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  • il y a 4 mois
Ce mardi 14 avril, Raphaël Legendre a reçu Philippe Mutricy, directeur des études de Bpifrance, Stéphanie Villers, économiste et conseillère économique chez PwC France et Maghreb, et Nicolas Lioliakis, associé chez Kearney, cabinet de conseil en stratégie, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:05BFM Business et La Tribune présente
00:08Les experts, Raphaël Lejean
00:12Allez bonjour, bienvenue à tous, il est 10h pile, vous êtes en direct sur BFM Business et les experts avec
00:18une question simple ce matin
00:20Les entreprises françaises sont-elles en train de décrocher ? S'approche-t-on du seuil d'alerte ?
00:27Le pays a déjà connu une année noire en 2025 avec près de 70 000 liquidations d'entreprises
00:32Et bien au premier trimestre, ça empire, les défaillances accélèrent et ce sont pas moins de 75 000 emplois qui
00:39sont désormais menacés
00:41Alors pourquoi cette vague selon Thierry Millon d'Altares qui mesure ses défaillances ?
00:47Ça n'est pas l'Iran, ça n'est pas la Covid, on l'écoutera tout à l'heure
00:50Autrement dit, pas de choc extérieur majeur mais peut-être un problème plus profond et plus structurel
00:56Et dans le reste de l'actualité, le gouvernement qui recule sur le 1er mai
01:01Pas d'élargissement du travail cette année
01:05Et la présidente de l'Assemblée nationale, Yael Brown-Pivet
01:08Qui met en cause le gouvernement qui avait pourtant un an pour négocier
01:13Et bien finalement ce sont les syndicats qui obtiennent gain de cause
01:17La principale mission de Matignon n'est-elle pas d'éteindre les incendies à un an de la présidentielle ?
01:23Ce sera le deuxième thème des experts ce matin
01:26Et puis à l'international, la tension toujours très élevée entre les Etats-Unis et l'Iran
01:33Blocus naval, pression sur le détroit d'Hormuz, le spectre du choc énergétique toujours bien présent
01:41On va continuer à dénouer les fils de cette crise avec mes experts du jour
01:46Et puis enfin cap sur la Hongrie avec une nouvelle ère politique qui s'ouvre après 16 ans de Viktor
01:52Orban
01:53Quels sont les défis économiques du nouveau Premier ministre Peter Maguiar
01:59Et la super majorité de son groupe à l'Assemblée, Tizia
02:04Ainsi que le déblocage probablement rapide des milliards de fonds de l'Union Européenne
02:09Vont-ils permettre de remettre la Hongrie sur les rails et de l'Europe et de la croissance ?
02:15Voilà pour le programme du jour, il est 10h passé de 2 minutes
02:18Je vous rappelle qu'on est en direct sur BFM Business
02:21C'est les experts, allez c'est parti
02:27Les experts, débats et controverses sur BFM Business
02:33Et pour parler de ces nombreux sujets, j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau Nicolas Lioliakis
02:39Bonjour Nicolas
02:40Bonjour Raphaël
02:41Associé chez Carnet, cabinet de conseil en stratégie
02:44Face à vous Philippe Mutrici
02:45Bonjour Philippe
02:46Bonjour Raphaël
02:46Directeur des études de BPI France
02:49Bienvenue sur le plateau
02:50Et d'ici quelques secondes, voilà, elle peut rentrer en direct
02:53Entrée, Stéphanie Villers, économique, conseillère économique chez Price, Waterhouse, Coopers, PwC, Dorénavant, France et Maghreb
03:02Bonjour
03:03Bienvenue Stéphanie, bonjour à tous les trois
03:05On va commencer par ces dernières données d'Altares
03:10Après une année noire en 2025, je le disais, et près de 70 000 liquidations
03:16Un niveau extrêmement élevé
03:17Les défaillances d'entreprises montent encore au premier trimestre
03:22Plus 6,4 précisément
03:24Et s'approche de la cote d'alerte
03:27Alors pourquoi on va tout de suite commencer par écouter
03:30Thierry Millon d'Altares
03:33Qui mesure ce nombre de défaillances chaque trimestre
03:36Pour lui, ce n'est ni l'Iran ni la Covid
03:37On l'écoute tout de suite
03:40Les chiffres sont étonnamment mauvais
03:43Parce que nous avions vraiment l'espoir que sur ce T1
03:47Les bons signaux de fin d'année puissent être confirmés
03:51Un, ce n'est pas l'Iran
03:53Deux, ce n'est pas la Covid
03:54On est sur des sociétés, des entreprises qui sont à bout
03:58Parce que justement il y a eu la Covid
04:00L'Ukraine, puis l'inflation
04:01Puis à nouveau une autre crise
04:03Et donc on a forcément des entreprises
04:05Qui ont puisé à la fois dans leur énergie mentale
04:08Mais aussi et surtout financière
04:11Aujourd'hui elles sont à bout
04:12Ce n'est pas parce qu'on a un T1 très sévère
04:15Que l'année est déjà pliée
04:17En revanche, ce n'est pas parce que la construction
04:20A donné des signes favorables
04:22Qu'on doit déjà crier à victoire
04:24Donc il faut encore accompagner ces petits acteurs
04:26Voilà un constat qui n'est pas hyper positif
04:28Philippe Mutrici
04:29Des résultats étonnamment mauvais
04:33Des entreprises qui sont à bout
04:35Nous explique Thierry Millon d'Altares
04:38Vous les mesurez
04:40Vous mesurez la santé des entreprises
04:42Au travers notamment d'un baromètre trésorerie
04:43À BPI France, Philippe Mutrici
04:45Tous les trimestres, nos entreprises aussi
04:47Est-ce que vous êtes d'accord avec le constat
04:49De Thierry Millon ?
04:51Que voyez-vous depuis BPI France ?
04:53Alors, le constat sur le nombre de défaillances
04:56Je ne peux pas être en désaccord
04:57Je veux dire, les chiffres d'Altares
04:58Sont parfaitement fiables
04:59Et tout le monde les utilise
05:02En revanche, c'est vrai
05:03Vous mentionnez nos baromètres
05:04On n'a pas d'indicateur de trésorerie catastrophique
05:07Dans aucune de nos enquêtes
05:09Qui sont trimestrielles
05:12La trésorerie plutôt se maintient
05:14Et si on prend les chiffres de la Banque de France
05:15Là encore, c'est plus spectaculaire
05:17Parce que nos enquêtes, c'est du déclaratif
05:19Oui, alors que la Banque de France
05:21C'est un nombre de jours de trésorerie
05:22Et les nombres de jours de trésorerie
05:23C'était fin 2025
05:2540% de plus qu'avant Covid
05:27Donc, a priori, ce n'est pas le sujet
05:29En fait, ce qu'il y a dans ces chiffres
05:31Sur la défaillance d'entreprise
05:32On est dans un problème de regard
05:37On ne regarde que la partie négative
05:40C'est-à-dire les disparitions d'entreprises
05:4370 000 par an
05:44Et je pense que c'est un chiffre
05:45Avec lequel il va falloir s'habituer
05:48Pourquoi ?
05:49Ce n'est pas ce qu'on avait avant la crise
05:50Il faut rappeler qu'une moyenne
05:51Tout le monde ne le sait pas
05:52Mais enfin, on est à peu près à 50 000
05:55Défaillances d'entreprises par an
05:57Ce qui est l'avis du capitalisme
05:58C'est-à-dire que des entreprises peuvent
06:00Certaines doivent mourir
06:01Et donc, on regarde que le verre se vide
06:04Mais de l'autre côté, il y a le verre qui se remplit
06:06Le nombre de créations d'entreprises en société
06:10Je ne parle pas de 1 200 000
06:12Qui comprend presque 700 000 auto-entrepreneurs
06:16Si on regarde simplement le nombre
06:17De créations d'entreprises en société
06:19En 2015, on était à 120 000 par an
06:22Et en 2025, on est à 280 000
06:25Donc, il se crée en 10 ans
06:27Deux fois plus d'entreprises en société
06:29En société, on est d'accord
06:31Donc, c'est hors auto-entreprise
06:32Tout ça
06:33Tout ça
06:33Et même hors entreprise individuelle
06:35Donc, forcément
06:36Plus on crée d'entreprises
06:38Plus on a des défaillances
06:39Dans l'économie chumpeterienne
06:41Que vous venez de décrire
06:42On est dans une économie hyper concurrentielle
06:45Où on lance des modèles d'affaires
06:47Certains marchent
06:48Certains ne marchent pas
06:49Donc, ça, c'est une des explications importantes
06:51Il y en a deux autres derrière
06:52Je vais essayer d'aller plus rapidement
06:54Sur les deux autres
06:54Il y a eu une baisse
06:56Des défaillances d'entreprises
06:57Entre 2020 et 2022
07:00Grosso modo
07:00Liée aux aides de l'État
07:02A la fermeture des tribunaux de commerce
07:04On n'a pas tout à fait rattrapé
07:07Le nombre de...
07:08Ce n'est pas le cas encore en 2026
07:09Comment ?
07:10La queue de comète du Covid
07:11Ce n'est pas encore le cas
07:12Il y a un petit peu...
07:13Alors, sur les PME, c'est rattrapé
07:14Donc, le creux a été rattrapé
07:17En revanche, sur les TPE
07:18Le creux n'est pas encore rattrapé
07:20Il n'est même assez loin d'être rattrapé
07:21Donc, il y a encore un surcroît de défaillance
07:24Qui est lié à ces absences de défaillance
07:26Pendant les années post-Covid
07:27Et puis, le dernier point
07:29C'est qu'il faut aussi le dire
07:30On est dans une société économique
07:32Avec des profondes mutations
07:33Et donc là, on le voit plutôt en approche sectorielle
07:35Quels sont les secteurs dans lesquels il y a des défaillances ?
07:37Il y a des très très grosses différences selon les secteurs
07:40Et ça explique aussi que l'économie se transforme
07:43Mais notamment le commerce
07:43Stéphanie Villers
07:44Donc, ce que nous dit Philippe Mutrici
07:46C'est que ce n'est pas grave finalement
07:47C'est une forme d'intensification
07:49De la vie capitalistique française
07:51En quelque sorte
07:52Il y a plus de créations
07:53Il y a aussi plus de défaillances
07:55C'est tout à fait normal
07:55Donc, il ne faut pas...
07:56Parce que le discours d'Alteray
07:57C'est un peu inquiétant là, quand même
07:59Quand on nous dit que c'est étonnamment mauvais
08:02Que les entreprises sont tabou
08:04C'est que c'est l'environnement qui pèse
08:06Ce n'est pas ce que j'entends là
08:07Oui, alors après il faudrait regarder
08:09La durée de vie moyenne
08:11De ces entreprises qui font faillite
08:13Est-ce que ça c'est quand même la donnée
08:15Qu'on n'a pas ?
08:16Et si on regarde en fait un peu plus en profondeur
08:19Ce que nous donne la Banque de France
08:22On voit qu'il y a certains secteurs
08:23Qui sont quand même plus touchés que d'autres
08:24On en parle très peu
08:25Mais quand même le secteur agricole
08:27Est fortement touché
08:28Par ces défaillances d'entreprises
08:30Donc on comprend peut-être mieux
08:32La colère des agriculteurs
08:36Ce n'est pas des difficultés fantasmées
08:39C'est des difficultés réelles
08:40Puisqu'il y a eu une forte augmentation
08:43Des défaillances dans ce secteur-là
08:46Sur un an
08:46Alors là quand on parle de 70 000 liquidations
08:49Parce que le secteur agricole
08:50C'est 1, 2, 3% des entreprises françaises
08:53Je ne veux pas dire de bêtises
08:53Oui mais on en entend parler
08:55Quand même depuis un certain temps
08:57Ah oui ça c'est sûr
08:58Qu'il y a une dynamique
08:59Qui dure depuis quelques décennies
09:00Effectivement
09:01Quand on regarde les chiffres
09:02Et puis il y a aussi
09:03Le secteur des transports
09:06Qui en fait a été déjà impacté
09:09Par la crise énergétique
09:12Liée à la guerre en Ukraine
09:15Et qui se prend
09:16Enfin on ne la voit pas encore dans les chiffres
09:18Parce que c'est les chiffres de février
09:19Mais qui va se prendre une deuxième salve
09:21Avec la guerre en Iran
09:24Donc là on sait véritablement
09:26Que ce secteur va être de nouveau
09:29Fortement pénalisé
09:30Après il y a effectivement
09:32Je suis tout à fait d'accord
09:33Il y a cette transformation technologique
09:36Qui est en train de mettre un peu à mal
09:41Les secteurs traditionnels qu'on a connus
09:43Et qui ne sont pas en capacité
09:45De répondre à ces nouveaux besoins
09:48Et à cette nouvelle demande
09:49Nicolas Liulia
09:50Qui je rappelle que vous êtes associé
09:52Chez Cornet
09:53Vous dirigez le bureau parisien
09:55Votre job c'est de conseiller
09:57Toutes ces entreprises au quotidien
09:59Est-ce que ces chiffres vous inquiètent ?
10:01Encore une fois
10:02On voit qu'on peut avoir différentes lectures
10:04Autour de ces données
10:08Inquiète
10:08Je partage le raisonnement
10:10On connaît l'histoire
10:11Donc il y a eu une phase d'indulgence
10:15Et d'accompagnement
10:16Plutôt vertueux par l'Etat
10:18Et par les banques
10:19Parce que le geste
10:20C'est surtout
10:20C'est beaucoup l'URSAF
10:21C'est intéressant
10:22Moi je l'ai appris à ce moment-là
10:23C'est-à-dire que le premier pourvoyeur
10:25Enfin le premier moteur
10:27Des défaillances d'entreprise
10:28Finalement ce sont les URSAF
10:29Devant les tribunaux de commerce
10:30Qui réclament des impayés
10:33Et donc on a levé
10:34En fait pendant le Covid
10:35Les demandes d'impayés
10:37Et effectivement
10:37Le nombre de défaillances
10:39A été divisé par deux
10:40Donc il y a eu les PGE
10:41Il y a eu effectivement
10:44L'administration
10:45Qui dans son ensemble
10:45A été indulgente
10:47Et a pris rendez-vous
10:49Pour plus tard
10:50Donc le plus tard est arrivé
10:51C'est un peu ça le problème
10:52Ce qui est caractéristique
10:53De cette crise
10:54C'est vraiment parce que
10:54C'est une crise
10:55Enfin on a un peu de croissance
10:56En France
10:57Mais on a des défaillances
10:57En entreprise
10:59C'est vrai qu'on a une économie
11:00Avec un rôle très fort de l'Etat
11:02La consommation est plutôt pas mal
11:04Je ne sais pas comment
11:05Vous la voyez
11:05Elle résiste à peu près
11:07Donc c'est pas un problème
11:08De revenus
11:09C'est un problème de modèle
11:10En fait
11:11Et c'est là que
11:12Votre point sur la
11:14Discriminer
11:14La façon dont on lit
11:16L'impact sur l'économie
11:17Et les secteurs affectés
11:18Il y a des modèles
11:19Qui sont d'une certaine façon obsolètes
11:21Oui
11:22C'est un problème
11:23C'est une crise de marge
11:24Pour le retail
11:25Pour la restauration
11:27Pour le transport
11:28B2C
11:28Donc c'est vraiment
11:29Un problème de marge
11:30On est beaucoup plus strict
11:32Dans la façon
11:33D'analyser
11:34La promesse de revenus futurs
11:37Comme un élément
11:38De garantie
11:39Sur l'endettement
11:40Possible
11:40Et donc les banques
11:41Ont refermé
11:42On est quand même
11:43Une économie
11:43Très intermédiaire
11:44Très bancaire
11:45Surtout pour les PME
11:46Et les ETI
11:46Ce qui n'est pas le cas
11:47Dans d'autres pays
11:48Et donc
11:49Quand la banque
11:50Commence à être
11:51Beaucoup plus sélective
11:52Elle active
11:52La deuxième lame
11:54De la purge
11:54Mais qui est une purge
11:55Sondamentale
11:56C'est pour ça
11:56Que c'est pas rassurant
11:57Quand même
11:58Oui
11:58Philippe Mutrici
11:59J'ai deux points
12:00Complémentaires
12:00Toujours dans l'idée
12:02De bien comprendre
12:03Ces chiffres
12:04On a parlé donc
12:05De secteurs en souffrance
12:06Et d'autres
12:07Qui le sont moins
12:07Si on se concentre
12:08Par exemple
12:09Sur l'industrie
12:09La valeur ajoutée
12:11Dans la pharmacie
12:12Donc
12:13Gros
12:14Grosse puissance industrielle
12:15Française
12:16Est de
12:1718%
12:18Supérieure
12:18A celle de 2019
12:19Ah oui
12:20Si on prend l'automobile
12:21On est à moins 17
12:23Donc déjà
12:23Si on regarde
12:24Et on peut faire
12:25Tous les secteurs industriels
12:26Les uns après les autres
12:27La chimie
12:28Moins 15
12:29La mécanique
12:30A peu près
12:30Moins 15 aussi
12:31Et puis vous avez
12:32Des secteurs
12:33Qui sont en positif
12:34Et notamment
12:34L'électronique
12:35L'optique
12:36Etc
12:36Là c'est à peu près
12:37Plus 7
12:38Plus 8
12:38Et donc déjà
12:39Si on applique
12:40Cette grille
12:40De discrimination
12:41Des secteurs
12:42De l'industrie
12:43A l'ensemble
12:44De l'économie
12:44On va retrouver
12:45Exactement la même chose
12:45Des secteurs
12:46En très forte croissance
12:47Dans les services
12:48D'autres en souffrance
12:49Vous avez parlé
12:50Des transports
12:50Effectivement
12:51Les transports
12:52C'est un secteur
12:52Qui souffre énormément
12:53Pour des raisons
12:54Conjoncturelles
12:55C'est un secteur
12:55A faible marge
12:56Et puis pour des raisons
12:57Aussi un peu plus structurelles
12:58Ce que vous nous dites
12:58Philippe
12:59C'est que c'est
12:59D'avantage structurel
13:00En réalité
13:01C'est des dynamiques
13:02Engagées depuis
13:06Je ne suis pas dans le discours
13:07Catastrophiste d'Altarest
13:08Qui donne l'impression
13:10De dire qu'on est
13:11Face à une conjoncture
13:12Terrible
13:12Un jour juin
13:12Ce n'est pas la conjoncture
13:13Qui est terrible
13:14On est avant Iran
13:15On était sur une croissance
13:16A peu près 1%
13:17Attendue cette année
13:17Donc avec un acquis
13:19De croissance d'ailleurs
13:19Qui était déjà très fort
13:20Au premier trimestre
13:21Donc on était plutôt
13:22Sur une bonne dynamique
13:23Je ne pense pas
13:24Que ce soit ça
13:25L'explication
13:25L'explication
13:26Elle est plus structurelle
13:27Effectivement
13:27Sur un changement
13:29De double changement
13:30Une économie
13:31Qui crée beaucoup
13:31Plus d'entreprises
13:33On est à 33%
13:34Des Français
13:35Qui ont un pied
13:36Dans l'entreprise
13:37Ça c'est un chiffre
13:38De BPI France Lab
13:39Qu'on a publié en décembre
13:4033% des Français
13:41On a un pied
13:41Dans l'entreprise
13:42Soit en tant que dirigeant
13:43Soit en tant que créateur
13:44Soit en tant qu'ancien chef d'entreprise
13:46Soit en tant qu'intentionniste
13:47C'est à dire
13:48J'ai envie de créer mon entreprise
13:49Donc forcément
13:50Toutes ces entreprises
13:50Qui se créent
13:52Toutes ne peuvent pas marcher
13:53C'est pas possible
13:54Et j'ai un deuxième point
13:56Très rapide aussi
13:58A développer
14:00C'est que
14:01Si on prend en fait
14:04Ces chiffres
14:04Avec un peu de recul
14:06Oui
14:06Il n'y a pas de
14:09Comment dirais-je
14:10De défaillance de crédit
14:11Majeure
14:12Oui
14:12Et
14:13Oui c'est vrai
14:13Qu'on peut le voir
14:14Sur les défauts de paiement
14:15Aussi du côté de l'OQA1
14:16C'est un autre
14:17Donc ça c'est un point important
14:18Ces défaillances
14:19Ne touchent pas
14:19L'ensemble
14:20De l'économie
14:22Il n'y a pas d'effet
14:22De dominon
14:23Et puis
14:24Aussi
14:26Il faut
14:27Il faut dire que
14:30Sur ces
14:31Sur ces défaillances
14:33Encore une fois
14:35L'effet
14:36Redressement
14:37Judiciaire
14:37Est important
14:38C'est mentionné
14:39Dans l'étude d'Altern
14:40Oui absolument
14:40C'est-à-dire qu'on a de plus en plus
14:41D'entreprises
14:42Qui partent en redressement judiciaire
14:44Ça ne veut pas dire
14:45Qu'elles vont fermer
14:46C'est ça qu'il faut expliquer
14:47Exactement
14:47Et on a sorti une autre étude
14:49Sur le sujet
14:49Qui montre que
14:51Les chefs d'entreprise
14:51Méconnaissent ces procédures
14:53D'accompagnement
14:53Et qu'ils auraient intérêt
14:55À aller plus tôt
14:56Au tribunal de commerce
14:57Pour anticiper la faillite
14:58Et partir dans des procédures
15:00Amiables
15:00Ou des procédures de redressement
15:01C'est le message
15:02Que passent les greffiers
15:03De tribunaux de commerce
15:03C'est aller le plus tôt possible
15:05Les voir
15:06C'est toujours très compliqué
15:07Quand on est chef d'entreprise
15:08Évidemment
15:09C'est pas la route
15:10Qu'on a envie de prendre
15:11Mais plus le dossier
15:13Est pris en amont
15:14Et plus vous avez de chances
15:15De sauver
15:16Exactement
15:16Votre entreprise
15:18Bon un dernier point
15:18Sur les prévisions
15:20Moi je suis quand même
15:20Un peu plus pessimiste
15:21Pour deux raisons
15:22Oui Stéphanie Villers
15:23D'une part
15:23C'est que
15:24Produire c'est bien
15:25Mais vendre
15:26C'est encore mieux
15:27Donc il faut que la production
15:28Soit en adéquation
15:29Avec la demande
15:30Et non
15:31Depuis quand même
15:32Quelques années en France
15:33On voit bien trimestre
15:35Après trimestre
15:35La consommation
15:36N'est pas au rendez-vous
15:37On entend assez parler
15:38De ces français
15:39Qui épargnent
15:40Plutôt que de consommer
15:41Ça a une incidence
15:43Directe sur les entreprises
15:44Après on sait
15:45Que les entreprises
15:46Les plus touchées
15:47Par la défaillance
15:48Ce sont les petites
15:49Et les moyennes entreprises
15:50Pourquoi ?
15:50Parce qu'elles ont
15:52Une vision hexagonale
15:53De leur marché
15:54Elles ne vont pas
15:54À l'extérieur
15:55Contrairement aux grands groupes
15:58Donc quand
15:58Celles qui sont les plus touchées
15:59C'est de 20 à 100 salariés
16:01Voilà
16:02Donc c'est celles
16:03Qui subissent en fait
16:05Un marché français
16:07Qui est comprimé
16:08Par une consommation
16:10A tonne
16:10Et moi ce qui me fait peur
16:11En fait c'est ce qu'il est en train
16:12D'advenir
16:13Sur ces entreprises
16:15Endettées
16:16Avec des taux d'intérêt
16:17Qui sont en train
16:18De se durcir
16:19En réalité
16:19On voit bien que
16:21Tant que les taux d'intérêt
16:22A été nuls
16:23Ça allait très bien
16:24Avec les PGE
16:25Quand ça commençait à monter
16:26On s'est dit
16:26C'est normal
16:27Il y a plus de défaillance
16:28Pour autant
16:28On sait très bien
16:29Que ce qui va
16:30Ce qui nous arrive
16:31Dans les semestres à venir
16:33C'est véritablement
16:34Un durcissement
16:36Des conditions
16:37De financement
16:38Avec la hausse
16:38Donc ça pourrait empirer
16:39C'est ce que vous nous dites
16:40Ce matin
16:40Moi c'est ma crainte
16:41En fait
16:42En réalité
16:42C'est quand même
16:43On a quand même
16:43Des entreprises
16:44Qui sont largement endettées
16:45Et qui doivent
16:47En fait
16:47Qui regardent
16:48Comme le lait sur le feu
16:49L'évolution
16:51Des taux d'intérêt
16:52Et la pente
16:53Qui est en train de prendre
16:54Les taux d'intérêt
16:55Actuellement
16:55Est plutôt très inquiétante
16:57C'est ça qui me
16:59Pour moi
17:00C'est un des risques
17:01Majeurs
17:02Pour les entreprises
17:03À venir
17:04C'est évidemment
17:04Corréler au niveau
17:05De l'inflation
17:06À venir
17:06C'est le point
17:08L'autre élément
17:09Inquiétant
17:10C'est les délais de paiement
17:10C'est l'allongement
17:11Des délais de paiement
17:12Et là
17:12Il y a quand même
17:13Un risque de contagion
17:14Parce que dans un tissu
17:15Fragile
17:15Notamment industriel
17:16On n'a pas l'industrie
17:17De l'Allemagne
17:18Qui a pris cher
17:18Avec l'augmentation
17:20De ses ressources
17:21Du coût de ses ressources
17:21Et de ses matières premières
17:22Donc on n'a pas pris
17:23Ce choc là
17:24C'est en train
17:24De se rétablir à peu près
17:25Mais on a un tissu
17:27Industriel tellement fragile
17:28A l'exception
17:28De quelques grands fleurons
17:30Que l'ensemble
17:31De la chaîne de valeur
17:32Amont-Aval
17:32Est fragilisé
17:34C'est vrai même
17:35Pour la défense
17:35Qui va bien
17:37L'amont est quand même
17:38Très fragile
17:38Bon allez
17:39Pour un point positif
17:40Et clôturé sujet
17:41On a quand même
17:42Des prévisions
17:42De la Banque de France
17:43Qui voient encore
17:43Une croissance de 0,3
17:45Au premier trimestre
17:46Miraculeusement
17:47L'économie française
17:48Semble tenir
17:50A peu près
17:51Et pendant ce temps-là
17:53Le gouvernement
17:54Lui temporise
17:55Recule
17:55Sort
17:56La lance
17:57A incendie
17:58Il n'y aura pas
17:59D'élargissement
18:00Du travail
18:00Le 1er mai
18:01Cette année
18:02Contrairement
18:03A ce que proposait
18:04Une proposition de loi
18:05Défendue vendredi
18:06Par Renaissance
18:07Qui a mis le feu
18:08Au banc de l'Assemblée nationale
18:09Jean-Pierre Farandou
18:10Le ministre du Travail
18:11L'a annoncé hier soir
18:12Après avoir reçu
18:13Les organisations syndicales
18:16Vendebou
18:17Contre la proposition de loi
18:19Que Gabriel Attal
18:20Et son groupe
18:21Espérait faire adopter
18:22Avant la fin du mois
18:24Est-ce que c'est une bonne
18:24Ou une mauvaise nouvelle
18:25Saint-Philippe Mutrici ?
18:27Bonne ou mauvaise
18:28Est-ce qu'on avait besoin
18:28De cette proposition de loi
18:30Ou pas ?
18:31Je vais vous faire une confidence
18:32La France est un pays
18:34Très bloqué en fait
18:35Très difficile à réformer
18:37Et je trouve que
18:37Cet exemple
18:38Est particulièrement intéressant
18:41De ce point de vue
18:41Parce que
18:42Il s'agissait
18:44Simplement
18:44D'autoriser
18:45Des salariés
18:46Oui
18:47De certaines entreprises
18:49A travailler le 1er mai
18:51Notamment les fameux boulangers
18:52Et les fleuristes
18:53Contrairement à une idée
18:54Peut-être
18:55Trop répandue
18:57Il n'y a pas d'interdiction
18:58D'ouvrir sa boulangerie
18:59Si je suis boulanger
19:01Je peux ouvrir ma boulangerie
19:02Simplement
19:02Je n'ai pas le droit
19:03De faire travailler mes salariés
19:04C'est le patron
19:04Qui peut travailler
19:06Mais pas les salariés
19:07Je pense que
19:08Économiquement
19:09Ça ne se voit pas
19:10Dans la croissance
19:11Que ça soit fermé
19:12Ou que ça soit ouvert
19:12Donc on est typiquement
19:14Sur un enjeu
19:16Qui est beaucoup plus
19:17Un enjeu de société
19:18C'est un symbole
19:19En fait
19:20Plutôt qu'un enjeu économique
19:21Donc vous dites
19:22Est-ce que c'est grave
19:22Pour l'économie
19:23Moi juste sur le point économique
19:25Je ne pense pas
19:26En revanche
19:27Ce qui est un dommage
19:29Si vous voulez
19:29C'est que
19:31En proposant
19:32Des réformes
19:33Comme ça
19:33On a l'impression
19:34De s'attaquer
19:35A une montagne
19:36Et c'est le cas
19:36Puisqu'il y a un recul
19:37Un symbole en tout cas
19:38Donc forcément
19:39Politiquement
19:39Ça tangue
19:40La réalité
19:41C'est que la France
19:42En France
19:43Un salarié
19:44A temps complet
19:46Travaille beaucoup moins
19:47Que dans les autres
19:48Pays d'Europe
19:49Sur 27 pays
19:50On est 25ème
19:51Il n'y en a que 2
19:52Qui travaillent que moins
19:53Je parle bien des salariés
19:53A temps complet
19:54On fait 3 semaines de moins
19:56Qu'en Allemagne
19:56Par exemple
19:572 semaines de moins
19:57Qu'en Italie
19:58Et pareil pour l'Espagne
19:59Donc
20:00C'est pas tellement
20:01Le 1er mai
20:02Où il faut travailler
20:03Et pas travailler
20:03A la limite
20:04Si les partenaires sociaux
20:05Sont contre
20:07La mesure
20:08Du travail
20:09Des salariés
20:09Le 1er mai
20:10Pour des raisons
20:10D'histoire
20:11De cohésion
20:12Du corps social
20:13Moi je respecte
20:13Il n'y a aucun problème
20:14Mais le vrai sujet
20:16Il n'est pas là
20:16Le vrai sujet
20:17Il est sur nos 3 semaines
20:18La masse globale de travail
20:19Par rapport à l'Allemagne
20:20Il faudra bien y arriver un jour
20:21Stéphanie Villers
20:22Oui alors moi déjà
20:23Je pense que Renaissance
20:24A donné le bâton
20:25Pour se faire battre
20:26C'était évident
20:27Dans une assemblée
20:28Où il n'y avait pas
20:29De
20:30Majorité
20:30Bien sûr
20:31La gauche
20:32Allait monter au créneau
20:34Donc
20:34C'est un marqueur politique
20:35Ils ont reçu
20:36150 patrons d'ETI
20:38La semaine précédente
20:39Pour l'assemblée des patrons
20:41C'est dans une séquence
20:41Très pro-business
20:42Un an avant les élections
20:43Bon
20:44Ça semblait quand même
20:46Compliqué
20:47De faire passer
20:48Cette mesure
20:48Même qu'il y a une mesure
20:49Qui n'a aucune
20:51Qui n'aura aucun impact
20:52Économique
20:53Qui ne se verra pas
20:54Sur
20:54Sur la croissance
20:56Et puis
20:56D'autant
20:56Ça met en fait
20:58Les vrais enjeux
20:59De côté
20:59Je pense qu'à un an
21:00Des élections
21:01C'est quoi les vrais enjeux ?
21:02Justement c'est la problématique
21:04Moi je ne pense pas
21:05Qu'on ne travaille pas assez
21:06Je pense que surtout
21:07On n'est pas assez nombreux
21:08À travailler
21:09Avec cette problématique
21:10Des jeunes qui arrivent trop tard
21:11Sur le marché de l'emploi
21:12Et des seniors
21:13Et des seniors qui partent trop tôt
21:14Donc je pense qu'il est
21:16Notamment par rapport
21:17À l'ensemble
21:18Des pays européens
21:19Et notamment
21:21Par rapport aux Etats-Unis
21:22Donc aujourd'hui
21:24Il faudrait quand même
21:24Arriver avec des solutions
21:25Avec déjà un bilan
21:27Sur les contrats
21:29D'apprentissage
21:29Ça a fonctionné
21:30Ça coûte cher
21:31Mais comment on fait
21:31Pour essayer
21:33De pérenniser
21:34Ces mesures-là
21:35Pour que les jeunes
21:36Arrivent plus longtemps
21:36Dans l'emploi
21:37Est-ce que véritablement
21:39Faire des études
21:40Aussi longues
21:41Sont indispensables
21:42Dans un contexte
21:43Où maintenant
21:44La formation
21:45Va être prise en charge
21:47Ou en tout cas soutenue
21:48Par cette intelligence artificielle
21:49Est-ce qu'on a besoin
21:50De 3 ans, 4 ans
21:51Ou 5 ans d'études
21:52Avant de rentrer
21:53Sur le marché du travail
21:53Parce qu'on voit
21:54Que dans d'autres pays
21:55En fait les études
21:56Sont beaucoup plus courtes
21:57Et ça permet en fait
21:58De résoudre
22:00Ce problème
22:01D'entrer sur
22:03Le décrochage
22:04Du premier emploi
22:05Et ensuite
22:06Pour les seniors
22:07Il faut quand même se dire
22:09Enfin voilà
22:09Il faut avoir un discours
22:10De réalité
22:11Aujourd'hui
22:11C'est pas que les seniors
22:12Il n'y a pas une majorité
22:13De seniors
22:14Qui veulent partir
22:14A la retraite
22:15A 60 ou 62 ans
22:16Mais il y a une majorité
22:18De seniors
22:18Qui veulent rester en emploi
22:19Et c'est bien tout
22:21Le problème
22:21En France
22:22De facteur
22:23On va y revenir
22:23Juste avant
22:24Nicolas Lulakis
22:26Même question
22:27Est-ce que c'est une bonne
22:27Ou une mauvaise nouvelle
22:28C'est très français
22:30A plein de points d'égard
22:30C'est une micro-mesure
22:32Pour créer un méga problème
22:34Une méga discussion
22:35Y compris à l'Assemblée
22:36C'était quand même
22:37Assez bluffant
22:38Comme auteur de vue
22:40Dans le débat
22:41C'est déjà une réalité
22:44Parce qu'on a 11 jours fériés
22:45Il y a déjà 6 à 8 millions
22:46De français
22:46Qui travaillent
22:47Les dimanches
22:48Et certains jours fériés
22:49Donc celui-là
22:50C'est vrai qu'avoir choisi celui-là
22:51Avec tout ce qu'il emporte
22:52D'imaginaire
22:54De fait du travail
22:55C'est vrai que c'est quand même
22:56Vraiment mal pensé
22:57Ce qui m'intrigue le plus
22:59Moi c'est qu'entre cette France
23:00Très attachée au droit social
23:02Des symboles
23:03Comme tu l'as dit
23:04Et puis des usages
23:05Qui fait qu'on ne reconnaît pas
23:07Une réalité
23:07Qui en fait
23:08L'économie française
23:10L'emploi en France
23:11Salarié
23:12Il est dans une économie
23:13De l'instantanéité
23:15De proximité
23:16Il n'est plus dans une économie
23:18Massivement industrielle
23:19Et donc en fait
23:20Tout l'imaginaire
23:21De ce jour férié
23:22A changé
23:22Mais on est encore
23:24Très marqué
23:25Par cet ancrage
23:26On a l'impression
23:27De voir les luttes ouvrières
23:28De l'entre-deux-guerres
23:30Alternance réagit
23:31Sur mon compte Twitter
23:32Et demande
23:34Si nous tous
23:35Autour du plateau
23:36On ne sous-estime pas
23:37L'opposition des restaurateurs
23:38A la loi du 1er mai
23:40Il y a un papier du Figaro
23:41Qui le rappelait
23:43Effectivement
23:43Ils avaient la crainte
23:44De devoir avoir
23:45Une signature obligatoire
23:46De tous les salariés
23:48Et au-delà
23:49Ne manque-t-il pas
23:50Une vision globale
23:51Sur le travail
23:51En France
23:52C'est toute la question
23:54Qu'on est en train
23:55D'évoquer ici
23:56Et donc c'est surtout
23:58Un problème de méthode
23:59En fait
24:00Alors toujours
24:00On ne va pas faire
24:01Dans la technique parlementaire
24:02Même si on est les experts
24:03Mais bon
24:03Une proposition de loi
24:05Avec des motions de rejet
24:06Qui fait que ça va être décidé
24:07En commission mixte paritaire
24:08Ça veut dire quoi ?
24:09Ça veut dire qu'il n'y aura pas
24:09De débat à l'Assemblée
24:10Donc les oppositions
24:11Pourront pas s'opposer
24:12Même si la proposition de loi
24:14Aurait pu être adoptée
24:15Parce qu'il semblerait
24:15Qu'un des partis
24:16D'extrême
24:17Notamment
24:18Enfin RN
24:18Le Rassemblement national
24:20Était prêt à voter
24:21Bon bah tout ça
24:22Tout ça c'est je dirais
24:23Des mécanismes parlementaires
24:25Qui en l'absence
24:27De majorité absolue
24:28Sont des contournements
24:29Et on peut comprendre aussi
24:30Que les partenaires sociaux
24:32Dissent non
24:32Pas comme ça
24:33Mais on y viendra un jour
24:34Je pense qu'on peut rassurer
24:35Les boulangers et les fleuristes
24:36Un jour leurs salariés
24:37Pourront travailler le premier
24:38Mais c'est vraiment
24:39Un problème de méthode
24:40On va se dire la vérité
24:41Entre nous
24:42Est-ce que ça n'a pas
24:43Toujours été le cas
24:44Simplement
24:45On a eu cette séquence
24:46L'année dernière
24:46Où une poignée
24:48D'inspecteurs du travail
24:49Un peu zélés
24:50Sont allés faire
24:51Des contrôles
24:52Ce jour-là
24:53Ce qu'on entend aussi
24:54C'est qu'en fait
24:56On laisse faire en général
24:57Le premier
24:58Mais notre auditeur
25:01Il a parfaitement raison
25:01Il faut prendre
25:02Beaucoup de hauteur
25:03Par rapport à ces questions
25:04Sur le travail
25:05Et aller beaucoup plus
25:06A la liberté
25:07Entreprise par entreprise
25:08Par branche
25:09De fixer
25:10Toutes ces conditions de travail
25:11Mais ça me rappelle
25:12Donc c'est aux partenaires sociaux
25:13De le gérer
25:13Il y a 20 ans
25:14On ne pouvait pas travailler le dimanche
25:16Donc tu l'as rappelé
25:17Il y a un instant
25:18Oui
25:18Et puis en 2007
25:19En 2008
25:20La loi a changé
25:21Et finalement
25:22Un certain nombre d'activités
25:23Ont pu s'ouvrir le dimanche
25:24Notamment les commerces
25:25Voilà donc
25:26Il y avait
25:26Il y a toujours eu
25:27Les infirmiers
25:28Les hôpitaux etc
25:29On oublie les fonctionnaires
25:30Les agents de police
25:31Ils travaillent le dimanche
25:32Donc il y a énormément
25:33De français
25:33Qui travaillent le dimanche
25:34Mais tout le monde
25:35Ne le faisait pas
25:36Et il y a eu
25:36Un assouplissement général
25:37En 2008
25:38Si ma mémoire est bonne
25:39Je pense que
25:40Sur l'ensemble
25:41Avec polémique à l'époque
25:42Déjà comme on peut le connaître
25:43Aujourd'hui aussi
25:44C'est plus une question
25:45On sacrifiait le seul jour
25:47De repos de la semaine
25:48Pour moi
25:48On est dans une société bloquée
25:50Le temps de famille
25:50La société bloquée
25:52Et il faut faire attention
25:52A la méthode
25:53Et notamment avec les partenaires sociaux
25:54Il faut proposer
25:55Des calendriers ambitieux
25:57Des réformes ambitieuses
25:58Et aussi un constat
26:00A l'ensemble des français
26:00Je veux dire
26:01Le constat
26:01Vous l'avez rappelé
26:02Il y a aussi
26:03La problématique du travail
26:04Au début et à la fin de la vie
26:05Et y compris
26:07Pour les salariés en temps plein
26:08Comme je le disais tout à l'heure
26:09Oui
26:09Elle a eu raison
26:10Il y a le bon de piler
26:11Là elle a mis une cartouche
26:12Au gouvernement
26:13En disant
26:13Ça fait un an
26:14Que c'est sur la table
26:14Ils n'ont rien fait
26:15Et tout ça finit
26:17Moi je trouve que
26:18C'est pas le moment
26:18C'est pas la séquence
26:19Pour essayer de faire passer
26:21Quoi que ce soit
26:22Et d'améliorer
26:23Le marché du travail
26:24En France
26:25Mais que ce soit le moment
26:27Pour un vrai débat
26:28Et pour essayer
26:29De sonder
26:29Le pouls des français
26:30Pour qu'on se retrouve pas
26:31Face encore
26:32A cette problématique
26:34De réforme des retraites
26:35Qui va devoir
26:35De toute manière
26:36Soulever
26:36Et si en fait
26:37Il y a le candidat
26:38Qui est pour une réforme des retraites
26:40Et celui qui ne l'est pas
26:40En fait il va scinder
26:42La France en deux
26:43Au lieu de parler
26:44Du vrai problème
26:44C'est à dire
26:45Comment on finance
26:46Notre système
26:46Par répartition
26:47En réalité
26:48C'est cette séquence
26:50D'un an
26:51A peine
26:51C'est le moment
26:53C'est un temps nécessaire
26:54Pour aller
26:55Dans la pédagogie
26:57Un an d'ici
26:57La présidentielle
26:58Oui
26:58Oui c'est ça
26:59Et de dire
27:01Où on en est
27:02Notre situation
27:03Quelles sont nos marges
27:04Et véritablement
27:06Parce qu'il semblerait
27:07Que la première réforme des retraites
27:08Qui est passée
27:09En plusieurs étapes
27:10A été mal prise
27:11Par les français
27:12Parce que mal expliqué
27:13Il faut l'entendre ça
27:14La version
27:152018-2019
27:17La grande réforme
27:18De la réforme
27:19À points
27:19C'est ce départ
27:20Un échec
27:21La méthode ne passait pas
27:22Parce que ça n'avait pas été expliqué
27:23Alors expliquons
27:25Mettons un an
27:26Pour expliquer la situation
27:29Essayons d'avoir
27:29Plusieurs options possibles
27:31Et laissons
27:33Chaque parti
27:34Politique
27:35Prendre une de ces options
27:36Les vendre
27:37Auprès de l'opinion publique
27:38Et on voit ce que ça donne
27:39Plutôt que
27:41D'arriver à la dernière minute
27:42Où on aura
27:43Un pour la réforme
27:44Un pour une réforme
27:45Qui va à la retraite
27:46A 65 ans
27:47Et l'autre
27:47Pour un retour
27:48A 62
27:49Ce qui fera que
27:50Rien ne va avancer
27:52En réalité
27:52On ne fait que repousser
27:53Le problème
27:54Et prendre exactement
27:55Les mêmes méthodes
27:56Qu'on a prises
27:56Par le passé
27:57Bon on n'a pas eu encore
27:59Beaucoup d'idées
27:59On est plus dans le qui
28:01Pour la présidentielle
28:02Que le quoi
28:02Absolument
28:03Quel programme
28:04Pour l'instant
28:04Mais ça viendra
28:05Il nous reste encore
28:06Un an
28:07Allez on se retrouve
28:08Dans une petite minute
28:09Après une courte pause
28:10Publicitaire
28:11Ne quittez pas
28:11On revient tout de suite
28:33Allez on est de retour
28:34Pour la seconde partie
28:35De l'émission
28:36Il est 10h30
28:37Précise sur
28:38BFM Business
28:38On est toujours en direct
28:40Avec Stéphanie Villers
28:42Économiste
28:42Conseillère économique
28:43Chez PWC
28:44France et Maghreb
28:45Philippe Mutrici
28:46Directeur des études
28:48De BPI France
28:49Et Nicolas Lioliakis
28:51Associé chez Carnet
28:53Cabinet de conseil
28:54En stratégie
28:55On a beaucoup parlé
28:56Des sujets français
28:57On va partir
28:57A l'international
28:58Tout de suite
29:00Avec l'Iran
29:01Évidemment
29:02Est-ce qu'on vit
29:02Une accélération
29:04De la crise
29:06Ce matin
29:07On est entre
29:08Le blocus naval
29:10Américain
29:10Qui est entré
29:11En vigueur
29:12Hier
29:12Dans le détroit
29:14Dormuz
29:14Alors que l'Iran
29:15Maintient
29:16Sa pression
29:17Alors on parle
29:17De négociations
29:18Qui pourraient reprendre
29:19Entre l'Iran
29:20Et les Etats-Unis
29:21En fin de semaine
29:23Rien d'officiel encore
29:24On a Pékin
29:25Qui juge
29:27Dangereux
29:27Et irresponsable
29:29Je cite Pékin
29:29Le blocage
29:31Des ports
29:32En Iran
29:33Dans ce contexte
29:36Dans ce contexte-là
29:37Quels sont
29:38Allez Philippe
29:39Utrissi
29:39Je commence
29:40Avec vous
29:41Les conséquences
29:42Concrètes
29:44Sur les prix
29:45Du pétrole
29:47Pour commencer
29:48On voit
29:48On voit qu'on évolue
29:49Quand même
29:49Dans un corridor
29:50Depuis le début
29:50De la crise
29:51Entre 95
29:52Et 105
29:53110
29:54115 parfois
29:56Dollars
29:57Le baril
29:57Ces variations
29:59Est-ce qu'elles changent
30:01Beaucoup
30:01Sur notre croissance
30:03Économique
30:04À nous français
30:04Alors là
30:06Il y a des règles
30:07Très simples
30:08À retenir
30:09Donc je vous les proposer
30:11Il ne faut pas raisonner
30:13En prix du baril
30:14Spot jour par jour
30:16Donc peu importe
30:17Je dirais
30:17Si le prix du baril
30:18Est à 100
30:19Ou 110 aujourd'hui
30:20C'est pas ça
30:21Qui va changer
30:22C'est une première information
30:23Et pourquoi ?
30:23Pourquoi ?
30:24Parce que ce qui compte
30:24C'est le prix moyen
30:25Sur l'année
30:26Voilà
30:27Donc effectivement
30:28Si on est
30:28En pic
30:29À 120
30:30Jusqu'à la fin de l'année
30:31Là pour le coup
30:31C'est le prix moyen
30:33Qui va compter
30:33Mais mettons
30:34Qu'on soit sur un pic
30:35
30:36Vous donnez notre corridor
30:3695-105
30:37Pendant un mois encore
30:39Et qu'ensuite
30:40Le conflit
30:41Ce qu'on souhaite tous
30:42S'arrête
30:43Plus qu'un cessez-le-feu
30:44Qu'il y a un accord
30:45Et la réouverture du Détroit
30:47Dans ces cas-là
30:47Le prix du baril
30:48Va descendre doucement
30:50Probablement
30:51Vers la zone de 85 dollars
30:52C'est un consensus
30:54Sur l'ensemble
30:55Des spécialistes du marché
30:56Et donc
30:57Sur le total
30:58De l'année
30:58Ce qui reste
31:00Sensiblement supérieur
31:00Au prix qu'on a vu
31:01En début d'année
31:02On était à 60
31:02En janvier
31:0370 en février
31:05Et donc
31:05Ce qui va compter
31:06Ensuite
31:06On va faire le relevé
31:07Des compteurs
31:08C'est le prix moyen
31:09Sur l'année
31:09A 70 dollars
31:12Le baril
31:13En prix moyen
31:14En prix moyen
31:18En prix moyen
31:41Sur l'année
31:41C'est neutre
31:41Pour l'économie française
31:42Et donc
31:42Si demain
31:43Il passe à 125
31:43On ne va pas perdre
31:440 point de croissance
31:45Donc en espérant
31:47Qu'il retourne à 115
31:48Puis 95
31:48Puis 85
31:49Donc ça je pense
31:50Que c'est vraiment
31:50Un élément fondamental
31:51Pour l'économie française
31:52Les derniers ajustements
31:54L'ensemble des prévisionnistes
31:56Aujourd'hui
31:56On est entre 0,1 et 0,2
31:58De points de croissance
31:59En moins qu'attendu
32:00Il y avait un consensus
32:01Pour 1% de croissance
32:03Sur l'année 2026
32:04On est maintenant
32:06Entre 0,8 et 0,9
32:07Selon les derniers prévisionnistes
32:08Qui ont ajusté
32:09Leurs prévisions
32:10Alors
32:10Certains ont ajusté
32:12Mi-mars
32:12D'autres
32:13Au FCE
32:13Début avril
32:14Plus l'ajustement est récent
32:15Plus la prise en compte
32:16Des effets
32:17Est évidemment forte
32:18Et c'est le FCE
32:19Qui met moins 0,2
32:20Maintenant
32:21Sur la prévision de croissance
32:23Après vous l'avez mentionné
32:24Tout à l'heure Raphaël
32:25Le premier trimestre
32:27Reste quand même
32:27A 0,3% de croissance
32:29Estimation
32:29La banque de France
32:30Donc c'est un bon trimestre
32:31Donc c'est avant crise
32:32On peut dire ça comme ça
32:34Même si ça comprend
32:34Le mois de mars
32:35Il y avait un effet d'inertie
32:36Qui était très bon
32:37Et que le lycée
32:38Avait d'ailleurs souligné
32:38On savait qu'on avait
32:39Un acquis de croissance
32:40Assez élevé
32:41Au premier semestre
32:41Au premier semestre
32:42On était quasiment
32:43A un point d'acquis de croissance
32:44Et donc ça aussi
32:45C'est quelque chose
32:45A voir en vue
32:46L'acquis de croissance
32:47Il faut qu'on le rappelle
32:48Et bien l'expliquer
32:49C'est la croissance
32:50Que nous ferons
32:51Quoi qu'il en soit
32:52Même si on était
32:53A une croissance zéro
32:54Sur le reste de l'année
32:54C'est ça
32:55Donc ça c'était valable
32:56Au premier juillet
32:57D'après la note
32:58Publiée par l'INSEE
32:59En décembre
33:00Après si on revient
33:01Sur le détroit d'Hormuz
33:01Ce qu'il faut savoir
33:03C'est que
33:03C'est à peu près 25%
33:05Du pétrole mondial
33:06Qui passe par ce détroit
33:08Et 20% du gaz
33:09Du GNL
33:10Du gaz liquéfié
33:12C'est majoritairement
33:14A destination de l'Asie
33:1580% du gaz
33:16Et du pétrole
33:17Qui passe par le détroit
33:18Avant vers l'Asie
33:18Oui ça c'est bien de le rappeler
33:19Aussi bien davantage que nous
33:20C'est 12% nous en France
33:22Par exemple
33:22Et donc il n'y a pas
33:24De vrai risque de pénurie
33:25Même si on a vu
33:26Des stations
33:27Qui étaient à court de carburant
33:29C'est plutôt lié
33:30A des phénomènes locaux
33:30De concurrence
33:31Sur les prix
33:32Des stations
33:32Qui avaient des prix
33:34Très agressifs
33:35Forcément
33:35Tous les ménages
33:36Se sont précipités
33:37Pour aller acheter là
33:37Et provoquer des petites pénuries
33:39Comme quoi le contrôle des prix
33:40Ça finit toujours par une pénurie
33:41Voilà c'est ça
33:41Mais en tout cas
33:42Il n'y a pas de risque
33:43De pénurie
33:43Pour l'économie française
33:44A ce stade
33:45Je termine par ça
33:47Oui
33:47Le dernier risque
33:48Qu'on pourrait avoir
33:48Mais il est très incertain
33:49C'est qu'il y a
33:51Donc en Asie
33:52Énormément d'industries
33:53Qui fournissent
33:54L'industrie européenne
33:56Soit en produits finis
33:57Les Chinois par exemple
33:58Mais pas que
33:59L'Indonésie
34:00La Malaisie
34:00Soit en semi-finis
34:02Et que ces pays-là
34:03Connaissent des pénuries
34:04Que leur industrie s'arrête
34:05Et qu'à ce moment-là
34:06Ça puisse rétroagir
34:07Sur les chaînes d'approvisionnement
34:08Oui il risque d'y avoir
34:08Les effets de second croire quand même
34:09Et ça c'est très incertain
34:10Et espérons que le conflit
34:15Donc finalement
34:16Une crise
34:17Nous on en parle énormément
34:18Tous les jours
34:19Ça fait 6 semaines
34:20Qu'on est presque
34:21En édition spéciale
34:22Sur BFM Business
34:23Mais finalement
34:24Une crise
34:25Qui n'impactera
34:26Que très minoritairement
34:29L'économie française
34:30Stéphanie Villers
34:31C'est ce que vous êtes d'accord
34:31Avec ça
34:32Il y a quand même une variable
34:32Qui a surréagi
34:33A ces 15% de pétrole
34:36Ou 12%
34:37Qui viennent du Moyen-Orient
34:39C'est les taux d'intérêt français
34:41On a bien vu
34:43Qu'ils ont bondi
34:45Ils ont même pris 0,4 points
34:47Parfois 0
34:48Oui oui
34:48Parfois dans la journée
34:5025 points de base
34:51Ce qu'on n'a jamais vu
34:52On n'a jamais vu
34:53Des taux d'intérêt aussi volatiles
34:55En réalité
34:55Et le problème
34:56C'est que c'est un effet cumulatif
34:58C'est-à-dire qu'ils soient à la fois
35:00Volatiles
35:00Mais ils partent d'un niveau
35:01Très haut
35:02Donc on n'est pas
35:03Ça ressemble
35:04Souvent on dit
35:05C'est comme 2022
35:06On a déjà connu un choc énergétique
35:10Lié à un conflit
35:11Ça débouche sur une inflation importée
35:14Ça mène de l'inflation
35:15Mais alors là
35:16On n'est plus du tout
35:16Quand même dans le même contexte
35:17Et dans le même scénario
35:19Puisque en 2022
35:20On partait avec des taux à zéro
35:22Qui laissaient la possibilité
35:23De la BCE
35:24D'augmenter massivement
35:26Ces taux d'intérêt
35:27Pour justement juguler l'inflation
35:28Nos taux dix ans sont passés
35:30Ont augmenté quand même
35:31Sur un an
35:32En 2023
35:33Ils étaient à 350 points de base
35:35Zéro en 2022
35:37Donc il y avait cette capacité
35:39De l'économie d'absorption
35:41Aujourd'hui la marge de manoeuvre
35:42Elle est où ?
35:43C'est-à-dire que s'il y a de l'inflation
35:44Qui réapparaît
35:45De manière massive
35:46Est-ce que la BCE concrètement
35:47Peut amener ses taux de directeur
35:50À des niveaux bien plus hauts
35:51Sans craindre à la fois
35:53Une crise économique
35:55Parce qu'est-ce qu'on va pouvoir
35:56Absorber des taux à 4-5% ?
35:58Pas évident
35:59D'autant que la croissance
36:00Est relativement faible
36:01Donc déjà la BCE
36:02A très peu de marge de manoeuvre
36:03Compte tenu de ce contexte
36:04Elle peut peut-être se satisfaire
36:05En disant
36:06La mécanique s'est mise en place
36:07Tout seul
36:08Les taux d'intérêt long terme
36:09Ont commencé déjà à augmenter
36:10Donc forcément
36:11Il y aura une pression à la baisse
36:13Sur la croissance
36:14Et donc sur l'inflation
36:15Donc ça va agir
36:16De manière automatique
36:17Donc je ne fais rien
36:18Mais si
36:18Et c'est toujours
36:19C'est la question
36:20Qui reste central
36:23Si le conflit perdure
36:26Pendant effectivement
36:27Un temps inquiétant
36:28Il va falloir quand même
36:30Que la BCE réagisse
36:31Et puis il n'y aura pas
36:31Que la BCE
36:32Parce que je ne vous parle
36:32Les marchés price
36:34Une, deux
36:34Parfois trois
36:35Hausses de taux
36:36Oui mais les marchés
36:38Oublient
36:38Qu'on n'est pas du tout
36:39Dans la même séquence
36:40De 2022
36:40Les marges de banal
36:41Enfin on ne part pas du tout
36:43Du même point de départ
36:44À 3,5%
36:46De taux d'intérêt
36:48Ce n'est pas du tout
36:48La même chose
36:49Et je ne vous parle même pas
36:49Des Etats-Unis
36:50Les Etats-Unis
36:51Sont exactement
36:52Dans la même situation
36:54Sauf qu'ils n'ont pas besoin
36:55Du pétrole
36:55Pas du tout besoin du pétrole
36:57C'est peut-être
36:58La seule bonne nouvelle
36:59Mais il n'empêche
36:59Qu'ils ont des taux
37:00Encore plus élevés
37:01Que nous
37:02Et la Fed se retrouve
37:04Dans une situation
37:05Où elle risque
37:06Bel et bien
37:07A la fois
37:08De créer une récession
37:09Mais aussi
37:09Une crise obligataire
37:10Comment les entreprises
37:11Que vous conseillez
37:12Nicolas
37:12Lioliakis
37:13S'adaptent-elles
37:14Dans ce monde
37:15De crise
37:16Permanente ?
37:19Écoute
37:19C'est très très dur
37:20Le pire c'est de l'incertitude
37:22Ça on le sait
37:22Pour les entreprises
37:23Pour déclencher
37:24Les investissements
37:24Pour mettre au point
37:26Des projets
37:27Dont tu es capable
37:28De faire
37:29De façon sereine
37:31Le bilan économique
37:31Et avoir une bonne probabilité
37:33Que ça atterrisse
37:34Là où tu l'as imaginé
37:35C'est ça qui est
37:37L'exercice
37:38Le plus difficile
37:39Sur la partie économique
37:41Je suis assez d'accord
37:42D'abord
37:42C'est le
37:43Le cours
37:44L'impact
37:45Du cours
37:46Du pétrole
37:47Sur l'économie
37:48Qui s'observe
37:49Effectivement
37:49Sur un
37:50Un prix moyen
37:51Donc effectivement
37:5320% de pétrole
37:54Par le détroit d'Ormous
37:55C'est 100%
37:55Du stress
37:56Des marchés financiers
37:57Mais pas de l'économie
37:58La mécanique
37:59Elle reste celle
37:59Qu'on a décrite
38:00Il y a toujours un risque
38:01L'augmentation du coût
38:02De l'énergie
38:02Une propagation inflationniste
38:04Sur l'économie
38:05Les banques centrales
38:06Qui
38:08Qui réagissent
38:09Et servent
38:09Évidemment
38:10Et qui montrent
38:10Et puis du coup
38:11On a un effet
38:12Sur la croissance
38:13Qui est quand même
38:13Une dérivée
38:14De ce premier impact
38:16Moi ce qui m'intéresse
38:17Ce que tu nous disais
38:18Pendant la pause
38:18Mais que peut-on dire
38:19De plus sur ce conflit
38:21En Iran
38:22On y parle dans les jours
38:24Ce qui est intéressant
38:24Ce qui est intéressant
38:25Dans ce blocus
38:25Parce que d'abord
38:26C'est quand même
38:26Assez inédit
38:27De voir qu'on a commencé
38:28Par un conflit militaire
38:29Et puis maintenant
38:31On entre dans une guerre économique
38:32Donc le but
38:33Est de faire la peau
38:34Deux millions
38:35On ne sait pas
38:36Qui seront les gagnants
38:36Et les perdants d'ailleurs
38:37Si vous avez une hypothèse
38:38Ça m'intéresse
38:39Pour le moment
38:40Dans un conflit comme ça
38:41Avec cet impact
38:42Sur le pétrole
38:43Il y a un transfert
38:44De ressources
38:45Des pays importateurs
38:46Vers les pays exportateurs
38:48C'est le paradoxe
38:50De ce moment
38:52Maintenant la question
38:52C'est plus
38:53Est-ce que ce qu'on voit là
38:55Et on l'a un peu senti
38:56Avec le Venezuela
38:57On l'a un peu senti
38:57Avec le Groenland
38:58Est-ce que c'est quelque chose
38:59Qui préfigure
39:00Les négociations
39:01Que les Etats-Unis
39:01Ont avec l'Indonésie
39:02Pour l'accès
39:03A leur propre détroit
39:04Est-ce que c'est
39:06Un participe
39:07De la mise en place
39:08De l'échiquier mondial
39:10C'est pour ça que la Chine
39:11Qui a envoyé
39:12Des émissaires à Islamabad
39:13Elle est quand même
39:13Très présente
39:14Dans ces discussions
39:15Est-ce que c'est quelque chose
39:16Où on sent bien
39:17Que les Etats-Unis
39:18Manquent pas de pétrole
39:19Mais ils aimeraient bien
39:19Que d'autres en manquent
39:20Et qu'au moment
39:21Où la question
39:22Va se poser
39:23De la maîtrise des routes
39:25C'est la première fois
39:26Qu'on voit
39:27Vraiment à cette échelle
39:29La tentative
39:30Alors que
39:30Ce n'est pas le commentaire
39:31De l'administration Trump
39:32Qui nous livre ça
39:33Parce qu'on ne sait pas
39:34Quoi comprendre
39:35Mais il ne faut pas
39:35La sous-estimer
39:36C'est la première fois
39:37Qu'on voit une démarche
39:38Aussi
39:39De test
39:40Sur la capacité
39:41A s'accaparer
39:42A bloquer une route
39:43Une route maritime
39:44De cette importance
39:45Patrick Pouyanné
39:46Le président total
39:47Le PDG de Total Énergie
39:48Dit ce matin
39:49Un péage est mieux
39:50Qu'un blocage
39:51Effectivement
39:52Mais c'est vrai
39:52Que pour la première fois
39:53On a une route bloquée
39:54Pour
39:55Vous l'avez dit
39:56Vers l'Asie notamment
39:58On peut se dire
39:59Qu'il y a peut-être
39:59Une guerre aussi
40:01Directe là-dessus
40:01On peut se dire
40:02Si ça se termine
40:03Par un péage
40:05Les montants
40:05Qui ont été évoqués
40:06Dans les 15 derniers jours
40:08Mis en place
40:09Par les Iraniens
40:09Semble-t-il
40:10C'est 1%
40:11Donc
40:11Ce n'est pas du tout
40:13Dramatique
40:13Pour l'économie mondiale
40:14C'est gérable
40:14Oui mais c'est une première
40:16Pour le droit international
40:17Maritime
40:17Le sujet il est plutôt là
40:18Pourquoi l'Iran
40:19Un droit de péage
40:21Et pas Oman
40:21Qui est juste en face
40:22Donc a priori
40:23Les deux ont le droit de péage
40:24Et nous on pourrait mettre
40:25Un droit de péage
40:26Sur la Manche
40:27Enfin voilà
40:27Donc c'est effectivement
40:28Un sujet de droit international
40:30Et une remise en cause
40:31D'un grand principe
40:31Qui est la liberté
40:32Du trafic maritime
40:34Toujours si on revient
40:36Sur les conséquences
40:37Moi je souscris
40:38Tout à fait
40:38Au fait qu'on n'est pas
40:39Du tout dans une crise
40:40Comparable à celle de 2022
40:41Il y a l'aspect bancaire
40:43Et monétaire
40:45Mais il y a aussi
40:45L'aspect énergétique
40:46Non mais énergétique
40:47On avait la moitié
40:47Des réacteurs nucléaires
40:48Qui étaient sous révision
40:50Le prix du gaz
40:50L'avait fait fois 10
40:51Le prix du gaz
40:52L'avait fait fois 10
40:52Là on est à
40:53Combien ?
40:5450-70%
40:55De plus
40:56Que avant crise
40:57Donc on est sur
40:57Des niveaux extrêmement raisonnables
40:59Il y a un impact
40:59Qu'on n'a pas évoqué
41:00Pour la France
41:00Qui est quand même important
41:01Qui est l'inflation
41:02Enfin si je crois
41:03Que vous l'avez dit
41:03Donc on va avoir
41:04Une petite bulle d'inflation
41:06Alors est-ce qu'elle aura
41:07Le temps
41:07De se transmettre
41:11Est-ce qu'on sait
41:12Combien de temps
41:12Il faut d'habitude
41:13Dans ce genre
41:14On a déjà vécu
41:15Des chocs énergétiques
41:16C'est le temps
41:17Où le chef d'entreprise
41:19Se dit
41:20Mes salariés
41:21Je vais être obligé
41:22De les augmenter
41:22Plus que prévu
41:24Parce qu'ils ont perdu
41:25Du pouvoir d'achat
41:26A cause de la crise énergétique
41:28L'OFCE a sorti
41:29La semaine dernière
41:30Une note
41:30Je vous en avais parlé
41:31Oui
41:31Où la perte de pouvoir d'achat
41:32C'est moins 0,4
41:33En moyenne prévue
41:34Pour 2026
41:35A cause du carburant
41:36Le pire choc
41:36Pour le pouvoir d'achat
41:37Depuis 2013
41:38Voilà
41:38Mais en même temps
41:39On sait aussi
41:40Que les français
41:41Ils ont beaucoup d'épargne
41:42Alors pas tous les français
41:43Mais en moyenne
41:44Les français
41:44Ont 4 points d'épargne
41:46De plus qu'avant le Covid
41:47Donc ça veut dire que
41:48Comme il n'y a pas
41:49De solution possible
41:50Du côté de l'état
41:51Parce qu'il n'y a plus
41:52De sous
41:52Dans la possibilité budgétaire
41:55C'est la grande question
41:55De qui va payer la note
41:56État, entreprise ou ménage ?
41:58A priori
41:58C'est les ménages
41:59Dans leur livret A
42:00Alors le temps
42:01Que l'inflation
42:03Se transforme
42:04En vraie inflation
42:05C'est à dire que là
42:05Pour le moment
42:06On a une hausse des prix
42:08Énergétiques
42:08Qui fait que l'inflation
42:10Pour l'année 2026
42:11On est aux alentours
42:12De 1,8 maintenant
42:12On était à 1,2
42:14Dans les prévisions
42:15De début d'année
42:15On est beaucoup
42:16Moins exposés
42:18Au risque inflationniste
42:18Que l'ensemble
42:19Des pays européens
42:20Donc on a une économie
42:21Qui fonctionne bien
42:22De ce point de vue
42:22On peut se dire
42:23Que cette petite hausse des prix
42:25Ça va entraîner
42:26Une ponction
42:26Sur l'épargne des ménages
42:28Petite hausse des prix
42:29Des carburants
42:30Et des produits
42:31Associés au carburant
42:31Directement
42:32Ponction sur les ménages
42:33Mais qu'en réalité
42:34Ça devrait rentrer dans l'ordre
42:35Assez rapidement
42:36D'ici la fin d'année
42:37Alors la réaction de la BCE
42:38Face à ça
42:39Elle ne va pas dépendre
42:40Malheureusement
42:40Que de la situation française
42:41Ah non la BCE
42:42C'est sur l'ensemble
42:42De la zone euro
42:43Évidemment
42:43Où tout le monde
42:44N'a pas les mêmes taux
42:45Stéphanie Villers
42:46Oui
42:46Et pour les entreprises
42:48En fait
42:48Autant sur la période
42:502022
42:51Elles faisaient face
42:52A une longue période
42:53Passée
42:54De maîtrise de l'inflation
42:56Et donc elles ont pu
42:58Passer des hausses de prix
42:59Facilement
43:00Sur le prix final
43:02On a même parlé
43:03De greedflation
43:04À l'époque
43:05Les entreprises ont profité
43:07De l'inflation
43:08Pour augmenter
43:09Leur taux de marge aussi
43:09Oui
43:10Et puis les salaires
43:11Et puis toutes ces choses-là
43:12Aujourd'hui en fait
43:13Les marges de manœuvre
43:14Aussi des entreprises
43:15Sont beaucoup plus faibles
43:17Il n'y a pas tellement
43:18La perspective
43:19D'augmenter les prix
43:20Dans un contexte
43:21Où il n'y a pas de consommateurs
43:23Ça reste quand même
43:24Compliqué
43:24Donc je pense que
43:27Le climat actuellement
43:29Est assez déprimant
43:30C'est-à-dire que
43:30Pour les entreprises
43:31C'est-à-dire qu'elles se disent
43:33C'est 2022 Empire
43:34Il faut quand même
43:35Se dire la réalité
43:36C'est
43:36On voit quand même
43:37Assez peu d'issues
43:38Heureusement qu'il y a
43:39Cette perspective
43:41De nouvelles technologies
43:42Qui pourra apporter
43:43De la productivité
43:44Mais
43:45La conjoncture actuelle
43:46Est pas bonne
43:47C'est ce que vous entendez
43:48Dans le milieu
43:49Des entreprises
43:50Nicolas
43:51Là on est en 2022 Empire
43:54Sur
43:54Sur le moral
43:56Des entreprises
43:56Que vient de souligner
43:57Stéphanie Villers
43:58Qui nous dit
43:58Les perspectives
43:59Sont très mauvaises
44:00On n'est pas du tout
44:01Dans un bon mood
44:01Pour les chefs d'entreprise
44:03On est en 2022 Empire
44:04Mais en même temps
44:05On a expliqué que
44:07Le gaz est quand même
44:08Beaucoup moins cher
44:08Qu'on a un parc nucléaire
44:10Qui fonctionne
44:11Et qui exporte même
44:12Beaucoup d'énergie
44:12Aujourd'hui
44:14Et puis on a peut-être
44:15Une résilience aussi
44:16Des entreprises
44:17À force de
44:19D'encaisser les crises
44:20Les unes derrière les autres
44:21Un peu en permanence
44:22Depuis la crise financière
44:24De 2008
44:24C'est plutôt un test
44:25De résilience
44:26Anti-inflation
44:27De l'ensemble
44:27De la zone euro
44:28On va voir
44:29Comment la région
44:30On va voir
44:31Je ne suis pas
44:32Assez expert du tout
44:33Pour imaginer
44:36Quelle part
44:36De la séquence
44:37Pas vertueuse
44:38Qui suscite de l'inflation
44:40Et qui suscite un ralentissement
44:52D'investissement
45:22Dans nos enquêtes
45:22Dans nos enquêtes
45:23Les entreprises
45:24Qui exportent
45:25Plus de 25%
45:26De leur chiffre d'affaires
45:27Et qui sont innovantes
45:28Et qui ont plus de 100 salariés
45:29On fait une très bonne année 2025
45:31Et quand on les rencontre
45:32Sur le terrain
45:33La plupart des entreprises
45:34Aujourd'hui
45:35Certaines exportent
45:36Même 90%
45:37De leur chiffre d'affaires
45:39Cela répartit
45:40Le risque
45:41Sur le monde entier
45:41Et la croissance
45:42C'est là
45:42Avant le risque
45:44Avant le conflit iranien
45:46La prévision
45:47De croissance du FMI
45:48Pour l'année 2026
45:49Pour l'ensemble du monde
45:50C'était 3,2
45:51Oui
45:53Malgré tous les conflits
45:54Malgré les accords douaniers
45:56De Trump
45:56Etc
45:57Et là
45:58Il y a une révision
45:59L'OCDE
46:00Doit à 2,8
46:01Maintenant
46:02Sur l'année 2026
46:03Mais il reste
46:03De la croissance dans le monde
46:04Donc encore une fois
46:05Si le conflit
46:06N'est pas trop long
46:06On aura vite oublié
46:08On pourra l'encaisser
46:09Et les entreprises
46:10Mais à partir de quand
46:11Il devient long en fait
46:12C'est vrai qu'au départ
46:13On avait fait deux scénarios
46:14Le scénario court
46:16Alors à ce moment là
46:16C'est le choc
46:17Le plus long
46:19Il l'est moins
46:20Et il devient inquiétant
46:21Et aujourd'hui
46:22En fait
46:22On se retrouve
46:23À 5 semaines
46:25De conflit
46:26Et on se dit
46:26Bon
46:26On passe quel
46:27Ça y est
46:28On a su le scénario
46:29Le cours était 4 semaines
46:31Donc ça c'est fini
46:33On avait un intermédiaire
46:34Qui est deux mois
46:35Et dans lesquels
46:36En fait
46:36C'est un cours légèrement dégradé
46:37C'est à dire
46:38C'est ce qu'on s'est dit
46:38Sur la croissance
46:39Au lieu de perdre 0,1
46:41On perd 0,2
46:42Point de croissance
46:42Donc ça
46:43Qu'est-ce qu'on fait
46:44Lorsqu'ils sont passés deux mois ?
46:46Après est-ce qu'on assume ?
46:47Voilà c'est ça
46:48Ça va dépendre de la réaction des mois
46:49La capacité d'assumer
46:50Un contexte dégradé
46:52C'est compliqué
46:53Bon et puis il y a eu
46:54Des infrastructures
46:55Qui ont été détruites aussi
46:57Sur place
46:58Et là
46:58Et il faudra du temps
46:59Pour les reconstruire
47:00Là il y a de la perte de croissance
47:01Dans les conséquences économiques
47:02Dont vous parliez tout à l'heure
47:03Il y a rarement des gagnants
47:04Dans une guerre
47:05Il y a beaucoup de perdants
47:06On voit le Qatar
47:07On voit l'Irak
47:08On voit le Koweït
47:08Là ils sont en récession
47:10Donc là
47:10Les prévisions de croissance
47:11Qui étaient à plus 4, plus 5
47:13Pour l'année
47:14Passent franchement
47:15Négatifs
47:15Compte tenu des capacités
47:16De production
47:17Qui ont été impactées là-bas
47:18Et Donald Trump
47:18Qui a indiqué
47:19Que les prix du pétrole
47:21Resteront probablement élevés
47:23Jusqu'au mid-term
47:24C'est-à-dire au mois de novembre
47:26Après
47:27Il change d'avis
47:28Comme de chemise
47:29Ses capacités de prévision économiques
47:30Voilà
47:31C'est ça
47:31Allez un dernier point
47:33Je voulais qu'on parle
47:34Des élections en Hongrie
47:35Quand même
47:36Élections importantes
47:37Pour l'Europe
47:38Et des défis
47:39De l'après-Orban
47:40Victor Orban
47:40Qui a laissé
47:42Une économie
47:43Dans un piètre état
47:44Une croissance faible
47:45Autour de 0,5%
47:472024-2025
47:49Une inflation chronique
47:50Un déficit élevé
47:52Des fonds européens
47:53Gelés
47:54Une dépendance énergétique
47:56À la Russie
47:58Importante
47:59Que change l'élection
48:01De Peter Maguiar
48:03Dans ce cadre-là
48:04Qui se dit lui
48:05Pro-européen
48:06Qui a appelé
48:09Retour de la Hongrie
48:11Dans le jeu européen
48:14Allez je commence avec vous
48:16Nicolas Luliaquis
48:17Quelle voie de ses principaux défis ?
48:18On ne pensait pas
48:20Dans le premier imaginaire
48:21De l'Europe
48:22Il y a 40 ans
48:23Que dans cette route
48:24Qui emmenait toute la région
48:26Vers un modèle libéral
48:28Économique et politique
48:30On allait sécréter
48:32Des expériences illibérales
48:34Derrière des démocraties électorales
48:36Mais enfin bon
48:36Qui était quand même
48:37Loin d'être une démocratie
48:39Dans sa réalité
48:40Avec les médias
48:41Accaparés par le pouvoir
48:43Etc
48:43Une capacité à intervenir
48:45Sur des points fondamentaux
48:47De loi civique
48:48Et de col de la constitution
48:49Et puis
48:50Cette capacité à faire
48:51Un pied de nez permanent
48:52A l'Europe
48:53Au point que les américains
48:55Tout le monde
48:55Se gaussent
48:57D'ailleurs
48:57C'était un élément
48:58Fragilité dans l'image
48:59De l'Europe
48:59Et de sa cohérence
49:01On a toujours dit
49:02Mais oui
49:03Vous n'êtes pas capable
49:04Vous n'avez pas été pensé
49:06Conçu
49:06Pour vivre
49:07Avec un épisode
49:08Avec un élève
49:09Turbulent
49:10Dans la classe
49:11Donc la bonne nouvelle
49:12C'est qu'effectivement
49:13Normalement
49:13Il y a plusieurs enjeux
49:15L'Europe
49:16Elle a su
49:17Emmener
49:17Les pays
49:18Dans cette aventure
49:19Elle a su
49:21Sanctionner
49:21Elle a été sanctionnée
49:23La Hongrie
49:24On lui a gelé
49:25Les fonds
49:25Il y a quand même
49:25Une vingtaine de milliards
49:26D'euros
49:27En attente
49:29Qui pourraient distribuer
49:30Rapidement
49:30On l'a stigmatisé
49:32On l'a isolé
49:33Politiquement
49:34Maintenant
49:34Le défi
49:35Il est plus grand
49:36Il y en a deux
49:37C'est comment
49:37On fait revenir
49:39Un pays
49:40Comme la Hongrie
49:40Qui est quand même
49:41Un petit pays
49:4110 millions d'habitants
49:42On fait dysfonctionner
49:44La région
49:45Politiquement
49:45Dans son approche
49:46Du reste du monde
49:47C'est quand même
49:48Problématique
49:48Ça c'est nos institutions
49:51Donc maintenant
49:51Comment on va faire
49:52Pour ramener la Hongrie
49:54Dans l'Europe
49:55Est-ce que l'Europe
49:57Est aussi forte
49:57Dans l'imaginaire
50:00Dans la sanction
50:00Et dans le geste
50:02De faire venir
50:03Sous la tente
50:04La Hongrie
50:05Et est-ce que le pays
50:06Va être capable
50:07De faire la normalisation
50:09Politique
50:09Économique
50:10Dont on n'est pas
50:11Qui n'est pas clair
50:11Parce que le pays
50:12Est quand même
50:12Au-delà de l'élection
50:13Il a été quand même élu
50:15Plusieurs fois
50:15Avec presque 65%
50:17Des voix
50:17Orban
50:18Oui oui
50:19Absolument
50:19Quatre fois
50:20Et très largement
50:22Effectivement
50:23Alors comment les faire revenir
50:24Peut-être avec
50:2533 milliards
50:26De fonds européens
50:27Vous me corrigiez
50:28Philippe Mutrici
50:29Qui
50:30Je l'ai
50:31Depuis quelques années
50:32Maintenant
50:33Mais qui pourrait être libéré
50:34Assez rapidement
50:34Non ça
50:35Ça serait quand même
50:35Un boost colossal
50:37Pour l'économie hongroise
50:37C'est 15% du PIB
50:39De la Ré
50:40Donc c'est effectivement
50:41Assez important
50:42Pour autant
50:43Je ne suis pas sûr
50:43Que ce soit libérable
50:44Facilement
50:45Puisque les conditions
50:47Pour lesquelles
50:48Pour libérer
50:49D'ailleurs
50:50Ce n'est pas que des subventions
50:51Il y a des prêts aussi
50:52Pour libérer
50:54Ces masses financières
50:55C'est de revenir
50:56Sur les lois
50:58Illibérales
50:59Dont tu as parlé
51:00Et notamment
51:01Sur l'indépendance
51:02De la justice
51:03Et sur l'indépendance
51:04De la presse
51:05Et la lutte
51:06Contre la corruption
51:06On sait très bien
51:08Qu'il faut
51:09Des changements
51:11De lois constitutionnelles
51:13Et que tout ceci
51:14Prend du temps
51:15Il faut que ces lois
51:15Soient bien faites
51:16Dans n'importe quel pays
51:18On est au minimum
51:19Sur 6 mois
51:20Peut-être même
51:20Un an
51:21Avant qu'il y ait eu
51:22Des preuves tangibles
51:24Des changements
51:25Attendus
51:26Par la commission européenne
51:27Pour libérer les fonds
51:28Alors voilà
51:29Je dis
51:29Il ne faut pas attendre
51:30Une libération
51:31Dans 15 jours
51:31Mais peut-être
51:32Que dans 6 mois
51:33Ou dans un an
51:34Ce sera possible
51:34Et je pense
51:35J'imagine aussi
51:36Que cette libération
51:36Se fera peut-être
51:37Par tranche conditionnelle
51:38Et pas en totalité
51:40Moi je rejoins tout à fait
51:41L'enjeu
51:42Sur la solidité de l'Europe
51:45La perte pour la Russie
51:47D'un allié supplémentaire
51:48Elle en perd beaucoup
51:48Des alliés en ce moment
51:51Le Venezuela
51:51Cuba
51:53Donc maintenant
51:55La Hongrie
51:56Qui était quand même
51:56Le premier supporter
51:57De la Russie
51:58Et d'ailleurs
51:58Il y aura je crois
51:59Des procédures d'enquête
52:00Vis-à-vis du ministre
52:01Des affaires étrangères
52:02Hongrois
52:02Qui a été probablement
52:04Beaucoup trop proche
52:05De son homologue russe
52:07Donc il y a certainement
52:08Des aspects géopolitiques
52:09Importants
52:10Il y a aussi
52:10La reconstitution
52:11D'un régime
52:14De visograde
52:14Non c'est ça
52:15
52:15Qui regroupe
52:16La Tchéquie
52:17La Hongrie
52:17La Pologne
52:18Le rapprochement
52:18Entre la Pologne
52:19Et la Hongrie
52:19Bref il y a beaucoup
52:20De choses qui bougent
52:21Dans cette partie de l'Europe
52:22Qui est un gros réservoir
52:23De croissance
52:24Pour nous aussi
52:24C'est des pays industriels
52:27Qui fournissent beaucoup
52:28L'industrie allemande
52:30Notamment
52:30Peut-être pas assez
52:31La nôtre
52:32Mais on a certainement
52:34Tout intérêt
52:34A ce que la Hongrie
52:35Fasse un gros décollage
52:37Économique
52:37On en tirera certainement
52:38Des bénéfices
52:39Bon
52:39Stéphanie Villers
52:41Moi le résultat
52:42Les élections
52:42Montrent que
52:43L'intérêt économique
52:44Peut primer
52:46Quand même
52:46Au bout d'un certain temps
52:47Mais il y arrive
52:48Pourquoi ?
52:49Parce que
52:49Les Hongrois
52:50Voient que
52:51D'autres pays
52:53Ont pu
52:53Recevoir
52:54Des aides
52:55De l'Europe
52:56Et ça leur a permis
52:57Ce rattrapage économique
52:58Parce que l'idée
52:59De l'Union Européenne
53:00C'est prendre
53:01Des pays
53:02Qui sont
53:04Qui n'arrivent pas
53:05A la moyenne européenne
53:06En envoyant
53:08Des subventions
53:08Pour leur permettre
53:09De monter
53:10D'améliorer
53:12Leur niveau de vie
53:13Et en fait
53:13Ça fonctionne
53:14En réalité
53:15La Pologne
53:16Ça fonctionne
53:17Mais l'ensemble
53:18Des pays
53:18Du sud
53:20Vous vous rappelez
53:21Sur cette première décennie
53:22A partir
53:23De
53:25L'événement
53:25De la zone euro
53:26Les pays du sud
53:27Se sont
53:28Ont eu du mal
53:29A avoir
53:30L'esprit
53:31De l'Union Européenne
53:32Et de la zone euro
53:33Et de respecter
53:34Les critères
53:35Ça a donné
53:35Ça a débouché
53:36Sur une crise
53:36Aujourd'hui
53:38De 2010
53:40Ces pays-là
53:41Italie
53:41Sud
53:41Portugal
53:42Grèce
53:43Ont dû faire des efforts
53:44Et aujourd'hui
53:45On voit qu'à la fois
53:45Ils reçoivent
53:46Qui ont payé
53:47Au final
53:48Ça a été effectivement
53:49Des mesures très dures
53:51À vivre
53:52Et à supporter
53:53N'empêche
53:53N'empêche qu'ils ont reçu
53:54À partir de 2020
53:56Une grande partie
53:57Des aides
53:57De
53:58Next Generation
53:59Notamment
54:00Italie
54:01Premier bénéficiaire
54:02Avec 240 milliards d'euros
54:03Voilà
54:03Et ces aides-là
54:06Leur permettent
54:06On voit
54:07Qu'il y a quand même
54:08Des résultats économiques
54:09Alors peut-être
54:09L'Italie
54:10C'est peut-être
54:13Facialement
54:13C'est la réalité
54:15Il faudrait voir
54:16Sur le long terme
54:17Parce qu'il n'est pas évident
54:18Que l'investissement
54:20De ces fonds
54:21Soit fait
54:21Dans une économie
54:22Qui
54:23A aux enjeux
54:25Durables
54:26Enfin bon bref
54:26Il n'empêche que
54:27On voit bien
54:28Que même
54:29Ils arrivent
54:29À avoir
54:30Des déficits
54:31Publics
54:32Qui sont bien
54:33Meilleurs que les nôtres
54:34Et que
54:35Bon en mal en
54:36Leur croissance
54:38Se tient bien
54:39L'Espagne
54:39Bien sûr
54:40Est ultra florissante
54:41Donc voilà
54:43Après
54:44Je pense que
54:45Ces états
54:45Les états
54:46Voient bien
54:47Tout l'intérêt
54:47De faire partie
54:48D'Union Européenne
54:49Même la Grande-Bretagne
54:51Est en train
54:52Alors pas vouloir revenir
54:53Mais il n'empêche
54:54De se dire
54:56Regrette un peu
54:56Sans brésil
54:57Non mais essaye
54:58Véritablement
54:59De revenir
54:59A sa façon
55:00C'est une espèce
55:01De revenir
55:03Dans l'Union Européenne
55:04Comme du cas
55:05D'Adraï
55:05Ça a tout l'air
55:06Mais ça n'a pas
55:08Voilà
55:09Ça n'a pas
55:10Facialement
55:11Ce nom-là
55:12Parce que
55:13Face à la Chine
55:14Et aux Etats-Unis
55:15Les pays
55:16Nos économies
55:17De taille intermédiaire
55:18En Europe
55:19N'ont pas le choix
55:20Il y a un petit point
55:21Que je n'ai pas mentionné
55:22Tout à l'heure
55:23Rapidement
55:23C'est que dans son programme
55:24Il a l'adhésion à l'euro
55:26Et ça je pense que
55:27C'est un marqueur politique
55:28Et économique
55:28Est-ce que c'est important
55:29Alors ça ne sera pas
55:30En six mois non plus
55:31Mais je pense que
55:31Ça donnera de la crédibilité
55:33À l'ensemble de son programme
55:33Si l'objectif est vraiment
55:35D'entrer dans la zone euro
55:35Là pour le coup
55:36La Hongrie
55:37Deviendra un partenaire
55:38Économique majeur
55:39Bon
55:39Affaire à suivre
55:40Allez
55:40Il est 10h57
55:41Tant de vous dire au revoir
55:42Merci à tous les trois
55:43Stéphanie Villers
55:44Philippe Mutrici
55:46Nicolas
55:46L'Ioliakis
55:47Pour cette émission
55:48Passionnante
55:48Disponible en podcast
55:49Et replay
55:50Sur notre site
55:51Et l'application
55:52BFM Business
55:53Tout de suite
55:54C'est tout pour investir
55:55Animé par Antoine Larigauderie
55:57Quant à nous
55:58On se retrouve demain
55:59Même heure
55:59Même endroit
56:00À 10h
56:00En direct
56:01Sur BFM Business
56:02Très bonne journée
56:03A toutes et à tous
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