00:00Fabien, plongez périscopique, s'il te plaît.
00:11Car nous entrons dans la data room, bien entendu, et on va commencer avec vous, Wilfrid.
00:18On va faire du concret sur l'IA. 68% des directeurs marketing aux Etats-Unis disent
00:25piloter des équipes mixtes humains-robots.
00:29Oui, humains-IA. J'ai trouvé, en fait, c'est une analyse qui a été publiée dans le blog The
00:35Drum
00:35de l'analyse Mark Ritson, son analyse s'intitule The Great Stay.
00:40En fait, il veut expliquer pourquoi est-ce que dans le secteur marketing, en particulier aux Etats-Unis,
00:45il n'y a plus de turnover, il n'y a plus de changement de poste.
00:48Et en fait, quand il regarde le détail, il y a énormément de justice dans cette étude,
00:53mais il mentionne le fait que les patrons marketing disent, à plus des deux tiers,
00:59en fait, mon équipe aujourd'hui, c'est une équipe mixte IA humain.
01:02Et donc, à chaque fois que je veux recruter, en fait, je me pose d'abord la question,
01:05est-ce que je vais recruter de l'IA ou est-ce que je vais recruter de l'humain ?
01:07Et on voit là le premier impact extrêmement concret, dans un secteur très particulier,
01:12mais c'est un secteur en fait qui est un secteur aux avant-postes un peu de l'économie américaine
01:17et qui était un des secteurs qui mettait le pied à l'étrier de beaucoup de jeunes diplômés
01:25de l'université américaine.
01:27Là, aujourd'hui, on n'a plus ça.
01:29Et donc, on va voir comment est-ce que cette équipe mixte va se développer.
01:33Mais on sent que, je ne sais pas si le groupe vit très très bien entre IA et entre IA
01:38humain.
01:39C'est clair.
01:39Cela dit, je défie l'IA de trouver des slogans de pub ou des musiques de pub
01:44aussi impactantes que celles de Richard Gottenner ou de Thierry Ardisson.
01:47On va les mettre au banc d'essai.
01:50Vous ne m'étonnez guère avec vos références, Richard Gottenner et Thierry Ardisson.
01:54Je les partage.
01:56Eh, buvez, éliminé.
01:57On y réfléchit encore maintenant.
01:58Bon, bref.
02:00Enginable, bien sûr.
02:01Bah oui.
02:02Christian Biteau.
02:041300 milliards de dollars.
02:05On parle de quoi ?
02:06On parle de la planche à billets.
02:08Oui.
02:09Ben oui.
02:09Ne faisons pas dans les petits chiffres.
02:11J'ai demandé à l'IA de me trouver un chiffre pour aujourd'hui.
02:13Réponse, rien.
02:14Mais c'est un essai.
02:15J'ai plein de logés sur la planète.
02:171300 milliards de dollars, tout de même, un chiffre facile à trouver, c'est la variation
02:21de la masse monétaire américaine au sens M2.
02:24La M2, voilà.
02:25C'est depuis un an, c'est plus 1300 milliards de dollars.
02:27Vous allez me dire, ce n'est pas grand-chose.
02:29Non, si.
02:29C'est tout de même plus 6%.
02:30C'est surtout par rapport à 2022-2023, où la masse monétaire était en contraction.
02:36Cela prouve que depuis déjà plusieurs mois, la politique de la Federal Reserve est passée
02:41accommodante.
02:42Au-delà des discours toujours sévères de M. Powell ou des minutes de la fête qui ont été publiées la
02:47semaine dernière,
02:48qui sont sévères, on regarde l'inflation, marché du travail, il a l'air de bien se porter, on regarde
02:52l'inflation.
02:53Hier, il y a encore deux membres du comité de politique monétaire, M. Miran et M. Waller, qui se sont
03:00exprimés et qui ont un discours très faucon, c'est-à-dire très dur par rapport à l'inflation, par
03:05rapport au colombe qui serait favorable à la baisse des taux.
03:07On sait que M. Warch aussi, a priori, serait lui aussi un faucon très dur par rapport aux études.
03:13Mais là, la réalité, ce que l'on constate depuis un an, et qui explique peut-être que les marchés
03:16sont aussi bons, c'est qu'on ne peut pas parler de planche à billets du plus 6%, mais les
03:21liquidités reviennent.
03:23C'est de l'oxygène pour le système bancaire.
03:26Ça finit par aboutir à un jour ou l'autre sur les marchés aussi, ça passe par la consommation, ou
03:30par les investissements, par les entreprises.
03:32Donc la pompe à oxygène commence à revenir et à des taux d'intérêt plus bas.
03:37Peut-être pas assez bas pour M. Trump, mais à 3,75 au lieu de 4,50 il y a
03:42quelques mois.
03:43Donc l'argent est moins rare et moins cher aux États-Unis.
03:47C'est un soutien tout de même du marché par rapport à tous les risques qui font peur que nous
03:51avons évoqués.
03:52C'est pas mal.
03:53Wilfried Galland, mon poncier Arbevel, merci infiniment d'avoir été avec nous.
03:57Christian Bito, Swiss Life, gestion privée, professeur à l'ESSEC, merci également d'avoir été en direct, nous livrer vos
04:03réflexions, vos chiffres.
04:04C'était encore une fois passionnant.
04:06C'était encore une fois passionnant.
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