00:00Plongée périscopique, s'il vous plaît.
00:11Bah oui, parce qu'on entre dans la data room, on va laisser de la place à nos invités pour
00:16commenter leurs données, parce qu'il y a beaucoup à dire.
00:19Et il y a une problématique sur cette semaine, de laquelle on a beaucoup parlé, Axel Bott, c'est celle
00:26de l'emploi aux Etats-Unis.
00:27Et de savoir si l'intelligence artificielle pulvérisait des emplois à l'appel, ou au contraire, en créait.
00:35Et vous, vous nous dites, il y a quand même 1,3 million d'emplois perdus depuis le début de
00:39l'année aux Etats-Unis, selon l'enquête effectuée auprès des ménages.
00:43Oui, aux Etats-Unis, l'emploi aime durer au travers de plusieurs enquêtes, les plus grands étant les non-farm
00:49payrolls, un sondage des entreprises,
00:51et celle qui sert à estimer le chômage, qui est le survey des ménages, le sondage des ménages.
00:58Et dans cette enquête, c'est un peu passé sous les radars, mais quand on regarde la chronique des 4
01:02premiers mois de l'année,
01:03on a effectivement 1,3 million d'emplois perdus.
01:06Chaque mois est négatif.
01:08Le dernier mois était à moins 226 000, là où les payrolls étaient positifs de 215 000.
01:14Donc on ne sait pas trop où on se situe sur le marché du travail aux Etats-Unis.
01:19Cette destruction d'emplois, elle est compensée par une baisse encore plus inquiétante peut-être de la participation au marché
01:25du travail,
01:26et un nombre croissant de gens qui considèrent qu'ils n'ont pas d'opportunité d'emploi à court terme.
01:37Peut-être que, effectivement, ça peut être l'effet de l'IA.
01:39Il y a un phénomène très nouveau aux Etats-Unis, qui est que les diplômés d'université ont un mal
01:45fou à trouver des emplois.
01:46Probablement parce qu'il y a une certaine paralysie des entreprises qui veulent juger des tâches qui peuvent être remplacées
01:55par de l'IA peut-être.
01:56Et donc il y a des gens qualifiés, diplômés, qui ont un mal inhabituel à trouver un emploi aux Etats
02:04-Unis.
02:04Je pense que c'est un phénomène nouveau, et on le voit aussi dans un certain nombre de sondages.
02:11Les deux enquêtes, les deux composantes d'emploi des ISM sont à 48, ce qui est un niveau a priori
02:17de contraction.
02:18Et ce n'est pas forcément le son de cloche qu'on a en général, où effectivement les surprises sont
02:22plutôt assez bonnes aux Etats-Unis,
02:25sur les claims sont relativement faibles.
02:27Mais en fait, ça ne raconte qu'une partie de l'histoire, et je pense que le marché du travail
02:34est en dynamique beaucoup plus complexe,
02:35qu'on veut bien le dire aujourd'hui aux Etats-Unis.
02:37La granularité encore.
02:39La granularité.
02:40Parlez de l'IA, par exemple dans l'enquête Challenger, l'IA est citée à hauteur de 7% comme
02:46la raison des destructions d'emplois.
02:49On en a eu beaucoup dans la tech ces derniers temps, d'ailleurs au moment des publications de résultats.
02:58Mais c'est une proportion qui est croissante.
03:00Il y a trois ans, c'était 3% des destructions d'emplois.
03:03Florian Roger, 90% c'est l'écart de performance entre valeurs industrielles et les valeurs de consommation en Europe
03:09depuis début 2023.
03:12Exactement, j'ai voulu mettre en avant ce chiffre de 90% qui est quand même énorme.
03:17Pendant 30 ans, les modèles de croissance dans les pays développés étaient autour de la consommation.
03:20En fait, ce qu'on vit depuis quelques années, c'est une véritable rotation des modèles de croissance vers l
03:24'investissement,
03:25parce qu'on a plus de tensions géopolitiques, on a cette trivialité hégémonique entre les Etats-Unis et la Chine.
03:30Et aujourd'hui, quand on regarde le principal axe discriminant dans les performances,
03:35ce n'est pas growth contre value, ce n'est pas cyclique contre défensif,
03:38c'est valeur d'investissement contre valeur de consommation.
03:41Et ce qui se passe aujourd'hui, les fameuses disruptions dont on parlait tout à l'heure,
03:45géopolitiques, technologiques, en fait, sont des catalystes pour accentuer cette surperformance de l'investissement.
03:50Parce que quand vous avez le conflit en Iran, vous avez davantage d'investissement dans l'énergie,
03:54vous avez davantage d'investissement dans la défense,
03:57et puis vous avez un choc sur la consommation du fait de l'augmentation des prix des matières premières.
04:01Et Axel vient d'en parler, sur l'IA, ça alimente le rationnel,
04:04parce qu'on risque de remplacer le facteur travail par des IA.
04:08Donc nous, on se dit, voilà, cette tendance, elle est énorme depuis trois ans,
04:1290% de surperformance, et potentiellement, elle a appelé à continuer.
04:16Donc voilà, c'est un axe qui est vraiment important à avoir à l'esprit.
04:19Florian Roger, BNP Paribas, Axel Bott, Ostrom, AM, merci infiniment d'avoir aimé ce club avec nous.
04:26Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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