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  • il y a 3 heures
Ce vendredi 15 mai, Axel Botte, directeur de la stratégie Marchés chez OSTRUM AM, et Florian Roger, head of CIO office chez BNP Paribas, se sont penchés sur la perte de 1,3 million d'emplois aux États-Unis depuis le début de l'année, ainsi que la différence de 90 % entre les performances industrielles et celles de consommation en Europe depuis 2023, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00Plongée périscopique, s'il vous plaît.
00:11Bah oui, parce qu'on entre dans la data room, on va laisser de la place à nos invités pour
00:16commenter leurs données, parce qu'il y a beaucoup à dire.
00:19Et il y a une problématique sur cette semaine, de laquelle on a beaucoup parlé, Axel Bott, c'est celle
00:26de l'emploi aux Etats-Unis.
00:27Et de savoir si l'intelligence artificielle pulvérisait des emplois à l'appel, ou au contraire, en créait.
00:35Et vous, vous nous dites, il y a quand même 1,3 million d'emplois perdus depuis le début de
00:39l'année aux Etats-Unis, selon l'enquête effectuée auprès des ménages.
00:43Oui, aux Etats-Unis, l'emploi aime durer au travers de plusieurs enquêtes, les plus grands étant les non-farm
00:49payrolls, un sondage des entreprises,
00:51et celle qui sert à estimer le chômage, qui est le survey des ménages, le sondage des ménages.
00:58Et dans cette enquête, c'est un peu passé sous les radars, mais quand on regarde la chronique des 4
01:02premiers mois de l'année,
01:03on a effectivement 1,3 million d'emplois perdus.
01:06Chaque mois est négatif.
01:08Le dernier mois était à moins 226 000, là où les payrolls étaient positifs de 215 000.
01:14Donc on ne sait pas trop où on se situe sur le marché du travail aux Etats-Unis.
01:19Cette destruction d'emplois, elle est compensée par une baisse encore plus inquiétante peut-être de la participation au marché
01:25du travail,
01:26et un nombre croissant de gens qui considèrent qu'ils n'ont pas d'opportunité d'emploi à court terme.
01:37Peut-être que, effectivement, ça peut être l'effet de l'IA.
01:39Il y a un phénomène très nouveau aux Etats-Unis, qui est que les diplômés d'université ont un mal
01:45fou à trouver des emplois.
01:46Probablement parce qu'il y a une certaine paralysie des entreprises qui veulent juger des tâches qui peuvent être remplacées
01:55par de l'IA peut-être.
01:56Et donc il y a des gens qualifiés, diplômés, qui ont un mal inhabituel à trouver un emploi aux Etats
02:04-Unis.
02:04Je pense que c'est un phénomène nouveau, et on le voit aussi dans un certain nombre de sondages.
02:11Les deux enquêtes, les deux composantes d'emploi des ISM sont à 48, ce qui est un niveau a priori
02:17de contraction.
02:18Et ce n'est pas forcément le son de cloche qu'on a en général, où effectivement les surprises sont
02:22plutôt assez bonnes aux Etats-Unis,
02:25sur les claims sont relativement faibles.
02:27Mais en fait, ça ne raconte qu'une partie de l'histoire, et je pense que le marché du travail
02:34est en dynamique beaucoup plus complexe,
02:35qu'on veut bien le dire aujourd'hui aux Etats-Unis.
02:37La granularité encore.
02:39La granularité.
02:40Parlez de l'IA, par exemple dans l'enquête Challenger, l'IA est citée à hauteur de 7% comme
02:46la raison des destructions d'emplois.
02:49On en a eu beaucoup dans la tech ces derniers temps, d'ailleurs au moment des publications de résultats.
02:58Mais c'est une proportion qui est croissante.
03:00Il y a trois ans, c'était 3% des destructions d'emplois.
03:03Florian Roger, 90% c'est l'écart de performance entre valeurs industrielles et les valeurs de consommation en Europe
03:09depuis début 2023.
03:12Exactement, j'ai voulu mettre en avant ce chiffre de 90% qui est quand même énorme.
03:17Pendant 30 ans, les modèles de croissance dans les pays développés étaient autour de la consommation.
03:20En fait, ce qu'on vit depuis quelques années, c'est une véritable rotation des modèles de croissance vers l
03:24'investissement,
03:25parce qu'on a plus de tensions géopolitiques, on a cette trivialité hégémonique entre les Etats-Unis et la Chine.
03:30Et aujourd'hui, quand on regarde le principal axe discriminant dans les performances,
03:35ce n'est pas growth contre value, ce n'est pas cyclique contre défensif,
03:38c'est valeur d'investissement contre valeur de consommation.
03:41Et ce qui se passe aujourd'hui, les fameuses disruptions dont on parlait tout à l'heure,
03:45géopolitiques, technologiques, en fait, sont des catalystes pour accentuer cette surperformance de l'investissement.
03:50Parce que quand vous avez le conflit en Iran, vous avez davantage d'investissement dans l'énergie,
03:54vous avez davantage d'investissement dans la défense,
03:57et puis vous avez un choc sur la consommation du fait de l'augmentation des prix des matières premières.
04:01Et Axel vient d'en parler, sur l'IA, ça alimente le rationnel,
04:04parce qu'on risque de remplacer le facteur travail par des IA.
04:08Donc nous, on se dit, voilà, cette tendance, elle est énorme depuis trois ans,
04:1290% de surperformance, et potentiellement, elle a appelé à continuer.
04:16Donc voilà, c'est un axe qui est vraiment important à avoir à l'esprit.
04:19Florian Roger, BNP Paribas, Axel Bott, Ostrom, AM, merci infiniment d'avoir aimé ce club avec nous.
04:26Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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