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  • il y a 55 minutes
Ce mardi 14 avril, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et Mabrouk Chetouane, responsable de la stratégie globale de marché chez Natixis investment manager, se sont respectivement penchés sur les huit entreprises du CAC 40, dont la capitalisation dépasse les 100 milliards d'euros en Bourse, ainsi que le nombre de calculs par seconde aux États-Unis, évalué à 1401 quintillions (proxy des capacités informatiques liées à l'IA au H12025), dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00On entre, messieurs, dans la data room.
00:10Cette data room, c'est chaque soir, votre outil pour regarder le réel en face, dans les yeux, sans vous
00:15laisser aveugler.
00:16Mabrouk et François, êtes-vous prêts à nous offrir un regard lucide sur le monde grâce à vos data ?
00:20Prêt.
00:22Pardon Mabrouk ?
00:23On y va, on y va.
00:24François, on va démarrer avec vous. Votre chiffre ce soir, votre data, 8.
00:288, c'est le nombre d'entreprises qui sont présentes au CAC 40 dont la capitalisation dépasse les 100 milliards.
00:34Alors, bien sûr, on retrouve les valeurs du luxe avec en tête LVMH, première capitalisation, et L'Oréal et Hermès.
00:40Mais ce n'est pas là-dessus que je voulais attirer votre attention.
00:43C'est sur la composition de ces 8 valeurs et les comportements de ces valeurs-là.
00:46On a, par exemple, Total, qui est revenu plus gros que Stenner Electric.
00:51Donc, on voit qu'il y a le retour du pétrole et on sait la thématique ESG, c'est une
00:55thématique qui marche moins bien,
00:57même si l'électrification, en tout cas nous, chez Investir, on y croit beaucoup, mais on voit qu'il y
01:00a vraiment un changement.
01:02Le deuxième phénomène, c'est que maintenant, on a un safran en équipementier qui devient quasiment aussi gros
01:07et qui va probablement dépasser Airbus en termes de capitalisation.
01:10Et ça, c'est quelque chose de nouveau.
01:12Et donc, ça, ça mérite de l'attention.
01:14Et ce qui est intéressant, c'est que parmi les grandes valeurs, il n'y a pas de banque.
01:20Alors qu'on a des champions, et ça appelle peut-être à un besoin de consolidation du secteur,
01:24quand on voit ce qui s'est passé aux États-Unis et les écarts de capitalisation entre les banques américaines
01:28et les banques européennes.
01:29Donc, il y a un vrai sujet quand même en France.
01:31Il n'y a plus de santé.
01:33Sanofi et Sidor ne font plus partie du trio de têtes, en tout cas parmi les plus grandes capitalisations.
01:39Et là, on voit quand même que c'est un mal français.
01:42On n'a pas de tech parmi les grands champions.
01:45Et donc, là, il est peut-être temps qu'on se réveille et qu'on arrive à créer un champion.
01:49Voilà, 8 valeurs du CAC qui reflètent l'État de la France.
01:52Intéressant votre data, intéressante.
01:53À vous, Mabrouk, votre chiffre, 1401 quintillion.
01:59Alors, qu'est-ce qu'un quintillion ?
02:00Déjà, pour commencer, c'est 10 puissance 30, c'est 1000 milliards, milliards, milliards.
02:05Et globalement, en fait, ça représente la capacité de calcul, on va dire.
02:08C'est comme ça qu'on la représente aux États-Unis.
02:10Donc, en gros, on peut faire, effectivement, au premier semestre 2025, les États-Unis étaient capables de générer ce montant
02:18-là de calcul.
02:18Quand on agrégait tous les ordinateurs.
02:19Exactement.
02:20Et ça, c'était, effectivement, orienté IA.
02:22Pour vous donner une échelle de comparaison, c'est 375 quintillion, finalement, en Chine.
02:27Et c'est autour, je crois...
02:28Donc, 4 fois moins en Chine qu'aux États-Unis.
02:30Et si je te bats de bêtises, je crois que c'est 62 ou 64, finalement, en Europe.
02:34Donc, c'est 20 fois moins qu'aux États-Unis.
02:35Voilà.
02:36Et là, en fait, ça, c'est le premier point.
02:37Donc, ça montre, effectivement, l'écart abyssal qui nous sépare avec les États-Unis.
02:40Ça, c'est le premier...
02:41Ce sont les données, en fait, qui ont été publiées par la Fed.
02:43Donc, clairement, très officiel.
02:45Et là-dessus, encore une fois, si on doute de l'avance technologique américaine, là, il n'y a pas
02:50de doute.
02:50Mais, en fait, ce qui est encore plus aberrant, si je puis dire,
02:53quand on regarde les projections qui sont faites sur cette capacité de calcul,
02:56les États-Unis, à eux seuls, devraient atteindre 45 000 quintillions.
03:01Donc, à l'horizon 2030.
03:02Dans 3 ans ?
03:03Oui, c'est ça, pendant 4 ans, en fait, effectivement, dans 3 ans et demi, 4 ans,
03:06ils vont atteindre ce niveau de capacité de calcul.
03:09Attendez, ils vont passer de 1 400 quintillions à 40 000.
03:1245 000.
03:1245 000 en 3 ans, c'est-à-dire qu'ils vont faire fois 30 en 3 ans.
03:15C'est exponentiel, en fait.
03:16Et quand vous écoutez les experts, en fait, qui travaillent, justement,
03:19sur les projections de capacité de calcul,
03:21ce n'est pas linéaire, ce ne sont pas des croissances linéaires,
03:23ce sont des croissances qui sont exponentielles.
03:25Et ce résultat n'est pas étonnant, globalement.
03:27Et compte tenu, finalement, de la masse investie,
03:30je ne parle pas de la masse qui va être investie,
03:31ce résultat montre, effectivement, l'écrasante domination, en fait,
03:35de l'attaque américaine.
03:37Passionnant, oui.
03:39Merci beaucoup.
03:40Mabrouk, chez toi, on est avec nous pour l'Intixis.
03:41François Monnier, directeur de la résection d'Investir.
03:44Bonne soirée.
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