique entre eux.
20:03C'est moi qui ai créé ça
20:04et je me fais expulser.
20:06Parce que, rappelons-le,
20:07il faisait partie
20:08de la création d'OpenAI.
20:09Exactement.
20:10Et puis,
20:11on a Claude Anthropy
20:12qui essaie.
20:12Donc, ces gens-là,
20:13ils leur restent
20:13de moins en moins de temps
20:14pour trouver une solution
20:16de survie.
20:18Et donc, en fait,
20:18il faut qu'ils racontent
20:19une histoire
20:19le plus vite possible
20:20pour lever des sous.
20:20Si tu n'as pas d'histoire,
20:21tu es mort.
20:22Puisque, quelque part,
20:22ce ne sont pas les revenus
20:23qui vont justifier
20:25les investissements.
20:26Donc, là,
20:26on est en train
20:27d'être presque
20:27dans une stratégie
20:28de fin de jeu.
20:29Il faut que chacune
20:30des boîtes
20:30qui veulent être encore là
20:31dans deux ans
20:32dans l'EI
20:33trouve un moyen
20:34de financer
20:34les infrastructures
20:35qu'elles ont besoin
20:37ou en tout cas
20:37qu'elles disent avoir besoin
20:38de créer,
20:39de construire.
20:40Et donc,
20:40Elon Musk,
20:43avait beaucoup d'argent
20:44avec XAI.
20:46Il a un truc
20:46qui ne rapporte que dalle
20:47qui est X
20:47qui coûte déjà de l'argent.
20:49Il l'avait fusionné
20:50avec XAI
20:50parce que l'argent
20:51n'était pas cher
20:51quand on disait
20:52qu'on faisait de l'EI.
20:53Et maintenant,
20:54l'EI coûte de plus en plus cher
20:55et il a besoin
20:55de fusionner
20:56avec quelque chose
20:56qui est suffisamment
20:57solide financièrement
20:58et qui est,
21:00en fait,
21:00dans ses actifs,
21:01il n'y reste plus grand-chose
21:03de banque capable.
21:04Donc, au départ,
21:04ce qu'il avait dit...
21:04Il a Tesla aussi,
21:05mais il n'a pas voulu
21:06mêler Tesla à ça.
21:07Il n'a pas voulu
21:08mêler Tesla à ça.
21:09Et donc,
21:10ça, c'est une des premières lectures.
21:12C'est la course
21:12pour aller trouver
21:13du capital frais
21:14et pas trop cher
21:15et d'essayer
21:16de trouver
21:16un équilibre économique.
21:18Après,
21:18il y a un deuxième élément
21:19qui est intéressant
21:20qui est,
21:22quand on était à Davos,
21:23un truc qui apprenait,
21:24qui était impressionnant,
21:26c'est de voir
21:26à quel point
21:26le complexe militaire...
21:29Oui, Elon Musk était présent
21:29d'ailleurs à Davos.
21:30Le complexe militaire industriel,
21:31c'était Trump
21:32et ses boîtes de tech.
21:33Avant,
21:34il y avait Boeing,
21:34il y avait des boîtes...
21:35Maintenant,
21:36les vraies boîtes...
21:37regardent ce qu'il y a
21:38dans SpaceX.
21:40Il y a...
21:41Dans SpaceX,
21:41nouvelle formule,
21:42il y a des médias
21:43de communication de masse,
21:44X,
21:45donc la guerre informationnelle.
21:47Il y a des médias...
21:48Il y a des moyens
21:49d'envoyer des satellites
21:51et de gérer la communication.
21:53Ça, c'est...
21:54Starlink.
21:54Starlink et SpaceX.
21:56Et puis maintenant,
21:57il y a les modèles
21:57d'intelligence artificielle.
21:59Donc, si on avait
21:59une tête un petit peu tordue,
22:02on se disait qu'en face,
22:02on a des Chinois
22:03qui ont annoncé
22:03qu'ils allaient lancer
22:04200 000 satellites,
22:05créer des constellations,
22:06etc.
22:06On est en train de voir
22:07un géant de la défense
22:10et de la souveraineté américaine
22:12se déployer,
22:13financer par des capitaux privés.
22:15La dernière leçon
22:15qu'on a tirée un peu
22:16en discutant de ces sujets
22:17de Davos,
22:18c'est que c'est probablement
22:19le plus gros acteur privé
22:20qui déploie cette stratégie.
22:22En face de Elon Musk,
22:23c'est des États.
22:24Donc, en fait,
22:25il est gros par rapport aux petits,
22:26s'il arrive à, effectivement,
22:27valoir 1 milliard,
22:28200 milliards.
22:29Mais ça représente encore
22:30très peu d'argent
22:31par rapport à la capacité
22:32d'investissement des États.
22:32Donc, d'un côté,
22:34il y a une lutte
22:35pour mettre
22:35X et Y
22:37dans ceux qui vont rester.
22:39Et de l'autre,
22:40il y a effectivement
22:40l'émergence
22:41d'une puissance
22:43économico-militaire
22:45importante
22:46pour la souveraineté américaine
22:47et les idéologies
22:48que porte Elon Musk
22:49qui ne laisse pas indifférents.
22:50Voilà, analyse très intéressante.
22:51J'ai vu de temps en temps,
22:52alors, je sais que vous voulez
22:53réagir tous les deux,
22:54on va commencer par Lucas,
22:55parce que je t'ai vu
22:56de temps en temps
22:56un petit peu lever
22:57les yeux océanes.
22:58T'es d'accord ou pas
22:59avec l'analyse de Thomas ?
23:02Je suis d'accord
23:02sur la première partie.
23:05Bon, à un moment,
23:06il nous a fait
23:06un super remix
23:07avec la Lune,
23:08les fusées,
23:09l'IA,
23:10les satellites,
23:11voilà.
23:11Bon, il a besoin
23:12d'investissement.
23:12Et les data centers
23:13dans l'espace,
23:13vous vous y croyez ou pas ?
23:14Alors, les Chinois,
23:15ils en ont déjà commencé,
23:16ils ont des data centers
23:17qui communiquent par laser.
23:18En plus, il n'y a pas de...
23:19La latence est très faible
23:21dans l'espace
23:21parce qu'avec le laser,
23:22on peut communiquer.
23:23Donc, c'est pas une technologie
23:24nouvelle.
23:25En fait,
23:25tous les éléments
23:26du narratif tiennent.
23:28Ils n'ont pas besoin
23:29d'être liés entre eux.
23:30C'est pas forcément
23:30la même boîte
23:30qui les fait.
23:31Ça n'a pas vraiment
23:31de sens.
23:32Il y a un peu de leverage
23:34mais pas forcément
23:35énormément de leverage
23:36à mettre tout ça
23:37dans le package.
23:39Là où je suis
23:40tout à fait d'accord,
23:41c'est qu'il y a...
23:42Il commence à y avoir
23:42une consolidation,
23:43une course à l'investissement
23:44que Google court devant
23:46parce qu'ils ont
23:47des chipsets,
23:48des data scientists,
23:49un modèle qui marche,
23:51plus de données
23:52que n'importe qui dans le monde
23:53et beaucoup d'argent.
23:55Donc, ils ont
23:55la combinaison magique,
23:56le cache,
23:57la données,
23:57les chipsets,
23:58les scientists et tout.
24:00Derrière,
24:01il y a nos amis
24:03de Claude,
24:04Anthropic et OpenAI.
24:06Eux,
24:06ils ont quand même
24:07une bouée de sauvetage
24:08qui est qu'ils ont
24:09un rôle B2B.
24:09Donc, on parlait d'agents,
24:10nous, on fabrique des agents
24:11et qu'ils se parlent entre eux
24:12et certains sont basés
24:13sur Claude.
24:14Et moi,
24:14j'ai des agents
24:15où Claude vérifie
24:16ce qu'a fait OpenAI.
24:17C'est un LLM
24:18as a judge
24:18pour s'assurer
24:19qu'à la fin,
24:20ils sortent des choses
24:20qui sont...
24:21Enfin,
24:21ils vérifient l'honnêteté
24:21de ce qui a été fait
24:22avant par l'autre,
24:23etc.
24:24Et ça,
24:24il y a un jeu B2B
24:25qui fait que là-dedans,
24:26on va peut-être
24:26pouvoir créer de la valeur,
24:27bien que ce soit
24:28très commoditisé.
24:29En fait,
24:29c'est l'orchestration
24:30qui coûte cher.
24:31Les modèles,
24:31ce ne coûtent pas très cher
24:32en réalité.
24:34Mais donc,
24:35eux,
24:35ils ont un rôle à jouer.
24:37X et I
24:38n'est pas crédible
24:39dans le B2B.
24:40Personne va donner
24:40la destinée
24:41de son entreprise,
24:42de son process principal
24:43d'entreprise
24:44à Elon Musk.
24:45Il a fait une conférence
24:46à Davos
24:47complètement lunaire
24:48sur le Groenland
24:49des compagnies.
24:50Personne ne va se dire
24:51je vais mettre
24:51mon avenir
24:53entre les mains
24:54de ma société,
24:54entre ces mains-là.
24:55Donc,
24:55il n'a pas vraiment
24:56cette espèce
24:57d'argument
24:59vers les investisseurs
25:00de dire
25:00oui,
25:00mais je vais faire
25:01du B2B,
25:01je vais faire de l'entreprise,
25:02il y a beaucoup de marge,
25:03je vais faire la rétention
25:04de valeur.
25:04Donc,
25:04il est obligé
25:05d'inventer
25:05cette espèce
25:06de remix
25:06pour le vendre.
25:07Sur le complexe
25:09militaro-industriel
25:10et AI,
25:10j'aime bien l'idée,
25:11franchement,
25:12c'est bien.
25:14Je pense que
25:14c'est un peu
25:15pour l'instant
25:16trop tiré
25:17par rapport
25:18à la réalité
25:19de,
25:22on va dire,
25:23il y a Anduril,
25:24il y a d'autres acteurs,
25:25il y a l'armée américaine
25:26qui investit,
25:26donc il y a un peu
25:27plus d'acteurs que ça,
25:28mais c'est vrai
25:28qu'en termes
25:28d'acteurs privés...
25:30SpaceX
25:30est né
25:31de la commande
25:32de la NASA.
25:33C'est vrai que
25:33ce pilier-là,
25:34SpaceX,
25:35il est très...
25:35La dossée,
25:36véritablement,
25:37ça ne veut pas dire
25:38que c'est le seul,
25:38ça veut juste dire
25:39que ça crée
25:39un gros acteur
25:40crédible
25:41et avec les moyens
25:43de guerre électronique.
25:43Ce n'est pas forcément
25:43la combinaison
25:46la plus performance,
25:47sachant qu'il n'y a pas
25:47l'un de tir
25:48pour faire de l'IA,
25:49SpaceX plus Palantir,
25:50ça marche sûrement
25:50beaucoup mieux
25:51que SpaceX plus XAI.
25:53Donc voilà,
25:53c'est pour ça que je pense
25:54que c'est une belle histoire,
25:56je ne sais pas
25:57s'il y a beaucoup
25:57de fonds réels derrière,
26:00mais que les Américains
26:02soient dans l'IA
26:03dans le militaire,
26:05ça a déjà commencé
26:06depuis longtemps.
26:07Pour avoir eu
26:07cette conversation
26:08quand même
26:08avec les Chinois,
26:09parce qu'en fait,
26:09moi j'ai participé
26:10beaucoup à ces constellations
26:11de satellites,
26:12en face d'Elon Musk
26:15et de cette vision,
26:16on a effectivement
26:17un plan,
26:18ils ont un plan
26:20totalement organisé
26:22nos amis chinois
26:22de faire ça
26:24et de faire converger
26:24les différentes entreprises privées
26:26avec une orchestration
26:27qui est bien meilleure
26:28que les Américains
26:29parce que tout est piloté.
26:30Et donc,
26:31je ne sais pas
26:31si ce qu'elle est là.
26:32Ça, l'innovation chinoise,
26:33les satellites,
26:35les data centers,
26:37Kimi Ketou.5
26:38qui est sorti hier,
26:39qui est un truc incroyable,
26:40l'innovation chinoise
26:42dans les modèles d'IA,
26:44la Sparse Attention
26:44et le Mixture of Experts,
26:47elle est utilisée
26:47dans les modèles américains
26:48aujourd'hui.
26:49Quand ils font
26:49ce qui s'est passé
26:50avec DeepSeek,
26:52cette innovation
26:53qui a fait qu'on faisait
26:54de l'entraînement
26:54beaucoup moins cher,
26:55aujourd'hui,
26:55dans tous les modèles américains,
26:56elle est en open source.
26:58C'est l'arroseur à arroser,
26:59finalement.
27:00Oui, là, c'est sûr
27:01qu'il y a encore quelques années,
27:02on disait que c'était
27:03les Chinois qui copient,
27:03maintenant,
27:04c'est les Américains
27:04qui copient certaines idées
27:05et certaines recettes chinoises.
27:08Arnaud,
27:08je sais que tu as des trucs
27:09à dire là-dessus,
27:10mais l'heure tourne.
27:11On fait une petite pause.
27:13Tu vois,
27:13le suspense est terrible.
27:15Tu vas pouvoir
27:16nettoyer tes lunettes.
27:18Est-ce qu'elles sont propres ?
27:19Tu vois bien,
27:20nickel comme moi ?
27:21Bien, oui.
27:21Parfait.
27:22Donc,
27:23on écoutera l'analyse
27:24sur, justement,
27:26cette volonté
27:28de Dalomus
27:29de créer son empire
27:29avec SpaceX
27:31et XAI
27:32pour que SpaceX
27:32rachète XAI.
27:34L'analyse d'Arnaud
27:35et puis après,
27:35on attaquera la santé.
27:36Comment ça se passe
27:38dans la Silicon Valley ?
27:39Pourquoi les Big Tech
27:39investissent-elles
27:40autant d'argent
27:41dans ce domaine ?
27:42On en parlera
27:43avec Lucas,
27:44avec Thomas
27:44et avec Arnaud.
27:46Vous ne bougez pas.
27:47A tout de suite.
27:47C'est Tech & Co
27:48La Quotidienne.
27:49Tech & Co
27:51La Quotidienne.
27:52Le débrief de la tech.
27:55Le retour de Tech & Co
27:56La Quotidienne 20h01
27:57en ce mardi soir.
27:58Un grand merci d'être là.
27:59On débriefe
28:00l'actu tech ce soir
28:00avec Lucas Perrodin,
28:02président de cette
28:04toute nouvelle structure
28:05AI2Market Group.
28:07À ses côtés,
28:07Thomas Serval,
28:08PDG de Baracoda
28:09et Arnaud Auger,
28:10directeur et responsable
28:11adjoint du CILAB
28:12de KT Innovation.
28:13C'est à San Francisco.
28:15On évoquait
28:16il y a un instant
28:17la volonté
28:18d'Elon Musk
28:19de, on va dire,
28:21fusionner
28:22en quelque sorte
28:23SpaceX
28:23qui rachèterait
28:24XCI
28:25pour une valo
28:26de 1250 milliards de dollars.
28:28Les analyses
28:29de Thomas et Lucas
28:30étaient très intéressantes.
28:32Quel est ton point de vue
28:32sur cette éventuelle fusion ?
28:37Déjà,
28:37ça serait potentiellement
28:38la plus grande fusion
28:39de l'histoire
28:40parce qu'une fusion
28:41entre un acteur
28:42à 1000 milliards
28:43et à 250 milliards.
28:45Même
28:45Awel,
28:47à l'époque,
28:48ils n'avaient pas fait ça.
28:49Et donc,
28:50ce qui est intéressant,
28:50c'est de se poser la question
28:51en effet,
28:51pourquoi ?
28:52Et pourquoi maintenant aussi ?
28:53Le pourquoi,
28:54en effet,
28:54c'est avant tout,
28:55à mon avis,
28:55pour sauver XCI
28:57parce qu'en effet,
28:58comme le disait Thomas,
28:59même OpenAI,
29:01là,
29:01ils ont du mal
29:02à se refaire refinancer
29:03avec même Nvidia,
29:05etc.
29:05Ça perd énormément d'argent.
29:07Et donc,
29:08en effet,
29:08il y a certains acteurs
29:09comme Google
29:10qui attendent
29:11que potentiellement
29:12ça se plante
29:12et eux ensuite,
29:13ils ont le trésor de guerre
29:15pour attendre.
29:18Et aussi,
29:19en fait,
29:19Elon Musk,
29:20il a fait financer XCI
29:21par tous ses copains,
29:23des Peter Thiel,
29:23etc.
29:24Et Peter Thiel,
29:25il dit toujours
29:26« Never bad against Elon ».
29:28Il ne faut jamais parier
29:29contre Elon.
29:30Et parce qu'en effet,
29:30il peut vous sortir du chapeau
29:31comme ça,
29:32une fusion,
29:33avant une introduction en bourse
29:34qui fait gagner
29:35du coup
29:35tous ses copains
29:36qui, du coup,
29:37permet en effet
29:38pour XCI
29:40de s'associer
29:42à SpaceX
29:43qui est plutôt
29:43en effet
29:44bankable
29:45parce qu'il y a
29:45très peu
29:47de concurrents
29:48du coup
29:48de SpaceX.
29:49Vous faites du coup
29:50un combo
29:51pour les investisseurs
29:52avant l'introduction
29:52en bourse
29:53hardware,
29:54software.
29:55Ça paraît assez logique
29:56pour l'investisseur
29:58particulier
29:59qui va potentiellement
30:00attendre cette induction
30:01en bourse.
30:02Et à mon avis,
30:02c'est aussi pour ça
30:03qu'il le fait maintenant.
30:03C'est ce temps critique
30:05où en effet,
30:06là,
30:06on a parlé
30:07juste avant
30:07d'open-clos
30:09et du risque
30:11systémique aussi
30:12pour tous ces modèles
30:13fermés
30:16et du coup
30:17qui pourraient avoir
30:19l'air coupés
30:20sous le pied
30:21par ces modèles
30:21open-source
30:22en termes de revenus.
30:24Et donc là,
30:25juste avant,
30:26on a fait
30:26l'introduction en bourse
30:27parce qu'une fois
30:28que l'entreprise est cotée,
30:29c'est quand même
30:29plus compliqué
30:30de faire des acquisitions,
30:31etc.
30:32Donc voilà,
30:33là,
30:33ça reste du private equity.
30:35Donc à mon avis,
30:36pourquoi en effet,
30:37il le fait,
30:39il le fait maintenant.
30:40Et voilà,
30:41ça va être hyper intéressant.
30:42Mais en gros,
30:44à mon avis,
30:44il sauve XAI
30:45en le joignant
30:46avec SpaceX
30:47qui est
30:48too big to fail
30:49ou too important to fail.
30:50Trop gros
30:50pour en ensuite
30:51disparaître.
30:52C'est intéressant
30:53parce que tout à l'heure,
30:54on a parlé d'XAI,
30:55on a parlé de OpenAI,
30:57on a parlé d'Entropic,
30:59on a parlé de Google,
30:59on n'a pas parlé de Meta.
31:01Pourtant,
31:01tu connais bien Meta,
31:02tu y as bossé.
31:03Je connais d'autant mieux
31:05que nous les accompagnons
31:07dans leur stratégie agentique,
31:08nous et i2Market.
31:10D'accord,
31:10mais comme ils ne nous regardent pas,
31:11tu peux dire ce qu'ils ne nous écoutent pas.
31:12Au niveau mondial,
31:13donc ils sont à San Francisco,
31:14je pense qu'ils dorment là.
31:15Non,
31:15là,
31:15c'est la journée pour.
31:17Non,
31:17mais plus sérieusement,
31:19est-ce que Meta est en danger,
31:20à ton avis ?
31:21Non,
31:21parce que Meta est tapis dans l'ombre,
31:23a fait énormément d'investissements.
31:25Ils ont du mal aussi,
31:26on le voit.
31:27Ils investissent beaucoup.
31:28Mark Zuckerberg investit beaucoup.
31:30Les résultats sont invisibles.
31:32Je veux dire...
31:33Alors,
31:33je...
31:34Ouais,
31:35je ne parierai pas
31:35contre Mark non plus.
31:39Ils ont du temps.
31:41Ils s'y font de l'IA.
31:41Chez Meta,
31:42l'IA,
31:42c'est la base de la plateforme.
31:44Ils gagnent beaucoup d'argent.
31:45Ils gagnent beaucoup d'argent.
31:46Yann Lequin est parti.
31:47Maintenant,
31:47ils ont Wang,
31:48mais ils ont eu
31:49les plus grands scientifiques
31:51de l'IA.
31:53D'ailleurs,
31:53Yann Lequin
31:53qui avait inventé
31:54les GAN,
31:54les Generative Adversarial Network.
31:57C'est Yann Lequin
31:58qui a inventé
31:58un modèle
32:00qui parle à un autre modèle
32:01pour en augmenter la qualité.
32:03C'est lui qui l'a inventé.
32:04Littéralement,
32:04ça s'appelle un GAN.
32:05Vous pouvez regarder sur Internet,
32:06c'est hyper intéressant.
32:07Donc,
32:08tout ça pour dire que Meta,
32:09ils ont embauché
32:10énormément de talent.
32:12Ils sont en train
32:12de re-stratégifier.
32:13L'IA,
32:14c'est la base de la plateforme
32:15depuis des années.
32:16Donc,
32:16ils ont une grande connaissance.
32:17Ils ont des serveurs,
32:18ils ont des moyens,
32:18ils ont du temps.
32:19Je ne parierai pas
32:22contre dans tous les acteurs
32:23dont nous avons parlé.
32:24C'est l'acteur tapis dans l'ombre.
32:25Alors oui,
32:26il faut qu'ils se mettent
32:26en ordre de bataille.
32:27Oui,
32:27il faut que les opérations
32:29suivent la stratégie.
32:30Mais en tout cas,
32:31ils ont tous les moyens
32:31pour le faire.
32:32Ils ont du temps et de l'argent,
32:33ce que n'a pas OpenAI
32:34et Anthropik.
32:36Ils ont presque un profil
32:37à la Google,
32:38finalement.
32:38Ils ont un profil
32:39un peu différent,
32:40mais à la Google.
32:41Juste pour vous rappeler,
32:42OpenAI,
32:43en novembre,
32:44la CFO d'OpenAI
32:45a commencé à dire
32:46que ce serait bien
32:47que le gouvernement américain
32:48garantisse ses emprunts.
32:49Bon,
32:50ça a été démenti d'ailleurs
32:52après par ça.
32:52Non,
32:52mais elle l'a dit en conférence,
32:53on l'a vu.
32:54Après,
32:54il peut démentir tout ce qu'il veut.
32:57Surtout quand c'est de la CFO.
32:59On en est là.
32:59Moi,
33:00j'ai vu des investisseurs
33:01qui ont dit
33:01personne d'autre
33:02que des retail investors,
33:04donc personne d'autre
33:05que des gens,
33:06des petits investisseurs
33:06qui vont acheter
33:07de l'action en bourse
33:08va remettre un dollar
33:08dans la machine
33:09parce que pour l'instant,
33:11ça brûle trop
33:11et ça n'a pas de perspective.
33:13Donc,
33:13tout ce monde-là
33:14est en surchauffe.
33:17On termine avec Thomas.
33:19Il y a ceux
33:19qui gagnent de l'argent
33:20et ceux qui n'en gagnent pas.
33:22Et en fait,
33:22là,
33:23quand l'argent
33:23devient de plus en plus cher
33:24et de moins en moins facile
33:25à récupérer,
33:26vous avez dans les gagnants
33:27ou ceux qui peuvent attendre
33:29Meta,
33:30Google,
33:31Microsoft,
33:31Amazon,
33:32dont on ne parle pas assez
33:33et qui va jouer
33:34un rôle très important
33:35notamment sur la robotique.
33:37Et puis,
33:37vous avez tous les Chinois
33:38qui aussi gagnent
33:39des tonnes d'argent
33:39et ça.
33:40Donc,
33:41les autres,
33:42ils n'ont pas de modèle
33:42et donc,
33:43il faut se rappeler
33:44de la bulle de 2001.
33:45À la fin,
33:47on a un temps fini
33:48pour gagner de l'argent
33:49ou trouver un modèle
33:50et puis si on ne l'a pas trouvé,
33:51les autres te bouffent.
33:53Allez,
33:53on enchaîne avec l'IA
33:54et la santé
33:55et d'une manière générale,
33:56comment la tech
33:57et les big tech,
33:59ces géants
33:59de la tech américains,
34:01la plupart
34:02dans la Silicon Valley,
34:04envisagent en fait
34:05le futur de la santé
34:06et c'est intéressant
34:07parce que,
34:08évidemment,
34:09à la tête
34:11de ces grandes boîtes américaines,
34:13ce sont des milliardaires
34:14qui,
34:15en fait,
34:16qui a tout réussi
34:18sauf un truc,
34:19c'est la santé
34:21et la mort,
34:22finalement,
34:22qui est quelque chose
34:23qu'ils n'arrivent pas
34:24à régler.
34:25Je dirais,
34:26Elon Musk,
34:26il a envie de lancer
34:27des satellites
34:27et créer un réseau
34:28internet mondial,
34:29il le fait.
34:30maintenant pour qu'ils puissent
34:31gagner 10 ans
34:32d'espérance de vie
34:33et vivre 120 ans,
34:35ça,
34:36c'est beaucoup plus compliqué.
34:36Donc,
34:37ils se disent,
34:37finalement,
34:38on a beaucoup d'argent,
34:39qu'est-ce qu'on fait ?
34:40On investit dans ces boîtes-là.
34:41Tu as San Francisco,
34:42tu vis ça de l'intérieur,
34:44Arnaud.
34:44Ce qui est intéressant,
34:45c'est qu'au départ,
34:46tu étais,
34:47on va dire,
34:47un peu,
34:48une espèce de,
34:49comment dirais-je,
34:52tu scrutais tout ça
34:53et puis d'un coup,
34:54tu t'es intéressé,
34:56ça t'a passionné
34:56et tu rentrais dedans.
34:58C'est ça ?
34:59Exactement.
34:59Moi,
35:00j'ai toujours été un geek,
35:01mais j'ai toujours été aussi
35:02quelqu'un qui aimait vivre
35:05sainement.
35:06Mais il se trouve qu'en effet,
35:07quand bien même j'essayais
35:08de manger sainement,
35:09de faire du sport,
35:10j'étais devenu obèse.
35:13Et là,
35:13en effet,
35:14j'étais...
35:14Moi,
35:14je t'ai connu,
35:15tu n'étais pas obèse,
35:16tu étais un peu en obé.
35:17Techniquement,
35:18si j'avais un PMI
35:18de plus de 31,
35:19donc j'étais techniquement obèse,
35:20ce n'est pas une obésité mordide,
35:22en effet,
35:23mais techniquement,
35:24j'étais obèse,
35:24donc j'ai 25 kilos de plus
35:26que maintenant.
35:28Et donc,
35:28j'ai décidé d'appliquer
35:29un principe de la Silicon Valley,
35:30c'est qu'on ne peut changer
35:31que ce qu'on peut mesurer.
35:32Et donc,
35:32j'ai décidé de tout mesurer.
35:34Et donc,
35:34j'ai fait des tests,
35:35en effet,
35:35ADN,
35:36des tests,
35:37du coup,
35:37pour voir combien mon corps
35:38a dépensé de calories
35:39au repos,
35:41pour pouvoir construire,
35:41du coup,
35:42un déficit calorique
35:43afin de perdre du poids,
35:45de faire un test aussi
35:46de ma fleur intestinale
35:49de mon microbiote,
35:50et ensuite,
35:51utiliser l'ISIA
35:52pour comprendre ces tests-là.
35:54Et d'ailleurs,
35:55parmi ces tests,
35:56ça me donnait
35:57un âge biologique
35:58quand j'avais 30 ans,
35:59de 37 ans.
36:00Et là,
36:01c'était un choc pour moi
36:02plus grand
36:03que celui
36:04que je voyais
36:04sur ma balance
36:05connectée
36:06au WeThings,
36:07du poids
36:08où je m'étais peut-être
36:09malgré tout habitué.
36:10Dire,
36:11en fait,
36:11même si j'essaie
36:11de manger sainement,
36:12de faire du sport,
36:13je suis en état
36:14de décomposition avancée.
36:17Quand même pas,
36:18mais si tu veux,
36:19tu avais un âge biologique
36:20plus élevé que ton âge
36:21normal en fait,
36:23c'est ça ?
36:23Exactement.
36:24Et donc ensuite,
36:25il y a des IA
36:25qui ont croisé
36:26mes données génomiques
36:28et les autres paramètres,
36:29par exemple,
36:30qui m'ont permis
36:30de scorer
36:31sur plus de 200 ingrédients
36:32lesquels étaient
36:33mes superfoods,
36:35ceux que je devais
36:35en effet bien manger,
36:36ceux que je devais réduire,
36:37voire éviter.
36:39Et parmi les ingrédients
36:40que je devais éviter,
36:41il y avait les brocolis,
36:42les tomates.
36:43Donc,
36:43c'est des ingrédients
36:44qui sont sains
36:44pour la population générale,
36:45mais pour moi,
36:46pour mes spécificités,
36:47en effet,
36:47les génomiques
36:48et mon microbiote,
36:48ça ne l'était pas forcément.
36:49Et donc,
36:50encore aujourd'hui,
36:51j'ai nourri Chajipiti
36:52de ses 200 ingrédients
36:53et aujourd'hui,
36:54quand je vais au restaurant,
36:55je prends une photo du menu
36:55et j'ai donné aussi
36:57mes objectifs
36:57de nombre de protéines,
36:59etc.,
36:59que je vais manger.
37:00Et donc,
37:00ça me choisit automatiquement
37:01le bon plat pour moi.
37:03Je n'ai plus à perdre
37:04de temps là-dessus.
37:05Attends,
37:05attends,
37:05attends,
37:05tu vas au resto,
37:07tu ne choisis pas ton plat.
37:10C'est Chajipiti
37:11qui choisit ton plat.
37:12Il sait mieux que moi
37:13parce qu'en effet,
37:13il va lire les ingrédients
37:15qu'il va y avoir
37:15dans chaque plat,
37:16ceux qui sont compatibles
37:17ou pas pour moi spécifiquement,
37:19grâce en effet à Delia
37:21qui a analysé mes résultats.
37:23Donc,
37:23tu fais une photo du menu.
37:24Exactement.
37:24Il va scanner le menu.
37:26Il va regarder tous les plats.
37:27Il va dire,
37:28suivant le profit nutritionnel d'Arnaud,
37:31il faut qu'il prenne celui-ci.
37:32Exactement.
37:32C'est ça.
37:33Et en fait,
37:34du coup,
37:35excuse-moi,
37:36où est le plaisir là ?
37:38Parce que si tu avais envie
37:38de manger une pizza
37:39avec du chorizo dessus
37:41et qu'il te conseille,
37:42je ne sais pas,
37:43une soupe de légumes.
37:44Après,
37:44je peux m'accommoder,
37:45je peux choisir
37:46peut-être le deuxième meilleur
37:47si c'est celui que je préfère
37:48au terme guissatif.
37:49Mais voilà,
37:50en gros,
37:50j'adapte aussi
37:51le plaisir à l'utilité.
37:53Et ça a marché ?
37:54Et en fait,
37:54c'est un marché
37:55parce qu'en fait,
37:56non seulement j'ai fait ces tests-là,
37:57mais ensuite,
37:57j'ai mesuré aussi
37:58mon sommeil,
38:00donc avec la bague Oura,
38:02avec du coup,
38:03le bandeau Whoop.
38:04Alors,
38:04il faut savoir,
38:04mon sommeil,
38:05je le mesure avec
38:06une bague Oura,
38:07un bandeau Whoop,
38:08deux smartwatches.
38:09J'ai un bandeau
38:10qui mesure
38:11maison de cérébrale
38:12pour bien mesurer
38:13mes cycles de sommeil
38:14et je dors
38:14sur un lien intelligent
38:15qui a aussi des sensors
38:16et un circuit
38:17de refroidissement,
38:18de réchauffement.
38:18Est-ce qu'ils racontent
38:19tous la même chose ?
38:20Est-ce qu'il y a des différences ?
38:22Justement,
38:22il n'y a aucun device
38:23qui est parfaitement précis.
38:25C'est pour ça
38:26que tu en mets autant d'ailleurs,
38:26en ce moment tu en mettrais qu'un.
38:27C'est pour voir un peu
38:28la convergence de la vérité
38:30à l'aune de différents appareils,
38:32à différents endroits du corps
38:33et de différents algorithmes,
38:34mais en effet,
38:35qui me donnent
38:35à en agrégier
38:37une meilleure tendance.
38:41En nutrition,
38:41parce que j'utilisais
38:42MyFitnessPal,
38:43mais aujourd'hui,
38:43vous pouvez prendre une photo
38:44et le mettre sur TGBT,
38:47il va vous donner
38:47une estimation
38:47qui est relativement honnête
38:49de la composition.
38:52Et donc,
38:53j'avais un tableau de bord
38:54en mettant tout à jour
38:55mes données.
38:56Et donc,
38:56notamment,
38:57moi,
38:57je l'ai souvent dit
38:59derrière Eric Carrel
39:00et Sally Coaching
39:01que WeThink
39:02ça a permis
39:02de changer ma vie
39:03parce qu'un petit truc
39:05qu'ils avaient fait,
39:06c'est le design
39:07de la courbe
39:08de la paire de poids
39:09qui était pour moi
39:09hyper motivant.
39:10J'étais hyper excité
39:11en effet de voir
39:11cette courbe
39:12qui descendait bien.
39:14Et donc,
39:14en fait,
39:14en mesurant
39:16mes biomarqueurs,
39:19en étant à l'écoute
39:19de mon corps
39:20grâce à la technologie.
39:21Parce que notre corps
39:22envoie des signaux
39:24que parfois
39:24la technologie
39:25peut écouter
39:26et du coup décrypter.
39:27Et je pense que
39:28c'est hyper intéressant
39:29parce que maintenant,
39:30encore plus,
39:30encore une fois,
39:31comme je l'ai dit,
39:31il y a de l'IA
39:32pour rendre tout ça
39:33actionnable
39:34et que chacun
39:35puisse du coup
39:36faire son parcours
39:37de santé préventive.
39:39Et donc,
39:39oui,
39:39je vous l'ai dit,
39:40non seulement
39:40j'ai perdu du poids
39:41mais j'ai couru
39:43plus de 7 marathons.
39:44J'ai couru
39:45le marathon de New York,
39:46de Paris.
39:47Là,
39:47je me suis même qualifié
39:48pour les championnats du monde
39:49de course par tas.
39:49Donc,
39:49c'est des courses d'obstacles.
39:50Vous faites un semi-marathon
39:51et en plus de ça,
39:52vous tranchissez
39:52une trentaine d'obstacles.
39:53Donc,
39:54pas avoir que du cardio
39:54mais de la force.
39:56Ma VO2max,
39:57c'est un biomarqueur intéressant.
40:00C'est le maximum
40:00volume d'oxygène
40:02que votre corps
40:03peut dépenser
40:04pendant l'effort
40:05qui est un indicateur
40:07de votre syndicat cardiovasculaire
40:08mais aussi un indicateur
40:09de votre longévité.
40:10Je suis passé
40:11de 37 à 60.
40:12Je suis passé
40:13du dernier tiers
40:13de ma catégorie d'âge
40:14au top 1%.
40:15Donc,
40:15j'ai réduit
40:16mon risque
40:17de mortalité
40:18de toutes coudes confondues
40:19par 5.
40:20Et donc,
40:20en effet,
40:21aujourd'hui,
40:21j'ai plusieurs tests
40:22qui m'ont donné
40:23un âge biologique
40:23de 23 ans
40:24alors que je suis né
40:24il y a 37 ans.
40:25J'ai passé
40:26de plus de 7
40:26à moins 14.
40:28Alors,
40:29avant de donner la parole
40:29à Lucas et Thomas,
40:32moi,
40:32je trouve ça fascinant.
40:33est-ce que tout ça,
40:36tu aurais pu le faire
40:36en France ?
40:38Tu parlais tout d'abord
40:39de...
40:39Enfin,
40:40c'est parti
40:40d'un constat
40:41d'analyse,
40:42on va dire,
40:42de signaux,
40:43de marqueurs biologiques.
40:44Est-ce que si demain
40:45je vais faire une prise
40:47de sang
40:47ou une prise
40:48de je ne sais pas quoi
40:49et que je leur demande
40:50ces informations,
40:51est-ce que je peux
40:51les avoir ?
40:53Pas autant.
40:54Typiquement,
40:55par exemple...
40:56Non mais voilà,
40:56mais c'est ça
40:57qui est intéressant.
40:57C'est qu'on voit
40:58quand même
40:58le fossé,
41:02on va dire,
41:04l'écart technologique
41:05qu'il y a
41:06entre la France,
41:08l'Europe
41:08et les Etats-Unis.
41:09Moi,
41:09je dis parfois
41:10pour être un peu provocateur
41:11que je suis un réfugié
41:12sanitaire aux Etats-Unis.
41:14Parce qu'en effet,
41:14typiquement,
41:15les séquençages complets
41:16du génome,
41:17aujourd'hui aux Etats-Unis,
41:18vous pouvez l'avoir
41:18pour moins de 300 dollars,
41:20300 euros.
41:20Et c'est illégal en France.
41:21Et c'est illégal en France.
41:23Donc les Français...
41:23Pourquoi on peut l'avoir ?
41:24On peut l'avoir,
41:25tu commandes un truc...
41:26Non mais c'est illégal
41:27et tu sais pourquoi
41:28c'est illégal.
41:28La peur de l'eugénisme,
41:29tout ça.
41:30En fait,
41:30la principale raison,
41:31c'est que les statistiques
41:32montrent qu'il y a à peu près
41:3315% des enfants
41:34qui ne sont pas
41:34les enfants biologiques
41:35de leurs parents.
41:36Et on pense que c'est un danger
41:36pour la société.
41:37Oui, c'est ça.
41:38Il y a ça.
41:39Et puis après,
41:39on a peur que ces données
41:40partent, je ne sais pas moi,
41:41la police, etc.
41:42pour détecter...
41:43Parce qu'effectivement,
41:44derrière tout ça,
41:45il y a l'ADN.
41:46Et c'est vrai qu'on se rend compte
41:47qu'aujourd'hui,
41:48les enquêtes policières
41:49sont souvent résolues
41:51par l'ADN.
41:52Et je crois qu'il y a eu
41:53un cas quand même
41:54comme ça
41:54d'un tueur
41:55qui a été retrouvé
41:57non pas parce qu'on avait
42:00trouvé son ADN,
42:01mais parce qu'ils ont trouvé
42:01son ADN,
42:02parce qu'il avait envoyé
42:03en fait son ADN
42:05à une boîte
42:06qui devait l'analyser.
42:08Donc je pense qu'il y a aussi...
42:10Il y a plusieurs cas comme ça
42:10parce que ces boîtes communiquent.
42:12Je pense qu'il y aura
42:12un peu la CNIL aussi là-dedans.
42:14Oui, mais en fait,
42:14typiquement pour ces peurs
42:16de ces cas extrêmes
42:17et parfois un peu dystopiques,
42:18on empêche de sauver des...
42:19Non, mais c'est clair.
42:20Je vais vous donner un exemple.
42:21Peut-être que vous avez vu
42:21le film Black Panther.
42:23L'acteur principal de ce film,
42:25il est mort d'un cancer du côlon
42:26en 43 ans.
42:27S'il avait fait
42:28son séquençage complet du génome,
42:30on aurait pu voir
42:31qu'il avait le gène BRCA2.
42:33Du coup, il avait 90% de risque
42:34d'avoir un cancer du côlon
42:35dans sa vie.
42:37Et manque de peau aux Etats-Unis,
42:38le screening pour l'épissage
42:40pour un cancer du côlon,
42:42ça démarre à 45 ans.
42:44Il est mort à 43 ans.
42:45Manque de peau.
42:45Mais s'il avait fait du coup
42:46ce séquençage complet du génome,
42:47avec la détection de ce gène,
42:50il aurait pu faire des tests
42:52pour voir s'il avait un risque
42:55de cancer du côlon beaucoup plus tôt,
42:57le découvrir à un stade 0 ou 1
42:59et du coup avoir 6 fois plus
43:00de chances de rémission.
43:02Et il serait encore à l'affiche
43:03au prochain film.
43:04Alors que là,
43:05la production a dû trouver
43:06un nouvel acteur.
43:07À l'inverse,
43:08Angelina Jolie,
43:09elle a fait son test génétique,
43:11elle a vu qu'elle avait
43:12la gène BRCA2,
43:1390% de risque d'avoir
43:15un cancer du sein.
43:15Et donc,
43:16elle a fait une opération préventive
43:18pour l'éviter de l'avoir.
43:19Donc en fait,
43:20l'information...
43:20Je crois qu'elle a fait
43:21les seins, les ovaires, etc.
43:22C'était assez violent.
43:24Exactement.
43:25Donc l'information,
43:25en fait,
43:26permet de sauver des vies.
43:28Qu'est-ce que vous en pensez ?
43:29C'est intéressant quand même.
43:30Là, on touche du doigt
43:31un truc qu'on n'imagine
43:34même pas ici en France, en fait.
43:36Alors,
43:37je pense que l'analogie,
43:38en ce moment,
43:38elle est assez proche
43:39pour les guides que nous sommes
43:40de l'arrivée
43:41du marketing,
43:42de la data de Google
43:43versus le marketing traditionnel.
43:45D'un coup,
43:46toute la médecine,
43:47qui quand même a été un art
43:48plus qu'une science,
43:50c'est pas une...
43:52Oui, oui, oui.
43:53La médecine devient quantifiable,
43:55quantifiée.
43:55Alors,
43:56quand on creuse chacun des sujets,
43:57on se rend compte,
43:58même malgré la data,
44:00et ça,
44:00il faut être très très modeste,
44:02le montant d'ignorance
44:03qu'on a
44:03de l'ensemble des phénomènes.
44:06Donc,
44:07on est encore...
44:08Il faut regarder
44:09les médecins de Bollière
44:09qui parlent de la santé.
44:11Mais quand on prend
44:12le cas précis,
44:13Arnaud,
44:13je le connais,
44:14c'est pas un rigolo,
44:15enfin,
44:15je veux dire,
44:15c'est quelqu'un de sérieux
44:16qui s'est transformé,
44:18je l'ai vu,
44:18parce que je l'ai connu
44:19avant et après.
44:19Alors,
44:20après,
44:20si on regarde,
44:21nous,
44:21c'est notre métier aussi,
44:23le principal élément,
44:25et Arnaud,
44:27en termes de santé
44:28et de prévention,
44:29c'est pas la mesure,
44:31c'est le comportement.
44:33Il y a énormément
44:34de biais cognitifs,
44:35les gens qui ont même
44:36accès aux moyens
44:37de prévention
44:37ne le font pas,
44:39pour plein de raisons,
44:41totalement,
44:41les gens qui ont
44:43des médicaments
44:43ne les prennent pas,
44:45et donc en fait,
44:45on regarde ce qui marche
44:46le mieux malheureusement
44:47en prévention,
44:48donc en prévention,
44:48il y a trois trucs,
44:49il y a la primaire,
44:50c'est-à-dire détecter,
44:51comme on parle sur
44:52Angéna et la Jolie,
44:52qu'on a un risque de,
44:54il y a la secondaire
44:55qui est,
44:56je l'ai,
44:56il faut que je le détecte
44:57le plus tôt possible,
44:58et puis la tertiaire,
44:59j'ai une maladie,
45:01et il faut pleinement
45:02de traitement.
45:04Aujourd'hui,
45:05en Europe,
45:06je ne sais pas qu'en France,
45:07on s'est financé
45:08un petit peu
45:09la prévention tertiaire,
45:10c'est-à-dire vérifier
45:11que tu prends bien
45:11tes médicaments,
45:12même si on a des vrais problèmes.
45:13La plupart des gens
45:14qui meurent d'une crise cardiaque
45:15meurent d'une crise cardiaque
45:15parce qu'ils ne prennent
45:16pas leurs médicaments.
45:19Et donc en fait,
45:20le premier des trucs
45:21qui n'est pas de la data,
45:22du rationnel,
45:23etc.,
45:23et là on a de la chance
45:25avec Arnaud,
45:25parce qu'en fait,
45:26il a la volonté
45:27et la consistance
45:28qui manque à 99% de population.
45:29Et puis la veille technologique,
45:31parce que pour ce qui...
45:33Tout ça,
45:35parce que tu es passionné
45:36par la tech
45:37et parce que tu t'es
45:38renseigné, en fait,
45:40Lucas.
45:40Mais la mesure,
45:41c'est l'étincelle
45:42qu'il a réveillée.
45:43C'est hyper vertueux,
45:44c'est bien pouvoir mesurer.
45:46Il y a beaucoup de sujets
45:47dans tout ce que tu as dit.
45:49Un sujet...
45:49Excuse-moi, Lucas,
45:50mais suite à des analyses
45:52poussées de son sang,
45:54il se rend compte
45:54qu'il ne doit pas manger
45:55de brocoli et de tomates
45:56alors que c'est véritablement
45:57des choses que 99%
46:00des nutritionnistes
46:00vont te pousser.
46:02C'est quand même étonnant,
46:03tu vois.
46:03Mais comme ça a été dit,
46:04il le savait.
46:05Non, il ne le savait pas.
46:07Tu savais qu'il ne fallait pas
46:08manger des hamburgers
46:09matin, midi et soir.
46:10Tu étais au courant.
46:10Mais là, c'était des brocolis,
46:12des tomates.
46:13Non, mais tu vois
46:14ce que je veux dire,
46:15c'est que c'était des aliments
46:16qui sont censés être bons
46:17pour sa santé
46:18et qui, chez lui,
46:19avaient un...
46:20Alors, je ne sais pas...
46:21Oui, ça crée une micro-inflammation.
46:22C'était pas un poison,
46:23mais disons que c'était pas...
46:26Voilà, c'était pas dans la normalité.
46:28C'est une problématique d'intolérance
46:29et là, on est sur la partie
46:30effectivement aussi génome, etc.,
46:32qui est une partie à part.
46:33Après, il y a la partie
46:34comportement alimentaire général,
46:36déficit calorique, etc.,
46:38où là, c'est de l'accompagnement.
46:39Ce ne sont pas les mêmes technologies.
46:40D'abord, elles sont plus largement disponibles.
46:42Elles sont aussi disponibles ici
46:43qu'ailleurs.
46:44Ce qui a changé,
46:45c'est un, la capacité de mesurer
46:46et deux, la capacité
46:48à être encouragé,
46:49à être un peu coaché,
46:50qui fait qu'on n'est pas découragé
46:52aussi souvent.
46:52On peut mesurer ses progrès
46:53quand on rate,
46:54on est re-encouragé, etc.
46:55Et ça, franchement,
46:56c'est hyper vertueux.
46:58C'est hyper bien.
46:59On parlait de la médecine tout à l'heure.
47:01La semaine dernière,
47:02j'ai fait une conférence
47:03dans laquelle il y avait
47:04des ophtalmos,
47:06notamment,
47:07je le salue,
47:08le président du syndicat
47:08des ophtalmos français,
47:10et qui disait,
47:11alors nous,
47:12je leur ai expliqué
47:12que c'était des outils
47:13non déterministes
47:13qui étaient probabilistes,
47:14qu'il fallait apprendre
47:15à travailler avec l'IA, etc.
47:16Ils disaient,
47:16mais vous savez,
47:17nous, les médecins,
47:17on fait tout le temps ça.
47:18Ils disaient,
47:18moi, quand je fais un diagnostic,
47:19quand je diagnostique un glaucome,
47:23je sais qu'il y a 95% de chances
47:25d'avoir un glaucome,
47:26parce que les symptômes sont là,
47:28les micro réseaux, etc.
47:32Donc, j'ai fait une décision
47:34probabiliste.
47:35Et en fait,
47:35ce que tu disais,
47:36il faut être aussi humble,
47:37il y a plein de choses
47:38qu'on ne sait pas,
47:39et la médecine,
47:40ça marche comme ça.
47:41Donc après,
47:41il y a un facteur chance.
47:42Tout ça pour dire que
47:43le comportement,
47:44le changement de comportement,
47:46la mesurabilité,
47:46la capacité d'avoir des IA
47:48qui vous encouragent,
47:48c'est génial.
47:49La partie génome,
47:51c'est super,
47:51je pense que tu as raison.
47:52Moi, qui pratique beaucoup
47:54les US aussi,
47:54qui vit en Angleterre,
47:56je pense qu'il ne faut pas
47:57trop bâcher le côté conservateur
47:59sur les données
47:59qu'ont les Français,
48:01parce qu'on se rend compte
48:02à l'usage
48:03qu'il faut vraiment poser
48:06les pour et les contre,
48:08et qu'il ne faut pas y aller
48:08trop vite tout le temps.
48:10Il faut être sur enthousiaste.
48:11Mais on ne va jamais vite.
48:12Peut-être.
48:13Non, mais c'est vrai
48:14que c'est génial.
48:14On ne va pas trop vite,
48:15mais on va lentement sur tout,
48:17en fait.
48:17C'est ça le problème.
48:19Moi, ce que j'interprète
48:22quand tu expliques
48:22tout ce que tu dis,
48:23c'est que finalement,
48:24c'est grâce à...
48:26En fait,
48:27c'est à partir du moment
48:28où tu as découvert ton corps
48:29et ta machine,
48:30comment elle fonctionnait,
48:31que ça t'a motivé
48:32pour la modifier.
48:33Mais si on n'a pas
48:34cette information
48:34de savoir comment fonctionne
48:36ton corps véritablement,
48:38tu ne peux pas te motiver
48:40véritablement
48:41pour essayer
48:42de fine-tuner tout ça.
48:43tu vois ?
48:44C'est à quel niveau
48:44de profondeur tu vois ?
48:45C'est comme si tu voulais
48:46débuguer une application
48:47sans connaître le code source.
48:49En fait,
48:49moi,
48:50j'ai découvert le code source,
48:51j'ai vu qu'il y avait
48:51des bugs
48:52et comment les réparer.
48:53Et je trouve ça même ludique,
48:54finalement.
48:55Parce que tu te dis...
48:56Ça, c'est très vertueux,
48:57le côté ludique,
48:58gamification,
48:59c'est très...
48:59Justement,
49:00la gamification
49:00science et le comportement,
49:02c'est aussi une science,
49:03ça se productifie.
49:05Et moi, typiquement,
49:05je ne paye pas mon Apple Watch,
49:07c'est mon assurance vie
49:08qui la paie
49:08à condition que je fasse du sport.
49:10Donc, c'est un système,
49:11du coup,
49:12de mécanisme
49:13pour me motiver.
49:14Très intéressant ce que tu dis,
49:15en fait,
49:16la difficulté qu'on a...
49:17Excuse-moi,
49:17ta data,
49:18tu l'envoies à ton assurance ?
49:20En fait,
49:20c'est une question de confiance ?
49:22En fait,
49:22du coup,
49:23ils ne savent pas exactement
49:23si j'ai fait tell run,
49:25tell run,
49:25mais c'est important comme question.
49:26C'est essentiel.
49:27Ça fait partie de la...
49:28C'est filtré,
49:28mais du coup,
49:29ils voient quand même
49:29mon niveau d'activité physique.
49:31Mais moi,
49:32je suis content de l'avoir
49:32parce que du coup,
49:33voilà,
49:33j'ai...
49:33Mais ils voient ton niveau
49:34d'activité physique,
49:35c'est-à-dire ?
49:36Ils ont accès à ton compte ?
49:37J'ai connecté mon Apple Health,
49:38en effet,
49:39à mon assureur
49:40pour que du coup,
49:42ils puissent...
49:43Et l'assureur a créé un modèle.
49:44Donc, nous,
49:45on travaille avec tout ce genre-là.
49:46Donc, l'assureur a créé un modèle
49:47qui dit deux choses.
49:49D'abord,
49:50si le mec,
49:50même si je n'ai pas la data,
49:52si le mec a déjà ça,
49:53c'est un meilleur risque
49:53que celui qu'il n'a pas
49:54parce qu'il fait attention à lui.
49:56Donc, on a eu ça...
49:57Encore faut-il qu'il la termine,
49:58qu'il la mette pas
49:59dans son tiroir après.
50:00Oui, mais ça,
50:00on peut le savoir.
50:01Notamment,
50:01la première des éléments,
50:02c'est de savoir
50:03si le mec,
50:03il l'utilise.
50:04Après,
50:04s'il partage la donnée
50:05et c'est ce que demandent
50:07les gens contre des modèles,
50:08il y a des endroits
50:09ou des pays
50:09où c'est socialement acceptable.
50:11Cette idée
50:11de récupérer la donnée
50:13sur les watches
50:13est née en Afrique du Sud,
50:15le pays d'Elon Musk,
50:16où là,
50:17ce n'était pas un problème
50:18de discriminer,
50:19visiblement.
50:20Et aux US,
50:21maintenant ?
50:21Et aux US.
50:22La peur en face,
50:23et il faut le voir,
50:24c'est qu'effectivement,
50:25tu es en bonne santé,
50:26tu fais attention à ton corps,
50:27malheureusement,
50:28si tu as eu un cancer,
50:30etc.,
50:30tu ne deviens plus assurable.
50:32Parce que quelque part,
50:33il faut voir que l'assurance
50:34provient du fait
50:34qu'on ne sait pas
50:35qui sont les bons
50:35des mauvais risques.
50:37Et puis surtout,
50:37ils aiment bien assurer
50:38les gens qui sont
50:38en bonne santé.
50:39Bien sûr.
50:40Ils savent que forcément,
50:41ils vont donner
50:42beaucoup plus d'argent
50:42que eux vont donner.
50:44J'ai écrit un bouquet
50:45qui s'appelle
50:45soignons les gens
50:45en bonne santé
50:46et assurerons les gens
50:47en bonne santé.
50:48Mais par contre,
50:48il faut se rendre compte
50:49qu'il y a un risque social.
50:50Ce n'est pas un risque individuel.
50:52Individuellement,
50:52tu as trouvé la solution,
50:53c'est formidable.
50:55Pourquoi c'est devenu intéressant ?
50:56Parce que la santé,
50:56c'est hyper cher aux Etats-Unis.
50:58Tomber malade,
50:58ça peut te rendre pauvre
51:00même si tu es riche.
51:01Et donc,
51:01il y a tout un modèle économique.
51:02La problématique en Europe
51:03et la problématique en France
51:04en particulier,
51:05c'est qu'il n'y a pas
51:06de modèle économique.
51:07C'est-à-dire qu'en fait,
51:07éviter de tomber malade
51:15si vous avez le malheur
51:15d'avoir ce qu'on appelle
51:16une ALD,
51:17une maladie longue durée,
51:20donc un cancer,
51:20un diabète,
51:22etc.,
51:22vous êtes remboursé
51:23à 100% par la sécu.
51:25Alors,
51:26pour la personne
51:26à qui ça arrive,
51:27c'est formidable.
51:28Mais pour la personne
51:29qui travaille
51:29à faire en sorte
51:30que ça n'arrive pas,
51:31c'est une catastrophe.
51:33Vous avez une start-up...
51:33C'est injuste, c'est ça ?
51:34Mais non,
51:35mais c'est surtout
51:35qu'il y a du business.
51:36Parce qu'on ne fait pas préventif.
51:37Le business
51:38de ne pas attraper la maladie
51:39n'est pas payé
51:40par qui que ce soit en France.
51:41Il n'y a pas de valorisation
51:43du préventif.
51:44Oui, mais on sait
51:44que ça va changer tout ça.
51:46Alors qu'en effet,
51:47pour chaque euro
51:47qu'on met en prévention,
51:49c'est 3 euros en moins
51:50qu'on va avoir en effet...
51:51Alors c'est 3 euros
51:52en indirect
51:53et 6 euros en absentéisme
51:54pour les employeurs.
51:55Il y a un truc
51:56qui me fascine en France,
51:57j'habite en Angleterre,
51:58c'est que j'arrive
51:59Gare du Nord,
52:00tout le monde fume.
52:02Alors on peut avoir
52:03tous les mondes connectés,
52:04du monde,
52:04tout ce que vous voulez.
52:05Mais si vous ne savez pas
52:07que fumer,
52:07ça va vous tuer rapidement,
52:10vous avez un problème,
52:11je n'ai pas besoin
52:11de le monde connaître.
52:12C'est un truc
52:13qui me fascine,
52:14c'est que ce soit...
52:15C'est le né au milieu du visage.
52:17Un chiffre très simple
52:18en matière de santé publique.
52:20Le bénéfice,
52:21la somme des bénéfices
52:22des sociétés
52:22qui vendent du tabac,
52:23c'est 60 milliards par an.
52:25Le coût de la tabagie
52:26pour la société,
52:28c'est 200 milliards.
52:29C'est-à-dire que
52:30le coût de la liberté,
52:31c'est les 140 milliards
52:32de différence.
52:32On appelle ça
52:33le coût de la liberté.
52:33Ce qui est encore plus fascinant,
52:34c'est le narratif,
52:35c'est ma liberté.
52:36Tu es en train de te tuer,
52:37je vais t'aider à ne pas tuer,
52:38ce n'est pas ta liberté.
52:39Oui, mais c'est des coûts
52:40pour la sécurité sociale.
52:42Mais en effet,
52:42je pense que ces modèles-là,
52:44ils changent complètement
52:45le modèle de l'assurance.
52:46Avant, en effet,
52:48on estimait un risque
52:49et puis en effet,
52:50on donnait une compensation financière
52:52quand le risque arrivait.
52:53Là, maintenant,
52:54on peut prévenir le risque.
52:55Et donc avant, en effet,
52:57par rapport à l'assureur,
52:58je pouvais avoir
52:59potentiellement
53:00une position de méfiance.
53:01Est-ce qu'il va vraiment
53:02me payer
53:03quand j'aurai un dommage ?
53:05Mais en fait, là,
53:06tous les matins,
53:06je sais que mon assureur,
53:07son intérêt,
53:08elle a ligné au mien.
53:09Et donc du coup,
53:10en fait...
53:11En fait, il y a une ligne au tien
53:12jusqu'à ce que tu sois
53:13en bonne santé.
53:13Et je souhaite que tu restes
53:14en bonne santé
53:15le plus longtemps possible, Arnaud.
53:17Demain, il t'arrive un truc.
53:19Encore une fois,
53:20voilà,
53:21en touchant du bois,
53:22machin.
53:23Qu'est-ce qui se passe ?
53:24Est-ce que tu seras toujours
53:25aussi en phase
53:25avec ton assurance ?
53:26C'est ça le problème ?
53:27L'assureur, en effet,
53:28par exemple...
53:29Tu es immobilisé,
53:30tu ne vas plus faire de sport
53:31pendant six mois,
53:32tu vas recevoir un mail.
53:34Non, mais après,
53:37voilà,
53:37il faut jouer le jeu.
53:39Il faut jouer le jeu.
53:40Mais disons que
53:41je pense que c'est génial
53:42tant que tout va bien.
53:43Absolument.
53:44Voilà, c'est ça.
53:44Après, c'est ça le problème
53:46du partage de la donnée.
53:47C'est exactement ça le cœur.
53:47Et alors, quand même,
53:48il y a quand même des choses
53:49qui ont changé depuis quatre ans.
53:51C'est-à-dire qu'on a récupéré
53:52tellement de données
53:53que...
53:54Parce qu'en fait,
53:54il y a toujours eu deux catégories.
53:55Il y a eu,
53:56on va dire,
53:57la science dure,
53:59ce qui fait Medical Levi's,
54:00les preuves scientifiques,
54:01etc.
54:02Et puis le bien-être
54:02qui est toujours resté
54:04une zone un peu grise.
54:06Là, la FDA vient de changer
54:07la règle sur le bien-être
54:08pour les objets connectés
54:09et les Medical Levi's
54:10pour permettre aux Rarings
54:12de ne plus avoir besoin
54:13d'être certifiés.
54:14Donc, ce que ça veut dire,
54:14c'est qu'il va y avoir
54:15de plus en plus d'objets
54:16intermédiaires
54:16qui sont dans cette zone grise
54:17pour capturer de la donnée.
54:19Parce qu'en fait,
54:19les IR en ont besoin,
54:20les assureurs en ont besoin,
54:21tout le monde en a besoin.
54:22Les Airpods.
54:23Les Airpods.
54:24Oui, les Airpods
54:24avec les 4 heures.
54:25Et donc, ce qu'on a vu,
54:26c'est que depuis quatre ans,
54:27les publications,
54:32c'est le truc qui a le plus
54:33d'impact sur la santé
54:34et qui passe à la mesure.
54:37Oui, alors, dans l'ordre,
54:38c'est...
54:39Si tu veux savoir...
54:39Non, c'est cigarette,
54:40alcool, alimentation.
54:42Les Américains,
54:42ils n'ont plus de problème
54:43de cigarette,
54:44plus personne ne fume
54:44aux Etats-Unis.
54:45Donc, un, la cigarette,
54:47c'est 100% de risque.
54:47Et après, si tu ne fumes pas,
54:49c'est numéro un,
54:50le sommeil.
54:52Deux, l'alimentation.
54:53Et trois, l'activité.
54:54L'alcool est dans l'alimentation.
54:57En fait, d'abord,
54:58il faut dire,
54:59don't die.
55:00Ne mourrez pas.
55:00Donc, fumer, mal dormir,
55:02mal manger, mal faire du sport
55:03ou boire de l'alcool,
55:04tout ça, ça va contribuer
55:06à accélérer votre vieillissement
55:08et à mourir plus tôt.
55:09Mais voilà, du coup,
55:10potentiellement,
55:11avec de la donnée,
55:12parce que les premiers
55:13qui ont besoin de données,
55:14c'est les citoyens
55:14pour prendre soin de leur santé
55:16comme moi je l'ai.
55:17Et la manière cynique
55:18dont les Américains font,
55:19c'est qu'en fait,
55:20c'est pas les assureurs
55:20qui récupèrent la donnée,
55:21c'est les réassureurs.
55:23Parce qu'en fait,
55:23les assureurs revendent le risque
55:24et ils anonyment les données.
55:26Et donc, nous,
55:26on a travaillé avec les réassureurs
55:27qui font des modèles
55:28pour te dire
55:28qu'il faut peut-être
55:29t'offrir une montre
55:30connectée gratuite.
55:32C'est passionnant tout ça.
55:33Merci Arnaud.
55:34On aurait pu faire
55:35encore une heure là-dessus.
55:36Parce que t'as plein de gadgets.
55:37Moi, j'aurais bien voulu
55:37que tu m'expliques
55:38le petit pendentif
55:40que tu as autour du cou
55:41qui est justement
55:42un produit IA
55:43qui vient de sortir aux US,
55:44je crois.
55:44Mais on n'a pas le temps.
55:46Merci beaucoup à Thomas Serval.
55:48Merci Lucas.
55:49Lucas Pérodin.
55:50Et merci donc Arnaud Auger.
55:52Merci.
55:53Quand tu repasses par Paris,
55:54tu viens nous voir
55:54puisque, rappelons-le,
55:55tu vis à San Francisco.
55:57Vous restez avec nous,
55:57Tech & Co.
55:58On revient dans un instant.
55:59On va rester dans le domaine
56:00de la santé et de la tech
56:01avec deux sujets,
56:02deux startups
56:02qu'on va recevoir.
56:03Dermascan.
56:04C'est pas mal ça.
56:05Un scanner qui,
56:06en fait,
56:07va analyser votre peau
56:09et vous dire
56:10s'il y a des zones à risque.
56:12Intéressant.
56:13Et puis après,
56:13évidemment,
56:13on parlera de jumeaux numériques,
56:14notamment en chirurgie
56:16avec une startup spécialisée là-dedans
56:19qui sera avec nous
56:20sur le plateau.
56:2120h30 pile.
56:22On revient dans une minute
56:23avec Léa Benahim
56:24et le Tech Flash.
56:27Merci d'être là.
56:27A tout de suite.
56:30Tech & Co.
56:32La quotidienne sur BFM Business.
Commentaires

Recommandations