- il y a 16 heures
Ce jeudi 20 août, Aymeric Diday, directeur de la gestion chez Pergam, Julien Quistrebert, gérant chez Tailor AM, et Dorian Abadie, responsable bourse chez Meilleurtaux Placement, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:04BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse avec Guillaume Sommerer.
00:09En mode concentré c'est BFM Bourse juste avant la clôture, comme chaque soir au cœur de cet été, on
00:14reste sur nos formats estivaux pour encore aujourd'hui, demain et puis lundi, ce sera la grande rentrée de BFM
00:18Business avec tous nos formats habituels que vous retrouverez bien évidemment.
00:21Une ouverture à Wall Street USA Today avec Antoine Larigauderie désormais chaque jour et bien sûr John Plassard en format
00:26allongé USA Today pour vivre encore plus intensément chaque jour l'ouverture de Wall Street.
00:30C'est notre nouvelle promesse à partir de lundi sur les marchés financiers sur notre antenne BFM Business.
00:36Le CAC 40, là on est à 5 minutes de la clôture, il est en petite baisse, moins 0,38%.
00:40Ah oui petite baisse mais la huitième d'affilée mine de rien, 8469, ce qui nous entraîne sur la pire
00:45série pour le CAC depuis peut-être 2019.
00:472019, on va suivre ça, peut-être même 2017, on va regarder.
00:52Avec nos experts, ils sont là, ils viennent de nous rejoindre.
00:54Julien Kistrebert pour Taylor AM, bonsoir Julien.
00:57Bonsoir.
00:58Emmerick Didet pour Pergam, bonsoir Emmerick.
01:00Bonsoir Guillaume.
01:01Et Dorian Abadie, il nous accompagne, Meilleureté au placement, bonsoir Dorian.
01:04Bonsoir.
01:04Vous retrouvez tous à 8ème baisse d'affilée ce soir pour notre CAC 40.
01:09Emmerick, ça faisait bien longtemps qu'on n'avait pas vu une telle série.
01:11Oui c'est une série mais une série qui n'est pas non plus vertigineuse dans le sens où ce
01:15n'est pas des énormes baisses.
01:17C'est ça qu'il faut voir.
01:19C'est un peu dommage mais on voit qu'il n'y a pas de catalyseur fort à court terme
01:23pour l'Europe
01:25et que c'est vraiment quand même tout se passe aux Etats-Unis en ce moment.
01:29Les tours sont aussi une vraie justification finalement de ces mouvements baissiers.
01:36mais la réalité c'est que tout se passe de l'autre côté de l'Atlantique.
01:41On a quand même cette impression-là en ce moment.
01:43C'est vrai.
01:438ème baisse d'affilée pour le CAC.
01:45Donc a priori c'est la pire série depuis 2017 pour le coup.
01:48A l'époque d'ailleurs c'était lié les baisses des marchés à des tensions obligataires.
01:52C'est exactement comme ce qu'on est en train de vivre.
01:54On a de fortes tensions obligataires.
01:55Hier le Trésor américain a annoncé un grand geste.
01:58Il va doubler ses rachats d'obligations américaines.
02:00C'était supposé calmer le marché obligataire.
02:02Non le 10 ans américain est toujours à 4,7%.
02:05Le 10 ans français à 4,12%.
02:07Ça n'a pas vraiment d'effet.
02:08Il est là le principal problème.
02:098 baisses d'affilée c'est un signal ou c'est juste une petite respiration ?
02:13Julien ?
02:13A ce stade ça reste une respiration.
02:15Évidemment on a eu surtout la séquence de résultats qui a été extrêmement rassurante.
02:19Que ce soit des deux côtés de l'Altantique.
02:21Et c'est ça qui explique aussi la bonne tenue générale des marchés à action.
02:26Parce que si on n'avait pas eu ces bons résultats évidemment avec les tensions que l'on a.
02:30Le détroit d'Ormousse qui n'est toujours pas résolu même si on n'en parle pas.
02:33Les tensions inflationnistes.
02:35Les taux d'intérêt qui s'envolent.
02:37Le besoin de protéger le Yen qui est en train de fortement baisser.
02:42Donc on voit quand même qu'il y a des déséquilibres macroéconomiques assez significatifs.
02:48Et la bonne nouvelle c'est que malgré tout ça les entreprises continuent d'offrir de bons résultats.
02:52Donc je dirais respiration à ce stade.
02:54Pas d'inquiétude majeure.
02:55Et puis je pense que tout le monde a une chose en tête.
02:57C'est que si les taux montent trop.
02:59Et d'ailleurs ils ont envoyé le signal.
03:01On aura certainement probablement un quantitative easing qui pourra revenir.
03:04Même si on sait que le nouveau président de la Fed n'est pas un fervent défenseur de cette politique.
03:11C'est quelque chose qui pourra potentiellement arriver.
03:14Et puis on verra si les taux directeurs sont relevés dans les prochains mois de chaque côté.
03:20Il y a aussi la pression du pétrole qui repart nettement à la hausse aujourd'hui.
03:22Le Brent on va en reparler.
03:2393 dollars.
03:24Le gaz en Europe aussi est en forte hausse aujourd'hui.
03:26La pression des matières premières qui n'est pas le marché obligataire.
03:29C'est vrai.
03:29Et le trésor.
03:30Alors à défaut de la Fed c'est le trésor qui est annoncé hier.
03:33Américain, un trésor américain.
03:34Qu'il va au moins doubler ses rachats d'obligations de dette américaines.
03:37Ça change vraiment la donne ou pas ?
03:39Quand on regarde l'impact sur le marché obligataire il n'est pas énorme.
03:41Pour l'instant on n'a pas encore repris le contrôle de cette hausse de taux manifestement sur les marchés.
03:45Ce n'est pas suffisant en tout cas pour faire un vrai plafond de verre sur les taux.
03:49Et en même temps c'est un aveu de faiblesse.
03:51Donc voilà.
03:51Il y a un effet technique à court terme.
03:53On verra si c'est suffisant à ce stade.
03:57Clairement avec les déficits que connaissent les Etats-Unis.
04:00Plus le risque qui peut arriver à tout moment que la banque centrale japonaise soit obligée de vendre de la
04:06dette américaine.
04:08Effectivement le marché va rester assez sous-pondéré sur la dette américaine à long terme.
04:13Oui.
04:13C'est-à-dire qu'une reprise de contrôle c'est possible ou pas ?
04:15Sachant que la Fed ne compte plus contrôler le marché.
04:18Kevin Worf c'est vraiment dans ce qu'il a expliqué.
04:20C'est la bible de Kevin Worf.
04:21On ne veut plus piloter le marché.
04:22Contrairement à ses prédécesseurs.
04:24C'est pour ça qu'on donne le bébé au trésor.
04:29Et donc qu'on cherche un nouvel allié, un nouvel acteur pour intervenir justement sur les marchés.
04:34Alors doubler le montant des actifs c'est un premier pas.
04:39Pas impossible qu'ils aillent plus loin.
04:42Dès aujourd'hui on commençait à avoir des commentaires en disant que ça pourrait aller plus loin.
04:46In fine ils veulent reprendre le contrôle.
04:48Ils ne veulent surtout pas avec 40 000 milliards de dettes au global.
04:54Ça commence à être des montants qui commencent à être colossaux.
04:56Donc toute hausse de taux génère une petite charge de la dette qui est quand même incroyable.
05:02Donc ils ont intérêt quelque part à aller de l'avant et à être proactifs par rapport à ces sujets
05:08-là.
05:08C'est pour ça qu'on a plutôt tendance à dire à très court terme les marchés veulent encore tenter
05:13d'être sceptiques.
05:16Mais à la fin ils interviendront et ils ne laisseront pas les taux aller beaucoup plus haut.
05:24Et on voit les émissions ils vont avoir tendance à les décaler de la partie longue à la partie courte.
05:28Donc on sent quand même qu'il y a une volonté d'intervenir et de maîtriser au mieux les taux
05:34d'intérêt.
05:34Pour que au final ça se passe sans trop d'histoire.
05:38Parce qu'à côté de ça les chiffres ne sont pas mauvais.
05:40La croissance n'est plutôt pas mauvaise.
05:42L'inflation est présente mais pas avec des chiffres qui nécessitent une action en urgence de la part de la
05:48réserve fédérale américaine.
05:50Donc au final pas si mal que ça.
05:53On a des chiffres américains aujourd'hui pas si mauvais effectivement.
05:55Le Fili-Fed progresse contre toute attente.
05:58Et puis les inscriptions de manières au chômage sont inférieures aux attentes.
06:00Donc ça c'est pas trop mauvais.
06:02Mais Walmart, on parlera de Walmart quand même qui a publié ses résultats.
06:04Là c'est mauvais franchement.
06:05C'est pas un bon signal sur l'état des consommateurs.
06:07Walmart perd 10% en ce moment à Wall Street.
06:10Walmart déçoit rarement le marché.
06:11Walmart en tout cas ces derniers temps, ces derniers trimestres avait rarement publié sous les attentes.
06:15Là Walmart vient de publier sous les attentes.
06:17On en parlera dans un instant.
06:18Il en reviendra donc sur le pétrole aussi qui envoie un signal haussier très fort aujourd'hui.
06:22Le Brent à 94 dollars quasiment.
06:24D'abord et 17h36 c'est la clôture là.
06:26Sur les marchés ici en Europe, on y est.
06:28Et notre CAC 40 termine à moins 0,57%.
06:328453 points.
06:33Et voilà.
06:338 baisses d'affilée.
06:34Alors a priori, on va affiner.
06:36Mais a priori on est sur une série 8 baisses d'affilée.
06:39Donc série inédite depuis 2017 pour notre indice CAC 40.
06:43Les plus fortes baisses.
06:44Stellantis qui vit un été très compliqué.
06:46Stellantis en bourse.
06:47Moins 3,9% cet après-midi.
06:49On a le secteur du luxe aussi avec des indications sur les ventes en Chine de l'ensemble du secteur
06:53un petit peu négatives.
06:54Résultat donc aujourd'hui, Kering recule de 3,6%.
06:56LVMH perd 2,8%.
06:58Également parmi les valeurs qu'il ne fallait pas rater aujourd'hui.
07:01Alors cette fois à la hausse, Michelin.
07:03Le titre Michelin termine en effet en progression d'un peu plus d'un pour cent.
07:08Parce qu'on a une recommandation favorable sur Michelin.
07:11Pour le coup c'est JP Morgan qui intègre Michelin à ses fabricants de pneus préférés.
07:17Et c'est même désormais le fabricant de pneus préférés de JP Morgan en Europe, Michelin.
07:21Du coup JP Morgan passe à l'achat sur le titre.
07:23Relève son objectif de course sur Michelin à 42 euros.
07:26Le titre en profite donc et gagne un peu plus d'un pour cent aujourd'hui.
07:28On a encore le secteur de la santé qui est en hausse.
07:31Hier la séance de Moderna était folle.
07:33Le titre a gagné plus de 100%.
07:34Alors aujourd'hui dans le secteur de la santé qui progresse le plus à Paris,
07:37Eurofins, tiens c'est la plus forte hausse du CAC à plus 3% ce soir en clôture.
07:40Et puis on a le pétrole qui soutient Total Energy à nouveau à plus 0,8%.
07:44Voilà le bilan de cette séance.
07:45Dorian Abadie nous rejoint donc pour Meilleur Taux Placement.
07:47Bonsoir Dorian, ravi de vous retrouver.
07:49Bonsoir Dorian.
07:508 baisses d'affilée là sur le CAC.
07:51Alors c'est vrai que les baisses ne sont pas énormes les unes après les autres.
07:54On aura perdu sur la séquence un peu plus de 2,5%.
07:57Ce n'est pas énorme pour 8 baisses d'affilée.
07:58Mais enfin quand même la série est assez marquante Dorian.
08:01Oui effectivement c'est une série inédite, vous l'avez dit, depuis 2017.
08:05Bon il faut rappeler que nous sommes en pleine trêve estivale.
08:08Les volumes sont plutôt réduits.
08:09Alors c'est vrai qu'on a quand même des actualités explosives.
08:11On aurait pu d'ailleurs s'attendre à ce que la baisse soit beaucoup plus marquée.
08:14Finalement depuis le pic historique, le nouveau record qui a été atteint en début de mois,
08:20le CAC c'est de 3,2-3,3%.
08:22Donc ça reste tout de même à mettre en perspective.
08:26On reste quand même très fortement haussier depuis le début de l'année,
08:28en particulier si on considère les dividendes sur l'indice français.
08:31Au-delà de ça, d'un point de vue technique, le principal support que l'on surveille à court terme,
08:35c'est celui des 8 450 points qui en cas de rupture pourraient assez rapidement nous entraîner sur les 8
08:40370.
08:41Et dans quel cas nous parlerions désormais d'une baisse qui serait aux alentours de 4,5% face au
08:47plus haut historique début de mois.
08:48Le pétrole qui signe une nouvelle séance de forte hausse ce soir, ça aussi ça met de la tension dans
08:53le marché obligataire
08:54et ça explique la petite remontée des taux aujourd'hui.
08:56Le baril de Brent à 93,50 dollars ce soir Julien.
08:59On n'en sort pas, on n'en sort pas de cette guerre en Iran.
09:02Alors Donald Trump dit qu'il ne discute plus à Téhéran, mais il ne menace plus vraiment de bombarder là.
09:05Il ne parle que de menaces économiques, il menace tous les partenaires de l'Iran de sanctions jamais vues jusqu
09:13'ici.
09:13Donc on vient de plus en plus sur un terrain de sanctions économiques vis-à-vis de l'Iran plus
09:17que le menace de nouveaux bombardements manifestement de la part des Etats-Unis.
09:20Le vrai sujet c'est qu'on a le sentiment d'une impréparation totale sur le sujet, que les conséquences
09:27n'ont pas forcément été mesurées,
09:30que finalement les Iraniens ont découvert qu'ils n'avaient pas besoin de l'arme nucléaire
09:34et que le blocage des Trois-Dormuz leur suffisait de mettre la pression à tout le monde dans le monde.
09:40Et voilà, donc on se retrouve dans une position un peu compliquée.
09:42Ils ont même menacé Oman s'ils avançaient dans les discussions avec l'Iran.
09:46Donc voilà, on est sur une situation un peu ubuesque où finalement c'est bien pire que ce qu'il
09:53était il y a quelques mois.
09:54Et puis bon, il essaye de détourner la discussion en nous parlant de la Corée du Nord maintenant,
09:59avec Nguyen qui est son meilleur ami.
10:01Voilà, je dirais qu'il n'y a pas trop de surprises avec ce président.
10:04Il y a beaucoup d'impréparation.
10:07Et puis l'idée que la force peut faire piller tout le monde, malheureusement, c'est un peu plus compliqué
10:13que ça.
10:14Et donc sur ce sujet, j'ai envie de dire pétrole-gaz, malheureusement, on voit difficilement une sortie du tunnel
10:20rapide.
10:21Donc voilà, tout le monde est un peu en phase d'attente.
10:24Ce qui sauve tout ça, on en a déjà dit plusieurs fois, mais c'est cette diffusion des capex colossaux
10:30dans l'IA
10:30qui font que les industriels européens ont une croissance sur le T2 qui est assez exceptionnelle,
10:36que globalement, l'activité économique est là, même si la consommation est très morose avec cette inflation et cette remontée
10:42des taux.
10:43On parlera de Walmart, mais on peut parler des chiffres en Chine aussi, des ventes de luxe, tout ça.
10:49Et puis les baisses d'aujourd'hui d'ailleurs, on voit Stellantis, donc consommation discrétionnaire, ça continue.
10:54Tout ça, c'est extrêmement compliqué.
10:56D'ailleurs, Walmart, c'est ce qu'ils disent dans leurs communiqués, c'est plutôt, comme d'habitude,
11:00les gens aisés s'en sortent bien parce que la bourse, notamment,
11:03et puis la population, d'une manière générale, qui souffre davantage.
11:08Donc on reste, je dirais, dans le même schéma depuis quelques années.
11:11D'une croissance portée par les investissements pendant que les consommateurs souffrent davantage.
11:16C'est vrai, Walmart a donc publié ses résultats et c'est un peu la douche froide.
11:19D'autant plus que d'autres acteurs avaient plutôt positivement surpris ces derniers jours.
11:22Low, Stargate, c'était plutôt positif.
11:24On pense aussi à Home Depot, tout est l'odeur.
11:26Là, Walmart douche tout le monde avec des ventes sous les attentes, ce qui est assez rare de la part
11:30de Walmart.
11:31Un rythme de croissance des ventes, même au plus bas depuis 2019.
11:35Dans les magasins physiques de Walmart, même les ventes se contractent de 2,5% sur le trimestre qui vient
11:40de s'écouler.
11:40C'est un signal, ça, Émeric ?
11:41Oui, parce qu'en fait, finalement, il n'y a que le digital qui a un petit peu soutenu l
11:44'activité.
11:45Et l'activité classique historique de Walmart était en dessous.
11:47Et ça, finalement, ça nous montre à quel point ça peut être quand même assez fragile.
11:51Parce que jusqu'à présent, on a ce qui s'appelle l'effet richesse qui a marché divinement bien aux
11:55États-Unis.
11:56C'est-à-dire que vous avez de la croissance.
11:57Donc, du coup, de plus en plus de populations aux États-Unis participent à cet effet richesse,
12:03s'enrichissent notamment parce qu'ils ont de plus en plus accès aux marchés financiers,
12:08à l'enrichissement par les marchés financiers.
12:09Donc, profitent de cet enrichissement.
12:12Et on l'a vu d'ailleurs avec la hausse du prix du pétrole,
12:15qui, historiquement, a un impact immédiat sur la consommation aux États-Unis.
12:20Finalement, a eu un impact assez mesuré cette fois-ci,
12:22parce que cet effet richesse est extrêmement puissant aux États-Unis.
12:25Et là, dans les chiffres de Walmart, on revient un tout petit peu sur la réalité,
12:28en se disant, s'il y a quand même un petit impact sur la population,
12:33la population va consommer un tout petit peu moins,
12:36va revoir ses lieux d'achat.
12:39Et Walmart en est un exemple,
12:41puisque c'est sur le sol américain que les chiffres n'ont pas été aussi bons que prévus.
12:46Et c'est ça aussi qui fait la différence.
12:47Le reste, le digital a été bon.
12:49D'autres zones géographiques ont été correctes,
12:51mais c'est sur le sol américain que finalement les chiffres ont été un tout petit peu décevants.
12:55Alors après, c'est une baisse de la croissance.
12:58En soi, Walmart continue de faire des bénéfices, racheter beaucoup d'actions.
13:02Donc, il n'y a pas péril en la demeure sur le titre.
13:06À long terme, ça reste des sociétés extrêmement vertueuses, rentables,
13:10et ça fait partie des grands leaders.
13:12Donc, c'est pour ça que les baisses de court terme de temps en temps sur ces sociétés-là
13:18sont à regarder, sont à regarder de façon assez...
13:20Assez proche, opportuniste, pour trouver un petit peu des points d'achat,
13:25parce que ça, ça fait partie des grands leaders qu'on peut avoir sur le long terme.
13:29Moins 10% Walmart, là, en direct, à Wall Street, à New York, il est 11h43.
13:32Moins 10, pour vous, c'est peut-être un point d'entrée ?
13:34Peut-être pas encore aujourd'hui, mais dans les jours qui viennent, peut-être, oui.
13:38Julien, moins 10% Walmart, ce n'est pas tous les jours ?
13:39J'attendrai aussi un petit peu, mais effectivement, ça reste une société très solide.
13:44Peut-être sur un autre sujet qui va nous occuper bientôt,
13:47ce que ça peut aussi marquer, c'est ce qu'on voit de plus en plus
13:50sur les perspectives des mid-terms,
13:51où les Républicains pourraient perdre les deux chambres.
13:54En tout cas, c'est ce qui semble ressortir des nouvelles anticipations.
13:59Voilà, c'est ça aussi qui est en train de se jouer derrière,
14:02d'où la problématique pour Trump,
14:03peut-être d'essayer de trouver un accord à la va-vite avec les Iraniens,
14:06puisque les mid-terms, c'est littéralement demain.
14:09Donc, il va falloir rapidement trouver une solution,
14:12puisque la hausse du prix du carburant,
14:14même si ça impacte modérément la consommation,
14:16parce qu'encore une fois, les plus riches continuent de consommer,
14:20c'est quelque chose qu'on dit depuis assez longtemps.
14:21Mais tout le reste, tribe.
14:22Mais tout le reste souffre énormément,
14:24et donc, il y a un gros enjeu pour lui,
14:26puisque s'il perd, et le Congrès, et le Sénat,
14:29ça va être un petit peu plus compliqué.
14:30Et vous nous disiez, il y a un signal négatif aussi
14:32sur les ventes du luxe en Chine, on va en parler dans un instant,
14:34ça explique la baisse du secteur du luxe, là, ce soir, en Europe.
14:37Juste sur Walmart à moins 10, c'est pas tous les jours.
14:39Dorian, on vous retrouve à nouveau.
14:41Moins 10 ce soir, ce titre Walmart cote en ce moment 103,11$.
14:44Est-ce que c'est un point d'entrée, d'un point de vue graphique, d'après vous ?
14:47On se rapproche d'un point d'entrée très intéressant, effectivement,
14:49puisque symboliquement, on se rapproche des 100$,
14:51ça marque toujours les esprits, ce type de niveau.
14:53Alors, en dessous, on pourrait renforcer sur les 96 et les 90,50,
14:57qui sont les deux supports, disons, les plus proches.
15:00Puis, c'est vrai que symboliquement, cette baisse de 10% aujourd'hui,
15:03entraîne ou plutôt provoque un recul annuel de l'ordre de moins 7%,
15:06mais on reste, de notre côté en tout cas, sur un avis positif sur le moyen long terme.
15:10Ça reste une valeur absolument exceptionnelle
15:12et qui, en plus, concurrence de plus en plus, sérieusement, Amazon.
15:16Donc, effectivement, il y a des points d'entrée assez intéressants,
15:19autour de 100, 96 et 96.
15:21Et donc, vous nous disiez, Julien, dans le luxe,
15:23il y a des signaux de vente en Chine plus négatifs,
15:26là, qui ont été publiés aujourd'hui, une étude là-dessus.
15:28Le titre Kering perd en clôture 3,5%.
15:30LVMH, moins de 8%.
15:31Hermès, moins 2,1%.
15:33Ce sont, parmi les cinq plus fortes baisses du CAC,
15:35300 des valeurs du luxe aujourd'hui.
15:36Oui, des premières indications, un moins 10 sur les ventes de luxe.
15:41L'autre indication, c'était plus sur la partie montre,
15:43où on serait sur du moins 19.
15:45Donc, c'est quand même des reculs assez significatifs.
15:50Donc, aujourd'hui, c'est vrai que ça a été pendant longtemps la locomotive.
15:53On le sait, des marques de luxe, plus des débats sur le transport aérien.
15:59Bon, pour l'instant, on ne le voit pas trop dans les chiffres,
16:01mais évidemment, des coûts plus élevés
16:04ou des difficultés, éventuellement, à consommer.
16:06Donc, les marques ont, en tout cas, un peu moins de brio
16:09qu'elles ont pu être par le passé.
16:11Donc, voilà, ça reste un petit peu compliqué.
16:14En tout cas, on n'a pas de velléité, pour anticiper la question,
16:17à revenir sur le secteur.
16:19D'une manière générale, nous, en tout cas, en termes d'investissement à action,
16:23on reste à l'écart de tout ce qui est consommation
16:26et avec un focus plutôt sur la partie CAPEX.
16:30Les investissements, les groupes qui investissent.
16:32Voilà.
16:33C'est ceux-là que vous privilégiez.
16:34On reste là-dessus et on n'a pas de velléité, en tout cas,
16:36d'aller sur le consommateur dans cet environnement, de toute façon.
16:39Alors, justement, pour aller encore plus loin,
16:41c'est quoi vos lumières, là, pour la rentrée, Julien ?
16:44Les secteurs, le secteur, je ne sais pas, la valeur, si vous le souhaitez,
16:47dans laquelle vous misez le plus pour cette rentrée ?
16:49Nous, le secteur, et ça va bien aller avec votre question sur les lumières,
16:52c'est l'électrification qui reste toujours le sujet pour nous intéressant.
16:57Alors, effectivement, il y a des moments où les titres sont un peu trop poussés vers le haut.
17:00Il faut attendre un petit peu des points d'entrée.
17:02Mais globalement, l'électrification, pourquoi ?
17:04Pour faire simple.
17:05Évidemment, on a le sujet IA Data Center aux États-Unis.
17:09On a aussi le sujet électrification en Europe,
17:12justement pour être de moins en moins dépendant du gaz et du pétrole
17:15qu'on peut avoir au Moyen-Orient
17:17ou d'autres zones politiquement difficiles pour nous, comme la Russie.
17:21Vous avez vu d'ailleurs que l'Europe a annoncé un nouveau plan d'ici 2040,
17:26doubler la part d'électricité dans la consommation d'énergie,
17:29donc 23-46%.
17:30Donc, c'est des objectifs qui sont extrêmement ambitieux.
17:33Donc voilà, on voit qu'il y a un besoin structurel qui est là,
17:36qui est très fort, qui va perdurer.
17:39Donc voilà, tous les acteurs, les Nexans, les Legrand, les Schneider,
17:45bon, en ce moment, on a une petite préférence sur Nexans au vu de la valorisation,
17:49qui a d'ailleurs publié de très bons résultats,
17:51qui a revalué ses objectifs,
17:52qui a compensé qu'un nouveau contrat,
17:55sur le contrat problématique avec Chypre en Méditerranée,
17:58donc il n'y a plus de problème de ce côté-là,
18:00qui a une très forte décote par rapport à Prismian,
18:02le groupe italien.
18:03Il y a des petites nuances de qualité,
18:05mais bon, la décote nous semble excessive.
18:08La thématique de l'électrification, elle est là, elle est structurelle.
18:11Le problème, c'est qu'il y a plein de pays en Europe
18:12où les prix d'électricité dépendent de ceux du gaz.
18:14Le prix du gaz naturel en Europe atteint aujourd'hui
18:16un nouveau pic de cinq mois.
18:18Ça, ce n'est pas forcément une bonne nouvelle.
18:20Pas ici en France, ça nous concerne moins,
18:21parce que le prix d'électricité est moins indexé au gaz,
18:23mais en Allemagne, en Italie,
18:24qui sont deux nations plus industrielles que la France,
18:26par exemple, ça reste assez indexé au gaz.
18:27Ça reste des prix, oui, qui sont un petit peu élevés,
18:30puisqu'on est autour de 60 euros le mégawatt-heure en équivalent,
18:33mais on est très loin quand même de la crise russe.
18:34On avait passé les 200, donc on est dans une zone,
18:38évidemment, un peu tendue.
18:40De vigilance.
18:40On n'est pas dans une zone critique non plus à ce stade.
18:43On est entre le drapeau vert et le drapeau jaune.
18:44Voilà, donc ça reste encore tout à fait gérable
18:48et absorbable par les différentes économies.
18:50Emric, même question, votre secteur chouchou
18:52ou votre valeur favorite pour cette rentrée ?
18:54C'est le moment de se mouiller.
18:55Alors, pas forcément la France, pour le coup,
18:59parce que pour le moment, on continue à sous-pondérer la France.
19:03Et on reste plutôt côté États-Unis, Américains.
19:08On continue de surpondérer la zone.
19:10Et dans cette zone-là, quand on regarde toutes les valeurs liées à l'IA,
19:14il y en a un certain nombre qui ont perdu cet été,
19:16qui ont connu un été assez cataclysmique,
19:18et donc qui ont reflué de 30 à 50 %.
19:21Donc, aujourd'hui, on peut recommencer à s'intéresser à des sociétés
19:25type Micron, type SKNX,
19:29qui cotent maintenant aux États-Unis, avec une ADR.
19:32Donc, il y a des sociétés liées à l'IA
19:35qui ont beaucoup baissé pendant l'été
19:37et qui redeviennent du coup, quelque part,
19:39un tout petit peu moins chères
19:41que les chiffres qu'on a connus cet été
19:43qui étaient inenvisageables, ininvestissables sur les plus hauts.
19:48Donc, on recommence à s'intéresser à ça
19:51parce que c'est une révolution technologique majeure
19:55dans laquelle il va falloir participer.
19:57Alors, l'électrification, c'est très clair,
20:00ça fait partie des secteurs qu'on adore,
20:02qu'on continuera d'aimer avec les Schneider et les Legrand en France.
20:05Ça, il n'y a pas de sujet.
20:08Mais à côté de ça, si on sort d'ASML en Europe,
20:12qui est peut-être la seule vraie valeur IA qu'on ait investissable,
20:17le reste, c'est aux États-Unis.
20:18Et il faut aller chercher des leaders américains sur cette thématique-là.
20:22Et plutôt ces acteurs que vous venez de citer,
20:24que les hyperscalers qu'on connaît bien,
20:26les GAFAM, les 7 magnifiques qui investissent énormément,
20:29qui voient quand ils émettent de la dette,
20:32leur taux quand même beaucoup progresser,
20:33si bien qu'on finit par se demander si les investisseurs,
20:35si les marchés ne vont pas privilégier les obligations des hyperscalers,
20:37acheter leurs obligations plutôt que leurs actions.
20:39C'est ça.
20:39Il y a même des articles, on lit aujourd'hui,
20:41que ça devient des concurrents des émissions de dette d'État
20:44parce qu'ils émettent des montants qui sont tellement importants
20:47qu'ils deviennent des concurrents de l'État américain.
20:51C'est clair qu'aujourd'hui, ces hyperscalers,
20:53ils sont super en termes de, notamment par exemple,
20:55l'Alphabet qui investit énormément,
20:58qui est présent dans toute la chaîne de valeur
20:59et qui travaille aussi sur la compression des données.
21:02Donc, des sujets qui sont extrêmement importants
21:05pour les sujets d'intelligence artificielle.
21:08Mais on préférera aussi aller chercher
21:11ces leaders de l'intelligence artificielle
21:13et demain, si on a l'introduction en bourse d'Enthropic qui arrive,
21:18évidemment qu'on va s'intéresser à ce sujet-là.
21:21Autant SpaceX, c'était compliqué
21:23d'aller se mettre sur cette introduction en bourse,
21:27autant sur OpenAI ou Enthropic,
21:30c'est des sujets qu'il va falloir regarder,
21:32même si les montants qui sont annoncés
21:35sont déraisonnables.
21:37Il n'empêche que c'est une révolution technologique majeure.
21:40Et Enthropic est en train de préparer
21:41son introduction en bourse.
21:42Ils ont beaucoup communiqué en début de semaine
21:44et apparemment, il y a des chiffres
21:46qui ont été publiés,
21:47qui ont été en tout cas,
21:49qu'Enthropic a laissé filtrer,
21:50selon lesquels leur revenu sur un an aurait augmenté,
21:53aurait fait x14.
21:54Voilà, x14, multiplication par 14 de leur revenu.
21:56C'est bien, ça fait joli ça, avant l'introduction en bourse.
21:58Mais surtout, il y a du revenu.
21:59C'est ça qui est intéressant,
22:00c'est qu'on n'est pas comme à une certaine époque
22:02quand on a connu le début des années 2000,
22:04où on valorisait des sociétés sans revenu.
22:07Là, on parle de sociétés qui vont faire
22:09entre 40, durant les années,
22:11ou 100 milliards de revenus.
22:12Alors on va valoriser ça, peut-être 2000 milliards,
22:14comme le disait l'article du Wall Street Journal,
22:15Point Enthropic.
22:17C'est des multiples de chiffres d'affaires colossaux,
22:20mais il y a du revenu.
22:21Oui, il y a du revenu.
22:22Alors Alibaba, ça aussi, c'est l'actualité du jour.
22:25Il se passe des choses,
22:25on a beau être le 20 août,
22:26il y a des effets sur les marchés,
22:28il y a des actualités.
22:29Alibaba, son chiffre d'affaires trimestriel
22:31progresse de 9% porté par l'IA.
22:33Alors très bien, on se dit super,
22:34chiffre d'affaires en hausse de 9%.
22:35Mais les bénéfices, lui, plongent de 76%.
22:38Pourquoi ?
22:39Parce qu'eux aussi,
22:40Alibaba investissent énormément dans l'IA
22:43et ça coûte cher.
22:44Bénéfices en baisse de 76% pour Alibaba, Julien.
22:46Oui, c'est un peu la même chose
22:48que ce qu'on a vu sur les groupes américains.
22:50Quand on a des annonces de hausse d'investissement
22:52assez importants,
22:54finalement, le marché réagit un peu négativement.
22:57Pourquoi ?
22:57Parce que la période facile, je dirais,
22:59où les gros acteurs utilisaient leur trésorerie
23:01derrière nous,
23:02maintenant, il faut émettre de la dette.
23:03Voilà, donc il y a un peu plus de sujets
23:05qui se posent sur la rentabilité,
23:07la capacité à monétiser.
23:10Alors nous, de notre côté,
23:10on est un peu plus prudent
23:11sur les acteurs du langage,
23:14en tout cas, du LLM.
23:17On est plus du côté,
23:18on préfère être du côté des équipementiers,
23:20toujours,
23:21parce qu'on voit bien les investissements.
23:23On voit aussi quand même
23:24qu'il y a une concurrence assez féroce
23:25des modèles open source
23:27et des modèles chinois,
23:28notamment qui ont des coûts de token
23:29qui sont beaucoup plus faibles
23:31que les acteurs américains.
23:34Et donc, du coup,
23:35il y a quand même des sujets
23:36avec des acteurs américains,
23:37même comme Microsoft,
23:39qui commencent à utiliser
23:39certains modèles chinois.
23:42Vous faites partie de ceux qui pensent
23:44qu'il y a peut-être même,
23:45alors, c'est des mots
23:46un peu grandiloquents,
23:47mais une menace existentielle
23:48sur les hyperscalers américains
23:49si les modèles open source chinois
23:50font leur preuve
23:51et finissent par inonder le marché
23:52parce que, par définition,
23:53c'est beaucoup moins cher.
23:54Alors, les hyperscalers,
23:55c'est un autre sujet
23:56parce qu'eux,
23:56ils ont les data centers physiques
23:58pour stocker,
23:59faire le calcul, etc.
24:00Donc, c'est un autre sujet.
24:01Je pense vraiment
24:02à ceux qui font le langage.
24:03Ou Anthropique, ou OpenAI.
24:04Exactement.
24:04C'est eux qui, pour moi,
24:06sont...
24:06Et on l'a vu,
24:07il y a eu des retournements
24:08de situation
24:08sur les différents marchés
24:09qui ont été...
24:10Il y a quelques semestres,
24:12OpenAI était leader incontesté
24:15sur une grande partie du marché.
24:18Et puis, on a vu Anthropique sortir.
24:19On a vu aussi Jiminy arriver, etc.
24:23Donc, là-dessus,
24:24un peu de prudence.
24:25Les nouveaux modèles chinois
24:27qui sont arrivés aussi
24:28avec des capacités
24:30presque équivalentes
24:31au modèle américain
24:32pour des coûts
24:33beaucoup plus faibles.
24:34Donc, là-dessus,
24:34en tout cas,
24:35de notre point de vue,
24:36après,
24:37chacun se fait sa religion.
24:38C'est un peu difficile
24:39de savoir qui va sortir gagnant.
24:41Ce qu'on sait,
24:41c'est qu'il faudra
24:42de la puissance de calcul
24:43et qu'il va falloir
24:44des investissements.
24:45Et donc, on préfère
24:45être du côté des équipementiers.
24:47Oui.
24:47Vous vouliez rajouter un mot.
24:48Puis, dans un instant,
24:49Dorian, vous devrez vous mouiller
24:50vous aussi et nous dire
24:50quelle valeur ou quel secteur
24:51a le plus de potentiel
24:52d'un point de vue graphique.
24:53Pour cette rentrée,
24:54Dorian, on vous retrouve
24:55dans un instant.
24:56Émeric.
24:57Oui, sur la Chine,
24:58ils arrivent à concurrencer
24:59énormément les Américains.
25:01Ça, c'est une certitude.
25:02Par contre,
25:02les sujets de souveraineté,
25:03ça va quand même s'imposer
25:04à toutes les zones géographiques.
25:06Et c'est là où les Américains
25:09vont quand même,
25:10ils vont garder potentiellement
25:11leur leadership.
25:12Donc, c'est pour ça
25:13qu'on reste pour le moment
25:15plutôt orientés US.
25:16D'ailleurs, c'est assez intéressant
25:17parce que si on regarde Mistral,
25:18maintenant,
25:18ils utilisent un modèle chinois
25:21pour se développer.
25:24Votre secteur fouchou,
25:25Dorian, à votre tour,
25:26à l'instant,
25:26Julien nous disait,
25:27c'est le secteur de l'électrification
25:28et il a cité pas mal de valeurs
25:29dans ce secteur.
25:30Vous nous disiez,
25:31Emric, votre secteur fouchou,
25:32votre valeur fouchou,
25:33c'est l'IA.
25:34De votre côté, Dorian,
25:35il se trouve où le potentiel
25:35d'un point de vue graphique
25:36pour cette rentrée ?
25:38Pour me distinguer un petit peu,
25:39c'est vrai que la réponse facile
25:41serait de sélectionner
25:42une valeur défensive
25:43contenue des différents nuages
25:44dont nous venons de parler
25:45pour les mois à venir.
25:46Mais il fallait vraiment
25:47retenir une valeur
25:48avec un bon potentiel de rebond.
25:49Je prendrais Vision.
25:50Vision Group,
25:51qui perd environ 38%
25:53depuis le début de l'année.
25:54Alors, c'est évidemment
25:54un choix beaucoup plus offensif
25:56qu'un Total ou un Air Liquide.
25:58Mais le rapport
25:59entre croissance,
26:00valorisation et potentiel
26:01me paraît intéressant.
26:03Alors, pour situer,
26:05Vision, plutôt,
26:06c'est devenu en assez peu de temps
26:07l'un des leaders mondiaux
26:08de la digitalisation
26:09des magasins physiques,
26:10notamment contraire
26:11de ces étiquettes.
26:12Et aujourd'hui,
26:13le marché valorise
26:14le groupe en 14 fois
26:16les bénéfices attendus
26:18en 2026
26:18et seulement 11 fois
26:19pour 2027.
26:20Mais surtout,
26:21on a un objectif moyen
26:22au niveau des banques
26:23et des bureaux d'études
26:24qui distinguent
26:24à peu près 65%
26:27au travers de 211 euros.
26:28Donc, il faut être clair,
26:29c'est une action
26:30très volatile,
26:31risquée,
26:32donc pas du tout adaptée
26:33aux investisseurs
26:33les plus prudents.
26:34Mais je pense qu'il y a
26:34un bon temps
26:35de le remontrer.
26:35Bon, il vous ferait plaisir
26:36à plein de particuliers
26:37qui nous suivent,
26:38qui sont fans de ce site Vision
26:39et qui nous interrogent
26:39tous les jours.
26:40Voilà, graphiquement,
26:42vous leur apportez
26:42de l'eau au moulin.
26:43Merci beaucoup,
26:44Dorian Abadie,
26:45sur ce titre Vision
26:46dans lequel vous croyez,
26:47pourquoi pas,
26:47pour la rentrée,
26:48même si c'est toujours
26:48une prise de risque.
26:49Meilleur taux placement
26:49avec nous régulièrement.
26:50Le CAC, ce soir,
26:51on vous rappelle la clôture,
26:52il a perdu 0,6%,
26:53quasiment,
26:54huitième baisse d'affilée
26:55pour le CAC,
26:56c'est la pire série
26:56depuis 2017,
26:58toujours sous pression
26:58face au taux obligataire
26:59qui se tend.
27:00Le 10 ans français
27:01est à 4,12 ce soir,
27:02le 10 ans américain,
27:03à 4,71,
27:04on en a beaucoup parlé
27:04au tout début
27:05de nos échanges.
27:06Il vous reste,
27:07messieurs,
27:07à chacun 25 secondes.
27:09Vous suivrez quoi,
27:10en particulier,
27:10dans les prochains mois,
27:11Émeric ?
27:12Élection mid-terme,
27:13c'est ça qui va faire basculer
27:15potentiellement les marchés
27:16d'un côté ou de l'autre
27:17sur la fin de l'année.
27:18Julien, du coup,
27:18il ne faut pas répondre
27:19à l'élection.
27:19Toujours sur le discours
27:20des banquiers centraux,
27:21je pense que ça va être
27:21le sujet avec Jackson Hole,
27:23etc.
27:23Puisque là,
27:24le vrai sujet,
27:25c'est l'inflation,
27:26les hausses des taux
27:27et les taux longs.
27:27D'accord,
27:28vous ne suivrez pas
27:28Christine Lagarde,
27:29va-t-elle ou pas
27:29partir plus tôt de la BCE ?
27:31On entend parler maintenant
27:32de Christine Lagarde
27:32à la tête du Forum économique
27:33mondial de Davos.
27:34Pourquoi pas ?
27:35Pourquoi pas,
27:35avant la fin de son mandat ?
27:36Ce n'est pas un énorme enjeu
27:41et on le voit,
27:42la Fed,
27:43ça reste quand même
27:44celui qui impacte
27:44le plus les marchés
27:45encore aujourd'hui
27:46par rapport,
27:46par exemple,
27:47même à Donald Trump.
27:48L'impact de la Fed,
27:49des discours de la Fed,
27:50c'est quand même
27:51ce qu'il y a de plus puissant
27:51encore sur les marchés.
27:53Merci beaucoup
27:53à nos trois experts.
27:55Dorian Abadie,
27:55qui était avec nous,
27:56Emery Lidé,
27:57directeur de la gestion
27:57de Pergam,
27:58Julien Kistreber,
27:59il est gérant
27:59chez Taylor AM.
28:01Bonne soirée, messieurs.
28:02Bon retour,
28:03le CAC ce soir
28:03s'offre une huitième baisse,
28:05un huitième repli d'affilée
28:06à moins 0,57%.
28:07Dans un instant,
28:08toute l'actu écho du jour.
28:09Dans le 18h écho,
28:10Stéphanie Collot
28:11aux commandes.
28:12Bonne soirée à tous.
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