00:07C'est votre outil la data room pour regarder le réel en face dans les yeux mais sans vous laisser
00:12aveugler. Roland et Christian êtes-vous prêts à jeter ce regard lucide sur le monde ? Oui. Vous
00:17avez chacun presque une minute. A vous Roland, on va démarrer avec votre chiffre ce soir, 240
00:22milliards de dollars. C'est les dépenses en cybersécurité au niveau mondial attendu en
00:262026. C'est 12% de hausse d'après le cabinet Gartner. Pourquoi c'est intéressant ? Parce
00:34que dans un monde où on a une question de conflits, on voit qu'il n'y a pas que
00:38des
00:38conflits qui sont physiques, armés. Il peut y avoir aussi des menaces de plus en plus digitales
00:43sur les états, sur les entreprises. Donc il va falloir aussi investir beaucoup en cybersécurité.
00:49Et j'aime bien aussi comparer ce chiffre aux dépenses militaires totales. C'est 10 fois
00:54plus en termes au niveau militaire. Donc on voit effectivement que la cybersécurité,
00:59ça reste une petite partie. Je le mentionne aussi qu'en bourse, le secteur a été beaucoup
01:04beaucoup chahuté entre fin octobre et fin février. Le secteur a perdu 25%, beaucoup aux
01:12États-Unis évidemment. Mais là, effectivement, depuis la guerre en Iran, on revoit un regain
01:18d'intérêt de la part des investisseurs. Il faut dire aussi qu'on était descendu sur un
01:21multiple de 20 fois, alors qu'historiquement c'est 30.
01:24Les dépenses mondiales en cybersécurité attendues cette année, 240 milliards de dollars.
01:28Votre chiffre à vous, ce soir Christian nous livrait une data forte, plus 2,8%.
01:33Alors 2,8% c'est les gains de productivité sur l'économie américaine sur l'ensemble
01:38de l'année 2025. On était à 3% l'année précédente. Alors vous allez me dire où se trouve
01:43la révolution
01:43de l'IA, vous savez, ce fameux rapport qui a fait chuter les marchés, comme quoi l'IA
01:47allait tellement faire booster la productivité que ça ferait plein de chômeurs, que derrière
01:50ça pèserait sur la consommation. Et là pour l'instant, dans les derniers chiffres, on ne
01:53voit pas, on a plutôt une productivité du travail qui ralentit. Alors pourquoi elle ralentit ?
01:57Parce que c'est une productivité du travail qui ralentit pour des raisons essentiellement
02:00conjoncturelles. Donc ça veut dire qu'il n'y a pas une productivité structurelle qui explose,
02:04puisque par définition, si elle est structurelle, elle est insensible au rythme de croissance
02:08de l'économie américaine. Et effectivement, à ce moment-là, c'est l'emploi qui joue la variable
02:12d'ajustement et qui, en cas de ralentissement, se dégrade beaucoup plus vite si la productivité
02:16ne faiblit pas à un ralentissement économique. Donc là, on reste encore sur une productivité
02:20très conjoncturelle. Ça montre qu'on a une croissance en cas qui est très déséquilibrée,
02:25qui pèse énormément sur certains secteurs et qu'on n'est pas, pour l'instant en tout cas, statistiquement
02:30au niveau macroéconomique, sur un effet IA structurellement fort sur la productivité.
02:35Voilà. Toujours pas. Il y a les fantasmes et puis il y a la réalité qui apparaît,
02:39qui surgit toujours et qui gagne toujours à la fin. Merci beaucoup. On n'est pas encore à la fin
02:42de l'histoire. On verra s'il y a fini par se déployer avec cette productivité effectivement
02:45attendue en hausse. On verra si ça se confirme. Christian Parizeau était avec nous,
02:48ainsi que Roland Calloy.
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