- il y a 6 heures
Ce jeudi 23 juillet, Emmanuel Sales, président de la Financière de la Cité, Hervé Lorent, gérant chez Groupama AM, et Romain Daubry, consultant pour Bourse Direct, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Erwan Morice. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:04BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, Erwann Maurice.
00:1017h30, tout pile, soyez les bienvenus, ravi de vous retrouver, on est en direct, on vous
00:13accompagne tout au long de l'été, chaque jour jusqu'à 18h pour revivre ensemble la séance
00:18avec nos invités que je vais vous présenter dans un instant, qui partagent avec vous leurs
00:23analyses, nos meilleurs experts tous les jours en direct, tous les soirs pendant 30 minutes,
00:27dans un instant la clôture, à quelques minutes de la cloche c'est du rouge, sur l'indice
00:33parisien on perd quasiment 2% à 5 minutes de la clôture, moins 1,6%, 1,8 on est à
00:418 280 points,
00:44le CAC 40 qui efface donc les gains de la journée d'hier en cause des tensions géopolitiques
00:48toujours, ça n'avance pas sur le plan diplomatique au Moyen-Orient, résultat le pétrole grimpe,
00:54ça y est, on a touché les 100 dollars pour le baril de Brent, sur les marchés obligataires,
01:00les taux à 10 ans se tendent, le 10 ans américain est à un plus haut depuis janvier 2005,
01:05mouvement qui reflète les tensions inflationnistes, comme attendu aussi, on en parlait quand même
01:10depuis plusieurs jours, la dette française qui tape les 4%, comme attendu, du côté de la BCE
01:15également, c'est statu quo, les taux sont inchangés, tout cela, il en sera aussi question
01:19demain matin, avec Emmanuel Moulin, gouverneur de la Banque de France, invité de Good Morning Business
01:25et de Sandra Gandouin à 7h45, le CAC 40 qui réagit également aux résultats d'entreprises,
01:30il y en a beaucoup, il y avait ce matin Thalès, Total Energy, Dassault Aviation,
01:35Soitec, ST Micro, BNP Paribas, Thierry Laborde, directeur général délégué de la Banque,
01:39sera aussi l'invité de la matinale demain à 8h35, Valeo également, Christophe Péria,
01:45directeur général de Valeo à 8h20.
01:47Du côté de Wall Street, on avait des résultats d'entreprises aussi hier soir,
01:52qu'on attendait beaucoup, Alphabet, Tesla avec des dépenses d'investissement qui inquiètent,
01:56cela fait reculer ces deux titres, Alphabet perd plus de 7% en séance en ce moment,
02:02c'est une dégringolade de 14% pour Tesla, l'action s'achète 320 dollars.
02:10Wall Street, justement, séance en cours, c'est du rouge, comme sur les marchés européens,
02:16le S&P 500 lâche quasiment à 0,5%, moins 1,1% pour le Dow Jones.
02:21La plus forte chute, c'est du côté du Nasdaq, les valeurs technologiques, moins 2,7%.
02:28On attend ce soir, après bourse, les résultats d'Intel,
02:32ce sera commenté demain à 9h dans Good Morning Market, avec Étienne Braque.
02:36En attendant, nous sommes en direct jusqu'à 18h avec nos invités,
02:40que je vous présente avec nous en plateau, Emmanuel Salle.
02:43Bonsoir Emmanuel.
02:44Bonsoir Havan.
02:45Résident de la financière de la Cité, face à vous, avec vous, Hervé Laurent, bienvenue.
02:50Bonsoir.
02:50Gérant chez Groupama Asset Management, également à distance, on va leur trouver dans un instant,
02:55Romain Dobry, consultant bourse directe.
02:57Peut-être avant d'entrer dans le dur, là, à deux minutes de la clôture des marchés européens.
03:02Beaucoup de choses à dire ce jeudi.
03:04Qu'est-ce qui a retenu ? Qu'est-ce qui retient votre attention, Emmanuel et puis Hervé ?
03:08Écoutez, moi, je pense qu'il doit retenir notre attention, c'est le pétrole.
03:11On a un prix du pétrole qui dépasse 100 dollars le baril, dans un contexte où l'offre est très
03:19fortement contrainte,
03:20où les banques centrales, vraisemblablement, ne feront pas grand-chose,
03:24et même s'agissant de la BCE, durcissent leur politique monétaire et poursuivent leur politique de contraction du bilan.
03:30Donc tout ça, assez logiquement, pèse sur la demande finale, sur la bourse, sur l'économie.
03:37Et donc je crois que ça doit être un vrai sujet d'inquiétude.
03:40Ça peut également dégager des opportunités, on en parlera certainement.
03:43Mais aujourd'hui, c'est un vrai sujet d'inquiétude.
03:46Et la possibilité d'avoir un prix du pétrole qui dépasse les 100 dollars et peut-être les 110-120
03:52dollars,
03:52comme nous l'avons connu quand même en 2022, c'était pas si loin, au moment de l'invasion de
03:56l'Ukraine par la Russie,
03:57et en 2008, doit retenir notre attention.
04:01C'est quand même étonnant parce qu'on est entre des mauvaises, voire très mauvaises nouvelles,
04:06les taux obligataires, la dette à 10 ans, le pétrole, vous venez d'en parler.
04:12Et puis on a quand même, face à ça aussi, des résultats d'entreprise avec de très bons résultats.
04:16Alors la bourse aussi qui sanctionne certaines valeurs, malgré de bons résultats du côté d'Alphabet,
04:21mais des investissements toujours très importants.
04:23C'est ça qui est sanctionné sur le marché américain.
04:27Hervé Laurent, et puis peut-être un commentaire sur les valeurs françaises ce matin ?
04:30Effectivement, on a eu un nombre de résultats assez record.
04:34Ça arrive en fait chaque troisième jeudi du mois de juillet,
04:37on a toujours une tombée record, entre guillemets, de résultats de société.
04:42Mais effectivement, aujourd'hui, on a une conjonction, comme le disait,
04:46effectivement avec le pétrole, les taux qui montent, la BCE,
04:49on aura rarement eu une journée aussi agitée, si j'ose dire.
04:54Il y a à regarder de tous les côtés, si j'ose dire.
04:56Et donc il faut réussir à trouver les bonnes opportunités.
05:00Qui est-ce qui vous marque le plus ?
05:02On pourrait parler par exemple des résultats de Soitech,
05:05qui ont été très impressionnants.
05:07Je ne sais pas si on en reparlera dans la suite.
05:09On en parlera tout à l'heure.
05:11Voilà, mais effectivement, de manière générale,
05:14toutes ces montées de tensions qu'il y a eu dans le détroit d'Harmouze
05:18avaient été jusque-là peu vraiment prises au sérieux par le marché.
05:22Et on s'aperçoit qu'à l'occasion des résultats,
05:24des résultats de société qu'ils ont parfaitement en ligne
05:27donnent quand même plutôt des sanctions.
05:29C'est-à-dire des moins 4, des moins 6.
05:31Ce qui montre quand même que le marché a une certaine nervosité.
05:34Emmanuel Salle, un mot sur la géopolitique.
05:36Tant qu'il n'y aura pas d'amélioration,
05:38on voit que la diplomatie patine.
05:40Vous avez raison.
05:41On a du mal à s'attendre à des jours meilleurs.
05:44Alors on verra, mais c'est vrai que,
05:46je reprends ce que disait notre interlocuteur,
05:49c'est que jusqu'ici, les marchés
05:52pensaient que d'une façon ou d'une autre,
05:54un tweet du président des États-Unis
05:56allait effacer finalement les mauvaises nouvelles
05:58et permettait de revenir à l'équilibre.
06:00Et on a vu que d'ailleurs,
06:01l'administration Trump se préparait,
06:03ou se prépare d'ailleurs,
06:04à vendre ces tweets
06:05pour permettre aux gens de faire du front-running,
06:08comme on dit,
06:09ce qui est tout à fait illégal en Europe.
06:11Mais bon, c'est ainsi.
06:12Et là, en fait, on a le sentiment quand même
06:15que pour l'acteur,
06:17que les trucs d'acteurs ne fonctionnent plus.
06:21On a quand même beaucoup moins de visibilité
06:24et un investissement beaucoup plus profond
06:27des États-Unis dans la crise.
06:28Donc c'est un vrai sujet de préoccupation.
06:3017h36, c'est la clôture.
06:32Le marché européen largement orienté
06:35dans le négatif.
06:37Ce jeudi, le CAC 40 en repli d'1,6%,
06:40en dessous des 8300 points.
06:44On va en parler dans un tout petit instant
06:45avec Romain Dobry.
06:47Du côté de Francfort,
06:50le DAX signe aussi un repli assez fort,
06:54moins 1,6%.
06:55Du côté de la Bourse de Londres,
06:57on perd un peu moins d'1%,
06:58moins 0,7%.
07:01Du côté des plus fortes hausses,
07:03on verra, c'est dans la suite des résultats
07:05aussi de ce matin.
07:07Thales qui signe la plus forte hausse du CAC 40,
07:10plus 5%.
07:11Le titre s'achète 238 euros,
07:14juste derrière Dassault Systèmes aussi,
07:16avec de belles publications,
07:17plus 3,7% à 18,40 euros,
07:20suivi de Total Energy et d'Engie.
07:23Et du côté des plus fortes baisses,
07:24on est dans les semi-conducteurs.
07:26ST Micro, c'est un énorme gadin,
07:28à moins 17%.
07:30Le titre ne vaut plus que 47,90 euros.
07:34Eurofins, Kering, LVMH,
07:36on rappelle que le luxe,
07:38ce sera la semaine prochaine
07:39pour les publications.
07:41Un rapide coup d'œil du côté du SBF 120.
07:43On en parlait avec vous,
07:45Hervé Laurent,
07:46Soitec,
07:47Bondi,
07:47par contre,
07:48de plus de 20%,
07:5021%,
07:51le titre s'achète
07:52un peu plus de 116 euros.
07:55Séance en cours à Wall Street,
07:56on y reviendra dans un instant,
07:57mais c'est donc du rouge,
07:58on le disait tout à l'heure,
07:59S&P 500,
08:00Dow Jones et le Nasdaq,
08:01qui perd quasiment 2,5%.
08:04Romain Dobry,
08:05quel signal,
08:05cette clôture envoie-t-elle,
08:06on disait,
08:07le CAC 40,
08:08qui clôture donc sous les 8 300 points ?
08:10Bien des résultats qui sont accueillis,
08:13on peut le dire,
08:13un peu fraîchement quand même à Paris.
08:15On baisse, c'était un 64%
08:16dans un volume de 4,4 milliards.
08:18On avait évoqué le fait
08:20qu'on ralliait ce niveau de prix important hier,
08:228 435 points à Paris,
08:24qu'on avait comblé le gap
08:25ouvert le 2 juillet dernier,
08:26que les choses se détendaient un peu,
08:27et puis c'est un peu la douche froide aujourd'hui.
08:30Alors avec quand même un bémol,
08:31sur fond de tension,
08:32vous le disiez,
08:33des taux qui se tendent
08:34et qui forment de plus hauts,
08:35des plus hauts,
08:36un pétrole qui a débordé
08:37des cibles graphiques
08:38qu'on avait fixées
08:39entre 96 et 98,
08:40on dépasse les 100 sur le Brent.
08:42Il y a quand même quelques résultats
08:43et quelques publications
08:44qui sont bien saluées.
08:45Vous évoquiez Soitech,
08:46mais on peut voir aussi
08:47Seb qui s'est bien comporté.
08:48On a Ipsos qui réagit plutôt bien
08:50et puis effectivement,
08:51Dassault Systèmes,
08:51vous le disiez,
08:52donc il y a du mieux et du moins bien,
08:53mais une baisse qui se fait quand même
08:55avec des volumes un peu lourds.
08:56On préserve pour l'indice K40,
08:58pour l'instant,
08:58des niveaux d'alerte
08:59et des niveaux de support importants,
09:00donc 8 259 points.
09:02On est donc toujours calé
09:03dans le range 8 259,
09:058 435 points à Paris.
09:07Il faut surveiller aussi le Nasdaq
09:09qui donne des signes de fragilité
09:12en pause depuis la mi-mai,
09:14mais qui donne des fragilités
09:15depuis une dizaine de jours maintenant
09:16en rompant des niveaux importants.
09:18Une zone de prix
09:19qu'il est en train de tester,
09:2028 957 points
09:23et 28 195 points,
09:25des niveaux qui sont des niveaux d'alerte,
09:27à mon sens.
09:28Il faut absolument préserver
09:29ce niveau de 28 195 points
09:31au risque de valider,
09:32de déclencher des signes
09:33de retournement de court terme.
09:34Alors, il y a beaucoup de fébrilité,
09:36vous le disiez,
09:36les capex qui pèsent un peu
09:37sur certains titres.
09:38On voit quand même Micron
09:39dans une journée comme aujourd'hui
09:40qui est en hausse de 2% toujours,
09:42donc il y a des signes d'espoir aussi
09:43dans ce contexte un petit peu tendu.
09:47Pour poursuivre cette analyse
09:48à l'instant de Romain Dobry,
09:50Hervé Laurent,
09:51justement sur les valeurs technologiques,
09:53un Nasdaq peut-être en crise,
09:55alors est-ce que c'est passager
09:56ou est-ce que ça s'inscrit
09:56dans quelque chose de plus durable ?
09:58On le verra,
09:58mais quelle est votre lecture ?
10:00Alors, effectivement,
10:02on peut voir que depuis en gros mars,
10:05on a une certaine frilosité
10:07sur ces acteurs de l'intelligence artificielle
10:10qui se manifestent,
10:12puisque les valorisations
10:14sont devenues extrêmement tendues,
10:16extrêmement élevées,
10:16et donc chaque fois qu'on dépense
10:18un euro, entre guillemets, de trop,
10:20le marché le prend mal
10:21en disant que c'est un excès de concurrence
10:24qui va arriver sur le marché,
10:25des excès de capacité, etc.
10:28Nous, on considère qu'en fait,
10:29là où c'est plus intéressant,
10:30c'est d'aller plutôt chez les fournisseurs
10:33en fait de ces sociétés-là,
10:35qui, elles, si jamais il y a un peu trop de capex,
10:37vont plutôt en bénéficier.
10:39Vous pensez à qui ?
10:40On parlait typiquement de Micron tout à l'heure,
10:45SciTech avec la Photonics,
10:46ST Micro Electronics en bénéficient également,
10:50et tous les fabricants de semi-conductors,
10:53enfin de ce qu'on appelle
10:54hardware semi-conducteurs,
10:56de biens d'équipements de semi-conducteurs,
10:58c'est-à-dire ASML, ASMI, etc.
11:00Toutes ces sociétés-là
11:01ont eu une baisse assez importante
11:04entre mi-juin et mi-juillet,
11:05ça a été compris entre moins 20 et moins 40,
11:08on va dire,
11:09et on trouve que c'est plutôt des moments
11:11de se réintéresser à ces valeurs.
11:14Je reviens vers vous dans un instant,
11:15mais Romain Dobry, je vous redonne la parole,
11:16justement, sur ces valeurs technologiques,
11:19sur l'IA, les semi-conducteurs,
11:20est-ce qu'il y a des attentes trop fortes
11:22du marché, sur les puces, sur l'IA ?
11:27En termes d'attentes,
11:28difficile de l'anticiper,
11:29ce qu'on peut dire,
11:30c'est qu'en termes de comportement,
11:31on a des opérateurs qui ont pris la mesure
11:33des corrections et des consolidations
11:35assez marquées récentes.
11:36Alors, elles sont importantes
11:37en termes de pourcentage,
11:38mais elles sont à l'image des hausses
11:40qu'on avait connues précédemment.
11:41Pour l'instant, le comportement,
11:42quand on voit, par exemple,
11:44avant la publication d'Intel,
11:46c'est qu'on a des ratios de couverture
11:47qui sont relativement équilibrés,
11:48voire prudents.
11:49Donc, des opérateurs qui ne sont pas
11:51complètement complaisants
11:52avant cette séquence de publication.
11:54On a un titre Intel qui évolue
11:56au-delà d'un niveau de support
11:57important à 99,20, par exemple,
11:59et qui est peut-être en train
12:00de réactiver une dynamique haussière.
12:02Alors, je mets des bémols partout
12:03parce qu'on voit l'exigence
12:04des opérateurs dans cette saison
12:06de publication,
12:07mais ça pourrait être un point d'entrée
12:10pour Intel tant qu'on préserve
12:11ce niveau de support.
12:12Même chose pour Micron,
12:13qui a réagi dans une grosse zone de prix
12:15située entre 818 et 888.
12:17La zone est large,
12:18mais encore une fois,
12:18elle est à la mesure de la volatilité
12:20que connaît le titre.
12:21Et on flirte avec les milles à nouveau.
12:23Donc, on a manifestement
12:24des opérateurs qui sont
12:27un petit peu enthousiastes,
12:28mais après un mouvement
12:29de consolidation important
12:30et qui sont relativement protégés,
12:31relativement couverts,
12:32ce qui, dans une certaine mesure,
12:34met à l'abri de mouvements
12:35de consolidation trop importants.
12:37Encore une fois,
12:38ce sera la suite des publications
12:39qui jouera,
12:40mais on voit que les sanctions
12:40sont parfois violentes.
12:41C'est plutôt le stock picking
12:43qu'il faut privilégier.
12:44Travailler avant les publications,
12:45c'est un exercice un peu sportif.
12:47C'est un exercice un peu sportif en ce moment.
12:48C'est votre travail aussi.
12:50Effectivement, il y a une très forte sensibilité.
12:53On va reparler du pétrole dans un instant.
12:56En tout cas, le secteur de l'énergie
12:57qui est porté par tous ces phénomènes
13:00et cette géopolitique.
13:02Peut-être un mot sur les publications
13:04sur le secteur avec vous, Emmanuel,
13:06et les publications Total Energy
13:07qui, forcément, profitent aussi
13:09de ces phénomènes.
13:11Oui, tout à fait.
13:12Total Energy avait été,
13:13dans un premier temps,
13:15un peu bâché,
13:16si j'ose dire,
13:17en mars-avril,
13:18simplement parce qu'on sait
13:20qu'ils perdent des volumes
13:22à cause du Moyen-Orient,
13:23simplement du gaz
13:24qui ne peut pas être exporté,
13:25du pétrole qui ne peut pas être exporté.
13:27Mais quand on fait les maths,
13:29on comprenait déjà
13:30que la hausse de prix
13:31de cours du pétrole
13:33compensait très largement
13:34en fait ces pertes de volume.
13:38Et effectivement,
13:39à votre antenne,
13:41j'avais dit à l'époque
13:42que pour un particulier,
13:43c'est assez intéressant à détenir
13:45parce que toutes ces sociétés-là
13:46rendent directement à l'actionnaire
13:48tous les super profits,
13:49si j'ose dire,
13:50qui sont réalisés
13:51sur les cours du pétrole.
13:53Et ça permet d'avoir,
13:54quelque part, un edge.
13:57C'est-à-dire que si le pétrole monte,
13:59ça va dégrader l'économie,
14:00mais quelque part,
14:01vous allez en profiter
14:02un petit peu dans ces valeurs-là.
14:03Emmanuel Salle,
14:04le secteur de l'énergie,
14:05comment vous l'observez ?
14:06Écoutez, effectivement,
14:07il est sous tension.
14:08Il faut savoir que les Américains
14:09se sont lancés dans cette guerre
14:10alors que les réserves stratégiques
14:11des États-Unis
14:12étaient relativement faibles,
14:14à la différence d'ailleurs
14:15des réserves chinoises.
14:17Les Iraniens ont tapé
14:19beaucoup de capacités
14:20de raffinage dans le Golfe,
14:22notamment certaines
14:23dont nous dépendons directement.
14:25À côté de ça,
14:26les Ukrainiens également
14:27ont tapé
14:28les capacités de raffinage russes.
14:31Donc tout ça,
14:31ça a créé une situation
14:32extrêmement tendue.
14:33Et je crois que
14:35sur la période récente,
14:36on n'a jamais vu
14:36un écart aussi élevé
14:37entre le diesel
14:38à la pompe
14:39et le pétrole brut.
14:41Donc on a vraiment
14:42une situation
14:42qui est extrêmement tendue
14:44pour l'économie
14:45et en particulier
14:47pour l'Union européenne,
14:48pour la France,
14:49dans un contexte
14:50où les conditions financières
14:52elles-mêmes
14:53sont extrêmement tendues
14:54du fait
14:54de la remontée
14:55des taux courts
14:56et de la politique monétaire
14:58de la BCE au sens large
14:59qui continue
14:59de contraindre son bilan,
15:02de resserrer son bilan,
15:03ce qui accentue
15:04la tension sur les taux longs.
15:05Ce sont des sujets
15:06qui seraient quand même
15:07intéressants
15:07que vous puissiez évoquer
15:08demain avec le gouverneur.
15:11En tout cas,
15:11je pense que ça mériterait,
15:12comme le soulignait
15:13d'ailleurs un article
15:13du Monde aujourd'hui,
15:14d'avoir un débat démocratique
15:15qui dépasse un peu
15:16les propos très convenus
15:18et le conservatisme monétaire
15:20de façade
15:21de la Banque de France
15:22et de la BCE
15:23qui nous explique
15:23que bien sûr
15:24ils sont là pour protéger
15:25le consommateur
15:26et les petites gens
15:28de l'inflation
15:28qui bien et bien
15:29dévorent les patrimoines.
15:30Ce sont les petites gens
15:32et les consommateurs
15:32qui aujourd'hui
15:33sont les plus directement
15:34concernés par l'inflation
15:35et par la remontée
15:36des taux d'intérêt.
15:37Donc quand vous avez
15:37des taux d'intérêt
15:38à ce niveau-là,
15:392% de taux réel,
15:40voire davantage,
15:41avec une croissance
15:41quasiment nulle,
15:43comment on fait ?
15:44Comment on fait
15:44pour réduire la dette ?
15:45Comment on fait surtout
15:46pour avoir de la croissance
15:47en Europe ?
15:48Et malheureusement,
15:49la solution de la BCE aujourd'hui
15:50c'est de détruire
15:51la demande interne,
15:52c'est de parier
15:53contre la croissance.
15:54Fondamentalement,
15:54d'ailleurs,
15:55le président de la Bundesbank
15:56avait dit il y a quelques mois
15:57la récession,
15:58c'est le début de la solution.
15:59Bah, on y est,
16:00donc tant mieux,
16:01on verra,
16:01ça serait intéressant
16:02de voir comment le gouverneur
16:03demain réagit à cette situation
16:04s'il est disposé
16:07à y répondre.
16:07On l'écoutera à 7h45,
16:09invité de Good Morning Business
16:10sur notre antenne
16:11au micro de Sandra Gondoin,
16:12on le disait tout à l'heure.
16:13Sur le pétrole,
16:14on parle d'un prochain seuil
16:16à 120 dollars.
16:17Pour vous,
16:18c'est inévitable ?
16:19Moi, je ne suis pas vraiment
16:19un chartiste,
16:20donc connaître véritablement
16:21les seuils,
16:21ce n'est pas ce que fait mon métier.
16:22En revanche,
16:23je crois que tout est fait
16:24pour avoir plutôt
16:24une spirale à la hausse.
16:27Et vous vous rappelez-vous
16:28qu'en 2008,
16:29on avait un niveau du pétrole
16:30qui était bien au-delà
16:31des 120 dollars.
16:32Romain Dobry,
16:33votre avis sur le cours du pétrole
16:35et puis sur le secteur énergétique ?
16:38Alors,
16:39sur le cours du pétrole,
16:40on avait donné,
16:41on semble,
16:43au-delà de 75 dollars
16:45le baril,
16:49On va reprendre
16:49dans un tout petit instant,
16:50on a un souci de liaison.
16:52Romain Dobry,
16:53on vous recontacte tout de suite.
16:55Sur le secteur énergétique,
16:56on parlait de TotalEnergie,
16:57Hervé Laurent,
16:58qu'est-ce que vous regardez d'autre ?
16:59Alors,
17:00on peut s'intéresser,
17:01par exemple,
17:01à des sociétés
17:02comme Technicas Reunidas,
17:04donc une société espagnole,
17:06et Mayre,
17:06donc ça s'écrit Mer,
17:08M-A-I-R-E,
17:08qui sont deux sociétés,
17:10en fait,
17:10qui permettent de fabriquer
17:13tout ce qui va permettre,
17:14enfin,
17:15des raffineries
17:16ou tous les centres de traitement,
17:18si j'ose dire,
17:18ou de liquéfaction,
17:20en fait,
17:21qui sont liés au pétrole et au gaz,
17:24et toute la pétrochimie
17:25qui se trouve derrière.
17:26Pourquoi c'est intéressant ?
17:27Parce qu'effectivement,
17:29les frappes au Moyen-Orient,
17:30ça veut dire qu'il y a des capacités
17:32qui vont être à reconstruire,
17:33à moderniser
17:34ou à simplement remettre en état.
17:36Donc ça,
17:36c'est du carnet de commandes
17:37qui arrive.
17:38Et la seconde chose,
17:39c'est que vous avez vu
17:40que finalement,
17:41il y a des vraies faiblesses,
17:43si j'ose dire,
17:43dans la chaîne d'approvisionnement mondiale.
17:46Et donc,
17:46il va falloir dupliquer,
17:48quelque part,
17:49les réseaux et l'approvisionnement.
17:50Et donc,
17:51ça va faire des carnets de commandes
17:52qui vont être,
17:54à notre sens,
17:55assez élevés
17:56sur ces sociétés-là.
17:57Emmanuel Sann ?
17:58En matière d'investissement,
18:00un petit peu d'investissement,
18:00écoutez,
18:01moi,
18:01je vais être peut-être
18:02un peu contrariant,
18:03mais je pense qu'il faut regarder
18:04les taux d'intérêt.
18:05Les taux d'intérêt ont beaucoup monté,
18:06vous le souveniez d'ailleurs
18:07en début d'émission.
18:08On est à plus de 4%
18:09sur la dette française,
18:11plus de 4%
18:11sur la dette américaine.
18:13Mais on s'y attendait en même temps.
18:14On s'y attendait,
18:15mais aujourd'hui,
18:16on est bien rémunérés,
18:17par exemple,
18:18pour détenir du dollar.
18:18C'est-à-dire qu'à la fois
18:19aux États-Unis,
18:20vous avez une visibilité
18:21de la croissance,
18:22très liée à l'IA,
18:23effectivement,
18:23mais quand même,
18:24on a une bonne visibilité
18:25de la croissance
18:25avec finalement un État
18:27et une banque centrale
18:28qui accompagnent le mouvement.
18:30Un dollar qui s'apprécie
18:32contre l'euro.
18:34Donc, je pense qu'aujourd'hui,
18:35si on a une idée
18:37d'investissement à avoir,
18:38c'est pourquoi pas
18:38avoir des obligations
18:39à 10 ans américaines,
18:41soit directement,
18:42je préfère un investissement physique,
18:44soit indirectement
18:44au travers d'un traqueur.
18:45Au plus haut depuis janvier 2025.
18:47Voilà, ça peut monter,
18:48vous allez me dire,
18:48effectivement.
18:49Les points d'achat,
18:50les points d'intervention
18:50sur les taux ne cessent
18:51de grimper depuis
18:52quelques semaines,
18:54mais ça peut monter encore
18:55parce que les banques centrales
18:57ne sont pas disposées
18:58pour des raisons
18:59à la fois culturelles,
19:00psychologiques,
19:01idéologiques,
19:01à rentrer dans une phase
19:02de quantitative easing,
19:04de rachat de titres d'État.
19:06Donc, ça peut monter
19:07et ça monte,
19:08à mon avis,
19:08en Europe jusqu'aux élections prochaines.
19:10Mais on peut petit à petit
19:12constituer une position
19:13avec des niveaux de rendement
19:14qui sont malheureusement
19:15très supérieurs à la croissance.
19:17Et si je me permets
19:18effectivement de rebondir
19:19sur ce que vous dites
19:20et qui est très pertinent,
19:22un secteur qui est intéressant
19:23à jouer,
19:23ce sont les banques.
19:24Les banques bénéficient
19:26évidemment des hausses des taux.
19:28BNP Paribas
19:29qui met un peu la pression
19:30au secteur bancaire
19:31avec des bonnes publications.
19:33Oui, oui, tout à fait.
19:34Alors,
19:35on retrouve ça un peu
19:37dans tout ce que j'appellerais
19:38l'Europe du Sud
19:38un peu large,
19:39donc l'Espagne,
19:40l'Italie
19:40et la France,
19:41évidemment.
19:43Pourquoi ?
19:44Tout simplement
19:45parce que ce sont
19:45les banques
19:46qui arrivent aujourd'hui
19:47à faire des croissances,
19:48des résultats
19:50qui sont de l'ordre
19:50de 8 à 10%,
19:51même un peu mieux
19:52pour certaines banques,
19:54tout en payant
19:55des dividendes
19:55qui sont très élevés.
19:57Donc,
19:57on a un secteur
19:58qui bénéficie
19:59de la hausse des taux,
20:00qui paye du dividende
20:02et qui fait de la croissance.
20:03Et en fait,
20:04ce n'est pas si évident
20:04que ça de trouver
20:05un secteur
20:06qui fait 8-10%
20:07de croissance
20:08année après année.
20:09Je pense que les banques
20:10doivent remercier
20:10la baissie, eux.
20:11Avec des taux longs à 4%
20:13et des dépôts non rémunérés,
20:14c'est assez facile
20:15de faire de l'argent.
20:16Romain Dobré,
20:16on vous a retrouvé,
20:17on était en train
20:18de parler du secteur bancaire,
20:20votre regard là-dessus
20:21et puis peut-être
20:22le pétrole aussi,
20:23les 120 dollars,
20:24pour vous,
20:24on va y arriver ?
20:26Le secteur bancaire
20:27reste un des rares secteurs
20:28qui soit identifié
20:29comme secteur fort.
20:30Pour l'instant,
20:31c'est plutôt le stock picking
20:31qui est à privilégier
20:32et avec le secteur
20:33de l'assurance
20:34et de la techno,
20:35même si c'est un peu
20:36plus volatile pour l'instant,
20:37ça fait partie
20:37des rares secteurs
20:38qui en Europe,
20:38en tout cas,
20:39surperforment.
20:39Donc oui,
20:40on est toujours positif,
20:40même si on s'approche
20:41ou on a atteint
20:42des cibles graphiques
20:43ou on a été assez proche
20:44sur certains titres
20:45comme la BNP par exemple.
20:47Pour ce qui est du pétrole,
20:48oui, effectivement,
20:49on avait donné début juillet
20:50un signal d'achat
20:51ensemble sur votre antenne
20:52au débordement
20:52de 74,80 euros
20:54sur le Brent.
20:55La cible idéale
20:56de ce mouvement,
20:57elle était située
20:57entre 96,20 et 98,05.
21:00Compte tenu du contexte,
21:01la cible en question
21:03a été débordée.
21:04Tant qu'on est au-dessus,
21:05on peut viser
21:05des extensions
21:06en direction
21:06de la zone 109-115
21:08qui est vraiment
21:09une zone clé
21:09sur le Brent.
21:10Pour l'instant,
21:11est-ce qu'on ira ou pas ?
21:12C'est évidemment
21:12très lié à l'actualité,
21:14mais c'est le chemin
21:15qu'a l'air de vouloir
21:15prendre le Brent
21:17qui, tant qu'il est
21:17au-dessus de 96,20,
21:19garde son parcours haussier.
21:21Puis vous me demandiez
21:22ce qu'il en était
21:23des matières premières.
21:24D'une façon générale,
21:25on est haussier structurellement
21:27avec évidemment
21:27des arbitrages,
21:28mais selon les périodes
21:29depuis 2020,
21:30on voit et on l'évoquait
21:31dès le début de la semaine
21:32que ça pouvait être
21:33un arbitrage intéressant.
21:34Si on prend un panier
21:36de matières premières
21:37comme un ETF
21:40qui est équipondéré,
21:41depuis le début de la semaine,
21:42il a pris 5%.
21:43Et effectivement,
21:44dans ces contextes de marché,
21:45ça constitue un arbitrage
21:45qui est extrêmement intéressant
21:46et un train
21:48dans ses mouvements
21:48un peu volatiles.
21:50Hervé Laurent,
21:50d'accord avec l'analyse ?
21:52Oui, je ne suis pas
21:53d'analyse chartiste,
21:55mais effectivement,
21:56110 dollars,
21:57ça a l'air d'être
21:57très raisonnable.
21:59On avait la BCE,
22:00on en a parlé,
22:00on aura la Fed
22:01la semaine prochaine.
22:03À quoi est-ce qu'il faut
22:04s'attendre ?
22:05Comment vous regardez
22:05aussi ce prochain rendez-vous ?
22:06C'est très intéressant
22:08ce qui se passe à la Fed
22:09parce qu'avec le nouveau gouverneur,
22:10on a une mode de communication
22:11qui est très différent
22:12du précédent.
22:13Vous le savez,
22:13avec une mise à l'écart
22:14finalement des opérations
22:15de forward guidance
22:16qui permettaient aux opérateurs
22:18de marcher, de se caler,
22:19si je puis dire,
22:19par rapport aux propos
22:22du président de la Fed.
22:23J'ai le sentiment
22:24que du côté de la Fed,
22:25on a quand même une vision
22:26qui est plus conservatrice
22:27de la politique monétaire
22:28qu'elle n'était du temps
22:29du prédécesseur de M. Warch
22:31et je ne parle même pas
22:32de ceux que nous avons connus
22:33durant la période
22:34de quantitative easing.
22:35Donc c'était quand même
22:35un sujet.
22:36On a une banque centrale
22:37qui est vraisemblablement
22:37plus rigide,
22:41plus dogmatique peut-être,
22:42en tout cas moins pragmatique
22:44qu'elle ne l'était.
22:45Donc ça, ça pèse quand même
22:46sur les taux d'intérêt aussi,
22:47en tout cas sur la résistance
22:48à la baisse des taux d'intérêt
22:49et du côté de la BCE,
22:51je ne sais pas si vous voulez
22:52qu'on en parle,
22:52mais du côté de la BCE,
22:54je crois que là également,
22:56ce qui est très frappant,
22:57c'est que le quantitative easing,
22:59l'assouplissement quantitatif
23:00nous a permis de sortir
23:01de la crise,
23:02d'une crise majeure en 2010,
23:05crise entretenue
23:05par la politique monétaire
23:06extrêmement rigide
23:07de la BCE
23:08dans les années
23:08qui avaient précédé.
23:09Et là, aujourd'hui,
23:10plus personne n'évoque le sujet.
23:12C'est-à-dire qu'en fait,
23:12on considère que c'est vraiment
23:13le mal absolu
23:14et je crois que dans un contexte
23:16de contraction de l'économie,
23:17du hausse du prix
23:17des matières premières,
23:18de renchérissement
23:19du risque géopolitique
23:20et de remontée des taux
23:22avec une faiblesse
23:23de la demande interne,
23:24si les banques centrales
23:24ne sont pas là au rendez-vous
23:26pour faire leur métier,
23:28qui est quand même
23:29d'apporter des liquidités
23:30quand le système va mal,
23:31on aura de grandes difficultés.
23:33Il nous reste trois minutes
23:34avant d'avoir un petit peu
23:35votre regard,
23:36chacun d'entre vous,
23:37sur ce qu'il faut justement regarder,
23:39peut-être acheter aussi
23:39pour la deuxième partie de l'année.
23:41Les valeurs que nous n'avons pas
23:43vraiment commentées,
23:44Hervé Laurent,
23:44mais des publications ce matin,
23:45Thalès,
23:46Dassault Systèmes,
23:47du côté du SBF 120,
23:48on en parlait aussi,
23:49Soitech avec une belle publication,
23:50comment vous avez regardé tout ça ?
23:51Alors Thalès,
23:52c'est assez intéressant
23:53parce que par rapport
23:54à tout ce qu'on disait
23:56du conflit,
23:56en fait,
23:58récemment,
23:58sur les deux derniers mois,
24:00on va dire que
24:01tout le secteur de la défense
24:02s'est replié.
24:03Alors c'est vrai
24:03qu'il avait monté de manière
24:04peut-être un peu exagérée
24:06à un moment donné,
24:07mais il s'est réellement replié.
24:08Et ce qu'on voit
24:09avec la publication de Thalès,
24:10c'est qu'en faisant strictement
24:12ce que tout le monde attendait,
24:13en fait,
24:14on a une action
24:15qui est à plus 5,
24:15plus 6,
24:176%.
24:19Et qu'est-ce qu'elle démontre,
24:20cette publication
24:21qui est intéressante,
24:22c'est que les carnets de commandes
24:24croissent à 22%.
24:26Donc on a vraiment,
24:27c'est un mouvement
24:28très vigoureux,
24:29si j'ose dire,
24:30la reprise de la défense
24:31avec une forte visibilité,
24:33un chiffre d'affaires
24:33qui croît pratiquement
24:34à 8%
24:35et il y a du levier opérationnel.
24:37Donc la marge,
24:38elle passe de 12,2%
24:39à 12,5%.
24:40Eh bien,
24:41ça crée en fait
24:42des résultats opérationnels
24:43qui croissent
24:44à deux chiffres
24:45et avec une très forte visibilité
24:47sur ce mouvement-là
24:48pour les prochaines années.
24:49Donc ça,
24:50on renouvelle,
24:51entre guillemets,
24:52notre intérêt
24:52sur le secteur de la défense.
24:54Une publication aussi
24:55ce soir après Bourse,
24:56celle de Carrefour,
24:57donc dans le vert
24:57au premier semestre,
24:59la consommation alimentaire
25:00qui résiste,
25:01on y reviendra
25:01dans le 18h éco
25:02dans 5 minutes.
25:03Qu'est-ce que vous regardez
25:04sur la deuxième ?
25:05C'est un message général
25:06qu'on peut passer,
25:08c'est qu'effectivement,
25:09on a une journée
25:10qui est assez maussade
25:11pour tout le contexte
25:13qu'on vient d'expliquer,
25:14mais quand on regarde
25:15une à une
25:16toutes les publications
25:17qui ont eu lieu aujourd'hui,
25:19en fait,
25:19même celles
25:20qui ont eu
25:20des moins neufs,
25:22etc.,
25:22en fait,
25:23les publications
25:23étaient quand même
25:24extrêmement robustes.
25:26Peut-être une surréaction
25:27du marché aussi
25:28sur certains titres ?
25:29C'est ce contexte,
25:31mais quand on regarde,
25:32typiquement,
25:33vous prenez un groupe,
25:34c'est de la grande consommation,
25:35on pourrait se dire
25:35qu'il y a de la faiblesse,
25:36et bien non,
25:37ils font 2% de croissance
25:39auprès du grand public
25:40et la marge monte.
25:41On est au bout,
25:41en 10 secondes,
25:42qu'est-ce que vous regardez
25:43sur la deuxième partie
25:44de l'année ?
25:45C'est ce que je vous disais,
25:46la défense.
25:47La défense, Emmanuel ?
25:49La défense,
25:49je suis assez d'accord.
25:51Malheureusement,
25:51il faudrait que
25:52que l'Europe prenne le relais,
25:54puisque le plan de relance allemand,
25:56le plan de réarmement,
25:57il faut bien l'appeler comme tel,
25:58ne produit pas toujours
25:59ces effets,
26:00et en France,
26:01là également,
26:02l'argent met du temps
26:04à russeler
26:05dans le secteur de la défense.
26:06Voilà, Romain Dobry,
26:07le mot de la fin.
26:09Eh bien,
26:10assez d'accord
26:10avec les secteurs
26:11qui ont été évoqués,
26:12mais effectivement,
26:12les valeurs pétrolières
26:13constituent un bon arbitrage
26:14en ce moment.
26:15Je ne pense pas
26:15que le potentiel aussi
26:16soit énorme,
26:17mais en global,
26:18d'une dizaine de pourcents encore,
26:19mais ça constitue effectivement
26:20un bon palier,
26:21un bon paliatif
26:22dans les mouvements
26:23un peu tendus
26:24qu'on connaît en ce moment.
26:25Le secteur bancaire
26:26reste fort.
26:27Le luxe va nous intéresser
26:28vraiment parce qu'on a vu
26:28des sanctions aujourd'hui
26:29à cause de Montclair,
26:30mais la semaine dernière,
26:31on était plutôt positifs
26:32grâce à Richemont,
26:33donc la semaine prochaine
26:34va être particulièrement intéressante.
26:35Il y a quand même des titres
26:36qui arrivent sur des points d'entrée.
26:38Dassault Systèmes
26:39est intéressante aussi,
26:39sa réaction en hausse
26:40dans un marché
26:41qui a baissé aujourd'hui,
26:42alors qu'elle revienne très loin,
26:43est quand même intéressante aussi.
26:44On a éputé,
26:45pour les plus petites valeurs,
26:46il y a Ipsos
26:46qui a eu un comportement intéressant
26:47qui nous paraît
26:48avoir encore un peu
26:49de potentiel aussi.
26:50Et puis,
26:51on l'avait évoqué déjà
26:51en début de semaine ensemble,
26:52effectivement,
26:53le secteur de la défense
26:54et le nucléaire
26:54peuvent être des arbitrages
26:55à surveiller aussi.
26:5817h57,
26:58merci à tous les trois,
26:59nous sommes au bout.
27:00Merci de nous avoir accompagnés.
27:01Emmanuel Salle,
27:02président de la financière de la Cité,
27:03Hervé Laurent,
27:04gérant chez Groupama Asset Management,
27:06Romain Dobry,
27:06consultant Bourse Direct.
27:08L'analyse de ses résultats semestriels
27:10sera aussi au programme
27:11de Good Morning Business.
27:12Demain,
27:13beaucoup de rendez-vous,
27:14vous allez voir autour
27:14de Sandra Gondouin
27:16avec ses invités.
27:178h20,
27:18Christophe Peria,
27:18directeur général de Valeo.
27:208h35,
27:20Thierry Laborde,
27:21directeur général délégué
27:22de BNP Paribas.
27:23À 7h45 aussi,
27:24on en parlait,
27:25Emmanuel Moulin,
27:26gouverneur de la Banque de France.
27:27Votre prochaine dose de marché
27:28en direct,
27:29c'est demain à 9h.
27:31Good Morning Market,
27:32Etienne Brac aux commandes.
27:33Pour ceux qui le souhaitent,
27:34nous sommes encore ensemble
27:35dans un instant,
27:36en direct pendant 30 minutes.
27:37C'est le 18h écho,
27:39un condensé de l'actualité
27:40économique du jour.
27:41À tout de suite.
27:44Vos placements,
27:46nos conseils sur BFM Business.
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